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	Commentaires sur : Témoignages : Le respect des droits du patient	</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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		Par : Lefèvre		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lefèvre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 11:45:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&lt;p&gt;
	&#160;Bonjour. J&#039;ai appel&#233; le 15 samedi car j&#039;allais tr&#232;s mal, entre d&#233;pression et retour de stress post traumatique (que j&#039;ai depuis longtemps suite &#224; des violences intra familiales et incestes), mais que je ressens de plus belle. D&#039;abord depuis les attentats de janvier 2015 (amie avec une personne juive que j&#039;accompagnais souvent dans un magasin casher) et lectrice de Charlie Hebdo, dont les auteurs m&#039;ont parfois tenu lieu de famille en quelque sorte, la mienne ayant &#233;t&#233; rong&#233;e par l&#039;int&#233;grisme catholique de certaines de nos a&#238;n&#233;es. Puis les attentats du 13 novembre dernier : j&#039;habite en face, j&#039;avais ouvert la fen&#234;tre et &#233;tais en train d&#039;&#233;crire un sketch sur l&#039;int&#233;grisme catholique justement, quand j&#039;ai entendu les coups de feu, ceux qui ont vis&#233; la terrasse de la Belle Equipe, qui &#233;tait &#034;notre&#034; lieu de rencontre avec mes camarades de th&#233;&#226;tre (Ecole Juliette Moltes, situ&#233;e &#224; deux pas). Le lendemain j&#039;entendais certaines personnes du foyer o&#249; je vis se r&#233;pandre en regrets sur ce lieu o&#249; elles allaient &#034;tous les jours&#034; - &#233;tonnamment je ne les y ai jamais, vraiment jamais vues. Pourquoi ne suis-je pas all&#233; consulter &#224; ce moment-l&#224; ? Pour &#231;a justement. L&#039;id&#233;e d&#039;aller me m&#234;ler &#224; cette faune d&#039;imposteurs m&#8217;&#233;c&#339;urait. Alors mon chagrin je me le suis gard&#233;. Jusqu&#039;&#224; ce que la douleur, le &#034;stress&#034; ne me rattrapent. J&#039;ai appel&#233; le 15 samedi car j&#039;avais des id&#233;es suicidaires persistantes. On m&#039;a envoyer au CAP Bastille. J&#039;avais dit ne pas vouloir de m&#233;dicament, ce que je voulais c&#039;&#233;tait parler. Juste parler. On m&#039;a r&#233;pondu Xanax, Imovane (apr&#232;s des semaines, voire des mois de nuits blanches &#224; r&#233;p&#233;tition, au point de ne plus oser aller me coucher, apr&#232;s tout pourquoi pas..) Mais apr&#232;s on m&#039;a donn&#233; de l&#039;Atarax, ce qui n&#039;&#233;tait pas pr&#233;vu. Puis on m&#039;a expliqu&#233; que ce n&#039;&#233;tait pas un lieu o&#249; l&#039;on pouvait parler, pas fait pour &#231;a. Dimanche une infirmi&#232;re psy a fait l&#039;effort (c&#039;en &#233;tait un manifestement) de me proposer un entretien en bureau. Je voulais parler des attentats, elle m&#039;a fait retracer mon parcours m&#233;dical, puis a conclu par un &#034;bon, on va s&#039;arr&#234;ter l&#224;&#034;. Et ce que j&#039;avais besoin d&#039;exprimer ? Je me le suis gard&#233;... Depuis samedi j&#039;ai os&#233; expliquer que la porte (celle du porche en bas) claquait si fort et si souvent qu&#039;elle me rappelait le bruit de la fusillade. Quelle importance n&#039;est-ce pas..? Je n&#039;avais qu&#039;&#224; prendre mes cachetons et le probl&#232;me e&#251;t &#233;t&#233; r&#233;solu... J&#039;ai appel&#233; le 15 &#224; nouveau pour changer d&#039;endroit, on m&#039;a r&#233;pondu &#034;les gens qui souffrent de stress post traumatique n&#039;ont pas d&#039;id&#233;es suicidaires&#034;, sur un ton qui sous-entendait &#034;encore une emmerdeuse&#034;. Lundi j&#039;ai fini par prendre la seule d&#233;cision qui s&#039;imposait : partir. Chez moi j&#039;ai vid&#233; trois bo&#238;tes d&#039;Alprazolam apr&#232;s avoir &#233;crit une lettre, manque de chance je me suis r&#233;veill&#233;e aujourd&#039;hui. J&#039;ai trouv&#233; un message vocal de leur part, me disant que j&#039;avais laiss&#233; des effets personnels...... On parle de soins, le terme de boucherie me semble plus appropri&#233;. Ces gens ont besoin d&#039;un topo sur le respect des droits du patient, mais aussi sur le respect tout court. Ce n&#039;est que mon avis, certes, et comme je suis malade quel poids lui donner...? Peut-&#234;tre me r&#233;pondrez-vous ? Respectueusement. Christine
&lt;/p&gt;
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			<content:encoded><![CDATA[<p>
	&nbsp;Bonjour. J&#39;ai appel&eacute; le 15 samedi car j&#39;allais tr&egrave;s mal, entre d&eacute;pression et retour de stress post traumatique (que j&#39;ai depuis longtemps suite &agrave; des violences intra familiales et incestes), mais que je ressens de plus belle. D&#39;abord depuis les attentats de janvier 2015 (amie avec une personne juive que j&#39;accompagnais souvent dans un magasin casher) et lectrice de Charlie Hebdo, dont les auteurs m&#39;ont parfois tenu lieu de famille en quelque sorte, la mienne ayant &eacute;t&eacute; rong&eacute;e par l&#39;int&eacute;grisme catholique de certaines de nos a&icirc;n&eacute;es. Puis les attentats du 13 novembre dernier : j&#39;habite en face, j&#39;avais ouvert la fen&ecirc;tre et &eacute;tais en train d&#39;&eacute;crire un sketch sur l&#39;int&eacute;grisme catholique justement, quand j&#39;ai entendu les coups de feu, ceux qui ont vis&eacute; la terrasse de la Belle Equipe, qui &eacute;tait &quot;notre&quot; lieu de rencontre avec mes camarades de th&eacute;&acirc;tre (Ecole Juliette Moltes, situ&eacute;e &agrave; deux pas). Le lendemain j&#39;entendais certaines personnes du foyer o&ugrave; je vis se r&eacute;pandre en regrets sur ce lieu o&ugrave; elles allaient &quot;tous les jours&quot; &#8211; &eacute;tonnamment je ne les y ai jamais, vraiment jamais vues. Pourquoi ne suis-je pas all&eacute; consulter &agrave; ce moment-l&agrave; ? Pour &ccedil;a justement. L&#39;id&eacute;e d&#39;aller me m&ecirc;ler &agrave; cette faune d&#39;imposteurs m&rsquo;&eacute;c&oelig;urait. Alors mon chagrin je me le suis gard&eacute;. Jusqu&#39;&agrave; ce que la douleur, le &quot;stress&quot; ne me rattrapent. J&#39;ai appel&eacute; le 15 samedi car j&#39;avais des id&eacute;es suicidaires persistantes. On m&#39;a envoyer au CAP Bastille. J&#39;avais dit ne pas vouloir de m&eacute;dicament, ce que je voulais c&#39;&eacute;tait parler. Juste parler. On m&#39;a r&eacute;pondu Xanax, Imovane (apr&egrave;s des semaines, voire des mois de nuits blanches &agrave; r&eacute;p&eacute;tition, au point de ne plus oser aller me coucher, apr&egrave;s tout pourquoi pas..) Mais apr&egrave;s on m&#39;a donn&eacute; de l&#39;Atarax, ce qui n&#39;&eacute;tait pas pr&eacute;vu. Puis on m&#39;a expliqu&eacute; que ce n&#39;&eacute;tait pas un lieu o&ugrave; l&#39;on pouvait parler, pas fait pour &ccedil;a. Dimanche une infirmi&egrave;re psy a fait l&#39;effort (c&#39;en &eacute;tait un manifestement) de me proposer un entretien en bureau. Je voulais parler des attentats, elle m&#39;a fait retracer mon parcours m&eacute;dical, puis a conclu par un &quot;bon, on va s&#39;arr&ecirc;ter l&agrave;&quot;. Et ce que j&#39;avais besoin d&#39;exprimer ? Je me le suis gard&eacute;&#8230; Depuis samedi j&#39;ai os&eacute; expliquer que la porte (celle du porche en bas) claquait si fort et si souvent qu&#39;elle me rappelait le bruit de la fusillade. Quelle importance n&#39;est-ce pas..? Je n&#39;avais qu&#39;&agrave; prendre mes cachetons et le probl&egrave;me e&ucirc;t &eacute;t&eacute; r&eacute;solu&#8230; J&#39;ai appel&eacute; le 15 &agrave; nouveau pour changer d&#39;endroit, on m&#39;a r&eacute;pondu &quot;les gens qui souffrent de stress post traumatique n&#39;ont pas d&#39;id&eacute;es suicidaires&quot;, sur un ton qui sous-entendait &quot;encore une emmerdeuse&quot;. Lundi j&#39;ai fini par prendre la seule d&eacute;cision qui s&#39;imposait : partir. Chez moi j&#39;ai vid&eacute; trois bo&icirc;tes d&#39;Alprazolam apr&egrave;s avoir &eacute;crit une lettre, manque de chance je me suis r&eacute;veill&eacute;e aujourd&#39;hui. J&#39;ai trouv&eacute; un message vocal de leur part, me disant que j&#39;avais laiss&eacute; des effets personnels&#8230;&#8230; On parle de soins, le terme de boucherie me semble plus appropri&eacute;. Ces gens ont besoin d&#39;un topo sur le respect des droits du patient, mais aussi sur le respect tout court. Ce n&#39;est que mon avis, certes, et comme je suis malade quel poids lui donner&#8230;? Peut-&ecirc;tre me r&eacute;pondrez-vous ? Respectueusement. Christine</p>
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