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	<title>admin, Author at France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>admin, Author at France Assos Santé</title>
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		<title>Récupérer son dossier médical suite à la cessation d’activité de son médecin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jun 2023 08:59:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[Le sujet de la récupération de son dossier médical après la fermeture du cabinet de son médecin s’est de plus en plus invité, ces derniers mois, parmi les questions posées à Santé Info Droits, le service téléphonique gratuit sur les droits en santé de France Assos Santé, où juristes et avocats spécialisés répondent aux questions de tous les usagers (01 53 62 40 30).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="fontsize-203931 text-color-156100-color" ><span>Article mis à jour le 7 avril 2026</span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Le sujet de la récupération de son dossier médical après la fermeture du cabinet de son médecin s’est de plus en plus invité, ces derniers mois, parmi les questions posées à </strong><a href="https://france-assos-sante.org/sante-info-droits/"><strong>Santé Info Droits, le service téléphonique gratuit sur les droits en santé</strong></a><strong> de France Assos Santé, où juristes et avocats spécialisés répondent aux questions de tous les usagers (01 53 62 40 30).</strong></p>
<p><strong>La cessation de l’activité médicale d’un médecin libéral, hospitalier ou salarié peut être la conséquence d’un départ à la retraite du praticien, de son déménagement, d’une réorientation de sa carrière professionnelle, d’une indisponibilité prolongée &#8211; pour maladie par exemple &#8211; et bien sûr de son décès. </strong><strong>Tous ces médecins ont cependant une obligation concernant la conservation des archives médicales de leurs patients, notamment pour des questions de responsabilité.</strong></p>
</div><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Si le médecin a le temps d’organiser la cessation de son activité…</h3>
<p>Un médecin qui exerce en libéral est alors censé prévenir sa patientèle par différents moyens : en les appelant ou en leur envoyant un mail, en disposant une affiche dans son cabinet, éventuellement en mettant une annonce dans la presse locale, etc.</p>
<ul>
<li>Si le médecin trouve un successeur pour reprendre son cabinet, il peut proposer à ses patients que ce dernier prenne sa suite. Il peut s’organiser pour présenter son successeur à ses patients et dans ce cas, lui transmettre les dossiers des patients intéressés. Les patients peuvent évidemment refuser et choisir un autre médecin. Ils ont alors la possibilité, soit de récupérer une copie de leur dossier médical contre récépissé, soit de le faire transférer vers le médecin de leur choix.</li>
<li>Si aucun successeur ne reprend le cabinet, le médecin, comme dans le cas précédent, soit remet une copie du dossier médical à ses patients contre récépissé, soit adresse le dossier à un médecin indiqué par son patient. Le médecin doit malgré tout archiver les dossiers médicaux et documents originaux de ses patients, sans que lui soit imposé une durée légale de conservation. Cependant, le Conseil national de l’Ordre des médecins préconise aux médecins de les conserver une vingtaine d’années après la dernière consultation de chaque patient.</li>
</ul>
<p>
</div><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Si le médecin n’a pas eu le temps d’organiser la cessation de son activité</h3>
<p>Sa famille sera alors responsable de l’archivage des dossiers médicaux et devra prévenir le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de l’endroit où sont conservés ces archives afin que le Conseil puisse, le cas échéant, orienter les patients. La famille est encouragée à faire paraître dans la presse locale, une annonce pour prévenir sa patientèle de la fermeture du cabinet du médecin et inviter les patients à adresser une demande auprès du Conseil départemental de l’Ordre des médecins pour récupérer leur dossier médical. Le Conseil départemental apportera son aide à la famille du médecin.</p>
</div><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-lxmt-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h4><span style="color: #ff9900;">Bon à savoir</span></h4>
<ul>
<li>Pour les médecins qui exercent en cabinet de ville, aucun texte ne mentionne de durée légale pour la conservation des dossiers médicaux. Cependant le Conseil national de l’Ordre des médecins préconise aux professionnels de santé exerçant en cabinet de s’aligner, au moins, sur les règles existantes en matière de dossier médical détenu par les établissements de santé. En effet, à quelques exceptions près, l’article R1112-7 du Code de la Santé publique prévoit que les établissements de santé publics ou privés doivent conserver les dossiers médicaux durant 20 ans, à compter de la date du dernier séjour d’un patient.</li>
<li>Les dossiers médicaux peuvent être rédigés sous forme manuscrite ou informatisés.</li>
<li>Depuis la loi du 4 mars 2002, le patient et ses proches, en cas de décès, peuvent consulter gratuitement ou demander une copie des informations figurant sur son dossier médical (les frais de reproduction et d’envoi peuvent être demandés).</li>
<li>L’article R.4127-73 du code de la santé publique précise : « <em style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Le médecin doit protéger contre toute indiscrétion les documents médicaux concernant les personnes qu&rsquo;il a soignées ou examinées, quels que soient le contenu et le support de ces documents. Il en va de même des informations médicales dont il peut être le détenteur. Le médecin doit faire en sorte, lorsqu&rsquo;il utilise son expérience ou ses documents à des fins de publication scientifique ou d&rsquo;enseignement, que l&rsquo;identification des personnes ne soit pas possible. A défaut, leur accord doit être obtenu. </em><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">»</span></li>
<li>L’article R.4127-45 du code de la santé publique prévoit : « <em style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">I &#8211; Indépendamment du dossier médical prévu par la loi, le médecin tient pour chaque patient une fiche d&rsquo;observation qui lui est personnelle ; cette fiche est confidentielle et comporte les éléments actualisés, nécessaires aux décisions diagnostiques et thérapeutiques. Les notes personnelles du médecin ne sont ni transmissibles ni accessibles au patient et aux tiers. Dans tous les cas, ces documents sont conservés sous la responsabilité du médecin. II &#8211; A la demande du patient ou avec son consentement, le médecin transmet aux médecins qui participent à la prise en charge ou à ceux qu&rsquo;il entend consulter les informations et documents utiles à la continuité des soins. Il en va de même lorsque le patient porte son choix sur un autre médecin traitant.</em><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;"> »</span></li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="uncode_text_column" ><p>Stéphane Gobel, responsable de Santé Info Droits constate que les appels sur le sujet de l’accès au dossier médical suite à la fermeture d’un cabinet aient augmenté ces derniers mois et en profite pour ouvrir le débat : « <em>Indépendamment des points « techniques » qui concernent la mise à disposition des dossiers médicaux lors du départ d’un praticien, et dont les usagers sont finalement mal informés, cette question sous-tend plus largement les enjeux liés aux problèmes de démographie médicale. En effet, au-delà du sujet de la récupération de leur dossier, les patients sont alors souvent confrontés à la difficulté de retrouver ensuite un autre médecin, puisqu’aucun dispositif ne prévoit vraiment l’obligation ou la facilitation de la reprise d’un cabinet qui ferme, ni l’orientation vers des médecins d’autres cabinets qui acceptent de reprendre cette patientèle « orpheline ». Par ailleurs, le sujet du suivi du dossier médical induit l’intérêt de conserver lesdonnées médicales sur Mon Espace santé numérique, automatiquement ouvert en 2022 pour chaque usager affilié à l’Assurance maladie, à la MSA, à la MGEN ou bénéficiaire de l’Aide médicale d’État.</em> ».</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container onepage-section" data-label="Document utiles" data-name="document-utiles" id="row-unique-1"><div class="row unequal col-double-gutter single-top-padding single-bottom-padding double-h-padding limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-hg" ><div class="uncont" ><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row col-one-gutter row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-middle pos-center align_left column_child col-lg-4 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h3 class="h6 fontheight-357766 fontspace-781688 font-weight-700 text-color-118919-color" ><span><mark>Lire aussi</mark></span></h3></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-middle pos-center align_left column_child col-lg-8 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/actualite/lancement-de-la-fiche-pratique-france-assos-sante-sur-mon-espace-sante/" class="custom-link fontsize-211132 btn-underline-out btn-custom-typo font-199698 font-weight-500 text-initial no-letterspace border-width-0 text-color-118919-color btn-no-scale btn-icon-left" target="_blank"><span><i class="fa fa-arrow-right2"></i>Notre article consacré à Mon Espace Santé</span></a></span></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-half" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Point sur l’activité des médecins généralistes</span></h3>
<p class="p1">Enfin du mieux sur le front des médecins traitants ! <a href="https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/la-demographie-des-professionnels-de-sante-depuis-2012/information/"><span class="s1">Selon une étude de la Drees publiée en juillet 2025</span></a>, la France comptait 237 000 médecins en activité au 1<sup>er</sup> janvier 2025. Soit une hausse de 9,9 % entre début 2012 et début 2025. Même le nombre de médecins généralistes est reparti à la hausse (+1 %) après avoir continûment diminué depuis 2018 (-0,5 % chaque année en moyenne). Au 1<sup>er</sup> janvier 2025, on comptait ainsi 100 000 médecins généralistes actifs. Deux autres phénomènes ressortent de cette enquête : la féminisation de la profession et son rajeunissement. Pour autant, quelque 6 millions de Français sont actuellement sans médecin traitant. Or, dans une précédente <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2023-05/ER%25201267%2520-%2520Panel%2520des%2520m%C3%A9decins%2520g%C3%A9n%C3%A9ralistes%25203%2520-%2520BAT_2.pdf"><span class="s1">étude de la Drees, publiée en mai 2023</span></a> sur la perception des médecins généralistes sur l’offre de soins de médecine générale dans leur territoire et sur l’évolution des pratiques et des conditions d’exercice, 65 % des 1 550 médecins interrogés en 2022 déclaraient être amenés à refuser de nouveaux patients comme médecins traitants &#8211; ils étaient 53 % en 2019. Quant à la part de médecins amenés à suivre moins régulièrement certains de leurs patients, elle était passée de 40 % en 2019 à 44 % en 2022. C’est donc une plutôt bonne nouvelle que le nombre de médecins généralistes repartent à la hausse&#8230; <span class="Apple-converted-space">           </span></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Et pour les médecins hospitaliers ou salariés ?</span></h3>
<p>Si un médecin salarié ou hospitaliser quitte ses fonctions dans un établissement de santé, il doit en avertir préalablement sa patientèle, s’il peut anticiper son départ. Ce sera alors l’établissement qui conservera les dossiers médicaux et pourra donc répondre aux demandes des patients qui souhaitent récupérer le leur ou le faire transférer chez un autre praticien.</p>
<p>Enfin, si la cessation d’activité est liée à la fermeture d’un établissement de santé, l’Agence régionale de santé (ARS) peut être amenée à jouer un rôle de coordination, notamment pour assurer un suivi des dossiers médicaux.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row col-double-gutter row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-12 col-md-66 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="h5 text-color-118919-color" ><span>Les fiches pratiques Santé Info Droits concernant le dossier médical :</span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="empty-space empty-half" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-3-acces-au-dossier-medical-et-aux-informations-de-sante/" class="custom-link btn btn-link border-width-0 text-default-color btn-icon-left" target="_blank"><i class="fa fa-document-delete"></i>A.3 Accès au dossier médical et aux informations de santé</a></span><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-3-1-acces-au-dossier-medical-et-aux-informations-de-sante-les-cas-particuliers/" class="custom-link btn btn-link border-width-0 text-default-color btn-icon-left" target="_blank"><i class="fa fa-document-delete"></i>A.3.1 Accès au dossier médical et aux informations de santé : les cas particuliers</a></span><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-3-2-duree-de-conservation-des-dossiers-medicaux/" class="custom-link btn btn-link border-width-0 text-default-color btn-icon-left" target="_blank"><i class="fa fa-document-delete"></i>A.3.2 Durée de conservation des dossiers médicaux</a></span><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-3-3-acces-au-dossier-medical-quel-recours-face-a-un-refus/" class="custom-link btn btn-link border-width-0 text-default-color btn-icon-left" target="_blank"><i class="fa fa-document-delete"></i>A.3.3 Accès au dossier médical : quel recours face à un refus ?</a></span><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-3-4-acces-au-dossier-medical-lettres-types-de-demande-de-communication-aupres-dun-etablissement-ou-dun-professionnel-de-sante/" class="custom-link btn btn-link border-width-0 text-default-color btn-icon-left" target="_blank"><i class="fa fa-document-delete"></i>A.3.4 Accès au dossier médical : lettres types</a></span><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-3-5-le-dossier-medical-partage/" class="custom-link btn btn-link border-width-0 text-default-color btn-icon-left" target="_blank"><i class="fa fa-document-delete"></i>A.3.5 Le Dossier médical partagé</a></span><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-3-6-mon-espace-sante/" class="custom-link btn btn-link border-width-0 text-default-color btn-icon-left" target="_blank"><i class="fa fa-document-delete"></i>A.3.6 Mon Espace Santé</a></span></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Journée Mondiale des Donneurs de Sang 2023 : si vous avez de la veine, partagez-la.</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2023/06/14/journee-mondiale-des-donneurs-de-sang-2023-si-vous-avez-de-la-veine-partagez-la/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2023/06/14/journee-mondiale-des-donneurs-de-sang-2023-si-vous-avez-de-la-veine-partagez-la/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 07:52:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang (JMDS), célébrée le 14 juin, l’Établissement français du sang rend hommage à tous les citoyens qui, en donnant leur sang chaque année, contribuent à sauver des vies et participent au bon fonctionnement de notre système de santé publique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang (JMDS), célébrée le 14 juin, l’Établissement français du sang rend hommage à tous les citoyens qui, en donnant leur sang chaque année, contribuent à sauver des vies et participent au bon fonctionnement de notre système de santé publique. À l’approche de l’été, c</strong><strong>ette campagne vise aussi à mobiliser les donneurs et notamment ceux du groupe 0 négatif, groupe sanguin de l’urgence, pour renforcer les réserves nationales.</strong></p>
<h3><span style="color: #333399;">Un million de vies sauvées</span></h3>
<p>En 2022, 1 545 814 donneurs ont permis de soigner 1 million de patients grâce aux dons de sang, directement via la transfusion sanguine, ou indirectement par l’utilisation des médicaments dérivés du sang issu du don de plasma. Le nombre de donneurs est en progression de 2 % par rapport à 2021.</p>
<p>« Le don du sang est une grande chaîne de solidarité, dans laquelle chacun joue un rôle. Donneurs, bénévoles, collaborateurs, établissements de santé, mairies, régions, institutions publiques et également médias et journalistes : vous êtes tous des maillons essentiels qui participent à faire vivre le don du sang. Alors je tiens à vous remercier chaleureusement. » souligne François Toujas, Président de l’Établissement français du sang.</p>
<p>Pour la Journée Mondiale des Donneurs de Sang et pendant tout le mois de juin, de nombreuses collectes seront organisées sur tout le territoire dans des lieux exceptionnels.</p>
<p><em>« Nous avons à cœur d’organiser des collectes originales pour remercier nos donneurs, de leur faire vivre un moment agréable et convivial. À Bordeaux par exemple, la collecte aura lieu les 13 et 14 juin dans les salons de la mairie avec une collation préparée par un chef. Dans les zones d’attente, une animation autour de jeux de société sera proposée. Les donneurs pourront jouer avec des animateurs, en groupe, entre proches ou entre collègues. »</em> explique Sandrine Le Goff, Responsable Développement territoires Gironde et partenariats à l&rsquo;EFS Nouvelle-Aquitaine.</p>
<p>À Paris, dans le cadre du partenariat entre l’EFS et le Centre des monuments nationaux (CMN), une collecte se tiendra dans un lieu particulièrement emblématique : le Panthéon. <em>« Le Panthéon accueille des cérémonies inscrites dans la citoyenneté. Cela nous paraissait juste et intéressant que pour la journée mondiale des donneurs de sang, une collecte y soit organisée. »</em> souligne Delphine Samsoen, Directrice générale du CMN.</p>
<p>Pour remercier les donneurs, l’EFS a également imaginé l’opération « Des mots qui comptent ». Collaborateurs de l’EFS, patients, et tous ceux qui souhaitaient participer ont été invités à écrire quelques lignes de remerciement à destination d’un donneur anonyme. Ces messages seront distribués au mois de juin à tous les donneurs, à l’issue de leur don, pour les remercier de leur geste solidaire et rappeler l’importance du don du sang.</p>
<h3><span style="color: #333399;">10 000 dons par jour</span></h3>
<p>Le besoin en produits sanguins est constant. Ils sont prescrits aux victimes d’hémorragies (accidents, accouchements, interventions chirurgicales, etc.) mais aussi aux patients atteints de maladies rares, chroniques, ou génétiques, comme l’hémophilie. Des transfusions sanguines peuvent également être nécessaires dans le cadre de traitements contre le cancer.</p>
<p><em>« Je suis soignée pour un cancer colorectal. Lors de ma dernière anémie, j’ai reçu une transfusion. J’ai ressenti un bienfait immédiat : j’ai pu recouvrer de l’énergie et marcher à nouveau. »</em> témoigne Brigitte.</p>
<p>Pour répondre aux besoins sur tout le territoire national, 10 000 dons par jour sont nécessaires. Alors qu’approchent les vacances d’été, les réserves nationales sont en tension.</p>
<p><em>« En ce moment, le niveau des réserves de sang se situe autour de 90 000 poches disponibles. Ce chiffre, devrait idéalement atteindre 110 000 poches de sang d’ici la mi-juillet pour passer la période estivale de façon plus sereine. »</em> alerte Hervé Meinrad, Directeur de la collecte et de la production à l’EFS.</p>
<h3><span style="color: #333399;">O négatif, le sang de l’urgence</span></h3>
<p>Parmi les différents groupes sanguins, les réserves du groupe 0 négatif sont cruciales. <em>« Il est considéré comme le sang de l’urgence car c’est le groupe sanguin que l’on utilise en premier, lorsque l’on ne connaît pas le groupe sanguin de la personne qui a besoin d’une transfusion en urgence. Par ailleurs les personnes O négatif transfusées peuvent recevoir uniquement des poches de sang O négatif. 6 % de la population française est porteuse de ce groupe sanguin, par conséquent seule une petite quantité de sang O négatif est collectée chaque jour. » </em>poursuit Hervé Meinrad.</p>
<h3><span style="color: #333399;">Les sangs rares, un super pouvoir</span></h3>
<p>Les groupes sanguins A, B, AB et O sont bien connus, mais il existe 380 groupes sanguins différents. Pour soigner efficacement l’ensemble des patients, l’EFS a besoin de donneurs de toutes les origines. Aujourd&rsquo;hui, les patients originaires d&rsquo;Afrique, de l&rsquo;Océan Indien ou des Antilles, plus susceptibles d’être porteurs d’<a href="https://www.youtube.com/watch?v=SKtehbCGiFw">un sang rare</a>, sont nombreux. Parmi eux, les personnes atteintes de la drépanocytose, une maladie génétique qui affecte les globules rouges, ont besoin de transfusions sanguines régulières. Il est donc très important que les donneurs porteurs d’un sang rare se mobilisent pour que le don de sang reflète la diversité de la société française.</p>
<p>Selon Hervé Meinrad,<em> « Quand on reçoit un courrier de l’EFS annonçant qu’on est porteur de sang rare, cela peut être gratifiant mais cela peut aussi faire peur. Nous expliquons que ce n’est pas une maladie d’être porteur de sang rare, au contraire c’est comme un super pouvoir qu’il faut utiliser. »</em></p>
<h3><span style="color: #333399;">Sensibiliser aux dons du sang dès le plus jeune âge</span></h3>
<p>Pour embarquer toutes et tous dans l’aventure du don de sang, il vaut mieux commencer le plus tôt possible. Ainsi, l’EFS mène plusieurs actions et partenariats pour sensibiliser au don de sang les plus jeunes car ils sont les donneurs de demain et d’excellents porte-parole.</p>
<p>En 2023, plusieurs médias destinés aux enfants se sont intéressés au don de sang, comme <a href="https://www.france.tv/france-4/c-est-toujours-pas-sorcier/saison-5/4624873-le-sang-c-est-la-vie.html">C’est toujours pas sorcier</a>, le magazine de vulgarisation scientifique de France Télévision pour les plus jeunes.</p>
<p>L’EFS, accompagné de professionnels du corps enseignant, a imaginé <a href="https://www.efs.sante.fr/sensibiliser-les-plus-jeunes-au-don-de-sang">des supports éducatifs ludiques et synthétiques</a> pour aider les bénévoles, les enseignants, les parents ou tout simplement celles et ceux sensibles à la cause et désireux d’inculquer aux plus jeunes les valeurs du don de sang.</p>
<h3><span style="color: #333399;">Sport et don de sang, un duo gagnant</span></h3>
<p>L’engagement, la générosité et la solidarité sont des valeurs communes au sport et au don de sang. C’est pourquoi le monde du sport s’associe régulièrement à l’EFS.</p>
<p>Pour Chloé Stévenet, co-organisatrice de la première collecte organisée au Stade rochelais le 15 mai 2023, « <em>L’idée est de s’appuyer sur la notoriété du club pour semer une petite graine, faire bouger les gens. Ce jour-là, il y a eu 25 % de nouveaux donneurs. C’est un chiffre intéressant. Cela a aussi généré des discussions. Je garde le souvenir de la satisfaction des infirmières de la collecte. C’est toujours un moment sympa, les infirmières sont adorables. C’est un moment de partage, cela ne prend pas longtemps et on fait une bonne action. »</em></p>
<h3><span style="color: #333399;">Faciliter le don de sang</span></h3>
<p>Afin de répondre à l’enjeu de santé publique d’assurer, aujourd’hui et demain, sur tout le territoire, la disponibilité de produits sanguins pour tous les patients, quel que soit leur groupe sanguin, dans le respect de ses valeurs éthiques et d’une sécurité sanitaire maximale, l&rsquo;EFS développe depuis 2020 le projet Innovadon. Son ambition est de transformer l’expérience des donneurs pour les fidéliser et en recruter de nouveaux en tenant compte du contexte sanitaire et de l&rsquo;évolution sociétale.</p>
<p><em>« La crise COVID a généré des ruptures dans nos façons de faire et nous a conduits à accélérer des projets sur lesquels nous travaillions de longue date, comme le passage aux collectes sur rendez-vous sur tout le territoire ou les collectes dans des lieux exceptionnels. Nous avons réussi à faire des choses que nous n’imaginions peut-être pas possibles, en tout cas que nous n’osions pas faire. »</em> constate Stéphane Noël, Directeur général de l’EFS.</p>
<p>Ainsi, les collaborateurs de l’EFS se mobilisent pour faciliter le don du sang et accompagner les donneurs avant, pendant et après le don. C’est en ce sens que le site Internet de l’EFS a été entièrement rénové.</p>
<p><em>« Aujourd’hui, quand vous êtes sur </em><a href="https://dondesang.efs.sante.fr/"><em>le site Internet de l’EFS</em></a><em>, vous tapez par exemple Bordeaux et toutes les collectes mobiles à Bordeaux s’affichent avec les dates et les horaires pour prendre rendez-vous d’un clic. De même, toutes les maisons du don sont référencées. »</em> indique Camille Journet, Directrice de la communication de l’EFS Nouvelle-Aquitaine.</p>
<p>Le site Internet intègre aussi un chatbot qui référence toutes les questions des donneurs. Enfin, <a href="https://dondesang.efs.sante.fr/articles/lappli-don-de-sang-tout-savoir-sur-votre-parcours-de-donneur">l’application Don de sang</a> intègre de nouvelles fonctionnalités, comme la possibilité d&rsquo;écouter les podcasts « <a href="https://dondesang.efs.sante.fr/articles/decouvrez-les-changeurs-dhistoires-la-nouvelle-serie-de-podcasts-sur-le-don">Les changeurs d’histoires </a> ». Ce sont des témoignages de donneurs, de receveurs, de bénévoles et de soignants. <em>« C’est important de partager avec les acteurs du don du sang les histoires auxquelles ils contribuent en donnant leur sang. Cela leur permet de réaliser l’impact de leur geste. » souligne Camille Journet.</em></p>
<h3><span style="color: #333399;">Faire du don de sang un moment agréable et convivial</span></h3>
<p>Pour mobiliser et faciliter le don, notamment des moins de 30 ans qui sont les donneurs les plus nombreux (28 % en 2022), le numérique est essentiel, toutefois l’EFS s’attache également à améliorer l’expérience physique du don.</p>
<p>Afin que les donneurs se sentent à l’aise et qu’ils aient envie de partager ensuite leur expérience auprès de leurs proches, de leurs collègues ou sur les réseaux sociaux, l’EFS a élaboré un nouveau design pour l’aménagement des Maisons du don.</p>
<p><em>« Quand on vient faire son premier don, il y a toujours une forme d’anxiété, ce qui est tout à fait légitime. Un environnement paisible, accueillant, convivial, moins médicalisé, fait redescendre le niveau de stress. Les </em><em>3 nouvelles maisons qui ouvriront en fin d’année ou début d’année prochaine, à Lyon, en Ile-de-France et en Martinique, répondront à ce parti pris. Par ailleurs, les maisons du don qui seront rénovées, parmi les 103 existantes aujourd’hui, le seront dans le même esprit » </em>explique Camille Journet.</p>
<p>Pour connaître les lieux de collecte dans votre région, rendez-vous sur le site de l’EFS : <a href="https://dondesang.efs.sante.fr/articles/lappli-don-de-sang-tout-savoir-sur-votre-parcours-de-donneur">https://dondesang.efs.sante.fr/articles/lappli-don-de-sang-tout-savoir-sur-votre-parcours-de-donneur</a></p>
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		<title>1 km contre le diabète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 07:59:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[Surfant sur la vague sportive qui s’apprête à s’abattre sur la France, avec dès septembre la Coupe du monde de rugby, jouée à domicile, suivie en 2024 des Jeux Olympiques made in Paris, la Fédération Française des Diabétiques (FFD) place sa 12e Semaine nationale de prévention du diabète, du 2 au 9 juin, sous le signe de l’activité physique. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Surfant sur la vague sportive qui s’apprête à s’abattre sur la France, avec dès septembre la Coupe du monde de rugby, jouée à domicile, suivie en 2024 des Jeux Olympiques <em>made in Paris</em>, la Fédération Française des Diabétiques (FFD) place sa 12<sup>e</sup> Semaine nationale de prévention du diabète, du 2 au 9 juin, sous le signe de l’activité physique. A cette occasion, la FFD n’a pas hésité à mouiller le maillot pour faire marcher les passants. </strong></p>
<p>Les données scientifiques sont là : 35 pathologies chroniques sont favorisées par l’inactivité physique et la sédentarité – qui correspond au temps passé assis ou allongé sans autre activité physique entre le lever et le coucher, ainsi que la position statique debout. Parmi ces maladies, le diabète de type 2 qui touche près de 4 millions de patients. Or, rappelle la Fédération Française des Diabétiques (FFD), <em>« une activité physique régulière, même à faible intensité, permettrait de réduire de 30 à 50 % la survenue d’un diabète de type 2 ».</em></p>
<p>Qu’on ne se méprenne pas : il n’est pas forcément question de sport – une des composantes de l’activité physique – mais plutôt de marche, de jardinage, de ménage, de montée d’escaliers, etc. Pas de performances attendues donc, ce qui n’empêche pas de se lancer des petits défis pour marcher un peu plus, prendre son vélo plutôt que sa voiture pour de courtes distances, emprunter la file de gauche sur l’escalator, etc. Problème, écrit l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), plus d’un tiers des adultes cumulent un niveau de sédentarité élevé et une activité physique insuffisante, c’est-à-dire inférieure aux recommandations internationales, à savoir trente minutes par jour d’activité physique, en continu ou en fractionné.<sup>1</sup></p>
<p>Face à ce chiffre alarmant, la FFD a décidé de marquer les esprits, en montant un canular destiné à faire prendre conscience aux passants de l’état de paresse dans lequel notre mode de vie contemporain nous a plongés et nous maintient, comme une évidence. Cette action « pro-active », qui s’est déroulée sur une journée, a consisté à proposer, par voie d’affichage, dans la rue, de profiter d’une course VTC gratuite de 1 km, en scannant le QR code indiqué. Un kilomètre, faut-il le rappeler (apparemment, oui !), équivaut à 1 000 m. Succès de l’offre, à ceci près qu’en guise de « bonne affaire », les personnes piégées ont reçu un message les invitant à marcher. Tel est pris qui croyait prendre (un VTC), pour détourner la morale de la fable de La Fontaine, <em>Le rat et l’huître</em>. La suite en images en cliquant ici :</p>
<p><iframe title="Semaine Nationale de Prévention du Diabète : la Fédération sensibilise à l&#039;activité physique !" width="840" height="473" src="https://www.youtube.com/embed/GRQGp-sdtsU?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://france-assos-sante.org&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Du 2 au 9 juin, et même au-delà, prêts à changer vos habitudes ? Où que vous soyez, il y a sûrement une bonne occasion de dynamiser son quotidien pour son bien. Demandez le programme :</p>
<p><a href="https://contrelediabete.federationdesdiabetiques.org/les-actions-pres-de-chez-moi">https://contrelediabete.federationdesdiabetiques.org/les-actions-pres-de-chez-moi</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><sup>1</sup> Rapport de l’Anses, <em>Manque d’activité physique et excès de sédentarité : une priorité de santé publique</em>, février 2022.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>« Le muscle, c’est la vie »</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2023/06/01/le-muscle-cest-la-vie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 07:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 1er au 7 juin, se tient la première Semaine du muscle. Initié par l’Institut de myologie et l’association AFM-Téléthon, cet événement entend faire la lumière sur cet organe qui représente entre 40 et 45 % de notre poids.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Du 1<sup>er</sup> au 7 juin, se tient la première Semaine du muscle. Initié par l’Institut de myologie et l’association AFM-Téléthon, cet événement entend faire la lumière sur cet organe qui représente entre 40 et 45 % de notre poids. Plus de 600 muscles nous constituent : ce n’est pas tout à fait rien. D’autant qu’ils jouent un rôle de premier plan dans la sauvegarde de notre santé, ce qu’on ignore le plus souvent. Cette semaine de sensibilisation est l’occasion d’en savoir plus. Entretien avec Serge Braun, directeur scientifique de l’AFM-Téléthon.      </strong></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Pourquoi mettre le muscle à l’affiche ?</span></h3>
<p><strong>Serge Braun – </strong>On ne s’en rend pas toujours compte, mais sans muscle, il n’y a pas de vie. Bouger, évidemment, mais aussi parler, voir, entendre – le plus petit muscle de l’organisme, l’étrier, se trouve dans l’oreille –, respirer, digérer, etc., toutes les fonctions de l’organisme sont dépendantes du muscle. L’essentiel de notre énergie, dont les 4/5<sup>e</sup> de nos réserves de sucre, est stocké dans nos muscles. L’activité musculaire génère également tout un ensemble de molécules, qu’il s’agisse d’hormones, enzymes, facteurs neurotrophiques (de croissance), substances de signalisation, etc., qui interagissent de manière positive avec les autres organes, y compris le cerveau. Le muscle est même impliqué dans notre espérance de vie, en particulier en cas de fonte musculaire conséquente.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">De fait, comme tous les organes, le muscle évolue tout au long de la vie…</span></h3>
<p><strong>S.B. –</strong> Après la naissance, notre masse musculaire va être multipliée par vingt, et à partir de l’âge de 30 ans, elle va commencer à diminuer, de 3 à 4 % tous les dix ans, voire beaucoup plus, en cas de pathologie, qu’elle soit directement musculaire ou non. Vers 70 ans, l’individu a perdu environ la moitié de sa masse musculaire. Passé un certain seuil, ce phénomène physiologique, appelé la sarcopénie, peut devenir pathologique. Or il n’existe pas de discipline médicale, à l’instar de la cardiologie, la pneumologie, l’oncologie, etc., pour cette organe. La myologie, qui est la spécialité consacrée à l’étude du muscle est pourtant devenue centrale. Rappelons, par exemple, que le cœur est un muscle.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Diriez-vous que le muscle est un indicateur de notre état de santé général ?</span></h3>
<p><strong>S.B. – </strong>Absolument. Maintenir notre masse musculaire est absolument vital pour prolonger notre vie en bonne santé. Notre système immunitaire a besoin de l’activité musculaire pour bien fonctionner et nous défendre efficacement contre les micro-organismes ou les cellules tumorales qu’on fabrique chaque jour. Il faut donc tout faire pour freiner cette diminution inexorable de la masse musculaire, en prenant soin de nos muscles. Le muscle est un enjeu de santé publique majeur.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">D’où la nécessité d’informer le grand public sur l’importance de cette organe…  </span></h3>
<p><strong>S.B. –</strong> Quand on parle muscle, on pense activité physique. Le lien est indiscutable, mais l’intérêt pour le muscle va bien au-delà de la seule pratique sportive. D’autres mécanismes plus fins se jouent. Avec le cerveau, le muscle est l’organe qui consomme le plus de cholestérol, ce qui se traduit par une baisse du taux de cholestérol sanguin. L’activité musculaire diminue aussi la glycémie, qui est la teneur de sucre dans le sang. Plus spectaculaire encore, elle favorise la fabrication de nouveaux neurones dans le cerveau. Il y a ainsi plein de petits secrets fondamentaux que le grand public ne connaît pas et qu’il est important d’expliquer, dès lors que le muscle contribue à l’amélioration de notre qualité de vie et la diminution des maladies, notamment chroniques.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">La clé, c’est la contraction musculaire… </span></h3>
<p><strong>S.B. – </strong>C’est en effet mécanique au départ. Mais une contraction musculaire induit en réalité plein de réactions. Nos muscles, par exemple, sont impliqués dans la régulation de notre température corporelle. Quand il fait froid, nous tremblons : ce réflexe sert à produire de la chaleur et ainsi à lutter contre le froid. Même chose avec la chair de poule qui est provoquée par de minuscules contractions musculaires sous la peau, destinées à générer de la chaleur. Et évidemment, la contraction musculaire active aussi toute une série de réactions biologiques, essentielles au fonctionnement de l’organisme.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Une Fondation de myologie doit s’ouvrir en 2027, portée par l’Institut de myologie et l’association AFM-Téléthon. Dans quel but ?</span></h3>
<p><strong>S.B. – </strong>La mission première de cette fondation sera la recherche autour du muscle dans tous ses états. L’Institut de myologie, dédié au muscle malade, est appelé à élargir son champ d’action et à s’intéresser au muscle sain, tout au long de la vie. Des passerelles sont possibles. Par exemple, les mécanismes pathologiques des myopathies, de l’ordre de plusieurs centaines et qui touchent environ 150 000 personnes en France, se retrouvent dans le processus de vieillissement du muscle, à l’instar de la sarcopénie. De même, un muscle est un organe qui ne cesse de se régénérer après une blessure, un claquage, etc., à la manière de la peau qui cicatrise. Or, dans certaines pathologies musculaires, on essaie de stimuler ces mécanismes de régénération pour les traiter et préserver ainsi la qualité de vie de la personne. Cette transversalité vaut également pour le muscle entraîné, blessé du sportif de haut niveau, que l’on soigne parfois de façon assez similaire à ce qui se pratique dans certaines myopathies. Au final, les avancées issues de la recherche peuvent être utiles pour empêcher ce phénomène physiologique de fonte musculaire, qui apparaît lors d’une immobilisation prolongée, avec l’âge, etc.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Auriez-vous un exemple pour illustrer cette transversalité ?</span></h3>
<p><strong>S.B. – </strong>Je pense à l’hormone de croissance GDF5 qui diminue avec l’âge, mais qui augmente dans la pathologie neuromusculaire par un mécanisme de compensation, dans lequel le muscle malade essaie de contrecarrer sa dégénérescence. L’administration de cette hormone pourrait, au cours du vieillissement ou d’un vol spatial, freiner la fonte musculaire, ou aider à une meilleure récupération après une longue immobilisation, due à une maladie ou une fracture, par exemple.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Ce qui n’empêche pas de miser aussi sur l’activité physique…</span></h3>
<p><strong>S.B. – </strong>Il est important de ne pas dissocier l’exercice et la recherche. Des études, par exemple, montrent que dans des maladies neuromusculaires, y compris des maladies qui touchent la moelle épinière, l’activité physique, combinée à des traitements qui s’attaquent à la cause, peut non seulement atténuer l’impact des maladies sur le quotidien, mais également potentialiser l’effet des médicaments. La recherche est une discipline en soi qu’on doit promouvoir, car on l’a trop longtemps négligée. On maîtrise l’imagerie de tous les tissus, cœur, cerveau, etc., à l’exception du muscle. Rares sont les médecins qui maîtrisent cette technique : on ne sait ni observer ni analyser le muscle avec l’IRM – et c’est justement une des spécialités de l’Institut de Myologie. Or, on en a besoin à la fois pour comprendre une pathologie et suivre les effets des traitements, de manière fine et objective. C’est aussi l’objet de cette Semaine du muscle : amener à considérer le muscle différemment afin de pouvoir initier des programmes ambitieux de recherche et d’application. Aujourd’hui, il y a plein de thérapies innovantes qui se sont développées dans le domaine des maladies neuromusculaires et qui sont appelées à s’appliquer à d’autres pathologies.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Vous pensez à la thérapie génique ?</span></h3>
<p><strong>S.B. – </strong>Entre autres, mais c’est vrai que c’est la plus parlante. La première fois qu’une thérapie génique a été administrée par voie intraveineuse, c’était en 2019, dans une maladie neuromusculaire rare, l’amyotrophie spinale infantile qui se caractérise par une faiblesse musculaire progressive. Aujourd’hui, c’est devenu un médicament et, surtout, cela a ouvert la voie à plein d’autres applications, actuellement en cours d’essais, sur le modèle de ce qui s’est passé avec les thérapies anti-sens, qui interfèrent avec notre ARN et permettent de moduler la fabrication des protéines. Avant d’être prescrites dans de nombreuses maladies, ces molécules ont d’abord été utilisées dans les myopathies.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">En savoir plus</span></h3>
<p><a href="https://lemuscle.fr">https://lemuscle.fr</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1685539347237 row-container" style="padding-top: 20px ;background-color: #e2e2e2 ;" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Alzheimer : l’effet préventif de l’activité musculaire</span></h3>
<p><strong>Ce 4 juin prendra fin la manifestation « Bouge ton cerceau », troisième du nom. Initié par la Fondation Vaincre Alzheimer, ce défi participatif, qui a débuté le 3 avril dernier, vise à informer le public sur les bienfaits de l’activité physique sur le cerveau, notamment en prévention du déclin cognitif. Explications. </strong></p>
<p>L’hypothèse d’un effet protecteur de l’activité physique n’est pas nouvelle. Nombreuses, en effet, sont les études pré-cliniques, sur des modèles expérimentaux, ou les études observationnelles, sur l’Homme, dont les conclusions tendent à montrer l’impact positif de l’exercice régulier, voire quotidien en matière de réduction du risque de développer certaines maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. Ce qui reste plus opaque, c’est la compréhension des mécanismes en jeu. Or, de récents travaux ont permis de livrer des indices sur ce mystère. Plusieurs pistes se font jour, nous explique le Dr Marion Lévy, responsable Etudes et Recherche de la Fondation Vaincre Alzheimer. <em>« </em><em>Au niveau cellulaire et moléculaire, l’activité musculaire entraîne la libération de molécules appelées myokines, et d’acide lactique, si l’exercice est soutenu. Une fois dans notre cerveau, elles induisent une augmentation de neurotrophines, qui sont des facteurs essentiels au développement du système nerveux. En l’occurrence, ces protéines favorisent la formation de nouveaux neurones (neurogenèse). »</em> Et, détail qui a son importance, cette action semble cibler l’hippocampe, la zone du cerveau en lien avec la mémoire à court terme et spatiale. <em>« Dans la maladie d’Alzheimer,</em> reprend le Dr Lévy, <em>on note une diminution du volume de cet organe. La neurogenèse pourrait donc contrer cette atrophie et permettre à l’hippocampe de conserver une activité quasi normale. »</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un investissement au long cours</span></h3>
<p>L’autre piste concernerait l’oxygénation du cerveau, nécessaire à son bon fonctionnement. <em>« Avec l’âge et la maladie d’Alzheimer, il a été observé que le débit sanguin cérébral pouvait diminuer, avec pour conséquence d’entraîner une moins bonne oxygénation des tissus cérébraux, dont certaines régions impliquées dans la mémoire et les fonctions exécutives (planification, traitement de l’information, résolution des problèmes, etc.) », </em>développe le Dr Lévy. Or, l’exercice physique contribue à augmenter ce débit sanguin cérébral. Il est donc important de l’encourager chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer qui peuvent avoir un risque accru de chutes, du fait des problèmes cognitifs qui altèrent le jugement ou la perception spatiale. Les personnes, qui sont à un stade léger à modéré de la maladie, ont encore des ressources qu’il convient d’entretenir, assure le Dr Lévy : <em>« Elles peuvent tout à fait rejoindre un club de randonnée, par exemple. Les interactions sociales décuplent les gains ». </em>Pour autant, ne pas attendre pour miser sur l’activité physique. Bouger est un investissement au long cours, en particulier en ce qui concerne la maladie d’Alzheimer. <em>« Elle débute toujours par une phase silencieuse qui peut s’enclencher entre quinze et vingt ans avant l’apparition des premiers symptômes. Concrètement, il peut être intéressant, vers la quarantaine, de dégager un peu de temps pour pratiquer de l’exercice régulièrement, marche, vélo, natation, etc., selon nos goûts. »</em> L’effet papillon d’une contraction musculaire vaut peut-être effectivement le coup de se mettre en mode actif !</p>
<p><a href="https://bougetoncerveau.vaincrealzheimer.org/">https://bougetoncerveau.vaincrealzheimer.org</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
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		<title>Violences sexuelles : L’escrime, un médiateur thérapeutique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 09:35:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[Se reconstruire grâce à l’escrime : c’est la proposition d’ATP Escrime, une association qui organise des ateliers à visée thérapeutique pour des personnes victimes de violences sexuelles. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Se reconstruire grâce à l’escrime : c’est la proposition d’ATP Escrime, une association qui organise des ateliers à visée thérapeutique pour des personnes victimes de violences sexuelles. L’escrime est conçue comme un soutien de plus dans un parcours de soins pluridisciplinaires. Objectif de cette approche corporelle : aider les victimes à aller de l’avant.           </strong></p>
<p>Patricia, 41 ans, se souvient qu’elle était totalement flippée, quand elle est entrée pour la première fois dans la salle d’armes Armand-Massard, située dans le quartier Montparnasse, à Paris. Nous sommes alors en septembre 2020 et la jeune femme s’apprête à prendre part à la première séance d’un cycle annuel de dix ateliers d’escrime thérapeutique, élaborés pour aider les victimes de violences sexuelles qui cherchent à se reconstruire. Nausée, mal de ventre, trouille : le tableau n’est pas brillant. <em>« Dans le même temps,</em> <em>cela m’a fait du bien d’être avec d’autres femmes »</em>, ajoute-t-elle. Une dizaine de femmes pareillement tiraillées entre l’envie d’être là et l’appréhension de la suite. Pour beaucoup, voire toutes, cela fait des années qu’elles se débattent avec des cauchemars, des terreurs, de l’anxiété, des troubles psychosomatiques, qui les empêchent de vivre.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Une rage qui dévore</span></h3>
<p>Née dans une famille marquée par la maltraitance, Patricia a été victime d’inceste, quand elle avait 7 ans, ce qui a induit une amnésie traumatique. Ses premiers flash-back, par bribes, remontent à ses 15 ans. Elle croit devenir folle. De ce moment, elle n’a pour ainsi dire plus jamais cessé de consulter des psychiatres et/ou psychothérapeutes. Avec plus ou moins de succès. Peu de praticiens sont formés au stress post-traumatique. <em>« Il y avait une rage qui moisissait en moi et me dévorait de l’intérieur », </em>décrit-elle. Comment se débarrasser de cette nuisance tapie en soi ?</p>
<p>Une esquisse de réponse surgit en 2019 quand elle découvre <em>Touchées</em>, une bande dessinée de Quentin Zuttion (éditions Payot, 2019), récit de la réparation par l’escrime de trois jeunes femmes violentées. Elle a l’intuition qu’à un moment, la parole ne suffit plus : <em>« J’ai pensé que l’escrime pourrait être une bonne manière de canaliser toute cette violence qui, parfois, me submergeait comme un raz de marée »</em>. Un an plus tard, elle descend les marches du 66 boulevard Montparnasse pour rejoindre la salle Armand-Massard. Elle n’avait jamais imaginé qu’elle se servirait un jour d’un sabre.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Se réapproprier son corps</span></h3>
<p>L’association Active Ton Potentiel par l’escrime (ATP Escrime) organise depuis plusieurs années des ateliers qui mêlent escrime et accompagnement thérapeutique individuel pour des femmes et des hommes qui ont subi du harcèlement, des agressions sexuelles ou des viols. Deux maîtres d’armes, deux psychothérapeutes et un ostéopathe assistent à chacune des séances. Les deux premiers sur les pistes d’escrime, les trois autres, sur les côtés, disponibles et prêts à intervenir si nécessaire. <em>« L’escrime est utilisée comme un booster thérapeutique</em>, explique Olivier Serwar, maître d’armes et créateur de la méthodologie de reconstruction par l’escrime. <em>Le but de ces ateliers est de permettre aux participants de se reconnecter à leurs émotions, à leur corps, en travaillant sur les traumatismes dont il a conservé la mémoire. » </em>En ravivant cette mémoire enfouie, les blocages pourront être dépassés.</p>
<p><em>« C’est un travail de remise en conscience</em>, complète Esther Barale-Cherpreau, thérapeute psychocorporelle au sein d’ATP Escrime. <em>Le corps s’est figé, il faut le défiger. Ce n’est pas parce qu’il ne parle plus qu’il n’a pas besoin d’être entendu. La majorité des personnes qu’on accueille présente d’importantes problématiques de santé. »</em> Trouble du comportement alimentaire, état de stress permanent, difficultés relationnelles, <em>« le rapport à mon corps a toujours été au mieux inexistant, au pire maltraitant</em>, témoigne Patricia. <em>J’étais très dissociée. »</em></p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Un long cri primal  <u> </u></span></h3>
<p>Art de la bonne distance, l’escrime a quelque chose de rassurant, voire de facilitant. <em>« Il n’y a pas de contact de type corps à corps, on se touche avec une arme,</em> détaille Olivier Serwar. <em>La tenue blanche procure une certaine neutralité tandis que le masque protège et anonymise. Chacun peut disparaître ou se réinventer, devenir celui ou celle qu’il ou elle aurait voulu être. Et le fait que le partenaire porte un masque permet également à la personne d’imaginer qu’elle a en face d’elle son agresseur, ses parents, etc. C’est ce transfert qui permet de se connecter à son énergie meurtrière. »</em> L’équipe présente est particulièrement attentive à ces sorties d’énergie ou remontées d’amnésie, qui peuvent être extrêmement impressionnantes.</p>
<p>Patricia est passée par là. Elle a traversé cette envie de meurtre, une épreuve dont elle a gardé un souvenir précis. <em>« Lors d’un exercice, alors que je bloquais, Olivier m’a pressé de questions sur ce que je ressentais dans mon corps.</em> <em>Du chaud, du froid, du lourd, du léger, quelle couleur ? Il me ramenait sans cesse à mes sensations. A un moment, il m’a demandé de frapper plus fort sur son sabre. Je me suis mise à taper, pleurer, crier. J’étais épuisée, on était en fin de séance. Il m’a dit que mes cris devaient venir de plus bas, du ventre. Et soudain, j’ai poussé un long cri primal, bestial. La rage en moi était sortie, j’étais par terre. Je me suis relevée et, tout d’un coup, il y avait un vide, une légèreté, dans mon corps. »</em></p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Des outils pour revenir à la vie</span></h3>
<p>Quand ce type de réaction se produit, la personne est extraite du groupe et prise en charge individuellement, d’abord par un des maîtres d’armes, puis par les collègues thérapeutes. <em>« Notre rôle est de l’accompagner, de recréer du lien, du sens, de lui demander ce qui se joue à cet instant-là pour elle »</em>, précise Esther Barale-Cherpreau. Toutefois, la finalité pour les participants n’est pas de se décharger à tout prix de cette énergie meurtrière qui ne leur appartient pas. Cette remontée traumatique reste imprévisible : chaque histoire est unique et les personnes qui ont intégré le groupe sont à des moments différents de leur cheminement. L’idée des ateliers est aussi de proposer une boîte à outils pour <em>« apprendre à ces personnes à mieux se protéger et leur permettre de revenir à la vie »</em>, souligne Esther Barale-Cherpreau.</p>
<p>Le programme est bâti autour de dix thématiques. <em>« Les cinq premières participent à la déconstruction des mécanismes qui, s’ils ont permis aux victimes de tenir jusqu’à présent, les épuisent ou les écartent de la vraie vie. Les cinq autres s’inscrivent dans une dynamique de reconstruction qui doit les amener à décider de ce qui est bien pour elles »</em>, inventorie Olivier Serwar. Entre chaque atelier, elles sont invitées, à partir des thématiques abordées, à esquisser des changements dans leur vie de tous les jours, familiale, amicale, personnelle, professionnelle, etc., pour repartir autrement. <em>« L’objet est d’être capable de mobiliser nos propres ressources</em>, synthétise Patricia. <em>En ce qui me concerne, j’identifie plus rapidement des situations et/ou des propos violents. J’ai retrouvé l’écoute corporelle que j’avais perdue, c’est extrêmement libérateur. »</em> Les participants doivent être suivis par un psychothérapeute en inter-atelier. <em>« Ce dernier est informé du travail qui est fait, c’est important eu égard à tout ce qui peut se passer »,</em> prévient Esther Barale-Cherpreau.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">De la confrontation à la réconciliation</span></h3>
<p>Dans ce genre d’approche, le groupe joue également un rôle déterminant. Outre l’effet miroir, le fait d’être ensemble donne force et dynamisme. <em>« Plus le groupe est soudé, plus les personnes avancent »</em>, constate Olivier Serwar. Patricia est restée en contact avec trois des femmes qu’elle a côtoyées durant les ateliers, entre septembre 2020 et juin 2021 : <em>« Il y a des choses que je n’avais jamais partagé avec des amis de vingt ans et que j’ai réussi à dire à ces femmes. C’était précieux d’avoir cet espace où l’on a montré la part la plus abominable de ce qui était en nous, de par notre vécu. Et ça n’empêchait pas les moments joyeux, en raison probablement de la cohésion du groupe ».</em></p>
<p>Aujourd’hui, son quotidien n’est pas forcément au beau fixe. Toutefois, les bas sont moins bas, observe-t-elle. <em>« Avant j’étais en permanence dans la confrontation. Ce n’est plus le cas, du coup la violence que je peux exprimer quand je suis en colère est au bon endroit. Je suis audible quand je dis à quelqu’un que les limites ont été franchies. Et comme ça ne bouillonne plus en moi, je vis des moments de calme, ce que je n’avais pas connu depuis mes 15 ans. »</em>  Et si le parcours escrime a changé sa vie, c’est aussi dans son rapport au masculin. Le fait que les deux maîtres d’armes et l’ostéopathe soient des hommes a compté dans sa décision de participer à ces ateliers : <em>« Pour la première fois de ma vie, des hommes se sont montrés bienveillants, attentifs, aidants, sans contrepartie »</em>.</p>
<p>Avant d’entamer le programme, les participants doivent formuler par écrit des vœux sur leurs attentes, qu’ils glissent ensuite dans une enveloppe cachetée. Ils ne la rouvriront qu’à la fin des ateliers. Quand ce moment est arrivé, Patricia n’a pas reconnu son écriture. <em>« Là, je me suis dit que j’avais fait du chemin ! »</em></p>
<h3><span style="color: #ff9900;">En savoir plus</span></h3>
<p><a href="http://www.atpescrime.com">www.atpescrime.com</a></p>
<p>Le numéro de la ligne téléphonique Violence femme info est le 3919. Anonyme et gratuite, cette ligne est disponible 24h/24 et 7j/7. <a href="http://www.solidaritefemmes.org/appeler-le-3919">www.solidaritefemmes.org/appeler-le-3919</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Les violences sexuelles en chiffres</span></h3>
<ul>
<li>94 000 : c’est le nombre (moyen) de <strong>femmes âgées de 18 à 75 ans </strong>qui au cours d’une année sont <strong>victimes de viols et/ou de tentatives de viol. Il s’agit d’une estimation basse. </strong></li>
<li>Dans <strong>91% des cas, </strong>ces <strong>agressions</strong><strong> </strong>ont été<strong> perpétrées par une personne connue de la victime. </strong>Dans<strong> 47 % des cas</strong>, c’est le<strong> conjoint ou l’ex-conjoint qui est l’auteur des faits. </strong></li>
<li><strong>Seules 12 % des victimes portent plainte, suite aux viols ou tentatives de viol qu’elles ont subi – </strong>qu’elles aient ensuite maintenu ou retiré cette plainte.</li>
</ul>
<p>(Source : site Arrêtons les violences : <a href="https://arretonslesviolences.gouv.fr">https://arretonslesviolences.gouv.fr</a>)</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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		<title>L’asthme : une maladie à ne pas négliger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2023 09:07:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
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					<description><![CDATA[« Ce n’est que de l’asthme », « T’en rajoutes pas un peu », « Elle est encore fatiguée », etc., l’asthme a beau être fréquent et touché 8 % des Français, il reste toujours globalement mal perçu, mal compris. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>« Ce n’est que de l’asthme », « T’en rajoutes pas un peu », « Elle est encore fatiguée », etc., l’asthme a beau être fréquent et touché 8 % des Français, il reste toujours globalement mal perçu, mal compris. Or, l’asthme est une maladie chronique dont le retentissement sur la qualité de vie n’est pas anodin. C’est précisément la thématique retenue pour la Journée Mondiale de l’asthme qui se tient ce 2 mai : « Asthme : un défi à relever au quotidien ». Et l’un de ces défis, pas des moindres, vise à vivre le mieux possible avec la maladie.   </strong></p>
<p>Quand elle feuillette les albums photos, Chantal Harnois, 67 ans, ne peut s’empêcher de réaliser à quel point son asthme l’a isolée socialement. Anniversaires, soirées entre amis, fêtes de famille, etc., elle manque souvent sur les clichés pris à l’occasion de ces moments de retrouvailles et de convivialité. Derrière cette absence, une énième crise d’asthme qui l’obligeait, à la dernière minute, à se faire porter pâle. <em>« Je ne parvenais même pas à parler, alors danser… »</em>, rapporte-t-elle. L’entourage a fini par s’habituer, mais sans forcément toujours se montrer très compréhensif ni faire preuve d’une grande curiosité à son égard. <em>« La majorité des personnes se sentent mal à l’aise vis-à-vis de la maladie »</em>, philosophe la cofondatrice et présidente de l’Association des Asthmatiques Sévères. La réalité veut aussi que l’asthme soit, encore aujourd’hui, considéré par beaucoup comme une maladie bénigne. En forçant un peu le trait, pour nombre de Français, qui dit asthme dit Ventoline. Rien de grave, en somme. <em>« C’est l’asthme de sac à mains »</em>, illustre Dorian Chérioux, 27 ans, vice-président de l’Association Asthme &amp; Allergies et porte-parole des patients.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Une urgence vitale</span></h3>
<p>Une ou deux bouffées et ça repart ? Trop souvent sous-estimée, cette maladie inflammatoire chronique des bronches est tout sauf banale. Elle affecte en moyenne 11 % des enfants et près de 7 % des adultes. Au total, 4 millions de personnes seraient touchées par cette pathologie, par ailleurs, en constante augmentation. Selon le livre blanc <em>33 Propositions pour une meilleure prise en charge de l’asthme et de l’asthme sévère</em>, publié en novembre 2020 par un collectif de sociétés savantes et d’associations de patients asthmatiques, dont Asthme &amp; Allergies, cette pathologie est responsable de plus de 60 000 hospitalisations par an, de 200 000 passages annuels aux urgences et de quelque 900 décès chaque année. Quant au coût pour la collectivité, il se monte à 1,5 milliards d’euros par an.</p>
<p>En résumé, l’asthme n’est pas à prendre à la légère. Et ça commence dès le diagnostic. A cet égard, le parcours de Chantal Harnois, diagnostiquée à 27 ans, est édifiant : <em>« A l’époque, mon médecin traitant m’a dit qu’on ne mourait pas de cette maladie. Et comme elle évoluait de manière progressive, je me suis habituée aux picotements dans les poumons, à la toux, aux sifflements et, avec le temps, à la réduction de mes capacités respiratoires. Je faisais deux grosses crises d’asthme par mois, mais les traitements d’urgence les faisaient passer vite. Donc, je ne m’inquiétais pas spécialement ». </em>Jusqu’au 4 juin 1993 où une nouvelle crise, couplée à une surinfection pulmonaire, a bien failli la faire passer de vie à trépas : secours, intubation et plongée dans le coma de dix jours. <em>« Ça a été une grosse claque, </em>reprend-elle<em>. A partir de ce moment-là, j’ai compris qu’il fallait prendre cette maladie au sérieux. »</em> Pour sa part, Dorian Chérioux est entré dans la maladie par le Samu centre 15. Il avait 21 ans et, derrière lui, plus de huit ans d’allergies à répétition, toux, rhumes, bronchites et de difficultés respiratoires de plus en plus marquées. <em>« Je faisais de l’asthme sans le savoir. Et le lien entre toutes ces complications et la maladie asthmatique n’avait jamais été établi », </em>commente-t-il.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Le défi : contrôler la maladie</span></h3>
<p>Dorian Chérioux se souvient qu’à l’annonce du diagnostic, il a surtout pensé qu’il avait alors <em>« d’autres projets que d’être asthmatique »</em>. Que l’on soit enfant, et désireux de mener une vie normale et insouciante, ou adolescent, et peu motivé à prendre son traitement alors que la gêne a disparu, ou adulte, et confronté à des incompréhensions dans le cercle des proches ou le travail, l’asthme, à l’instar de nombre de maladies respiratoires chroniques, pâtit d’une méconnaissance et/ou d’idées reçues souvent préjudiciables. <em>« A l’Espace du Souffle de Tours, où je collabore, on accompagne les patients dans la compréhension de l’asthme et de ses traitements, et à faire des projets avec la maladie. Moi, par exemple, je cours le semi-marathon avec un asthme sévère, alors qu’à l’annonce de la maladie, je me voyais dans mon canapé pour le reste de ma vie »</em>, témoigne Dorian Chérioux. C’est tout l’enjeu de la prise en charge : maintenir un contrôle optimal de la maladie pour prévenir le risque de crises d’asthme. <em>« Ce contrôle doit mener à l’absence de symptômes dans l’accomplissement d’une vie sans limitation, à la normalisation de la fonction pulmonaire et à éviter la mortalité engendrée par la maladie »</em>, stipulent les auteurs du livre blanc.</p>
<p>On l’a dit : un asthme non soigné, ou non maîtrisé, peut mettre la vie du patient en danger. <em>« Selon de nombreuses études, 60 % des personnes asthmatiques sont insuffisamment contrôlées</em>, indique le Pr Gilles Garcia, pneumologue à Antony, près de Paris, et président d’Asthme &amp; Allergies. <em>Et toute personne asthmatique, quel que soit le degré de sévérité de son asthme, peut être confrontée à une crise anormale. »</em> Toujours selon le livre blanc de 2020, 40 % des patients ne consultent pas un spécialiste (délais d’attente trop longs, éloignement du soin, etc.) et 75 % n’ont jamais entendu parler d’éducation thérapeutique du patient.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">De l’importance du dialogue</span></h3>
<p>L’ordonnance, en effet, ne fait pas tout. <em>« La prise en charge de l’asthme est conjointe,</em> insiste le Pr Garcia. <em>Il doit s’agir à chaque fois d’une décision médicale partagée. Notre rôle est de conseiller et de donner toutes les informations nécessaires pour que le patient se détermine. A partir de là, on s’adapte et on maintient le suivi, à raison d’une à deux visites annuelles (mesure du souffle, etc.). Il faut surtout éviter que la personne perde le fil de sa maladie, plus encore quand elle est atteinte d’un asthme léger à modéré qui peut connaître de longues périodes de rémission. »</em></p>
<p>L’asthme est une maladie chronique, il est important d’être bien accompagné, estime Dorian Chérioux. <em>« Au début, mon médecin pneumologue se contentait de renouveler l’ordonnance et moi d’appliquer la prescription. A un moment, j’en ai eu marre, d’autant que la cortisone entraînait des effets négatifs sur ma santé. J’ai fini par le lui dire, et il m’a accordé une heure pour m’écouter, me proposer des solutions par rapport à mes difficultés et faire en sorte d’améliorer la qualité de mon parcours de soins. Aujourd’hui, je vis bien avec un asthme sévère. » </em>L’arrivée des biothérapies a aussi contribué à ce mieux-être, comme en atteste la présidente de l’Association des Asthmatiques sévères : <em>« Je revis, je n’ai plus de crise, j’ai pu reprendre l’activité physique, c’est le jour et la nuit. Mais je reste consciente que la maladie est toujours là. »</em> Quoi qu’il en soit, Chantal Harnois comme Dorian Chérioux doivent désormais penser de temps à temps à vérifier que leur Ventoline n’est pas périmée. <em>« C’est en général le signe d’un asthme contrôlé »</em>, renchérit le Pr Garcia. Un bon signe.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">En savoir plus</span></h3>
<p><a href="https://asthme-allergies.org/">https://asthme-allergies.org</a></p>
<p>Liste des écoles de l’asthme : <a href="https://asthme-allergies.org/liste-officielle-ecoles-de-lasthme-france">https://asthme-allergies.org/liste-officielle-ecoles-de-lasthme-france</a></p>
<p><a href="https://asthmatiques-severes.fr">https://asthmatiques-severes.fr</a></p>
<p>Le livre blanc de l’asthme : <a href="https://splf.fr/wp-content/uploads/2020/11/ASTHME-LIVREBLANC-nov2020.pdf">https://splf.fr/wp-content/uploads/2020/11/ASTHME-LIVREBLANC-nov2020.pdf</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1683018261304 row-container" style="padding-top: 20px ;background-color: #efefef ;" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Crise d’asthme : les bons réflexes   </span></h3>
<p>Toux, essoufflement, gêne respiratoire, oppression thoracique, etc., les crises surviennent quand les symptômes apparaissent. Mais leur intensité et/ou leur fréquence peuvent varier. <em>« Il existe deux cas de figure, </em>précise le Pr Gilles Garcia<em>. Soit la poussée est explosive, on parle alors de crise aiguë, soit la dégradation est progressive et, dans ce cas, on parle d’exacerbation. »</em> Il faut donc bien connaître ses symptômes pour pouvoir identifier une situation inhabituelle et réagir au plus vite : <em>« Le plan d’action consiste en des prises du bronchodilatateur, dont la Ventoline, jusqu’à 20-30 bouffées, s’il le faut, et de la quantité de cortisone anti-inflammatoire dont la personne a besoin. En l’absence d’effet rapide, il faut appeler le Samu centre 15 et attendre l’arrivée des secours, en poursuivant les prises du traitement d’urgence, comme indiqué dans le protocole que le pneumologue vous a remis en consultation. »</em> L’erreur à ne pas commettre est de prendre sa voiture, pour soi ou pour un proche. A ce stade, le temps est précieux.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div>
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		<title>Le Pallia Truck sillonne Toulouse pour sensibiliser aux soins palliatifs et au deuil</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2023/04/26/le-pallia-truck-sillonne-toulouse-pour-sensibiliser-aux-soins-palliatifs-et-au-deuil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 10:17:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[Si vous habitez Toulouse, il se pourrait que vous ayez rencontré, ou que vous rencontriez bientôt, l’équipe de l’association « Être-là » et son « Pallia Truck » : un petit van mobile aux couleurs de l’association, de plus en plus connu désormais sur les places de la ville rose.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si vous habitez Toulouse, il se pourrait que vous ayez rencontré, ou que vous rencontriez bientôt, l’équipe de l’association « </strong><a href="https://mibc-fr-09.mailinblack.com/securelink/?url=http://asp-toulouse.fr&amp;key=eyJsYW5nIjoiRlIiLCJ1cmwiOiJodHRwOi8vYXNwLXRvdWxvdXNlLmZyLyIsInRva2VuIjoiZ0FBQUFBQmtLLUozZ2pPdFhmaXpkeGNITFFwS3VnUUdLSm44dmc1WnJxR2lsWWtwQ21hdk5tbHR2QjVxaUlLNTVvZEsyNEdmekFhS2FVek5ndEdXYVZqVzRQVWVQWmI2YXJxRGRqZjdFSWtCYlQtUjRCczJRSTNvNmRtWjB3aGU4RXQ0ckQtS1dxVThNY2ZES21TZVI0UEFKVW5WYl9CRDBPQUdCMGdHN3dhU3FpVFB5N01teEtjNHIteE9OaFhPSWJKbVN3M3NmNGxBWVgxcFdwM09FaFpoekZsa2VqUlI3SXpzaXJRc1hFMnJLNVNCODQtWUVFck9zcFZMSWQ1YnRjbmRvUjBEeUhjc3ZOUkVvMnpNSkw0ZDctbU9tYWlEdjc0MVlHd0JzSlBSOVpBeTROdmVLSHR6RjB3cGhoQV9QNk9tdXVoZVhkS1IifQ=="><strong>Être-là </strong></a><strong>» et son « Pallia Truck » : un petit van mobile aux couleurs de l’association, de plus en plus connu désormais sur les places de la ville rose. Ses bénévoles, tous spécifiquement formés à l’écoute, sortent régulièrement pour quelques heures leur petit salon d’extérieur cosy pour échanger avec les passants sur un sujet que l’on a souvent tendance à reporter au lendemain… la fin de vie et les soins palliatifs.</strong></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">L’association Être-là et ses bénévoles</span></h3>
<p>Être-là est une association issue du <a href="https://mibc-fr-09.mailinblack.com/securelink/?url=https://etre-la.org&amp;key=eyJsYW5nIjoiRlIiLCJ1cmwiOiJodHRwczovL2V0cmUtbGEub3JnLyIsInRva2VuIjoiZ0FBQUFBQmtLLUozZ2ZvTFRuSFlxdVFLZ2hvZXlBSnJybmVSLVRtaHZyQ2RSUzJ3SU80MGotc0oxNmFoYVY4djJvaS1kVzIyOTVITjIzdDFMTFdySElrblJ1MUViQjNlUHZtRlAwX1F1a0FuYXZTSnNPeEViRDBNSlEtSS1hT2lpQldHQ2JGMVlOaENaakQ5bjJPb0wtUzJjek1La0hQbG1uaTE3bjZvcEhkUUV3QWZ4T0JXTWZWSGhhZjVMaFI5OGpGTTgxRmw2a1pNSmtqOGhScW9CNVJJWTZUTkxmWTZLOTRPelFNN1FubEpiNUl0RkhWRGEycHkwOXY2ckIxTWdWemJnTDRKbTBvWXFON3BVTzZUc19zRUFxOHlPd1h4dURpN0FCWkxDZEpJN3pDWi1POXlJcnRTdGZuM2RTTjdSZnJNVGUybW8zUVYifQ==">mouvement homonyme</a> et existe à Toulouse depuis 1988. Son rôle est d’apporter écoute et réconfort aux malades en fin de vie et à leurs proches.</p>
<p>« <em>Le bénévolat en soins palliatifs est le seul bénévolat encadré par un texte de loi, qui précise que les bénévoles doivent être sélectionnés, formés et suivis par les associations qui les encadrent. Durant l’engagement associatif des bénévoles, ce suivi obligatoire est organisé au travers de groupes de paroles et d’une formation continue. C’est un gage de sécurité pour les patients que nous accompagnons dans une douzaine d’établissements, avec qui nous avons des conventions qui fixent nos interventions.</em> », explique Valérie Revol, présidente de l’antenne toulousaine.</p>
<p>Pour devenir bénévole, il est important d’avoir une certaine expérience de vie, de s’être interrogé déjà sur les questions de la fin de vie et d’être disponible environ une demi-journée par semaine. La formation à l’écoute des bénévoles est exigeante et cadrée par des référentiels de la Société savante Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP). Elle dure de janvier à juin, à raison d’un samedi par mois, pour une soixantaine d’heures de formation environ.</p>
<p>Les bénévoles interviennent ensuite directement dans les établissements, auprès des malades et de leurs proches, évidemment toujours en lien avec les équipes de soins. Ils sont également amenés à accompagner des personnes endeuillées. Pour cela, certains bénévoles ont suivi une formation spécifique à l’écoute du deuil, et proposent des entretiens individuels ou au sein de groupes d’entraide. A Toulouse, un soutien particulier est apporté aux familles touchées par le deuil périnatal ou le deuil après un suicide. Précisons que l’association est apolitique, et a-confessionnel.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">La genèse du projet</span></h3>
<p>L’idée du Pallia Truck a été lancée un peu avant la crise Covid, partant du constat que l’association n’était pas assez connue, ni visible. « <em>Nos actions sont reconnues par la loi, par les soignants, les institutions, mais le grand public ne nous connaît pas et pourtant nous avons besoin d’eux puisque nous manquons de bénévoles. Il était donc essentiel d’aller à leur rencontre.</em> », relate Valérie Revol. Parallèlement, un partenaire avait le souhait de soutenir financièrement l’association et c’est ainsi qu’est née l’idée de ce van mobile, qui permet aux bénévoles de circuler facilement en ville et d’aller se poster aux endroits où il y a du passage pour y rencontrer facilement du public, comme sur les places de marché par exemple.</p>
<p>« <em>Il y a beaucoup de méconnaissance et de craintes autour des soins palliatifs et de la fin de vie. Cela reste un sujet très tabou, auquel on accorde peu d’espace d’expression, au sens propre comme au figuré. On n’en parle ni vraiment chez soi avec ses proches, ni en entreprise, ni entre amis. En outre, trop peu de personnes sont formées à l’écoute sur ce thème difficile à aborder, alors même que nous y sommes tous confrontés à un moment ou un autre. Avec le Pallia Truck, nous offrons la possibilité de parler de la fin de vie et du deuil, alors que dans la vie, il y a peu d’occasions d’en parler librement. Cela peut paraître un peu étonnant de proposer de le faire dans la rue, mais il est nécessaire de sortir de ce tabou. Les interrogations des personnes que nous rencontrons et la détresse, notamment des gens isolés concernés par ces questions, sont réelles.</em> ».</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Parler de la fin de vie et du deuil dans la rue ?</span></h3>
<p>Consciente de la difficulté pour la plupart d’entre nous d’aborder les questions sur la fin de vie, l’équipe d’Être-là a imaginé un espace convivial et chaleureux autour d’un petit salon d’extérieur pour accueillir les personnes susceptibles de s’arrêter et prendre le temps d’échanger avec eux.</p>
<p>Ainsi les bénévoles peuvent-ils mieux délivrer de l’information, expliquer en quoi consistent leurs actions de bénévolat d’accompagnement et évidemment, tout simplement, écouter les passants qui en ont besoin. Les équipes en profitent aussi pour évoquer les directives anticipées, la désignation de la personne de confiance et proposent un quizz d’une dizaine de questions simples sur les soins palliatifs, à l’issue duquel elles distribuent une brochure sur cette thématique.</p>
<p>Parfois bien sûr, l’émotion est parfois grande quand une personne récemment endeuillée ou accompagnant un proche en fin de vie se présente, mais les équipes sont très bien formées pour accueillir cette émotion et réconforter la personne. « <em>Notre action pour recruter des bénévoles est devenue une sorte de permanence mobile sur les soins palliatifs et le deuil mais nous espérons toujours recruter des bénévoles ! D’ailleurs, nous nous installons de préférence à proximité des établissements où nous intervenons en espérant y rencontrer des riverains qui pourraient devenir accompagnants dans ces établissements.</em> », poursuit Valérie Revol.</p>
<p>Les villes de Toulouse et de sa périphérie soutiennent l’action du Pallia Truck en autorisant sans problème l’installation du van sur la voie publique et en annonçant les dates et lieux d’intervention dans la revue municipale quand cela est possible.</p>
<p>Le Pallia Truck sort ainsi une douzaine de fois dans l’année, mais la camionnette est mutualisée et régulièrement prêtée à d’autres antennes du mouvement Être-là de la région. Le Pallia Truck est également un outil qui permet de mener une action avec des professeurs et des étudiants en classe préparatoire des métiers de la santé, pour les futurs infirmiers et infirmières, éducateurs, aides-soignants, etc. Ils travaillent ainsi durant leur cursus sur les soins palliatifs et viennent également pendant une matinée, rencontrer le public, lors d’une sortie du Pallia truck.</p>
<p>Contacter l’association Être-là à Toulouse : 05 61 12 43 43 <a href="mailto:secretariat@asp-toulouse.fr">secretariat@asp-toulouse.fr</a></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">EN SAVOIR PLUS</span></h3>
<p>Voir la <a href="https://mibc-fr-09.mailinblack.com/securelink/?url=https://repertoire-actions.france-assos-sante.org&amp;key=eyJsYW5nIjoiRlIiLCJ1cmwiOiJodHRwczovL3JlcGVydG9pcmUtYWN0aW9ucy5mcmFuY2UtYXNzb3Mtc2FudGUub3JnL2FjdGlvbi9sZS1wYWxsaWEtdHJ1Y2stbm91dmVsLW91dGlsLWRlLWNvbW11bmljYXRpb24vIiwidG9rZW4iOiJnQUFBQUFCa0stSjNHeVdxQ0hkR2ttQTlXMEZsV3R3RlliZVpaZ3k5UjNNb0QwOHdvUEEtQ1RJVGw2NjdvZlNFSUJueldmOU9BeW56UnpLQnM5a2dob0tnUXc3cTc2QW5ENGd6bk9GVDZUWFR0LURTMGVvQjRDdGxhLXNUX2FvY1BhYkdaUE5OUUpsbmpyd3BkQXhETTdpNVpoRnhhSU52bjFWdDVEV0toZHA2S0dqWWNIZlRaeFZndTZYNEY1UmpFUnR5TnNNeHo5RExEVlA1MDhwVDZ3YkVfQ3BjRi1LbUlzbnZ4dktyLTF4QVFRUkpOQUt6ZWpSSVAxNTM5R0dMYmF5QjltOGxKeXpoSG4zaXBrUVR3bDBNNDRNZS1NSWI4TzJYR052c09Md1E2a3BtNWhFLXJrbTROcUdTTlYxamQ2Y3NEZmx6TjNvNyJ9">fiche de cette action sur notre plateforme</a> « La Prévention en actions » qui répertorient les actions de prévention et de prévention de la santé du réseau France Assos Santé.</p>
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		<title>Hémophilie : l’atout de la prophylaxie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 12:34:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce 17 avril est la Journée Mondiale de l’Hémophilie (JMH 2023). « Accès pour tous : la prévention des saignements comme référence mondiale de soins » est le thème de cette nouvelle édition dédiée aux maladies hémorragiques constitutionnelles rares. En France, quelque 15 000 personnes sont atteintes de troubles de la coagulation.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Ce 17 avril est la Journée Mondiale de l’Hémophilie (JMH 2023). « Accès pour tous : la prévention des saignements comme référence mondiale de soins » est le thème de cette nouvelle édition dédiée aux maladies hémorragiques constitutionnelles rares. En France, quelque 15 000 personnes sont atteintes de troubles de la coagulation. De la prévention à l’inclusion, l’enjeu pour ces patients est de mener une vie la plus normale possible. </strong></p>
<p>Nicolas Giraud, 52 ans, est né dans une famille touchée par la maladie de Willebrand, une des formes les plus fréquentes du groupe des maladies hémorragiques constitutionnelles rares (MHEMO), avec l’hémophilie et les pathologies plaquettaires. D’origine génétique, elle se caractérise par un déficit ou une défaillance d’une des protéines de la coagulation du sang (hémostase). La maladie de Willebrand se distingue par une expression hémorragique qui concerne surtout les muqueuses au niveau de la sphère ORL et/ou gynécologique. <em>« Côté paternel, ils étaient 7 frères et sœurs, tous atteints, ce qui se manifestait par des saignements de nez prolongés, par exemple. Mais personne ne s’en est jamais vraiment occupé. On se contentait de remarquer que c’était une famille qui saignait »</em>, raconte le président de l’Association française des hémophiles (AFH), qui a hérité d’une forme modérée de la maladie, diagnostiquée au début des années 1970, à la demande d’un médecin généraliste un peu plus perspicace que ses prédécesseurs.</p>
<p>L’histoire familiale a connu des drames probablement tous imputables à ce défaut hémostatique héréditaire. <em>« J’ai eu la chance que mes parents qui ont toujours vécu normalement ne m’aient jamais imposé aucune restriction », </em>estime pourtant le natif de l’arrière-pays aixois. Certes, reconnaît-il, s’il avait eu une forme sévère, avec des saignements spontanés répétés au niveau des articulations, sa condition physique ne serait sans doute pas la même aujourd’hui. Mais justement, en un demi-siècle, l’évolution des traitements et des connaissances permet désormais à tout patient, quels que soient le type de maladie hémorragique constitutionnelle et son degré de gravité – léger, modéré ou sévère – de mener, sous conditions, une vie inclusive. L’une d’elles, et c’est l’enjeu de cette JMH 2023, repose sur la prévention des saignements.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Préserver ses articulations   </span></h3>
<p>Cette disposition passe par la prise de traitements prophylactiques, notamment dans les formes les plus sévères. <em>« Cela consiste à s’injecter la protéine déficitaire pour réguler la coagulation et éviter les saignements spontanés, </em>explique Nicolas Giraud<em>. En ne les prenant pas régulièrement, le patient s’expose à un risque de détérioration de ses articulations (hémarthrose), par accumulation de sang sur la zone touchée, et d’intenses douleurs dues à la pression exercée par le sang sous la peau. Au final, sa motricité et son autonomie peuvent être mises en danger. »</em> Chez les personnes touchées par l’hémophilie de type A, il s’agit d’injections du facteur VIII, aussi appelé facteur antihémophilique A, chez celles atteintes d’hémophilie de type B, du facteur IX, etc. La périodicité entre les injections varie en fonction de la gravité du trouble de la coagulation, du profil du patient et du type de facteur déficient ou manquant. <em>« Dans le cas de l’hémophilie de type A, la récente mise sur le marché d’un médicament à demi-vie longue a permis d’espacer les injections en intraveineuse qui sont passées de trois par semaine à une tous les trois ou cinq jours, et, pour ce qui est de l’hémophilie de type B, à une injection du facteur IX tous les dix, voire quatorze jours, chez les enfants de plus de 12 ans »</em>, décrit Stéphanie Ringenbach, chef de projet de la filière MHEMO hébergée au sein du Centre de Référence Hémophilie et autres déficits constitutionnels en protéines de la coagulation des Hospices civils de Lyon. « <em>Mais ce n’est pas parce que les injections sont moins fréquentes qu’il faut totalement oublier la maladie. »</em></p>
<p>De fait, les troubles de la coagulation, y compris mineurs, sont des maladies chroniques, avec lesquelles les patients devront composer toute leur vie. Comprendre la maladie dont on souffre, saisir l’intérêt des traitements, notamment prophylactiques, reconnaître les signes d’alerte et savoir prendre les bonnes décisions en cas d’accident, etc. : c’est l’objet de l’éducation thérapeutique du patient et/ou des aidants – souvent les parents, dans un premier temps, puis l’enfant dans un second, vers l’âge de 10-14 ans, avec l’apprentissage de l’auto-traitement. Comme pour la plupart des maladies chroniques qui débutent dans l’enfance, l’adolescence est une période de transition délicate. <em>« L’adolescent a surtout envie de ressembler à ses pairs et de ne plus avoir à faire face aux contraintes auxquelles les autres ne sont pas soumis, </em>observe Stéphanie Ringenbach<em>. Ce ras le bol est compréhensible, mais il est important que le jeune lorsqu’il arrive à l’âge adulte ne soit pas en rupture thérapeutique, voire perdu de vue par le centre de suivi dont il dépend afin de lui éviter toute perte de chance pour plus tard ». </em>La prévention des saignements y concourt, en limitant le risque de dégâts articulaires irréversibles et, à terme, la pose d’une prothèse (genou, coude, etc.).</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un public mal informé</span></h3>
<p>Mais si la prophylaxie est respectée, elle permet surtout au patient de vivre «<em> le plus normalement possible »</em>, selon les mots de la cheffe de projet de la filière MHEMO. Aujourd’hui, il n’y a plus lieu de surprotéger un enfant, comme c’était le cas il y a encore quelques années. <em>« Au quotidien, l’enfant qui a un trouble de la coagulation même sévère peut s’intégrer et se développer comme les autres enfants, sans faire l’objet d’une attention particulière »</em>, assure Nicolas Giraud. Des histoires d’exclusion (classe verte, voyage scolaire, etc.) ou d’incompréhension, des difficultés d’accès à des activités physiques continuent pourtant d’être régulièrement rapportées à l’AFH. <em>« Dès lors que le traitement prophylactique est suivi et que l’enfant est autonome, pourquoi devrait-il être stigmatisé ? Avec des traitements qui sont efficaces entre 7 et 14 jours, selon les situations, ça ne devrait plus être un sujet</em>, déplore le président de l’AFH. <em>Qui dit maladie hémorragique dit sang, et le sang fait peur. »</em> D’où la nécessité de sensibiliser le public.</p>
<p>Un interrogatoire autour de soi suffit à s’en rendre compte : il subsiste encore pas mal d’approximations, voire de fausses croyances sur les maladies hémorragiques constitutionnelles, comme celle qui veut qu’une personne atteinte d’un trouble de la coagulation qui se coupe se videra de son sang. <em>« Nous ne saignons pas plus vite, mais plus longtemps, car la coagulation nécessite un peu plus de temps,</em> corrige Nicolas Giraud. <em>De même, la majorité des saignements sont internes. On ne les voit pas, sinon sous la forme d’un hématome ou d’une hémarthrose. Dans ces cas-là, le patient doit savoir comment réagir. »</em> Le patient qui peut tout aussi bien être une patiente, d’ailleurs. Car s’il est vrai que l’hémophilie concerne quasi exclusivement les hommes, la maladie de Willebrand affecte autant les hommes que les femmes – avec des menstruations abondantes qui peuvent durer entre deux et trois semaines parfois, et entraîner d’importantes difficultés sur le plan familial, professionnel et social.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Oui à l’activité physique </span></h3>
<p>Mais l’erreur la plus néfaste est probablement celle qui gravite encore autour de la pratique sportive. Combien d’enfants sont ainsi restés à l’écart dans la cour de récréation, par précaution, ou exemptés de cours d’éducation physique et sportive, par crainte du pire. Or l’activité physique permet d’obtenir des bénéfices spécifiques chez les patients qui souffrent d’un trouble de la coagulation. <em>« La combinaison des traitements prophylactiques et de l’activité physique renforce les articulations et limite les saignements »</em>, précise Nicolas Giraud. En développant le capital musculaire, l’activité physique permet de limiter les traumatismes au niveau des articulations et contribue à augmenter la production de la synovie, responsable de la lubrification du cartilage. Amélioration du flux sanguin, de l’équilibre et des réflexes, réduction du risque de dégénérescence des articulations, etc., cette prévention contre les risques de chutes et d’entorses constitue une chance supplémentaire de prévenir les saignements.</p>
<p>Si la natation et le vélo sont tout particulièrement conseillés, la palette des activités possibles ne s’arrête pas là – à l’exclusion des sports de combat. <em>« Les appréhensions que peuvent encore susciter les maladies hémorragiques constitutionnelles nuisent à l’intégration des enfants et à leur liberté de s’exprimer pleinement »</em>, arbitre le président de l’AFH.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">En savoir plus</span></h3>
<p><a href="https://afh.asso.fr">https://afh.asso.fr</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1681734077148 row-container" style="padding-top: 20px ;background-color: #efefef ;" id="row-unique-12"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">« L’hémophilie n’est pas un obstacle pour faire du sport de haut niveau »</span></h3>
<p><strong>Mathieu Belloir, 23 ans, hémophile mineur de type A, membre de l’équipe de France Glace et porte-parole de l’AFH. </strong></p>
<p>« Nous sommes trois frères, dont deux avec un trouble de la coagulation. A l’école, il y a eu quelques contraintes, en particulier dans les sports collectifs, comme le volley-ball. On me confiait le rôle d’arbitre ou de ramasseur de balles. Mais je ne l’ai pas mal vécu. Mes frères et moi avons eu la chance d’avoir des parents très ouverts d’esprit, positifs et bienveillants, qui ne nous ont jamais mis de barrières. Enfant, j’ai pu faire de l’escrime, du vélo, de l’athlétisme, du tennis et du roller de vitesse, une discipline qui est devenue ma passion. Chaque fois que je voyais le Dr Benoît Guillet, le médecin du CHU de Rennes qui me suit, je lui demandais si je pouvais faire de la compétition.</p>
<p>L’année de mes 12 ans, il m’a donné son feu vert, à la condition de bénéficier d’un accompagnement très strict. Au début, je ressemblais à Robocop : sous ma combinaison de roller, je portais de grosses coques de protection, similaires à celles des motards. Cela entravait mes mouvements, et surtout me faisait passer pour un bagarreur. En 2017, à l’occasion des championnats de France de Valence d’Agen, en juillet, la température sur la piste est montée à 45°. Avant la course, j’ai appelé le Dr Guillet qui m’a autorisé à retirer toutes mes protections, à l’exception du casque et des protège-poignets. J’ai gagné ma première médaille, et ne les plus jamais remises. Cette même année, je me suis également mis au patinage de vitesse, car c’est une discipline olympique. Je pratique le roller de mars à septembre, à Saint-Malo, et le patinage longue piste (long-track), durant les mois d’hiver, en Allemagne.</p>
<p>Je soigne tout particulièrement ma préparation physique avec un kiné pour éviter les hémarthroses et je suis très bien encadré sur l’ensemble de mes déplacements : mon entraîneur connaît les procédures à appliquer, en cas d’accident. Chaque voyage à l’étranger pour une coupe du monde, des championnats d’Europe, etc., est préparé, pour s’assurer qu’il peut y avoir une prise en charge sur place. En 2020, à la suite d’une coupure de lame au niveau de la cheville, j’ai dû être hospitalisé durant deux semaines en Allemagne. Mon médecin a aussitôt contacté son collègue allemand.</p>
<p>Je pense bien sûr à ma maladie : elle fait partie de moi. Mais c’est un petit tiroir bien rangé dans ma tête que je n’ouvre qu’en cas de besoin. Le reste du temps, je fais du sport et ce n’est pas un obstacle. Porter ce message de soutien est quelque chose qui me tient à cœur. C’est important pour un enfant d’avoir un entourage qui comprend ses besoins. En 2012, le Dr Guillet a probablement lu dans mes yeux que ce serait une délivrance pour moi de pouvoir pratiquer le roller à un haut niveau. Aujourd’hui, mon objectif, ce sont les Jeux olympiques de Milano-Cortina, en 2026. J’y pense chaque jour ! »</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-12" data-row="script-row-unique-12" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-12"));</script></div></div></div>
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		<title>Troubles bipolaires : l’enjeu du diagnostic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Apr 2023 09:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[Environ 2 % de la population souffre de bipolarité. Ce trouble, autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, passe encore trop souvent sous les radars, selon une récente enquête de l’association Bipolarité France.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-13"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Environ 2 % de la population souffre de bipolarité. Ce trouble, autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, passe encore trop souvent sous les radars, selon une récente enquête de l’association Bipolarité France. Or tout retard de diagnostic est préjudiciable pour la qualité de vie des personnes atteintes de troubles bipolaires. Non traitées, nombre d’entre elles se retrouvent en situation de marginalisation sociale. Hauts, bas, fragile : témoignages et paroles d’experts. </strong></p>
<p>Seize ans : c’est le temps que Renaud Maigne, 47 ans, a dû attendre avant de pouvoir enfin s’entendre dire qu’il souffrait de troubles bipolaires. Pour lui, tout a commencé en 1997. « <em>J’étais étudiant en Angleterre quand les premiers signes se sont manifestés : j’ai sombré dans une dépression sévère. J’ai dû rentrer temporairement en France où j’ai vu un psychiatre qui m’a donné des antidépresseurs. Quatre mois après, c’était fini. Mais à partir de ce moment-là, j’ai eu régulièrement des épisodes dépressifs, à raison d’un par an, entrecoupés de phases maniaques. J’étais exalté, mais à 20 ans, c’est super. On me prenait pour un bon vivant. J’étais très sportif, adepte du surf et de la voile, que je pratiquais en prenant des risques considérables. Peu à peu, j’ai commencé à multiplier les achats compulsifs et à tomber dans l’addiction à l’alcool, puis aux anxiolytiques car j’étais sujet à des crises d’angoisse terribles. Personne ne comprenait mes troubles de l’humeur, pas même moi »,</em> raconte le président de l’association Bipolarité France. L’année de ses 36 ans, il est enfin diagnostiqué, à la suite d’une hospitalisation d’une semaine : à bout de force. Repos, et réveil dans la peau d’un patient, non plus dépressif, mais bipolaire.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Une diversité de formes</span></h3>
<p>L’histoire de Renaud Maigne est loin d’être exceptionnelle. En santé mentale, l’errance diagnostique est une contingence fréquente, ce que rappelle l’enquête menée par Bipolarité France auprès des personnes souffrant de troubles bipolaires, et publiée fin mars. Si 50 % des répondants déclarent avoir été diagnostiqués entre deux et cinq ans après l’apparition des premiers symptômes, ils sont 29 % à avoir dû attendre entre cinq et quinze ans, et 20 % plus de quinze ans. Et dans 40 % des cas, le diagnostic a été posé par un psychiatre après admission à l’hôpital – et 42 % par un psychiatre en consultation externe. Dans 6 % des cas seulement, les personnes ont été diagnostiquées par un médecin généraliste. Selon les propos rapportés, deux raisons principales expliquent ce constat pour le moins alarmiste : le manque de formation des médecins de premiers recours et des symptômes parfois plus complexes qu’on l’imagine à repérer et/ou décrypter.</p>
<p><em>« Il existe deux formes de bipolarité,</em> précise le Pr Chantal Henry, psychiatre au GHU Psychiatrie &amp; Neurosciences, à Paris. <em>Les troubles bipolaires de type 1 se définissent par des épisodes d’exaltation, ou maniaques, suffisamment sévères pour entraîner un handicap et en général une hospitalisation. La bipolarité de type 2 se caractérise par des récurrences dépressives dominantes et des phases d’exaltation d’intensité moins importante (hypomanie) qui, parce qu’elles ont un moindre impact socialement, peuvent passer inaperçues »</em>. D’où la confusion encore fréquente entre bipolarité et trouble dépressif (sans période d’euphorie), ce qu’attestent 37 % des personnes sondées.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Une mortalité précoce</span></h3>
<p>La conséquence, ce sont notamment des prescriptions inappropriées, si on ne recherche pas systématiquement une phase d’exaltation, caractérisée par des changements de rythme. L’errance diagnostique peut ainsi durer plusieurs années. <em>« L’absence de traitement précoce et adapté entraîne une évolution négative de la bipolarité et la survenue de comorbidités psychiatriques et somatiques »,</em> souligne le Pr Henry. Difficultés de concentration et d’attention, addictions (drogues, sexualité, jeux…), troubles anxieux, risques cardiovasculaires, maladies du métabolisme, désinsertion sociale… L’impact sur la vie privée et le travail concerne 68 % des patients non traités, selon l’enquête de Bipolarité France.</p>
<p>Renaud Maigne, son président, a lui-même traversé pas mal d’épreuves, qui l’ont amené à créer l’association, pour que son parcours serve à d’autres. <em>« J’ai connu des difficultés dans le travail, j’en ai beaucoup changé, dans les relations amicales et dans ma vie familiale. Il y a trois ans, j’ai divorcé. C’est très compliqué pour les proches de vivre avec une personne atteinte de troubles psychiques. La bipolarité vous marginalise. Or l’errance diagnostique favorise la survenue d’autres troubles et met en danger la vie des personnes qui en souffrent »</em>, témoigne-t-il. <em>« Un patient sur deux non traités fera au moins une tentative de suicide et 15 % des patients bipolaires décèdent par suicide »</em>, renchérit le Pr Henry. L’espérance de vie des personnes atteintes de troubles bipolaires est réduite de dix ans en moyenne par rapport à la population générale.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Apprendre à gérer sa vulnérabilité</span></h3>
<p>L’une des causes de la bipolarité tient à la génétique. <em>« L’héritabilité compte pour 60 %, </em>constate la spécialiste de l’hôpital Sainte-Anne<em>. Chez une personne qui a un parent avec un trouble bipolaire, le surrisque de le développer à son tour est de 10 %. »</em> Parallèlement, il y a aussi des facteurs environnementaux, comme dans toutes les maladies psychiatriques. Selon l’enquête de Bipolarité France, les traumatismes, au sens large, arrivent très largement en tête, suivis par la prise d’antidépresseurs (médicaments inadaptés contre les troubles bipolaires s’ils sont pris seuls, sans un régulateur de l’humeur) et, au coude à coude, l’isolement et le deuil. <em>« Les études mettent en avant un nombre plus important de traumatismes durant l’enfance chez les patients qui souffrent de troubles bipolaires que dans le reste de la population, peut-être aussi des infections durant la grossesse ou des troubles obstétriques,</em> confirme le Pr Chantal Henry. <em>Mais chez une personne qui présente une vulnérabilité génétique, le premier épisode, dépressif ou maniaque, peut être déclenché par un élément de vie interférent, comme un stress, l’arrivée d’un enfant, etc. »</em></p>
<p>Cette vulnérabilité endogène persistera toujours. <em>« Poser le bon diagnostic, c’est permettre au patient de comprendre et d’apprendre à gérer sa vulnérabilité. »</em> Les résultats de l’enquête de Bipolarité France va dans le même sens. Pour nombre de sondés, le bon diagnostic leur a permis d’obtenir une explication sur leurs expériences passées et, surtout, de bénéficier d’une meilleure prise en charge. Cette dernière s’articule autour de 3 axes : des médicaments régulateurs de l’humeur, à l’instar du lithium, une psychothérapie et une bonne hygiène de vie. <em>« Ils peuvent permettre de mener une vie satisfaisante »</em>, assure le Pr Henry. Cela peut toutefois prendre du temps, si l’on en croit Renaud Maigne : <em>« Après le diagnostic, il a encore fallu quatre à cinq années pour trouver les bons traitements. Aujourd’hui, je suis stabilisé ».</em> L’enjeu du diagnostic est donc crucial car plus le temps passe, plus les dommages s’accumulent (financiers, sanitaires, familiaux, etc.) et plus il est difficile de rebondir. L’espoir repose sur l’identification de biomarqueurs sanguins. Ce n’est pas qu’un vœu, des chercheurs européens, dont l’équipe du Pr Henry, à l’hôpital Saint-Anne, y travaillent. Verdict à l’horizon 2025. En attendant, le dernier mot à Renaud Maigne qui, il y a cinq ans, a emmené ses trois enfants chez un psychiatre afin qu’il leur explique la bipolarité : <em>« Je leur ai très tôt parlé de mon trouble, mais ce rendez-vous m’a semblé important pour qu’il y ait un esprit apaisé dans la famille. Et ils m’en ont remercié »</em>.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">En savoir plus</span></h3>
<p>Pour découvrir les résultats de l’enquête menée par l’association Bipolarité France, en partenariat avec Unafam et la Fondation Pierre Deniker, rendez-vous sur : <a href="https://bipolaritefrance.com">https://bipolaritefrance.com</a></p>
<p>Sur la chaîne YouTube le divan des arts (Fondation Pierre Deniker), l’interview de Joachim Lafosse, le réalisateur du film « Les Intranquilles », qui évoque la relation complexe entre un personne bipolaire et ses proches : <a href="http://www.fondationpierredeniker.org">www.fondationpierredeniker.org</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-13" data-row="script-row-unique-13" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-13"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1681376736588 row-container" style="padding-top: 20px ;background-color: #eaeaea ;" id="row-unique-14"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #333399;">« Le retard de diagnostic associé à d’importants retentissements : c’est la double peine »</span></h3>
<p><strong>Marie-Jeanne Richard, présidente de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam), partenaire de Bipolarité France sur l’enquête publiée le 30 mars 2023.  </strong></p>
<p>« C’est important d’avoir ces chiffres qui ramènent à la vraie vie des patients. Ils nous rappellent que les premiers signes de la bipolarité apparaissent entre 15 et 25 ans, et que le diagnostic, pour une bonne part d’entre eux, est tardif. Traduction : une trop longue errance thérapeutique, entre huit et dix ans en moyenne, associée à d’importants retentissements au quotidien. C’est la double peine. Mettre un nom sur une maladie ou un trouble, c’est commencer à aller mieux. C’est la possibilité de se prendre en charge, qui n’existe pas tant que vous restez dans le flou. Or ces personnes ne comprennent pas ce qui se passe. Comprendre, c’est également mieux accepter et ce constat vaut aussi pour l’entourage, très souvent impuissant face aux changements d’humeur de la personne. Or ne pas comprendre, c’est juger, et en général plutôt négativement. Un aidant qui réalise l’effort que doit fournir le patient bipolaire aura d’emblée la bonne attitude. Cette enquête remet également en lumière une autre réalité : la fréquence des pensées suicidaires et des tentatives de suicide chez les personnes non traitées. En arriver à cette extrémité, c’est absolument terrible, en premier lieu pour elles, mais également pour les familles et les proches. Il faut renforcer la formation des médecins généralistes pour qu’ils posent les bonnes questions et orientent vers un spécialiste. Dans les troubles bipolaires comme dans la schizophrénie, ce sont eux qui sont en première ligne. Et c’est d’autant plus important que les troubles bipolaires se soignent. Non, vous n’êtes pas marqués au fer rouge : ce message est important à dire, aussi. »</p>
<p><a href="http://www.unafam.org">www.unafam.org</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-14" data-row="script-row-unique-14" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-14"));</script></div></div></div>
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		<title>Autisme : le défi des adultes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 13:06:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce 2 avril se tient la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Elle marque le coup d’envoi du mois dédié aux troubles du spectre de l’autisme (TSA).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-15"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Ce 2 avril se tient la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Elle marque le coup d’envoi du mois dédié aux troubles du spectre de l’autisme (TSA). Selon les estimations, ils affecteraient environ 1,5 % de la population. D’importantes avancées ont été enregistrées au cours des dernières années, en particulier en termes de prise en charge. Une nouvelle stratégie nationale autisme et troubles du neurodéveloppement 2023-2027 est attendue. Elle devrait prolonger la démarche entamée en 2005 avec le premier plan autisme et faire du sujet des adultes avec TSA une priorité. « Et après ? », c’est précisément le fil rouge de cette 15<sup>e</sup> journée de mobilisation en France. Paroles d’experts et témoignages d’aidants pour tenter de répondre à cette préoccupation légitime.   </strong></p>
<p>Ce 27 mars, François a fêté ses 27 ans. Le jeune homme est atteint d’un autisme sévère associé à une déficience intellectuelle. A 61 ans, Maryvonne Lebreton, sa mère, est, selon ses mots, <em>« non-stop avec lui ». « François n’est pas propre, il faut tout lui faire, l’habiller, lui laver les dents, lui couper les ongles, etc. Il fait près d’1m90 et il bouge tout le temps. </em>» Les parents de François s’escriment à trouver dans leur département, l’Indre-et-Loire, une structure adaptée qui pourrait le recevoir. Foyers de vie pour adultes handicapés, foyers d’accueil médicalisés ou maisons d’accueil spécialisée, partout la même réponse : complet.</p>
<p>En attendant, le quotidien de François est à géométrie variable. Faute d’avoir trouvé un lieu accordé à ses besoins, il est toujours à l’institut médico-éducatif (IME) qu’il fréquente depuis l’enfance et qu’il aurait dû quitter à ses 20 ans, n’était cette tolérance accordée aux personnes handicapées sans solution, inscrite dans la loi sous le nom d’amendement Creton. Les lundis et mardis, il y séjourne comme interne, le mercredi, il rend les clés de la chambre pour que d’autres personnes puissent à leur tour en profiter et passe les trois derniers jours de la semaine comme externe. Enfin, deux week-ends par mois, il rejoint un lieu d’accueil temporaire pour permettre à ses parents de souffler. <em>« Il n’a plus sa place dans un IME, il a besoin d’être dans un foyer, où il aurait sa chambre et la possibilité de rejoindre des espaces de convivialité. L’habitat inclusif tel qu’il est préconisé n’est pas envisageable pour toutes les personnes autistes. Donc, oui, et après ? »</em>, interroge Maryvonne Lebreton.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un chantier énorme  </span></h3>
<p>Virginie Tournier travaille au sein de l’association départementale pour adultes et jeunes handicapées du Tarn (APAJH 81). Elle est la cheffe de service de l’IME et de l’Unité d’Enseignement Maternelle Autisme (UEMA), au sein du pôle Enfance Scolarité et Expertise Autisme de Castres. L’institut compte aussi des jeunes de 23 et 24 ans en attente d’une place plus appropriée. <em>« On mesure pleinement les difficultés quand arrive le moment d’orienter ces jeunes vers le secteur adulte, </em>constate-t-elle. <em>Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, dont la réévaluation en cours des dossiers de personnes adultes pour lesquelles le diagnostic qui avait été initialement posé était faux et le retard dans la formation des professionnels du secteur adulte. Or, aujourd’hui, on est sur une logique de parcours de vie en lien avec une société inclusive, et non plus une logique de place ou d’institutionnalisation. Mais on ne demande pas à une personne non-voyante de se promener dans la rue sans sa canne blanche.</em> <em>Donc si vous retirez aux personnes avec TSA, qui fonctionnent, pour 80 % d’entre elles, sur la modalité visuelle, les outils spécifiques dont elles ont besoin, la démarche d’autodétermination est vouée à l’échec. »</em> En clair, comment se débrouiller sans la continuité d’un accompagnement de qualité ? Là est la question. <em>« On a oublié que la majorité des personnes autistes étaient des adultes. La formation des professionnels médicaux et paramédicaux aux troubles du spectre de l’autisme est très longtemps restée circonscrite au champ de la pédopsychiatrie », </em>renchérit le Pr Frédérique Bonnet-Brilhaut, chef du service de pédopsychiatrie du CHU de Tours et médecin coordonnatrice du Centre d’Excellence Exact-t Autisme de la région Centre-Val de Loire.</p>
<p><em>« Si beaucoup reste à faire, notamment en matière d’évaluation et d’anticipation des besoins des personnes concernées et de routinisation des filières et parcours, d’ores et déjà, des changements ont été amorcés »</em>, assure la professeure de physiologie. Depuis 2010, par exemple, le centre de Tours a deux sections, l’une pour les enfants, l’autre pour les adultes, et les équipes commencent à travailler sur la problématique du vieillissement. Le pôle handicap psychique du Centre-Val de Loire, qui propose des services d’accompagnement médico-social personnalisés, a ouvert une section autisme en 2015. <em>« Aujourd’hui, le sujet de l’adulte est devenu une réalité et un enjeu majeur,</em> reprend le Pr Bonnet-Brilhaut. <em>Mais le chantier est tellement énorme et le retard pris important que cela ne se résoudra pas en quatre ou cinq ans. Pour autant, ça bouge, et c’est ce que je voudrais dire aux familles, même si ce n’est pas à la hauteur des besoins. »</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Le bon diagnostic à 34 ans</span></h3>
<p>L’institut médico-éducatif de Castres s’est également adapté, en mettant en place des visites et/ou initiant des échanges plus resserrés avec toutes les parties concernées, à commencer par les professionnels du secteur adulte conviés à des formations mutualisées pour harmoniser les pratiques, etc. <em>« L’objectif est de faciliter l’orientation de la personne, en lien avec son parcours de vie,</em> explique Virginie Tournier. <em>On commence dès l’âge de 15-16 ans à travailler sur les orientations envisageables et à en parler avec les parents. En fait, c’est un travail de co-construction, dans le respect des aspirations du jeune. »</em> L’établissement souhaiterait aussi proposer des places d’internat 365 j/365 pour faire face à la configuration actuelle. Il faut en effet tenir compte de la très grande hétérogénéité des TSA, avec des expressions qui vont de légères à très sévères, associées ou non à d’autres troubles et/ou comorbidités, dont l’épilepsie présente dans un tiers des cas. <em>« Cela pose la question très importante du répit pour les aidants en attente d’une place dans une unité de vie résidentielle pour adultes autistes en situation complexe,</em> poursuit Virginie Tournier. <em>Dans notre IME, nous avons une place réservée au répit. Elle a un taux d’occupation de 100 %. »</em></p>
<p>Danièle Langloys, présidente d’Autisme France, s’estime plutôt chanceuse. Fabien, son fils âgé de 38 ans, est relativement autonome. Il est à mi-temps dans un établissement et service d’aide par le travail (Esat) et a son propre deux-pièces depuis juin 2022. <em>«</em> <em>Il vit seul, dans le cadre d’un programme de logements accompagnés, que j’ai monté avec un bailleur social, </em>précise Danièle Langloys.<em> Cela m’a pris deux années pour finaliser le projet. Fabien bénéficie d’un environnement médico-social, en lien avec un PCPE (Pôle de compétences et de prestations externalisées). Concrètement, des infirmiers, neuropsychologues, éducateurs, etc., se relaient en permanence pour faire en sorte que tout se passe au mieux (accès aux soins, travail, entretien du logement, etc.). J’étais un peu inquiète au début, mais il se débrouille bien. C’est un soulagement, car je n’aurais pas fait plus que les trente-huit ans où je l’ai porté à bout de bras. »</em></p>
<p>Comme de nombreux autres adultes, Fabien a finalement été diagnostiqué, il y a quatre ans, au Centre Ressources Autisme de la région (CRA) Auvergne-Rhône-Alpes, près de trente ans après que ces troubles eurent été mis sur le compte d’une psychose infantile, comme c’était souvent le cas avant que l’autisme soit défini comme un trouble du neurodéveloppement. A cet égard, la récente élection du Pr Catherine Barthélémy, grande figure de l’autisme, à la tête de l’Académie nationale de médecine, qu’elle présidera en 2024, si elle vaut reconnaissance pour son travail et son engagement, permet aussi de mesurer les progrès réalisés depuis une trentaine d’années pour sortir l’autisme d’une forme d’obscurantisme. Même si beaucoup encore reste à faire.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">En savoir plus</span></h3>
<p><a href="http://www.autisme-france.fr">www.autisme-france.fr</a></p>
<p><a href="https://handicap.gouv.fr/la-strategie-nationale-autisme-et-troubles-du-neuro-developpement">https://handicap.gouv.fr/la-strategie-nationale-autisme-et-troubles-du-neuro-developpement</a></p>
<p>Recommandations de la HAS : <a href="http://www.has-sante.fr/jcms/c_2829216/fr/autisme-travaux-de-la-has">www.has-sante.fr/jcms/c_2829216/fr/autisme-travaux-de-la-has</a></p>
<p>Prévalence des troubles du spectre de l’autisme : <a href="http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2020/6-7/index.html">http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2020/6-7/index.html</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-15" data-row="script-row-unique-15" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-15"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1680250617865 row-container" style="padding-top: 20px ;background-color: #f7f7f7 ;" id="row-unique-16"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">« On est parents, pas éducateurs »</span></h3>
<p>Josiane Scicard, 78 ans, mère de Nicolas, 32 ans, et trésorière de l’Association pour la recherche sur l’autisme et la prévention des inadaptations (Arapi).</p>
<p>« Nicolas est resté dans un institut médico-éducatif jusqu’à ses 27 ans. L’amendement Creton évite d’interrompre brutalement les prises en charge, ce qui est fondamental, mais c’est très culpabilisant parce que cela prive forcément un enfant d’une place dans une structure faite pour lui. Dans le même temps, on est parents, pas éducateurs. On a fini par trouvé un foyer de vie spécialisé où il séjourne du lundi soir au vendredi midi. Le reste du temps, il est avec nous. Tant que je suis vivante, je me dis qu’il faut qu’il profite de l’environnement familial. Il a son programme : une éducatrice passe avec laquelle il apprend à compter, il fait également de la musique, rien de grandiose, mais comme il est doué pour imiter, il réussit à reproduire des sons, et on fait des balades ensemble. L’essentiel, c’est qu’il soit stimulé et prenne du plaisir. Et d’ailleurs, à 32 ans, il continue à progresser. Il ne sait pas lire, mais il arrive maintenant à reconnaître des lettres. Je note aussi qu’après des années d’automutilation, il est plutôt bien aujourd’hui. Le problème, c’est qu’on vieillit. C’est la terreur de tous les parents qui ont un enfant en situation de handicap. L’angoisse ne me quitte jamais. Il n’y a pas assez de moyens ni de personnels formés. Or le parcours d’une personne autiste, c’est du cousu main. Sur mon lit de mort, je dirai encore : et après ? »</p>
<p><a href="https://site.arapi-autisme.fr">https://site.arapi-autisme.fr</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-16" data-row="script-row-unique-16" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-16"));</script></div></div></div>
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