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	<title>bouvet, Author at France Assos Santé</title>
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		<title>Cancer et précarité : un combat sur deux fronts</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2025/04/17/cancer-et-precarite-un-combat-sur-deux-fronts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 07:33:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Entre méconnaissance des dépistages, renoncement aux soins et difficultés financières, les personnes précaires paient un lourd tribut face au cancer, révélant les inégalités criantes qui persistent dans notre système de soins.</strong></p>
<p>Face au diagnostic de cancer, la vie bascule. Mais, pour des millions de Français en situation de précarité, cette épreuve devient un parcours du combattant extrêmement compliqué. De fait, selon la situation sociale, la maladie ne se combat pas à armes égales.</p>
<p>La première conséquence de la précarité se constate en réalité avant même la découverte d’un cancer, au stade de la prévention et du dépistage. <em>« La précarité est associée à un niveau de littératie en santé plus faible que dans la population générale</em>, observe le Dr Charlotte Ngô, chirurgienne gynécologue spécialiste en cancérologie à l’hôpital privé des Peupliers (Paris). <em>En d’autres termes, l’information et la culture sanitaires, ainsi que la compréhension du système de santé, font défaut aux personnes précaires. »</em> Cela se traduit en premier lieu par une méconnaissance des programmes de dépistage organisé. L’étude Dessein, que le Dr Ngô a supervisée, montre ainsi que 45,2 % des patientes précaires ignorent l’existence du dépistage du cancer du sein, contre moins de 30 % chez les non précaires. <em>« Il faut préciser que les campagnes de dépistage telles qu’elles sont conçues s’adressent davantage aux CPS+ qu’au public précaire »</em>, remarque Philippe Bergerot, le président de la Ligue contre le cancer.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Des priorités bousculées par la précarité</span></h3>
<p>Au-delà du manque d’accès à l’éducation à la santé, ce sont également les contraintes du quotidien qui éloignent de la prévention et du suivi médical. <em>« Dans la pyramide de Maslow qui représente la hiérarchie des besoins, les individus répondent d’abord à leurs besoins primaires (avoir un toit, pouvoir se nourrir…),</em> souligne Aurélie Benoit-Grange, directrice de la <a href="https://www.rose-up.fr/maisonroseup-paris/">Maison RoseUp Paris</a>. <em>Une personne en situation de précarité est alors contrainte de reléguer sa propre santé au second plan. Quand l’enjeu du quotidien consiste à parvenir à joindre les deux bouts et à donner à manger aux enfants, les questions de dépistage et de bonne hygiène de vie passent forcément après. »</em></p>
<p>La précarité majore, en outre, la probabilité d’adopter des comportements délétères pavant la voie aux cancers. L’exemple du tabagisme est éloquent : selon les données les plus récentes de l’<a href="https://www.inegalites.fr/Rapport-sur-les-inegalites-edition-2023">Observatoire des inégalités</a>, 29,8 % des 18-75 ans aux revenus les plus modestes fument quotidiennement, alors que ce taux ne s’élève qu’à 18,2 % chez les plus aisés. La même différence se retrouve dans la consommation d’alcool, la pratique d’une activité physique ou le recours à une alimentation variée et équilibrée. Conjugués à un suivi médical largement perfectible – voire inexistant –, ces éléments permettent de comprendre les chiffres publiés en 2019 par le Santé publique France : chez les hommes, 30 % des cancers du larynx et 26 % de ceux localisés aux lèvres-bouche-pharynx sont attribuables à un environnement socioéconomique défavorisé. Chez les femmes, c’est le cas de 21 % des cancers du col de l’utérus et de 16 % de ceux de l’estomac.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Des maladies plus développées</span></h3>
<p><em>« Le fait de cumuler les difficultés – peu de dépistage, pas forcément de médecin référent, difficultés à prendre un rendez-vous, mauvaise hygiène de vie, etc. – retarde le moment où la maladie est découverte. Il faut ainsi parfois plusieurs mois pour avoir un diagnostic »</em>, note Philippe Bergerot. Un constat que partage le Pr Laurent Zelek, chef du service d’oncologie médical à l’hôpital Avicenne (Bobigny) : <em>« Je vois encore des personnes en très grande misère arriver aux urgences avec des maladies très évoluées. »</em> L’étude Dessein du Dr Ngô va dans la même direction en observant des tumeurs du sein plus volumineuses et des envahissements ganglionnaires plus fréquents chez les patientes précaires que chez celles qui ne le sont pas. <em>« Les priorités des personnes précaires sont dictées par le quotidien et pas par leur propre santé, </em>rappelle Charlotte Ngô<em>. Elles ne consultent souvent que lorsqu’elles sentent qu’il y a un problème. »</em></p>
<p>Une fois le diagnostic posé, la situation ne s’arrange malheureusement pas pour les plus défavorisés. Les différences avec les personnes au statut social plus confortable ne s’observent certes pas dans les options thérapeutiques ou les traitements proposés. <em>« Notre système de santé ne fait heureusement pas de différence entre les précaires et les autres, mais il laisse en suspens la question des restes à charge,</em> souligne Philippe Bergerot. <em>Entre les dépassements d’honoraires et les soins de supports, ils s’élèvent en moyenne à 1 200€ par an et bien plus dans le cas, par exemple, des cancers du sein et des reconstructions mammaires qu’ils induisent. »</em> De fait, la précarité se traduit par un recours moins fréquent aux consultations psychologiques, diététiques, socio-esthétiques et à tous les autres soins dits de support. <em>« Or, il s’agit de soins essentiels qui augmentent la qualité de vie, permettent de mieux supporter les effets indésirables de la maladie et des traitements, et participent à la diminution du risque de récidive »</em>, complète le Dr Ngô.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Finir par renoncer aux soins</span></h3>
<p>Les traitements oraux des cancers bronchiques, par exemple, s’accompagnent d’une toxicité au niveau de la peau qui se traduit notamment par de la sécheresse et des éruptions cutanées. <em>« Pour gérer ces effets indésirables,</em> explique le Pr Zelek, <em>il convient de modifier de nombreux gestes de la vie quotidienne et de recourir à des produits spécifiques : crèmes émollientes, huiles lavantes… Autant d’à-côtés importants pour les patients, mais pas couverts par l’Assurance maladie. »</em> Un exemple parmi bien d’autres tant les conséquences de la pathologie et des traitements sont nombreuses. Sans moyens pour les assumer, le risque de baisser les bras est grand. Si les effets indésirables sont incontrôlables et invivables, les malades finissent par renoncer aux soins, confirme Aurélie Benoit-Grange : <em>« Je me souviens d’une femme, mère isolée de trois enfants. Les effets de sa chimiothérapie étaient tellement prononcés qu’elle ne parvenait plus à quitter son lit pour s’occuper de ses enfants. Finalement, elle a décidé d’arrêter ses traitements. »</em></p>
<p>Ces dépenses imposées sont d’autant moins supportables que le cancer accentue la précarité, ou y plonge celles et ceux dont la situation était déjà fragile. La mise entre parenthèses de l’activité professionnelle rendue nécessaire par les lourds traitements se traduit inévitablement par une baisse des revenus. <em>« Les cadres disposent d’une prévoyance qui fait le complément, mais les travailleurs précaires ne peuvent compter que sur les indemnités de la Sécurité sociale,</em> reprend Aurélie Benoit-Grange. <em>Pour certains, c’est impossible de faire vivre toute une famille avec si peu. Je vois donc régulièrement des femmes contraintes de refuser un arrêt maladie. »</em> La situation est encore plus compliquée en cas de travail fragmenté entre de multiples employeurs, d’intérim ou, pire, de travail au noir. Là, aucune indemnité et une terrible alternative : continuer à travailler pour conserver des revenus, mais voir sa santé s’effondrer, ou se soigner en se paupérisant encore plus.<br />
Des dispositifs existent heureusement pour venir en aide aux plus démunis. La Ligue contre le Cancer, par l’intermédiaire de ses comités départementaux et les Maisons RoseUp à Paris, Bordeaux et en ligne, proposent gratuitement des consultations et des ateliers de soins de support, comme des groupes de parole avec un onco-psychologue ou une nutritionniste, de l’activité physique adaptée, des séances de socio-esthétique à toute personne qui a un cancer, insiste Philippe Bergerot : <em>« Il n’y a pas de raison que les soins de support soient réservés à telle ou telle catégorie de la population »</em>.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1771411377749 row-container" style="padding-top: 30px ;padding-right: 30px ;padding-bottom: 30px ;padding-left: 30px ;" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell  vc_custom_1771411344396 single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" style="padding-top: 30px ;padding-right: 30px ;padding-bottom: 30px ;padding-left: 30px ;" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Un reste à charge allégé, mais uniquement pour les cancers du sein</strong></p>
<p>C’est à l’unanimité que l’Assemblée nationale a adopté, le 28 janvier dernier, la proposition de loi sur « la prise en charge intégrale des soins liés au traitement du cancer du sein par l’Assurance maladie ». Une enquête menée par la Ligue contre le cancer révélait en 2022 que 52 % des femmes touchées par ce cancer expriment des craintes pour tenir leur budget. Des difficultés financières qui conduisent 15 % d’entre elles à renoncer à la chirurgie réparatrice. Pour corriger cette situation, la nouvelle loi permet une prise en charge intégrale des prothèses mammaires, du tatouage médical de l’aréole et des sous-vêtements adaptés par l’Assurance maladie. Un arrêté complètera, par ailleurs, le texte en établissant une liste de produits susceptibles d’entrer dans le cadre de ce remboursement, comme les crèmes destinées à limiter la sécheresse cutanée ou les vernis prévenant la chute des ongles. Quant aux dépassements d’honoraires imposés par les chirurgiens à l’occasion de reconstructions mammaires, ils pourraient être plafonnés. Avant d’être adoptée par les députés, la loi avait en revanche été amputée de certaines dispositions par le Sénat, qui prévoyaient notamment d’accompagner d’autres types de cancer. <em>« C’est une avancée,</em> admet Philippe Bergerot. <em>Mais dès lors qu’on a réussi à le faire pour une pathologie, il faut maintenant le reproduire pour les autres. »</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1771411377749 row-container" style="padding-top: 30px ;padding-right: 30px ;padding-bottom: 30px ;padding-left: 30px ;" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell  vc_custom_1771411435217 single-block-padding style-back_color-189174-bg has-bg  unradius-xl" style="padding-top: 30px ;padding-right: 30px ;padding-bottom: 30px ;padding-left: 30px ;" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Moins de traitements innovants pour les précaires</strong></p>
<p>Quand on souffre d’un cancer, mieux vaut avoir une situation sociale confortable si l’on veut avoir la chance d’être inclus dans un protocole expérimental. C’est l’une des conclusions étonnantes de l’étude Dessein. Sur l’ensemble des personnes suivies, seulement 5,1 % des précaires ont été intégrées dans un essai clinique, contre près de 9 % pour les non précaires. Une différence qui s’explique par plusieurs raisons : <em>« La plupart des essais ne sont pas ouverts aux patients qui ne bénéficient pas d’un régime régulier de Sécurité sociale, ce qui exclut d’office certains précaires,</em> précise le Dr Ngô. <em>Les difficultés de compréhension que pourrait manifester les patients face aux conditions de l’essai peuvent aussi dissuader les médecins de les leur proposer. Enfin, toutes les structures ne proposent pas des essais cliniques. On les retrouve surtout dans les CHU et les Centres de lutte. Quoi qu’il en soit, cette moindre inclusion dans les protocoles constitue une perte de chances, surtout dans les situations de maladie avancée, en limitant de fait l’accès aux traitements les plus innovants. »</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Santé mentale des femmes : l’inégalité invisible</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2025/03/07/sante-mentale-des-femmes-linegalite-invisible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 16:12:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Les inégalités entre hommes et femmes persistent dans de nombreux domaines, mais l&#8217;une d&#8217;entre elles reste souvent dans l&#8217;ombre : [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les inégalités entre hommes et femmes persistent dans de nombreux domaines, mais l&rsquo;une d&rsquo;entre elles reste souvent dans l&rsquo;ombre : la santé mentale. Entre facteurs biologiques et pression sociétale, focus sur les raisons de cet écart.</strong></p>
<p>Salaires, propension à occuper des postes à hautes responsabilité, représentation politique, etc. : c’est presque une lapalissade de rappeler combien les inégalités entre les hommes et les femmes sont nombreuses et concernent des domaines variés. Il est pourtant une forme qui, bien que porteuse de profondes douleurs, semble susciter moins de débats : la santé mentale. Il n’est qu’à se pencher sur les données les plus récentes pour constater combien l’écart qui sépare les femmes et les hommes est vertigineux. Publié en septembre 2024, le Baromètre annuel <a href="https://fondation.aesio.fr/sites/default/files/2024-09/EXE%20BD%2024-028-011%20Infographie%20barom%C3%A8tre%20sant%C3%A9%20mentale%20Pap.pdf"><em>Les Français.es et leur bien-être mental</em></a>, réalisé par l’IFOP pour la fondation Aesio, montre que 26 % des femmes décrivent l’état de leur santé mentale comme moyen ou mauvais, contre 14 % pour les hommes. Les plus jeunes paraissent les plus affectées, avec un taux qui atteint 30 % chez les femmes de moins de 35 ans, alors que, chez les hommes du même âge, ce taux plafonne à 12 %. Autre étude, même tendance : le <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/sante-mentale/depression-et-anxiete/documents/article/prevalence-des-episodes-depressifs-en-france-chez-les-18-85-ans-resultats-du-barometre-sante-2021">Baromètre santé 2021</a> de Santé publique France souligne que 17 % des femmes de 18 à 75 ans ont connu un épisode dépressif caractérisé au cours des 12 derniers mois, contre seulement 10 % chez les hommes.</p>
<p><em>« Ces écarts sont solidement établis par les données épidémiologiques,</em> note le Pr Antoine Pelissolo, chef du service de psychiatrie à l’hôpital Henri Mondor (Créteil). I<em>ls penchent largement en défaveur des femmes en ce qui concerne la dépression et les troubles anxieux. Certes, elles ont davantage tendance à aller consulter et entourent leurs souffrances de plus d’expression, mais c’est loin d’être la seule – et la première –raison qui explique la différence entre les sexes. »</em></p>
<h3><span style="color: #cb543d;">Des facteurs biologiques</span></h3>
<p>C’est alors peut-être du côté biologique qu’il faut s’attarder pour comprendre les écarts hommes-femmes. <em>« Le système hormonal constitue en effet un facteur propice aux troubles dépressifs,</em> souligne Christine Villelongue, présidente de l’association <a href="https://francedepression.fr/">France Dépression</a>. C<em>’est notamment au moment de la maternité que les choses peuvent se compliquer, avec la dépression du post-partum provoquée par un déséquilibre hormonal. »</em> L’enquête nationale périnatale menée en 2021 révélait que cette pathologie concernait 16,7 % des femmes deux mois après leur accouchement. <em>« Problème, elles n’en parlent souvent pas,</em> reprend Christine Villelongue. <em>Elles ont du mal à dire qu’elles ne vont pas bien dans un moment censé être heureux. Elles culpabilisent, mettent du temps à en parler de peur de passer pour de mauvaises mères. Pendant ce temps, leur état se dégrade et peut dégénérer en dépression chronique. »</em></p>
<p>Pour importantes qu’elles soient, ces particularités biologiques n’expliquent que partiellement les écarts en santé mentale entre les femmes et les hommes. <em>« Elles jouent évidement un rôle dans certaines formes de pathologies liées, outre la grossesse, aux perturbations des cycles menstruels et à la ménopause,</em> reprend le Pr Pelissolo. <em>Mais les hypothèses récentes n’en font pas un facteur prépondérant. En réalité, ce sont avant tout des éléments d’ordre psychologique qui déterminent la santé mentale des femmes : la place et le rôle que la société accorde à chacun conditionne le développement de la personnalité, provoquant des effets protecteurs ou, à l’inverse, des vulnérabilités. »</em> Or, en la matière, l’héritage d’un modèle patriarcal reste prégnant et, même si un rééquilibrage des rôles joués par les hommes et les femmes se dessine lentement, ces dernières continuent d‘endosser davantage de responsabilités. <em>« Il pèse sur elles une triple injonction : être à la fois une bonne mère, une bonne conjointe et une bonne professionnelle,</em> résume Marie-Pierre Gariel, administratrice du département protection sociale/santé de l’Union nationale des associations familiales (<a href="https://www.unaf.fr/">Unaf</a>). <em>Cette charge mentale les contraint à être des superwomen dans tous les domaines. »</em></p>
<h3><span style="color: #cb543d;">Le poids de la charge mentale</span></h3>
<p>Selon les chiffres les plus récents de l’Insee, qui datent de 2010, les femmes consacrent en moyenne près de 1h30 par jour de plus que les hommes aux tâches domestiques. Ce sont également elles que l’école contacte plus volontiers quand il s’agit d’aller chercher un enfant malade et qui, de fait, doivent s’absenter du travail. <em>« C’est intégré dans l’imaginaire collectif, ce qui ne fait que pérenniser le modèle »</em>, remarque le Pr Pelissolo. Ce sont toujours elles qui s’investissent le plus fréquemment du suivi de la santé des enfants, pensent aux rappels de vaccination, prennent les rendez-vous médicaux, etc. <em>« Les politiques publiques de conciliation ne permettent par une juste répartition des charges entre les hommes et les femmes,</em> regrette Marie-Pierre Gariel. <em>Il faudrait qu’elles rendent possible la garde des jeunes enfants à un coût soutenable et développent une offre d’accueil diversifiée pour permettre aux mères de concilier leur carrière et leur vie de famille. Cela devrait également passer par une meilleure rémunération du congé parental et par un changement de regard sur les femmes qui choisissent de s’occuper exclusivement de leurs enfants pendant un temps de leur vie. Aujourd’hui, l’image que la société leur renvoie est trop peu valorisante. »</em></p>
<p>A cela s’ajoute une place au travail qui n’est pas la même selon les sexes. <em>« Elles doivent faire souvent beaucoup plus pour être reconnues comme les hommes, comme si elles avaient plus à prouver »</em>, observe Christine Villelongue. Et elles y sont aussi les premières victimes du harcèlement ou des pressions sexistes, <em>« notamment dans les secteurs d’activité où la hiérarchie est particulièrement genrée et ne les protège pas »</em>, précise Antoine Pelissolo. Pas étonnant alors de constater que 44 % des femmes salariées se déclarent en mauvais état de santé psychologique, contre 32 % des hommes, selon les données du Baromètre Santé et qualité de vie au travail 2023 de Malakoff Humanis. Conjuguée à la charge mentale liée à la vie familiale, cette souffrance liée au travail finit parfois par devenir invivable. <em>« Travail, enfant, conjoint, maison : tout contribue à puiser dans l’énergie des femmes,</em> souligne Christine Villelongue. <em>Quand elles ont épuisé toutes leurs ressources en essayant de faire le maximum, elles n’ont plus rien à quoi se raccrocher. Un épuisement sur la durée qui peut alors déboucher sur une dépression. »</em></p>
<h3><span style="color: #cb543d;">25 recommandations pour améliorer la santé mentale des femmes</span></h3>
<p>Publié en juillet 2023, le <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/rapports/ega/l16b1522_rapport-information.pdf">rapport d’information parlementaire</a> cosigné par les députées Pascale Martin et Anne-Cécile Violland propose 25 recommandations visant à améliorer la santé mentale des femmes. Il s’articule autour de plusieurs axes :</p>
<ul>
<li>Sensibilisation et formation : les auteurs préconisent de renforcer la formation des professionnels de santé sur les spécificités de la santé mentale des femmes, d’intégrer cette thématique dans les cursus médicaux et paramédicaux et de sensibiliser le grand public pour lutter contre la stigmatisation ;</li>
<li>Prévention et dépistage : le rapport suggère la mise en place de campagnes de prévention, notamment auprès des adolescentes, et d’instaurer des consultations à des moments clés de la vie des femmes (puberté, grossesse, ménopause) ;</li>
<li>Amélioration de l’accès aux soins : le document propose le développement de structures de proximité, le renforcement des équipes mobiles en psychiatrie et l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs de la santé mentale ;</li>
<li>Prise en charge spécifique : certaines recommandations visent à améliorer l’accompagnement pendant la grossesse et le post-partum, à créer des unités mère-bébé dans chaque région, et à développer des programmes de soutien à la parentalité ;</li>
<li>Lutte contre les violences : le rapport insiste sur la nécessité de renforcer la formation des professionnels de santé sur les violences faites aux femmes et de développer des dispositifs d’accompagnement spécifiques pour les victimes ;</li>
<li>Santé au travail : les députés préconisent d’intégrer la dimension de genre dans les politiques de santé au travail et de lutter davantage contre le harcèlement professionnel.</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>« L’Institut des Maltraitances ambitionne de coordonner des solutions concrètes pour lutter contre les maltraitances envers les adultes vulnérables »</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2025/01/22/linstitut-des-maltraitances-ambitionne-de-coordonner-des-solutions-concretes-pour-lutter-contre-les-maltraitances-envers-les-adultes-vulnerables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 07:21:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement et soutien]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>La ligne nationale d’écoute téléphonique 3977, numéro dédié à lutter contre les maltraitances envers les personnes vulnérables, lance l’Institut des Maltraitances. Le lancement de cet organisme, une initiative unique en Europe, est l’aboutissement de 30 ans d’engagement et d’expérience du réseau ALMA, pour Allô Maltraitance, intégré, depuis sa création en 2014, à la Fédération 3977, soutenue et financée par les pouvoirs publics. Entretien avec Vincent Le Scornet, Directeur Général de la Fédération 3977.</strong></p>
<h3>Comment fonctionne la Fédération 3977 ?</h3>
<p><strong>Vincent Le Scornet –</strong> La <a href="https://3977.org/">Fédération 3977</a> regroupe 600 bénévoles, un numéro d’appel national (3977) et 52 centres qui couvrent 74 départements en France. Nous ciblons principalement les maltraitances envers les personnes âgées et/ou en situation de handicap. Chaque année, nous recevons 60 000 appels, dont 11 000 qui concernent plutôt des suspicions de maltraitance. Les appels reçus font l’objet d’une qualification et les appelants sont, le cas échéant, recontactés par nos centres départementaux en fonction de leur situation géographique. Nos centres sont animés par celles et ceux que nous appelons des « professionnels en situation de bénévolat ». Il s’agit le plus souvent de retraités issus du secteur social ou médico-social. Cependant, notre mission s’arrête à l’échange et au conseil téléphonique. Dès lors qu’il s’agit d’intervenir sur le terrain, nous réorientons les personnes qui ont besoin d’aide vers les services compétents.</p>
<h3>Une telle plateforme ne devrait-elle pas faire l’objet d’une professionnalisation ?</h3>
<p><strong>Vincent Le Scornet –</strong> C’est un argument auquel nous sommes régulièrement confrontés. Or, notre rôle est important dans les situations familiales compliquées. Les appelants se confient en effet plus facilement à des tiers, bénévoles, anonymes, issus de la société civile. Par ailleurs, nos trois décennies de combat et d’expérience sur cette problématique sont précieuses. Mais le sujet est suffisamment grave et délicat pour que nous portions évidemment une grande attention dans le recrutement de nos écoutants ainsi qu’à la qualité de nos formations &#8211; notre organisme de formation est l’un des 5 piliers stratégiques que nous mettons en valeur dans le futur Institut des Maltraitances. Enfin, la légitimité de notre mission est renforcée via le soutien de l’Etat qui considère que notre réseau remplit une mission d’intérêt général.</p>
<h3>Quels sont les types de situations auxquels les écoutants sont le plus souvent confrontés ?</h3>
<p><strong>Vincent Le Scornet –</strong> Dans 70 % des cas, les faits de maltraitance qui nous sont rapportés ont lieu au domicile. Or ce sont les situations les plus délicates à évaluer du fait de l’intrication familiale inhérente. Lorsqu’il s’agit de cas de maltraitance qui se déroulent en établissements médico-sociaux ou en maisons de retraite, il est, en général, plus facile de prendre contact avec le directeur et de résoudre le problème. On considère toutefois qu’à peine 5% des situations de maltraitance sont révélées.</p>
<h3>Comment remédier à ce défaut d’alertes ?</h3>
<p><strong>Vincent Le Scornet –</strong> Les politiques publiques ne se sont pas suffisamment emparés du sujet. Le manque de promotion autour du numéro 3977 en est la preuve si on compare avec les campagnes de communication – légitimes – déployées pour promouvoir, par exemple, le 3919, le numéro d&rsquo;écoute, d&rsquo;information et d&rsquo;orientation pour les femmes, ou le 119, l’accueil téléphonique de l’enfance en danger. Cela nous a conduit à « démarcher » pour nous faire connaître, en particulier auprès des établissements ou services médico-sociaux, ou des EHPAD. Mais rappelons que ce public « ne représente que 30 % de nos appels ». C’est donc auprès du grand public qu’il convient de cibler nos efforts en matière d’information et de prévention contre la maltraitance à l’endroit des personnes âgées ou en situation de handicap.</p>
<h3>Vous menez donc plusieurs combats au niveau de la prévention ?</h3>
<p><strong>Vincent Le Scornet –</strong> Effectivement, il est indispensable qu’un maximum de cas de maltraitance avérés soient rapportés, mais dans le même temps il faut faire en sorte que cette maltraitance n’ait pas lieu. Il est essentiel de sensibiliser la population sur ce que sont ces maltraitances. En effet, il s’agit parfois de maltraitance sans intention de malveillance. Prenons l’exemple d’un couple âgé dont l’un des deux est devenu l’aidant de son conjoint, en situation de dépendance ou de handicap. Si l’entourage de l’aidant ne le soutient pas, l’aidant s’épuise littéralement et parfois la maltraitance peut apparaître sans aucune mauvaise intention a priori. Sur un tel sujet, la prévention est forcément systémique. Chacun doit prendre sa part de responsabilité pour que se mette en place une véritable solidarité autour de la vieillesse et du handicap. L’Institut que nous créons ambitionne d’imaginer et de coordonner des solutions concrètes pour lutter contre ces maltraitances.</p>
<h3>Pourquoi créez-vous aujourd’hui l’Institut des Maltraitances ?</h3>
<p><strong>Vincent Le Scornet –</strong> Notre volonté est de valoriser la richesse de notre écosystème, que nous avons l’intention d’étoffer encore. Les premières pièces de cet écosystème, qui correspondent à nos 5 piliers stratégiques, sont un conseil scientifique, un comité éthique, un observatoire des maltraitances, un organisme de formation et un fonds de dotation. Nous espérons que tous ces outils pourront venir en appui des politiques publiques. Le fonds de dotation pourra nous permettre d’engager des actions, des appels à projets, afin de travailler avec davantage de moyens. Nous espérons aussi que cet écosystème, un outil unique puisque le premier de ce genre en Europe, entraîne des dynamiques vertueuses, permettant d’offrir à cette thématique une réelle visibilité. Enfin, notre but est que les pouvoirs publics mettent en place une politique forte de lutte contre les maltraitances faites aux personnes âgées ou en situation de handicap.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1737470585205 row-container" style="padding-top: 20px ;padding-right: 20px ;padding-left: 20px ;background-color: #EEEEEE ;border-radius: 25px ;" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column vc_custom_1737470492876"  style="background-color: #EEEEEEEE ;"><p>L’Institut des maltraitances est lancé ce 22 janvier, à l’occasion d’un colloque autour du thème : « Agir pour les adultes vulnérables en situations de maltraitances. Le sociétal, le domicile, l’intime ». Organisée au <a href="https://solidarites.gouv.fr/sites-et-ressources-utiles-contre-la-maltraitance">ministère des Solidarités</a>, cette journée se déclinera en débats et tables rondes, réunissant médecins gériatres, magistrats, avocats historiens et personnalités de l’associatif.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
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		<title>50 ans de la loi sur l’IVG : l’accès à l’avortement demeure inégal</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2025/01/17/50-ans-de-la-loi-sur-livg-lacces-a-lavortement-demeure-inegal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 09:06:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Le 17 janvier 1975, était promulguée la loi Veil consacrant le droit de recourir à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Cinquante ans plus tard, le combat continue. Le Planning familial appelle les pouvoirs publics à améliorer l’accès à l’IVG.</strong></p>
<p>Même si des romans, documentaires, films, pièces de théâtre, récits, etc., en témoignent régulièrement depuis plusieurs années, il est parfois difficile de réaliser qu’avant la loi Veil, l’avortement était considéré comme un crime, jugé par une cour d’assises et puni par une peine de réclusion, conformément à la loi du 31 juillet 1920 réprimant la provocation à l’avortement et à la propagande anticonceptionnelle.</p>
<p>D’ailleurs, les débats parlementaires sur le projet de loi visant à dépénaliser l’avortement et, de ce fait, à autoriser l’interruption volontaire de grossesse (IVG), furent longs et houleux, et le discours du 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale (composée alors de 481 hommes et 9 femmes), de Simone Veil, ministre de la Santé du gouvernement Pompidou chargée de porter ce projet, historique bien sûr pour les femmes, enfin libres de leurs choix, mais également pour la société en général.</p>
<p><em>« La profonde modification de la législation proposée à la nation […] en faveur d’une solution à la fois réaliste, humaine et juste »</em>, selon les propres termes de Simone Veil, fut adoptée le 20 décembre par 284 voix pour et 189 contre (dont celles de la majorité présidentielle) pour une durée provisoire de cinq ans. Le 17 janvier 1975, la loi était promulguée, mettant enfin un terme au calvaire de bien des femmes, voire jeunes filles, qui devaient pour mettre fin à leur grossesse le faire clandestinement, parfois au péril de leur vie.</p>
<p>Cinquante ans après, et malgré la consécration constitutionnelle du 8 mars 2024, – faisant de la France le premier pays au monde à « sanctuariser » le droit à l’IVG – l’accès à l’avortement demeure fragile. <em>« Tout le monde parle d’avortement, mais connait-on vraiment la réalité du terrain ? »</em> s’interrogeait le Planning familial, en septembre 2024, lors de la publication de son <a href="https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial/barometre-IVG">premier baromètre de l’accès à l’avortement</a>. Constat : outre une inégalité d’accès, des obstacles, des tabous subsistent encore : manque de structures, délais d’attente trop longs, jugements, voire pressions. Un chiffre : 1 femme sur 2 n’a pas obtenu d’arrêt maladie pour avorter.</p>
<p>Ces résultats ont conduit le Planning familial à saisir les pouvoirs publics. Objectif, demander la mise en place d’une politique générale engagée sur la question de l’avortement. Le 7 janvier dernier, l’association a adressé à l’actuel gouvernement (Bayrou) un plan d’amélioration de l’accès à l’avortement qui tient en<a href="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2025/01/Plan-damelioration-de-l-acces-IVG_Planning-familial-1.pdf"> <strong>dix recommandations</strong></a>, articulées autour de 3 axes essentiels : l’information, la simplification du parcours et une couverture de l’ensemble du territoire.</p>
<p>Partout, le Planning familial, via ses 80 associations départementales, organisent des événements pour célébrer le cinquantenaire de la loi sur le droit à l’IVG. Pour découvrir ces manifestations, cliquez <a href="https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial/le-planning-familial-fete-les-50-ans-du-droit-lavortement-2717">ici</a>.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_btn3-container vc_btn3-inline vc_do_btn" ><a class="vc_general vc_btn3 vc_btn3-size-md vc_btn3-shape-round vc_btn3-style-flat vc_btn3-color-danger" href="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2025/01/Plan-damelioration-de-l-acces-IVG_Planning-familial-1.pdf" title="10 recommandations pour améliorer l&#039;accès à l&#039;IVG aujourd&#039;hui en France - Le Planning Familial" target="_blank">10 recommandations pour améliorer l'accès à l'IVG aujourd'hui en France - Le Planning Familial</a></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
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		<title>Coup de projecteur sur les actions d’associations membres de France Assos Santé mobilisées contre les dangers de l’alcool</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:50:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[Une conférence itinérante avec la CAMERUP à l’adresse des parents d’ados pour prévenir les premières « cuites », des visites [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une conférence itinérante avec la CAMERUP à l’adresse des parents d’ados pour prévenir les premières « cuites », des visites en prison par VIE LIBRE aux détenus malades alcooliques, la réalisation d’un documentaire et d’une série soutenue par Entraid&rsquo;addict afin de promouvoir la débanalisation de la consommation d’alcool : focus sur certaines actions d’associations membres de France Assos Santé contre les risques de l’alcool, à la faveur du Défi de janvier.</strong></p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Les visites de VIE LIBRE en établissements pénitentiaires</span></h3>
<p>Les premières rencontres de l’association avec des détenus ont eu lieu en 1978, à la demande d’un aumônier qui intervenait à la prison de Toul et était désireux d’aider des détenus malades alcooliques. Aujourd’hui, <a href="https://www.vielibre.org/">VIE LIBRE</a> est l’association référente en milieu carcéral sur le sujet de l’alcool et autres addictions. Elle intervient dans 35 prisons au niveau national grâce aux visites de ses « Délégués Vie Libre Prison », des militants de l’association spécifiquement formés. Rappelons que VIE LIBRE est une association de buveurs guéris, d’abstinents volontaires et de sympathisants, qui agissent pour permettre à des personnes malades de se libérer de leur dépendance à l’alcool. <em>« Pour un malade alcoolique, l’incarcération est une double peine, explique Patrick Poupelloz, Délégué Vie Libre Prison depuis plus de vingt ans à la section d’Albertville. En plus de la privation de liberté, il est aussi soumis à une privation d’alcool. Outre la pénibilité d’un arrêt brutal, si aucun accompagnement n’est prévu, à la sortie de prison, l’alcool ou d’autres drogues reviennent en force dans la vie de ceux qui souffrent d’addiction. »</em> Et de préciser que <em>« 60 à 70 % des incarcérations sont dues à l’alcool, puisque l’alcool favorise évidemment les passages à l’acte. Malheureusement, seule une minorité des détenus demandent à rencontrer le mouvement d’entraide VIE LIBRE, et parmi eux, un certain nombre le font uniquement car cela peut les aider à obtenir une réduction de peine »</em>. Pour autant, de belles victoires sont régulièrement enregistrées et il arrive que des détenus, une fois libérés, adhèrent, à leur sortie, à l’association. Au centre pénitentiaire de Caen, certaines personnes incarcérées sont même membres bénévoles de l’association et autorisés à animer des réunions au sein de l’établissement.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">« Comment parler d’alcool avec mon ado ? » En tournée avec la CAMERUP et Guylaine Benech</span></h3>
<p>La Coordination des Associations et Mouvements d&rsquo;Entraide Reconnus d&rsquo;Utilité Publique (<a href="https://www.camerup.fr/">CAMERUP</a>) a lancé un partenariat avec la sociologue Guylaine Benech &#8211; spécialiste de la prévention de la consommation d’alcool des jeunes &#8211; à l’occasion de la sortie en juin 2024 de son livre <a href="https://www.sapremierecuite.fr/"><em>Sa première cuite</em></a>. Présenté comme un manuel de prévention positive autour de l’alcool, il est destiné aux parents, aux grands-parents et à tous les adultes qui se demandent comment parler d’alcool avec les enfants et les adolescents. Une série de conférences baptisées « C’est ma tournée », en présence de l’auteure, se tient un peu partout en France pour aborder cette épineuse thématique. La première a eu lieu en novembre 2024, à Perros-Guirec avec la municipalité et l’association Les Amis de la Santé des Côtes d’Armor, affiliée à la Fédération Nationale des Amis de la Santé, membre de la CAMERUP. Ces conférences participatives gratuites s’organisent en lien avec des partenaires locaux. L’idée est de créer un échange avec le public grâce à des animations et des questions ludiques. L’objectif est de faire le point sur le rapport des adolescents à l’alcool et la manière, donc, d’aborder le sujet de l’alcool en famille. Certains participants se déplacent d’ailleurs en famille. <em>« Souvent les personnes présentes lors de ce type d’échange déclarent avoir changé leur représentation et leur façon de penser les questions de prévention dans le cadre familial »</em>, confie Guylaine Benech. Beaucoup de parents, raconte-t-elle, estiment qu’il est contre-productif d’interdire à ses enfants de boire de l’alcool : <em>« C’est une des idées reçues les plus frappantes »</em>. Or la littérature scientifique montre que les adolescents dont les parents ont exprimé une interdiction face à l’alcool, boivent moins et sont moins souvent ivres que les adolescents qui n’ont pas été confrontés à cette interdiction. Bien entendu Guylaine explique aux parents comment formuler et poser le cadre de cet interdit. Ces conférences ont également pour but de faire connaître au plus grand nombre l&rsquo;existence des associations d&rsquo;entraide locales, et le soutien qu&rsquo;elles apportent au quotidien aux personnes en difficulté avec une addiction.</p>
<h3><span style="color: #ff9900;">Moteur, ça tourne… avec Entraid’addict !</span></h3>
<p>Au sein de la Fédération <a href="https://www.entraidaddict.fr/qui-sommes-nous">Entraid&rsquo;addict</a>, l’une des actions prioritaires est la débanalisation des usages de substances et notamment de l’alcool chez les jeunes. Ainsi, lorsque Mathieu Thullier, 22 ans, débarque à l’association et leur propose de participer à la réalisation d’un documentaire sur sa propre expérience pour se sevrer à la fois de l’alcool et du tabac dans le cadre de la préparation d’un grand défi sportif, Entraid&rsquo;addict n’hésite pas une seconde. Grâce au soutien du fonds de lutte contre les addictions, le tournage relate l’entraînement du jeune homme en vue de réaliser un triathlon Ironman (l’un des plus longs de la discipline) en 2023. Pourquoi un tel défi ? Parce que Mathieu sentait qu’il fumait et buvait trop et qu’il lui fallait un objectif fort pour arrêter. <em>« Nous avons été immédiatement interpellés par la maturité d’esprit, par la prise de conscience de Matthieu par rapport à sa consommation d’alcool, rare pour son âge, et tenions absolument à le soutenir dans ce projet de documentaire, baptisé </em><a href="https://nouveausouffledocu.fr/">Nouveau Souffle</a><em>, qui suit son parcours pendant quelques mois et est ponctué d’interventions d’experts »</em>, commente Laurent Muraro, coordinateur général de la Fédération Entraid&rsquo;addict. Présenté en avant-première en avril 2024, le film a déjà fait l’objet d’une dizaine de projections-débats.</p>
<p>Dans la même veine, Entraid&rsquo;addict est également engagée dans la production et la promotion d’une mini-série, réalisée sous l’impulsion de Vincent Moreau, créateur d’Abstème média, qui a choisi la sobriété après des années d’excès et un grave accident de trottinette. Chaque épisode de la série présente des personnes qui ont préféré dire non à l’alcool pour un temps ou définitivement. L’idée est de promouvoir une normalisation de la non-consommation d’alcool &#8211; sans pour autant prôner l’abstinence absolue &#8211; mais en allant vers le respect du choix de chacun. <em>« Beaucoup de personnes, parmi celles qui relèvent le <a href="https://defi-de-janvier.fr/">Défi de janvier</a>, témoignent souvent du manque de soutien de leur entourage, voire de leur insistance à leur proposer de l’alcool et de leur propension à les désigner comme des rabat-joie »</em>, regrette Laurent Muraro.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tabagisme chez les femmes : des risques multiples pour leur santé</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2024/11/22/tabagisme-chez-les-femmes-des-risques-multiples-pour-leur-sante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 13:57:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[La France compte aujourd’hui 12 millions de fumeurs, dont un peu moins d’un quart sont des femmes, selon Santé public [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France compte aujourd’hui 12 millions de fumeurs, dont un peu moins d’un quart sont des femmes, selon Santé public France. Si ces dernières s’exposent aux mêmes risques pour la santé que les hommes qui fument, elles encourent aussi des risques spécifiques supplémentaires, souvent méconnus et négligés. La 9e édition du <a href="https://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/">mois sans tabac</a> est l’occasion de les passer en revue.</strong></p>
<p>En 2022, plus de 3 personnes de 18 à 75 ans sur 10 déclaraient fumer (31,8 %), dont un quart quotidiennement (24,5 %). Et parmi ces fumeurs, 21,7 % sont des femmes. Le tabagisme demeure un <a href="https://alliancecontreletabac.org/wp-content/uploads/2023/10/Rapport-Tabagisme-Femmes-France-CEDAW.pdf">marqueur social</a> : plus le revenu est faible, plus la prévalence du tabagisme est forte (33,6 % contre 21,4 %). De même, la prévalence tabagique est nettement plus élevée parmi les personnes au chômage (42,3 %) que chez les étudiants (19,1 %) ou les actifs qui ont un emploi (26,1 %).</p>
<p>Davantage touchées par les problèmes de précarité sociale et économique et le chômage, les femmes sont d’autant plus affectées par le tabagisme. Ce facteur d’inégalité sociale et de santé est encore renforcé par une surexposition aux risques sanitaires encore méconnue des femmes fumeuses, rapporte le Comité national contre le tabagisme (<a href="https://cnct.fr/tabac-sante/risques-specifiques-femmes-sante-tabac/#_ftn7">CNCT</a>).</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un surrisque de cancer du poumon</span></h3>
<p>Si la mortalité des hommes causée par le tabac est en recul, celle des femmes, en revanche, connaît une croissance continue. Entre 2000 et 2015, le <a href="https://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2019/15/2019_15_2.html">nombre de décès</a> attribuables au tabac a doublé chez les femmes, passant d’environ 8 000 (3,1 % de tous les décès chez la femme) à près de 20 000 décès (6,9 %). Dans la tranche d’âge des 35/64 ans, un décès sur cinq est attribuable au tabac et le <a href="https://www.ligue-cancer.net/questce-que-le-cancer/les-types-de-cancer/cancer-du-poumon">nombre de cancer des poumons a doublé chez les femmes</a>. La mortalité par cancer du poumon en Europe est actuellement supérieure à celle par cancer du sein, pourtant plus fréquent. Ces femmes, nées dans les années 1950, ont commencé à fumer en nombre plus tardivement que les hommes, dans les années soixante-dix.</p>
<p>Actuellement en cours, l’<a href="https://www.aphp.fr/actualite/depistage-du-cancer-du-poumon-par-scanner-faible-dose-lap-hp-poursuit-letude-pilote">étude CASCADE</a>, première étude sur des femmes volontaires pour le dépistage par scanner faible dose du cancer du poumon, des maladies coronariennes et de l’ostéoporose (trois pathologies favorisées par le tabagisme), promue par l’Assistance Publique &#8211; Hôpitaux de Paris (APHP), fait ressortir que le taux de dépistages positifs est plus élevé chez les femmes, en comparaison avec celui de l’<a href="https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1911793">étude NELSON</a> qui était très majoritairement masculine (2.1 versus 0.9 %). L’une des explications pourrait tenir à la plus forte concentration de la fumée sur une surface des voies respiratoires plus restreinte chez les femmes.</p>
<p>Autre conséquence du tabagisme, la forte augmentation du nombre de femmes atteintes de maladies cardiovasculaires. L’incidence des infarctus du myocarde avant 65 ans a augmenté de 50 % chez les femmes, contre 16 % chez les hommes. En effet, si le statut hormonal des femmes les protège des maladies cardiovasculaires, ce bénéfice disparaît en cas de consommation de tabac et, à tabagisme égal, les femmes auraient un <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21839503/">surrisque de maladie coronaire</a> de l’ordre de 25 %. De plus, l’association du tabac avec la contraception oestro-progestative induit un risque majoré d’accidents cardiovasculaires, notamment après la ménopause.</p>
<p>D’autres conséquences associées au tabagisme sont spécifiques aux femmes : la consommation de tabac active ou passive, par inhalation, augmente de 10 à 40 % le risque de développer un cancer du sein, selon le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC). Le tabagisme favorise aussi le risque de cancer du col de l&rsquo;utérus, il perturbe les cycles menstruels et diminue la fécondité d’environ un tiers. Lors de la grossesse, la consommation de tabac peut avoir de graves conséquences sur la santé de la mère et de l’enfant, selon le <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/tabac/documents/enquetes-etudes/consommation-de-tabac-et-d-alcool-pendant-la-grossesse.-resultats-du-barometre-de-sante-publique-france-2021">Baromètre 2021</a> de Santé publique France. Par ailleurs, la ménopause intervient en moyenne deux ans plus tôt chez les fumeuses, avec des risques augmentés d’ostéoporose.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un accompagnement global pour arrêter</span></h3>
<p>Substance très addictive, le tabac crée une triple dépendance : chimique, liée à la nicotine, comportementale, liée aux habitudes (la cigarette qui va avec le café, etc.), et psychologique, car le fait de fumer est une façon de pallier certaines difficultés. Du fait de ces dépendances multiples, l&rsquo;arrêt du tabac nécessite de changer l&rsquo;ensemble de ses comportements.</p>
<p>On entend souvent qu’arrêter de fumer est une question de volonté alors qu’elle n’entre en rien dans le fait de réussir, ou pas, à se sevrer. En cas d’addictions, le circuit qui gère la volonté au niveau cérébral est « shunté » : <em>« C’est la raison pour laquelle le travail sur les motivations personnelles, le soutien psychologique de professionnels, les encouragements des proches et la déculpabilisation sont si importants »</em>, souligne Laurent Muraro, coordinateur général d’<a href="https://www.entraidaddict.fr/">Entraid’Addict</a>.</p>
<p>Si 6 fumeurs sur 10 déclarent vouloir arrêter la cigarette, une minorité seulement y parvient sans aide extérieure. En revanche, être accompagné par un professionnel de santé augmente de 70 % les chances de réussir son sevrage, selon le CNCT. Le volet psycho comportemental de l’accompagnement est d&rsquo;autant plus important que les femmes sont moins réceptives au traitement de substitution nicotinique.</p>
<p>L’accompagnement commence par un entretien pour permettre à la personne qui souhaite arrêter de fumer de s’interroger sur ses motivations profondes. « Arrêter de fumer, c&rsquo;est abandonner quelque chose qui est vécu comme une source de plaisir ou une aide à vivre. Il y a une sorte de deuil et de changement de projet à faire. Il faut donc remplacer le tabac par quelque chose qui soit vécu comme une récompense », estime Marie Pierre Revel, cheffe de service de radiologie à l&rsquo;hôpital Cochin, investigatrice principale de l&rsquo;étude Cascade.</p>
<p>Ces motivations personnelles sont primordiales pour se sevrer du tabac et éviter une rechute. <em>« Beaucoup de femmes qui arrêtent de fumer au moment de la grossesse reprennent juste après parce qu’elles n’arrêtent pas pour elles-mêmes mais pour leur bébé »</em> abonde Emmanuel Ricard, porte-parole et délégué au service Prévention et Promotion du dépistage de la <a href="https://www.ligue-cancer.net/questce-que-le-cancer/les-types-de-cancer/cancer-du-poumon">Ligue contre le cancer</a>.</p>
<p>Pour Laurent Muraro, <em>« l‘accompagnement a pour but de permettre à la personne qui veut arrêter de fumer de se dire que ce changement est important pour elle, qu’elle est décidée à changer et qu’elle a confiance en sa capacité de changer. »</em></p>
<p>La personne qui souhaite arrêter de fumer passe ensuite en revue toutes ses habitudes de consommation afin d’analyser sa dépendance au tabac : Combien de cigarettes ? Quand ? Où ? Avec qui ? À quelle émotion est associée la cigarette ? Cette étape est essentielle pour déterminer le bon traitement et la <a href="https://www.tabac-info-service.fr/article/9-conseils-pour-arreter-de-fumer">stratégie la plus efficace</a> pour soi, et notamment si on veut arrêter de manière nette ou progressive.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Davantage de contraintes et donc de stress à gérer</span></h3>
<p>Quand on se sent particulièrement stressé ou anxieux, le tabac, selon les fumeurs, aide à tempérer les tensions ressenties. En fait, l’effet de la cigarette est relativement bref, et ce qu’on éprouve le plus souvent est le manque qui génère des sensations négatives. Le réflexe consiste alors d&rsquo;apaiser ces sensations négatives liées au manque en fumant. <em>« Finalement, la cigarette supprime les émotions négatives qu&rsquo;elle a elle-même créées dans ce mécanisme d&rsquo;addiction »</em>, souligne Olivier Smadja, tabacologue à Santé publique France.</p>
<p>Chez les personnes très dépendantes, le tabac est ancré dans le quotidien et la privation peut générer des accès de panique. Les conditionnements en place doivent être pris en compte. Pour cette raison, il est préférable de changer certaines habitudes quand on arrête de fumer. Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) aident à substituer de nouvelles habitudes aux anciennes, liées au tabac, pour gérer le stress différemment.</p>
<p>La difficulté à arrêter de fumer pour les femmes est rehaussée, rappelle Emmanuel Ricard, «<em> par les contraintes et les attentes sociétales qui pèsent davantage sur les elles que sur les hommes »</em>. Le stress généré par le manque s’ajoute ainsi au stress du quotidien. En termes sociétaux, la pression autour de la minceur et la peur de prendre du poids sont parfois des freins au sevrage tabagique et doivent aussi être intégrées dans l’accompagnement.</p>
<p>La nicotine diminue l&rsquo;appétit, augmente les dépenses en énergie et ralentit le stockage des graisses. Quand on arrête de fumer, on passe d’un hypermétabolisme à un métabolisme normal, il n’est pas rare de prendre 2 à 3 kg. Faire un peu d’exercice, en empruntant l’escalier plutôt que l’escalator par exemple, permet de limiter cette prise de poids. <a href="https://pro.tabac-info-service.fr/var/tis/storage/original/application/60c2ab51a385c38d979de9bea6bbbd19.pdf">Tabac Info Service</a> permet de bénéficier d&rsquo;une prise en charge gratuite avec un tabacologue nutritionniste qui détermine au fil du suivi de la nécessité d&rsquo;un bilan nutritionnel.</p>
<p>Enfin, si on a tout à gagner à arrêter de fumer, il faut parfois faire preuve de patience et, à ce titre, ne pas se démoraliser. Plusieurs tentatives sont parfois nécessaires avant de réussir à arrêter de fumer. Mais chaque essai permet de mieux se connaître et d’identifier les facteurs de rechute. <em>« A chaque reprise, les personnes sont mieux armées pour la tentative suivante »</em>, assure Olivier Smadja.</p>
<p><strong>Ressources</strong></p>
<p style="padding-left: 40px;">• Le 39 89, numéro d’aide à distance de Tabac info service, accessible aux personnes sourdes ou malentendantes via la <a href="https://app.acce-o.fr/client/tabac-info-service">plateforme Acceo</a>.</p>
<p style="padding-left: 40px;">• Le site internet tabac-info-service.fr propose de nombreux contenus d’aide et outils d’accompagnement (mise en contact avec un tabacologue, témoignages, questions/réponses…).</p>
<p style="padding-left: 40px;">• L’<a href="https://www.tabac-info-service.fr/je-me-fais-accompagner/je-telecharge-l-application-pour-arreter-de-fumer">application Tabac info service</a> propose un programme complet pour optimiser ses chances d’arrêt définitif du tabac. Elle permet notamment aux personnes qui ont choisi d’arrêter de fumer progressivement, d’enregistrer et de suivre au quotidien la diminution de leur consommation. Cette application est conçue pour accompagner les 30 premiers jours de sevrage. En effet, les symptômes du manque liés à l’arrêt du tabac diminuent considérablement au cours de cette période. Parvenir à ne pas fumer pendant ce laps de temps multiplie par cinq les chances d’arrêter définitivement.</p>
<p style="padding-left: 40px;">• Pour les thérapies cognitives et comportementales (TCC), les Centres de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) et les consultations hospitalières sont à privilégier afin d’être pris en charge par l&rsquo;Assurance maladie. Les coordonnées des 385 CSAPA sont accessibles notamment sur <a href="https://drogues-info-service.fr/">drogues-info-service.fr</a></p>
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		<title>Déplacements pour raisons de santé : quand débrouille et solidarité s’en mêlent</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2024/10/22/deplacements-pour-raisons-de-sante-quand-debrouille-et-solidarite-sen-melent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 15:20:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement et soutien]]></category>
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					<description><![CDATA[Comment se rendre à une consultation ou à un examen médical quand on est fragile, malade, qu’on ne dispose pas [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment se rendre à une consultation ou à un examen médical quand on est fragile, malade, qu’on ne dispose pas d’un véhicule personnel et que le trajet n’est pas pris en charge par l</strong><strong>’</strong><strong>Assurance maladie ? Beaucoup de patients ont recours au système D, et notamment aux transports solidaires. </strong></p>
<p>A Monnières, en Loire-Atlantique, petite commune de 2 000 âmes, Nicole, 90 ans, veuve et sans enfant, se sent un peu isolée. Le bourg le plus proche, où se trouvent pharmacie et médecin traitant, est à 4 km, et pour les soins plus lourds, comme la petite chirurgie qu’elle a dû subir l’an dernier, hôpital et cliniques sont à Nantes, à plus de 20 km. Impossible de s’y rendre par ses propres moyens, elle ne conduit plus depuis des années. Quant au taxi, si on ajoute au trajet le temps d’attente chez le praticien, la facture serait bien trop salée pour sa petite retraite.</p>
<p>Heureusement, les « <a href="https://les-roues-dsecours-du-vignoble.fr/">Roues d’Secours du Vignoble</a> » sont là ! Fondée en 2018, cette association de transport solidaire aide les habitants de sa communauté de communes qui n’ont pas de moyen de locomotion à se déplacer pour des démarches essentielles comme les courses ou les visites médicales. Les chauffeurs, en général jeunes retraités, sont tous bénévoles, et la plupart des bénéficiaires, des personnes âgées aux revenus modestes. Une petite contribution (35 à 45 centimes par kilomètre) leur est demandée pour participer aux frais d’essence : <em>« Un aller/retour à Nantes leur revient à une vingtaine d’euros, rien à voir avec le coût d’un taxi »</em>, insiste le président de l’association Jean-Marc Peignen, qui reconnait que les rendez-vous médicaux constituent l’essentiel des déplacements demandés. <em>« La population vieillit, les personnes âgées ont régulièrement besoin d’aller voir leurs médecins, généralistes ou spécialistes, et les proches, quand il y en a, ne sont pas forcément disponibles. La demande ne cesse de croître »</em>, précise-t-il. Nicole est pleine de gratitude. « <em>Sans eux</em>, dit-elle, <em>je ne sais pas comment je ferais… en plus, c’est agréable, car les bénévoles qui nous accompagnent sont très sympas ! </em>»</p>
<p>« Les roues d’Secours du Vignoble » font partie de l’Udams 44, Union Départementale d’Accompagnement à la Mobilité Solidaire qui fédère les associations de transport solidaire en Loire-Atlantique. Elles sont une cinquantaine, et constituent sans doute en la matière le maillage départemental le plus serré, en France. En 2023, leurs 1 800 bénévoles ont parcouru plus d’un million de kilomètres, pour des raisons médicales dans les deux tiers des cas, avec un trajet moyen d’environ 25 kilomètres aller-retour.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Les médecins font moins de tournées à domicile</span></h3>
<p><em>« Notre mission devient d’autant plus essentielle que les territoires ruraux ont de moins en moins de services de proximité et que les médecins n’ont plus &#8211; ou en tout cas beaucoup moins &#8211; le temps de se déplacer chez le patient, il faut de plus en plus aller jusqu’à eux »</em>, déclare Christian Busnel qui a créé en mai 2024 l’association « <a href="https://www.couesnon-marchesdebretagne.fr/attractivite-territoriale/mobilites/">Déplacements solidaires Couesnon Marches de Bretagne </a>», en Ille et Vilaine.</p>
<p>Des initiatives comme celles-ci, il y en a des centaines en France, souvent soutenues voire portées par des fédérations comme <a href="https://www.famillesrurales.org/">Familles Rurales</a>, mais aussi par la Mutualité Sociale Agricole, l‘Assurance Maladie et les départements. Dans le Loir et Cher, le dispositif <a href="https://www.departement41.fr/services-en-ligne/etre-accompagne/transport-solidarite-sante/">Transport Solidarité Santé</a> permet ainsi aux assurés aux ressources modestes, isolés géographiquement et dans l’impossibilité de se déplacer, de recourir à un taxi pris en charge par le Conseil général et les caisses d’Assurance maladie pour se rendre à des consultations, des soins ou encore des dépistages.</p>
<p>Outils de prévention, d’accès aux soins, et de soutien aux plus fragiles et aux plus isolés, ces solutions de mobilité solidaire n’ont pas l’ambition d’entrer en concurrence avec les missions spécifiques des transports dits « sanitaires », qui sont, eux, remboursés sur prescription médicale.</p>
<p>Sous certaines conditions, en effet, l’Assurance maladie assume tout ou partie des frais de transport des assurés qui doivent se rendre à un examen, suivre un traitement particulier ou rentrer à domicile après une hospitalisation. Les transports se font dans ce cas par taxi conventionné, véhicule sanitaire léger (VSL) ou ambulance, en fonction de l’état du patient.</p>
<p>Si nombre d’assurés y sont théoriquement éligibles, notamment les patients qui sont en affection de longue durée (ALD), à l’instar de l’insuffisance rénale, le diabète, le cancer, etc., le recours à ces transports sanitaires reste néanmoins compliqué.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un accès aux transports sanitaires parfois difficile</span></h3>
<p>D’abord parce qu’il est loin d’être systématique : <em>« C’est faux de penser qu’une ALD enclenche automatiquement l’accès à ces transports remboursés</em>, commente Camille Flavigny, directrice Droit et soutien des personnes à la <a href="https://www.ligue-cancer.net/">Ligue contre le cancer</a>. <em>Depuis 2011, les conditions sont de plus en plus restrictives pour en bénéficier, et les démarches pour justifier le déplacement ou trouver les transporteurs agréés, compliquées, et donc épuisantes pour des patients déjà éprouvés par la maladie »</em>.</p>
<p>Deuxième limite : les taxis conventionnés et ambulances sont très demandés, donc pas toujours accessibles. <em>« Des personnes handicapées nous appellent parfois parce qu’elles ne trouvent pas de véhicule sanitaire léger disponible pour les conduire le jour du rendez-vous »</em>, illustre Audrey Schlesser, chargée du dispositif Mobilité solidaire pour Familles Rurales, en Moselle.</p>
<p>La qualité du service rendu n’est pas non plus toujours optimale. <em>« Nous avons des problématiques spécifiques notamment aux outre-mer, avec un manque d’équipements et le non- respect de certaines prises en charge</em>, reprend Camille Flavigny, <em>mais aussi, plus classiquement, des difficultés de retards et de temps d’attente pour les patients</em> ».</p>
<p>Autre reproche récurrent : les transports sanitaires refuseraient parfois le déplacement, comme l’attestent de nombreux témoignages. Nathalie, touchée par un cancer du sein il y a deux ans, raconte ainsi qu’elle a dû se résoudre à solliciter des amis pour se rendre à ses séances de chimiothérapie, voire à payer de sa poche des trajets en Uber. <em>« Aucune société ne voulait venir chez moi car j’habite en centre-ville, pas loin de l’hôpital : comme elles sont payées au kilomètre et qu’elles risquaient des embouteillages, elles ne trouvaient pas ça assez rentable », </em>témoigne-t-elle avec amertume.</p>
<p>Secrétaire générale de la Fédération nationales des accidentés du travail et des handicapés (<a href="https://www.fnath.org/">FNATH</a>), Sophie Crabette déplore également cette situation. <em>« Certains ne nos adhérents nous disent prendre exprès des rendez-vous chez des professionnels de santé loin de chez eux pour être sûrs qu’un transport sanitaire acceptera de les prendre en charge, car si c’est trop près, et que le déplacement est trop court, ils refusent. »</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Les transports, une problématique croissante pour les patients</span></h3>
<p>D’une façon générale, la FNATH fait le constat de <em>« problèmes récurrents et même croissants »</em> concernant les transports. « <em>L’augmentation de la franchise sur les transports sanitaires, qui a doublé, en mars 2024, pour passer de 2 euros à 4 euros par trajet, soit </em><em>8 euros l’aller/retour,</em> <em>est une inquiétude de plus pour les patients </em>», insiste Sophie Crabette.</p>
<p>Une inquiétude qui s’ajoute à l’éventualité d’une mutualisation de certains trajets sanitaires. Pour limiter les frais, l’Assurance maladie qui l’encourage déjà compte en effet contraindre certains patients, sous peine de pénalités financières, à accepter le covoiturage dans les taxis conventionnés. Pour faire des économies, le trajet serait partagé à plusieurs. La mesure, qui figure dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, attend toujours son décret d’application mais déjà, des patients craignent, avec cette nouvelle formule &#8211; certes plus économique &#8211; de la fatigue, une perte de temps, un impact psychologique douloureux et surtout de possibles transmissions virales dangereuses pour leur santé.</p>
<p>« <em>Entre les déserts médicaux et la dégradation de la prise en charge des transports sanitaires, la famille, la solidarité &#8211; via le bénévolat ou l’action sociale &#8211; ou encore les services payants comme les taxis ou les Uber apparaissent de plus en plus comme indispensables à l’accès aux soins des patients »</em>, note Sophie Crabette.</p>
<p>Autant de frais « invisibles » dans les statistiques officielles, mais qui peuvent peser lourd, et générer des renoncements aux soins. <em>« Soit on paie, soit on a de l’aide, soit on renonce à se déplacer »,</em> résume Camille Flavigny, de la Ligue contre le cancer.</p>
<p><em>« Dans mon département, les gens vont deux fois moins souvent chez le médecin que la moyenne nationale », </em>relève Patrice Joly. Sénateur socialiste de la Nièvre, département rural, il plaide pour le remboursement des frais de transport de tous les patients qui vivent dans une zone sous-dotée et doivent faire des kilomètres pour se faire soigner. <em>« La désertification médicale est une carence qui vient de l’Etat, c’est à l’Etat et pas au patient d’en assumer les conséquences financières en termes de transport »</em>, souligne l’élu. Sa proposition de loi, déposée en août 2023, n’a toujours pas été examinée.</p>
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		<title>« Parlons neurostimulation » : un podcast de l’AFVD pour la Journée Mondiale contre la douleur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 07:46:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigue et douleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout savoir sur la neurostimulation : c’est la proposition de l’Association francophone vaincre la douleur (AFVD). En prévision de la Journée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout savoir sur la neurostimulation : c’est la proposition de l’Association francophone vaincre la douleur (AFVD). En prévision de la Journée Mondiale contre la douleur de ce 15 octobre, l’association a réalisé un podcast au titre incitatif : « Parlons neurostimulation ». Pédagogique, cette initiative s’inscrit dans une démarche de sensibilisation et de transmission, voire d’éducation thérapeutique. Le podcast est disponible gratuitement sur toutes les plateformes d’écoute. </strong></p>
<p>Une présentation d’un peu moins de trois minutes, puis 3 épisodes, d’une quinzaine de minutes chacun : <a href="https://www.association-afvd.com/nos-services/podcast-parlons-neurostimulation">« Parlons neurostimulation »</a> ne se veut pas encyclopédique, mais pratique et pédagogique. Ce podcast, dynamique et rassurant, imaginé et créé par l’Association francophone pour vaincre la douleur (<a href="https://www.association-afvd.com/">AFVD</a>) a été conçu par des personnes concernées pour des patients qui envisagent l’implantation d’un neurostimulateur, avec le concours de 2 professionnels de santé, le Dr Stefan Bakalov, anesthésiste-implanteur à la clinique Bretéché de Nantes, et Anne-Laure Denoual infirmière technicienne au CHU d’Amiens, pour la validation.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">« Une vision patients »</span></h3>
<p>De quoi s’agit-il ? D’un dialogue entre Gaëlle, à qui l’on vient de proposer un processus de neurostimulation et qui, de ce fait, s’interroge sur ce dispositif, et Cyrielle, jeune femme implantée depuis près de trois ans. <em>« Il existe des podcasts, faits par des médecins, très académiques et techniques. L’AFVD a voulu une vision patients, beaucoup plus accessible, avec des échanges qui peuvent sembler candides, mais qui sont au plus près des questions que se posent les personnes concernées. »</em> La construction du podcast est calquée sur la temporalité d’une personne concernée par l’implantation d’un tel dispositif : 1<sup>er</sup> chapitre, avant la neurostimulation (quelles sont les questions que l’on se pose, comment se prépare-t-on ?) ; 2<sup>e</sup> chapitre, l’intervention, avec pose de l’électrode et du neurostimulateur (durée, localisation au niveau du rachis, etc.) ; 3<sup>e</sup> chapitre, le quotidien avec un neurostimulateur. <em>« Vie sexuelle, grossesse, activité physique, vie professionnelle, gestion du dispositif, etc., tous les sujets sont balayés sans tabou »</em>, précise Nathalie Deparis.</p>
<p>L’action de l’AFVD s’inscrit dans la suite logique de l’enquête qu’elle a réalisée en octobre 2023 sur l’impact des effets indésirables des traitements pharmacologiques sur la qualité de vie. <em>« L’idée est d’informer les patients sur d’autres options pour soulager les douleurs neuropathiques chroniques, au nombre desquelles les dispositifs médicaux de type TENS. Et pour que les patients à qui leur médecin peut proposer une neurostimulation ne fuient pas, parce qu’ils ont peur en raison de la proximité avec la moelle épinière, nous avons créé ce podcast afin de les informer sur cette approche thérapeutique peu valorisée en France. »</em> Quelque 2 000 stimulateurs sont posés chaque année en France, contre 3 fois plus en Belgique ou en Suisse, par exemple. Et pourtant, on compte de nombreux centres implanteurs (Marseille, Potiers, Nantes, Paris, Nice, notamment).</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Pas de soulagement total</span></h3>
<p><em>« Curieusement, les médecins français proposent la neurostimulation en dernier recours,</em> reprend la présidente de l’AFDV. <em>Or, cela ne signifie pas zéro douleur, mais cela rend le quotidien supportable. L’intensité des douleurs diminue de manière significative. » </em>C’est pourquoi il peut être dommageable pour la qualité de vie des patients éligibles d’attendre d’avoir tout essayé pour être implantés – d’autant que la douleur chronique peut entraîner d’autres pathologies connexes, comme l’anxiété, l’insomnie, etc. <em>« Si les patients s’emparent du sujet, cela peut aller plus vite »</em>, estime notre interlocutrice, faisant également référence à cette notion d’alliance thérapeutique qui fait du patient un acteur à part entière de sa prise en charge. D’où ce projet de podcast « de patient à patient ». A noter que la neurostimulation est désormais recommandée dans les cas de douleurs neuropathiques diabétiques – à condition d’équilibrer son diabète, etc.</p>
<p>Pour rappel, 12 millions de Français souffriraient de douleurs chroniques, soit environ 30 % de la population, selon des <a href="https://www.inserm.fr/dossier/douleur/">données fournies par l’Inserm</a>, les douleurs neuropathiques concernant quant à elles 7 % de la population, principalement entre 50 et 64 ans. La douleur serait à l’origine de près de deux tiers des consultations médicales. Le délai moyen d’attente pour obtenir un rendez-vous dans un centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD), en cas de douleurs chroniques, étant de 6 à 9 mois, partager son expérience vis-à-vis de de la neurostimulation permettra de démystifier cette technique et, le cas échéant, d’en bénéficier peut-être plus vite. C’est aussi, en effet, moins de médicaments ou, à tout le moins, des traitements antidouleurs moins forts ou des doses moins élevées. <em>« La neurostimulation joue le rôle d’un traitement de fond qui diminue la douleur »</em>, témoigne Cyrielle dans le troisième et dernier épisode.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour aller plus loin   </strong></p>
<p>Les Cafés Zoom de l’AFVD : <a href="http://www.association-afvd.com/nos-services/les-cafes-zoom">www.association-afvd.com/nos-services/les-cafes-zoom</a></p>
<p>Le colloque des maux invisibles, le 17 octobre à l’hôpital Lariboisière, à Paris. Ce congrès scientifique, auquel participe l’AFVD, est ouvert à tous, de 9h à 18h. Il donnera la parole aux professionnels de santé et aux patients sur la douleur, la santé mentale et la fatigue chronique.</p>
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		<title>Old’ympiades dans les maisons de vacances des Petits Frères des Pauvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[bouvet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 10:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement et soutien]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[Durant toute l’année, les personnes âgées accompagnées par les Petits Frères des Pauvres ont la possibilité de séjourner dans l’une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Durant toute l’année, les personnes âgées accompagnées par les Petits Frères des Pauvres ont la possibilité de séjourner dans l’une des 14 maisons de vacances de l’association. Château, abbaye ou résidence en bord de mer, les invités ont l’embarras du choix et des activités. Cette année, pour faire honneur aux Jeux olympiques de Paris, plusieurs résidences organisent des demi-journées baptisées « Old’ympiades ». Direction le château de Montguichet, en région parisienne, en pleines Old’ympiades. </strong></p>
<p>Les vacanciers traînent un peu ce matin au petit-déjeuner du Château de Montguichet. Ils semblent appréhender un peu ce qui se trame en coulisses, dans la grande salle d’activités du château. En effet, les 7 personnes âgées et les 6 bénévoles des Petits Frères des Pauvres, accueillis cette semaine à Montguichet, sont attendus ce matin pour participer aux Old’ympiades, c’est-à-dire à un petit « championnat » d’activités physiques adaptées. Andrea, professeur d’activité physique adaptée (APA) de l’association <a href="https://www.sielbleu.org/">Siel Bleu</a> a tout préparé. Un filet léger de badminton est monté, le stand de tir à l’arc sur coussin est prêt, un grand panier à linge fait office, pour quelques lancers, de panier de basket et un petit parcours de hockey aiguise la curiosité des plus agiles ! Bien entendu, Andrea a adapté chaque activité, afin que tout le monde puisse y participer. Ainsi, par exemple, à la place du volant de badminton, il utilise un ballon de baudruche, plus gros mais aussi plus léger et donc moins rapide qu’un volant. Quelques hésitants s’éclipsent discrètement, mais le gros des troupes se prend au jeu avec entrain.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Des participants qui se laissent prendre au jeu</span></h3>
<p>Les équipes se forment, qui mêlent bénévoles et personnes âgées. Timides au début, on sent pourtant que certains s’assurent de bien connaître les règles de comptage des points et que l’esprit de compétition gagne peu à peu chaque équipe. Au tir à l’arc, Guy, bénévole, soutient Nadia, 79 ans, qui, du fait d’un problème de cervicales, ne peut plus lever la tête. Qu’à cela ne tienne ! Elle prend son temps et s’obstine à chercher une position qui lui permette enfin de toucher sa cible. Avant d’entamer sa partie de badminton, elle prévient qu’il lui sera difficile de synchroniser et ses pieds et sa tête… mais la voici partie dans un échange de 81 passes sans que le ballon ne touche le sol ! Essoufflée, elle finit par tomber la veste et lance un très sérieux « <em>Je manque d’entraînement</em> », avant de se préparer déjà pour sa prochaine activité.</p>
<p>On n’arrête pas davantage Claudette, 81 ans qui confie avoir gardé son âme d’enfant et se délecte de tous ces jeux. « <em>J’étais une grande sportive auparavant. Si j’avais accès à ce genre d’activités le reste de l’année et que l’on m’y accompagnait, j’irais avec grand plaisir</em> », déclare-t-elle, avant de faire exploser le ballon de baudruche d’un coup de raquette de badminton. L’envie de remporter la victoire gagne les esprits et certains ont même tendance à s’ajouter des points tout à fait discutables. Chacun s’encourage, se félicite. Liliane, 90 ans, tout sourire alors qu’elle était très réservée en arrivant au château, deux jours plus tôt, explique que ce moment sportif lui rappelle sa jeunesse et la gymnastique qu’elle a beaucoup pratiquée. Quant à Pierre, 80 ans, qui vit dans un minuscule studio parisien, il se réjouit d’être dans ce lieu magnifique ainsi que du beau programme prévu toute la semaine. Du grand parc de 9 hectares qui entoure le château il dit : « <em>Ici on a les yeux qui se baladent partout. Tout est beau et paisible</em> ».</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Des bénévoles aux petits soins</span></h3>
<p>Effectivement, tout est beau et paisible. En jetant un œil sur <a href="https://www.petitsfreresdespauvres.fr/sinformer/actualites/envie-de-campagne-de-plage-decouvrez-votre-maison-de-vacances-petits-freres-des-pauvres-ideale/">les autres maisons de vacances des Petits Frères des Pauvres</a>, on comprend par ailleurs que tout est prévu pour faire vivre à leurs résidents des instants précieux. « <em>Des fleurs avant le pain, c’est la devise de l’association</em> », rappelle Brigitte, bénévole et responsable de ce séjour. Brigitte, qui organise plusieurs séjours chaque année dans différentes résidences de l’association, précise qu’il est bel et bien question de faire vivre aux personnes âgées, accompagnées tout au long de l’année par l’association, des moments et des expériences exceptionnelles. « <em>Cette semaine est un peu particulière car nous recevons principalement des Parisiens qui ne sont encore jamais venus dans nos maisons de vacances. Nous mettons tout en œuvre pour qu’elles aient envie de revenir, et même d’aller visiter d’autres de nos résidences.</em> » De fait, Brigitte est aux petits soins pour chacun de ses protégés. Elle s’inquiète à tout moment de vérifier que personne ne se sent exclu, n’a soif ou ne se sent fatigué. Évidemment, les bénévoles s’adaptent au rythme, aux envies et aux possibilités de tout un chacun, d’autant que certaines personnes souffrent de handicaps sévères. Mais pour les organisateurs, ce n’est pas un obstacle et la semaine promet d’être douce et joyeuse.</p>
<p>Au programme de l’après-midi, une socio-esthéticienne vient prodiguer des massages… Idéal pour éviter les courbatures après les Old’ympiades ! Dimanche, ce sera moules-frites dans une guinguette et lundi, veille du départ, une coiffeuse sera à la disposition des vacanciers. Pour les gâter encore davantage, Patricia, responsable du Château de Montguichet, où elle travaille depuis seize ans, a son petit secret… ou plutôt ses recettes ! D’ailleurs elle est en cuisine aujourd’hui et prépare le déjeuner pour ses 15 convives. « <em>Les personnes âgées que nous recevons vivent seules et souvent ne cuisinent plus. Par conséquent, durant ces séjours, nous portons une attention particulière à leur servir des produits de qualité, à préparer des plats réconfortants. Je note, dès que je les entends, les goûts de chacun et, si je le peux, je vais leur acheter ou je leur prépare leur petit pêché mignon</em> ». En 2023, les Petits Frères des Pauvres ont permis à près de 3 000 personnes âgées, dont certaines très dépendantes, de partir en vacances, grâce aux dons et au bénévolat.</p>
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		<title>Coqueluche : les femmes enceintes incitées à se faire vacciner</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 14:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Dans le contexte de résurgence de la coqueluche, les autorités de santé recommandent « fortement » aux femmes enceintes de se faire vacciner, « la meilleure protection possible pour les nourrissons ». </strong></p>
<p>Tous les indicateurs de surveillance de la coqueluche sont au rouge, alerte le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, dans un <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-prevention-vaccinale/coqueluche/documents/bulletin-national/coqueluche-en-france.-point-au-28-juin-2024">bulletin</a> publié le 28 juin dernier. Médecine générale, passages aux urgences, hospitalisations, taux de positivité des tests PCR réalisés, mortalité : d’où que vienne l’information, elle concorde pour alerter sur une importante augmentation des cas de coqueluche en France, depuis le début de l’année – et, à vrai dire, dans tout l’espace européen. Le réseau hospitalier de surveillance de la coqueluche (RENACOQ) rapporte pour l’année en cours un nombre cumulé de 80 nourrissons de moins de 12 mois hospitalisés, dont 74 % sont âgés de moins de 6 mois, soit déjà quasi le double du total de 2023, avec 41 cas.</p>
<p>Face à cette flambée, et compte tenu de la contagiosité élevée de la maladie, égale à celle de la rougeole, <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/">Santé publique France</a> rappelle, dans son bulletin, <em>« l’importance de la vaccination chez la femme enceinte, recommandée depuis avril 2022, et qui est la meilleure protection possible pour les nourrissons de moins de 6 mois »</em>.</p>
<p>Cette vigilance est d’autant plus capitale que la France s’apprête à accueillir les Jeux olympiques et paralympiques, ce qui signifie un nombre important de situations <em>« de cas groupés impliquant des personnes à risque de formes graves, telles que les femmes enceintes, les nourrissons non protégés, les personnes immunodéprimés ou souffrant de pathologies chroniques respiratoires »</em>, énumère l’Agence publique de santé.</p>
<p>La coqueluche se transmet par voie aérienne, et en particulier au contact d’une personne malade présentant une toux. La transmission se fait principalement au sein des familles ou en collectivités. Les nourrissons de moins de 2 mois, trop jeunes pour être vaccinés, sont les plus touchés par les formes graves, les hospitalisations mais aussi les décès. Depuis le début de l’année, 17 décès ont été recensés, dont 13 chez des enfants : 12 étaient âgés de moins de 2 mois.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><a href="https://vaccination-info-service.fr/" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plus d&#039;information sur vaccination-info-service.fr</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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