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	<title>Sarah HECK, Author at France Assos Santé</title>
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	<title>Sarah HECK, Author at France Assos Santé</title>
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		<title>Des troubles neuropsychiatriques persistants chez 1/3 des patients après un Covid</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 07:43:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Interpellée par l’étude britannique sortie en avril dernier dans </strong><a href="https://www.thelancet.com/journals/lanpsy/article/PIIS2215-0366(21)00084-5/fulltext#%20"><strong>The Lancet Psychiatry</strong></a><strong>, qui annonce qu’environ un tiers de patients guéris du Covid développent des troubles neuropsychiatriques, l’équipe de 66 Millions d’Impatients a interrogé deux spécialistes du </strong><a href="https://www.ghu-paris.fr/fr"><strong>Groupe Hospitalier Universitaire Paris psychiatrie &amp; neurosciences (GHU Paris)</strong></a><strong>, pour mieux comprendre comment un virus pouvait ainsi s’attaquer au cerveau. </strong></p>
<h3>Retour sur l’étude britannique</h3>
<p>L’étude du Lancet Psychiatry, menée par des chercheurs d’Oxford a analysé les dossiers de 236 359 patients ayant été infectés par le Covid pour les comparer à deux cohortes témoins de 105 579 personnes ayant eu la grippe et de 236 038 personnes ayant eu diverses maladies respiratoires, dont la grippe, mais à l’exception du Covid. Leur but était d’étudier si les patients Covid développaient plus de troubles neuropsychiatriques que dans le cas d’autres maladies respiratoires. Il en ressort que, 6 mois après un diagnostic de Covid, 33,62% des malades ont connu des troubles neurologiques ou psychiatriques et que ce risque est 44% plus important qu’après une grippe et 16% plus élevé qu’après tout autre infection respiratoire. « <em>Cet exercice de comparaison avec d’autres maladies respiratoires fait de cet article, un article qui sort du lot sur les symptômes post-Covid. Ce qui est très étonnant, et que nous vérifions également sur le terrain au GHU Paris, est le sur-risque, suite au Covid, d’apparition de troubles neuropsychiatriques pour la toute première fois. L’étude d’Oxford montre que 12,84% des patients, après un Covid, présentent des troubles neurologiques ou psychiatriques alors qu’ils n’avaient pas d’antécédent.</em> <em>A l’échelle des maladies respiratoires connues, c’est une grande première.</em> », analyse le docteur Vansteene, praticien hospitalier au GHU.</p>
<h3>Des troubles psychiatriques dus au Covid ou à la crise sanitaire ?</h3>
<p>Il est difficile de savoir quelle part du sur-risque de développement de ces troubles neuropsychiatriques est directement imputable au Covid et quelle part est liée au contexte général de la crise sanitaire. On sait, en effet, qu’elle a provoqué une augmentation des cas d’anxiété, de troubles du sommeil ou d’addictions par exemple, même chez les personnes qui n’ont pas été infectées par le Covid. Malgré cette mise en perspective, le docteur Vansteene s’étonne du nombre de patients ayant déclenché un premier épisode psychotique : « <em>Le ratio pour ces personnes est de 5,6% chez les patients ayant présenté une atteinte de type encéphalite durant la phase aigue de leur Covid. Cela veut certes dire qu’ils ont un Covid sévère, mais c’est un chiffre qui est cependant troublant et dans ce cas précis, on ne parle pas de troubles qui pourraient avoir un lien avec l’aspect anxiogène de la crise, comme cela peut être le cas pour les troubles anxieux, du sommeil ou les addictions. Un premier épisode psychotique est un évènement lourd, à surveiller car il existe un risque non négligeable qu’il évolue vers un trouble psychotique chronique.</em> », commente le praticien.</p>
<h3>Plus de risques neuropsychiatriques suivant la gravité du Covid initial ?</h3>
<p>L’étude d’Oxford montre que plus les personnes ont présenté des formes de Covid initiales sévères et plus elles ont de risques de développer par la suite des troubles neuropsychiatriques. En effet, l’étude a divisé la cohorte des patients infectés par le Covid, selon qu’ils ont été hospitalisés ou non, qu’ils sont éventuellement passés en soins intensifs, voire qu’ils ont été touchés par une encéphalite, c’est à dire une inflammation au niveau du cerveau. Cependant, bien que l’étude d’Oxford tende à faire un lien entre la sévérité des symptômes du Covid et l’apparition de troubles neuropsychiatriques, le docteur Petit, consœur du docteur Vansteene au GHU Paris rappelle que d’autres études ne sont pas aussi concluantes sur ce point, et que dans les faits, des patients ayant eu des Covid peu sévères peuvent souffrir sur le plan neuropsychiatriques plusieurs mois après l’infection.</p>
<h3>Que sait-on des atteintes cérébrales liées au Covid ?</h3>
<p>Le docteur Petit explique qu’il y a plusieurs hypothèses sur les atteintes cérébrales du SARS-CoV-2 et l’une d’elle, assez solide, penche sur le fait que le virus infecte l’épithélium<sup>(1)</sup> qui est au niveau des fosses nasales, et remonterait grâce aux neurones présents à cet endroit jusqu’au cerveau pour y rester. Elle ajoute que l’on a effectivement pu observer chez des personnes décédées de la Covid, la présence du virus au niveau du tissu cérébral. Il existe beaucoup d’autres virus qui fonctionnement ainsi. Les plus connus sont la rage et la varicelle. « <em>Pour le SARS-CoV-2, on manque de recul pour savoir s’il va rester latent dans le système nerveux et ressortir au cours de la vie, comme c’est le cas de la varicelle par exemple, qui peut avoir des résurgences sous forme de zonas.</em> », précise le docteur Petit.</p>
<h3>Et si les patients déjà suivis en psychiatrie avant le début de la crise nous apportaient des réponses par rapport au Covid ?</h3>
<p>Comme dans la plupart des services de psychiatrie de France, le GHU Paris s’était préparé à un afflux de leurs patients, éventuellement infectés par le Covid, lors du premier confinement. Et comme dans la plupart des services psychiatriques en France, cela n’a pas été le cas. Le docteur Petit s’est alors demandée s’ils ne bénéficiaient pas de facteurs de protection face au Covid. Elle a donc débuté une étude, baptisée <a href="https://www.ghu-paris.fr/sites/default/files/2020-11/clever.pdf">CLEVER</a>, au sein du GHU en comparant leurs patients, hospitalisés au moins une fois au cours de la pandémie, avec une population témoin composée de soignants. Or les résultats font apparaître que non seulement les patients sont moins infectés par le Covid mais également que leurs symptômes sont moins graves. Trois hypothèses sur les facteurs de protection ont alors émergé. La première envisageait que les patients suivis en psychiatrie avaient dans l’ensemble moins d’interactions sociales que la population témoin, ce qui n’a pas été validé. La deuxième hypothèse est qu’ils sont particulièrement concernés par le tabagisme et que le tabac a été pointé comme un facteur protecteur durant la pandémie. Sur ce point, des investigations parallèles auxquelles le GHU contribue également doivent encore apporter leurs conclusions. Enfin, la troisième hypothèse envisage que les patients étaient protégés soit par leur pathologie en elle-même, soit pas les médicaments qu’ils prenaient. Cette dernière piste pourrait produire des informations intéressantes. En effet, des études américaines<sup>(2)</sup>, ainsi qu’une étude de l’APHP menée avec des équipes allemandes<sup>(3)</sup>, montrent que certains psychotropes protégeraient du Covid. De son côté, le docteur Petit participe également à une étude avec l’Institut Pasteur<sup>(4)</sup> qui a mis en lumière le fait qu’un antipsychotique en particulier, la chlorpromazine, empêchait le virus d’entrer dans les cellules humaines. C’est une molécule qui, comme d’autres, était déjà connue des virologues pour ses effets antiviraux. Le docteur Petit explique cependant que la complexité tient au fait qu’on ne peut pas généraliser les effets antiviraux par familles de molécules. C’est à ce stade du cas par cas, selon les médicaments testés.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1633076393044 row-container" style="background-color: #f7f7f7 ;" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Petit aparté puisque nous entrons dans les <a href="https://www.semaines-sante-mentale.fr/">Semaines d’information sur la santé mentale</a> (SISM) qui se déroulent du 4 au 17 octobre 2021 : bien que les patients suivis en psychiatrie soient peut-être un peu protégés en ce qui concerne le Covid, leur taux de mortalité, quand ils sont infectés par le virus, reste élevé par rapport à la population générale car ces personnes sont souvent éloignées des services de soins et tardent à consulter. Ne les oublions pas, ne les stigmatisons pas.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>A LIRE SUR LE MÊME THÈME :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2020/07/28/covid-19-troubles-psychiatriques-situation-ghu-paris-fin-confinement/">Covid-19 et troubles psychiatriques : la situation au GHU Paris après la fin du confinement</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2021/06/14/de-lanxiete-au-suicide-les-enfants-fortement-touches-par-la-crise-sanitaire/">De l’anxiété au suicide, les enfants fortement touchés par la crise sanitaire</a></li>
</ul>
<h6><sup>(1)</sup> Infection de l&rsquo;épithélium olfactif, publication de l&rsquo;équipe de PM Lledo à Pasteur : de Melo GD et al, Sci Transl Med. 2021<br />
<sup>(2)</sup> Publication américaine sur la fluvoxamine et la COVID : Lenze EJ et al, JAMA, 2020 Dec<br />
<sup>(3)</sup> Etude de l&rsquo;APHP sur les antidépresseurs et la COVID : Hoertel N et al, Mol Psy, 2021<br />
<sup>(4)</sup> Marion Plaze et al. Int J Antimicrob Agents. 2021 Mar</h6>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Action d’éloignement des auteurs de violences conjugales</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/09/22/eloignement-auteurs-violences-conjugales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 13:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[Assurer l’éloignement des auteurs de violences conjugales ou intrafamiliales est un enjeu important pour assurer la sécurité des victimes, principalement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Assurer l’éloignement des auteurs de violences conjugales ou intrafamiliales est un enjeu important pour assurer la sécurité des victimes, principalement des femmes et des enfants, et éviter les risques de récidives. De nombreux drames, parfois révélés dans l’actualité, nous le prouvent chaque jour.<br />
</strong><strong>Dès lors que ces auteurs sont incarcérés, le problème est écarté, du moins de façon temporaire, mais s’ils sont en attente d’un procès, condamnés sans peine de prison ou sortis de détention, ils peuvent être tentés de retourner au domicile de la victime, voire de rester y vivre s’ils n’ont pas de solutions d’hébergement économiquement viables.<br />
</strong><strong>C’est pour éviter ce type de situations que l’</strong><a href="https://www.udaf11.fr/"><strong>UDAF de l’Aude</strong></a><strong> s’est portée volontaire pour proposer une action de prévention concrète et immédiate, qui consiste en des solutions d’hébergement sur leur territoire pour les auteurs de violences conjugales, afin de minimiser les risques des récidives.  </strong></p>
<h3>Prise de position et genèse du projet</h3>
<p>Le sujet des violences conjugales n’est pas inconnu au sein des équipes de l’UDAF de l’Aude. Cette Union départementale des associations familiales, qui compte 70 salariés et fédère 54 associations familiales, représentant ainsi plus de 3 000 familles sur leur territoire, participe déjà depuis quelques années au comité de pilotage de la permanence d’accueil des auteurs de violences conjugales. Celle-ci propose des accueils collectifs et individuels uniquement d’un point de vue psychologique, voire thérapeutique. Par ailleurs, l’UDAF a répondu présente pour donner suite au mouvement lancé dans le cadre du Grenelle sur les violences conjugales et suite à l’appel de Mme Sophie ELIZEON, ancienne préfète de l’Aude en 2019, qui a souhaité associer l’UDAF à sa réflexion sur l’accueil des auteurs de violences conjugales, pour éviter les récidives et favoriser les prises de conscience.<br />
En automne 2020, une convention a donc été́ établie entre les services de l’Etat, de la justice, et les forces de police et de gendarmerie, ainsi que trois partenaires opérationnels, à savoir le <a href="https://lannuaire.service-public.fr/occitanie/aude/spip-11069-02">SPIP</a> (service pénitentiaire d&rsquo;insertion et de probation), l’UDAF de l’Aude et l’association <a href="http://www.kyatis11.com/">KYATIS</a>. Le dispositif a commencé́ à héberger les premiers auteurs mi-octobre 2020.<br />
« <em>Faute de ressources financières suffisantes, certains auteurs de violences conjugales retournent vivre auprès de leur compagne victime et même si certains sont sur le chemin de la prise de conscience, en revenant chez eux, le risque de récidive est important. Depuis que nous avons mis ce dispositif en place, il y a quelques mois, les bénéficiaires nous confirment qu’ils arrivent à prendre davantage de recul du fait qu’ils n’ont pas, pendant les quelques mois de cette prise en charge, à se soucier de trouver un logement. Ainsi la prise de recul sur le fait que leur comportement est inadapté est facilitée. </em>», précise Thibault Tornabene, directeur de l’UDAF de l’Aude.</p>
<h3>Déploiement du dispositif</h3>
<p>Avec ses équipes, Thibault Tornabene a donc travaillé sur la mise à disposition de logements autonomes, répartis sur le département.<br />
A ce jour, 3 hébergements sont donc occupés à Carcassonne, Narbonne, et Castelnaudary. Les locataires sont hébergés pour des périodes de 3 mois renouvelables et participent au loyer et aux frais (eau, électricité, assurance), à hauteur de 10 à 30% de leurs revenus.<br />
Pour le reste, le dispositif est financé à la fois par les services de l’Etat au titre du logement d’urgence et temporaire et également par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance, pour un budget global d’environ 40 000 euros par an.<br />
Les auteurs de violences conjugales sont adressés à l’UDAF par le SPIP ou par les magistrats, dans la cadre de procédures judiciaires pré́-sentencielles et post-sentencielles, c’est-à-dire après la commission des faits, soit en attente de jugement, soit après un jugement, et parfois à l’issue d’une incarcération.<br />
Parmi les conditions d’accès et de maintien dans ces logements, il est obligatoire pour les auteurs de participer à des groupes de parole organisés par KYATIS, une association de prévention et lutte contre les violences intrafamiliales. En parallèle, les travailleurs sociaux de l’UDAF de l’Aude assurent un suivi avec les auteurs de violences conjugales ainsi hébergés, et organisent avec eux des rencontres pour les accompagner dans une insertion ou une réinsertion sociale et professionnelle. « <em>Nos salariés investis dans ce projet ont suivi une première formation au cours de laquelle ils ont acquis des outils pour prendre en charge ces auteurs. Cette formation sera complétée à la rentrée par une formation de prévention sur les troubles dont souffrent les victimes de violences conjugales. On ne peut effectivement pas accompagner le parcours des auteurs sans comprendre ce que vivent leurs victimes.</em> », ajoute Thibault Tornabene.</p>
<p>Après quelques mois, le bilan de cette action est déjà tout à fait positif, puisque son objectif premier, qui est de permettre aux femmes victimes d’être maintenues dans leur domicile, le cas échéant avec leurs enfants, le plus sereinement possible, est atteint.<br />
Il reste à améliorer le cadre de ce dispositif, qui doit rester une solution de transition temporaire liée à une démarche de responsabilisation des auteurs de violences conjugales par rapport à leur comportement violent et par rapport à leur projet de réinsertion sociale et professionnelle.</p>
<p>Voir la <a href="https://repertoire-actions.france-assos-sante.org/action/dispositif-deloignement-des-auteurs-de-violences-conjugales/">fiche-action de ce dispositif</a> dans le répertoire des actions de prévention et de promotion de la santé de France Assos Santé.</p>
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			</item>
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		<title>Traçabilité des dispositifs médicaux implantables : bientôt mieux organisée ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/09/17/tracabilite-des-dispositifs-medicaux-implantables-bientot-mieux-organisee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2021 10:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[Nos derniers articles sur les prothèses mammaires PIP ou les stérilets qui ont fait l’objet d’alertes sanitaires cet été, montrent [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nos derniers articles sur les </strong><a href="https://france-assos-sante.org/2021/08/25/protheses-pip-pourquoi-ce-genre-de-proces-nen-finit-pas/"><strong>prothèses mammaires PIP</strong></a><strong> ou les </strong><a href="https://france-assos-sante.org/actualite/avertissement-pour-les-porteuses-des-sterilets-ancova-novaplus-et-iub-ballerine/"><strong>stérilets qui ont fait l’objet d’alertes sanitaires cet été</strong></a><strong>, montrent l’importance d’organiser une traçabilité des </strong><a href="https://www.snitem.fr/le-dispositif-medical-dm/lessentiel-sur-le-dm/quest-ce-quun-dispositif-medical/"><strong>dispositifs médicaux</strong></a><strong> implantables qui soit efficace, afin de rappeler rapidement les patients concernés. Jusqu’ici cette organisation n’était pas optimisée. Cependant, avec les progrès informatiques et l’entrée en application d’une nouvelle réglementation européenne depuis le 26 mai 2021, qui inclut la mise en place d’un identifiant unique sur les dispositifs médicaux, les patients sont en droit d’espérer que le système s’améliore.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le cas d’école des prothèses PIP<br />
</strong>« <em>J’ai été opérée et ai reçu des prothèses PIP en 2001. J’ai été alertée du problème grâce aux médias. En entendant parlé de l’affaire, j’ai vérifié la marque des prothèses que j’avais reçues grâce à une carte remise lors de mon opération. Je n’ai pas été prévenue par le médecin qui m’avait opérée mais je l’ai contacté par la suite et il a été réactif pour me communiquer tous les documents dont j’avais besoin. Peut-être n’avait-il plus mes coordonnées car j’avais déménagé entre temps</em>. », se souvient Stéphanie, une des 400 000 victimes à travers le monde (30 000 en France) porteuses des prothèses mammaires de la société Poly Implant Prothèse (PIP), délibérément remplie par le fabricant avec du silicone industriel au lieu de silicone médical (<a href="https://france-assos-sante.org/2021/08/25/protheses-pip-pourquoi-ce-genre-de-proces-nen-finit-pas/">lire notre article sur l’affaire</a>). Si en France, pour les prothèses PIP, le rappel des patientes, la médiatisation et la prise en charge des explantations, ont été plutôt bien organisés, dans le reste du monde, des milliers de femmes ignorent sûrement leur état. Le docteur Rossarie, Chirurgien plasticien, explique que les chirurgiens qui ont posé des prothèses PIP à l’époque en France ont eu l’obligation de prévenir leurs patientes. Chaque praticien garde en effet les informations concernant les prothèses qu’ils utilisent dans ses comptes rendus opératoires, des étiquettes de traçabilité sont collées dans les dossiers de bloc et une trace est également conservée par les cadres de bloc et les pharmaciens hospitaliers. Enfin, une carte avec les informations sur les prothèses est également remise à la patiente. La chirurgienne précise cependant que certaines patientes avaient pu, entre temps, déménager, changer de coordonnées et passer entre les mailles du filet, et que d’autres ne se sont manifestées que quelques années plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>C’est quoi déjà la marque de mon stérilet ?<br />
</strong>Cet été, trois marques de stérilets ont fait l’objet d’une alerte par l’ANSM. S’ils ne sont pas dangereux pour la santé, les patientes qui en sont porteuses sont exposées un sur-risque de grossesse non désirée. Les femmes dotées des marques Ancora et Novaplus posés avant 2019 ainsi qu’IUB Ballerine, sont donc invitées à les faire retirer, sans urgence, et à envisager un autre moyen de contraception en attendant. Les praticiens prescripteurs sont chargés de prévenir leurs patientes concernées et ils ont, a priori, tous reçu l’information par les autorités sanitaires. Le docteur Stefani-Morcillo, gynécologue-obstétricienne, que <a href="https://france-assos-sante.org/actualite/avertissement-pour-les-porteuses-des-sterilets-ancova-novaplus-et-iub-ballerine/">nous avions interrogé sur le sujet</a>, cet été, nous l’a confirmé. La plupart ayant aujourd’hui informatisé les dossiers de leurs patientes, il est assez facile de les retrouver, sans quoi il faudra vérifier chaque dossier papier et espérer également que les patients n’aient pas changé leurs coordonnées.<br />
Puisqu’un stérilet est délivré en pharmacie de ville sur ordonnance du praticien, nous avons demandé à notre pharmacienne préférée si elle avait été mise au courant du retrait du marché, cet été, de tout nouveau lot du dispositif intra-utérin IUB Ballerine. Alors qu’elle a tout de suite vu dans son système informatique que ce dispositif est bien indiqué comme suspendu, elle n’a cependant pas reçu l’information cet été. Elle a également pu voir qu’elle en avait vendu un en mai 2021 et a appelé sa patiente. Ce dispositif lui avait été prescrit par sa sage-femme, qui ne l’avait pas encore prévenue.</p>
<p><strong>Evolution de la réglementation sur la traçabilité des dispositifs médicaux et nécessité d’un registre national<br />
</strong>Afin d’améliorer la sécurité des dispositifs médicaux, un <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32017R0745">nouveau règlement européen relatif aux dispositifs médicaux, publié en 2017</a>, est entré en vigueur le 26 mai 2021. Cécile Vaugelade, Directeur Affaires Technico-Réglementaires au <a href="https://www.snitem.fr/">SNITEM</a> précise que cette réglementation prévoit la mise en place d’un identifiant unique sur chaque produit et d’une base de données européenne sur les dispositifs médicaux (EUDAMED), qui permettra notamment de connaître les incidents déclarés. Il devient également obligatoire pour les dispositifs médicaux implantables que le fabricant fournisse avec le produit, une carte d’information qui devra être remise au patient par l’établissement de santé et pour ces derniers, d’enregistrer informatiquement tous les dispositifs implantés. Avant l’entrée en application du règlement, en France, ces deux pratiques avaient déjà cours depuis quelques années. Madame Vaugelade explique cependant que ce n’était pas le cas pour d’autres pays européens. Enfin, en France, la déclinaison opérationnelle de ces obligations de traçabilité et les outils informatiques qui les accompagneront sont en cours de discussion. Plusieurs pistes sont explorées, dont celle du dossier pharmaceutique, ou du Dossier médical partagé qui sera d’ailleurs bientôt accessible par le futur « Mon espace santé ».<br />
Pour Yann Mazens, Conseiller technique produits et technologies de la santé chez France Assos Santé, toutes ces situations montrent bien les limites de la traçabilité des dispositifs médicaux, en cas de rappels, parfois urgents. Il pointe tout particulièrement le problème des patients ou patientes qui ne seraient plus suivis par le médecin prescripteur du dispositif médical. « <em>La création d’un identifiant unique est une bonne chose à condition qu’un registre national informatisé permette de les tracer jusqu’au patient. À l’heure du « big data », il n’existe cependant toujours pas d’outil centralisé pour informer l’ensemble des victimes en cas de problème de sécurité lié à un produit de santé.  Concernant les dispositifs implantables, la création d’un numéro unique consigné dans l’espace santé individuel est une avancée mais ne doit pas renverser les responsabilités. Ce n’est pas au patient d’être vigilant, d’aller régulièrement vérifier que son dispositif médical ne fait l’objet d’aucune alerte au fur et à mesure des années ou de surveiller via les médias le rappel d’un dispositif médical. Sans compter que c’est très angoissant pour les patient.e.s  d’apprendre une éventuelle alerte sanitaire par ce biais </em>», conclut Yann Mazens.</p>
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		<title>Les femmes enceintes face au Covid #2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 10:37:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus d’un an après l’interview du Pr Deruelle, chef de pôle Gynécologie-Obstétrique et Fertilité au CHU de Strasbourg, interrogé sur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus d’un an après </strong><a href="https://france-assos-sante.org/2020/06/05/femmes-enceintes-covid-19/"><strong>l’interview du Pr Deruelle</strong></a><strong>, chef de pôle Gynécologie-Obstétrique et Fertilité au </strong><a href="http://www.chru-strasbourg.fr/poles/Gynecologie-obstetrique"><strong>CHU de Strasbourg</strong></a><strong>, interrogé sur les femmes enceintes face au Covid, le professeur a repris et mis à jour pour 66 Millions d’Impatients les questions posées à l’époque. Avec le recul de ces derniers mois, l’état des connaissances a évolué et le facteur de risque de forme grave pour les femmes enceintes s’est révélé, étayant l’intérêt pour elles de se faire vacciner dès le 1er trimestre.</strong></p>
<h3>66M : En juin 2020, les chiffres ne montraient pas de sur-risque pour les femmes enceintes face au Covid dans ses formes graves. Depuis les données ont-elles changé ?</h3>
<p>Pr Deruelle : Effectivement, si au départ, on pensait que la grossesse en tant que telle n’était pas un facteur de risque particulier, les données recueillies au fil des mois ont finalement montré que le fait d’être enceinte, représente, à lui-seul, un critère de sévérité, qui vient s’ajouter aux autres facteurs de risque désormais bien connus comme le surpoids, le diabète ou l’hypertension. Etre enceinte, lorsque l’on a le Covid, augmente donc le risque de faire une forme sévère de la maladie et d’être transférée en réanimation. Bien heureusement, il y a finalement peu de femmes enceintes qui font des formes sévères car par définition, il s’agit plutôt d’une population jeune et qui a tendance à être vigilante par rapport aux gestes barrière.<br />
Cela ne justifie cependant pas de reporter un projet de grossesse, même si l’on présente également des comorbidités, car si le risque est réel, il reste modéré par rapport à celui de faire une forme grave pour les personnes âgées par exemple. En revanche, ce paramètre plaide en faveur de la vaccination pour les femmes enceintes.<br />
Sur le risque de contamination en tant que tel, et bien que l’on ait peu de données sur le sujet, les femmes enceintes ne seraient pas davantage infectées par le virus que la population générale. Le respect accru des gestes barrière chez les femmes enceintes a peut-être une influence.<br />
Il est à noter pour le diabète, qu’il est un facteur aggravant autant pour les diabètes antérieurs que pour les cas de diabète gestationnel.</p>
<h3>66M : Les chiffres sur les transmissions de la mère à l’enfant, in utero, ont-ils évolué ?</h3>
<p>Pas vraiment. On reste entre 1 et 10% de cas de transmissions in utero, très probablement plutôt en dessous de 5%. C’est un taux assez faible. Cependant, les données sur les nouveaux variants ne sont pas probantes pour l’instant, et il n’est pas exclu que cela évolue en fonction des variants actuels et futurs.<br />
En outre, on ne sait pas si le bébé in utero peut être malade du Covid et si tel était le cas, on ne sait pas non plus s’il ressent d’éventuelles douleurs ou de la fièvre. De toutes les façons, la maladie ne provoquerait alors, a priori, pas de séquelles chez l’enfant infecté in utero.</p>
<h3>66M : Y’a t-il plus de risques de fausses-couches, de césariennes, d’accouchements prématurés, de décès de nouveau-nés pour les femmes enceintes touchées par le Covid ?</h3>
<p>Pour ce qui est des fausses-couches, nous avons peu de données, mais celles que nous avons ne montrent pas un risque d’augmentation de fausses-couches directement liée au Covid. En revanche, les formes sévères de Covid, heureusement peu nombreuses, augmentent indirectement le risque de fausses-couches.<br />
Il existe par ailleurs, dans l’ensemble, plus de risques de césariennes et d’accouchements prématurés. Cela dit il s’agit de prématurité induite à cause de l’éventuelle sévérité de la maladie, c’est-à-dire de cas où l’équipe médicale pense que le bébé sera mieux dehors pour s’occuper plus efficacement de la maman et du bébé. Il n’y a donc pas d’augmentation de la prématurité spontanée. Pour faire un focus plus précis sur l’augmentation des cas de césarienne en Martinique, observés ces derniers temps, elle doit être analysée avec prudence. Cela peut être un malheureux concours de circonstances. Néanmoins, des données vont être prochainement publiées et suggèrent que les variants alpha et delta augmenteraient le risque de faire une forme sévère et ainsi, d’avoir une césarienne.<br />
Enfin, si quelques cas de nouveau-nés décédés du Covid sont à déplorer, cela n&rsquo;arrive que très rarement. Certes, des infections néo-natales graves ont été observées, mais, dans l’ensemble, le Covid a eu peu d&rsquo;impact sur les nouveau-nés qui ont été touchés par le virus. Il faut cependant rester prudent, car même si les nouveau-nés ne sont pas les plus à risque de mourir du Covid, ce dernier peut malheureusement être mortel à tous les âges. Précisons que ces bébés ont pu être contaminés in utero ou juste après la naissance.</p>
<h3>66M : En juin 2020, vous encouragiez à Strasbourg l’allaitement pour les mamans infectées par le Covid, l’expérience vous a-telle donné raison ?</h3>
<p>Tout à fait ! Alors que les Américains et les Chinois déconseillaient l’allaitement pour les femmes ayant le Covid, nous avons travaillé au CHU de Strasbourg sur une approche empathique et dans le respect des gestes barrière et aucun cas de contamination d’une mère malade du Covid à son bébé n&rsquo;a été relevé. Comme je le précisais voici quelques mois, nous avons fait analyser des échantillons de lait maternel et aucun n’était infecté.</p>
<h3>66M : Le vaccin est-il sûr et même bénéfique pour les femmes enceintes ?</h3>
<p>S’il est vrai qu’au début nous manquions de recul et que les agences européennes étaient prudentes, heureusement pour nous, les Israéliens et les Américains ont été plus audacieux et ont largement vacciné leurs femmes enceintes, ne voyant pas pourquoi il y aurait des risques particuliers. Ils ont très rapidement publié leurs données qui ont alors convaincu les agences européennes et françaises de généraliser la vaccination aux femmes enceintes. N’oublions pas en outre, ainsi que je le précisais au début de l’interview, que le fait d’être enceinte représente un sur-risque de faire des formes graves de la maladie.<br />
Malgré ces arguments, en France, les femmes enceintes ont eu du mal à se décider à se faire vacciner. Elles étaient autour de 30% jusqu’à l’annonce de la mise en place du pass sanitaire. Désormais, nous sommes aux alentours de 60% de femmes enceintes vaccinées. Parmi les femmes suivies à Strasbourg, certaines qui se sont faites vacciner ont eu quelques effets secondaires sans gravité mais les données montrent que dans l’ensemble, les effets secondaires qui apparaissent suite à la vaccination sont moins forts chez les femmes enceintes, sans que l’on sache d’ailleurs quelle en est la raison.<br />
Il faut savoir que le vaccin ne passe pas la barrière placentaire, en revanche les anticorps produit par le vaccin chez la maman la traversent et se retrouvent chez le nouveau-né. La maman va donc protéger son nouveau-né en se vaccinant.</p>
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		<title>Consommation de viande : moins et mieux</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/08/31/consommation-de-viande-moins-et-mieux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2021 14:29:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Partout, dans les médias, à la cantine, ou en famille, l’incitation à consommer moins et mieux de viande et de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Partout, dans les médias, à la cantine, ou en famille, l’incitation à consommer moins et mieux de viande et de produits d’origine animale nous rattrape. Il n’est pourtant pas si simple de modifier nos habitudes alimentaires, qui jusqu’ici faisaient de la protéine animale la star des assiettes. Certains s’inquiètent également du devenir des éleveurs. Pourtant, les chiffres montrent que la consommation de viande des Français baisse petit à petit.<br />
</strong><strong>Par ailleurs, les scientifiques et les chercheurs sont unanimes, l’élevage, plus particulièrement intensif, met en danger notre environnement et notre santé.<br />
</strong><strong>Pour autant, il n’est pas forcément question de diaboliser la filière de l’élevage, ni d’arrêter de produire, ou de consommer de la viande et des produits d’origine animale. Ainsi que le propose le </strong><a href="https://reseauactionclimat.org/"><strong>Réseau Action Climat</strong></a><strong>, il suffirait simplement de repenser le système pour produire et consommer « moins et mieux ».<br />
</strong><strong>Leurs arguments et solutions vous intéressent ? Chez 66 Millions d’Impatients, nous avons engagé le dialogue avec eux sur le sujet en nous focalisant sur les enjeux de santé que soulève le débat… Et nous sommes également curieux de recueillir vos avis, si vous avez le temps de nous laisser un commentaire en fin d’article !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quelques chiffres pour commencer<br />
</strong>Les chiffres de l’<a href="https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/download/publication/publie/SynCon21376/consyn376202106ConsoViandeV2.pdf">Agreste</a> font état d’une baisse de la consommation de viande pour la deuxième année consécutive. Elle passe entre 2019 et 2020 de 86kg/personne/an à 84,5kg. Dans l’ensemble, ces dernières années, la viande reine de nos assiettes reste le porc et nous avons consommé de moins en moins de bœuf et de veau mais de plus en plus de volaille. A titre de comparaison, nous consommons moins de viande que les Espagnols et un peu plus que les Italiens, pour nous hisser autour de la 20<sup>ème</sup> place dans le monde (<a href="https://www.franceagrimer.fr/fam/content/download/62310/document/ETU-VIA-2019-Consommation%20de%20viandes%20UE%20et%20France.pdf%20-v2.pdf?version=5">rapport FranceAgrimer 2019</a>).<br />
Une <a href="https://reseauactionclimat.org/la-baisse-de-la-consommation-de-viande/">enquête</a> menée par le Réseau Action Climat et Harris Interactive nous en dit davantage sur les habitudes de consommation de viande des Français et corrobore la baisse constatée par l’Agreste. Elle indique notamment qu’environ la moitié des Français dit avoir réduit sa consommation de viande ces 3 dernières années et que 30% voudrait continuer sur cette voie au cours des 3 prochaines années. La santé arrive en tête des motivations qui incitent les Français à réduire leur consommation de viande (43%), devant le souci du bien-être animal (36%), les préoccupations environnementales (33%), ou le fait de vouloir réaliser des économies financières (33%). Et vous, quelle est ou quelle serait votre principale motivation ?<br />
Autre chiffre éloquent : parmi les secteurs les plus polluants, l’agriculture est l’un des plus néfastes. En effet, en France, en 2019, 19% des émissions de gaz à effet de serre, en partie responsables du réchauffement climatique, étaient dues au secteur agricole, à la deuxième place derrière les transports (responsables à 31% &#8211; Chiffres issus du <a href="https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/defis-environnementaux/changement-climatique/emissions-de-gaz-a-effet-de-serre/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-de-l-agriculture">rapport sur l’état de l’environnement</a>). Cela peut paraître étonnant, injuste, car il s’agit de nourrir la population mais c’est bel et bien une réalité et c’est pourquoi l’un des objectifs de la <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/strategie-nationale-bas-carbone-snbc">Stratégie nationale bas-carbone</a> (SNBC) adoptée en 2020, est de diminuer les émissions du secteur agricole de 19% d’ici à 2030 et de 46% d’ici à 2050. En s’appuyant sur la compatibilité nationale, le Réseau Action Climat précise par ailleurs que 80% des émissions de l’agriculture française sont générées par l’élevage (voir la <a href="https://reseauactionclimat.org/publications/moins-et-mieux-elevage-produits-animaux/">position Moins et Mieux</a> du Réseau Action Climat).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Consommer moins et mieux de viande pour préserver des ressources vitales saines<br />
</strong>Une bonne partie de l’enjeu de la réduction de notre consommation de viande et de produits d’origine animale consiste effectivement à prévenir le réchauffement climatique qui entraine dès aujourd’hui des catastrophes environnementales, dont la fréquence et l’intensité devraient encore s’aggraver à l’avenir. Cela dit, dans une perspective peut-être plus tangible, travailler sur une mutation vertueuse du secteur agricole peut sans aucun doute avoir des bénéfices sur notre santé.<br />
Pour commencer, prenons un sujet que nous avons souvent mis en avant dans 66 Millions d’Impatients, à savoir la lutte contre l’antibiorésistance. En effet, bien que dans l’ensemble, le plan EcoAntibio mis en place en 2012 et renouvelé en 2017 ait permis une diminution générale du recours aux antibiotiques à usage vétérinaire, ce dernier a pourtant augmenté pour les volailles (lire <a href="https://france-assos-sante.org/2018/11/13/elevage-animal-les-antibiotiques-cest-vraiment-plus-automatique/">notre article</a> et l’article de l’<a href="https://www.anses.fr/fr/content/suivi-des-ventes-dantibiotiques-v%C3%A9t%C3%A9rinaires">ANSES</a> sur le sujet), que nous consommons de plus en plus. Les conditions d’élevage intensif des volailles, entassées dans des hangars explique, en partie, le maintien de l’usage d’antibiotiques pour leur permettre de survivre.<br />
En outre, réduire les cheptels permettrait également de limiter les cultures qui servent à les nourrir. Cela pourrait alors diminuer l’utilisation de pesticides, herbicides, fongicides, qui polluent les terres, l’eau, appauvrissent les sols, et mettent en danger la biodiversité, indispensable à la préservation de nos ressources vitales. Cette biodiversité est par ailleurs fortement malmenée en Amérique latine qui subit les ravages de la déforestation pour produire le soja qui sert à l’alimentation des volailles élevées notamment en France et dont la consommation, rappelons-le continue d’augmenter.<br />
Benoit Granier, Responsable Alimentation au Réseau Action Climat, souligne que réduire les cheptels ne signifie pas qu’il faille mettre en danger les éleveurs : « <em>Nous militons pour qu’il y ait toujours autant d’éleveurs, mais moins d’animaux, et avant tout moins d’élevages industriels. L’idée est de produire de la viande de meilleure qualité dans des élevages plus durables et extensifs, avec notamment du pâturage extensif pour les ruminants et du plein air pour les volailles. Pour maintenir des prix accessibles tout en rémunérant correctement les éleveurs, il faut revoir le système des aides accordées au modèle agricole puisqu’elles sont aujourd’hui largement au bénéfice des modèles de production intensive</em>. ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Consommer moins et mieux de viande pour préserver sa santé<br />
</strong>Ainsi, le Réseau Action Climat ne plaide pas spécialement en faveur des régimes végétarien ou végétalien, mais propose simplement de consommer moins et mieux de viande et de produits d’origine animale. Or, il se trouve que cela va aussi dans le sens des recommandations de santé de l’<a href="https://www.who.int/fr/news-room/q-a-detail/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat">OMS</a> ou de l’<a href="https://www.anses.fr/fr/content/viandes-rouges-viandes-transform%C3%A9es-et-cancers-point-sur-la-nouvelle-classification-du-circ">ANSES</a> qui ont mis en lumière des liens de cause à effet entre la consommation de viande rouge et de viandes transformées et le risque de développer certains cancers. Cependant remplacer la viande rouge par des viandes blanches n’est pas non plus une bonne solution puisque, la demande augmentant, ce sont de fait les élevages intensifs de volailles qui augmentent, offrant au consommateurs une viande de piètre qualité.<br />
Pour manger moins et mieux de viande, il faut évidemment remplacer les protéines animales par des protéines végétales et en profiter pour augmenter la part de fruits et légumes frais. Précisons cependant pour ceux qui seraient radicalement convaincus par tous ces arguments, que se passer complètement de protéines animales suppose de compenser avec un nouveau régime alimentaire équilibré et d’envisager des apports en vitamine B12 (lire notre article : <a href="https://france-assos-sante.org/2014/12/01/peut-on-devenir-vegetarien-du-jour-au-lendemain/">Peut-on devenir végétarien du jour au lendemain ?</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>EN SAVOIR PLUS</strong></p>
<p>Position Réseau Action Climat : <a href="https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2021/02/position_moins_et_mieux_21_05_12_ter.pdf">Moins et Mieux : Un élevage et une consommation de produits animaux respectueux de la planète</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prothèses PIP : pourquoi ce genre de procès n’en finit pas ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/08/25/protheses-pip-pourquoi-ce-genre-de-proces-nen-finit-pas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Aug 2021 09:02:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[Voilà 11 ans que les premières victimes porteuses des prothèses mammaires non conformes fabriquées par la société Poly Implant Prothèse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voilà 11 ans que les premières victimes porteuses des prothèses mammaires non conformes fabriquées par la société Poly Implant Prothèse (PIP) attendent le dénouement de leur procès en espérant obtenir réparation.<br />
</strong><strong>Cette affaire a donné lieu à divers procès, devant diverses juridictions, dans diverses villes, avec plusieurs renvois en appel ou pourvois en cassation. Même si quelques victimes ont reçu un début d’indemnisation, la plupart des femmes attendent que justice soit enfin faite et pour certaines, d’obtenir des dommages et intérêts afin d’envisager de se faire réopérer et ne plus vivre avec cette bombe à retardement dans l’organisme : ces implants défectueux, rempli de gel non médical, qui peuvent se rompre à tout moment.<br />
</strong><strong>Mais pourquoi ces procès durent-ils durant des années, imposant ainsi un véritable chemin de croix pour les victimes ? Existe-t-il des solutions alternatives pour certains litiges dans le domaine de la santé qui permettent d’accélérer les indemnisations ? Voyons ces aspects de responsabilité avec Claude Rambaud, vice-présidente de France Assos Santé et qui accompagne depuis de nombreuses années les victimes de l’association </strong><a href="http://lelien-association.fr/asso/index.php"><strong>Le Lien</strong></a><strong> dans leurs procédures en santé, puis illustrons le sujet avec les points de vue de 3 personnes sur le cas spécifique de l’affaire des prothèses PIP.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Historique de l’affaire des prothèses PIP<br />
</strong>Pour rappel, les implants mammaires PIP, délibérément remplis avec du silicone industriel non conforme, ont été vendus par une société française, fondée par Jean-Claude Mas, à partir de 2001, dans 65 pays. Cela représente aux alentours de 400 000 porteuses dans le monde, dont 30 000 environ en France.<br />
Ce n’est qu’en 2010 que l’agence de santé française AFFSAPPS (devenue depuis l’<a href="https://ansm.sante.fr/">ANSM</a> pour Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) dénonce la malversation et que le scandale éclate. En plus des fabricants de ces implants non conformes, la société de certification TÜV RHEINLAND sera également mise en cause dans cette affaire pour avoir certifié ces prothèses délictueuses durant toutes ces années. Elle n’hésitera pas cependant à nier d’emblée sa responsabilité.<br />
Certaines victimes ont pu se faire explanter à temps, c’est-à-dire avant que leurs implants PIP ne fuient, car en plus de leur composition non conforme, il se trouve que ces prothèses sont particulièrement fragiles. Elles sont poreuses et peuvent se rompre plus facilement que les autres marques. Le silicone industriel peut donc se répandre dans l’organisme et provoquer notamment une inflammation des nœuds lymphatiques qui peut nécessiter l’ablation des ganglions lymphatiques. Les porteuses souffrent en outre fréquemment de différents symptômes, comme des nausées, diverses douleurs, des troubles dépressifs, etc. Enfin, la quasi-totalité des victimes a souffert de troubles anxieux plus ou moins sévères.<br />
L’explantation des implants mammaires PIP a été prise en charge par l’Assurance maladie pour toutes les victimes implantées en France. Cependant la pose de nouvelles prothèses reste à la charge des patientes, sauf dans le cas spécifique des femmes qui avaient bénéficié d’une reconstruction mammaire à la suite d’un problème de santé comme un cancer. Dans le reste du monde, l’explantation et la pose de nouvelles prothèses restent souvent entièrement à la charge des patientes qui n’ont pas toujours les moyens de se faire réopérer.</p>
<p><strong>Entre pénal et civil : quelles différences ?<br />
</strong>En suivant les diverses procédures initiées dans le cadre des prothèses PIP, il apparaît déjà qu’il existe des actions menées devant les juridictions pénales et d’autres devant les juridictions civiles. Il faut bien différencier ces deux types d’actions, car ces deux juridictions ne jugent pas selon les mêmes raisonnements.<br />
Si l’on veut obtenir la condamnation du coupable &#8211; en général il s’agit d’un individu &#8211; d’un point de vue moral et sociétal, il faut alors mener une action pénale pour obtenir son éventuelle « punition », comme une amende, de la prison ou une interdiction d’exercice. Précisons alors que si un coupable est condamné à verser une amende au pénal, celle-ci n’est pas au bénéfice du plaignant. Elle est versée au Trésor public.<br />
Pour que les victimes obtiennent des « réparations » ou des « dommages et intérêts », c’est une action civile qu’il faudra mener. On dit alors que les victimes « se constituent partie civile ». Elles peuvent conduire simultanément une action civile et une action pénale.<br />
Dans le cadre d’une action pénale avec constitution de partie civile, une enquête judiciaire sera diligentée. Dans le cas d’une action civile, chaque partie apporte ses propres arguments et l’affaire sera basée sur des expertises judicaires. Il s’agira d’un débat d’experts. Les plaignants ont tendance à penser qu’en déposant une plainte au pénal, ils bénéficieront d’une enquête judiciaire et qu’il sera plus facile d’établir la vérité et d’obtenir secondairement réparations de leur préjudice. Cependant cela peut se retourner contre la victime dans certains cas, ainsi que l’explique Claude Rambaud, vice-présidente chez France Assos Santé : « <em>Si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’obtenir des dommages et intérêts au civil, il y a un certain risque à attaquer simultanément au pénal et au civil pour une même affaire.</em> <em>Il est en effet inscrit dans le Code de procédure pénale que « le pénal tient le civil en l’état », c’est-à-dire qu’il faudra alors attendre le jugement au pénal pour accéder secondairement à une éventuelle réparation au civil. En outre, si l’on perd au pénal, aucun coupable n&rsquo;est désigné et il sera alors très difficile de démontrer qu’il existe un responsable pour obtenir réparation au civil. </em>».</p>
<p><strong>Dans beaucoup de cas de litiges médicaux, déposer une plainte au pénal n’est donc pas forcément dans l’intérêt des victimes…<br />
</strong>Le risque d’une procédure pénale tient au fait qu’il faut prouver qu’il existe une infraction commise par un coupable et liée au préjudice subi par la victime. Dans une procédure uniquement civile, il n’est pas nécessaire de rechercher un coupable mais simplement de démontrer qu’un responsable a provoqué le dommage. Claude Rambaud l’illustre avec un exemple très simple : « <em>Une erreur de diagnostic n’est pas forcément une faute du médecin. Il peut y avoir de multiples raisons qui ne lui ont pas permis d’établir un diagnostic exact du premier coup. Cependant il y a bel et bien préjudice pour le malade si son état de santé s’est dégradé du fait d&rsquo;un diagnostic tardif. Dans un tel cas, une procédure civile est beaucoup plus adaptée et moins risquée que de tenter de démontrer la culpabilité du médecin pour espérer ensuite une réparation au civil. Il existe en outre un second risque au pénal : la personne jugée peut se retourner contre le plaignant pour dénonciation calomnieuse s’il est finalement reconnu non coupable et lui demander des dommages et intérêts.</em> ».<br />
Ainsi, dans les affaires médicales, Claude Rambaud déconseille de prendre la voie pénale car on constate un vrai risque de perdre et de ce fait, de ne pas obtenir réparation par la suite au civil. Cela suppose cependant de laisser de côté son désir de voir le coupable puni ce qui n’est pas toujours évident pour les victimes. Dans le cas des prothèses PIP, selon Claude Rambaud, les victimes ont eu raison d’aller au pénal pour faire condamner les dirigeants de PIP, dont Jean-Claude Mas, le fondateur de la société, car l&rsquo;escroquerie était manifeste. Les victimes qui s’étaient portées parties civiles et avaient déposé une plainte au pénal, procédure qui a quand même duré 8 ans, ont alors obtenu un début d’indemnisation par le biais du dispositif SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions).<br />
Par ailleurs, dans l’affaire PIP, d’autres procédures ont été initiées. Il s’agit principalement d’actions civiles, d’une part contre l’assureur de la société PIP (Allianz), condamné en 2016 à indemniser les patientes implantées en France, d’autre part contre le certificateur des prothèses, la société allemande TÜV RHEINLAND, à l’encontre de laquelle il existe à ce jour 4 procédures civiles et une cinquième qui se prépare.</p>
<p><strong>Expertises, contre-expertises, appel, cassation… Autant de procédures qui allongent la durée des procès<br />
</strong>Les procédures peuvent s’éterniser car il peut y avoir des recours en cour d’appel si l’une des parties n’est pas satisfaite de la décision rendue en première instance, puis éventuellement en Cour de cassation, qui ne re-juge pas l’affaire mais vérifie le bon respect des procédures. La Cour de cassation peut ensuite à nouveau renvoyer une affaire en appel, et une seconde Cassation est même possible ! Ces recours d’appel en appel entrainent aussi souvent des changements de villes.<br />
Le fait qu’en cassation, une affaire puisse se perdre ou se gagner uniquement sur des vices de forme, et non plus sur le fond de l’affaire, est souvent humainement très difficile à accepter pour les victimes. Des négligences dans les procédures peuvent donc faire perdre son procès à un plaignant, alors qu’il a raison sur le fond.<br />
Un procès est toujours lent, particulièrement parce qu’il comporte des expertises, des contre-expertises, et parfois deux ou trois expertises contradictoires ! Tout cela prend des années, d’autant que ceux à qui l’on demande des comptes ont intérêt à faire trainer les affaires. Cela dit, une justice expéditive n’est pas souhaitable non plus. Parfois il faut du temps pour que tous les éléments se révèlent.</p>
<p><strong>Les arrangements à l’amiable<br />
</strong>Selon Claude Rambaud, dans certains cas de litiges dans le domaine de la santé, notamment ceux où l’espérance de vie des victimes est comptée, il est parfois plus pertinent de négocier à l’amiable que de s’engager dans une procédure civile qui durera obligatoirement plusieurs années. « <em>D’aucuns disent qu’un mauvais arrangement vaut toujours mieux qu’un bon procès. C’est parfois préférable pour tourner la page, continuer à avancer, autant pour les victimes que pour leurs ayant-droits. </em>», commente la vice-présidente de France Assos Santé.<br />
En outre, en France, depuis la loi Kouchner du 4 mars 2002 &#8211; il y aura bientôt 20 ans &#8211; il existe une voie amiable gratuite qui permet d’obtenir réparation des préjudices de soins, sans aller au tribunal, grâce aux « commissions de conciliation et d’indemnisation régionales » (CCI – Voir <a href="https://france-assos-sante.org/publication_document/a-8-1-les-commissions-de-conciliation-et-dindemnisation-des-accidents-medicaux-affections-iatrogenes-et-infections-nosocomiales/">notre fiche pratique sur le sujet</a>). D’après Claude Rambaud : « <em>Le recours à la procédure amiable en CCI est une bonne solution notamment pour les cas que l’on appelle « aléas thérapeutiques », indemnisés par l’Etat, grâce à l’</em><a href="https://www.oniam.fr/"><em>ONIAM</em></a><em> (Office National d&rsquo;Indemnisation des Accidents Médicaux, des Affections Iatrogènes et des Infections Nosocomiales). Les indemnités sont souvent moins élevées mais cela évite des procès qui peuvent durer de très nombreuses années. </em>».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une question de droit dans le domaine de la santé ?<br />
Appelez notre ligne Santé Info Droits au 01 53 62 40 30<br />
(prix d’une communication normale)</strong></p>
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<p>Ou envoyez un courriel : <a href="https://france-assos-sante.org/sante-info-droits/">https://france-assos-sante.org/sante-info-droits/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>DIFFÉRENTS POINTS DE VUE SUR LES PROCÈS DANS L’AFFAIRE PIP</u></strong></p>
<p><strong>Cédric Joachimsmann est l’un des distributeurs des prothèses PIP. Il est à l’origine de l’action au civil contre TÜV RHEINLAND et dirige désormais </strong><a href="https://pipaworld.com/"><strong>PIPA</strong></a><strong>, un collectif d’avocats défenseurs de victimes PIP dans le monde entier.<br />
</strong>« Les procès intentés dans l’affaire des prothèses PIP sont exceptionnels par rapport au nombre de victimes, réparties partout dans le monde, qui attaquent une société allemande sous la juridiction française. Cela explique en partie la longueur de ces procès.<br />
On a finalement beaucoup parlé du volet pénal et du fondateur de la société PIP, Jean-Claude Mas, qui a été condamné. En revanche, les médias couvrent moins les procédures que nous avons lancées au civil contre le certificateur des prothèses, l’entreprise TÜV RHEINLAND et qui pourront pourtant permettre aux victimes, de toucher enfin des dommages et intérêts pleins et entiers, même si certaines victimes ont pu toucher déjà une provision.<br />
Il y a en tout 4 procédures lancées contre TÜV au civil et une cinquième en cours de préparation, car des victimes se sont manifestées petit à petit, au fur et à mesure de ces années. Or tant qu’il n’y a pas prescription, elles peuvent toutes espérer obtenir réparation. La toute première procédure a été lancée en 2010 et cela a été les montagnes russes. Par exemple, en 2015, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a annulé la condamnation de TÜV, désigné coupable devant le tribunal correctionnel de Toulon en 2013. TÜV réclame alors aux victimes de rembourser les 3 000 euros qu’elles avaient touchées suite à la condamnation de 2013 et va même jusqu&rsquo;à saisir les comptes d’une cinquantaine de victimes pour faire un exemple et intimider les autres.<br />
Heureusement, après un pourvoi en cassation qui a annulé la décision aixoise et une nouvelle procédure en appel à Paris qui se termine enfin, aujourd’hui, la responsabilité de TÜV est définitivement admise par les tribunaux français. Les débats vont désormais se limiter au quantum : c’est-à-dire au nombre de victimes recevables et au montant de leur indemnisation.<br />
TÜV a clairement joué la montre toutes ces années, en espérant que les patientes renoncent à se battre. Cela a marché pour certaines qui veulent tout simplement tourner la page et oublier. Maintenant que la première procédure se termine, TÜV va s’efforcer de limiter le nombre de plaignantes et de nier leurs souffrances.<br />
Bien entendu, ces procès interminables sont un préjudice supplémentaire pour les victimes. Celles qui n’ont pas pu se faire opérer faute de moyens depuis 2010 et dont les prothèses se sont rompues entre-temps, en subissent les conséquences. Il paraît d’ailleurs assez évident que l’on a dénigré la souffrance des victimes parce ce qu’il s’agissait de femmes et qu’elles s’étaient faites opérer pour des raisons esthétiques. Des juges ont même refusé une aide juridictionnelle sous le prétexte qu’il s’agissait d’une chirurgie de confort !<br />
On observe les mêmes mécanismes sexistes que pour les affaires de violence sexuelle. Certains n’hésitent pas à dire aux victimes de viol qu’elles sont coupables d’avoir porté une jupe trop courte. De même beaucoup osent dire aux patientes PIP qu’elles l’ont bien cherché et que ce sont des « bimbo » qui n’ont que ce qu’elles méritent.<br />
C’est à la fois insupportable et stupide. On parle ici de dispositifs médicaux de classe 3. Ce qui s’est passé avec PIP aurait pu avoir lieu avec des pacemakers ou des prothèses de hanche.<br />
Cela dit, rendre justice trop rapidement peut être préjudiciable aux victimes. C’est peut-être ce qui s’est passé en appel en 2015 à Aix, ce qui a engendré 6 années de perdues par la suite et des complications supplémentaires pour les victimes.<br />
Le temps judiciaire n’est, de toute évidence, pas adapté au temps des patients et c’est la raison pour laquelle il faut prévoir des fonds d’indemnisation. En 2018, nous avions d’ailleurs demandé à la Commission européenne de créer un fonds d’indemnisation pour les victimes mais nous n’avons pas obtenu gain de cause. Cela aurait pourtant évité des complications de santé physiques et psychologiques pour beaucoup de victimes. »</p>
<p><strong>Catherine Simonin, représentante des usagers, administratrice au sein de France Assos Santé et membre de la Ligue contre le cancer<br />
</strong>« Cette histoire est déjà terrible pour les femmes victimes d’opérations de chirurgie esthétique, mais pour les patientes qui sont porteuses de prothèses PIP à la suite d’une mastectomie due à un cancer du sein, c’est la double peine. Il faut bien comprendre que la phase de « reconstruction » n’est pas facile pour une femme qui sort d’un cancer. Elle ne retourne pas sur une table d’opération de gaité de cœur. Alors pour celles qui ont été implantées avec des prothèses PIP et qui doivent se faire opérer une énième fois, en sachant qu’elles ont en elle un produit potentiellement délétère pour leur santé, à l’endroit même où le cancer avait sévi, c’est extrêmement pénible. En outre, il faut préciser que même si, pour les patientes ayant traversé un cancer, l’explantation des implants PIP ET la mise en place de nouveaux implants sont remboursées par l’Assurance maladie, il n’est pas rare que les patientes aient des restes à charge à payer.<br />
D’ailleurs, pour aider au mieux les victimes dans l’affaire PIP, dès le début de ce scandale sanitaire, la Ligue contre le cancer a réagi. Elle s’est d’une part portée partie civile et a également débloqué un fonds d’urgence de 50 000 euros pour aider les victimes sur les plans matériels, psychologiques et juridiques. »</p>
<p><strong>Stéphanie, victime implantée avec des prothèses PIP en 2001 et explantée en 2017<br />
</strong>« Je me suis portée partie civile dès le premier procès contre TÜV et j’ai également assisté au procès de Jean-Claude Mas. Pour l’instant j’ai été indemnisée à hauteur de 300 euros environ. C’est tellement long que j’avoue suivre les choses de loin désormais. Je ne sais même plus si le tribunal a mes coordonnées mises à jour et je ne sais plus trop à qui m’adresser non plus. Finalement, je me tiens au courant des suites via les médias. Cela dit, je ne suis pas découragée pour autant. Cela mettra le temps qu’il faudra, mais je tiendrai bon.<br />
J’ai été opérée et ai reçu des prothèses PIP en 2001 car j’avais une malformation au niveau de la poitrine. J’ai été alertée du problème grâce aux médias. En entendant parler de l’affaire, j’ai vérifié la marque et la composition des prothèses que j’avais reçues grâce à une carte remise lors de mon opération. Je n’ai pas été prévenue par le médecin qui m’avait opérée mais je l’ai contacté par la suite et il a été réactif pour me communiquer tous les documents dont j’avais besoin. Peut-être n’avait-il plus mes coordonnées car j’avais déménagé entre temps. De mémoire, j’avais porté plainte à la gendarmerie à l’époque et j’ai été contactée lorsque le premier procès s’est préparé.<br />
De 2001 à 2017, j’ai fait des contrôles médicaux sans explanter mes prothèses PIP. En 2017, une fuite est apparue et je les ai faites retirer. L’explantation était prise en charge par l’Assurance maladie mais la remise de nouvelles prothèses était à ma charge.<br />
Toutes ces années, j’ai eu peur. J’ai senti que j’avais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il n’était pas question pour moi d’explanter les prothèses sans en remettre de nouvelles, or financièrement, ce n’était pas évident à assumer car il s’agissait d’une dépense de 4 500 euros et comme j’ai 3 enfants, ce n’était pas ma priorité. Je l’ai finalement fait quand je n’ai plus eu le choix, que ma santé était en danger. Les 300 euros d’indemnisation sont donc très loin de couvrir les frais que tout cela engendre. En outre, je ne compte pas le préjudice moral. Au total, les experts lors du procès ont estimé les dommages et intérêts dans mon cas à 15 000 euros, et on m’a fait comprendre que si finalement je touchais 3 000, ce serait déjà bien.<br />
Je suis allée au procès de Jean-Claude Mas, et j’ai été effarée par son manque de compassion. Cela me donne la même impression avec TÜV, celle d&rsquo;être manipulée, et finalement sans aucun pouvoir.<br />
Contrairement à certaines victimes rencontrées lors des procès et qui, je crois, ont préféré tourner la page et laisser tout cela derrière elles, pour ma part, je désire aller au bout des procédures. Nous ne sommes pas des cobayes et tout cela nous a vraiment coûté moralement, physiquement et psychologiquement. ».</p>
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		<title>Colovisio : un casque VR pour sensibiliser au dépistage du cancer colorectal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Aug 2021 08:33:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Pour convaincre le plus de monde possible de pratiquer, tous les deux ans, entre 50 et 74 ans, un dépistage pour le cancer colorectal, les comités normands de la Ligue contre le Cancer ont imaginé se servir d’un outil innovant : un casque de réalité virtuelle. Les équipes de Seine-Maritime et du Calvados ont ainsi travaillé sur la création d’une application dédiée de réalité virtuelle et ont lancé « Colovisio ». Prêt pour un petit voyage au centre du côlon ? </strong></p>
<h3>Quelques données et chiffres sur le cancer colorectal</h3>
<p>Le dépistage du cancer colorectal pâtit de nombreux tabous et idées reçues. La plupart des gens pensent que le dépistage de première intention est la coloscopie. Cependant, pour les personnes qui ne présentent pas de risque particulier de développer ce cancer, sans antécédents familiaux par exemple, il s’agit d’un simple examen des selles que l’on prélève tranquillement chez soi, grâce à un « kit » remis gratuitement par son médecin traitant par exemple. Evidemment, cela reste un geste peu plaisant, qui n’enthousiasme pas les foules. Un tiers seulement du public le plus à risque, c’est à dire les hommes et les femmes entre 50 et 74 ans, répondent à l’invitation régulièrement envoyée par l’Assurance maladie pour ce dépistage 100% pris en charge. Pourtant, si 50 à 60% des 50-74 ans se faisaient dépister tous les deux ans, cela pourrait permettre de faire baisser la mortalité de ce cancer de 15 à 20%. Rappelons que le cancer colorectal est, en France, le plus meurtrier après le cancer du poumon.<br />
Effectué régulièrement, le dépistage permet de repérer la présence de sang dans les selles, signe d’éventuels tumeurs, pour la plupart bénignes, appelées polypes, qui, traités à un stade précoce, n’évolueront pas en cancer dans 9 cas sur 10. Des arguments édifiants qui ont pourtant du mal à convaincre les Français de passer à l’action.</p>
<h3>L’objectif de Colovisio</h3>
<p>Sur le terrain, les équipes de la Ligue contre le Cancer savent à quel point l’enjeu des échanges avec les usagers sur le dépistage du cancer colorectal est important pour sauver des vies mais ils sont chaque jour confrontés à cette gêne, cette hésitation à effectuer l’examen des selles à la maison. Comment aborder la question, comment convaincre ? Pour les comités normands de La Ligue, ce sera grâce à l’innovation et au jeu ! Puisque les casques de réalité virtuelle fascinent, pourquoi ne pas les utiliser et imaginer une immersion pour une visite virtuelle du côlon ?<br />
Une fois le casque enfilé et muni de deux manettes, l’utilisateur se trouve plongé dans une maison et doit aller ouvrir une enveloppe posée sur la table d’un salon, en écho à l’invitation envoyée par l’Assurance maladie pour le dépistage du cancer colorectal. L’enveloppe se met alors à « parler » pour expliquer le but et le déroulement d’un tel dépistage et commence un voyage virtuel dans un côlon. On comprend alors, en quoi il est important de repérer des saignements dans les selles, ce que sont les polypes et pourquoi le dépistage peut sauver réellement de nombreuses vies. En tout, l’immersion dure environ 5 minutes mais l’objectif principal est évidemment, à l’issue de cette expérience, d’entamer un échange avec la personne pour parler dépistage et la convaincre de le faire si elle hésite encore. « <em>Les retours des utilisateurs nous montrent que l’expérience qu’ils vivent grâce au casque est très éloquente pour eux. Cela les interpelle suffisamment pour qu’ils aient ensuite envie d’entamer un échange avec nous.</em> », explique Mélanie Jeansoulé, chargée de prévention à La Ligue contre le Cancer de Seine-Maritime.</p>
<h3>Les publics touchés avec le Colovisio</h3>
<p>La cible principale sont les personnes entre 50 et 74 ans, qui sont les plus à risque face à ce type de cancer, mais les équipes de La Ligue sont intéressés également à l’idée d’interpeller le grand public, même des populations plus jeunes. Elles sont naturellement souvent attirées à l’idée d’essayer un casque de réalité virtuelle, même pour un sujet qui, a priori, les concerne peu. « <em>Nous proposons volontiers aux jeunes d’essayer le Colovisio, car, une fois sensibilisé, nous pouvons aussi compter sur ce public pour parler à leurs aînés du dépistage et également s’y préparer eux-mêmes quand ce sera à leur tour de penser à se faire régulièrement dépister</em>. », précise Mélanie Jeansoulé.<br />
Le Colovisio a ainsi désormais toute sa place lors des différents évènements, comme le «côlon tours â»,  les forums, les salons ou tout autre action de sensibilisation et de prévention menées par La Ligue.<br />
L’autre cible importante pour le Colovisio est celle des entreprises, où La Ligue intervient déjà dans le cadre de son programme d’actions de prévention contre le cancer « <a href="https://www.ligue-cancer.net/article/58645_ligentreprises">Lig’Entreprises </a>».</p>
<h3>Quelques obstacles mais un bel avenir pour le Colovisio</h3>
<p>Mélanie précise que malheureusement, l’entreprise qui a créé leur logiciel pour le casque de réalité virtuelle a fait faillite, empêchant pour l’instant d’envisager des évolutions à ce premier scénario. C’est d’autant plus dommageable que le développement d’une telle application est très cher. Pourtant, malgré ces derniers mois plombés par la Covid, durant lesquels l’association a eu moins d’occasions que prévu de se servir du Colovisio, l’initiative reste convaincante. Ainsi, au niveau national, un appel d’offres a été lancé pour développer une nouvelle version du Colovisio, encore plus ludique et plus interactive. Selon l’intérêt et l’impact du Colovisio, il pourrait aussi être prévu de créer d’autres types de scenarii, pour le cancer de la prostate ou le cancer du sein par exemple.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h4>A lire sur notre site :</h4>
<p>
</div><a href="https://france-assos-sante.org/2021/03/02/depistage-du-cancer-colorectal-depassez-la-gene/" class="btn btn-style5">Dépistage du cancer colorectal : dépassez la gêne !</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><a href="https://repertoire-actions.france-assos-sante.org/action/le-colovisio-a-la-clinique-de-leurope/" class="btn btn-style5">La fiche-action du Colovisio</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Apprendre les premiers secours en santé mentale</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/08/04/apprendre-les-premiers-secours-en-sante-mentale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 08:14:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Savez-vous comment réagir face à un proche qui fait une crise d’angoisse, un inconnu dans la rue qui semble très désorienté, un collègue qui se renferme et perd jour après jour la joie de vivre que vous lui connaissiez ? On ne peut pas s’improviser psychiatre ou psychologue dans ces moments, mais de la même façon que l’on peut apprendre les premiers gestes de secours face à une personne qui fait une crise cardiaque, on peut apprendre à approcher, parler, rassurer une personne qui souffre de troubles psychiques, en attendant de passer le relais à un professionnel de santé spécialisé.<br />
C’est ce que propose la formation de premiers secours en santé mentale. Un concept d’origine australienne qui se développe en France depuis 2 ans et vise à améliorer la prise en charge des personnes en souffrance psychique et également changer le regard sur ces personnes qui sont si souvent stigmatisées et rejetées.</strong></p>
<h3>Interview de Solène Barriol, adjointe à la coordination et responsable de la communication à l&rsquo;association PSSM France (« PSSM » pour « Premiers Secours en Santé Mentale)</h3>
<p><strong>66 Millions d’Impatients : Quelle est l’origine de cette formation en premiers secours en santé mentale ?<br />
Solène Barriol :</strong> Les premiers secours en santé mentale ont commencé en 2001 en Australie, sous le nom de « Mental Health First Aid ». Elles ont été créées par une éducatrice spécialisée et un professeur en psychologie, suite au constat d’une méconnaissance de la santé mentale, des troubles psychiques et d’une stigmatisation forte des personnes qui en souffrent.<br />
Cette formation est celle que l’on connaît en France. Elle dure 14 heures, donne des connaissances généralistes sur la santé mentale, aborde 4 grands types de troubles psychiques et propose un plan d’action qui peut être mis en œuvre par tout le monde pour une première aide en santé mentale. Ce n’est pas une formation destinée aux soignants, même s’ils sont les bienvenus. Elle s’adresse aussi et surtout au grand public, en attendant le passage de relais vers des soins adaptés.<br />
Aujourd’hui ce programme est diffusé dans une vingtaine de pays, dont la France. Depuis la formation initiale, l’organisation (Mental Health First Aid Program) a également développé des modules plus spécifiques pour diverses catégories de population (jeune, personnes âgées…) ou de professions (policier, pompier, hommes de loi, pharmacien…).</p>
<p><strong>Depuis quand les formations de premiers secours en santé mentale se sont-elles organisées en France ?</strong><strong><br />
</strong>En France, l’organisation est récente. L’association PSSM France (Premiers Secours en Santé Mentale) a été créée en 2018 pour faire face au même problème qu’en Australie, à savoir la forte stigmatisation des personnes souffrant de troubles mentaux, qui entraîne des retards dans la prise en charge de leurs soins. Les premières formations ont eu lieu en avril 2019. PSSM France n’organise pas directement les formations mais en garantit le contenu : l’association forme les formateurs, puis ils organisent en autonomie les formations PSSM. Cela permet de déployer largement les formations puisque les formateurs accrédités résident dans toutes les régions de France.<br />
A ce jour, il y a ainsi plus de 9500 secouristes formés. L’activité a malheureusement été ralentie avec le COVID. L’objectif est que les formateurs enseignent les premiers secours à plus de 750 000 secouristes en 10 ans et de continuer bien sûr après ces 10 années, en espérant que plus les personnes seront sensibilisées, plus la parole sera « libérée » et plus les malades pourront avoir accès à des soins adaptés le plus rapidement possible.</p>
<p><strong>Cette formation est ouverte à tous ?<br />
</strong>Oui, tout à fait. C’est une formation où l’angle premier est celui de la citoyenneté. Toute personne majeure peut suivre cette formation. Il n’y a pas besoin d’être soignant, ni d’avoir un proche qui souffre de troubles psychiques pour s’y intéresser. Je dirais même que plus on est éloigné du domaine de la santé mentale, plus cette formation a du sens. Cela dit, il est rare que l’on n’ait pas autour de soi, dans son entourage personnel ou professionnel, des personnes qui souffrent de troubles psychiques épisodiques ou chroniques. D’ailleurs le début de la formation propose aux participants de se questionner sur ce qu’est précisément un trouble psychique, ce qui va permettre de définir la santé mentale.<strong><br />
</strong>Cette formation ouverte à tous a justement été conçue pour être accessible à un maximum de personnes. Elle propose des informations à la fois claires et scientifiquement appuyées. L’association a pour objectif de promouvoir une santé mentale qui soit positive, comme on le fait pour la santé physique. Rappelons que l’on a tous une santé mentale, qu’elle est plus ou moins bonne en fonction des périodes de sa vie.</p>
<p><strong>Concrètement, quand on ressort de cette formation de quoi est-on capable ?<br />
</strong>Pour continuer sur le parallèle avec la formation aux premiers secours « physiques » dont le but est de « protéger, alerter, secourir », dans notre association, le mot d’ordre est « AERER ». Cela fait écho à 5 grands axes :</p>
<ul>
<li>Approcher la personne</li>
<li>Ecouter la personne, activement et sans jugement</li>
<li>Réconforter et informer</li>
<li>Encourager la personne à aller vers des professionnels</li>
<li>Renseigner sur les autres ressources disponibles</li>
</ul>
<p>Au cours de la formation, on aborde 4 grands types de troubles : les troubles dépressifs, les troubles anxieux, les troubles psychotiques et enfin, les troubles liés à l’utilisation de substances. Pour chacun d’eux, une définition sera apportée ainsi que du contenu sur leur manifestation. Pour chaque cas de figure, on aborde également la situation hors crise et la situation en période de crise. Forts de ces connaissances, les participants s’entrainent à appliquer le plan d’action (en sous-groupes, avec des mises en situations…).<br />
A la fin de la formation, le but est de savoir repérer des troubles, des comportements qui diffèrent par rapport à l’ordinaire pour ensuite approcher la personne, lancer la discussion, l’écouter, la rassurer, parler des soins qui existent, et pourquoi pas l’orienter pour une prise en charge par un professionnel. Cela ne fonctionne pas toujours dès le premier essai. Il faut du temps parfois pour établir un contact. Sur la question de l’orientation vers un professionnel, il peut s’agir d’un psychiatre, d’un psychologue ou d’autres types de thérapies. Le secouriste peut aussi proposer d’autres ressources disponibles comme des livres, des applications de méditation sur smartphone, des sites internet, etc.<br />
Le rôle du secouriste n’est pas d’accompagner dans le soin mais VERS le soin.</p>
<p><strong>C’est délicat de faire appel à un professionnel en santé mentale pour quelqu’un ? Quand sait-on s’il faut prendre une telle initiative ?<br />
</strong>Dans les cas de « crise », il est indispensable parfois d’appeler les secours, si l’on est par exemple confronté à une personne en crise suicidaire ou psychotique. En dehors d’une situation de crise, la formation ne préconise pas d’appeler les secours pour quelqu’un parce qu’effectivement, il y a la question du consentement, du respect de la personne. Ainsi en dehors d’une crise, l’idée est d’encourager la personne à se soigner, de démystifier l’idée que l’on se fait d’une consultation chez un psychiatre ou un psychologue car il y a encore de nombreuses personnes qui craignent qu’on les étiquette comme étant fous ou qu’on les hospitalise sous contrainte. Il faut leur expliquer que le système de soins ne fonctionne pas ainsi. Dans de telles situations, à la différence des premiers secours physiques, un secouriste en santé mentale peut être amené à intervenir plusieurs fois avec une même personne, en attendant le passage de relais. Ce sera le cas par exemple avec une personne de son entourage qui fait des crises d’angoisse de manière répétée et à qui il faudra peut-être pourtant du temps pour se décider à consulter un professionnel de santé.</p>
<p><strong>Combien coûte une formation pour les particuliers ?<br />
</strong>Les formateurs sont libres de fixer leurs propres tarifs, puisqu’ils sont autonomes et indépendants. L’association préconise cependant un tarif de 250 euros. L’association ne touche pas de commissions sur les formations délivrées par les formateurs. On leur demande en revanche de remettre à chaque futur secouriste le manuel des premiers secours en santé mentale que nous leur vendons pour financer l’activité de l’association. <strong><br />
</strong>En ce qui concerne le financement, il peut être pris sur le budget de formation professionnelle et certaines associations proposent la formation gratuitement, notamment grâce au soutien de certaines Agences régionales de santé (ARS).<em><br />
</em>Quand on est un particulier, le plus simple est d’aller voir sur <a href="https://pssmfrance.fr/calendrier-formations/">notre calendrier des formations</a> les dates qui sont proposées.</p>
<p><strong>Ce sont plutôt des particuliers ou des entreprises qui s’inscrivent à la formation de premiers secours en santé mentale ?<br />
</strong>Particuliers et entreprises s’inscrivent dans des proportions qui sont à peu près similaires. Certaines entreprises nous ont contactés suite à un évènement malheureux qui a pu se dérouler chez elles. Malheureusement, la période est propice à ce genre de prises de conscience.<br />
L’idéal et l’objectif à long terme serait que dans chaque entreprise il y ait a minima une personne qui soit formée aux premiers secours en santé mentale à l’instar de ce qui est mis en place en premiers secours physiques.</p>
<p><strong>Y’a-t-il des évolutions prévues pour les formations de premiers secours en santé mentale ?<br />
</strong>La formation actuellement délivrée est très généraliste et vise un public adulte qui interviendrait auprès d’autres adultes mais on a bien conscience qu’il y a divers enjeux en santé mentale, et notamment concernant les troubles sévères dont la grande majorité se développent entre 16 et 25 ans. Nous sommes donc en train de travailler à l’adaptation de modules spécifiquement orientés aux problématiques qui peuvent toucher les jeunes, notamment avec des focus sur les troubles du comportement alimentaire ou encore les automutilations sans intentions suicidaires. Nous espérons que ce module voie le jour au début de 2022.</p>
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C’est ma manager qui a souhaité que tous les collaborateurs de Clubhouse France participent à cette formation pour mettre à jour nos connaissances en santé mentale. Cela rentrait dans le plan de formation des salariés de l’association. Lors de la formation, il y avait des collègues, d’autres professionnels du secteur de la santé mentale et une personne inscrite à titre particulier qui désirait apprendre à mieux aider l’un de ses proches.<br />
Ce qui m’a sans doute le plus servi c’est la façon de faire face à une personne qui a une crise de paranoïa ou de délire, qui est un peu « déconnectée » de notre réalité. Que doit-on ou peut-on faire à notre niveau et où s’arrête notre rôle par rapport aux soignants qu’on peut mobiliser ? J’étais vraiment très content d’apprendre toutes ces choses parce que c’était une des plus grandes interrogations que j’avais avant de faire cette formation.<br />
Une autre chose que j’ai apprise, est qu’il ne faut pas hésiter à demander à quelqu’un s’il a des idées suicidaires. C’est vrai que cela peut paraître tabou. En abordant le sujet, on peut craindre d’aggraver les choses, or ce n’est pas le cas. Tout cela je ne le savais pas et cela m’a récemment servi pour amorcer des dialogues autour de moi. On a tout à gagner à passer par ce genre de formation et j’aurais vraiment aimé connaître tout cela plus jeune, au collège ou au lycée quand on est moins armé soi-même pour faire face à ce genre de situations et qu’une main tendue à cette période-là peut s’avérer précieuse.<br />
La formation m’a paru très accessible et je pense d’ailleurs que l’on devrait l’intégrer au programme de l’Education Nationale. Là où elle est intéressante c’est que contrairement à une formation de secourisme classique où on apprend à faire des gestes très techniques, que l’on pratiquera sûrement peu souvent dans sa vie, là il s’agit essentiellement de se familiariser avec des postures et des mots qui peuvent servir presque au quotidien. Je pense que c’est ce qui la met à la portée de tous.<br />
En dehors de l’intérêt de pouvoir éventuellement aider plus efficacement un proche, un collègue ou tout simplement un inconnu, cette formation participe à un changement de regard sur les gens qui souffrent de troubles psychiques. Je pense qu’on pourrait aller encore un peu plus loin dans la « déstigmatisation » en faisant venir des personnes avec troubles psychiques au cours de la formation, qui nous feraient part de leurs expériences. C’est sûrement difficile à organiser mais au sein de l’association où je travaille, nous nous sommes rendu compte que c’était un facteur important de « déstigmatisation » que d’avoir des interactions avec des personnes qui vivent avec un trouble psychique, ne serait-ce que pour s’apercevoir que ces personnes sont avant tout des êtres humains.</p>
</div></blockquote></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Le point sur le Covid et l’oxygénothérapie</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/07/28/le-point-sur-le-covid-et-loxygenotherapie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 10:05:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Parmi les symptômes du Covid, les troubles respiratoires sont les plus redoutés. Ils peuvent être les signes d’une aggravation de la maladie et nécessiter une hospitalisation pour traiter les patients en leur apportant de l’oxygène (oxygénothérapie), voire envisager une intubation dans les cas les plus sévères.<br />
</strong><strong>Mais que sait-on, avec plus d’un an de recul, sur l’usage de l’oxygénothérapie pour les malades du Covid qui ont eu des atteintes pulmonaires ? En outre, ces patients se remettent-ils de leurs séquelles aux poumons ? Voici des éléments de réponses recueillis auprès des professeurs Frappé et Tattevin, respectivement </strong><strong>médecin généraliste à Saint-Etienne et Président du </strong><a href="https://lecmg.fr/"><strong>Collège de médecine générale</strong></a><strong> pour le Pr Frappé et infectiologue à Rennes et Président de la </strong><a href="https://www.infectiologie.com/fr/spilf-presentation.html"><strong>Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française</strong></a><strong> pour le Pr Tattevin.</strong></p>
<p><strong>Quand envisager une oxygénothérapie : mesure de la saturation et risque d’hypoxie ?</strong></p>
<p>Pour beaucoup de malades du Covid souffrant de troubles respiratoires ces derniers mois, la question de savoir quand se rendre aux urgences n’était pas évidente. En effet, l’un des principaux dangers du Covid est que l’organisme vienne à manquer d’oxygène, ce qui peut entrainer la mort. C’est ce que l’on appelle « désaturer ». On peut mesurer la saturation, c’est-à-dire le taux d’oxygène dans le sang (plus précisément dans les globules rouges) selon deux méthodes. La première est la saturation pulsée effectuée à l’aide d’un saturomètre, également appelé oxymètre, qui est un petit appareil placé au bout du doigt. La seconde est la saturation artérielle, réalisée en faisant une prise de sang, spécifiquement prélevé à partir d’une artère. Dans le cas de la saturation pulsée (SPO<sub>2</sub>), en dessous de 95%, on considère qu’une personne est en hypoxie, c’est-à-dire qu’elle manque d’oxygène. « <em>Lorsque le corps manque d’oxygène, il s’ensuit une souffrance cellulaire et un risque pour les différents organes. Dans le cas du Covid, en cas d’hypoxie sévère, il y a un risque de décès. On traite donc le patient par oxygénothérapie, tout simplement en lui assurant un apport d’air enrichi en oxygène, par inhalation. Il ne s’agit pas d’un médicament qui vient soigner ou prévenir une maladie, il s’agit d’un traitement qui vient suppléer le manque d’oxygène. Il n’a pas d’intérêt à titre préventif. Cela ne soigne pas l’infection, cela traite simplement l’un des éventuels symptômes du Covid.</em> », explique le Pr Paul Frappé.<br />
L’apport d’oxygène par oxygénothérapie se fait à l’aide d’un masque facial ou de tubes dans le nez, reliés à un dispositif qui permet de régler le débit d’oxygène. L’oxygénothérapie peut, dans certains cas (voir le paragraphe suivant), être envisagée à domicile. Cependant lorsque l’état des patients se dégrade, la situation peut devenir rapidement instable et nécessiter des méthodes d’oxygénation plus poussées, pratiquées à l’hôpital, notamment dans les services de réanimation, et imposant souvent l’intubation. Ces méthodes sont cependant plus invasives et peuvent donc entrainer des complications.</p>
<p><strong>L’oxygénothérapie à domicile pour éviter l’hospitalisation, à envisager avec des précautions car les malades du Covid peuvent désaturer très brusquement</strong></p>
<p>Face à l’encombrement des urgences durant les pics de contaminations, et du fait que certains patients sont fermement opposés à l’hospitalisation, la HAS (Haute Autorité de Santé) a émis une <a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-11/20rr415_covid_19_oxygenotherapie_mel_vf.pdf">fiche de réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 sur la prise en charge à domicile des patients atteints de Covid-19 et requérant une oxygénothérapie</a>. Ce protocole qui exige de mettre en place un certain nombre de précautions a cependant été peu utilisé. Il est en effet réservé aux patients ayant une SPO<sub>2</sub> en dessous de 95%, dans le but de les maintenir à plus de 92%, n’ayant pas des besoins en oxygène supérieurs à 4 L/minute et répondant à un certain nombre de critères dont l’âge et l’état de santé général. Il est indispensable pour bénéficier de ce dispositif que le patient se trouve en présence permanente d’un aidant, qu’il vive dans un logement fixe et salubre avec la possibilité d’avoir une chambre isolée, que son établissement de référence abritant une structure d’urgence soit à moins de 30 minutes, enfin, d’obtenir l’accord et la coordination d’une équipe pluriprofessionnelle avec un(e) médecin généraliste, un(e) kinésithérapeute, un(e) prestataire d’oxygénothérapie à domicile et un(e) infirmièr(e).<br />
La principale raison de la mise en place de toutes ces précautions est que l’on a remarqué, dans le cas du Covid, que malgré une saturation initiale rassurante, les patients pouvaient désaturer très rapidement. Ainsi, les ressentis des patients atteints de Covid, concernant une éventuelle détresse respiratoire, ne reflètent pas forcément la gravité de leur état de santé, notamment chez les patients les plus jeunes. Il est donc nécessaire de vérifier non seulement la saturation mais également plusieurs fois pas jour, la fréquence ventilatoire (ou respiratoire), c’est-à-dire le nombre de cycles respiratoires (inspirations + expirations) dans un laps de temps donné. Ainsi, si pour les patients il n’est pas évident de savoir quand se rendre aux urgences, cela ne l’est pas toujours non plus pour les médecins dans la mesure où la désaturation peut survenir brusquement.</p>
<p><strong>Sortie de l’hôpital et suivi d’oxygénothérapie à domicile</strong></p>
<p>L’oxygénothérapie est un traitement connu depuis longtemps et sa pratique à domicile est particulièrement répandue pour certaines maladies comme la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). Le Pr Tattevin rappelle que : « <em>Dans le cas de la BPCO, la désaturation est secondaire à un stade évolué d’une pathologie des bronches. Pour le Covid, qui est une pneumonie, ce sont les poumons qui sont touchés, plus précisément les alvéoles qui sont infectées et freinent le passage de l’oxygène, dans un contexte aigu </em>». Il précise également que le Covid altère les alvéoles, la plupart du temps sans les détruire, ce qui permet à la majorité des malades de récupérer des poumons fonctionnels, même après une longue période de réanimation. Cependant, lorsque les poumons ont été sévèrement touchés, il faut continuer l’oxygénothérapie pendant plusieurs semaines. <em>« L’oxygénothérapie ne guérit pas, elle permet seulement de survivre, le temps que les poumons guérissent, autrement dit, qu’ils cicatrisent. Cette étape peut prendre du temps et passe, au-delà de l’oxygénothérapie par le biais d’une rééducation et également souvent par une renutrition pour avoir une meilleure ventilation, avec des muscles respiratoires qui fonctionnent mieux </em>», explique le Pr Tattevin.<br />
« <em>L’oxygénothérapie reste un traitement lourd puisque dans le cas du Covid, l’apport d’oxygène, pré ou post hospitalisation, se fait en continu 24h/24h. Pour la sortie du traitement, petit à petit, on baissera les débits d’oxygène. A la suite d’une hospitalisation, l’essentiel du danger est passé, car la phase aigue du Covid est terminée. Le risque de désaturation post-hospitalisation dans le contexte du Covid est rare si on respecte bien les principes de l’oxygénothérapie. Reste que certains symptômes peuvent perdurer plusieurs mois pour les patients qui souffrent de ce que l’on appelle les « Covid longs ». Il s’agit alors plutôt de fatigue générale, de douleurs thoraciques, de sensations d’oppression, mais pour la grande majorité, ces patients-là n’ont pas besoin d’apport supplémentaire en oxygène</em> », termine le professeur.</p>
<p>NOS ARTICLES SUR LE MÊME THÈME :</p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2021/03/05/reconnaissance-covid-long-premiere-victoire-pour-les-patients/">Reconnaissance du Covid long</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2020/11/27/patients-covid-long-la-face-cachee-de-la-maladie/">Patients dit « covid longs » : la phase cachée de la maladie</a></li>
</ul>
<p>
</div><div class="wpb_content_element"  >
	<div class="messagebox_text"><h4>Témoignage du Professeur J, professeur en médecine</h4>
<p>J’ai été contaminé par le coronavirus lors d’un cours que j’ai donné à des étudiants en décembre 2020. J’ai été hospitalisé une dizaine de jours après les premiers symptômes, au moment où les signes se sont aggravés. J’étais juste à la limite de facteurs de risques de formes graves du Covid, puisque j’avais 62 ans et 3 kilos de trop. J’étais cependant en parfaite santé et j’avais une vie très active. A l’aggravation des symptômes, j’ai appelé un collègue qui travaille en réanimation, où j’ai alors été admis. Je n’avais pas de saturomètre chez moi, et me suis fié uniquement à mes ressentis avant l’hospitalisation. Au repos, tout allait bien, mais le moindre effort était très pénible. J’étais extrêmement essoufflé. Lorsque le SAMU est arrivé chez moi, je ne me sentais pas en détresse respiratoire d’un point de vue clinique, mais ils ont alors pris ma saturation et j’étais pourtant à 78%, donc très très bas. J’aurais plutôt imaginé être à 85 ou 86%. C’est ce qui est vraiment très particulier quand même dans cette maladie. Le SAMU m’a donc mis sous oxygénothérapie immédiatement, ce qui m’a d’emblée apporté un certain confort. Je craignais beaucoup d’être intubé. Arrivé en réanimation, j’ai été mis sous oxygénothérapie à haut débit, et j’ai échappé, de peu, à l’intubation.</p>
<p>En tout, j’ai fait 6 jours de réanimation, ce qui est très court, puis 2 jours de soins intensifs, suivis de 2 jours au service d’infectiologie. Le séjour à l’hôpital s’est bien passé. J’ai gardé le masque à oxygène 24h/24h. Je le retirais simplement quelques instants à chaque bouchée, pour manger. J’étais cependant épuisé, et je mangeais justement très lentement. Chaque effort me coûtait. Je pouvais à peine me lever. Les médecins m’ont cependant laissé partir au bout de 10 jours seulement d’hospitalisation, mais c’était parce que j’étais « de la maison ». Cela me convenait d’être avec de l’oxygène à domicile, j’étais à l’aise avec ce protocole, mais je reconnais que mes médecins étaient plus stressés que moi à cette idée. Je leur ai promis d’être raisonnable car au moment où j’ai quitté l’hôpital, je désaturais rien qu’en faisant quelques pas dans le couloir.</p>
<p>A la maison, j’ai donc été mis sous oxygénothérapie à raison de 4 litres/minute. A titre de comparaison, à mon entrée à l’hôpital, j’étais à 60 litres/minute. J’ai gardé l’oxygénothérapie à domicile durant 4 semaines. Cela a été long, je pensais récupérer plus vite. Petit à petit, j’ai baissé le débit à 2 litres/minute et je remontais à 4 litres/minute lorsque je devais faire un effort, comme prendre une douche. J’avais un saturomètre, qui me permettait de me contrôler très régulièrement. Durant les 4 semaines je ne suis pas sorti de chez moi. Chaque effort était épuisant. J’ai quand même mis 4 semaines à réussir à monter un étage. Ce n’est donc absolument pas possible d’envisager une oxygénothérapie à domicile ainsi, sans l’aide d’un proche à domicile. J’avais également la visite d’une infirmière matin et soir et je restais quotidiennement en contact avec les infectiologues. J’ai abandonné le masque de façon très progressive. J’avais mis en place une sorte de stratégie. Je me suis plus basé sur mon ressenti que sur les chiffres du saturomètre. Petit à petit, quand j’étais au repos et que je me sentais bien, je me passais de mon masque. A la fin, je l’enlevais pour dormir. Pour le réentrainement à l’effort, j’ai commencé par du vélo d’appartement. Au départ, le simple fait de monter dessus était un exercice en soi. Au début je faisais des sessions de 3 minutes mais peu à peu, j’ai réussi à monter à 45 minutes, à un rythme assez tranquille, en gardant à la fin mon oxygénothérapie à 1 litre/minute. Il fallait absolument que je me remuscle à nouveau car j’avais perdu 15 kg en quelques semaines. J’ai gardé la machine à oxygène une semaine supplémentaire mais c’était plus pour me rassurer car en réalité, je ne l’ai pas utilisée. Par la suite, j’ai eu de la kiné à domicile, et j’ai alors été beaucoup plus gêné par l’atteinte musculaire que par l’atteinte respiratoire. Après 5 flexions, j’avais les cuisses « en feu ». Les douleurs musculaires étaient impressionnantes. A ce jour, alors que les examens ont montré que j’ai totalement récupéré au niveau pulmonaire, j’ai encore du mal à récupérer au niveau musculaire et suis très limité sur le plan de la résistance physique. Mes fins de journées sont compliquées, j’ai souvent besoin de dormir une trentaine de minutes en fin d’après-midi et j’ai besoin de plus de sommeil durant la nuit qu’auparavant. Cet épisode a modifié mes priorités, m’a incité à réduire mon rythme de travail qui a toujours été très intense et à anticiper un peu mon départ à la retraite.</p>
</div>
	</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>CBD : Effets bénéfiques ou effet de mode ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2021 10:59:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[Le CBD (ou cannabidiol) est, après le THC ou (delta-9-tétrahydrocannabinol), l’un des composés les plus connus de la plante « cannabis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le CBD (ou cannabidiol) est, après le THC ou (delta-9-tétrahydrocannabinol), l’un des composés les plus connus de la plante « cannabis sativa L. », également appelée chanvre ou marijuana. Selon les croisements, certaines plantes auront un taux de THC ou de CBD plus ou moins élevés, voire indétectable.<br />
</strong><strong>Le THC est le composé psychoactif du cannabis qui donne l’effet « planant ». Considéré comme un stupéfiant, il est interdit en France. En revanche, le CBD est autorisé et depuis quelques années, on voit de plus en plus de boutiques qui ont pignon sur rue, ou sur internet, vendre divers produits à base de CBD. Mais est-ce tout à fait légal, sous quelle forme peut-on en acheter et quel est l’intérêt du CBD ? Faisons le point alors qu&rsquo;une nouvelle réglementation se met justement en place en France.</strong></p>
<p><strong>La législation autour du CBD en France, sur le point de changer<br />
</strong>Alors qu’en 2017, <a href="https://www.who.int/features/qa/cannabidiol/fr/">l’organisation mondiale de la santé (OMS) recommandait que le CBD ne soit pas classée comme substance contrôlée</a> et qu’un comité d’experts de l’OMS « <em>a conclu que, à l’état pur, le cannabidiol (CBD) ne semble pas présenter de potentiel d’abus, ni être nocif pour la santé</em> », en France, jusqu’ici, la réglementation reposait sur un <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000351447/">arrêté datant de 1990</a> qui précisait: « <em>sont autorisées la culture, l&rsquo;importation, l&rsquo;exportation et l&rsquo;utilisation industrielle et commerciale (fibres et graines) des variétés de Cannabis sativa L. répondant aux critères suivants : la teneur en delta-9-tétrahydrocannabinol de ces variétés n&rsquo;est pas supérieure à 0,20 % </em>». Pour autant, un produit fini vendu en France ne devait pas contenir de THC. Des sanctions ont été appliquées à l’encontre des vendeurs de produits contenant du CBD et ne respectant pas cette réglementation. Cependant, en 2020, un <a href="https://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&amp;docid=233925&amp;pageIn-">arrêt rendu par la la Cour de justice de l’Union Européenne</a> (CJUE) saisie par la Cour d’appel d’Aix en Provence rebat un peu les cartes. La CJUE a considéré qu’en l’état des connaissances scientifiques et sur la base des conventions internationales en vigueur, l’huile de CBD ne constituait pas un produit stupéfiant. Elle en a déduit que les dispositions relatives à la libre circulation des marchandises étaient applicables à ce produit et qu’une mesure nationale qui interdisait la commercialisation du CBD issu de la plante entière constituait une entrave à la libre circulation. La CJUE a cependant précisé qu’une telle mesure pouvait être justifiée par un objectif de protection de la santé publique, sous réserve qu’elle soit nécessaire et proportionnée.<br />
Une nouvelle réglementation, en cours d’écriture depuis plusieurs mois, est sur le point de voir le jour grâce à un <a href="https://www.drogues.gouv.fr/actualites/cbd-notification-projet-de-nouvel-arrete">arrêté qui vient d&rsquo;être rendu public</a> à l’occasion de sa notification aux autorités européennes. L’arrêté va permettre, sous certaines conditions, la commercialisation de produits dérivés de la plante entière ainsi que la possibilité de vendre en France des produits finis contenant moins de 0,2% de THC. En revanche, la vente de sommités florales ou de feuilles brutes à fumer seront interdites. Le docteur Nicolas Prisse, président de la <a href="https://www.drogues.gouv.fr/">mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA)</a> précise : « <em>Avec l’ensemble des ministères concernés, nous avons pris acte de la décision de la Cour de justice et avons donc fait évoluer notre réglementation en permettant le développement de nouvelles filières tout en maintenant un niveau exigeant de protection des consommateurs – en particulier pour éviter les formes qui pourraient être fumées &#8211; et en </em><em>préservant la capacité opérationnelle des forces de sécurité intérieure de lutter contre les stupéfiants, celles-ci devant pouvoir discriminer simplement les produits, afin de déterminer s’ils relèvent ou non de la politique pénale de lutte contre les stupéfiants. </em><em>Nous restons par ailleurs très vigilants sur deux points : les produits à base de CBD ne doivent pas faire la promotion du cannabis stupéfiant et ne doivent pas mettre en avant des allégations thérapeutiques mensongères. </em>».</p>
<p><strong>Rappel sur l’interdiction d’allégations thérapeutiques et intérêt du CBD<br />
</strong>Ainsi que le précise donc ci-dessus le docteur Prisse, sauf s’ils ont été autorisés comme étant des médicaments par l’<a href="https://ansm.sante.fr/">Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé</a> (ANSM) ou la Commission européenne, les fabricants ou vendeurs de produits à base de CBD ne peuvent revendiquer une action thérapeutique. Aucune vertu de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie ne peut être mise en avant. Dans les faits, les discours que l’on trouve, principalement sur les sites de vente sur internet, mais aussi à l’oral dans les boutiques, sont parfois à la limite de la légalité.<br />
En réalité, comme l’indique ce <a href="https://www.emcdda.europa.eu/system/files/publications/10171/20185584_TD0618186FRN.pdf">rapport de 2018</a> de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies sur l’usage médical du cannabis et des cannabinoïdes : « <em>Le CBD peut aider à contrôler les symptômes de l’épilepsie, mais des allégations de vertus thérapeutiques sont aussi faites pour un large éventail d’autres maladies ou symptômes pour lesquels il n’existe actuellement pas suffisamment d’éléments pour réaliser une évaluation adéquate. </em>».<br />
Cet éventail concerne, par exemple, le soulagement des douleurs, de l’anxiété, des troubles du sommeil, des contractures musculaires, etc. et certains patients qui consomment du CBD remarquent effectivement des effets bénéfiques sur ce type de symptômes (voir nos témoignages à la fin de cet article). Par ailleurs, les études se poursuivent sur le CBD, par exemple avec celle <a href="https://journals.lww.com/pain/Fulltext/2019/01000/Cannabidiol_modulates_serotonergic_transmission.16.aspx">publiée en 2019 dans la revue Pain</a> qui met en avant l’action du CBD sur les douleurs neuropathiques.<br />
Sur le sujet plus spécifique de la douleur, le professeur Perrot, rhumatologue à l’hôpital Cochin, répond que : « <em>Les études scientifiques sont globalement négatives concernant les effets thérapeutiques du CBD sur la douleur. Il peut y avoir, en revanche, quelques effets décontractants et anxiolytiques. Cependant, face au peu d’efficacité des médicaments actuellement disponibles sur certaines douleurs, notamment les douleurs chroniques, je comprends que les malades veuillent essayer le CBD. Dans la mesure où il ne me semble pas dangereux, je ne les décourage pas, d’autant que si cela n’agit pas sur leurs douleurs, cela peut au moins peut-être agir sur la composante de l’anxiété, des troubles de l’endormissement ou sur les contractures musculaires. Il ne s’agit pas du tout d’une solution miracle, interdite et que les médecins ne voudraient cacher à leurs patients. Notre premier souhait est de les soulager. </em>».<br />
Cependant, dans la mesure où dans les produits mis à la disposition des malades pour l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France, il y a du CBD, on peut penser que ce composé a bel et bien des vertus thérapeutiques. Sur ce point, le Pr Perrot ajoute : « <em>Il y a un nombre très limité de maladies concernées par l’expérimentation au cannabis thérapeutique. Les essais se feront avec différents dosages de CBD par rapport au THC, selon les cas. Il faut cependant savoir que les pays qui étaient en avance sur le cannabis thérapeutique, comme le Canada qui le propose depuis 2003, reviennent un peu sur son intérêt. Rappelons qu’il y a un grand nombre, même en France, de consommateurs de cannabis récréatif, et si ces substances étaient vraiment efficaces sur la douleur, on le saurait depuis longtemps.</em> ».</p>
<p><strong>Utilisations et dosages des produits à base de CBD<br />
</strong>Malheureusement, le manque de données scientifiques sur les effets du CBD, va de pair avec des lacunes sur les dosages et la fréquence d’utilisation selon les bénéfices attendus. Le consommateur n’est pas vraiment bien informé sur ce qu’il doit acheter et le mode d’utilisation du produit choisi. En effet, il existe beaucoup de produits avec divers taux de CBD disponibles : huiles de massage, capsules, tisanes, e-liquides pour cigarettes électroniques, fleurs, résines, cosmétiques, etc.… Ce n’est pas évident de choisir, ni de savoir quel dosage de CBD sera efficace pour chacun, selon ses attentes.<br />
À ce sujet Zach Gharbi, phytothérapeute et bénévole à FibromylagieSOS, souffrant de différentes pathologiques chroniques, a expérimenté et a apprécié, ces derniers mois, sur ses symptômes, les effets du CBD : « <em>Personnellement je prends du CBD depuis 18 mois environ. Je passe par un site français, qui respecte totalement la législation et explique bien l’utilisation selon les formes de CBD disponibles ainsi que la posologie en fonction des indications. D’après les informations que j’ai recueillies, les retours des malades et mon expérience personnelle, dans le cadre de la fibromyalgie, il faut prendre des formes qui qui soient suffisamment dosées en CBD pour espérer avoir un effet sur les douleurs. Un usage sur le long terme semble avoir davantage d’efficacité qu’un usage ponctuel en cas de douleur aigue. Il vaut mieux aussi choisir des produits naturels et bio, car avaler des pesticides en même temps n’est pas intéressant. Je reconnais qu’en France, ce n’est pas facile de trouver des produits et des informations fiables.</em> <em>Pour ma part, je trouve que le CBD a surtout agi sur mon niveau de stress qui a baissé, et qui me permet de mieux gérer la douleur et d’améliorer ma qualité de vie de manière générale</em>. ». (Retrouvez plus bas, le témoignage de Zach Gharbi à propos du CBD).<br />
L’enquête publiée dans son <a href="https://www.60millions-mag.com/kiosque/electromenager-les-marques-les-plus-fiables-0">numéro de janvier 2021</a> par le magazine 60 millions de consommateurs montre que le marché mérite effectivement d’être mieux encadré, au profit des consommateurs et dans la mesure où ce sont des produits onéreux. Ainsi, sur 28 produits à base de CBD testés, si l’enquête n’a révélé qu’un seul cas où le produit contenait plus de 0,2% de THC, en revanche, elle a mis en lumière des faiblesses sur l’étiquetage du taux de CBD qui n’est pas toujours annoncé et n’est pas forcément fiable quand il l’est. Une des crèmes testées n’avait ainsi, en réalité aucune trace de CBD détectable, alors que dans la plupart des huiles et e-liquides sélectionnées, le taux de CBD était supérieur à celui annoncé. Pour un sachet de fleurs de CBD, vendu 225€ pour 25g, le taux de CBD était même deux fois inférieur à celui annoncé. A un tel prix, ce manque de rigueur semble préjudiciable.</p>
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<pre><strong><em>LES RETOURS DE </em></strong><a href="https://www.fibromyalgie-france.org/"><strong><em>FIBROMYALGIE FRANCE</em></strong></a><strong><em> SUR LE CBD</em></strong>

« <em>Sur la base d’avis recueillis anonymement 
auprès de nos adhérents 
il semblerait que le CBD améliore le sommeil 
(mais cela n’est pas affirmé par tous) 
et la douleur (pour certains) 
et il existe clairement un regret : 
celui de ne pas être suffisamment guidés 
pour les pourcentages et les formes à utiliser, 
ce qui fait craindre la prise de ce produit sans conseil avisé. 
De même la variabilité des prix 
et les risques en commandant sur internet (moins cher) 
peuvent inquiéter les malades.  
Les personnes répondantes atteintes de fibromyalgie, 
faute de traitement allopathique adapté, 
soulignent n’avoir parfois que cette solution alternative. 
Cependant, les douloureux chroniques fibromyalgiques 
devraient avec prudence y voir la solution miracle 
alors que la cause de leurs douleurs reste inconnue.</em> »</pre>
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<p><strong>Quelques points de vigilance santé<br />
</strong>Le président de la MILDECA ajoute que : « <em>Même si nous n’avons pas de craintes majeures concernant la dangerosité du CBD, en tant que pouvoirs publics, nous avons le devoir de protéger les populations, qui se plaignent, à raison, lorsqu’il y a des scandales sanitaires. Une partie de la population semble pousser à la vente non encadrée de cette molécule, sur laquelle nous manquons encore de données scientifiques fiables</em>. ». En effet, si le CBD n’est pas considéré comme un stupéfiant et n’entraine pas d’addictions, ni, a priori, d’overdose, on ne sait pas s’il est totalement inoffensif. On ne connaît pas notamment ses effets à longs termes, ni les éventuelles interactions avec d’autres produits psychoactifs ou des médicaments. Nous n’avons pas non plus de données sur les femmes enceintes, et moins encore sur les effets chez les enfants.<br />
Ce qui est certain cependant, c’est que certaines personnes y sont vraiment sensibles et qu’il y a des effets secondaires. C’est le cas de Vincent, 40 ans, qui a essayé le CBD en espérant soulager des impatiences dans les jambes qui le rendent très agité la nuit. Il nous a raconté la première fois qu’il a essayé du CBD : « <em>Cela m’a littéralement « éclaté », je dirais de façon agréable. Cela m’a apaisé et assommé de fatigue. D’ordinaire, même fatigué, je peux trainer un peu longtemps devant la télévision par exemple, mais avec cette première expérience de CBD, j’ai ressenti le besoin d’aller me coucher assez rapidement. J’ai très bien dormi mais je ne saurai pas dire en revanche si cela a soulagé mes impatiences.</em> ». Dans le cas de Vincent, l’expérience a finalement rempli en partie ses attentes, mais ne faudrait-il pas prévoir de prévenir les utilisateurs d’un réel risque de somnolence, qui pourrait s’avérer dangereux si l’on doit conduire ou exercer une activité à risques ?<br />
Enfin pour le Dr Prisse, l’un des principaux dangers sur lequel il faut vraiment être attentif est de ne surtout pas encourager la forme à fumer du CBD, pour des raisons de santé publique. La forme fumée, tout comme les dérives marketing faites autour du CBD, entretiennent, en outre, un certain amalgame avec le cannabis récréatif et pourrait banaliser davantage son usage. Il tient à rappeler que la nocivité du cannabis est bel et bien avérée, tout particulièrement lorsque l’usage se fait précocement chez les jeunes, et que la consommation de cannabis entraine des troubles de la mémoire, de la concentration, du lien social, etc. Par ailleurs, il ajoute que, même chez les adultes, la consommation, même faible, de cannabis peut présenter des risques, en particulier s’agissant du maintien dans l’emploi et des trajectoires professionnelles.</p>
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<p><strong>TÉMOIGNAGES</strong></p>
<p><strong>Céline, 33 ans<br />
</strong>J’ai essayé le CBD en espérant que cela soulagerait des douleurs musculaires qui se manifestent en me « bloquant » le dos parfois et pour faire passer les maux de tête que j’ai de temps en temps. Comme je vapote, j’ai choisi une forme à vaper. J’ai acheté un liquide prêt à l’emploi, très léger en CBD, pour goûter. Je n’ai pas trouvé cela spécialement cher. J’ai essayé un jour où je n’avais pas de douleur particulière, juste pour tenter l’expérience et je n’ai pas senti de grands effets. Par la suite, je n’ai pas insisté car je n’ai pas aimé le goût du liquide que j’avais acheté. Je réessayerai quand même un jour où je ressens une de ces douleurs musculaires dans le dos. Je ne suis donc pas opposée à continuer d’explorer cette piste du CBD pour une certaine détente, du bien-être et éventuellement un bienfait sur mes douleurs. L’argument de vente qui m’a incité à essayer le CBD était peut-être d’avoir les avantages thérapeutiques du THC, sans les inconvénients psychoactifs. Cela dit, je ne recherche pas du tout un substitut au cannabis, n’étant d’ailleurs pas consommatrice de cannabis par ailleurs. A vrai dire, j’attends encore d’être convaincue.</p>
<p><strong>Vincent, 40 ans<br />
</strong>J’ai eu envie d’essayer car j’ai des impatiences dans les jambes durant la nuit. Je bouge énormément. J’ai tenté le CBD 4 ou 5 fois avec une cigarette électronique et un produit, conditionné sous forme de capsule à clipser sur ma e-cigarette, que l’on m’a vendu comme étant du CBD pur, assez fortement dosé donc. Le premier essai était très efficace, les suivants étaient moins probants. La première fois cela m’a littéralement « éclaté », je dirais de façon agréable. Cela m’a apaisé et assommé de fatigue. D’ordinaire, même fatigué, je peux trainer un peu longtemps devant la télévision par exemple, mais avec cette première expérience de CBD, j’ai ressenti le besoin d’aller me coucher assez rapidement. J’ai très bien dormi mais je ne saurai pas dire en revanche si cela a soulagé mes impatiences et si j’ai beaucoup bougé ou pas ces nuits-là. Le lendemain matin, je me suis réveillé facilement.<br />
J’ai été un fumeur de cannabis avant la naissance de mes enfants, j’ai donc arrêté il y a 15 ans, et maintenant je suis assez sensible je crois. Les fois suivantes où j’ai repris du CBD, ce n’était pas par plaisir, d’autant que je n’apprécie pas le goût, mais plutôt comme un médicament, quand ma compagne me signalait que la nuit précédente j’avais particulièrement bougé. A vrai dire, je ne pense pas à en prendre régulièrement, mais je pourrais aussi en prendre si un soir, je me sentais nerveux et que j’avais du mal à m’endormir.<br />
Le produit que j’ai acheté était assez cher, 40€ environ. Le vendeur chez qui je l’ai acheté est un des seuls à faire ce type de capsule pour e-cigarette je crois. Sur le coup, lorsque j’ai vu la capsule qui était minuscule, je me suis dit que c’était vraiment très cher, mais en réalité, il suffit de prendre une dizaine de lattes pour ressentir les effets. Il n’est pas impossible que j’en rachète que j’aurais terminé cette capsule.</p>
<p><strong>Germain et Aurélie, en couple, 45 et 35 ans<br />
</strong>Nous avons essayé le CBD par curiosité. Nous fumons de l’herbe de façon très occasionnelle et nous trouvions que l’herbe que l’on achète de nos jours est tellement forte que ce n’est plus du tout un plaisir. L’idée d’essayer un produit avec un taux de THC très très faible, voire nul, et qui procure quand même une certaine forme de détente, qui peut avoir un côté festif et qui n’est pas une drogue dure était intrigante. Nous avons choisi la forme fumée, mélangée à du tabac, qui nous paraît être la plus naturelle et qui nous rappelle ce petit côté que l’on aimait bien du cannabis récréatif. Nous l’achetons sur internet. C’est assez cher mais nous fumons très très peu donc cela n’impacte pas notre budget.<br />
Le but est clairement récréatif, toujours occasionnel, et c’est plutôt satisfaisant car cela génère une détente douce, qui n’est ni euphorisante, ni « planante » et qui dure une petite heure. Le CBD ne nous empêche absolument pas de nous lever le matin, de travailler efficacement et de nous occuper de nos enfants. Il n’y a pas d’effets secondaires en fait. On ne peut plus se permettre aujourd’hui de faire la fête comme lorsque nous étions plus jeunes.</p>
<p><strong>Sophie, 44 ans<br />
</strong>Je me suis laissée tenter par l’achat de cristaux dans une boutique à Carcassonne cet été. Je n’ai jamais pris aucune drogue de ma vie, un peu par peur, et également pour ne pas participer à ce qui m’a toujours semblé comme générant beaucoup de criminalité et de détresse pour tant de gens. Je dois avouer que j’étais stupéfaite de voir de si nombreuses boutiques vendre du CBD depuis quelques mois.  J’ai même repéré un corner dédié au CBD dans mon supermarché bio dernièrement. Je suis rentrée dans la boutique de Carcassonne par curiosité et me suis laissée convaincre par l’achat d’une mini boîte de cristaux, que l’on m’a vendus comme étant la forme la plus pure de CBD. Etant sujette à de fortes et régulières migraines, et lassée par des traitements médicamenteux très puissants et de moins en moins efficaces au fur et à mesure des années, je me suis dit que je n’avais rien à perdre, puisque le vendeur me disait que les migraines étaient l’une des indications du CBD. Cela m’a paru compliqué de prendre la bonne dose car il m’aurait fallu en réalité une balance d’une extrême précision puisque l’on est sensé prendre une dose minuscule de cristaux, à avaler directement. J’ai fait une mesure « à la louche » à vrai dire, prenant une quantité qui me semblait plus faible que l’indication, me disant que dans tous les cas, je ne risquais pas grand chose puisqu’il n’y avait apparemment pas de risque d’overdose. J’en ai pris les jours où je sentais une migraine arriver, une dizaine de fois peut-être en 2 mois. Cela n’a pas changé grand chose, et je n’ai d’ailleurs rien ressenti de particulier. Peut-être faudrait-il que je fasse les choses plus sérieusement. Il paraît qu’en traitement de fond, c’est plus efficace qu’en prise au moment d’une crise.</p>
<p><strong>Zach Gharbi, phytothérapeute, bénévole à FibromylagieSOS et souffrant de différentes pathologiques chroniques<br />
</strong>Je me suis intéressée au CBD par rapport à diverses maladies chroniques dont je souffre, notamment une fibromyalgie et des pathologies intestinales. J’ai commencé à en consommer il y a plus d’un an, dans le but soulager plusieurs symptômes comme les douleurs, la fatigue, l’anxiété et les troubles du sommeil. J’avoue aussi que, comme je suis phytothérapeute, j’ai également voulu essayé le CBD par curiosité. J’ai fait pas mal de recherches sur le CBD, puis j’ai cherché des sites de vente de CBD qui me paraissent vraiment sérieux. J’ai finalement trouvé l’un des rares sites français dont les conseils d’utilisation du CBD se rapprochaient des connaissances scientifiques actuelles et qui vendaient des produits naturels, bio et de qualité.<br />
J’ai tâtonné un petit peu au début pour savoir quels types de produits à base de CBD me conviendraient le plus et les dosages les plus efficaces pour mon cas. J’ai ainsi compris que le mieux était de prendre du CBD en traitement de fond à un dosage suffisamment élevé pour obtenir des effets bénéfiques. J’utilise ainsi des huiles végétales en sublingual ou des cristaux purs en vaporisation sans combustion. Il me semble que les huiles dosées à moins de 10% de CBD ne produisent pas d’effets sur les symptômes que je présente et que les cristaux sont plus adaptés ponctuellement, en cas de « crise », notamment pour les douleurs. Mais dans l’ensemble, je pense qu’il ne faut pas en attendre un effet immédiat sur les douleurs, comme cela ce que l’on attend d’un antalgique. Personnellement, j’ai eu un soulagement de mes symptômes dès les premières semaines, de façon progressive. D’après mes recherches basées sur diverses études, le CBD agit, en traitement de fond, sur le système endocannabinoïde, parfois déficient dans le cas de certaines maladies. Une fois que ce système est « rechargé », on peut d’ailleurs faire des pauses dans la consommation de CBD. Pour ma part, j’ai parfois stoppé le CBD en conservant dans les semaines qui ont suivi les bénéfices acquis. C’est d’autant plus appréciable que les produits à base de CBD sont chers. Pour ma part, cela me coûte 50 à 70€ par mois quand j’en prends. Dans tous les cas, je constate que sur les symptômes de fatigue, d’anxiété, sur les troubles du sommeil ou sur les douleurs, ce qui fonctionne, c’est d’avoir une démarche pluridisciplinaire. C’est très rare qu’un patient trouve un produit qui résolve efficacement et sur la durée ce type de problèmes de santé. Pour ma part, je trouve que le CBD a surtout agi sur mon niveau de stress qui a baissé, et qui me permet de mieux gérer la douleur et d’améliorer ma qualité de vie de manière générale. Mais sur moi, ou sur les malades avec qui j’échange, cela fonctionne quand on prend aussi soin de son hygiène de vie, que l’on apprend à s’écouter soi-même.</p>
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