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	<title>Mauvais point Archives - France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>Mauvais point Archives - France Assos Santé</title>
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	<item>
		<title>One Health : l&#8217;ambition &#8230; mais à quand l&#8217;action ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/one-health-summit-lambition-mais-a-quand-laction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 14:28:16 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>À Lyon ce lundi 7 avril, le One Health Summit a réuni des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier avec l’objectif affiché d’apporter une réponse coordonnée aux crises qui affectent la santé humaine, animale, végétale, et celle des écosystèmes.</p>
<p>L&rsquo;occasion de remettre sur la table une vérité scientifique désormais incontestable : la santé humaine est indissociable de celle des écosystèmes.</p>
<p><strong>Sur le papier, le concept séduit. Mais dans les faits, il patine.</strong></p>
<p>Car derrière les discours ambitieux, la réalité des politiques publiques raconte une autre histoire :</p>
<ul>
<li>En France comme en Europe, les reculs réglementaires s’enchaînent, souvent justifiés par une prétendue “simplification”. La transition agroécologique, pourtant cruciale face aux crises sanitaire et climatique, avance à contretemps. Dans le même temps, l’exposition aux substances toxiques — pesticides, PFAS, métaux lourds — demeure une constante inquiétante du quotidien.</li>
</ul>
<ul>
<li>Plus préoccupant encore : l’influence croissante des intérêts privés sur les décisions publiques, au détriment de l’intérêt général.</li>
<li>Et pendant que les alertes scientifiques s’accumulent, les piliers de l’expertise publique sont fragilisés : Santé publique France, Anses, Agence de la transition écologique, Agence BIO, Office français de la biodiversité&#8230;</li>
</ul>
<p>Le contraste est frappant : d’un côté, un récit politique qui célèbre le “One Health” ; de l’autre, des décisions qui érodent méthodiquement les normes sanitaires et environnementales.</p>
<p>Le “One Health” ne peut pas rester un slogan de sommet. C’est un choix politique clair, structurant, qui implique des arbitrages. Aujourd’hui, ce choix n’est pas assumé.</p>
<p>À force d’inaction, ce ne sont pas seulement les écosystèmes qui se dégradent — c’est aussi notre santé, et avec elle, notre avenir collectif.</p>
<p>À un an d’échéances politiques majeures, une question s’impose : sommes-nous enfin prêts à aligner la science, la santé globale et les décisions publiques ?</p>
<p><strong>France Assos Santé attend des engagements clairs et des actes concrets pour faire du One Health une véritable boussole politique de la protection de la santé, et non un simple principe d’affichage.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Fusion HAS–ANSM : une fausse bonne idée pour l’accès aux médicaments</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/fusion-has-ansm-une-fausse-bonne-idee-pour-lacces-aux-medicaments/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 12:03:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Dans le cadre des travaux engagés par le Premier ministre pour améliorer l’efficacité et la lisibilité de l’action publique, une mission a été confiée à l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur l’organisation de l’évaluation des produits de santé entre la Haute Autorité de santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).</p>
<p>Mais cette simplification apparente pourrait, en réalité, fragiliser l’un des fondements de notre système de santé : une évaluation indépendante, exigeante et utile aux patients.</p>
<h3><strong>Autoriser n’est pas évaluer</strong></h3>
<p>Le système actuel repose sur une distinction essentielle :</p>
<ul>
<li>D’un côté, l’ANSM, en lien avec le cadre européen, contribue à l’évaluation du rapport bénéfice/risque et à la sécurité des médicaments.</li>
<li>De l’autre, la HAS évalue leur valeur réelle pour les patients : apport thérapeutique, place dans la stratégie de prise en charge. La HAS joue aujourd’hui un rôle de contre-expertise indépendante. Elle permet de questionner la valeur réelle des traitements, de rendre visibles les incertitudes, de demander des données complémentaires confirmatoires, d’éviter que l’autorisation ne se traduise automatiquement par un financement par la solidarité nationale.</li>
</ul>
<p><strong>Fusionner ces fonctions reviendrait à réduire la distance critique entre autorisation et évaluation, c’est précisément cette distance qui protège la qualité des décisions.</strong></p>
<h3><strong>L’innovation n’est pas toujours au rendez-vous</strong></h3>
<p>Contrairement aux communications régulièrement propagées par les industriels, tous les nouveaux médicaments ne constituent pas un progrès. Moins de la moitié des médicament mis sur le marché entre 2011 et 2020 ont apporté une valeur ajoutée significative<sup>1</sup> et certains traitements, notamment en cancérologie, n’ont pas démontré d’amélioration de la survie ou de la qualité de vie au moment de leur mise sur le marché<sup>2</sup>.</p>
<p>En revanche, un médicament qui n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à une innovation de rupture (ASMR I ou II) peut montrer un intérêt économique certain car le prix fixé après l’évaluation de la HAS sera automatiquement inférieur au médicament innovant déjà sur le marché.</p>
<p><strong>Dans ce contexte, une évaluation indépendante est indispensable pour distinguer les véritables innovations des progrès marginaux.</strong></p>
<h3><strong>Accès aux médicaments : dépasser les idées reçues</strong></h3>
<p>Le débat se focalise souvent sur les délais d’accès, en s’appuyant sur des comparaisons internationales. Mais ces indicateurs oublient un élément clé du modèle français : les dispositifs d’accès précoce, qui permettent à des patients d’accéder à certains traitements avant même leur évaluation, les négociations de prix et leur remboursement, en prenant un pari sur l’avenir du traitement uniquement pour des patients étant en impasse thérapeutique et atteints d’une maladie grave, rare ou invalidante.</p>
<p>Dans un contexte d’accélération de l’autorisation des médicaments dit « innovants », la HAS joue un rôle déterminant : elle qualifie la valeur thérapeutique réelle, régule l’incertitude et conditionne l’accès financé, assurant ainsi un équilibre entre innovation, sécurité et soutenabilité.</p>
<p>Nous considérons que rôle de la puissance publique consiste à promouvoir le développement et l’accès à de véritables innovations répondant à de réels besoins de santé publique. <strong> </strong></p>
<p><strong>La coexistence de la HAS et de l’ANSM n’est pas un problème à résoudre, c’est une protection à préserver.</strong></p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row col-one-gutter row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-middle pos-center align_left column_child col-lg-4 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h3 class="h6 fontheight-357766 fontspace-781688 font-weight-700 text-color-118919-color" ><span><mark>Lire aussi</mark></span></h3></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-middle pos-center align_left column_child col-lg-8 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://france-assos-sante.org/publication_document/note-daudition-mission-relative-a-lorganisation-de-levaluation-des-produits-et-des-technologies-de-sante-entre-la-has-et-lansm/" class="custom-link fontsize-211132 btn-underline-out btn-custom-typo font-199698 font-weight-500 text-initial no-letterspace border-width-0 text-color-118919-color btn-no-scale btn-icon-left" target="_blank"><span><i class="fa fa-arrow-right2"></i>Notre contribution complète auprès de l’IGAS</span></a></span></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-half" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<div class="uncode_text_column" ><p><em><sup>[1]</sup></em><em> Vivot A., Jacot J., Zeitoun J.-D., et al.Clinical benefit, toxicity, and cost of cancer drugs approved by the FDA.<br />
JAMA Oncology, 2023.</em></p>
<p><em><sup>[2]</sup></em><em> Davis C, Naci H, Gurpinar E, Poplavska E, Pinto A, Aggarwal A. Availability of evidence of benefits on overall survival and quality of life of cancer drugs approved by European Medicines Agency: retrospective cohort study of drug approvals 2009-13. BMJ. 2017</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arrêts maladie : une réponse toujours à côté du problème</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/arrets-maladie-une-reponse-toujours-a-cote-du-probleme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 14:33:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Les récentes annonces gouvernementales sur les arrêts de travail confirment une orientation désormais bien installée : face à une hausse des dépenses jugée préoccupante, la réponse sera d’abord budgétaire. Encadrement des prescriptions, contrôles renforcés, responsabilisation des assurés comme des médecins — le diagnostic posé est clair.</p>
<p>Mais il reste incomplet.</p>
<p>Comme cela a déjà été documenté, la progression des indemnités journalières s’explique avant tout par des facteurs structurels : vieillissement de la population active, inflation, effets durables de la crise sanitaire. Rien ne permet aujourd’hui d’établir que les abus constitueraient le moteur principal de cette hausse.</p>
<p>Dans les discours récents, certaines références à la prévention ou aux conditions de travail existent. Elles restent toutefois marginales, évoquées à la périphérie d’un raisonnement qui demeure centré sur la régulation et le contrôle. La santé mentale, pourtant au cœur de l’évolution des arrêts de travail, est quant à elle largement absente.</p>
<p>Ce décalage interroge.</p>
<p>Car traiter la question des arrêts de travail sans en interroger les causes conduit mécaniquement à privilégier des réponses de court terme, dont l’efficacité reste incertaine. À l’inverse, les leviers de fond sont connus : renforcer la prévention, améliorer les conditions de travail, mieux articuler les acteurs de santé autour des travailleurs.</p>
<p>Cela suppose notamment de donner toute sa place au service de santé au travail, de renforcer le lien avec le médecin traitant, et surtout de développer un accompagnement des situations individuelles, en particulier lorsque celles-ci deviennent complexes.</p>
<p>En l’état, la stratégie retenue prend le risque de déplacer le regard vers les comportements individuels plutôt que vers les déterminants collectifs.</p>
<p>Une politique efficace ne peut pourtant faire l’économie d’un investissement réel dans la prévention et l’accompagnement !</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Examen des propositions de loi sur la fin de vie : encore un report !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/examen-des-propositions-de-loi-sur-la-fin-de-vie-encore-un-report/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:21:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="isselectedend" style="text-align: justify;">Nous avons appris avec consternation la décision du Sénat de reporter, à nouveau, l’examen des propositions de loi sur les soins palliatifs et sur le droit à l’aide à mourir, prise la veille de leur examen en deuxième lecture par la Commission des affaires sociales, alors que les amendements avaient été travaillés, et déposés par les sénateurs membres de la Commission. Initialement prévu pour se tenir en séance publique au 1<sup>er</sup> avril, l’examen est désormais renvoyé à la mi-mai.</p>
<p class="isselectedend" style="text-align: justify;">Difficile de ne pas voir derrière ce nouveau calendrier, obtenu sur demande du Président du Sénat avec accord du Gouvernement, une manœuvre des rapporteurs du texte sur l’aide à mourir, les sénateurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat, qui dénonçaient dans <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/christine-bonfanti-dossat-et-alain-milon-loi-sur-la-fin-de-vie-le-senat-ne-peut-pas-deliberer-dans-la-precipitation-20260322">une tribune parue dans le Figaro</a> ce lundi des <em>« délais déraisonnables »</em> et une <em>« précipitation »</em> à examiner ces textes… comme ils le faisaient déjà avant la première lecture.</p>
<p class="isselectedend" style="text-align: justify;">Mais de qui se moque-t-on ?</p>
<p class="isselectedend" style="text-align: justify;">Si l’objectif de se donner davantage de temps pour débattre d’un sujet aussi sensible pourrait sembler légitime de prime abord, il l’est nettement moins lorsque l’on retrace le tumultueux parcours de ces textes. Car depuis l’annonce en 2023 par le Président de la République d’un projet de loi sur la fin de vie et l’aide à mourir, cela fait plus de trois ans maintenant que la navette parlementaire avance péniblement, s’interrompt abruptement, est reportée au rythme des turbulences occasionnées par l’instabilité gouvernementale et désormais de la mauvaise volonté de la Chambre Haute. Pendant ce temps, des personnes gravement malades continuent de vivre des situations difficiles, parfois sans réponses adaptées, et toujours dans l’incertitude quant à l’évolution de leurs droits. Trois ans de reports, d’hésitations, de calculs politiques, pendant que, sur le terrain, la réalité des personnes malades en fin de vie, elle, ne se met jamais en pause.</p>
<p class="isselectedend" style="text-align: justify;">Par ailleurs, l’argument d’un manque de temps pour examiner correctement le texte issu de la seconde lecture de l’Assemblée nationale ne tient guère, celui-ci n’ayant guère subi de modifications profondes : force est d’ailleurs de constater que les deux rapporteurs avaient déposé les exacts mêmes amendements qu’en première lecture. Non, c’est très probablement pour des raisons relatives à la stratégie à adopter qu’il faut chercher des explications à ce report : les opposants au texte sur l’aide à mourir, majoritaires au Sénat, restent en effet profondément divisés sur la stratégie à adopter, entre une position de compromis et un refus strict de toute évolution, ce qui avait conduit à un rejet du texte en première lecture faute de ligne commune. Le report du calendrier leur offre désormais un temps supplémentaire pour tenter de s’organiser et d’harmoniser leurs positions pour éviter un nouveau rejet et la convocation d’une commission mixte paritaire qui conduirait <em>in fine</em> à laisser à l’Assemblée le dernier mot.</p>
<p class="isselectedend" style="text-align: justify;">Pour France Assos Santé, ce nouveau report suscite surtout nos vives inquiétudes quant à la capacité de tenir le calendrier envisagé d&rsquo;un vote avant l&rsquo;été, sans quoi le sort du texte n&rsquo;est plus garanti : le Sénat ne siégera pas en effet en septembre, en raison des élections sénatoriales et l’examen du budget occupera l’automne, suivi ensuite de la campagne pour l’élection présidentielle. L’adoption du texte d’ici à la fin de quinquennat serait alors compromise : est-ce l’objectif poursuivi, au détriment du long processus démocratique, initié par les travaux du Comité consultatif national d’éthique puis de la Convention citoyenne sur la fin de vie ?</p>
<p class="isselectedend" style="text-align: justify;">Les deux rapporteurs du texte parlent de « <i>faute morale</i> » à débattre trop vite : mais la véritable faute morale, c’est de ne pas débattre du tout. Ces manœuvres politiques, qui consistent à retarder sans cesse l’échéance de la fin du processus parlementaire et du vote final, donnent le sentiment d’un contournement du processus démocratique, au mépris de celles et ceux qui n’ont plus le luxe du temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est temps d’arrêter de gagner du temps politique et de perdre du temps humain. Il est temps d’agir.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-952926-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text"  id="position"><h2 class="fontsize-246139" ><span>Ce positionnement est porté par une majorité d’associations de France Assos Santé. Des positions minoritaires existent également au sein de notre réseau : à ce titre, les Associations Familiales Catholiques ainsi que l’association JALMALV (Jusqu’à la mort accompagner la vie) notamment, s’exprimeront ès-qualités.</span></h2></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Après la fuite de données de santé, la fuite des responsabilités ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/apres-la-fuite-de-donnees-de-sante-la-fuite-des-responsabilites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 16:12:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://france-assos-sante.org/?post_type=bon_mauvais_point&#038;p=91701</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Le <a href="https://france-assos-sante.org/actualite/des-millions-de-patients-concernes-apres-le-piratage-du-logiciel-medical-cegedim-liberte-egalite-fuite-de-donnees/">récent piratage de données de santé, lié à une cyberattaque visant le logiciel Cegedim</a>, qui a touché environ 1 500 médecins, a exposé les informations administratives de millions de patients. Pour près de 165 000 d’entre eux, selon les premières estimations, la fuite concernerait même des informations sensibles, notamment d’ordre médical.</p>
<p>Face à l’ampleur de ce scandale, on aurait pu s’attendre à un sursaut ou, a minima, à une prise de conscience de l’importance de la sécurisation des outils numériques et de leurs usages par les professionnels de santé. Ça n’a pourtant pas été le cas. Loin s’en faut.</p>
<p>Dans plusieurs médias, le corps médical nous a invités à nous « poser des questions » sur le fonctionnement des dossiers numériques, pointant Mon espace santé, présenté, par un tour de passe-passe abracadabrant, comme la menace réelle pour la sécurité des informations médicales. La ficelle qui vise à déplacer la responsabilité est grossière. D’autant plus grossière que ce service public numérique n’est, à date, aucunement concerné. Et d’ailleurs – c’est l’occasion de mettre les pendules à l’heure –, la cyberattaque qui a touché l’éditeur Cegedim nous rappelle que les vulnérabilités affectent avant tout les outils utilisés par les professionnels de santé dans leur exercice quotidien – outils qui ne sont ni imposés ni partagés. Ce sont donc bien les médecins, seuls maîtres à bord, qui ont mis en danger les données des patients, en consignant des informations inappropriées, aujourd’hui livrées en pâture par la négligence de quelques-uns.</p>
<p>Dans ce contexte, faire de Mon espace santé un bouc émissaire est pour le moins aberrant. Ce carnet de santé électronique lancé en 2022 vise justement à permettre aux usagers du système de santé de stocker et partager leurs données de santé dans un environnement sécurisé et encadré par la réglementation.</p>
<p>Des responsables syndicaux ont affirmé qu’utiliser Mon Espace Santé s’apparente à « une pénalisation de leur exercice » médical, biffant bien lestement la responsabilité des soignants dans la manière dont ils manipulent nos données. Faire diversion et refuser aux patients le recours au carnet de santé numérique public, n’est-ce pas plutôt cela qui pénalise les patients ?</p>
</div><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row unequal col-double-gutter row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-2 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell  vc_custom_1763739610691 border-accent-color no-block-padding" style="border-style: solid;border-right-width: 2px ;" ><div class="uncont" ></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-10 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><div class="h6 fontheight-524109" ><span></p></span><span><p><strong>Des patients pénalisés par chaque utilisation d’une adresse de messagerie non sécurisée pour échanger des informations de santé ;</strong></p></span><span><p><strong>Des patients pénalisés par chaque geste des soignants qui n’est pas à la hauteur de la sensibilité des données de santé qui leur sont confiées ;</strong></p></span><span><p><strong>Des patients pénalisés par chaque document de santé qui ne leur est pas remis, comptes-rendus non envoyés et informations perdues, qui laissent autant de trous dans leur dossier médical et leur parcours de soins.</strong></p></span><span><p></span></div></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="uncode_text_column" ><p>En résumé, le carnet de santé numérique a bon dos, déjà mis en cause lors de la grève des médecins début 2026, malgré l’absence de mesures dans le texte final de loi de financement de la Sécurité sociale. Les médecins rappellent souvent leur rôle central dans la relation de confiance avec les patients. A juste titre, sauf que cette responsabilité ne s’arrête pas à la porte du cabinet ni une fois l’ordonnance signée.</p>
<p>Elle s’étend aussi à la protection des données qui leur sont confiées, laquelle en appelle à leur vigilance et à leur engagement. Plutôt que de jeter la suspicion sur des outils qui ne sont nullement en cause, il serait bien plus utile d’ouvrir un débat lucide sur la sécurité des logiciels utilisés dans les cabinets médicaux et d’ouvrir les yeux sur la responsabilité des médecins à protéger les informations que leur confient leurs patients.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Labellisation France Santé : cherche désespérément les usagers !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/labellisation-france-sante-cherche-desesperement-les-usagers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 15:00:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Nous saluons l’intention, à travers la mise en place du réseau France Santé – inspiré du modèle des maisons France Service –, de garantir à l’ensemble de la population un accès à des soins de proximité dans des délais raisonnables, sans dépassement d’honoraires et en priorité dans les zones sous-dotées. Cette ambition répond à un enjeu majeur d’équité territoriale et d’accès aux soins.</p>
<p>Cependant, nous nous interrogeons sur l’absence des usagers dans le processus de labellisation conduit par les agences régionales de santé (ARS), déjà largement engagé depuis la fin de l’année 2025. À ce stade, ni les associations de patients et d’usagers du système de santé, ni les représentants des usagers (RU) ne semblent associés aux travaux.</p>
<p>Une telle méthode, en marge des principes de la démocratie en santé, suscite notre inquiétude. Le ministère de la Santé aurait demandé que les usagers soient conviés à des réunions, probablement à l’échelle départementale. S’agit-il d’une participation au suivi du dispositif, une fois la labellisation actée ? Si tel est le cas, cette implication serait certes bienvenue, mais n’interviendrait-elle pas trop tard, une fois les décisions structurantes déjà prises ?</p>
<p>L’évaluation du dispositif constitue un enjeu central, notamment au regard de son impact sur l’accès aux soins et sur la qualité des prises en charge. Or une évaluation rigoureuse se construit en amont, à partir d’indicateurs partagés et définis au niveau national. Dans sa lettre de cadrage, Stéphanie Rist, la ministre de la santé, demande notamment la définition d’indicateurs pour mesurer l’atteinte des objectifs qui seront déterminés dans le cadre de l’accord conventionnel avec l’Assurance maladie. À ce jour, aucune information précise n’a été communiquée sur ce point et l’association des usagers à cette réflexion ne semble pas avoir été envisagée. C’est évidemment regrettable.</p>
<p><strong>C’est pourquoi nous demandons expressément que les usagers soient pleinement impliqués dans le processus de labellisation en cours, dans le suivi du dispositif ainsi que dans la définition des indicateurs d’évaluation, qui devraient être à la fois quantitatifs et qualitatifs.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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		<title>Disparition du 3977 : la protection des victimes de maltraitance mise en danger</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/disparition-du-3977-la-protection-des-victimes-de-maltraitance-mise-en-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 15:49:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>À compter du 1er mars 2026, la Fédération 3977 ne sera plus en charge de la plateforme nationale d’écoute et d’orientation dédiée aux situations de maltraitance envers les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.</p>
<p>L&rsquo;article 13 de la loi Bien Vieillir du 8 avril 2024 prévoyait en effet la mise en place de cellules dédiées au recueil, au suivi et au traitement des signalements de maltraitance à l&rsquo;égard des personnes majeures en situation de vulnérabilité, ainsi que la création d&rsquo;un numéro d&rsquo;appel national unique pour le signalement de faits de maltraitance. Après appel d&rsquo;offres, la Direction des finances, des achats et des services du ministère du Travail et des Solidarités a pris la décision de confier cette mission à un opérateur privé, Qualisocial, qui se présente comme <em>« spécialiste de la santé mentale et du bien-être au travail », </em>mais qui n&rsquo;a jamais géré de plateforme téléphonique similaire. Seulement, son offre serait économiquement plus avantageuse.</p>
<p><strong>France Assos Santé exprime son inquiétude face à cette décision, qui met fin à un dispositif historique reconnu pour son expertise, son indépendance et son engagement au service des droits des usagers.</strong> Créé en 1995, le 3977 et les centres Alma se sont en effet imposés au fil de trois décennies comme un repère essentiel pour les personnes confrontées à des situations de maltraitance, qu’elles en soient victimes ou témoins. En offrant une écoute spécialisée, attentive et humaine, ce dispositif associatif a permis à des milliers de personnes, souvent isolées et fragilisées, de trouver un espace sécurisé pour s’exprimer et être orientées vers des réponses adaptées. Depuis 2014, l’État reconnaissait lui-même la Fédération 3977 comme son partenaire national pour assurer cette mission d’intérêt général. En 2024, le 3977 a reçu plus de 60 000 appels, sans aucune médiatisation.</p>
<p>La décision de confier cette mission à un opérateur privé lucratif marque également une rupture profonde. Elle interroge la place accordée à l’expertise associative et à la connaissance du terrain dans la construction des politiques publiques de lutte contre les maltraitances. Pour couronner le tout, il est prévu que le numéro change, avec un délai de 4 mois de vacance, le temps de la transition.</p>
<p><strong>France Assos Santé alerte sur les conséquences potentielles de cette évolution. La lutte contre les maltraitances ne peut se réduire à une logique de prestation ou de marché. Elle repose sur une écoute qualifiée et indépendante.</strong> La Fédération 3977 a fait ses preuves en tant que tête du réseau associatif des centres Alma. Les bénévoles de ces centres, présents dans la plupart des départements, écoutent, analysent, accompagnent, orientent les personnes victimes de maltraitance. Ils sont capables d’agir dans la durée, d’orienter les appelants vers les acteurs locaux (conseils départementaux, CCAS, travailleurs sociaux&#8230;) et de coopérer avec ces structures tout en plaçant l’intérêt des personnes devant toute autre considération.</p>
<p>La <a href="https://www.agevillage.com/media/library/documents/VF-CP-Co-sign%C3%A9-3977-Membres-TeSS-06022026.pdf">disparition du 3977</a>, tel qu’il existait jusqu’à présent, fait peser un risque réel sur la qualité de l’accompagnement et sur la capacité des victimes à faire entendre leur parole. Après l’annonce du report du plan Grand âge, ce choix envoie à nouveau un signal inquiétant quant au décalage avec les besoins réels des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, qui requièrent une prise en charge fondée sur la compréhension fine de situations humaines complexes.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div>
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		<title>Décret AME, ou comment restreindre encore un peu plus son accès</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/decret-ame-ou-comment-restreindre-encore-un-peu-plus-son-acces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:16:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Alors que le recours à l’AME (« Aide médicale de l’Etat ») est déjà faible, à peine la moitié des personnes éligibles en bénéficiant, le décret visant à durcir les conditions d’accès en exigeant une photo d’identité sur les justificatifs a été publié.</strong></p>
<p>Cette mesure, selon les dires du Premier ministre, qui s’inscrit dans la lutte contre la fraude entrainerait des économies de 180 millions d’euros. Si des économies, de court terme, seront en effet constatées, ce n’est pas sur la fraude, mais bien sur les difficultés d’accès à cette prestation que cette disposition va engendrer ! Le <a href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_ame-decembre-2023.pdf" target="_blank" rel="noopener">rapport Evin-Stefanini</a> indiquait que l’AME est la prestation sociale la plus contrôlée et qu’elle ne fait pas l’objet d’abus et de fraude en matière d’identité. Concernant la fraude générale à l’AME, malgré la mise en œuvre d’un programme national de contrôle, en <a href="https://www.senat.fr/rap/r24-841/r24-8419.html#:~:text=Ainsi%2C%2049%20693%20dossiers%20donnant,%2C3%20%25%20des%20dossiers%20contr%C3%B4l%C3%A9s" target="_blank" rel="noopener">2024</a>, 120 cas seulement ont été détectés pour un préjudice total de 0.91M (0,33 million d&rsquo;euros de préjudice subi et 0,58 million d&rsquo;euros de préjudice évité). On est très loin des 180M attendus.</p>
<p><strong>Ce décret vient aggraver encore plus les difficultés d’accès aux soins de populations particulièrement fragiles</strong>, en exigeant pour le bénéfice de l’AME une photo sur les documents d’identité, alors même que nombre de personnes se sont vues confisquées, volées, parfois par la violence, leurs papiers d’identité, ou les ont perdus lors de périples très traumatisants. <strong>Les économies attendues, liées à la restriction de l’accès, n’amélioreront pas les finances publiques,</strong> car les conséquences consisteront en un report vers les dépenses sur l’hôpital, qui sont autrement plus coûteuses. Faut-il rappeler que les dépenses de l’AME sont extrêmement contenues, elles représentent moins de 0,50 % des dépenses de santé.</p>
<p>Venir restreindre son accès, c’est porter préjudice au bon fonctionnement du système de santé, à la santé publique collective de l’ensemble de la population, et à la santé individuelle de personnes particulièrement vulnérables.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div>
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		<item>
		<title>Publication de la SNANC : pas de quoi sabler le champagne pour autant !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/publication-de-la-snanc-pas-de-quoi-sabler-le-champagne-pour-autant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:29:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Après deux ans et demi de reports successifs et un parcours digne d’un feuilleton à rebondissements ubuesques, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) a enfin été publiée !</p>
<p>France Assos Santé, au côté d’une coalition d’associations engagées dans les domaines de la santé, de l’environnement et de la solidarité, a tiré la sonnette d’alarme à de nombreuses reprises, tant le risque était grand de voir enterrer une bonne fois pour toute cette stratégie, dont l’objectif est de mettre en cohérence les politiques publiques touchant à l’alimentation des différents ministères (Santé, Agriculture et Transition écologique). A première vue, l’on peut donc se réjouir de cette sortie qui va permettre de débloquer celle du non moins attendu Plan National Nutrition Santé 5.</p>
<p>Néanmoins, lecture faite, pas de quoi se réjouir.</p>
<p>Si nous saluons la reconnaissance officielle des liens entre alimentation, santé et climat, ainsi que l’attention portée à la précarité alimentaire et à la nécessité de garantir à toutes et tous un accès à une alimentation saine et durable, <strong>nous ne pouvons que prendre acte des capitulations de la SNANC sur trois enjeux majeurs de santé publique</strong> :</p>
<ul>
<li>Sur le <strong>marketing de la malbouffe qui cible les enfants</strong>, la stratégie renonce à employer le levier réglementaire, laissant les acteurs de l’agro-alimentaires et des médias s’auto-réguler entre eux. L’inefficacité des dispositifs d’auto-régulation en la matière a pourtant été démontrée scientifiquement depuis longtemps…tout autant que l’impact du matraquage de ce marketing sur la santé des enfants chez lesquels l’obésité a été multipliée par 4 en 30 ans et chez lesquels on voit apparaître des diabètes de type2.</li>
<li>Sur <strong>le sujet de l’alimentation ultra-transformée</strong> (AUT), point de crispation qui avait fait échouer sa publication en novembre dernier, la stratégie recule aussi. Là où les études scientifiques s’accumulent pour dénoncer les dangers de ces aliments pour la santé et leurs liens avec l’explosion de maladies chroniques – lire à cet égard la parution récente d’un <a href="https://www.thelancet.com/series-do/ultra-processed-food">numéro spécial</a> du <em>Lancet</em> dédié à ce sujet –, la stratégie ne mentionne le mot qu’une seule fois, au détour d’une recommandation appelant à <em>« p</em><em>oursuivre l’expertise sur le sujet des aliments ultra-transformés, notamment la question de leur association avec la santé et les mécanismes explicatifs sous-jacents</em> <em>et à poursuivre les travaux pour arriver à une définition opérationnelle »</em>. Bref, les preuves de la dangerosité de ces aliments s’accumulent, mais il faudra encore attendre, sans calendrier ni objectif opérationnel clairement défini, pour agir alors même que la question des Aliments Ultra transformés préoccupe de plus en plus nos concitoyens.</li>
<li>Sur le <strong>sujet de la consommation de viande</strong>, enfin, la SNANC recule de nouveau. Si elle parle bien de <em>« limitation de la consommation de viande et de charcuterie »</em>, elle renonce à tout objectif chiffré qui permettrait de fixer un cap clair sur cet enjeu d’autant plus crucial que 63 % des Français dépassent les quantités maximales recommandées par Santé publique France pour ce qui est de la charcuterie et 32 % pour la viande rouge (bœuf, porc, etc.), et que, par ailleurs, cette surconsommation est associée à un risque accru de maladies non transmissibles : hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, certains cancers, etc.</li>
</ul>
<p>Ce triple renoncement est d’autant plus inadmissible qu’elle fait sciemment le choix d’ignorer les recommandations et avis des instances de santé publique, telles que le Haut Conseil de la santé publique, la Conférence nationale de santé ou encore l’Organisation Mondiale de la santé pour donner la primauté aux intérêts des lobbies agro-industriels, au détriment de la santé et (des attentes) des citoyens.</p>
<p>France Assos Santé rappelle que l’épidémie de maladies chroniques liées à l’alimentation est non seulement un drame humain mais pèse aussi de plus en plus lourd sur notre système de santé et de protection sociale comme les débats du PLFSS le rappellent chaque année. Notre système de santé consacre aujourd’hui la plus grande partie de ses dépenses à combattre des maladies que la société génère elle-même. Face à cette urgence sanitaire, les attentes étaient grandes d’une SNANC ambitieuse, accompagnée de mesures contraignantes, de moyens financiers et humains à la hauteur des ambitions affichées, et d’une régulation stricte du secteur agroalimentaire.</p>
<p>Enfin, fruit du « hasard », cette sortie arrive précisément le jour où la pétition citoyenne signée par plus de 2 millions de français l’été dernier contre la loi Duplomb 1 arrive en débat à l&rsquo;Assemblée nationale. L’occasion de rappeler que, SNANC ou pas SNANC, il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;alimentation saine et durable dans un système de production agricole intensif en pesticides et engrais de synthèse, qui détruit la biodiversité, pollue l&rsquo;eau et les sols, et empoisonne les agriculteurs et les consommateurs. France Assos Santé soutient la <a href="https://lnkd.in/eDMgVtnQ">nouvelle pétition citoyenne</a> pour dire non à la loi Duplomb 2.</p>
<p>France Assos Santé, aux côtés de ses partenaires de la société civile engagés pour une alimentation saine, durable, accessible et choisie, et protectrice des agriculteurs, restera vigilante et mobilisée pour que la SNANC ne reste pas une simple feuille de route, mais devienne un outil concret de prévention des maladies ainsi que de protection de la santé et de l’environnement, suivi d’actions et de résultats, au service de toutes et tous. Pour cela, il est impératif de créer les conditions d’un suivi réel, avec une gouvernance claire et transparente, capable de remobiliser l’ensemble des acteurs. Nous demandons de la transparence et la fin d’un processus qui s’apparente à un « entre-soi ». Nous proposons de confier ce suivi à un collectif disposant d’un mandat précis — par exemple le Conseil national de l’alimentation (CNA) — afin de reconstruire une dynamique fondée sur des constats partagés et une réflexion collective. Sans cela, la SNANC restera un texte de plus qui ne changera rien, là où l’enjeu exige au contraire ambition, cohérence et courage politique.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Les associations de santé disent non au retour de la loi Duplomb !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/opinions/les-associations-de-sante-disent-non-au-retour-de-la-loi-duplomb/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 14:17:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-12"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Après la loi Duplomb 1, la loi Duplomb 2 ! Les textes changent, mais la finalité reste la même, car derrière ce deuxième texte se cache à nouveau une remise en cause grave des principes de prévention, de protection sanitaire et de précaution, pourtant essentiels face aux crises environnementales et sanitaires actuelles.</p>
<p>La proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb ouvre la porte au retour de substances chimiques dangereuses, dont certaines sont associées à des risques accrus de cancers, de troubles neurologiques, hormonaux et du développement, en particulier chez l’enfant, la femme enceinte et les populations les plus exposées. Ignorer ces alertes scientifiques, c’est faire passer les intérêts économiques avant la santé des citoyennes et des citoyens.</p>
<p>Nous refusons qu’une politique publique normalise l’exposition aux pesticides alors que les preuves de leurs effets délétères sur la santé humaine s’accumulent. Protéger la santé, c’est réduire les risques, pas les banaliser.</p>
<p>France Assos Santé soutient la mobilisation citoyenne et scientifique contre ce retour en arrière, et lance un appel clair à la responsabilité politique : la santé publique ne peut pas être sacrifiée.</p>
<p>Nous appelons les citoyens à se mobiliser à nouveau, en signant la pétition citoyenne contre ce retour de la loi Duplomb, et pour défendre une politique fondée sur la science, la prévention et la santé. « Non, c’est Non, Monsieur Duplomb ! » : vous avez été plus de 2 millions à le dire une première fois. C’était l’été dernier. La mobilisation continue !</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-12" data-row="script-row-unique-12" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-12"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-13"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-quart" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103" class="custom-link btn border-width-0 button-center btn-color-156100 btn-icon-left">Je signe la pétition</a></span></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-13" data-row="script-row-unique-13" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-13"));</script></div></div></div>
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