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	<title>Exprimer ses choix sur les traitements Archives - France Assos Santé</title>
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	<title>Exprimer ses choix sur les traitements Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Préparer sa fin de vie avec le jeu « À vos souhaits »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 13:49:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Patients, vos droits]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Que vous soyez en pleine forme ou malade, vous êtes-vous déjà posé la question de ce qui vous paraît essentiel pour votre fin de vie ? En avez-vous parlé à vos proches, votre médecin ?</h3>
<p>Par exemple, est-ce important pour vous d’être chez vous, d’être entouré et par qui, de donner vos organes, d’être conscient jusqu’au bout, de ne pas être branché à des machines, d’avoir préparé vos obsèques ? Pas très drôle comme sujet ? C’est pourtant sous la forme d’un jeu de cartes que la <a href="http://www.jalmalv-federation.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">fédération JALMALV*</a> a décidé d’en parler !</p>
<h3><strong>Un jeu de société sur la fin de vie ?</strong></h3>
<p>À la base, c’est un jeu de cartes créé aux Etats-Unis par <a href="https://codaalliance.org/go-wish/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coda Alliance</a> il y a une douzaine années, et c’est au moment où JALMALV a commencé à faire des formations sur les directives anticipées qu’elle a trouvé pertinent de transposer le jeu en français pour s’en servir de base de discussion sur le sujet de la fin de vie. Le jeu alors rebaptisé « À vos souhaits » a donc été lancé en français en 2017, après qu’un groupe à JALMALV l’a traduit et surtout adapté à la culture et aux lois françaises. Ainsi par exemple la carte américaine « Prier » est devenue « Méditer/prier » dans la version française et des cartes ont été ajoutées sur le don d’organes ou le fait de vouloir « être endormi à la fin ».</p>
<p>« <em>C’est un jeu de « société » qui permet de faire tomber certains non-dits. Finalement chaque carte va évoquer des choses très différentes d’une personne à l’autre et parfois les plus réticents peuvent avoir envie de se confier quand ils se prennent au jeu. </em>», explique Colette Peyrard, vice-présidente de JALMALV.</p>
<h3><strong>Avec qui et comment jouer ?</strong></h3>
<p>Ce jeu s’adresse essentiellement à des personnes qui ne sont pas malades mais également à des personnes à qui l’on aurait diagnostiqué une maladie qui engagerait leur pronostic vital. C’est à vrai dire un moment opportun pour jeter un œil sur chacune des cartes et les classer par ordre de priorité pour commencer et réfléchir peu à peu sur ses directives anticipées de fin de vie, si l’on désire en rédiger.</p>
<p>Il y a donc 40 cartes qui anticipent de nombreuses situations rencontrées en fin de vie, ainsi qu’un joker au cas où l’on souhaite aborder une question qui ne serait pas présentée dans le jeu. Il s’agit de les classer en 3 piles, en fonction de leur importance pour soi, jusqu’à obtenir dans la pile des sujets les plus importants, 10 cartes classées par ordre de priorité.</p>
<p>On peut jouer seul, en couple, avec des proches. C’est aussi un media intéressant à proposer en EHPAD, et pas forcément aux personnes en fin de vie. Le jeu peut avoir lieu en groupe ou être apporté par un soignant à un résident qui souhaite en parler en entretien individuel.</p>
<p>« <em>On parle de façon légère de ce qui est profond. Il m’est arrivé, pour tester le jeu, de jouer avec des gens que je connaissais peu, et c’est assez incroyable comme il permet de libérer la parole autour d’un sujet tabou et comme on se confie les uns aux autres en peu de temps. </em>», raconte Colette Peyrard.</p>
<h3><strong>Un jeu comme une étape pour réfléchir à ses priorités de fin de vie</strong></h3>
<p>Le but de ce jeu n’est pas forcément d’écrire ses directives anticipées, mais de cheminer sur les questions concernant la fin de vie, de faire un tri dans ce qui paraît prioritaire à chacun et de les partager avec ses proches ou les professionnels de santé qui nous accompagnent.</p>
<p>« <em>Il est évident que l’on ne peut pas tout envisager, car on ne sait jamais comment se déroulera notre fin de vie, même si le jeu donne beaucoup de pistes. Il faut aussi savoir que certains clichés sont tenaces et que la médecine a beaucoup évolué. Par exemple, il y a souvent beaucoup de réticences autour de l’idée d’être relié à plein de « tuyaux », et certaines personnes peuvent exprimer dans leurs directives anticipées qu’elles ne veulent pas de ces « tuyaux ». Cependant il y a une différence entre le fait d’avoir des perfusions ou des sondes qui peuvent soulager les patients et le fait d’être branché à des machines qui vous maintiennent en vie. Tout ceci mérite d’être abordé avec ses proches, sa personne de confiance, son médecin traitant, ses soignants. </em>», précise Colette Peyrard.</p>
<h3><strong>Pourquoi écrire ses directives anticipées ?</strong></h3>
<p>Le risque, sans directives anticipées, c’est que la famille se déchire sur les décisions médicales à prendre si le patient ne peut plus s’exprimer ou n’est plus apte à prendre des décisions. Il peut ainsi faire savoir s’il préfère bénéficier de réanimations le plus longtemps possible ou si au contraire, il préfère ne pas subir d’acharnement. Cela permet de donner une orientation aux médecins qui doivent en tenir compte, sauf dans 2 situations : les cas d’urgence ou si les directives sont manifestement inappropriées.</p>
<p>On peut revenir sur ses directives anticipées à tout moment et elles ne remplaceront jamais la parole du patient, tant qu’il est en capacité de s’exprimer.</p>
<p>Des modèles de directives anticipées existent mais il est tout à fait possible de les rédiger avec ses propres mots, après y avoir réfléchi grâce au jeu de cartes « À vos souhaits » par exemple ! Il suffit d’une feuille blanche et d’indiquer son nom, sa date et son lieu de naissance, sa signature et la date de la rédaction, surtout si l’on en a rédigé plusieurs fois pour faire des modifications.</p>
<p><em>*JALMALV est un mouvement associatif laïc, sans appartenance confessionnelle ou politique, sans but lucratif, qui agit pour que chaque personne gravement malade, même en fin de vie, soit considérée comme une personne à part entière, vivante et digne jusqu’à son dernier souffle.</em></p>
<p><strong>EN SAVOIR PLUS</strong></p>
<p><a href="https://www.pug.fr/produit/1433/9782706142123/a-vos-souhaits" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Découvrir le jeu </a></p>
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		<title>Qu’est-ce que le spina bifida ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2019 08:48:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Le spina bifida est une malformation qui se produit lors des 4 premières semaines de la vie utérine, en tout début de grossesse, à une période où la maman ne sait même pas forcément qu’elle est enceinte. En effet, le tube neural chez les enfants souffrant de spina bifida ne se referme pas normalement, comme cela devrait être le cas entre le 21<sup>ème</sup> et le 28<sup>ème</sup> jour de grossesse. Le spina bifida concerne un peu plus d’une grossesse sur 1000.</strong></p>
<p><strong>Cette malformation se verra donc à la naissance au niveau de la colonne vertébrale et elle entraîne la plupart du temps de lourdes séquelles, neurologiques notamment. </strong></p>
<p><strong>Le dépistage du spina bifida se fait en général vers la 18<sup>ème</sup> semaine d&rsquo;aménorrhée s’il est visible sur les échographies. Depuis peu, les meilleurs échographistes arrivent à le dépister dès la 12ème semaine mais il arrive parfois que l’on ne parvienne pas à détecter les malformations. Selon l’endroit où la malformation est située, on sait avec une certaine précision quelles seront les atteintes neurologiques chez l’enfant.</strong></p>
<p><strong>Du fait des lourdes conséquences de cette malformation, beaucoup de parents choisissent, à l’annonce du diagnostic, de procéder à une interruption médicale de grossesse. </strong></p>
<p><strong>Pour les parents qui souhaitent garder l’enfant, une chirurgie pour réparer la malformation s’impose. Elle a lieu la plupart du temps au moment de la naissance et peut également être pratiquée durant la grossesse. Opérer durant la grossesse est une procédure encore assez rare mais qui présente beaucoup d’intérêt, ainsi que nous l’explique, dans cet article, le professeur Klein, chef du service de neurochirurgie et de chirurgie de la face pédiatrique au CHRU de Nancy.</strong></p>
<p><strong>Malgré l’opération, pour les enfants atteints de spina bifida, il s’agira d’assurer une prise en charge médicale multidisciplinaire à vie, avec notamment un suivi neurochirurgical, pédiatrique, orthopédique, urologique, viscéral, psychologique durant l’enfance, puis une transition à l’âge adulte vers divers spécialistes médicaux selon les cas et les conséquences médicales du spina bifida.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>INTERVIEW DE FRANÇOIS HAFFNER, PRÉSIDENT DE L&rsquo;ASSOCIATION SPINA BIFIDA HANDICAPS ASSOCIÉS (<a href="https://www.spina-bifida.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ASBH</a>)<br />
</strong></h3>
<p><strong>66 Millions d’impatients : Que se passe t-il chez un enfant à naître qui a un spina bifida ?</strong></p>
<p>François Haffner : Comme vous le savez sûrement, les vertèbres s’empilent pour former la colonne vertébrale et sont creuses. À l’intérieur, passe le canal rachidien dans lequel il y a des faisceaux de câbles qui constituent la moelle épinière. Entre les vertèbres et la moelle, du liquide céphalo-rachidien circule pour protéger la moelle épinière.</p>
<p>Un enfant atteint de spina bifida souffre d’une anomalie de la fermeture du tube neural qui aurait dû avoir lieu normalement entre le 21<sup>ème</sup> et le 28<sup>ème</sup> jour de grossesse. Cette anomalie peut se situer tout le long de la colonne vertébrale, du sommet du crâne jusqu’au coccyx, et parfois même à plusieurs endroits. Il peut alors se passer plusieurs scenarii. Ou bien il y a une ouverture et le liquide fuit, ou bien un petit « sac » se forme dans le dos où se trouvent des racines déviées ou mal formées. Il peut aussi y avoir des boules de graisse qui se forment dans les fibres de la moelle épinière.</p>
<p>En cas de fuite du liquide céphalo rachidien, le cervelet est aspiré dans le trou occipital, en haut du canal rachidien et cela entraîne souvent des complications chez l’enfant. C’est ce que l’on appelle la malformation de Chiari.</p>
<p>L’autre importante séquelle liée au spina bifida est l’hydrocéphalie, c’est-à-dire que de l’eau s’accumule à l’intérieur des ventricules du cerveau, provoqué par le « barrage » formé par l’anomalie au niveau de la colonne vertébrale. Le nouveau-né a alors la tête qui enfle. Cela entraîne une pression intracrânienne qui lèse petit à petit le cerveau de l’enfant durant la grossesse. Pour y remédier, en général on pose une petite valve qui permet de dériver le liquide qui se trouve dans le cerveau afin de faire retomber la pression intracrânienne. 90% des nouveau-nés qui naissent avec un spina bifida ont ainsi une valve à vie, qu’il est parfois nécessaire de changer.</p>
<p><strong>Quels sont les chiffres du nombre de spina bifida en France ?</strong></p>
<p>Le spina bifida est la deuxième maladie rare la plus répandue en France, après la trisomie qui va sûrement baisser grâce aux nouveaux tests de dépistage. Elle concerne 1,3 sur 1000 naissances. Actuellement, on n’a pas de statistiques chez les adultes car cela a pu passer inaperçu à la naissance mais on estime à 25 000 le nombre de cas spina bifida en France.</p>
<p><strong>Quel est le taux de décès des enfants qui naissent avec un spina bifida et quels sont les handicaps les plus courants ?</strong></p>
<p>Le taux de décès des enfants souffrant de spina et qui sont opérés est inférieur à 10% avant l’âge de 6 ans. Ensuite, si le malade est correctement pris en charge, l’espérance de vie est quasiment normale, mais avec des handicaps plus ou moins lourds puisqu’en grandissant, l’enfant, selon son atteinte, va avoir des problèmes de croissance, avec notamment des risques importants de scoliose ou de développement des membres inférieurs. Les handicaps vont de l’incontinence urinaire à de graves polyhandicaps, physiques et cognitifs, puisque l’hydrocéphalie peut altérer les capacités intellectuelles.</p>
<p><strong>Il y a ces derniers temps une évolution du nombre d’interruptions médicales de grossesse suite à une annonce de spina bifida ?</strong></p>
<p>Sur 100 spina, 80% des parents choisissent de pratiquer une interruption médicale de grossesse. C’est vrai qu’il y a une évolution puisqu’il y a encore 5 ans, on comptait 95% d’interruptions médicales de grossesse en cas de spina bifida. De plus en plus de gens s’opposent à interrompre la grossesse, d’une part parce que les femmes ont des enfants de plus en plus tard et préfèrent prendre le risque par crainte de manquer ensuite de temps pour tomber à nouveau enceinte, d’autre part pour des questions religieuses. La quinzaine de cas qui naît chaque année en France avec un spina bifida concerne des familles de tous les milieux sociaux. Pour ces enfants, il est nécessaire d’opérer pour refermer le tube neural. Quelques mamans acceptent une intervention anténatale (voir l’interview ci-dessous du professeur Klein sur cette opération) mais c’est assez rare, et le reste des enfants est opéré à la naissance. Bien entendu, les enfants opérés in utero sont moins handicapés que ceux opérés à la naissance.</p>
<p><strong>Où en sont aujourd’hui en France la reconnaissance de la maladie et la situation concernant la prise en charge des malades ?</strong></p>
<p>La maladie n’est pas reconnue mais les conséquences sont heureusement facilement prises en charge.</p>
<p>Le premier réseau pour la prise en charge du spina bifida date de 11 ans. Nous avions obtenu un agrément lors du premier plan maladies rares. Malheureusement, chaque centre a travaillé de façon autonome et désormais nous nous attelons à coordonner ces centres pour permettre aux malades de bénéficier d’une prise en charge multidisciplinaire efficace. Cela fonctionne relativement bien pour les enfants mais pour les adolescents et les adultes, tout est à créer quasiment. Beaucoup d’adultes sont ainsi en errance médicale ou en refus de soins. Il arrive notamment souvent qu’ils souffrent de troubles psychologiques que personne ne prend en charge. En effet, quand vous avez 18 ans, que vous avez une incontinence urinaire ou que vous ne contrôlez pas vos selles, vos vies sociale et professionnelle sont très difficiles. L’incontinence, qui touche quasiment tous les malades souffrant du spina bifida, est finalement souvent le plus pénible des handicaps. Pour certains malades, c’est plus pénible que de ne pas pouvoir marcher. Il y a des solutions chirurgicales et pharmaceutiques mais elles fonctionnent plus ou moins bien selon les cas.</p>
<p>En outre, il faut savoir que beaucoup de ces troubles urinaires ont pour conséquence pour les malades de devoir s’auto-sonder plusieurs fois par jour. Il arrive que certains se lassent, fassent un rejet de leur prise en charge médicale et arrêtent de se sonder, ce qui présente un grave risque d’infection, qui peut conduire à une insuffisance rénale.</p>
<p><strong>Il existe pourtant un moyen de prévenir le spina bifida ?</strong></p>
<p>Tout à fait ! La prévention passe par la supplémentation en acide folique 1 mois avant la grossesse. Il est important d’en parler à son médecin ou gynécologue si on prévoit de faire un enfant. Aujourd’hui seules 10% des femmes françaises prennent de l’acide folique alors que dans certains pays, comme aux Pays-Bas, plus de 50% sont supplémentées 1 mois avant la grossesse.</p>
<p>Il est également important, en termes de prévention chez les malades, de mettre en place des bilans neuropsychologiques le plus tôt possible, pour permettre une prise en charge des enfants qui soit adaptée à leurs besoins spécifiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>INTERVIEW DU PROFESSEUR OLIVIER KLEIN, CHEF DE SERVICE DE NEUROCHIRURGIE ET CHIRURGIE DE LA FACE PÉDIATRIQUE AU CHRU DE NANCY</strong></h3>
<p><strong>66 Millions d’Impatients : Quel est l’intérêt d’opérer pour refermer le tube neural durant la grossesse, chez un enfant atteint de spina bifida ?</strong></p>
<p>Pr Olivier Klein : On préfère opérer toujours pendant la grossesse car on diminue de moitié le risque d’hydrocéphalie et on gagne en moyenne 2 niveaux neurologiques au niveau des membres inférieurs. Concrètement, on peut donc permettre à un enfant qui risquerait de vivre en fauteuil roulant de pouvoir marcher.</p>
<p>Les risques liés à l’opération pendant la grossesse sont quasiment équivalents à ceux qui pourraient survenir si l’intervention a lieu après la naissance, notamment le risque de décès de ces enfants, qui est identique. Le risque principal est que le bébé naisse prématurément, du fait d’une rupture de l’utérus ou d’une fuite de liquide amniotique par la cicatrice. Par conséquent, les mamans qui pourraient être candidates à l’opération avant la naissance sont finalement nombreuses à refuser l’intervention. Il est vrai qu’une prématurité importante peut entraîner des risques neurologiques non négligeables. Cela dit, si la grande prématurité est évitée, ce qui est tout de même le cas le plus fréquent, on observe une amélioration du statut cognitif des enfants opérés durant la grossesse, par rapport à ceux opérés à la naissance. L’annonce des risques est un moment incontournable,  mais dans l’ensemble, si on peut le faire, opérer pendant la grossesse présente des bénéfices absolument certains pour l’enfant.</p>
<p><strong>Vous parlez de risque d’hydrocéphalie, pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe pour le bébé qui souffre de spina bifida dans le ventre de sa mère ?</strong></p>
<p>Quand le tube neural ne se referme pas, il y a toujours, au niveau de la malformation, une fuite de liquide céphalo-rachidien, goutte à goutte, pendant les 8 mois de la grossesse restants. Cette petite fuite a pour conséquence le fait que le bas du cervelet va être un peu « aspiré » vers le bas dans le canal rachidien. C’est ce que l’on appelle la malformation de Chiari. Cet enclavement du cervelet va altérer la circulation du liquide céphalo-rachidien qui va se trouver bloqué à l’intérieur du cerveau. Il y aura alors trop d’eau au niveau des ventricules du cerveau. C’est cela que l’on appelle l’hydrocéphalie. Cela entraine une augmentation du volume de la tête du bébé, mais surtout une pression délétère sur le cerveau avec un risque de perte de fonctions, notamment de fonctions cognitives. En refermant la malformation durant la grossesse, on empêche que cette fuite de liquide céphalo-rachidien ne dure plus longtemps et on observe deux fois moins d’hydrocéphalies à la naissance (40% versus plus de 80% en l’absence de chirurgie fœtale)</p>
<p><strong>Y a-t-il une période charnière pour refermer chirurgicalement le tube neural de l’enfant à naître durant la grossesse ?</strong></p>
<p>Le diagnostic du spina bifida se fait souvent lors de la deuxième échographie, vers la 22<sup>ème</sup> semaine de grossesse mais on peut parfois le voir avant. Le meilleur moment pour opérer pendant la grossesse se situe entre la 19<sup>ème</sup> et la 26<sup>ème</sup> semaine. Avant, c’est trop délicat, la peau notamment est trop fine et après la 26<sup>ème</sup> semaine, il n’est pas démontré que cela apporte un bénéfice.</p>
<p>L’opération doit être rapide pour éviter que le travail ne se déclenche. Il faut, si possible, que tout soit terminé en 2 heures 30. C’est une intervention qui se pratique encore rarement en France. Cela s’explique par le fait que dans notre pays, on est encore réticent par rapport à ce type de prise en charge et qu’en amont, nous sommes stricts sur les recrutements. Nous réalisons beaucoup d’analyses car il y a évidemment des contre-indications d’ordre médicale, notamment d’ordre obstétrique. À la fin, nous ne retenons que 10 à 15% de femmes candidates. Après l’opération, la maman reste à l’hôpital durant au moins une semaine. On réalise une IRM 15 jours après l’opération, pour voir où en est la malformation de Chiari, puis on fait une échographie une fois par mois jusqu’à la naissance. La maman bénéficie d’aide à la maison pour rester un maximum au repos, puisque le but est que la naissance soit la plus proche possible du terme. Chaque semaine gagnée est une petite victoire. L’accouchement se fera alors obligatoirement par césarienne du fait que l’utérus est cicatriciel.</p>
<p><strong>Êtes-vous nombreux en France à pratiquer cette intervention durant la grossesse ?</strong></p>
<p>En France, nous sommes deux chirurgiens à pratiquer cette intervention avant la naissance : le professeur Zerah à l’hôpital Necker à Paris, et moi-même à Nancy. Pour l’instant à Nancy, nous avons réalisé 2 procédures, avec succès,  pour 6 années de préparation, car évidemment, c’est une opération qui ne s’improvise pas.</p>
<p>Pour vous donner un peu plus de chiffres, en Lorraine, il se présente environ 2 cas par mois de spina bifida et le nombre d’enfants opérés à Nancy à la naissance est très variable. Il dépend du nombre de demandes d’interruption médicale de grossesse à l’annonce du diagnostic. Certaines années, nous pratiquons 1 à 2 interventions, et d’autres années, 8 à 10 opérations. Nous opérons en général le jour de la naissance mais il est possible d’opérer jusqu’au 3<sup>ème</sup> jour de la naissance.</p>
<p><strong>Y a-t-il des progrès attendus par rapport à la chirurgie pour le spina bifida ?</strong></p>
<p>Les progrès à venir seraient de parvenir à opérer, durant la grossesse, grâce à des techniques moins invasives, comme la cœlioscopie. Ce type d’interventions est assez controversé et les centres qui ont tenté cette approche aux Etats-Unis l’ont abandonné car il y a eu des complications, mais je pense qu’il ne faut pas rejeter cette piste.</p>
<p>Les progrès pourraient également advenir du fait d’une meilleure acceptabilité de la chirurgie durant la grossesse. Nous avons désormais 20 ans de recul sur cette intervention, ce qui est suffisant pour affirmer que les bénéfices sont notables par rapport à l’opération à la naissance.</p>
<p>Ce qui me semble vraiment important pour lutter contre le spina bifida, c’est de mettre l’accent sur la prévention. Il serait par exemple très utile que l’on inscrive sur les boîtes de pilules contraceptives que si l’on songe à arrêter d’en prendre pour faire un enfant, il faut alors penser à demander à son gynécologue des informations sur la prise d’acide folique.</p>
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<h3><strong>TÉMOIGNAGE DE GISÈLE, 40 ANS, RÉGION DES LANDES, NÉE AVEC UN SPINA BIFIDA</strong></h3>
<p>À l’époque où je suis née, on ne pratiquait pas d’échographie pendant la grossesse et on ne diagnostiquait donc pas le spina bifida in utero. En outre, à ma naissance, le médecin a pris mon spina bifida pour un kyste et a conseillé de ne pas y toucher. J’ai marché normalement, vers 1 an, mais peu à peu le kyste grossissait, les médecins ont alors réalisé que c’était un spina bifida. Les électroencéphalogrammes et les IRM ont permis de voir qu&rsquo;il fallait opérer rapidement car je me paralysais de plus en plus.<br />
Vers 8 ans, j’ai été opérée d’urgence à Bordeaux mais la cicatrice s’était ouverte après l’intervention, provoquant une fuite de liquide céphalo-rachidien. J’ai donc été opérée une deuxième fois et j’ai malheureusement fait une méningite à la suite de cette intervention. Ce retard de prise en charge a laissé des séquelles après l&rsquo;opération car ils ont touché des nerfs, ils n&rsquo;ont retiré que la moitié du myélo-lipome. Mon pied droit s&rsquo;est retrouvé de travers et j’ai développé une incontinence urinaire. Si ma prise en charge avait eu lieu à la naissance, cela aurait permis de réduire les conséquences du spina bifida. Ma mère a fait comme elle a pu, à l’époque on n’avait pas internet pour s’informer. Afin de corriger la position de mon pied, on m’a mis une attelle qui a provoqué une escarre, qui s’est transformée en ostéite, pour laquelle j’ai eu une arthrodèse de la cheville. Je suis restée avec une plaie chronique durant toute mon adolescence, ponctuée évidemment d’infections urinaires régulières. Ma scolarité a été très perturbée, avec beaucoup d’absentéisme. À cette époque encore, ma prise en charge était très peu adaptée. Je voyais un urologue, qui me sondait quand je n’arrivais pas à uriner mais il n’a jamais proposé l&rsquo;auto-sondage. À l’école, les professeurs appelaient donc souvent ma mère pour leur dire que je n’allais pas bien ou que je n&rsquo;arrivais pas à uriner et certains mentionnaient que je faisais du cinéma, malgré les montées de fièvres régulières.<br />
J’ai fini par développer des problèmes au niveau des reins (pyélonéphrite) et on m’a donc fait une macroplastie. Mes vacances se passaient souvent à l’hôpital pour des interventions sur la plaie de mon pied, comme des curetages et des greffes pendant 16 ans.<br />
J’ai finalement suivi un parcours scolaire classique malgré l’absentéisme et j’ai fait des études de prothésiste dentaire. J’ai exercé ce métier durant 8 ans, mais les pyélonéphrites et les infections de mon pied entraînaient des hospitalisations qui m’ont finalement obligée à arrêter après la naissance de mon fils<br />
À 17 ans, j’ai rencontré mon mari. Sept ans après nous avions le projet d’avoir un enfant. J’ai alors été voir ma gynécologue pour savoir s’il y avait un risque pour le bébé. Elle s’est renseignée auprès du centre de référence à Pau et m’a conseillée de prendre de l’acide folique. Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai appris l’existence d’un tel centre pour le spina bifida à une heure de chez moi, puisque je vivais alors à Bayonne, et quand j’ai demandé pourquoi personne ne m’avait jamais adressée là-bas, on m’a répondu que l’on ne faisait pas de pub dans la médecine ! J’ai finalement été reçue par les médecins de Pau, et c’est alors que l’on m’a proposé de m’auto-sonder, puisque je ne vidais pas correctement ma vessie bien entendu. J’aurais dû le faire depuis très longtemps en réalité.<br />
Pendant ma grossesse en 2003, j’ai eu une inflammation de la bursite sur l’autre pied et des colites néphrétiques. Les inflammations qui en ont résulté ont obligé les médecins à m’opérer alors que j’étais enceinte. J’ai eu de grosses doses d’antibiotiques et je craignais que cela ait des conséquences sur le bébé. Le problème est surtout que j’étais devenue résistante aux antibiotiques et qu’après la naissance, j’ai fait une septicémie qui a été très compliquée à traiter par des antibiotiques hospitaliers. Je suis restée 2 mois à faire des allers et retours de plusieurs semaines à l’hôpital et à essayer divers traitements pour résorber l’infection au niveau de mon pied qui ne cicatrisait plus. Quand tout a commencé à revenir dans l’ordre, je suis à nouveau tombée enceinte avec un antibiotique alors que je prenais la pilule ! C’est rare, mais ça arrive ! On m’a fait un dosage d’acide folique et j’ai gardé l’enfant, d’autant qu’entre temps, j’avais découvert l’association <a href="https://www.spina-bifida.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Spina Bifida et Handicaps associés (ASBH)</a> et  je me sentais soutenue par Dominique Loizelet, mon interlocutrice à l’association. J’ai eu, lors de ma seconde grossesse, les mêmes complications que pour la première, avec des infections au niveau de mon pied et des infections urinaires, qui m’ont valu, là encore, des interventions et des traitements lourds (arthrodèse de l’avant du pied). C’est à ce moment que j’ai commencé à perdre la marche et à utiliser de temps en temps un fauteuil roulant.</p>
<p>Tous ces ennuis de santé me prenaient à chaque fois au dépourvu. C’est très difficile de prévoir les conséquences du spina bifida au cours de la vie. Dans l’ensemble, à part quelques spécialistes, je ne me sens pas bien prise en charge par rapport à mon spina bifida et à ses conséquences. Je sais désormais où aller si les choses s’aggravent, mais en ce qui concerne la douleur par exemple, je me sens très démunie. En effet, vers 28 ans, des douleurs neuropathologiques ont commencé à s’installer et elles perdurent encore maintenant. Le fait aussi d’avoir découvert l’association <a href="https://www.spina-bifida.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Spina Bifida et Handicaps associés (ASBH)</a> m’a beaucoup rassurée, m’a permis d’avoir accès à des informations précises sur la maladie, d’assister à des colloques et de comprendre que je n’étais pas seule. Avant cela, j’avais uniquement rencontré une petite fille qui souffrait de cette maladie, au centre de référence de Pau, lorsque j’avais 20 ans. Aujourd’hui, je souffre de plus en plus de spasticité, c’est-à-dire de raideurs, de constipation (occlusion), de fatigue chronique, de troubles du sommeil qui font partie des conséquences d’un système neurologique central défaillant. C’est une fatigue que j’ai longtemps attribuée à mes infections mais qui s’avèrent être normal quand on souffre de spina bifida. Désormais, je marche difficilement avec des béquilles et j&rsquo;utilise régulièrement le fauteuil roulant.<br />
Mes enfants ont 16 et 14 ans. Ils comprennent ce que je traverse, mais c’est difficile de vraiment bien cerner une situation sans l’avoir vécu soi-même et surtout ils ont leur adolescence à vivre !<br />
Même si ma pathologie a évolué avec les grossesses, je ne changerai rien. De mon côté, j’essaye de garder le moral, de bouger le plus possible. Bien que je ne puisse plus travailler, je suis engagée en tant que bénévole dans l’associatif dans le secteur de la santé et je suis également présidente de la fédération de parents d&rsquo;élèves.</p>
<h3><strong>TÉMOIGNAGE DE SUN, MAMAN DE REYNAN, 8 ANS, QUI SOUFFRE D’UN SPINA BIFIDA</strong></h3>
<p>Le spina bifida de Reynan n’a été diagnostiqué qu’à sa naissance. On ne l’avait pas vu lors des échographies durant la grossesse. L’ouverture dans le bas de son dos a été remarquée au moment de son premier bain. Elle faisait la taille d’une pièce de deux euros. Je n’avais alors aucune idée de ce qu’était le spina bifida. J’avais accouché dans une clinique privée de Clermont-Ferrand et à la découverte du spina bifida, mon fils a donc été rapidement transféré dans un service de soins intensifs à l’hôpital de Clermont Ferrand. Cela a été très dur car je n’ai pu le rejoindre que le lendemain, mais le soir de son transfert un neurochirurgien nous a appelés pour nous expliquer qu’il allait l’opérer pour refermer la plaie du bas de son dos. À vrai dire, nous ne comprenions pas vraiment de quoi il s’agissait. Nous n’avons finalement vu Reynan que le lendemain de l’opération. Cela a été un moment d’autant plus difficile que l’équipe médicale nous a également annoncé que notre bébé n’était pas viable. Tout de suite après l’opération, Reynan a été placé en soins palliatifs mais on nous a prévenu qu’il ne survivrait pas plus de 15 jours. Au bout de 15 jours, Reynan était toujours parmi nous et nous avons pris la décision de le ramener à la maison pour qu’il finisse ses jours chez nous, avec plusieurs visites d’infirmières chaque jour. Les fils de la cicatrice en bas de son dos n’avaient pas tenu et la plaie était ouverte. Une hydrocéphalie avait commencé à se développer, son volume crânien était assez élevé. On nous avait dit que s’il ne mourait pas du fait de l’hydrocéphalie, une méningite foudroyante l’emporterait à cause d’une probable infection au niveau de sa plaie. Après plusieurs semaines à la maison, la plaie ne s’infectait pas, Reynan était en vie et je suis finalement retournée voir le neurochirurgien qui était étonné et ne savait même pas que Reynan avait survécu. Il a donc alors décidé de poser une valve à Reynan pour stopper l’hydrocéphalie, qu’il a fallu changer au bout de 3 mois car elle ne fonctionnait pas. Finalement, la plaie s’est refermée toute seule et depuis Reynan va parfaitement bien ! Il n’a eu aucun problème avec la seconde valve. Il a marché à 18 mois, il n’a pas de retard mental, il est scolarisé normalement et évolue comme un enfant de son âge, mis à part un peu de dyspraxie et une légère claudication. Le seul problème médical persistant est au niveau urinaire. Reynan est sondé depuis qu’il a 3 ans mais il ne souffre pas d’incontinence entre les sondages, même lorsqu’il fait une longue nuit avec une grasse matinée. Il lui reste également une marque, comme une marque de brûlure, en bas du dos, au niveau de l’ancienne ouverture.</p>
<p>Le tableau dressé à sa naissance était vraiment noir, la prise en charge catastrophique. Le neurochirurgien avait même piqué les pieds de Reynan devant nous en nous annonçant qu’il ne marcherait jamais, mis une sonde dans ses fesses en nous affirmant qu’il serait incontinent fécal. Il nous avait explicitement dit que Reynan serait un « débile profond » et avait fini par conclure qu’il serait égoïste de s’acharner à faire vivre un enfant dans cet état. Avec le recul, je regrette de les avoir crus durant les premières semaines de la vie de Reynan. Nous ne savions pas quoi faire et nous n’étions pas sûrs de savoir si nous parviendrons à gérer des handicaps aussi lourds. Cependant, après la pose de la valve, nous n’avions évidemment plus confiance en l’équipe qui avait suivi Reynan et nous avons changé d’hôpital pour aller à Lyon où nous avons reçu un accueil exemplaire.</p>
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<div class="_3bJ2H CHExY">
<div class="_1l8RX _1ByhS"><em>Photo by <a href="https://unsplash.com/@freestocks?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText" target="_blank" rel="noopener noreferrer">freestocks.org</a> on </em><a href="https://unsplash.com/?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Unsplash</em></a></div>
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		<title>Le ruban vert, un symbole national du don d’organes et de tissus</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/06/28/le-ruban-vert-un-symbole-national-du-don-dorganes-et-de-tissus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Carmen Lup]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jun 2019 10:57:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[Un collectif d’associations a récemment lancé l’opération ruban vert dont l’objectif est de sensibiliser les citoyens à l’importance du don [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un collectif d’associations a récemment lancé l’opération ruban vert dont l’objectif est de sensibiliser les citoyens à l’importance du don d’organe et de tissus.</strong></p>
<p>« Avec le soutien de l&rsquo;Agence de la biomédecine et de la Fondation de l&rsquo;Académie de Médecine, à l’initiative du <a href="http://www.greffeplus.fr/">collectif Greffes+</a> et de la <a href="https://blog.france-adot.org/">Fédération des Associations pour le Don d&rsquo;Organes et de Tissus humains (France Adot)</a>, les associations militant pour le don d&rsquo;organes, pour la première fois réunies, ont décidé d&rsquo;adopter le ruban vert comme symbole de cette belle cause de fraternité », a annoncé le collectif regroupant 7 associations le 17 juin dernier en amont de la 19ème journée nationale de réflexion sur le don d&rsquo;organes, de la greffe et de reconnaissance aux donneurs.</p>
<h2><strong>Le nombre de donneurs diminue</strong></h2>
<p>Greffes+ rappelle à cette occasion que le nombre de donneurs a diminué en 2018 alors que le nombre de patients en attente a quant à lui progressé. Selon l’Agence de biomédecine, 5 805 greffes ont été réalisées en 2018 dont 561 à partir de donneurs vivants. Un chiffre en diminution de 5% par rapport à l’année précédente. Plus de 63 000 personnes en France vivent grâce à un organe greffé. En 2018, près de 25 000 personnes étaient en attente d’un don d’organe.</p>
<p>Précisons également que l&rsquo;objectif du <a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/plan_2017-2021_pour_la_greffe_d_organes_et_de_tissus.pdf">3e plan greffe qui court sur la période 2017-2021</a> est de dépasser les 7.000 greffes par an. « L’augmentation croissante de la demande de greffe des patients, peut-on lire sur le site du ministère de la Santé, constatée dans tous les pays ayant développé une activité de prélèvement et de greffe, reste un enjeu majeur de santé publique ».</p>
<h2><strong>Tous donneurs par défaut selon la loi</strong></h2>
<p>Le ruban vert vise à sensibiliser les Français à l’importance que revêt le don d’organe. L’objectif de cette démarche est aussi de rappeler « aux citoyens que selon la loi française nous sommes tous présumés donneurs, sauf si nous avons exprimé notre refus de notre vivant, explique France Adot. Ce ruban est enfin le signe distinctif de la gratitude exprimée par la société à tous les donneurs d’organes et de tissus.</p>
<p>Si le fait de ne jamais avoir exprimé son refus fait de nous un donneur présumé, il est quand même toujours préférable, conseille France Adot, d’avoir exprimé à ses proches qu’on était favorable au don d’organes. Adopter le ruban vert va également dans ce sens. France Adot recommande par ailleurs de porter sur soi une carte d’ambassadeur <a href="https://www.france-adot.org/demande-carte-donneur.html">mise à disposition par la fédération d&rsquo;associations sur son site</a> qui « permet à chacun d’afficher sa position, et fait des porteurs de véritables ambassadeurs du don d’organes dans leur vie de tous les jours ».</p>
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		<title>Rencontres patients-chercheurs à l’Association française des Hémophiles</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/06/12/rencontres-patients-chercheurs-a-lassociation-francaise-des-hemophiles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2019 10:29:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>C’est sous l’impulsion de Thomas Sannié, son ex-président, et avec l’arrivée en tant que bénévole de Geneviève Piétu, que l’Association française des Hémophiles (<a href="https://afh.france-assos-sante.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">AFH</a>) a développé l’idée de créer des évènements permettant aux patients et aux chercheurs de se rencontrer.</strong></p>
<p><strong>C’est ainsi que sont mis en place, chaque année, des rencontres « patients-chercheurs » dédiées à la recherche sur les maladies hémorragiques rares, des stages de 3 jours durant lesquels les patients revêtent la blouse pour une initiation dans un laboratoire de recherche de l’INSERM, et également régulièrement des journées consacrées aux avancées de la recherche.</strong></p>
<h3><strong>L’intérêt pour la recherche à l’Association française des Hémophiles (AFH)</strong></h3>
<p>Le fait que les patients s’intéressent à la recherche n’était pas particulièrement ancré dans « l’ADN » de l’Association française des Hémophiles (AFH). C’est une maladie dont on ne guérit pas mais pour laquelle des traitements existent, même si de nombreux patients souffrent de saignements, surtout internes, parfois très douloureux, qui peuvent entraîner des cas d’arthrose sévère au niveau des articulations et nécessite alors souvent une pose de prothèse (<a href="https://france-assos-sante.org/2018/12/26/27982/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire notre article sur le quotidien des malades hémophiles</a>).</p>
<p>Thomas Sannié, le précédent président de l’AFH, était cependant désireux de valoriser et soutenir la recherche. Il lui semblait important de faire comprendre aux malades que les traitements pouvaient encore évoluer et être améliorés, notamment grâce à l’émergence de thérapies innovantes.</p>
<p>Geneviève Piétu, ancienne chercheuse de l’INSERM à la retraite, dont un proche souffre d’hémophilie et qui s’était engagée comme bénévole auprès de l’AFH, a donc rappelé ses anciens collaborateurs pour organiser des rencontres avec les patients depuis 2015.</p>
<p>Ces dernières années, de plus en plus de malades sont donc informés et formés sur les enjeux de la recherche et les nouveaux traitements mais il reste encore du chemin à parcourir. Dernièrement, lors d’une journée consacrée aux nouveaux traitements, l’AFH s’est rendu compte que parmi les participants, certains étaient très au fait des avancées quand d’autres n’avaient même pas entendu parler de molécules sorties il y a déjà deux ans.</p>
<h3><strong>Les stages de 3 jours « Tous Chercheurs »</strong></h3>
<p>Ces stages, financés par l’AFM et l’INSERM, ont lieu en général au Généthon à Evry ou dans un laboratoire de l’INSERM de Marseille. Les chercheurs accueillent tout au long de l’année diverses associations de patients par groupe de 12 personnes. Geneviève Piétu a fait en sorte qu’une fois par an, il soit dédié aux maladies hémorragiques rares en accueillant un groupe de 12 personnes, patients ou proches de l’AFH. Les frais d’hébergement sont également pris en charge.</p>
<p>Le stage commence par un rappel des bases de la biologie, puis les stagiaires pratiquent des expériences à la paillasse, comme le font les chercheurs, avec une blouse, des gants, des pipettes, des tubes à essai, un microscope. Ils apprennent les gestes effectués par les chercheurs au quotidien et cultivent par exemple des bactéries, préparent de l’ADN, marquent des protéines, etc.</p>
<p>Des conférences et des échanges avec les chercheurs sont également organisés durant ces 3 jours.</p>
<h3><strong>Les journées « patients-chercheurs » </strong></h3>
<p>Les journées patients-chercheurs sont quant à elles entièrement orientées sur la recherche concernant l’hémophilie, la maladie de Willebrand et les maladies plaquettaires. Il s’agit d’une immersion complète d’une journée dans le laboratoire de recherche du Kremlin-Bicêtre, le laboratoire référent de l’INSERM qui travaille sur ces pathologies. Il y a, à chaque fois, entre 20 et 25 participants. Cela commence par une présentation du métier de chercheur, des activités du laboratoire, de son fonctionnement et un échange sur ce que les malades attendent de la recherche. Ensuite les participants assistent à des manipulations de laboratoire menées par les chercheurs comme des tests de coagulation. Les jeunes chercheurs du laboratoire sont tous impliqués et invités à poser leurs questions aux malades. En réalité, comme l’explique Geneviève Piétu, la journée est trop courte et cette année, pour la journée qui aura lieu en septembre, l’AFH essayera d’organiser un diner-débat la veille.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2>TÉMOIGNAGE D’OLIVIER CHRISTOPHE, DIRECTEUR DE RECHERCHE À L’INSERM</h2>
<p>« <em>Je dirige une équipe qui travaille sur plusieurs projets de recherche dans une unité fondatrice de l’INSERM consacrée à l’hémostase. Nous sommes donc particulièrement spécialisés sur la maladie de Willebrand et l’hémophilie.</em></p>
<p><em>J’ai finalement attendu 25 ans, donc bien trop longtemps, avant de rencontrer des malades ! Le rapprochement avec l’AFH s’est fait grâce à Geneviève Piétu qui était chercheur à l’INSERM et avait travaillé quelques années dans cette unité consacrée à l’hémostase.</em></p>
<p><em>Rencontrer les malades régulièrement change désormais notre façon de travailler.</em></p>
<p><em>Au départ, cela m’a semblé compliqué d’échanger avec les malades, car ils connaissaient bien leur maladie par rapport à ce qu’ils ressentaient mais ils ne connaissaient pas l’aspect scientifique des choses. Je me souviens de ma première rencontre avec les malades, au cours de laquelle j’ai demandé aux participants l’idée qu’ils se faisaient du travail d’un chercheur, sans me présenter d’emblée. Je me suis alors aperçu que pour eux, nous étions enfermés dans une tour d’ivoire, et qu’ils croyaient qu’il n’y avait pas spécialement de travaux de recherche en cours sur l’hémophilie, encore moins en France. Cela m’a beaucoup surpris, d’autant que nous sommes plutôt bien placés en France sur la recherche en hémophilie. Nous avons donc commencé par présenter aux malades notre métier, nos activités en général et sur l’hémophilie en particulier, en France et dans le monde. De notre côté, nous avons pu constater à quel point chaque malade présentait un cas unique de la maladie. Nous savions déjà qu’il n’y avait pas une seule sorte d’hémophilie, mais en rencontrant les malades, on en a pris encore plus conscience. Cela a changé notre façon de comprendre la maladie, d’appréhender nos projets et de redéfinir nos axes de recherche. On a notamment réalisé les limites des traitements pour les patients qui, en outre, varient d’un patient à l’autre. On ne peut donc pas imaginer qu’une thérapie unique puisse répondre aux attentes de tous les patients. On peut avoir tendance à imaginer qu’une molécule magique va arriver et résoudre tous les problèmes, mais ce n’est pas si simple. En tant que chercheurs, on ne peut donc pas se limiter à un seul axe de travail et nous devons nous ouvrir sur plusieurs solutions possibles. Les rencontres avec les patients nous ont motivé à étendre nos projets. Nous avons également réalisé qu’en plus de traiter l’hémophilie, il y avait également la douleur à prendre en compte, qui est un aspect important dans la vie des malades hémophiles puisque les saignements internes, dont ils souffrent, peuvent être douloureux et entraîner en outre de graves problèmes d’arthrose au niveau des articulations. Cet aspect nous a donc incité à collaborer davantage avec d’autres disciplines médicales.</em> »</p>
<h2>TÉMOIGNAGE DE JM, 51 ANS, PATIENT HÉMOPHILE</h2>
<p>« <em>J’ai participé au stage « tous chercheurs » de 3 jours et à la journée de rencontre entre patients et chercheurs organisée par l’Association Française des Hémophiles à laquelle je suis adhérent, puisque je suis moi-même hémophile.</em></p>
<p><em>Il se trouve que j’ai une formation scientifique et que j’aurais aimé faire de la recherche bien que j’aie finalement fait carrière dans l’informatique. Comme en ce moment il y a beaucoup d’avancées de la recherche concernant l’hémophilie, grâce notamment aux thérapies géniques, j’ai eu un regain d’intérêt pour la recherche ! La maladie a été assez présente dans ma vie sans trop m’empêcher pourtant de la mener comme je le veux. Dernièrement on m’a posé une prothèse pour un problème d’arthrose et je suis désormais sous prophylaxie, c’est-à-dire que j’ai régulièrement des injections de facteurs de coagulation en intraveineuse pour empêcher les saignements. J’ai cependant bon espoir que les traitements puissent encore s’améliorer et pourquoi pas, grâce à la thérapie génique, de me débarrasser totalement de cette maladie.</em></p>
<p><em>Le stage de 3 jours m’a permis de revoir des connaissances acquises durant mes études mais que j’avais peu à peu oubliées. Durant la journée de rencontre avec les chercheurs, j’ai pu découvrir quelle était la réalité de leur travail, comment ils décidaient de leurs axes de recherche, comment ils réorientaient leurs travaux suivant les résultats obtenus. Comprendre leur démarche intellectuelle pour arriver à des idées de traitements m’a beaucoup plu. On cerne aussi mieux également leurs difficultés au niveau des financements ou des tâches administratives. Je pensais qu’il y avait dans les laboratoires de recherche des personnes en charge de l’administratif et que le seul travail des chercheurs était de « chercher », ce qui n’est pas du tout le cas.</em></p>
<p><em>J’ai eu le sentiment que les chercheurs aimeraient connaître davantage nos attentes dans les traitements mais qu’à la fois ils étaient un peu enfermés dans leur objectif de découvrir de nouvelles molécules plus efficaces.</em></p>
<p><em>En ce moment, une nouvelle thérapie propose non pas de suppléer les malades en facteurs de coagulation manquants mais de créer l’équilibre entre les facteurs de coagulation et les anticoagulants en retirant des anticoagulants de notre organisme. Je comprends que cela puisse fonctionner mais en tant que patient, je me sens mal à l’aise à l’idée que je souffre déjà d’une maladie où il me « manque quelque chose » et que la solution que l’on me propose soit de me retirer encore autre chose. J’ai l’impression qu’au lieu de me rapprocher de la normalité, on m’en éloigne encore davantage. C’est ma vision en tant que malade et je comprends que les chercheurs en aient une autre, mais quelque part, je ne me sens pas entendu dans mes attentes.</em></p>
<p><em>Je trouve dommage que les chercheurs ne rencontrent pas davantage les patients et que dans l’ensemble cela ne soit pas leur initiative mais plutôt celles des associations des patients.</em> »</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div>
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		<title>Violence obstétricale : la Fondation des Femmes siffle la fin de la récré</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/10/12/violence-obstetricale-la-fondation-des-femmes-siffle-la-fin-de-la-recre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2017 13:59:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[Focus sur le guide juridique, publié par la Fondation des femmes, sur les droits dont peuvent se prévaloir les patientes enceintes lors des soins qui leur sont prodiguées pendant la grossesse et l’accouchement. Avec interview de Clara DE BORT, qui a participé à la conception du guide de la fondation.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Fondation des Femmes vient de publier un guide juridique remarquable sur les droits dont peuvent se prévaloir les patientes enceintes lors des soins qui leur sont prodiguées pendant la grossesse et l’accouchement. En creux de cette publication, la question des maltraitances obstétricales dont se plaignent un nombre grandissant de femmes.</strong></p>
<p>C’est un « petit guide juridique pour connaître vos droits pendant le suivi de grossesse et l’accouchement ». On ne saurait le dire mieux. La Fondation des Femmes, une association qui milite pour que progressent les droits des femmes et le respect d’une meilleure égalité entre les sexes a publié la semaine dernière ce guide.</p>
<p>« Le droit à l’information, c’est quoi ? », « Le consentement, c’est quoi ? », « Concrètement, je décide de quoi ? »… En quelques questions, ce court document dresse l’inventaire des droits auxquels les femmes enceintes peuvent prétendre pendant leur grossesse et au moment de l’accouchement.</p>
<h2>L’état du droit des patientes enceintes en questions</h2>
<p>Avec en préambule ce rappel essentiel en provenance directe du Code de la Santé publique (Art. L-1111-4) : « <em>Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des explications qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé</em> ». Qu’on se le dise !</p>
<p>« <em>Ce guide ne s’intéresse pas aux aspects médicaux de la grossesse et de l’accouchement,</em> explique Clara De Bort, ancienne directrice d&rsquo;hôpital, spécialiste des droits des femmes et des droits des patients, qui a participé à la conception du guide de la fondation. <em>Il a pour objet de rendre accessible au plus grand nombre des éléments de droit qu’il est essentiel que les femmes connaissent</em> ».</p>
<p>On y apprend entre autres informations, qu’à tout moment la future maman peut refuser un toucher vaginal, une péridurale, un déclenchement, un décollement des membranes, la présence d’internes, d’externes, d’étudiant(e)s sages-femmes ou en soins infirmiers ou de tout acte qui la mettrait mal à l’aise, la dérangerait ou lui ferait mal.</p>
<h2>L’obligation de recueil du consentement trop souvent ignorée</h2>
<p>C’est le cas par exemple pour l’épisiotomie dont La Fondation des Femmes rappelle qu’elle n’a jamais démontré son bénéfice tant du point de vue de la mère que de l’enfant. Pour Clara De Bort, militante engagée de la défense des droits des patients, celui des femmes notamment, cet acte étant réalisé sur une patiente en principe en pleine conscience, le professionnel de santé est tenu de recueillir son <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/patients-vous-avez-des-droits/consentement-aux-soins/" target="_blank" rel="noopener">consentement</a> avant de le réaliser.</p>
<p>« <em>Un consentement sans chantage,</em> précise-t-elle. <em>Les professionnels ne sont pas formés à demander ce consentement et éventuellement à recevoir un refus. Ce manque de formation peut se traduire par une demande formulée de façon à ce qu’elle soit acceptée. Ce n’est pas ça le consentement </em>». Le guide précise que le consentement doit être libre, c’est-à-dire donné sans aucune forme de contrainte (pression, menace ou chantage) et éclairé, c’est-à-dire donné après que la patiente a reçu toutes les informations médicales pertinentes.</p>
<p>« <em>L’absence de recueil du consentement de la femme ne peut être justifiée qu’en cas d’urgence vitale ou d’impossibilité pour la femme d’exprimer sa volonté (ex : inconscience),</em> peut-on lire dans le guide. <em>Dans ce dernier cas, ses proches doivent être consultés</em> ». Selon le <a href="https://ciane.net/" target="_blank" rel="noopener">Collectif interassociatif autour de la naissance</a>, 85 % des épisiotomies sont pratiquées sans demande de consentement et les trois quarts des femmes qui ont eu une épisiotomie en ont souffert.</p>
<h2>Les maltraitances obstétricales dans le viseur de la Fondation</h2>
<p>Le recueil du consentement s’impose aussi avant de réaliser une expression abdominale, une technique qui consiste à appliquer une pression sur le fond de l’utérus afin de raccourcir la durée de l’expulsion. Technique que la Haute Autorité de Santé recommande depuis 2007 d’abandonner, considérant qu’il n’existe pas de raisons médicales justifiant cette pratique. « <em>Si elle est malgré tout pratiquée, la Haute Autorité de Santé préconise de la justifier sur le dossier médical </em>», rappelle la fondation.</p>
<p>En creux de ces recommandations, le constat de plus en plus prégnant, documenté par des témoignages de plus en plus nombreux, de pratiques médicales jugées par les patientes au mieux incongrues au pire carrément violentes.  « <em>Ce guide s’adresse en premier lieu aux femmes,</em> indique Clara De Bort. <em>Mais il a aussi vocation à être lu par les équipes de soignants. On espère qu’il pourra en amener parmi elles à s’interroger sur le bien-fondé voire la légalité de certaines de leurs pratiques</em> ».</p>
<p>Les soignants sont-ils prêts à une telle remise en cause ? « <em>Ça dépend des équipes et des services. Je crois que dans bien des endroits et dans bien des têtes, on est encore dans l’idée que les intentions du soignant étant bonnes, le résultat de son intervention sera forcément bénéfique. Sauf que ça n’est pas toujours le cas d’une part. D&rsquo;autre part le soignant ne peut être celui qui décide, avec son seul système de valeurs. En tout cas, ce n’est pas ainsi que fonctionne le système de santé de notre pays qui prévoit que le patient soit associé et ait son mot à dire dans les décisions qui le concernent </em>».</p>
<h2>Un guide juridique à consulter et à partager sans modération</h2>
<p>Les témoignages de maltraitances obstétricales qui fleurissent sur le web, dans les colonnes de la presse ou encore dans les bacs des librairies, le corps soignant semble encore peu disposé à les entendre, tout crispé qu’il est qu’on puisse remettre en cause ses pratiques. La preuve la plus flagrante ayant été fournie par Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, dans une interview diffusée en début de semaine sur France Inter (lire encadré ci-dessous).</p>
<p>Il faudra bien pourtant que l’ensemble des professionnels concernés écoutent la voix des patientes et se mettent enfin au boulot afin d’améliorer la qualité des soins. Le plus tôt sera le mieux. En attendant, le guide <strong><em>Accouchement, mes droits, mes choix</em></strong> de <a href="http://fondationdesfemmes.org/" target="_blank" rel="noopener">La Fondation des Femmes est disponible en téléchargement gratuit depuis son site web</a>. N’hésitez pas à vous le procurer et à le partager, notamment auprès de vos proches qui seraient dans l’attente d’un heureux événement.</p>
<h4><strong>QUAND LE COLLÈGE NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES FAIT LA SOURDE OREILLE</strong><br />
Interrogé sur <a href="https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-09-octobre-2017" target="_blank" rel="noopener">France Inter lundi matin, Israël Nisand</a>, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, a donné un aperçu assez clair du crédit qu’il accorde à la parole des femmes qui sont de plus en plus nombreuses à dénoncer les traitements qui leur sont réservées dans l’intimité du cabinet de gynécologie obstétrique, pendant leur suivi de grossesse ou en salle d’accouchement.<br />
Pour le gynécologue, la question des pratiques maltraitantes ou peu respectueuses des patientes se réduit exclusivement à un enjeu de moyens des maternités. « <em>Quand vous avez une voiture qui n’a que trois roues, eh bien, vous la laissez au garage. Vous attendez d’avoir l’argent pour payer la quatrième roue. Nous demandons qu’on laisse les maternités qui roulent sur trois roues au garage car des personnels maltraités deviennent maltraitants</em> ».<br />
Pas un mot sur la nécessité de repenser les pratiques, réfléchir à réformer les enseignements, prendre en compte la dimension humaine des soins… Nombreuses sont les autres pistes sur lesquelles il conviendrait de réfléchir pour accompagner et faciliter le respect des patients et de leurs droits. L’intervention du Professeur Nisand laisse à penser qu’il préfère se défausser de toute une partie de la question, en victimisant la profession sous l’angle du dysfonctionnement des services par manque de moyens financiers… ce qui ne constitue pourtant pas le seul aspect de la problématique.</h4>
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		<title>Moelle osseuse : les hommes invités à donner en plus grand nombre</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/09/19/moelle-osseuse-les-hommes-invites-a-donner-en-plus-grand-nombre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 15:08:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’occasion de la Journée mondiale du don de moelle osseuse le 16 septembre 2017, 66 Millions d'Impatients s'est rapproché de l'Agence de la biomédecine et consacre un article au don de moelle osseuse : comment ça se passe ? Où en est-on, comment augmenter le nombre de donneurs potentiels, etc. ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La 3ème Journée mondiale de mobilisation pour le don de moelle osseuse s’est déroulée samedi 16 septembre. A cette occasion, l’Agence de la biomédecine a rappelé qu’il est essentiel de pouvoir disposer d’un plus grand nombre de donneurs. Les hommes sont particulièrement ciblés.</strong></p>
<p>« <em>Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à lui </em>». Anthony n’a qu’une vague idée de l’identité de la personne qui lui a fait don de ses cellules de moelle osseuse. « <em>Je sais juste qu’il est Allemand d’origine polonaise</em> ». En 2015, on diagnostique à Anthony une leucémie aiguë myéloblastique. Le pronostic est mauvais : ses chances de survie à cinq ans ne sont que de 30%. Il vient aujourd’hui de fêter les 2 ans de sa greffe. « <em>Encore 3 ans et je serai considéré comme guéri. Pour le moment, mes chances de survie sont de 90%</em> ».</p>
<h2>Nécessaire compatibilité génétique entre le donneur et le greffé</h2>
<p>La moelle osseuse est un tissu présent au centre des os (et non pas dans la colonne vertébrale comme beaucoup le pensent) qui est responsable de la formation des cellules sanguines :</p>
<ul>
<li>les globules rouges (transport de l’oxygène) ;</li>
<li>les globules blancs (lutte contre les infections) ;</li>
<li>les plaquettes (coagulation du sang).</li>
</ul>
<p>Plusieurs maladies du sang, les leucémies notamment mais aussi les déficits immunitaire congénitaux chez l’enfant ou encore les aplasies médullaires, trouvent leur origine dans un dysfonctionnement des cellules de la moelle. Pour nombre de patients, la guérison passe par une greffe de ces cellules prélevées chez une personne ne présentant pas le dysfonctionnement en question.</p>
<h6>« P<em>our que la greffe puisse être envisagée, la compatibilité doit être parfaite entre le malade et le donneur. Pour cela, ils doivent partager la même histoire génétique, liée aux origines géographiques de chacun</em> », précise le docteur Evelyne Marry, Directrice du département Prélèvement et Greffes de cellules souches hématopoïétiques à <a href="https://www.agence-biomedecine.fr/" target="_blank" rel="noopener">l’Agence de la biomédecine</a>. Cette agence gouvernementale est chargée, entre autres missions, de gérer le registre national des donneurs de moelle osseuse.</h6>
<h2>La majorité des dons provient de l’extérieur du cercle familial</h2>
<p>Les éventuels frères et sœurs du patient présentent un profil génétique compatible au sien dans seulement 25% des cas. Aussi, quand la greffe s’impose, il est la plupart du temps nécessaire de faire appel à un donneur en dehors de la fratrie. C’est là que ça coince… On estime en effet à une chance sur un million la possibilité de trouver un candidat compatible hors du cercle familial.</p>
<p>« <em>Chaque année,</em> explique Evelyne Marry, <em>environ 2 000 patients en France ont besoin d’une greffe sans pouvoir solliciter un membre de leur famille. Le recours au registre national des donneurs de moelle osseuse est indispensable. Un peu plus de la moitié des patients seulement peut bénéficier d’une greffe dans l’année</em> ». En 2016, 967 personnes ont subi une greffe de moelle osseuse en France grâce à des donneurs non apparentés, précise l’Agence de la biomédecine.</p>
<p>Selon la maladie dont il est question ou encore le parcours du patient et son état de santé au moment de la greffe, le taux moyen de guérison des personnes recevant un don de moelle osseuse oscille de 30 à 90%. Il est en moyenne de 65 % contre à peine 30% dans les années 90. Cette amélioration résulte d’une augmentation du nombre de donneurs et d’une meilleure prise en charge des patients, notamment en matière de prévention des complications liées à la greffe.</p>
<h2>Près de 300 000 Français inscrits comme donneurs potentiels</h2>
<p>On compte aujourd’hui quelque 275 000 candidats au don dans le registre national géré par l’agence. La recherche d’un donneur ne se limite toutefois pas au seul territoire national comme le montre le témoignage d’Anthony. Près de 70 pays tiennent un registre analogue pour un nombre total de donneurs potentiels d’environ 30 millions.</p>
<p>Sauf que plus le nombre de donneurs inscrits est élevé, plus les profils seront variés et plus les chances de compatibilité donneur/patient seront grandes. D’où la mise en place il y a deux ans de la <a href="https://www.agence-biomedecine.fr/UNBLEU" target="_blank" rel="noopener">Journée mondiale de mobilisation pour le don de moelle osseuse</a> qui s’est déroulée cette année, comme les deux précédentes éditions, le 3<sup>ème</sup> samedi du mois de septembre (le 16 en l’occurrence).</p>
<p>« <em>Aujourd’hui encore,</em> peut-on lire dans <a href="https://www.agence-biomedecine.fr/IMG/pdf/journeedmo2017_cp_vdef.pdf" target="_blank" rel="noopener">le dossier de présentation de cette journée publié par l’Agence de la biomédecine</a>,<em> la méconnaissance du don de moelle osseuse suscite des appréhensions voire des peurs parfois excessives, notamment sur la douleur liée au prélèvement. Consciente de cette situation, l’agence souhaite mieux informer le grand public sur ce geste de solidarité</em> ». Pour ce faire, elle a lancé le 16 septembre dernier un film de sensibilisation #UnBleu <a href="https://www.youtube.com/watch?v=v5epwrdh32o" target="_blank" rel="noopener">sur sa chaîne Youtube</a> :</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/v5epwrdh32o" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La population masculine sous-représentée dans le registre</h2>
<p>Objectif affiché : augmenter le nombre de donneurs potentiels, on s’en doute. L’agence recherche plus particulièrement des hommes qui ne représentent que 35% des candidats au don. Les jeunes femmes doivent poursuivre leur mobilisation, précise l’agence. Comment ? « <em>En s’inscrivant mais aussi en convaincant les hommes jeunes de leur entourage de le faire</em> ».</p>
<p>Pour devenir donneur, trois conditions s’appliquent : vous devez être âgé de 18 à 50 ans, être en parfaite santé et accepter de vous soumettre à un questionnaire médical. Vous remplissez ces conditions et souhaitez rejoindre les personnes inscrites dans le registre français ? Vous êtes invité à vous préinscrire en ligne sur <a href="https://www.dondemoelleosseuse.fr/" target="_blank" rel="noopener">www.dondemoelleosseuse.fr</a>, le site de l&rsquo;Agence de la biomédecine, puis à vous rendre au rendez-vous médical fixé par le centre d’accueil à proximité de chez vous, afin d’y réaliser une prise de sang. Cet échantillon permet d’établir votre carte d’identité génétique. Une fois inscrit dans le registre national, vous serez sollicité dès qu’un patient présentant le même profil nécessitera un don.</p>
<p>Comptez 8 années en moyenne entre l’inscription sur le registre des donneurs et le prélèvement. Ce délai n’est qu’une moyenne. « <em>L’année dernière on a sollicité un donneur qui était inscrit dans notre registre depuis près de 21 ans</em> », indique ainsi Evelyne Marry. A l’inverse, Sabrina, une jeune trentenaire que 66 Millions d’IMpatients a interrogée, s’est inscrite en janvier 2014 et a été contactée 3 ans plus tard. Le prélèvement a eu lieu le 12 juin dernier. « <em>J’étais déjà une habituée des dons de plaquettes sanguines. J’ai suivi sur les réseaux sociaux le parcours d’une petite fille atteinte de leucémie qui malheureusement en est décédée. Cette nouvelle m’a beaucoup attristée et j’ai décidé de m’inscrire sur le registre du don de moelle</em> ».</p>
<h2>Comment se déroule le prélèvement de moelle osseuse ?</h2>
<p>Il existe deux modes de prélèvement :</p>
<ul>
<li>La cytaphérèse qui permet de recueillir les cellules de la moelle osseuse dans le sang. La procédure dure environ quatre heures. « <em>C’est comme un prélèvement sanguin en plus long,</em> explique Sabrina. <em>On m’a indiqué que je ressentirai éventuellement une gêne au niveau des os ainsi que des symptômes grippaux mais aucun de ces effets ne s’est manifesté</em> ».</li>
<li>Le prélèvement au niveau de l’os postérieur du bassin, qui relève quant à lui de la petite chirurgie. Il nécessite au maximum 48 heures d’hospitalisation. Une gêne peut être ressentie après l’intervention dans l’os où le prélèvement a eu lieu mais elle disparaît très rapidement.</li>
</ul>
<p>Aujourd’hui le mode de prélèvement le plus répandu est la cytaphérèse (dans 3 cas sur 4). C’est le médecin greffeur qui détermine la méthode en fonction des besoins du malade. Quel que soit le procédé, les cellules de moelle osseuse prélevées chez le donneur se régénèrent en quelques jours.</p>
<p><em>© photographie Benoît Rajau, pour l’Agence de la biomédecine</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Contention et isolement dans les établissements psychiatriques et en EHPAD : un nouvel encadrement législatif</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/01/16/contention-et-isolement-dans-les-etablissements-psychiatriques-et-en-ehpad-un-nouvel-encadrement-legislatif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2017 17:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[Sur les questions du consentement, le domaine de la psychiatrie dispose d’un statut particulier qui permet à certains établissements autorisés [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sur les questions du consentement, le domaine de la psychiatrie dispose d’un statut particulier qui permet à certains établissements autorisés en psychiatrie, désignés par le directeur de l’agence régionale de santé (ARS), d’assurer les </strong><a href="http://leciss.org/sites/default/files/49-Soins-psychiatriques-sans-consentement-fiche-CISS.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>soins psychiatriques sans consentement</strong></a><strong>. </strong><br />
<strong>Dans ce contexte, la récente loi de modernisation de notre système de santé du 16 janvier 2016 a fixé un cadre légal concernant les mesures d’isolement et de contention. Et il était grand temps ! En effet, notre pays voit ces pratiques se banaliser alors qu’il y a 30 ans, elles étaient rares et que, parallèlement, de plus en plus de pays tentent d’y mettre fin.</strong></p>
<p><strong>Presque en même temps que la loi, est sorti un rapport sur l’isolement et la contention dans les établissements de santé mentale publié par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), qui dénonce de nombreuses dérives.<br />
66 millions d’IMpatients a justement rencontré Adeline Hazan, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, dans le cadre d’un débat organisé il y a quelques semaines par l’Espace éthique Île-de-France et qui a également rassemblé soignants en psychiatrie, patients, militants associatifs, journalistes et philosophe sur cette question délicate des mesures de contrainte physique.</strong></p>
<h2>Une banalisation de l’isolement et de la contention liée à un cadre juridique longtemps resté lacunaire</h2>
<p>Si la question des libertés en milieu carcéral paraît évidente, celle des patients soignés en établissement psychiatrique sans consentement reste taboue. Sans doute est-ce parce que l’on pense, parfois à raison, que les contraintes imposées à certains malades sont mises en place pour leur bien. Mais quand la contrainte devient traumatique, quand ces mesures relèvent davantage du sécuritaire que du thérapeutique, quand elles semblent se banaliser, pallier un manque d’effectif et donc d’écoute qui serait beaucoup plus bénéfique aux malades… Pire, quand ces pratiques s’apparentent à de la sanction, alors il devient indécent de fermer les yeux.</p>
<p>Bien sûr, la loi prévoyait déjà un cadre juridique précis concernant l’admission sans consentement en soins psychiatriques dont la saisine du juge de la liberté et de la détention lorsqu’une hospitalisation complète est envisagée, mais ce n’est qu’en janvier 2016 qu’a été posé le cadre juridique concernant l’isolement et la contention de ces patients. Ainsi la loi dit :</p>
<p><em>« Art. L. 3222-5-1 &#8211; L&rsquo;isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision d&rsquo;un psychiatre, prise pour une durée limitée. Leur mise en œuvre doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance stricte confiée par l&rsquo;établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin.</em></p>
<p><em>Un registre est tenu dans chaque établissement de santé autorisé en psychiatrie et désigné par le directeur général de l&rsquo;agence régionale de santé pour assurer des soins psychiatriques sans consentement en application du I de l&rsquo;article L. 3222-1. Pour chaque mesure d&rsquo;isolement ou de contention, ce registre mentionne le nom du psychiatre ayant décidé cette mesure, sa date et son heure, sa durée et le nom des professionnels de santé l&rsquo;ayant surveillée. Le registre, qui peut être établi sous forme numérique, doit être présenté, sur leur demande, à la commission départementale des soins psychiatriques, au Contrôleur général des lieux de privation de liberté ou à ses délégués et aux parlementaires.</em></p>
<p><em>L&rsquo;établissement établit annuellement un rapport rendant compte des pratiques d&rsquo;admission en chambre d&rsquo;isolement et de contention, la politique définie pour limiter le recours à ces pratiques et l&rsquo;évaluation de sa mise en œuvre. Ce rapport est transmis pour avis à la commission des usagers prévue à l&rsquo;article L. 1112-3 et au conseil de surveillance prévu à l&rsquo;article L. 6143-1. »</em></p>
<h2>Une généralisation inquiétante de ces contraintes physiques</h2>
<p>Eric Favereau, journaliste spécialiste des sujets de santé à <em>Libération</em>, et présent lors du débat organisé par l’Espace éthique Ile-de-France, précise qu’il y a 30 ans, il était exceptionnel de trouver des chambres d’isolement dans les établissements psychiatriques et qu’aujourd’hui il y en a partout. Un constat de généralisation du recours à l’isolement et la contention qui corrobore le rapport publié par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté en mai dernier <a href="http://www.cglpl.fr/wp-content/uploads/2016/07/CGLPL_Rapport-isolement-et-contention_Dalloz.pdf" target="_blank" rel="noopener">sur l’isolement et la contention dans les établissements de santé mentale</a>. Ce rapport, ainsi que l’explique Adeline Hazan, actuelle Contrôleure générale des lieux de privation de liberté en poste depuis 2 ans (sur un mandat qui compte 6 années), fait suite à des visites effectuées en établissements psychiatriques depuis 8 ans. Alors même, est-il rappelé dans le rapport, qu’aucune étude scientifique n’a prouvé l’intérêt thérapeutique de ces mesures de contrainte, elles se multiplient depuis une vingtaine d’années.</p>
<p>Les causes de cette recrudescence sont diverses. Dans la salle, lors du débat, on évoque en premier lieu le manque de personnel, mais aussi la perte d’un certain savoir-faire des soignants, la féminisation de la profession, le fait que l’on utilise aujourd’hui des médicaments moins forts qu’il y a quelques années pour calmer les patients agités car les anciens médicaments entraînaient des effets secondaires trop risqués sur le plan cardiaque. Ce qui est en tous cas très probable, comme le mentionne Claude Finkelstein, présidente de la <a href="http://www.fnapsy.org/" target="_blank" rel="noopener">FNAPSY</a> (Fédération nationale des Associations d’usagers en Psychiatrie), c’est que <em>« plus il y aura de chambres d’isolement, et plus elles serviront ».</em></p>
<h2>Des dérives dans la pratique</h2>
<p>Outre la banalisation de ces mesures de contrainte, le rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) fait état de sérieuses dérives qui remettent en cause le respect des droits fondamentaux des patients hospitalisés. En effet, certains établissements utilisent l’isolement et la contention comme des sanctions disciplinaires et certains services vont jusqu’à établir des barèmes en fonction du type de « transgression » commises par le patient par rapport aux règles fixées par les soignants. La durée des isolements et contentions est trop souvent aléatoire et ne répond pas forcément à la juste gestion d’une crise d’agitation par exemple. Le rapport a pu constater que des isolements pouvaient durer jusqu’à 15 jours ! Une fois isolés, il n’est pas rare que les patients ne soient pas correctement soignés ou surveillés et n’aient pas toujours accès à une sonnette d’appel en bon état de fonctionnement. En outre, dans de tels cas, les droits de visite sont le plus souvent suspendus, les conditions d’hygiène et d’intimité sont parfois déplorables et les aménagements des chambres d’isolement ne permettent pas la plupart du temps aux patients de pratiquer une activité physique suffisante qui leur serait pourtant bénéfique.</p>
<p>Les dérives sont parfois telles qu’en janvier 2016, relevant de graves atteintes aux droits fondamentaux des malades hospitalisés au centre psychothérapeutique de l’Ain, le CGLPL a publié des recommandations relatives à ce centre et a saisi les autorités compétentes pour y répondre. Depuis cet épisode et depuis que la loi est en place, Adeline Hazan a d’ailleurs noté qu’elle recevait davantage de signalements d’abus. Peut-être le signe que les mentalités vont changer et que les mesures de contrainte vont régresser ?</p>
<h2>Des soignants victimes d’un système et soumis à la culture de service</h2>
<p>En réalité, la façon dont les équipes soignantes appréhendent la gestion de l’isolement et de la contention dépend beaucoup de la culture d’établissement, voire de la culture de chaque service et Adeline Hazan a pu constater sur le terrain qu’il était alors très difficile pour le personnel soignant de remettre en cause ces (mauvaises) habitudes. Durant le débat, Bernard Miele, vice-président de l’association <a href="http://www.advocacy.fr/" target="_blank" rel="noopener">Advocacy France</a> précise : <em>« </em><em>Les soignants sont un monde clos. Aucun, même sympa, ne fera la guerre à ses collègues pour vous. Et la punition, c’est en plus de vous laisser subir les violences de certains hospitalisés. Les relations sexuelles non consenties y sont monnaies courantes. ».</em></p>
<p>Pour Catherine Boiteux, psychiatre, secrétaire générale de la plateforme éthique du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris, il s’est opéré ces dernières années une stigmatisation de la violence liée à la maladie mentale. On n’assimile plus les troubles psychiatriques à une souffrance mais à une violence potentielle. Or il s’agit pourtant de prendre en charge avant tout non pas une violence, mais des symptômes donnant lieu à une agitation, une angoisse. Cette assimilation participe à la banalisation des mesures de contrainte mais Lynda Sales Caires, infirmière au sein du groupe hospitalier Paul Guiraud à Villejuif, précise que la contention est également traumatisante pour les soignants car elle va à l’encontre de leur idéal professionnel.</p>
<h2>Des patients qui ont besoin d’écoute</h2>
<p><em>« En 20 ans de militantisme associatif, je n’ai jamais entendu un patient me dire qu’il avait bien vécu la contention »</em>, lance Claude Finkelstein, expliquant qu’un malade a besoin de s’exprimer et qu’il ne choisit pas toujours son mode d’expression car sa souffrance ne le lui permet pas forcément. La contention, c’est prendre alors la décision de ne pas laisser le patient s’exprimer, et Claude Filkenstein ajoute : <em>« Lorsqu’une équipe de soignants tout en blanc, bien propre sur elle, dit à un patient de se calmer, cela ne fait que jeter de l’huile sur le feu. Enfin, si les seules réponses à la souffrance des malades sont l’isolement et la contention, cela devient inacceptable. Pourtant quand vous écoutez quelqu’un, quel que soit son délire, quel que soit son moment de souffrance, si vous vous asseyez, que vous vous mettez à sa portée, que vous l’écoutez, il finit par se calmer. Je me souviens des paroles d’un psychiatre qui un jour m’a confié que la seule contention qu’il s’autorise, c’est de prendre le patient dans ses bras »</em>.</p>
<h2>Le cas de la contention en EHPAD</h2>
<p>Bien que le CGLPL ne soit pas compétent pour intervenir dans les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), Adeline Hazan précise qu’il serait pertinent qu’une instance nouvelle s’empare du sujet. Certains directeurs d’EHPAD s’indignent que l’on puisse les assimiler à des lieux de privation des libertés, mais force est de constater que le consentement des personnes âgées n’est pas toujours recueilli, ne serait-ce que lors de leur entrée dans l’établissement, et que la pratique de la contention n’est pas exceptionnelle. La contention y est principalement pratiquée pour éviter les chutes, et souvent à la demande des familles alors que les études montrent l’inefficacité, voire la nocivité de la contention des personnes âgées, puisqu’elle augmente le risque d’infections nosocomiales, les épisodes de confusion, d’agitation, le risque de chutes graves, de perte d’autonomie, de décès par strangulation, d’asphyxie ou de traumatisme liés à la contention (<a href="http://plone.vermeil.org:8080/ehpad/Bibliotheque/Memoires/memoire-2011-2012/La%20pratique%20da%20la%20contention%20physique%20en%20EHPAD%20-%20Lapprand%20Helene.pdf" target="_blank" rel="noopener">lire l’Evaluation de la pratique de la contention physique en EHPAD par les docteurs Laprend et Ichir Dahlab</a>).</p>
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		<title>Maltraitance gynécologique : stop ou encore ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2015 18:28:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis quelques mois, les témoignages de maltraitance lors de consultations ou d’interventions en gynécologie se multiplient sur la Toile. Les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis quelques mois, les témoignages de maltraitance lors de consultations ou d’interventions en gynécologie se multiplient sur la Toile. Les spécialistes s’offusquent mais peinent à convaincre.</strong></p>
<p>«<em> Il est temps pour les organisations professionnelles de s’emparer du sujet</em> », écrivait le 2 novembre sur son compte Twitter, Clara de Bort, directrice d’établissement, et auteure d’une <a href="http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2015/02/06/le-consentement-point-aveugle-de-la-formation-des-medecins/" target="_blank">tribune publiée en février dernier dénonçant le trop fréquent recours au toucher pelvien</a> (vaginal ou rectal) sur des patients endormis sans recueil préalable de leur consentement*.</p>
<p>« <em>Pour le-a patient-e qui n’a pas préalablement marqué son accord</em>, lit-on dans cette tribune co-signée par une cinquantaine de personnes (médecins, blogueurs, journalistes, citoyens), <em>il s’agit d’une négation de ses droits, celui de recevoir une information loyale sur la façon dont va se dérouler une opération, celui d’accepter ou de refuser tout geste médical</em> ».</p>
<h2>Les médecins outrés de cette polémique</h2>
<p>Les professionnels de santé incriminés ont réagi tantôt en niant cette pratique, tantôt en pleurnichant sur le climat de défiance délétère vis-à-vis des médecins ou pour les plus agressifs en dénonçant la « pudibonderie » de celles et ceux qui s’offusquent qu’on puisse manipuler leur corps sans avoir recueilli un accord préalable. <a href="http://www.bbc.co.uk/programmes/p033n9q3" target="_blank">Interrogé par la BBC</a> en octobre dernier, Guy Vallancien, urologue à l’Institut Montsouris à Paris, livre ainsi ce témoignage :</p>
<p>« <em>Quand j’étais jeune, j’ai été formé comme ça par mes chefs à faire des touchers vaginaux et rectaux sous anesthésie sans aucun consentement du patient. Car nous pensions à ce moment que le patient faisait confiance au chirurgien. Donc c’était fait dans un bon objectif. Personnellement, je pense que nous pouvons utiliser parfois le corps du patient pour former. C’est normal, c’est comme cela que nous apprenons. Avons-nous besoin d’un formulaire de consentement ? Un de plus ? Pourquoi pas. Mais je ne crois pas que cela soit vraiment important</em> ».</p>
<p>Quelques jours plus tard, l’urologue ira jusqu’à qualifier de « <em>mal baisés</em> » (dans un<a href="http://www.slate.fr/story/108351/touchers-vaginaux-sans-consentement-prive-institut-montsouris" target="_blank"> article sur les touchers intimes publié sur Slate</a>), les étudiants en médecine qui pourraient se trouver heurter de pratiquer des touchers pelviens sans obtention préalable du <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/patients-vous-avez-des-droits/consentement-aux-soins/" target="_blank">consentement du patient</a>. Classe… Rappelons que la loi Kouchner sur le droit des patients adoptée en 2002 précise qu’« <em>aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment</em> ».</p>
<h2>Une enquête ministérielle confirme les soupçons</h2>
<p>N’en déplaise à Guy Vallancien, il ne s’agit donc pas d’une demande de consentement de plus mais d’un droit qui est déjà dû au patient. «<em> De tels propos confirment l’opprobre qui est susceptible de s’abattre sur le premier étudiant qui moufte</em> », se désole Clara de Bort. Suite à la publication de sa tribune et au succès qu’elle a connu sur les réseaux sociaux, le ministère de la Santé a confié à la Conférence nationale des doyens la mission de réaliser une enquête « <em>sur la formation clinique des étudiants en médecine et, en particulier, les conditions d’apprentissage de l’examen pelvien (vaginal et rectal) sur des patient(e)s endormi(e)s et les conditions d’apprentissage de l’examen clinique aux étudiants en médecine</em> ».</p>
<p>Les résultats de cette enquête, publiée le 27 octobre, révèlent que lorsque l’examen est réalisé chez une personne sous anesthésie générale, le consentement préalable du patient n’est recueilli que dans 67% des cas pour les étudiants du diplôme de formation générale en sciences médicales, et dans 80% pour les étudiants du diplôme de formation approfondie. Délicat avec de tels chiffres de parler d’épiphénomène, comme certains praticiens ont tenté dans un premier temps de le faire croire.</p>
<p>D&rsquo;autant qu’on peut raisonnablement penser que ces résultats sont susceptibles d’être en deçà de la réalité, compte tenu de la nature déclarative de l’enquête. Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (Syngof), en convient au micro de 66 Millions d’IMpatients : sur la question du consentement relatif aux touchers pelviens à des fins d’apprentissage, «<em> la profession est en retard dans l’application des règles fixées par la Loi Kouchner. On doit progresser là-dessus</em> ».</p>
<h2>En creux, la maltraitance de certains gynécologues</h2>
<p>Sur d’autres aspects de la pratique également, si l’on en croit les témoignages de mauvais traitements réservés aux femmes, dans les cabinets de certains gynécologues, qui ont fleuri sur la Toile dans les semaines et les mois ayant suivi la publication de la tribune. Propos sexistes, vexations diverses et variées, mauvaise information, intervention sans recueil du consentement ou encore non prise en compte de la douleur… En septembre, France Culture a diffusé un documentaire sur le sujet (<a href="http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-collection-temoignages-maltraitance-gynecologique-2015-09-28" target="_blank">Maltraitance gynécologique, collection Témoignages</a>) qui ferait presque froid dans le dos.</p>
<p>Maltraitance ? Bertrand de Rochambeau, ne nie pas que « <em>certains confrères ne savent pas se tenir. Il faut toutefois bien comprendre que la consultation, c’est la rencontre entre deux personnes dont la sensibilité n’est pas forcément la même. En matière de sexualité, de contraception, de procréation médicale assistée ou d’interruption de grossesse, les médecins ont leurs propres tabous. Certains parviennent à s’en départir et à faire la part des choses dans le cadre de leur activité professionnelle, d’autres moins</em> ».</p>
<p>C’est fort regrettable… <a href="http://www.europe1.fr/emissions/le-grand-direct-de-la-sante/le-grand-direct-de-la-sante-de-plus-en-plus-de-femmes-ont-peur-de-leur-gynecologue-2534749" target="_blank">Interrogé sur Europe 1</a>, Hervé Fernandez, chef du service de gynécologie obstétrique à l’hôpital du Kremlin Bicêtre, s’emporte et regrette qu’on monte en épingle ce genre de témoignage au risque de voir les femmes déserter les cabinets des médecins. Comme si les postures adoptées par les médecins dont il est question dans ces témoignages n’étaient pas en elles-mêmes des motifs suffisants de renoncement aux soins,<a href="http://www.leciss.org/bons-points-mauvais-points/la-gyn%C3%A9cologie-une-discipline-pas-comme-les-autres" target="_blank"> pointe sur son site le Collectif interassociatif sur la Santé</a> (CISS), un regroupement d’une quarantaine d’associations de patients, éditeur de 66 Millions d’IMpatients.</p>
<h2>A quand un accès aux soins dans de bonnes conditions ?</h2>
<p>Appeler à ne pas monter en épingle une problématique de nature à éloigner les patientes des cabinets médicaux de façon à ne pas… les éloigner des cabinets médicaux. La ligne de défense de Patrick Hernandez ne manque pas de sel. Et si les gynécologues qui se reconnaîtraient revoyaient tout simplement leurs pratiques et laissaient la morale, leurs tabous et leurs jugements au vestiaire ?</p>
<p>Qu’il soit pétri de tabous et de préjugés ou non, « l<em>e médecin doit être au service de son patient</em>, rappelle sur France Culture Marc Zaffran (alias Martin Winckler), généraliste, essayiste, blogueur et grand défenseur de la cause des patients. <em>Or la plupart des médecins français ne sont pas éduqués en ce sens mais sont plutôt formés pour penser que c’est à eux de décider pour le patient ce que celui-ci doit adopter comme position</em> ».</p>
<p>L’enjeu ne porte pas seulement sur le respect du patient. On ne dira jamais assez combien l’accès aux gynécologues doit être facilité, tant il est essentiel que les femmes quel que soit leur âge puissent consulter régulièrement afin notamment de dépister la présence d’éventuels prémisses de cancers. Cet accès est déjà suffisamment compliqué par des considérations financières (dépassements d’honoraires, deux gynécologues sur trois en pratiquent) ou géographiques (délai de rendez-vous jusqu’à plus de 3 mois dans certaines villes).</p>
<p>Mesdames et Messieurs les gynécologues, quand une femme peut enfin accéder à votre cabinet, est-il possible qu’elle soit reçue dans des conditions compatibles avec la dignité humaine ? La sienne… et la vôtre, s’entend ! Au CISS, on a la faiblesse de croire que la vague de messages publiés sur les réseaux sociaux pourra contribuer à améliorer la qualité des échanges entre les gynécologues et leurs patientes.</p>
<h2>La balle désormais dans le camp des gynécologues</h2>
<p>Pour Clara de Bort, le chemin vers une pratique plus éthique risque encore d’être long. En matière de gynécologie, elle se félicite néanmoins que le ministère de la Santé se soit saisi du dossier et ait décidé de charger l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) d’approfondir les résultats de l’enquête.</p>
<p>Dans un communiqué publié le 30 octobre, les auteures de la tribune à l’origine de ce salutaire ramdam estiment qu’« <em>il appartient désormais aux organisations professionnelles de prendre leurs responsabilités et de se mobiliser concrètement à leur tour en faveur d’une médecine respectueuse de la loi et bientraitante, prenant en compte la vulnérabilité toute particulière des patients touchés dans leur intimité</em> ». Et Clara de Bort de rappeler : «<em> Les citoyens, patients actuels et à venir, observent la façon dont les organisations professionnelles écoutent et réagissent</em> ».</p>
<p>Vous estimez être victime d’un commentaire, d’une attitude ou d’un traitement inappropriés ?</p>
<ul>
<li>N’hésitez pas à en faire part (calmement) au médecin.</li>
<li>Si la situation s’envenime, passez votre chemin.</li>
<li>Dans tous les cas, ne continuez pas à consulter un médecin avec lequel vous ne vous sentez pas en confiance.</li>
<li>Sachez également que vous avez toujours la possibilité de vous plaindre auprès du Conseil départemental de l’Ordre des médecins dont dépend le professionnel. N’hésitez pas : l’Ordre se navre justement de ne jamais recevoir de plaintes sur le sujet.</li>
<li>Autre option : saisir la ligne <a href="http://www.leciss.org/sante-info-droits" target="_blank">Santé Info Droits</a> du CISS, une plateforme d’information des patients sur leurs droits accessible par téléphone ou en ligne.</li>
</ul>
<p>* Tribune rédigée avec Béatrice Kammerer, présidente et fondatrice de l’association d’éducation populaire Les Vendredis Intellos et Marie-Hélène Lahaye, juriste, auteure du blog « <a href="http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/" target="_blank">Marie accouche là</a> ».</p>
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		<title>Lunettes de soleil : remboursées ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2015 09:03:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Bien plus qu’un simple accessoire, les lunettes de soleil jouent un rôle essentiel dans la protection contre les méfaits des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bien plus qu’un simple accessoire, les lunettes de soleil jouent un rôle essentiel dans la protection contre les méfaits des rayonnements solaires. Pour autant, elles ne sont prises en charge par la Sécurité sociale que dans de rares cas.</strong></p>
<p><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/profiter-des-vacances-et-preserver-son-capital-soleil-en-toute-serenite/" target="_blank">A la mer</a> comme <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/le-ski-en-toute-prudence/" target="_blank">à la montagne</a>, les lunettes de soleil sont censées protéger les yeux contre l’éblouissement et les rayonnements ultraviolets (UV) et limiter le risque de vieillissement prématuré de la cornée, le développement de la cataracte et de certaines maladies rétiniennes. Comptez pour une paire de lunettes solaires de quelques dizaines à quelques centaines d’euros. Seuls les équipements achetés dans les magasins d’optique (ou éventuellement en ligne), que les verres soient teintés ou non d’ailleurs, sont susceptibles d’être pris en charge.</p>
<p>L’achat de lunettes de soleil n’est couvert par la Sécurité sociale que si l’assuré est atteint de certaines affections oculaires (conjonctivite intense, kératite, iritis, cataracte centrale ou congénitale, rétinopathie) ou encore de myopies fortes, lorsqu&rsquo;elles s&rsquo;accompagnent de photophobie (sensibilité excessive à la lumière). Pour bénéficier d’un remboursement, l’assuré doit obligatoirement produire une ordonnance de l’ophtalmo indiquant la pathologie qui justifie la demande de remboursement.</p>
<h2>Remboursement identique à celui des lunettes de vue</h2>
<p>La prise en charge des solaires en cas d’affection oculaire est identique à celle des lunettes de vue, c’est-à-dire minime au regard des prix effectivement pratiqués. Pour la monture, elle est de 60% d’un tarif fixé à 30,49 €. Quant aux verres, ils sont remboursés à 60 % également, sur la base d’un tarif qui varie en fonction du niveau de correction. A noter que ces montants servant de base au calcul du remboursement sont différents selon l’âge du patient (plus ou moins de 18 ans).</p>
<p>Pour plus de détail, rendez-vous sur le <a href="http://www.ameli.fr/assures/soins-et-remboursements/combien-serez-vous-rembourse/optique-et-audition/les-lunettes-et-les-lentilles/le-remboursement-des-lunettes.php" target="_blank">site de l’Assurance maladie</a> ou sur notre <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/le-cout-de-votre-sante-4/lunettes-combien-ca-coute/" target="_blank">fiche détaillant le remboursement des frais de lunettes</a>. La somme n’étant pas remboursée par la Sécurité sociale peut éventuellement l’être par votre assurance santé complémentaire dans une proportion variable selon ce que prévoit le contrat souscrit. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle ou votre assurance. Dans tous les cas, la demande de prise en charge devra, là encore, être accompagnée d’une copie de l’ordonnance du médecin.</p>
<h2>Diminuer le coût d’achat de vos lunettes de soleil : astuce et mauvaise idée</h2>
<p>Dans la plupart des cas, les solaires restent toutefois à la charge de l’acheteur. Astuce : sachez que nombre d&rsquo;opticiens proposent à leurs clients, lors de l’achat de lunettes, une 2ème paire gratuite ou à prix anecdotique. N’hésitez pas lors du renouvellement de votre équipement à vous prévaloir de cette offre en choisissant une paire de verres teintés qui présenteront en plus l’avantage d’être adaptés à votre vue. Une ordonnance datant de moins de trois ans est alors nécessaire pour prétendre au remboursement de l’ensemble.</p>
<h6>Attention, certains opticiens de mèche avec un cabinet d’ophtalmologie peuvent proposer aux personnes n’étant pas atteintes d’un défaut visuel de leur fournir une prescription de complaisance afin de déclencher le processus de remboursement par l’Assurance maladie et la complémentaire santé. Cette pratique, pointée dans un rapport de la Direction de la Sécurité sociale datant de 2011, est illégale. Elle participe par ailleurs à renchérir pour tous le coût des cotisations des assurances santé obligatoires et complémentaires.</h6>
<h2>Ce qu’il faut savoir avant d’acheter une paire de solaires</h2>
<p>Outre les magasins d’optique, les lunettes de soleil sont également commercialisées dans les grandes surfaces, les commerces ambulants ou encore les pharmacies&#8230; Dans ces points de vente, il n’est pas toujours aisé de se faire une idée de la qualité et de l’efficacité des produits proposés. « <em>Le consommateur doit avant tout vérifier que les lunettes sont conformes aux normes de sécurité et qu&rsquo;elles sont adaptées aux conditions d&rsquo;ensoleillement et d&rsquo;utilisation</em> », recommande la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur son site web, dans sa <a href="http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/documentation/fiches_pratiques/2014/lunettes_soleil.pdf" target="_blank">fiche consacrée aux lunettes de soleil</a>.</p>
<p>Premier réflexe, vérifier que le marquage CE est bien présent sur les lunettes de façon visible, lisible et indélébile. Sur chaque paire, doit également figurer l’indice de la classe de protection qui correspond à la capacité de filtration des verres. L’indice 0 correspond à des lunettes de confort qui ne protègent pas d’une forte luminosité. Cette catégorie est réservée au confort et à l&rsquo;esthétique. Les indices 1 et 2 sont adaptées aux luminosités solaires atténuées et moyennes. « <em>Seules les catégories 3 ou 4 sont utilisées en cas de forte ou exceptionnelle luminosité solaire (mer, montagne)</em> », précise la DGCCRF. Attention, les lunettes affichant un indice 4 ne sont pas adaptées à la conduite.</p>
<h2>Indice de protection et filtration UV</h2>
<p>Autre précision : ces indices renseignent sur la filtration du rayonnement visible (l’éblouissement, autrement dit) mais pas des UV. Dans son édition d’été de l’année dernière, la revue <em>60 millions de consommateurs</em> explique : « <em>C’est la matière du verre, sa densité, voire le traitement qu’il a subi, qui définit l’aptitude à filtrer les UV</em> ». Certaines lunettes inefficaces contre l’éblouissement peuvent ainsi apporter un haut niveau de protection contre les UV alors qu’à l’inverse des produits d’indice élevé de protection sont susceptibles de laisser passer les UV.</p>
<p>« <em>Le mieux, </em>conclut la revue de consommation,<em> consiste à choisir une paire en polycarbonate, matière qui filtre 100 % des UV, ou un modèle certifié par le fabricant comme offrant la meilleure protection</em> ». De la même manière que la peau, les yeux disposent d’un capital soleil qu’on conseille d’entamer le moins possible. C’est pourquoi, il est essentiel de s’assurer d’une bonne efficacité contre le rayonnement UV si la lunette est destinée à un enfant. Et de privilégier les produits d’indice 3 ou 4.</p>
<p>
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		<title>Pilule ou stérilet ? A tout âge, vous avez le choix !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 14:52:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exprimer ses choix sur les traitements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En France, jusqu&rsquo;à la fin des années 1990, la pilule a connu un succès grandissant depuis son autorisation en 1967. Signe fort de l’émancipation féminine à la fin des années 1960, la pilule avait séduit plus de 50% des femmes désirant contrôler leur grossesse. Le reste du marché se partageait alors entre le stérilet, les spermicides, les préservatifs et les méthodes naturelles. Un chiffre qui n’a pas son pareil dans le reste du monde, où le stérilet fait davantage l’unanimité. Cependant, depuis une dizaine d’années, la balance tricolore entre stérilet et pilule a tendance à faire la bascule. Pour l’instant la pilule reste sur la première marche du podium… Mais est-ce justifié ?</strong></p>
<h3>Comment agissent les différentes pilules contraceptives ?</h3>
<p>Les pilules sont des contraceptifs oraux, qui contiennent des hormones, naturellement présentes chez la femme mais dont le dosage particulier va bloquer l’ovulation, ou modifier la glaire cervicale pour empêcher le passage des spermatozoïdes.<br />Il existe en fait deux sortes de famille de pilules,<br />• celles contenant uniquement un progestatif en très faible quantité, dont la plupart ont pour effet de bloquer le passage des spermatozoïdes,<br />• celles qui combinent œstrogènes et progestatifs, que l’on appelle « contraceptif oral combiné » ou COC, mais également pilules « combinées » ou pilules « estroprogestatives ». Elles agissent principalement sur le cycle menstruel en bloquant l’ovulation. Ce sont ces pilules combinées qui sont classifiées en 4 générations.</p>
<h3>Pilule et générations… Un retour en arrière ?</h3>
<p>Au fur et à mesure des années, on a cherché à minimiser les effets secondaires ressentis par les femmes qui prennent la pilule (nausées, migraines, acné, prise de poids …). Les COC ont donc évolué jusqu&rsquo;à 4 générations de pilules, dont la différence dépend du progestatif qui entre dans leur composition (source <a href="http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/0612c0ecf38c6ce1ed5454824058de91.pdf" target="_blank">ANSM</a>) :<br />• 1ère génération : norethistérone<br />• 2ème génération : lévonorgestrel ou du norgestrel<br />• 3ème génération : désogestrel, du gestodène ou du norgestimate<br />• 4ème génération : drospirénone, chlormadinone, diénogest, nomégestrol</p>
<p>Malheureusement, l’engouement pour les pilules de 3ème et 4ème générations a été de courte durée car elles entraînent un risque plus important de thromboses veineuses. En effet ce risque double entre la pilule de 2ème génération et les suivantes mais il faut cependant noter que le risque de thrombose veineuse augmente encore plus lorsqu&rsquo;une femme est enceinte. Le rapport bénéfice/risque, en cas de grossesse non désirée, reste donc en faveur des pilules des deux dernières générations…<br />Pourtant, en décembre 2012, une femme utilisatrice d’une pilule de 3ème génération porte plainte contre le laboratoire pharmaceutique qui la fabrique, à la suite d’un accident vasculaire cérébral qui la laisse très handicapée. S’ensuit un débat national qui conduit finalement au déremboursement des pilules des deux dernières générations. Dès lors, les femmes commencent à remettre en cause les pilules les plus récentes, préférant revenir aux pilules de 2ème génération ou s’intéressant de plus en plus au stérilet.</p>
<h3>« La Crise de la Pilule »</h3>
<p>Les chiffres de l’enquête sur « La Crise de la pilule en France », publiée par l’INED, Institut National d’Études Démographiques, sont éloquents (<a href="http://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/19893/population.societes.2014.511.crise.pilule.fr.pdf" target="_blank">à lire ici</a>). Entre 2010 et 2013, l’utilisation de la pilule contraceptive en France est passée de 50% à 41% chez les femmes utilisant un moyen de contraception. Il est important de signaler que le nombre de femmes sous contraception n’a pas baissé, ce sont les méthodes utilisées qui changent, et notamment le recours plus fréquent au stérilet.</p>
<h3>Comparaison sur l’efficacité entre pilule et stérilet</h3>
<p>Certes dans les conditions de prise optimale, sans oublier de prendre sa pilule notamment, les contraceptifs oraux sont légèrement plus efficaces : 99% d’efficacité pour le stérilet, contre 99,7% pour la pilule. Mais la réalité rattrape évidemment la théorie… Les erreurs d’utilisation, comme l’oubli que nous évoquions, font baisser la performance de la pilule qui n’est en réalité efficace qu’à 91% ! Dans cet article paru dans CNN (<a href="http://edition.cnn.com/2014/09/29/health/birth-control-options-teens/index.html?hpt=he_c2" target="_blank">à lire ici</a>), on apprend d’ailleurs que l’Académie américaine de Pédiatrie (American Academy of Pediatrics) conseille aux médecins de proposer aux adolescentes des implants contraceptifs ou le stérilet plutôt que la pilule orale.</p>
<h3> L’utilisation en France du stérilet ou DIU (dispositif intra-utérin)</h3>
<p>Si l’on reprend les chiffres de l’enquête sur la « Crise de la pilule en France », citée plus haut, on voit que 22,6% des femmes utilisent un stérilet et 41% prennent la pilule. Un chiffre étonnant si on le compare au reste du monde, où le stérilet arrive en deuxième position (après la stérilisation) et la pilule seulement en 3ème position. En Chine par exemple, 43% des femmes utilisent un stérilet, 2% seulement s’en remettent à la pilule (<a href="http://www.un.org/en/development/desa/population/publications/pdf/family/worldContraceptivePatternsWallChart2013.pdf" target="_blank">voir ici les chiffres sur les moyens de contraception utilisés dans le monde, édité par les Nations Unies</a>).</p>
<h3>Pourquoi le stérilet a-t-il été boudé dans l’hexagone ?</h3>
<p>Pendant des années, on a accusé le stérilet de causer des infections, d’être à l’origine de grossesses extra-utérines et de provoquer la stérilité. Enfin en 2004, le rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS), anciennement AENES, défend l’utilisation du stérilet et confirme qu’aucun risque de stérilité n’est démontré (<a href="http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-04/contraception_fiches_memo_document_de_travail.pdf" target="_blank">voir ici le rapport actualisé de la HAS, qui reprend des extraits du rapport de 2004</a>).</p>
<h3>Stérilet pour les femmes n’ayant pas encore eu d’enfant</h3>
<p>Reste que les préjugés ont la vie dure, et que les médecins continuent de se méfier du stérilet. La crainte infondée des infections pouvant conduire à une stérilité a détourné les gynécologues de la prescription d’un DIU pour les femmes n’ayant pas encore eu d’enfant (nullipares). Il existe pourtant plusieurs tailles de stérilets, justement adaptés à l’utérus plus petit, des jeunes femmes nullipares. Pour autant, il n’est pas toujours évident de trouver un médecin qui accepte de poser un stérilet à une nullipare, la preuve avec ce petit billet plein d’humour trouvé sur le site madmoizelle.com (<a href="http://www.madmoizelle.com/sterilet-nullipare-test-140041" target="_blank">à lire ici</a>). Notez que les sages-femmes, qui sont également habilitées à prescrire et poser un DIU, sont plus ouvertes sur le sujet. Les centres de planning familial proches de chez vous peuvent également vous aider à trouver un praticien qui acceptera de le poser.</p>
<h3>Mais au fait, le stérilet, ça fonctionne comment ?</h3>
<p>C’est un petit dispositif médical de 3 ou 4 cm, généralement en forme de T, qui est introduit dans l’utérus par un médecin généraliste, un(e) gynécologue ou une sage-femme. La pose en elle-même prend 2 minutes à peine. Une fois posé, l’appareil reste en place entre 3 et 8 ans, selon les modèles et les marques.<br />Il existe deux types de stérilets :<br />• les DIU au cuivre, qui agit comme un spermicide et détruit les spermatozoïdes avant qu’ils n’aient atteint l’ovocyte pour le féconder,<br />• les DIU hormonaux, qui contiennent une hormone progestative diffusée en faible quantité pendant 5 années. L’hormone agit en entraînant un épaississement des sécrétions à l’entrée de l’utérus qui devient infranchissable pour les spermatozoïdes. Le DIU hormonal peut également permettre de réduire les troubles gênants liés aux règles comme des pertes trop abondantes et/ou des fortes douleurs abdominales.</p>
<p>Le retrait du stérilet peut se faire à tout moment, toujours par un médecin ou une sage-femme, qui ôtera le dispositif en tirant sur un petit fil prévu à cet effet !</p>
<h3> Et le prix dans tout ça ?</h3>
<p>Les pilules contraceptives coûtent entre 2€ et 15€ par mois environ, selon la marque. Attention, elles ne sont pas toutes remboursées par l’Assurance maladie (notamment les pilules de 3ème et 4ème générations). Lorsqu&rsquo;elles le sont, la prise en charge est de 65%.<br />Pour un DIU au cuivre, il faut compter 30€ environ, pour une moyenne de 5 ans de contraception, alors que pour un DIU hormonal il faut compter 125€ pour la même durée de vie. Dans les deux cas, l’Assurance Maladie le prend en charge à 65%. Il faut ajouter la consultation pour la pose, celles pour le suivi et le retrait, qui seront remboursées selon les conditions habituelles de prise en charge.</p>
<h2>Pour en savoir plus :</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.ameli-sante.fr/contraception/pilule-contraceptive.html" target="_blank">Le site Ameli-santé</a></li>
<li><a href="http://www.choisirsacontraception.fr/" target="_blank">Choisir sa contraception</a></li>
</ul>
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