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	<title>Le secret médical Archives - France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>Le secret médical Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>« Dossier Prise de RDV en ligne » &#8211; Cet outil pratique est-il véritablement éthique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2018 16:38:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le secret médical]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le point sur les jalons existants qui garantissent un usage vertueux des informations sensibles renseignées par les internautes ayant recours à la prise de rendez-vous médicaux en ligne : quelle réutilisation par les plateformes ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le recueil des données renseignées par les internautes ayant recours à la prise de rendez-vous en ligne soulève la question de leur réutilisation par les plateformes, à des fins commerciales notamment. Le point sur les jalons existants qui garantissent un usage vertueux de ces informations sensibles.</strong></p>
<p>« <em>Un patient de 14 ans se met à consulter de façon répétée un endocrinologue, son généraliste mensuellement ainsi qu’une infirmière. Faut-il vous faire l&rsquo;insulte que lui coller une étiquette de diabétique insulino-dépendant est une évidence statistique ?</em> »</p>
<p>Ce médecin généraliste a comme une dent contre les sites de prise de rendez-vous médicaux en ligne. <a href="https://www.medshake.net/blog/a222/la-souscription-a-service-rendez-vous-en-ligne-est-une-violation-du-secret-medical/" target="_blank" rel="noopener">Sur son blog, il publiait en octobre 2017 un article au vitriol à propos des plateformes proposant ce type de service.</a> Autre exemple choisi par ce professionnel exerçant en Bretagne, celui d’un patient de 50 ans : « <em>cardiologue consulté en milieu hospitalier, puis en ville. Généraliste mensuellement. Je ne vous fais pas un dessin là non plus</em> ».</p>
<h2>Notre état de santé mis à nu ?</h2>
<p>Et que dire d’une jeune femme qui consulterait un généraliste puis dans la foulée une infirmière et qui ensuite se rendrait de façon répétée chez une gynécologue avec au programme notamment une échographie. Conclusion de notre médecin blogueur : « <em>probabilité statistique importante d&rsquo;IVG </em>».</p>
<p>Pour ce généraliste, « <em>souscrire à un service de rendez-vous en ligne commercialisé par une société tierce est une forme de violation du secret médical. C&rsquo;est amener les patients à entrer dans un outil statistique dont on ne maitrise ni les tenants ni les aboutissants. C&rsquo;est livrer une partie de leurs vies médicales à un tiers</em> ». Diantre !</p>
<p>La montée en puissance des plateformes de prise de rendez-vous en ligne pose en effet la question de l’utilisation des données personnelles fournies par les patients. Des données ? Quelles données ? Les plateformes disposent en général du nom et du prénom de l’utilisateur, de ses coordonnées ainsi qu’éventuellement du motif de ses consultations. Elles ont également une visibilité en temps réel sur une partie de sa consommation de soins (les professionnels consultés).</p>
<h2>Une inquiétude largement partagée</h2>
<p>En 2017, l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) d’Île-de-France estimait que « <em>la consolidation à plus ou moins long terme du marché de la prise de rendez-vous en ligne peut avoir pour conséquence de mettre dans les mains de quelques-uns des fichiers de patientèles se comptant par millions d’usagers</em> ».</p>
<p>France Assos Santé (éditeur de 66 Millions d’IMpatients) a également exprimé cette inquiétude à l’occasion du rachat de la plateforme Mondocteur par Doctolib cet été : « <em>Ce qui nous préoccupe, </em>expliquait alors Marc Paris à l’AFP, <em>c&rsquo;est de savoir si les droits des patients sont considérés et respectés. Ces plateformes sont avant tout pensées pour répondre aux besoins des professionnels. Plus l&rsquo;activité de ces plateformes s&rsquo;étend, plus la question se pose</em> ».</p>
<p>« <em>Bien évidemment,</em> explique Jacques Lucas au micro de 66 Millions d’IMpatients, <em>la finalité dans la collecte de ces données est la prise de rendez-vous et non pas leur exploitation d’un point de vue commercial comme leur revente par exemple, ce que pourraient craindre les patients</em> ». Cette précision apportée, le Conseil national de l’Ordre des médecins ne voit aucun obstacle de nature déontologique à la prise de rendez-vous en ligne dès lors que les identités des usagers sont protégées et que les plateformes passent par un <a href="http://esante.gouv.fr/services/referentiels/securite/hebergeurs-agrees" target="_blank" rel="noopener">hébergeur agréé de données de santé</a>.</p>
<h2>Les plateformes affichent patte blanche</h2>
<p>Pour Jacques Lucas, « <em>il y a cependant un point sur lequel il faudra être vigilant, c’est celui du motif du rendez-vous lorsqu’il est renseigné car il s’agit d’une information personnelle qui peut s’avérer être une donnée sensible. Bien sûr, il peut être intéressant de connaître le motif, par exemple pour fixer la durée de tel ou tel rendez-vous mais une fois que le rendez-vous a eu lieu, il n’y a pas de raison que la plateforme conserve le motif. C’est un sujet sur lequel nous réfléchissons en ce moment</em> ».</p>
<p>Sollicitées sur le sujet, les plateformes que nous avons contactées nous ont assuré la main sur le cœur qu’aucun projet de commercialisation n’était dans les tuyaux. « <em>Les données des patients ne font pas et ne feront jamais l&rsquo;objet d&rsquo;un échange ou d&rsquo;une commercialisation avec un tiers</em> », nous a ainsi indiqué Doctolib qui en prend l&rsquo;engagement formel dans sa politique de protection des données.</p>
<p>L’entrée en vigueur depuis le 25 mai dernier du Règlement européen de protection des données (RGPD) garantit aux utilisateurs de ces plateformes que leurs données ne pourront faire l’objet d’une utilisation commerciale à moins d’avoir recueilli leur consentement éclairé.</p>
<h2>Entrée en vigueur du RGPD : une solide garantie</h2>
<p>« <em>Avec ce règlement, les sites de prise de rendez-vous en ligne sont tenus d’annoncer clairement leurs intentions,</em> explique Alexis Vervialle, chargé de mission Offre de soins chez France Assos Santé. <em>Et si leurs pratiques ne sont pas conformes à leurs engagements, elles encourent des sanctions pénales </em>».</p>
<p>Autre élément de nature à rassurer les utilisateurs, la signature en février 2018, d’une charte de bonnes pratiques par 10 plateformes de prise de rendez-vous en ligne (AlloDocteur, Docavenue, Doctolib, Keldoc, etc.). « <em>L’analyse de 15 services en ligne,</em> explique Le Docteur Luc Réfabert,<em> avait en effet soulevé des inquiétudes sur la protection des données des utilisateurs recueillies</em> ».</p>
<p>Cette charte a été élaborée par la commission « Nouvelles technologies » de l&rsquo;URPS d’Île-de-France, de concert avec différents sites de prise de rendez-vous en ligne et un avocat spécialisé dans le droit des données personnelles, ancien collaborateur de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil).</p>
<h2>Surfez, mais surfez avec discernement !</h2>
<p>« <em>Respect de la déontologie médicale, confidentialité des données et secret médical sont au cœur de ces bonnes pratiques partagées,</em> expliquait <a href="https://www.urps-med-idf.org/wp-content/uploads/2017/05/180215-CP-Charte-e-RDV.pdf">l’URPS en février dernier</a>. <em>Chaque plateforme signataire de la charte de confiance eRDV de l’URPS s’engage à respecter les exigences fondamentales de sécurité et de fiabilité pour protéger les données de santé collectées par leurs services en ligne</em> ». Ce document engage notamment ses signataires à ne pas conserver le motif de la consultation au-delà du délai nécessaire à la prise de rendez-vous.</p>
<p>Compte tenu de ces différents jalons et pour peu que l’utilisateur s’assure de privilégier les plateformes passant par un hébergeur agréé de données de santé, comme nous le conseillons dans notre comparatif de plateformes (lien vers notre article <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-quelle-plateforme-privilegier/" target="_blank" rel="noopener">« Quelle plateforme de prise de rendez-vous en ligne privilégier ? »</a>), il est à ce jour peu probable que les informations sur la santé des utilisateurs soient utilisées à son insu. Et encore moins que les inquiétudes exprimées par notre médecin blogueur trouvent leur traduction en pratique.</p>
<h4><strong>REFUS DE SOINS : LES PLATEFORMES ÉPINGLÉES</strong><br />
Il n’est ici pas question d’utilisation discutable des données de santé par les plateformes de prise de rendez-vous en ligne, mais d’un autre type de couac tout aussi, sinon plus, regrettable.<br />
En janvier 2017, la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars), Médecins du Monde et le Collectif interassociatif sur la santé (CISS, l’ancêtre de France Assos Santé) saisissaient le Défenseur des Droits, captures d’écran à l’appui, après avoir constaté que certains médecins affichaient sur deux plateformes leur refus de recevoir en consultation les patients bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat (AME) ou de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).<br />
“<em>Avec cet affichage sur les sites, un pas de plus est franchi, la démarche de rejet est décomplexée”, </em>déclarait Florent Gueguen, délégué général de la Fnars dans <a href="https://www.lemonde.fr/sante/article/2017/01/27/des-medecins-affichent-sur-internet-leur-refus-de-soigner-les-patients-precaires_5069912_1651302.html">les colonnes du quotidien <em>Le Monde</em></a>. L’affaire a fait un peu de bruit. Le Conseil national s’est même prononcé sur le sujet estimant que « <em>ces pratiques ne sont pas tolérables, si elles sont avérées, des poursuites disciplinaires seront engagées</em> ».<br />
Ces mentions ont aujourd’hui disparu des fiches des médecins concernés. C’était la moindre des choses ! L’Ordre de son côté n’a engagé aucune poursuite. Dommage… D’après nos informations, le Défenseur des Droits devrait communiquer sur le résultat des travaux consécutifs à notre saisine dans les prochaines semaines.</h4>
<p><strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rendez-vous-medicaux-en-ligne-comment-ca-marche/" target="_blank" rel="noopener">Retrouvez les autres articles de notre Dossier sur les plateformes de prise de rendez-vous médicaux en ligne :</a></strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rendez-vous-medicaux-en-ligne-comment-ca-marche/" target="_blank" rel="noopener">Comment ça marche ?</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-quelle-plateforme-privilegier/" target="_blank" rel="noopener">Quelle plateforme de prise de rendez-vous en ligne privilégier ?</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-la-prise-de-rendez-vous-en-ligne-et-apres/" target="_blank" rel="noopener">Prendre rendez-vous en ligne, et après ?</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Encore trop de dérives sectaires en santé</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/05/31/encore-trop-de-derives-sectaires-en-sante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 May 2018 08:23:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le secret médical]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[Des risques de dérives sectaires associés aux médecines alternatives et complémentaires existent et se développent, alerte la Miviludes. On fait le point.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un rapport publié en mars dernier, la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte une nouvelle fois sur les risques de dérives sectaires associés aux médecines alternatives et complémentaires. </strong></p>
<p>Le processus de mise sous emprise suit en général le même chemin, selon la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) dans <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/184000157.pdf" target="_blank" rel="noopener">son rapport d’activité portant sur l&rsquo;année 2016 et la première moitié de 2017</a> publié en mars dernier : « <em>Valoriser la victime pour mieux asseoir l’emprise du gourou thérapeute. Il s’agira de convaincre l’adepte qu’il est exceptionnel et que pour aller mieux et retrouver son énergie, sa joie de vivre et tout son potentiel, il devra se séparer de son conjoint, se couper de ses amis, et surtout suivre des stages, généralement coûteux, mais nécessaires pour accéder au bien-être</em> ».</p>
<h2>Les dérives très fréquentes en santé</h2>
<p>En 2016, la Miviludes a été saisie d’environ 1 500 signalements liés à des dérives de nature sectaire qui mentionnent explicitement des inquiétudes sur une méthode, un thérapeute ou un groupe. Le domaine de la santé concentre près de la moitié des cas soumis à l’organisme (42 % au 1<sup>er</sup> semestre 2017). « <em>Cette part est en augmentation puisqu&rsquo;elle était de 40% en 2014, et de 39% en 2015</em> », pointe la Miviludes.</p>
<p>A elles seules, les thérapies alternatives ont généré environ 400 signalements soit deux fois plus que l’année précédente. « <em>L’année 2016 et le 1er semestre 2017 ont confirmé les inquiétudes sur les nombreuses offres potentiellement sectaires dans le domaine de la santé, du bien-être et du développement personnel</em> ».</p>
<p>Médecines alternatives, complémentaires, douces ou encore naturelles, les pratiques médicales ou pseudo-médicales non conventionnelles connaissent un développement croissant. <a href="http://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/Rapport%202013-2014_web.pdf" target="_blank" rel="noopener">Déjà en 2015</a>, la Miviludes soulignait que « <em>la santé est un terrain propice au développement de l’emprise mentale, que l’on soit dans un contexte sectaire classique, en raison du pouvoir que le gourou peut exercer sur la santé de l’adepte, ou que l’on se trouve dans le cadre de pratiques de soins douteuses</em> ».</p>
<h2>Des conséquences parfois dramatiques</h2>
<p><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/medecines-alternatives-gare-au-gourou/" target="_blank" rel="noopener">Dans une enquête publiée cette même année</a>, nous rapportions l’exemple de Cerise*, une femme aujourd’hui âgée de 39 ans qui est restée pendant six ans sous l’emprise d’une « thérapeute » sans scrupules qui l’a incitée à couper les liens avec ses parents et ses amis et lui a siphonné des milliers d’euros.</p>
<p>« <em>Tout a commencé alors que j&rsquo;étais sous traitement antidépresseur et anxiolytique, suite à une rupture amoureuse. De nouveaux « amis » m&rsquo;ont encouragée à me libérer de ma dépendance aux médicaments et fait part de leur expérience très positive avec une sorte de psy. J&rsquo;ai pris rendez-vous.</em> » Reiki, kinésiologie, sophrologie, reprogrammation ADN ou encore communication avec les esprits, le piège s’est progressivement refermé sur la jeune femme. C’est sa mère qui l’aidera à se sortir de cette emprise. Si elle coule aujourd’hui des jours heureux, « <em>les séquelles psychologiques ont été longues à s’effacer, témoignait-elle alors. J’ai dû me réadapter à la vie en société et au monde réel</em> ».</p>
<p>Autre exemple, celui de Jacqueline Starck, une femme de nationalité belge atteinte d’un cancer du sein tombée entre les mains de trois illuminés adeptes de la biologie totale qui l’ont découragée de se tourner vers la médecine traditionnelle. «<em> Ivre de douleurs, Jacqueline Starck s’est quand même décidée, un an et demi après avoir ressenti sa tumeur, à se rendre en clinique. Elle décédera quelques semaines plus tard, en juin 2007</em> ». Sa fille Nathalie de Reuck témoigne de ce calvaire dans <a href="http://www.buchetchastel.fr/on-a-tue-ma-mere--nathalie-de-reuck-9782283024188">un ouvrage publié en 2010</a>.</p>
<h2>La kinésiologie et le reiki dans le viseur</h2>
<p>Le récent rapport de la Miviludes pointe plus particulièrement deux pratiques susceptibles de donner lieu à des dérives sectaires : la kinésiologie et le Reiki. « <em>Les victimes sont souvent confrontées à des fragilités psychologiques dues à des difficultés en lien avec leur vie personnelle ou professionnelle. Elles se mettent en quête de bien-être ou de guérison et trouvent en face d’elles des offres pléthoriques : des milliers de thérapeutes auto-proclamés, des stages d’initiation à ces méthodes, des formations, etc.</em> »</p>
<p>L’absence de reconnaissance par l’Etat de formations et de diplômes, aussi bien pour le reiki que pour la kinésiologie, peut induire un amateurisme de la part de certains pseudo-thérapeutes. D’autant que n’importe qui peut se déclarer « kinésiologue » ou « maître reiki » et enseigner ces techniques.</p>
<p>Le mieux, pour se prémunir des risques que présentent ces charlatans, est encore de les voir venir. On l’a dit, le processus d’embrigadement emprunte souvent les mêmes étapes quelle que soit la discipline dont il est question. On vous survalorise ? On vous promet une guérison miracle ? On tente de vous dissuader de recourir à la médecine conventionnelle ? Vos proches sont désignés comme les grands responsables de vos maux et on vous invite à couper les ponts ? Vous êtes soumis à des exigences financières de plus en plus exorbitantes ? <strong>Fuyez sans vous retourner</strong>.</p>
<h2>Comment identifier le risque de dérive ?</h2>
<p>La Miviludes a élaboré <a href="http://www.derives-sectes.gouv.fr/quest-ce-quune-d%C3%A9rive-sectaire/comment-la-d%C3%A9tecter" target="_blank" rel="noopener">différents critères sur la base du travail accompli par plusieurs commissions d’enquêtes parlementaires</a> afin d’établir un faisceau d’indices facilitant la caractérisation d’un risque de dérive sectaire. « <em>Ces critères peuvent aider des victimes, des proches de victimes, des acteurs institutionnels, professionnels ou associatifs, à déceler un risque de dérive sectaire. Plusieurs d’entre eux sont nécessaires pour caractériser une telle situation</em> ».</p>
<h6>Si le thérapeute est un professionnel de santé et que ses pratiques paraissent douteuses (ce qui peut arriver), n’hésitez pas à alerter le conseil de l’ordre dont il dépend. <a href="http://www.derives-sectes.gouv.fr/quelles-instances-saisir" target="_blank" rel="noopener">Sur son site, la Miviludes</a> fournit également les coordonnées de l’ensemble des organismes susceptibles de venir en aide aux personnes qui se trouveraient confrontées aux abus d’un charlatan ainsi qu’à leurs proches. A consulter au moindre doute…</h6>
<p>* <em>Le prénom a été changé</em></p>
<h5><strong>Notre dossier sur les médecines alternatives et complémentaire (MAC) :</strong></h5>
<ul>
<li><strong><em>Introduction dossier : </em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/medecines-alternatives-et-complementaires-les-patients-montent-au-creneau/" target="_blank" rel="noopener">Médecines alternatives et complémentaires : les patients montent au créneau</a></li>
<li><strong><em>Les pratiques :</em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/de-quoi-les-medecines-complementaires-et-alternatives-sont-elles-le-nom/" target="_blank" rel="noopener">De quoi les médecines complémentaires et alternatives sont-elles le nom ?</a><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/les-medecines-complementaires-a-lhopital/" target="_blank" rel="noopener">Les médecines complémentaires à l’hôpital</a><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-meditation-pleine-conscience-appliquee-au-champ-medical/" target="_blank" rel="noopener">La méditation pleine conscience appliquée au champ médical</a></li>
<li><strong><em>Coût et prise en charge financière :</em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/comment-sont-prises-en-charge-les-medecines-complementaires-ou-alternatives/" target="_blank" rel="noopener">Comment sont prises en charge les médecines complémentaires ou alternatives ?</a><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/medecines-alternatives-et-complementaires-quand-la-facture-derape/" target="_blank" rel="noopener">Médecines alternatives et complémentaires : quand la facture dérape</a></li>
<li><strong><em>Les risques de dérives :</em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/encore-trop-de-derives-sectaires-en-sante/" target="_blank" rel="noopener">Encore trop de dérives sectaires en santé</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour un développement éthique et responsable de la E-santé</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/09/23/pour-un-developpement-ethique-et-responsable-de-la-e-sante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2016 15:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le secret médical]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[De nos jours, des outils numériques, notamment à travers des objets ou appareils connectés, mesurent, analysent, stockent et parfois partagent [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De nos jours, des outils numériques, notamment à travers des objets ou appareils connectés, mesurent, analysent, stockent et parfois partagent nos données de santé : c’est ce que l’on appelle la e-santé. Il est devenu quasiment impossible d’y échapper, quel que soit notre âge et notre état de santé. Il devient donc indispensable, du fait que la santé est un sujet qui nécessite des précautions particulières, d’apprendre à se servir à bon escient et avec éthique des nouvelles technologies de l’information et la communication appliquées à ce sujet sensible qu’est notre santé. </strong></p>
<p><strong>C’est pourquoi le </strong><a href="http://www.leciss.org/" target="_blank" rel="noopener"><strong>CISS</strong></a><strong> (Collectif Interassociatif sur la Santé) vient d’émettre une série de conseils pour aider les usagers du système de santé à renforcer leurs droits et leurs capacités autour de la e-santé (<a href="http://leciss.org/esante-conseilsciss" target="_blank" rel="noopener">www.leciss.org/esante-conseilsciss</a>).</strong></p>
<p><strong>Il s’agit de 10 grands principes que 66 Millions d’IMpatients vous propose de découvrir en vous présentant chaque jour un exemple d’application pratique de chacun de ces 10 conseils de bon usage de la e-santé prônés par le Collectif Interassociatif Sur la Santé.</strong></p>
<p><strong>PRINCIPE N°10 :</strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-9355" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content.jpg" alt="10-esante-conseils-CISS-content" width="600" height="338" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content.jpg 600w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content-300x169.jpg 300w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content-160x90.jpg 160w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content-380x214.jpg 380w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content-20x11.jpg 20w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content-190x107.jpg 190w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/10-esante-conseils-CISS-content-200x113.jpg 200w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<h2><strong>APPLICATION PRATIQUE : LE MEILLEUR GARDIEN DE VOS DONNÉES, C’EST VOUS-MÊME</strong></h2>
<p><strong>Données de santé collectées dans un contexte médical</strong></p>
<p>Comme nous l’avons vu hier, en France, et dans de nombreux pays, des lois viennent protéger nos données de santé et le respect de leur confidentialité (<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/le-numerique-et-la-protection-des-donnees-de-sante-personnelles/" target="_blank" rel="noopener">lire l’article</a>). Les données numérisées par des professionnels de santé (par exemple à l’hôpital ou chez votre médecin si celui-ci utilise un logiciel médical sur son ordinateur et/ou le dispositif du <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/le-numerique-pour-coordonner-les-soins-de-sante/" target="_blank" rel="noopener">Dossier Médical Partagé</a>) n’ont pas à sortir de ce contexte médical, en dehors des cas où elles seraient rendues accessibles et utilisées frauduleusement. De même l’échange et le partage de ces données entre les professionnels intervenant dans votre prise en charge sont protégés par le <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/patients-vous-avez-des-droits/le-secret-medical/" target="_blank" rel="noopener">secret professionnel</a> que doit respecter l’ensemble de ces intervenants, et doivent être motivés par leur intérêt pour la qualité des soins ainsi que leur meilleure coordination.</p>
<p>Cependant, on a déjà été confronté à au moins un exemple de collecte et partage de données de santé qui aurait pu se révéler préjudiciable aux malades atteints d&rsquo;<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/apnees-du-sommeil-une-maladie-meconnue/" target="_blank" rel="noopener">apnée du sommeil</a>. En effet, ces malades portent un appareil la nuit pour les aider à mieux respirer, appareil qui relève et enregistre des données sur le patient dans le cadre d’une télésurveillance. Il offre donc indirectement la possibilité de vérifier si le malade l’a bien utilisé ou non… et il a été fortement question que les malades ne portant pas assez régulièrement leur appareil (qui est particulièrement encombrant et auquel il faut pouvoir s’accoutumer pour qu’il ne perturbe pas le sommeil, ce qui laisse imaginer que le malade veuille parfois s’en passer) soient tout simplement privés de sa prise en charge par l’Assurance Maladie.</p>
<p>Heureusement, le conseil d’État a annulé le conditionnement du remboursement de ces appareils à l’utilisation qui en serait faite par le patient, mais cela illustre parfaitement le mauvais usage qui peut être fait de nos données de santé ainsi collectées et partagées. Les informations ainsi obtenues sur le patient devraient en effet entraîner, en cas de besoin, l’accès à un accompagnement pour l’aider à la bonne utilisation de l’appareil et non pas à la suppression de celui-ci alors qu’il en a justement besoin pour améliorer son état de santé.</p>
<p><strong>Données de santé collectées dans un contexte commercial</strong></p>
<p>Faut-il devenir paranoïaque ? Il faut en tout cas être vigilant et d’autant plus quand on sort du champ purement médical pour basculer vers les outils de e-santé « bien-être ».</p>
<p>En effet, nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser des applications de santé sur nos ordinateurs et nos téléphones. On y entre finalement des informations très personnelles… Taille, poids, contenu de nos repas, détails de nos activités physiques, qualité de notre sommeil, rythme cardiaque si nous avons des objets connectés en permettant la mesure, etc… Ces outils de coaching personnels et plutôt ludiques collectent une foule d’indications très précieuses aux yeux de beaucoup de sociétés commerciales.</p>
<p>L’exemple récent concernant l’assurance Generali avec son programme Vitality (<a href="http://www.leciss.org/espace-presse/communiqu%C3%A9s-de-presse/generalissime" target="_blank" rel="noopener">en savoir plus</a>), qui propose aux assurés s’engageant à prendre soin d’eux de bénéficier de cadeaux, laisse entrevoir les dérives éventuelles auxquelles nous pourrions être confrontés si nous ne sommes pas tous (pouvoirs publics et usagers) très vigilants à protéger nos données de santé. Imaginez que demain vous acceptiez de donner à votre assurance votre poids chaque matin via une balance connectée, le nombre de pas que vous faites chaque jour et de kilomètres courus pendant votre jogging automatiquement via votre smartphone, et pourquoi pas dans un futur plus ou moins proche, le nombre de calories avalées via un capteur connecté placé dans la bouche… Et que tout cela conditionne le prix de votre assurance. Certes aujourd’hui ce genre de pratiques est totalement interdite en France, mais demain ?</p>
<p>Il devient donc de plus en plus indispensable d’être particulièrement vigilants en acceptant les conditions générales d’utilisation au moment de vous inscrire à des programmes de E-santé, et peut-être même encore davantage lorsqu’ils sont davantage orientés bien-être que strictement médical. Vous devez absolument vérifier quels usages seront faits de vos données de santé. D’autant que l’hégémonie des géants du net risque de passer nos droits au rouleau compresseur.</p>
<div>
<h5>CONSEILS DE BON USAGE DU CISS :</h5>
<p>Le CISS, dans sa note parue le 12 septembre et intitulée « <a href="http://www.leciss.org/esante-conseilsciss" target="_blank" rel="noopener">POUR UN PATIENT ACTEUR DE LA QUALITE DE SON PARCOURS DE SANTE. Le numérique en santé </a>», rappelle que :</p>
<p><em>« Il faut lutter contre l’hégémonie des GAFAM et des NATU (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, Netflix, Air BNB, Telsa et Uber), les dix plus grandes sociétés américaines de l’économie numérique, qui représenteraient à eux seuls, près de 60% de nos usages numériques quotidiens.<br />
Les GAFAM se positionnent directement ou non sur les sept industries clefs de la transformation numérique : les télécoms, l’Information technology (les communications en général), la santé, la distribution, les énergies, les média et le divertissement, la finance ainsi que le voyage et les loisirs.</em></p>
<p><em>Cette présence permet avant tout, notamment à Google, de diffuser une « théorie » de la transformation sociale reposant sur l’Internet et basée sur une vision prospective proche de la « cyber-utopie » et de la « techno-utopie » valorisée par des effets d’annonce fortement médiatisées.</em></p>
<p><em>L’état du marché, organisés sous forme de trusts voire de monopoles, est inquiétant. Ces géants disposent de nombreux atouts : ils ont des réserves de cash gigantesques et une vision panoramique de ce qui se joue en matière d’innovation. Ils se positionnent sur les nouveaux marchés issus de la transformation numérique comme l’internet des objets, la robotique, voitures, les drones&#8230; Ils diversifient leurs activités et deviennent des prédateurs redoutés de l’économie traditionnelle. Les chiffres sont vertigineux. Google contrôle 90 % de la recherche dans le monde. Apple 45 % du trafic Web issu des smartphones. Facebook 75 % des pages vues sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis. Et si demain une pépite émerge, il est presqu’assuré que cette dernière tombera dans le giron d’un de ces géants. Apple est aujourd’hui la première capitalisation mondiale : 470 milliards de dollars. Et Google s’en rapproche avec 400 milliards de dollars. Cette dernière achète toutes les start-ups performantes qui s’occupent de NBIC (Nanotechnologies, Bio ingénierie, Informatique et sciences Cognitives). GoogleX travaille sur des projets proches de la science-fiction : amélioration du génome humain, prolongation de la vie humaine, etc. Si ces sociétés détiennent un pouvoir considérable qui pourrait encore s’accroître du fait de l’augmentation prévisible du nombre d’individus connectés (capteurs biométriques médicaux, montres spéciales pour sportifs, lunettes à réalité́ augmentées, surveillance d’enfants, GPS personnels et évidemment tous les GSM et autres IPad, IPhone, etc..), les GAFAM &amp; Cie occupe en réalité́ une place résiduelle dans le champ de la santé. Le succès des objets connectés (logements, portes, voitures, camions, portiques, matériels roulants des aéroports, bagages, instruments de détections très variés&#8230;) est à peu près inévitable et pourrait venir grossir un peu plus le champ d’action des GAFAM &amp; Cie. Le risque de l’hégémonie est de parvenir à influencer la vision des décideurs et de leaders d’opinion ayant une connaissance approximative du secteur de la santé et de ses spécificités en France.</em> »</p>
</div>
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		<item>
		<title>Le numérique et la protection des données de santé personnelles</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/09/22/le-numerique-et-la-protection-des-donnees-de-sante-personnelles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2016 16:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le secret médical]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[De nos jours, des outils numériques, notamment à travers des objets ou appareils connectés, mesurent, analysent, stockent et parfois partagent [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De nos jours, des outils numériques, notamment à travers des objets ou appareils connectés, mesurent, analysent, stockent et parfois partagent nos données de santé : c’est ce que l’on appelle la e-santé. Il est devenu quasiment impossible d’y échapper, quel que soit notre âge et notre état de santé. Il devient donc indispensable, du fait que la santé est un sujet qui nécessite des précautions particulières, d’apprendre à se servir à bon escient et avec éthique des nouvelles technologies de l’information et la communication appliquées à ce sujet sensible qu’est notre santé. </strong></p>
<p><strong>C’est pourquoi le </strong><a href="http://www.leciss.org/" target="_blank" rel="noopener"><strong>CISS</strong></a><strong> (Collectif Interassociatif sur la Santé) vient d’émettre une série de conseils pour aider les usagers du système de santé à renforcer leurs droits et leurs capacités autour de la e-santé (<a href="http://leciss.org/esante-conseilsciss" target="_blank" rel="noopener">www.leciss.org/esante-conseilsciss</a>).</strong></p>
<p><strong>Il s’agit de 10 grands principes que 66 Millions d’IMpatients vous propose de découvrir en vous présentant chaque jour un exemple d’application pratique de chacun de ces 10 conseils de bon usage de la e-santé prônés par le Collectif Interassociatif Sur la Santé.</strong></p>
<p><strong>PRINCIPE N°9 :</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignright size-full wp-image-9340" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content.jpg" alt="09-esante-conseils-CISS-content" width="600" height="338" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content.jpg 600w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content-300x169.jpg 300w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content-160x90.jpg 160w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content-380x214.jpg 380w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content-20x11.jpg 20w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content-190x107.jpg 190w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/09/09-esante-conseils-CISS-content-200x113.jpg 200w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<h2><strong>APPLICATION PRATIQUE : LA SÉCURTIÉ DES DONNÉES DE SANTÉ EN LIGNE</strong></h2>
<p>De plus en plus de sites et d’applications sur le thème de la santé précisent que vos données sont sauvegardées chez un hébergeur de données de santé agréé par le ministère de la Santé. Le fait est qu’en France, lorsque l’on collecte des informations sur la santé des personnes et que l’on décide de les stocker chez un tiers (ce que beaucoup de sites et applis font), c’est obligatoire de choisir un hébergeur de données de santé agréé…</p>
<p><strong>Que dit la loi ?</strong></p>
<p>En France la loi inscrite au code de la santé publique protège les usagers dans ce sens et <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&amp;idArticle=LEGIARTI000006685779&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener">l’article L1111-8</a> précise que « <em>Toute personne qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l&rsquo;occasion d&rsquo;activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social, pour le compte de personnes physiques ou morales à l&rsquo;origine de la production ou du recueil desdites données ou pour le compte du patient lui-même, doit être agréée à cet effet. Cet hébergement, quel qu&rsquo;en soit le support, papier ou électronique, est réalisé après que la personne prise en charge en a été dûment informée et sauf opposition pour un motif légitime. </em>»</p>
<p><strong>L’agrément concerne qui en France ?</strong></p>
<p>Les éditeurs de sites internet ou d’applications reçoivent, analysent et stockent parfois d’énormes quantité de données. Pour cela, ils peuvent faire appel à des sociétés externes que l’on appelle des hébergeurs. Lorsqu’il s’agit de données de santé concernant le territoire français, les hébergeurs en question doivent obtenir un agrément qui encadre la façon dont ils organisent, sécurisent, conservent et restituent ces données. L’agrément est remis par le ministère de la Santé pour une durée de 3 ans, avec l’accord de la <a href="https://www.cnil.fr/" target="_blank" rel="noopener">CNIL</a> (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et d’un comité d’agrément. Précisons que ces hébergeurs peuvent aussi être amenés à stocker des données traitées par des professionnels ou des établissements de santé.</p>
<p>Les hébergeurs étrangers peuvent également recevoir cet agrément et seront tenus de garantir leur confidentialité et leur sécurité avec le même niveau d’exigence.</p>
<p>A ce jour, 92 sociétés ou organismes sont agréées (<a href="http://esante.gouv.fr/services/referentiels/securite/hebergeurs-agrees" target="_blank" rel="noopener">voir la liste ici</a>).</p>
<p><strong>Et si mes données de santé voyagent ?</strong></p>
<p>Si en France le système est encadré par la loi, il n’en est pas forcément de même dans le reste du monde. Soyez vigilants si vous confiez des données personnelles de santé numérisées à l’étranger, elles ne seront peut-être pas protégées par les mêmes dispositions. Sans s’inquiéter outre mesure, de nombreux pays disposant aujourd’hui d’équivalents de notre CNIL, il faut tout de même avoir conscience du caractère précieux des informations de santé pour de nombreux acteurs économiques.</p>
<p>Prenons garde de ne pas numériser n’importe comment, ni auprès de n’importe qui, nos données personnelles de santé, qui commencent parfois tout simplement, en précisant notre taille et notre poids sur une application web qui nous semble très anodine…</p>
<div>
<h6><strong>CONSEILS DE BON USAGE DU CISS :</strong><br />
Le CISS, dans sa note parue le 12 septembre 2016 « <a href="http://www.leciss.org/esante-conseilsciss" target="_blank" rel="noopener">POUR UN PATIENT ACTEUR DE LA QUALITE DE SON PARCOURS DE SANTE. Le numérique en santé </a>», propose pour améliorer l’usage du numérique au service de l’usage collectif et pertinent des données de santé dans une perspective de santé publique :<br />
<em>1/ De s’assurer évidemment que la collecte des données de santé soient effectuées selon les exigences légales.</em><br />
<em>2/ Que les conditions générales d’utilisation des applications ou services de la e-santé soient explicites et compréhensibles. Elles sont en général aujourd’hui longues, complexes et illisibles.</em><br />
<em><strong>3/ </strong>D’appliquer le principe du consentement éclairé et explicite dès lors que les données de santé d’une personne sont utilisées à des fins de recherche.</em><br />
<em><strong>4/ </strong>Que la collecte et l’exploitation des données de santé soient motivées par le double objectif de servir les intérêts de santé publique et de développer des approches médico-économiques de la santé.</em></h6>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Santé sexuelle et droits humains</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2015/06/19/sante-sexuelle-et-droits-humains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 08:02:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le secret médical]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce qui va sans dire, va toujours mieux en le disant… Et si tacitement droits humains et sexualité semblent bel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">Ce qui va sans dire, va toujours mieux en le disant… Et si tacitement droits humains et sexualité semblent bel et bien liés, le tabou, voire la répression encore existante sur de nombreux sujets en lien avec les pratiques sexuelles, rendent l’accord entre ces deux concepts bien difficile.</span></strong></p>
<p>&#8211; Violences sexuelles,<br />&#8211; Droit à la vie privée,<br />&#8211; Droit au mariage consenti,<br />&#8211; Discrimination et inégalités sexuelles,<br />&#8211; Exclusion sociale,<br />&#8211; Accès à la prévention et aux soins en matière de maladies sexuellement transmissibles,<br />&#8211; Droit à la <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/pilule-ou-sterilet-a-tout-age-vous-avez-le-choix/" target="_blank">contraception</a>,<br />&#8211; <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/une-campagne-pour-destigmatiser-lavortement/" target="_blank">Droit à l’avortement</a>,<br />&#8211; Pleine liberté à disposer de son corps…</p>
<p><strong>… Tous ces aspects ont un impact sur la santé sexuelle, qui elle-même a un impact sur la santé en général.</strong></p>
<p><strong>C’est un sujet extrêmement vaste, qui trouve des réponses aussi multiples qu’il existe de pays, de cultures, de religions.</strong></p>
<p><strong>La chaire UNESCO « Santé sexuelle et Droits humains » s’est pourtant attaquée à ce gigantesque chantier, à travers la publication en avril dernier d’un ouvrage ambitieux, probablement le premier d’une belle série, qui présente les travaux de chercheurs et praticiens multidisciplinaires.</strong></p>
<h2>Quelques chiffres…</h2>
<p><strong>Dans le monde</strong></p>
<ul>
<li>54% des personnes atteintes du VIH vivent avec sans le savoir</li>
<li>1 femme sur 5 est victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie</li>
<li>3,3 millions de filles risquent d’être mutilées sexuellement chaque année</li>
<li>1 million de personnes au moins contractent une maladie sexuellement transmissible chaque jour</li>
<li>Le risque de maltraitance sexuelle augmente de 1,5 à 3 fois chez les enfants et les femmes handicapées par rapport aux personnes valides</li>
<li>Dans 78 pays, l’homosexualité est punie par la loi et passible de peine de mort dans une dizaine d’entre eux.</li>
</ul>
<p><strong>En France</strong></p>
<ul>
<li>1 femme sur 10 est victime de violence conjugale</li>
<li>1 femme décède tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint</li>
</ul>
<h2>Un enjeu pour la France ?</h2>
<p>S’il est vrai que dans un pays comme la France, le mariage forcé est interdit, le viol puni, l&rsquo;<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/avortement-methodes-prise-en-charge/" target="_blank">avortement</a> autorisé, le mariage homosexuel désormais légalisé, la prévention et la prise en charge des maladies sexuellement transmissibles plutôt bien organisées (il y aura forcément des détracteurs sur chacun de ces sujets mais le fait est qu’à l’échelle du reste du monde, nous sommes assez chanceux…), il n’en demeure pas moins que la question de la santé sexuelle et reproductive reste assez taboue.</p>
<p><strong>Joëlle Mignot</strong>, <strong>Psychologue et Sexologue clinicienne</strong>*, <strong>co-directrice du livre <em>Santé sexuelle et droits humains</em></strong>, nous explique que cet ouvrage exprime les valeurs défendues par la Chaire de l’UNESCO, à savoir promouvoir la dimension positive de la sexualité. Cet aspect prend son sens dans un pays comme la France, où, précise-t-elle, la sexologie s’est plutôt toujours intéressée avant tout aux dysfonctionnements de la sexualité. Or il est temps de conjuguer la santé sexuelle avec la définition de la santé telle que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’entend : «<em> la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité</em> ».</p>
<p>Mai 1968 avait engagé la France vers une plus grande liberté de parole autour de la sexualité. L’épidémie de SIDA y a également contribué à sa façon, enfermant pourtant le discours de la sexualité dans une sphère médicale et apparentant la sexualité à une forme de danger.</p>
<p>La Chaire de l’UNESCO veut défendre un certain équilibre en terme de santé sexuelle, en abordant les questions du bien-être, du plaisir, de l’amour, sans omettre la triste réalité des chiffres des violences et des détresses, physiques, mentales, sociales, liées à la sexualité.</p>
<h2>La réalité du terrain : la santé sexuelle des Français</h2>
<p>Joëlle Mignot se réjouit évidemment que les nouveaux traitements pour combattre le SIDA sauvent des vies mais déplore que ces traitements entraînent désormais une négligence à se protéger.</p>
<p>En France, nous dit-elle, les principaux sujets de consultations d&rsquo;un sexologue sont :</p>
<ul>
<li>pour les hommes, la dysfonction érectile, l’éjaculation rapide et de plus en plus de troubles du désir,</li>
<li>pour les femmes, le vaginisme, avec ou sans douleurs, l’anorgasmie et également les troubles du désir.</li>
</ul>
<p>Joëlle Mignot rappelle que la sexualité et la santé sexuelle font avant tout partie de la sphère du vivant, c’est mouvant. Une fois prises en charge, le cas échéant, les éventuelles pathologies liées à la sexualité, dont les infections sexuellement transmissibles évidemment, il est intéressant de concevoir avant tout la santé sexuelle comme un équilibre. Il y a de tout temps, dans chaque société des normes sur la sexualité qui circulent de façon consciente ou inconsciente, comme l’idée qu’il est mieux de jouir en même temps, ou d’avoir une érection performante. La performance ou la perfection ne sont pas les meilleurs indicateurs de bonne santé sexuelle et il peut y avoir de temps en temps un manque de désir sans que cela doive être une source d’inquiétude.</p>
<p>Mais ce bon équilibre en matière de santé sexuelle tient aussi beaucoup au respect des droits humains. En ce moment, constate Joëlle Mignot, un certain nombre de couples consultent car l’un des deux sent une pression de la part de son partenaire, notamment pour pratiquer l’échangisme. Cette pression est une forme de contrainte, d’abus, d’autant qu’elle peut s’accompagner de manipulations psychologiques et qu’elle entrave la liberté à laquelle tout individu devrait avoir droit.</p>
<p>Le rapport entre santé sexuelle et droits humains est présent à de nombreux niveaux de notre sexualité et prédispose de la bonne santé générale, autant physique que psychique, des individus.</p>
<h2>Stratégie &amp; éducation centrés sur la santé sexuelle en France</h2>
<p><strong>Capucine Ternesien d’Ouville, médecin sexologue et contributrice au livre <em>Santé sexuelle et droits humains</em></strong> fait une analogie plutôt pertinente entre la santé sexuelle et une voiture bien entretenue… «<em> Lorsque l’on possède une voiture, ce n’est pas le tout d’avoir un bon moteur, encore faut-il savoir la conduire, savoir où l’on va et le tout en respectant les lois</em> », précise-t-elle.</p>
<p>On touche ici du doigt l’un des enjeux essentiels en matière de santé sexuelle selon Joëlle Mignot : l’éducation. Si les jeunes filles sont plutôt réceptives sur le sujet, elle constate que les messages à destination des jeunes garçons ne sont pas assez percutants. Il y a chez eux de vraies lacunes au sujet du respect de la relation et du corps de l’autre. Un volet que 66 Millions d’Impatients compte d’ailleurs aborder à la prochaine rentrée des classes, car l’éducation sexuelle à l’école fait évidemment partie d’une stratégie sur le long court en matière de santé sexuelle.</p>
<p><strong>Thierry Troussier</strong>, <strong>responsable de la Chaire UNESCO « Santé sexuelle et Droits humains »</strong> se félicite par ailleurs de voir que la France, en 2015, s’engage vers une approche globale de la « santé sexuelle et reproductive » et rappelle que « <em>La nouvelle Loi de santé publique 2015, prévoit l’extension des compétences des centres de planification à la prévention et l’inscription dans le code du terme &lsquo;santé sexuelle et reproductive&rsquo;. Cette nouvelle Loi s’inscrit dans une volonté de simplification du service public et d’une approche globale en santé.</em> ».</p>
<p><em>* Joëlle Mignot est également co-directrice d&rsquo;enseignement du DU de Santé Sexuelle et Droits Humains, des Diplômes Inter-universitaires (DIU) de Sexologie et de Sexualité Humaine, Université Paris Diderot USPC (Université Sorbonne Paris Cité), rédactrice en chef de la revue </em>Sexualités Humaines<em> et membre du Comité exécutif de la Chaire de « Santé Sexuelle et Droits Humains » de l&rsquo;UNESCO.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>En savoir plus :</h5>
<p><strong><em>Santé sexuelle et droits humains : un enjeu pour l’humanité</em></strong> – Ouvrage collectif dirigé par Joëlle Mignot et Thierry Troussier – Edité chez De Boeck-Solal.</p>
<p><a href="http://www.santesexuelle-droitshumains.org/" target="_blank">Site web de la chaire UNESCO « Santé sexuelle et droits humains »</a></p>
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