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	<title>Accéder rapidement à des soins proches de chez soi Archives - France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>Accéder rapidement à des soins proches de chez soi Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>À quoi servent les réseaux de santé : Le cas d’Humanest à Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 10:35:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[Bien qu’ils soient amenés à disparaître en 2022 au profit de ce que l’on a baptisé les Dispositifs d’Appui à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bien qu’ils soient amenés à disparaître en 2022 au profit de ce que l’on a baptisé les Dispositifs d’Appui à la Coordination (DAC), les réseaux de santé vont en réalité bel et bien faire perdurer leurs activités.<br />
</strong><strong>Savez-vous cependant quelles sont justement les missions d’un réseau de santé ? Comment il s’organise ? Qui peut en bénéficier ?<br />
</strong><strong>C’est ce que nous allons voir à travers le cas du </strong><a href="https://www.humanest.paris/"><strong>réseau de santé Humanest</strong></a><strong>, qui couvre l’est de Paris, soit les 11<sup>ème</sup>, 12<sup>ème</sup> et 20<sup>ème</sup> arrondissements. Humanest intervient, grâce à une équipe de 13 salariées, médecins, infirmières, ergothérapeutes, et assistantes sociales, auprès des patients concernés par la gérontologie, l’oncologie et les soins palliatifs.<br />
</strong><strong>Le docteur Marie Le Floch, médecin coordonnateur et directrice médicale du réseau de santé Humanest, répond ici aux questions de 66 Millions d’Impatients.</strong></p>
<h3><strong>66 Millions d’Impatients : Quelle est l’origine et quels sont les objectifs des réseaux de santé ?</strong></h3>
<p>Docteur Marie Le Floch : À l’origine, la plupart des réseaux de santé sont nés suite à des initiatives personnelles, souvent de soignants, par le biais d’associations. Ces réseaux ont pris leur essor dans les années 1980, 1990, au moment où le SIDA est apparu, pour développer surtout des réseaux de soins palliatifs. D’autres réseaux se sont peu à peu créés dans les domaines de l’accès aux soins, en oncologie, en gériatrie, en diabétologie, dans des secteurs touchés par la précarité, etc.<br />
L’objectif des réseaux de santé est la coordination entre les patients et les professionnels de santé d’un territoire, dans le but d’améliorer le maintien à domicile des patients et leur prise en charge, en fonction d’une pathologie ou de situations sociales spécifiques. Ces réseaux sont donc circonscrits à un territoire en particulier et sont animés par une équipe pluridisciplinaire, dont la composition est assez variée d’un réseau à l’autre. Les membres de l’équipe ne font pas eux-mêmes les soins, ils coordonnent les prises en charge et les soins avec les professionnels de santé libéraux ou à l’hôpital, sur leur territoire.</p>
<h3><strong>Comment sont financés et organisés ces réseaux de santé ?</strong></h3>
<p>Ils sont financés et pilotés par les Agences Régionales de Santé (ARS). Dans les premières années, nous avions la chance de ne pas avoir trop de difficultés de financement. Cela a facilité leur essor, mais il s’est trouvé que leur organisation n’était pas toujours optimale et que par exemple, on pouvait trouver deux réseaux de santé pour une même pathologie sur un même territoire. Depuis quelques années, les ARS ont donc harmonisé, optimisé, fusionné ces dispositifs pour créer de plus en plus de réseaux de santé pluridisciplinaires dans le but de fluidifier le parcours des patients et évidemment de mieux maitriser les financements.<br />
Le travail des équipes des réseaux de santé consiste à connaître au mieux les ressources disponibles sur un territoire dans le domaine médico-social et de rechercher celles qui, éventuellement, manqueraient. Evidemment l’intérêt de travailler sur un territoire restreint est de bien connaître chaque acteur de santé de proximité et de pouvoir travailler, comme son nom l’indique, en « réseau ». Il existe des réseaux plus larges, à l’échelle des régions notamment, mais ils couvriront alors plutôt des maladies spécifiques, comme le diabète ou la maladie de Charcot par exemple (<a href="https://france-assos-sante.org/2018/11/07/savez-vous-vraiment-ce-quest-la-maladie-de-charcot/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire notre article sur la maladie de Charcot</a>).</p>
<h3><strong>Présentez-nous le réseau Humanest au sein duquel vous travaillez ?</strong></h3>
<p>Humanest est finalement un jeune réseau de santé de l’est parisien et nous sommes spécialisés en gériatrie, oncologie et soins palliatifs. Notre équipe de 13 salariées se compose de médecins, d’infirmières, d’ergothérapeutes, et d’assistantes sociales.<br />
Notre principale mission consiste à assurer le maintien des patients à leur domicile et de répondre au mieux à leur projet de vie. Nous assurons beaucoup le lien entre la vie des patients en ville et l’hôpital, car malheureusement, les équipes hospitalières n’ont pas toujours le temps de vérifier que tout est bien mis en place pour le retour des patients à domicile. A l’inverse, on a tendance à envoyer trop rapidement les patients aux urgences alors que des solutions de proximité pourraient être trouvées.<br />
Nous suivons environ 500 patients par an. Notre réseau est ouvert à tous les patients relevant des soins de gériatrie, oncologie ou soins palliatifs et qui vivent sur le territoire de l’est parisien où nous sommes compétents.<br />
Tout le monde peut nous adresser un patient : un parent, un voisin, un pharmacien, les patients eux-mêmes, etc. La plupart des cas nous sont adressés par les hôpitaux, les médecins traitants et les travailleurs sociaux du secteur.<br />
Selon la complexité des cas, l’aide peut se faire par téléphone ou à domicile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<pre style="text-align: center;"><em>« Sur Paris, il y a finalement une grande méconnaissance</em>

<em>de tout ce qui existe en matière de santé.</em>

<em>Nous offrons du temps aux patients.</em>

<em>Un temps dont ils n’ont pas pu bénéficier à l’hôpital</em>

<em>ou en consultation de ville</em>

<em>car les médecins ou les infirmières</em>

<em>sont souvent submergés de travail. »</em></pre>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>En quoi consiste concrètement votre intervention ?</strong></h3>
<p>Lorsque c’est possible, pour les cas les moins complexes, tout se passe en réalité par téléphone. En revanche, dès que le cas le nécessite, nous commençons par une évaluation à domicile. Nous nous adaptons aux besoins, à la situation de chaque patient et de son entourage. Nous faisons le maximum pour améliorer la qualité de vie et de prise en charge d’un patient qui tient absolument à rester chez lui. Cependant, si l’un d’eux préfère être hospitalisé, car cela le sécurise, et dans la mesure où son état de santé le nécessite, nous organiserons alors plutôt son hospitalisation ou une installation en maison de retraite par exemple.<br />
Nous intervenons davantage auprès des publics fragiles et précaires, qui manquent de ressources ou n’ont pas la chance de bénéficier d’un entourage qui puisse les aider. Notre intervention est gratuite pour les patients et nous adaptons les soins que nous organisons en fonction de leurs moyens financiers bien entendu, en prenant en compte la possibilité ou non, pour chacun, de pouvoir payer d’éventuels dépassements d’honoraires. Cela nous arrive aussi de négocier avec les médecins ou thérapeutes, l’annulation de dépassements d’honoraires dans certains cas. Nous avons bénéficié jusque-là également de financements de l’Agence régionale de santé pour proposer la venue de psychologues ou de diététiciennes à domicile qui, en ville, ne sont pas remboursés par l’assurance maladie. Il y a donc une grande part sociale dans notre travail, qui consiste finalement en une approche globale de la santé et du bien-être des patients. On aura beau organiser les soins les plus pertinents, si le patient ne peut plus se faire à manger seul ou sortir de chez lui, son maintien à domicile ne sera pas possible. Nous mettons donc en place, au maximum, les solutions qui s’imposent, autant sur le plan médical que sur le plan social.</p>
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		<title>Un camion itinérant pour agir face au diabète</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/06/10/camion-itinerant-agir-face-diabete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 14:22:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Offre de soins et tarification]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Dans l’Allier, depuis 2011, le camion itinérant de l’</strong><a href="https://www.afadb.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Association Française d’Aide aux Diabétiques du Bourdonnais (AFADB)</strong></a><strong> sillonne les routes. Il passe par les villages de cette région à forte ruralité pour accompagner au plus près les malades diabétiques et leurs proches. L&rsquo;objectif des bénévoles qui le conduisent est d&rsquo;aller aux devants de la population, notamment des publics scolaires afin de faire passer des messages de prévention concernant le diabète. Ces bénévoles en profitent également pour échanger sur les droits des usagers et mettre en avant, dès qu’ils le peuvent, </strong><a href="https://france-assos-sante.org/sante-info-droits/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>la ligne Santé Info Droits de France Assos Santé</strong></a><strong>.<br />
</strong><strong>En presque 10 années, le camion et son équipage bénévole ont déjà parcouru 73946 km et assuré 709 actions de proximité gratuites.</strong></p>
<h3><strong>LES CHIFFRES 2019 DU CAMION ITINÉRANT </strong></h3>
<ul>
<li><strong>28 805€ de budget</strong></li>
<li><strong>4487 heures de bénévolat</strong></li>
<li><strong>4620 personnes accompagnées et informées</strong></li>
<li><strong>1262 contrôles de glycémie effectués (dont 123 anormales)</strong></li>
<li><strong>40 articles de presse</strong></li>
<li><strong>26 nouveaux adhérents</strong></li>
</ul>
<h3><strong>POURQUOI UN CAMION ITINÉRANT SUR LE THÈME DU DIABÈTE DANS L’ALLIER ?</strong></h3>
<p>L’idée de mettre en place un camion itinérant est venue de l’Association Française d’Aide aux Diabétiques du Bourdonnais (AFADB) qui s&rsquo;est rendue compte que les gens qui cherchaient des informations sur le diabète, continuaient de leur téléphoner mais ne se déplaçaient plus à la permanence. Il fallait trouver un moyen d’aller à leur rencontre, d’autant plus que le département de l’Allier, où l’association est implantée, présente une forte population en ruralité profonde, soit des zones isolées, avec un certain nombre de personnes âgées. Elles méritent une attention particulière et sont confrontées à une offre médicale très restreinte. En outre, avec 6,38% de personnes diabétiques traitées en 2016, l’Allier est le département d’Auvergne-Rhône-Alpes présentant le plus de patients diabétiques. Cela le situe au-dessus de la moyenne nationale qui est à 4,99% (<a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/diabete/articles/prevalence-et-incidence-du-diabete" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Voir sources issues de Santé Publique France</a>).</p>
<h3><strong>LA MISE EN PLACE DU PROJET POUR PARLER DIABÈTE PARTOUT ET À TOUS DANS LE DÉPARTEMENT</strong></h3>
<p>Fin 2010, l’AFADB propose l’idée d’un camion itinérant pour faire le tour du département, des villages isolés et des écoles. Cette esquisse de projet fait la une du journal local et un réseau d’entraide se met rapidement en place. Un concessionnaire de la région accepte par exemple immédiatement de mettre à disposition un véhicule utilitaire, gratuitement,10 jours par mois, durant l’année 2011. Un parlementaire, une sénatrice et le Crédit Agricole, dans le cadre du mécénat, soutiennent également financièrement le projet et fin 2011, fort du succès de ses premières actions, l’association avait levé suffisamment de fonds pour acheter le véhicule à un bon prix et devenir ainsi totalement autonome dans la poursuite du projet.</p>
<p>Le camion a bien sûr été personnalisé aux couleurs de l’association et ne passe pas inaperçu afin d’être de plus en plus identifié par les habitants du département. En outre, le camion et sa remorque contiennent tout le matériel dont les équipes ont besoin pour leurs diverses interventions comme un vidéoprojecteur, des tentes, des documents, du matériel pour les contrôles de glycémie, etc.</p>
<h3><strong>LE FINANCEMENT DU CAMION ITINÉRANT DIABÈTE</strong></h3>
<p>Après l’achat du camion, le combat était pourtant loin d’être gagné car il a alors fallu financer la tournée et les très nombreuses interventions des bénévoles du camion. Le président et le trésorier de l’association ont alors tapé à de multiples portes pour obtenir chaque année un peu plus de financements. Aujourd’hui le budget annuel de l’association est de 45 000€, financé par le <a href="http://agriallier.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CFPPA de l’Allier</a> (CNSA), l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de l’Allier. Cependant ce chiffre ne prend évidemment pas en compte le travail des bénévoles de l’association, estimé autour de 30 000€ par an pour le seul bon fonctionnement des actions liées au camion itinérant.</p>
<h3><strong>LES ACTIONS POUR LUTTER CONTRE LE DIABÈTE</strong></h3>
<p>L’AFADB a travaillé avec les associations des maires du département. « <em>Cela nous a permis d’être plus rapidement légitimé lors de nos passages dans les communes que nous visitons, puisqu’il faut des autorisations pour faire des animations de prévention d’une ville à l’autre et dans les écoles. La première année, nous prenions place sur les marchés mais très rapidement nous avons vu les limites par rapport à l’écho de nos messages. Nous avons alors envisagé des actions plus ciblées, en partenariat notamment avec des établissements de santé publics et privés et dans des EHPAD</em>. », explique Patrick Aufrère, président de l’AFADB.</p>
<p>Dans le cadre de la politique de la ville, les bénévoles sont également intervenus au sein des quartiers les moins favorisés et qui ont moins facilement accès aux soins et à la prévention en santé. L’idée était de venir à leur rencontre pour échanger avec eux et leur distribuer l’équivalent des 5 fruits et légumes qu’il est recommandé de manger quotidiennement.</p>
<p>Le camion et son équipe visitent également chaque année de nombreuses écoles pour faire de la prévention auprès des jeunes de tous âges et leur parler d’équilibre alimentaire en distribuant à chacun des fruits de saison. L’association est aussi intervenue dernièrement auprès d’étudiants masseurs-kinésithérapeutes. « <em>C’est idéal de faire passer nos messages directement à de futurs professionnels de santé qui pourront les intégrer dans leur pratique et mieux aider leurs patients diabétiques ou à risque de diabète</em>. », conclue le président de l’association.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2020/06/10/camion-itinerant-agir-face-diabete/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Accès aux soins : quand les spécialistes de l’hôpital consultent aussi en centre de santé…</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/10/09/acces-aux-soins-quand-les-specialistes-de-lhopital-consultent-aussi-en-centre-de-sante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2017 16:47:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[Deux centres de santé municipaux de Gennevilliers et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont signé une convention d'affiliation, permettant un meilleur accès aux soins pour tous. Comment a-t-on abouti à cette convention ? Comment ça se passe concrètement. Des éléments de réponses.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cet été a été signée une convention d’affiliation entre les deux centres de santé municipaux de Gennevilliers et l’</strong><a href="http://www.aphp.fr/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Assistance publique-Hôpitaux de Paris</strong></a><strong> (AP-HP). Un événement salué par la ministre de la santé qui est d’ailleurs venue, en personne, visiter le plus grand des deux centres de Gennevilliers.</strong></p>
<p><strong>66 Millions d’IMpatients a voulu comprendre en pratique comment cette convention prenait forme, ce qu’elle apportait aux patients et s’il s’agit d’un modèle qui a une chance d’essaimer.</strong></p>
<p>Le docteur Tyrode, médecin généraliste et directeur des deux <a href="http://www.ville-gennevilliers.fr/2391/centres-municipaux-de-sante-cms.htm" target="_blank" rel="noopener">centres de santé de Gennevilliers</a> (Etienne Gatineau-Sailliant et Daniel Timsit), nous a reçus pour nous expliquer comment il avait œuvré depuis des années pour aboutir à cette convention et nous a fait part de sa vision d’une organisation plus coordonnée du parcours de soin, au service des patients.</p>
<h2>Cette convention a-t-elle été longue à mettre en place ?</h2>
<p>Cela a mis plusieurs années, mais j’ai bon espoir que notre expérience serve désormais très vite d’exemple ailleurs…</p>
<p>Je suis médecin directeur à Gennevilliers depuis les années 1980. Lorsque j’ai pris mes fonctions, nous avions déjà deux centres de santé à Gennevilliers, tous deux très vieillots. Il y avait beaucoup de problèmes d’électricité, de voirie et les conditions de travail étaient compliquées. Jusque dans les années 2000, j’ai donc travaillé à améliorer ces deux centres et à convaincre les élus d’investir pour les moderniser.</p>
<p>Un travail qui a porté ses fruits, puisqu’en 2002 la première convention de partenariat avec un centre de santé est signée chez nous, avec le directeur de l’AP-HP de l’époque, Monsieur Durrleman. Je fais repeindre le hall pour l’occasion. La population et surtout les élus se rendent alors à l’évidence qu’au sein de ces vieux murs, il se passe des choses plutôt intéressantes et que les infrastructures ne sont pas à la hauteur de l’exigence des personnes qui y travaillent et inadapté au public qu’il reçoit.</p>
<p>Les élus prennent donc conscience qu’il faut désormais repenser le centre de santé de la ville pour proposer un bâtiment moderne, répondant aux normes de sécurité, de circulation des patients, d’accès pour les personnes à mobilité réduite, etc…</p>
<p>Un nouveau bâtiment a donc été inauguré en 2012 et nous avons fait en sorte qu’il soit non seulement moderne et fonctionnel mais également beau car je pense que l’intégration des gens doit se faire par le haut et non par le bas. Je précise que Gennevilliers a gardé cette spécificité d’être une ville ouvrière, avec une population aux revenus modestes, qui depuis peu de temps seulement peut prétendre à devenir propriétaire dans sa ville.</p>
<p>L’émergence de notre nouveau centre a eu de nombreux bénéfices et notamment celui de permettre à Gennevilliers de sortir d’un classement en zone rouge de ce que l’on appelle les déserts médicaux.</p>
<div>
<h1><em>QUELQUES CHIFFRES SUR LES CENTRES MUNICIPAUX DE SANTÉ DE GENNEVILLIERS</em></h1>
<p>Le centre municipal de santé Gatineau-Sailliant a été inauguré en novembre 2012.</p>
<ul>
<li>Il compte 4 000 m2 répartis sur 5 niveaux (du sous-sol au 3ème) et dispose de 16 cabinets de consultation.</li>
<li>À ce centre, s’ajoutent 6 autres cabinets de consultation situés au centre municipal de santé Daniel Timsit, toujours à Gennevilliers.</li>
<li>23 médecins généralistes, soit <strong>8,5 ETP</strong> (équivalent temps plein)</li>
<li>28 spécialistes, soit <strong>6,5 ETP</strong></li>
<li>6 radiologues/échographes,</li>
<li>2 pédodontistes,</li>
<li>3 orthodontistes,</li>
<li>7 chirurgiens dentistes, soit <strong>5.5 ETP</strong></li>
<li>1 implantologue</li>
<li>13 infirmières dont 10 de soins</li>
<li>18 paramédicaux (Diététiciennes, sages-femmes, kinés, podologue, orthoptistes, psychologues)</li>
</ul>
<p>En 2016 :</p>
<ul>
<li>au centre Gatineau-Sailliant, 25 582 patients ont été vus avec 102 706 passages ;</li>
<li>pour le centre Daniel Timsit, on a compté 4 980 patients vus pour 12 642 passages.</li>
</ul>
</div>
<h2>Concrètement pour les patients, comment se traduit cette convention ?</h2>
<p>Depuis 2002, je fais vivre cette convention sous la forme de praticiens partagés. En pratique, les chefs de clinique de l’hôpital Louis-Mourier de Colombes (NDLR : Louis-Mourier fait partie de l’AP-HP) consultent 3 heures par semaine dans les centres médicaux de Gennevilliers. Cela commença par une consultation en gastro-entérologie, puis en ORL, en rhumatologie, en médecine interne, etc… Dépendant de nos attentes mais aussi des possibilités de l’hôpital.</p>
<p>Ce dispositif garantit la pratique des tarifs de secteur 1, sans dépassement d’honoraires, en mutualisant le service public de santé. A l’hôpital et en centre de santé, nous avons la même vision de la médecine, les mêmes pratiques, avec notamment le dossier médical partagé, la pluridisciplinarité, les tarifs de secteur 1…  Beaucoup de choses nous rapprochent naturellement.</p>
<p>Il faut bien avoir en tête qu’en 2002, lorsque ces médecins hospitaliers acceptent de prendre une consultation à Gennevilliers, sur la base du volontariat, ils viennent dans les anciens locaux et avec des conditions de travail difficiles Les chiffres de l’Assurance Maladie montrent alors qu’à Gennevilliers, les patients pris en charge pour des maladies chroniques, les patients en ALD (affections longue durée) ou en invalidité, fréquentent davantage les centres de santé que les cabinets libéraux. Ces chefs de clinique réalisent alors que des patients qui devraient être régulièrement suivis à l’hôpital n’y vont pas et passent à côté d’examens importants pour  un suivi de soin optimal.</p>
<p>Cela avait donc du sens que ce soit des médecins hospitaliers qui voient ces malades et qu’ils puissent les diriger dans un climat de confiance vers l’hôpital. Parallèlement, cela fait également tourner le plateau technique de l’hôpital, donc tout le monde est gagnant.</p>
<h2>Quels sont les avantages de cette organisation, et peut-être leurs inconvénients ?</h2>
<p>L’avantage des consultations des chefs de clinique directement au centre de santé, est que cela facilite le parcours de soins du patient, d’autant que les malades sont souvent impressionnés par l’hôpital et n’osent pas toujours y prendre rendez-vous directement. En outre, si les patients doivent quand même se rendre à l’hôpital, pour des examens complémentaires par exemple, c’est le chef de clinique consulté chez nous qui organise tout directement en amont : il programme les soins avec les différents services de l’hôpital, le suivi du dossier est facilité et le patient retrouve à l’hôpital le même médecin qu’il a vu chez nous. Cela évite les redondances de questions, d’examens, etc… C’est donc un confort pour le patient ainsi qu’un gain de temps et d’argent pour le service public de santé.</p>
<p>Le seul inconvénient est que le clinicat durant 4 ans à l’hôpital, les chefs de clinique qui viennent consulter chez nous changent tous les 4 ans. Or, même s’il y a un bon suivi des dossiers, les patients s’attachent évidemment à leurs médecins et se plaignent parfois de ce turn-over.</p>
<h2>Les médecins partagés sont-ils le seul aspect de cette convention ?</h2>
<p>Non, elle comprend d’autres volets.<br />
Par exemple nous avons, au centre de santé, une permanence des soins ambulatoires en tiers-payant intégral, du lundi au samedi de 20h à minuit et de 9h à 13h le dimanche et les jours fériés. Cette permanence a pour but de désengorger les urgences, mais reste encore insuffisamment connue, d’autant qu’elle est pour l’instant unique sur le territoire. Grâce à notre convention avec Louis-Mourier, des flyers seront distribués au sein de leurs urgences pour prévenir les malades qu’ils ont accès à une consultation de proximité, le soir et le week-end, sans avance de frais.</p>
<p>En outre, nous sommes en train de mettre en place une télémédecine en radiologie. Les images seront prises chez nous, ce qui sera confortable pour le patient, et interprétées à distance par le service d’imagerie de Louis-Mourier.</p>
<h2>Ce type de convention existe-t-il ailleurs ?</h2>
<p>Cette convention, déjà projet pilote en 2002, l’est toujours ! Cela n’existe pas ailleurs que chez nous, mais je pense qu’elle va faire école assez vite maintenant.</p>
<p>Cela a pris du temps car il y avait des freins surtout dans la tête des gens. Les hospitaliers s’occupant plus volontiers et exclusivement de ce qui se passait à l’hôpital, les mairies ne voyant que rarement au-delà de l’enceinte de leur commune. Sans compter les enjeux politiques&#8230; Gennevilliers est une mairie communiste qui a toujours eu la volonté et les moyens d’investir dans les centre de santé municipaux, grâce notamment à la taxe professionnelle qu’elle touchait jusqu’ici du fait de l’activité de son port. Les mairies de droite, <em>a contrario</em>, ont pour leur part toujours plébiscité la pratique libérale de la médecine.</p>
<h2>Cependant donc, depuis 2002, les lignes ont bougé et des telles conventions pourraient être signées dans d’autres centres de santé désormais ?</h2>
<p>Ce partenariat finalement bénéfique pour tout le monde a commencé à faire parler de lui au cours de ces 15 dernières années&#8230; Après le partenariat avec Louis-Mourier, des praticiens de l’hôpital Bichat m’ont contacté pour venir consulter chez nous. Les directions et les médecins des hôpitaux voient l’intérêt de sortir des murs de l’hôpital pour aller aux devants des patients. Ainsi, le Centre a également signé des conventions avec Bichat mais aussi avec l’hôpital Lariboisière et l’institut hospitalier Franco-Britannique à Levallois, qui est ce que l’on appelle un établissement PSPH, c’est à dire un établissement « privé participant au service public hospitalier », permettant à des orthopédistes et chirurgiens viscéraux de l&rsquo;Institut hospitalier Franco-Britannique de consulter chez nous. En ce qui me concerne, je ne vois aucun inconvénient à signer des conventions avec des établissements privés, tant que les tarifs de secteur 1 sont appliqués et au Centre et à l’hôpital.</p>
<p>Enfin, depuis que cet été la convention de partenariat s’est renforcée sous la forme d’une convention d’affiliation avec l’AP-HP, sous le haut patronage de la ministre de la santé, madame Buzyn, qui est d’ailleurs venue visiter notre centre pour saluer cette initiative, les choses vont s’accélérer. Je crois savoir que des conventions du même type sont sur le point d’être signées ailleurs.</p>
<h2>Ce genre de conventions, est-ce l’avenir ?</h2>
<p>L’avenir, c’est l’ambulatoire à l’hôpital. Les durées d’hospitalisation se réduisent significativement, car aujourd’hui de nombreuses interventions se font dans la journée, sans aucune nuit d’hospitalisation. Ce progrès doit être accompagné d’une amélioration de l’amont et de l’aval de l’hospitalisation. Il faut mettre en place des protocoles sur les parcours de soin des patients en améliorant la programmation de tout ce qui peut l’être et organiser le retour au domicile. Or des structures comme les nôtres, conventionnées avec des hôpitaux et où les médecins hospitaliers se déplacent régulièrement, sont idéales pour organiser un tel parcours de soins.</p>
<p>Si on voulait aller plus loin, j’ai imaginé sur le plan théorique ce que pourrait être l’organisation territoriale de ce que je connais le mieux, à savoir le nord des Hauts-de-Seine. Je préconiserais que l’on ferme dans les petits centres de santé, les consultations de spécialités médicales qui survivent sans les plateaux techniques optimaux. En effet, ces consultations n’attirent plus les médecins d’aujourd’hui qui veulent travailler dans des infrastructures modernes avec des équipements récents, pour offrir à leur patientèle une médecine de qualité. Ces spécialistes pourraient travailler sur les centres de santé les plus importants et les mieux équipés, comme le nôtre, mais pas seulement. Ces centres plus modestes auraient pour vocation de développer la « première ligne », en médecine générale et infirmerie et passeraient, comme nous l’avons fait, des conventions avec les gros centres de santé pour rediriger leurs patients en spécialité. Enfin les spécialistes adresseraient ensuite le patient vers l’hôpital en cas de nécessité</p>
<p>Actuellement l’<a href="https://www.ars.sante.fr/" target="_blank" rel="noopener">ARS</a> (agence régionale de santé) et l’AP-HP se penchent sérieusement sur ce modèle. Il s’agit, en résumé, de coordonner et de mutualiser les moyens de santé au profit des populations que nous servons.</p>
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		<item>
		<title>Témoignage sur la difficulté à trouver un médecin traitant</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/02/16/temoignage-sur-la-difficulte-a-trouver-un-medecin-traitant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:13:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[En France, dans certains territoires, la densité des praticiens est 30 à 50% inférieure à la moyenne nationale, en ville [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En France, dans certains territoires, la densité des praticiens est 30 à 50% inférieure à la moyenne nationale, en ville comme à la campagne. Les habitants de ce que l’on appelle ces « <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/deserts-medicaux-vers-une-regulation-installation-des-medecins/#" target="_blank" rel="noopener">déserts médicaux</a> » font parfois face à de grandes difficultés d’accès aux soins. Ainsi, faut-il compter en moyenne en France au moins 20 minutes en voiture pour se rendre chez un médecin généraliste. </strong></p>
<p><strong>D’autres chiffres éloquents, concernant les spécialistes cette fois : plus de 11% des femmes n’ont pas pu obtenir un rendez-vous chez un gynécologue dans un délai raisonnable, et l’on passe à 47% des usagers pour les délais de rendez-vous chez un ophtalmologiste.</strong></p>
<p><strong>Et ces territoires ne concernant pas que les zones rurales. Exemple d’une femme vivant en ville en région parisienne, confrontée à ce problème des <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2017/01/CISS_de%CC%81serts_me%CC%81dicaux.pdf" target="_blank" rel="noopener">déserts médicaux</a> et qui a bien voulu témoigner de son expérience pour 66 Millions d’IMpatients.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Céline a 33 ans et vit à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, avec son mari et sa fille de 6 ans. Toute la famille a du mal à obtenir des rendez-vous, autant avec des généralistes que des spécialistes à proximité de chez eux et dans des délais acceptables, alors même qu’ils vivent à 3 minutes à pied d’un CHU&#8230;</u></strong></p>
<h2><strong>Impossible de trouver un généraliste disponible à Colombes (92)</strong></h2>
<p>J’habite en ville, tout près de Paris, et pourtant ni mon mari, ni moi n’avons trouvé de médecin généraliste à proximité de chez nous qui accepte de nous prendre dans sa patientèle faute de disponibilité. En outre, le premier médecin généraliste est à 15 minutes à pied de chez nous. Nous nous sommes chacun repliés sur des généralistes près de nos bureaux respectifs, moi à Paris, et mon mari à Courbevoie. Du coup, lorsque j’ai une grippe qui me cloue au lit, je ne peux pas poser d’arrêt maladie car je ne vais pas prendre le métro pour me rendre chez mon généraliste. Cela m’est rarement arrivé heureusement, mais dans de tels cas, je pose un jour de RTT.</p>
<h2><strong>Le comble, c’est que nous vivons à proximité immédiate d’un CHU</strong></h2>
<p>Je ne comprends pas pourquoi on ne met pas en place un centre de santé proche de l’hôpital, puisqu’on lit régulièrement dans les journaux que les urgences des hôpitaux sont débordées et qu’il faut éviter d’y aller pour de la « bobologie ».</p>
<p>A vrai dire, nous nous y sommes rendus une fois, et il y avait effectivement beaucoup d’attente alors que les urgences de l’hôpital de la ville voisine, Levallois-Perret, que nous avons également testées, sont beaucoup plus accessibles. J’espère que nous n’aurons pas à retourner aux urgences, mais si cela devait être le cas, dans la mesure où nous avons une voiture, nous retournerions à Levallois plutôt qu’à côté de chez nous&#8230; Mais j’ai conscience que nous avons la chance d’avoir une voiture, ce qui n’est pas donné à tout le monde.</p>
<h2><strong>Le cas particulier de ma fille de 6 ans&#8230;</strong></h2>
<p>Pour ma fille, les généralistes que j’ai appelés au début acceptaient de donner un rendez-vous puisqu’il s’agissait d’un enfant, mais par la suite je me suis entendue répondre la plupart du temps que le prochain rendez-vous disponible était dans 3 jours. Pour un enfant avec de la fièvre ce n’est tout simplement pas envisageable d’attendre autant. En outre, on me proposait des rendez-vous en plein milieu de journée, alors que je travaille. Là encore grâce à notre voiture, nous avons dû nous résoudre à aller à Levallois où l’offre est plus fournie et où nous avons trouvé des médecins généralistes prêts à la recevoir.</p>
<p>Puis on a enfin eu la chance de trouver une généraliste dans notre ville pour notre fille. Les temps d’attente pour un rendez-vous sont du jour pour le lendemain en général. Le cabinet regroupe en fait 3 médecins généralistes, qui s’organisent pour que le cabinet soit ouvert du lundi au samedi de 8h à 19h. Du coup, en cas d’urgence, ce n’est pas forcément le médecin traitant de ma fille qui la recevra, mais il y aura toujours quelqu’un pour elle.</p>
<p>Cela a des avantages et des inconvénients. L’avantage, c’est la disponibilité, l’inconvénient, c’est que ce n’est pas vraiment un médecin de famille. Nous n’avons pas toujours vu le même médecin à chaque fois que nous y sommes allés&#8230; Mais heureusement ma fille est rarement malade.</p>
<p>A noter que les conditions d’accueil sont assez strictes. J’ai annulé une fois un rendez-vous à la dernière minute, et cela me suit dans mon dossier. Je le vois car la prise de rendez-vous peut se faire en ligne et mon « annulation tardive » m’est  rappelée à chaque fois que je me connecte.</p>
<h2><strong>Pour les spécialistes, même combat !</strong></h2>
<p>Pour ce qui est des spécialistes, je me suis heurtée au même problème concernant les gynécologues à Colombes. Ils sont très peu nombreux, n’ont pas de disponibilités avant des mois et pratiquent des dépassements d’honoraires. Je suis assez attentive au fait de consulter des médecins de secteur 1 (sauf pour ma fille pour qui je suis moins regardante), et du coup, là encore, je vais dans un centre de santé proche de mon travail.</p>
<h5>Interpellez les candidats à la présidentielle pour qu&rsquo;ils se préoccupent des questions de santé, notamment de la problématique de la désertification médicale, sur notre espace de mobilisation : <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/presidentielles2017/" target="_blank" rel="noopener">www.66millionsdimpatients.org/presidentielles2017</a></h5>
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			</item>
		<item>
		<title>Pathologies dues à la chaleur : reconnaître les symptômes et réagir</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/07/25/pathologies-dues-a-la-chaleur-reconnaitre-les-symptomes-et-reagir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2016 09:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
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					<description><![CDATA[La semaine dernière, nous abordions les bons gestes à adopter en cas de canicule, d&#8217;une part, les cas des personnes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La semaine dernière, nous abordions <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/en-cas-de-canicule-les-bons-gestes-a-adopter/" target="_blank" rel="noopener">les bons gestes à adopter en cas de canicule</a>, d&rsquo;une part, les cas des<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/seniors-enfants-diabetiques-sportifs-etes-vous-en-danger-face-a-la-canicule/" target="_blank" rel="noopener"> personnes plus exposées que d’autres aux risques sanitaires liés à une canicule</a>, d&rsquo;autre part. </strong></p>
<p><strong>Cette semaine, focus sur les pathologies provoquées spécifiquement par les fortes chaleurs, comment s’en protéger et comment réagir en cas de danger.</strong></p>
<h1>Quand parle-t-on de canicule ?</h1>
<p>Une canicule est un épisode durant lequel les températures sont anormalement élevées (la température dépendra de chaque région), durant au moins 3 jours consécutifs, et sans que les températures durant la nuit ne baissent significativement. Le corps est alors agressé car il doit sans répit compenser ces fortes chaleurs pour rester à une température saine (entre 37° et 37,5°). Cette compensation se fait notamment au travers de la transpiration qui s’intensifie mais peut du coup provoquer une déshydratation.</p>
<p>Pour les personnes âgées, c’est plutôt l’inverse car physiologiquement, en vieillissant, on transpire moins mais du coup la température du corps augmente dangereusement et peut entraîner un “coup de chaleur”, qui dans certains cas est mortel.</p>
<h1>Les pathologies directement provoquées par un excès de chaleur</h1>
<h2><strong>La dermite due à la chaleur</strong></h2>
<p><strong>Symptômes</strong> : éruption cutanée rouge qui provoque des démangeaisons sur des zones recouvertes de vêtements.<br />
<strong>Pourquoi ?</strong> C’est le cocktail chaleur, sueur et frottement des vêtements qui est en cause. Les vêtements synthétiques aggravent les risques, c’est pourquoi il est recommandé, pendant les périodes de grandes chaleurs, de porter des vêtements amples en fibres naturelles (coton, lin).<br />
<strong>Les personnes particulièrement exposées</strong> : les enfants.<br />
<strong>Complications</strong> : une surinfection par staphylocoque est possible.<br />
<strong>Comment réagir ?</strong> Privilégier les atmosphères fraîches (pièces climatisées) et moins humides.</p>
<h2><strong>L’œdème des extrémités</strong></h2>
<p><strong>Symptômes</strong> : gonflement des chevilles, des pieds et parfois des mains. Lorsque l’on appuie sur la peau, elle marque et peut mettre quelques instants à se retendre.<br />
<strong>Pourquoi ? </strong>Sous l’effet de la chaleur, les vaisseaux sanguins se dilatent et de l’eau peut passer sous la peau. C’est ce que l’on appelle de la rétention d’eau.<br />
<strong>Les personnes particulièrement exposées</strong> : les patients hypertendus ou diabétiques ayant des altérations vasculaires.</p>
<p><strong>Comment réagir ? </strong></p>
<ul>
<li>Rester dans une ambiance fraîche (pièce climatisée) est recommandé,</li>
<li>Dormir les jambes surélevées,</li>
<li>Marcher pour activer le retour veineux,</li>
<li>Les diurétiques sont contre-indiqués dans la mesure où ils peuvent entraîner une déshydratation.</li>
</ul>
<h2><strong>Les crampes de chaleur</strong></h2>
<p><strong>Symptômes</strong> : spasmes douloureux au niveau des jambes, des bras et de l’abdomen qui surgissent à la fin d’une activité physique intense accompagnés d’une forte sudation.<br />
<strong>Pourquoi ? </strong>La forte sudation, dans le cadre d’une activité physique intense entraîne une perte excessive du sodium et d’autres sels minéraux retenus dans l&rsquo;eau du corps comme le potassium, le calcium et le magnésium. C’est cette carence qui provoque les spasmes musculaires.<br />
<strong>Les personnes particulièrement exposées :</strong> les sportifs et les personnes (ouvriers, artisans…) travaillant en extérieur.</p>
<p><strong>Comment réagir ?</strong></p>
<ul>
<li>Mettre la personne dans un endroit frais,</li>
<li>Lui faire boire une boisson de réhydration (boisson hypotonique ou isotonique, comme celles conçues pour les sportifs, qui sont légèrement sucrées avec des apports en sels minéraux et surtout en sodium),</li>
<li>Si les douleurs ne passent pas au bout d’une heure, consultez un médecin. Il sera peut-être nécessaire d’envisager une réhydratation par perfusion.</li>
</ul>
<h2><strong>La syncope due à la chaleur</strong></h2>
<p><strong>Symptômes</strong> :</p>
<ul>
<li>Perte de connaissance brève qui fait suite à des efforts physiques ou une station debout prolongée en pleine chaleur.</li>
<li>Cette perte de connaissance peut être précédée d’étourdissements, de troubles de la vision et de nausées.</li>
</ul>
<p><strong>Pourquoi ? </strong>C’est une chute de tension artérielle qui est en cause et provoque la perte de connaissance.<br />
<strong>Complications</strong> : les principales complications sont, le cas échéant, celles dues à un traumatisme suite à la chute, qui peuvent s’avérer d’autant plus graves que la personne est âgée.</p>
<p><strong>Comment réagir </strong>:</p>
<ul>
<li>Allonger immédiatement la personne pour faire remonter sa tension</li>
<li>Puis l’installer dans un endroit frais et la faire boire.</li>
</ul>
<h2><strong>L’épuisement dû à la chaleur</strong></h2>
<p><strong>Symptômes</strong> :</p>
<ul>
<li>Faiblesse musculaire, fatigue,</li>
<li>Maux de tête,</li>
<li>Nausées, vomissements,</li>
<li>Vertiges,</li>
<li>Augmentation du rythme cardiaque,</li>
<li>Baisse de la tension,</li>
<li>Troubles du sommeil,</li>
<li>Modification du comportement,</li>
<li>Possiblement augmentation de la température du corps entre 38° et 40° (mais chez les personnes âgées, elle n’a pas toujours lieu),</li>
<li>Tous ces signes ne surviennent pas forcément brutalement.</li>
</ul>
<p><strong>Pourquoi ? </strong>Là encore, c’est la transpiration importante, du fait de la chaleur, qui provoque une perte excessive d’eau et des sels qu’elle contient.</p>
<p><strong>Comment réagir ?</strong></p>
<ul>
<li>Placer la personne au repos dans un endroit frais et aéré.</li>
<li>Maintenir le corps de la personne souffrante légèrement mouillé à l’aide d’un linge humide et frais et ventiler si possible la personne avec un ventilateur.</li>
<li>La réhydrater avec de l’eau, alterner avec des jus de fruits et des boissons énergétiques</li>
<li>Proposer des repas légers et fractionnés pour recharger l’organisme en sels minéraux</li>
<li>Consulter un médecin si les symptômes persistent après une heure ou deux.</li>
</ul>
<h2><strong>Le coup de chaleur</strong></h2>
<p>Bien que le nom semble assez générique, le « coup de chaleur » est une pathologie due à la chaleur avec des symptômes bien précis et très graves qui peuvent s’avérer mortels.</p>
<p><strong>Symptômes</strong> :</p>
<ul>
<li>Température corporelle supérieure à 40°,</li>
<li>Peau chaude, rouge et sèche</li>
<li>Confusion, délire</li>
<li>Convulsions voire coma</li>
<li>Nausées, vomissements, diarrhées</li>
<li>Chute de tension artérielle</li>
</ul>
<p><strong>Pourquoi ? </strong>Dans le cas du coup de chaleur, le corps est totalement dépassé et ne remplit même plus ses fonctions de sudation pour se refroidir. Ainsi par rapport aux autres pathologies où le patient est en nage, ici la peau du malade peut être tout à fait sèche.</p>
<p><strong>Comment réagir ?</strong></p>
<ul>
<li>Appeler le 15 sans tarder, le coup de chaleur est un cas d’urgence,</li>
<li>Placer le patient à l’ombre, dans un endroit frais et aéré voire ventilé si possible,</li>
<li>Lui retirer ses vêtements,</li>
<li>En attendant les secours, rafraîchir le patient avec un bain ou une douche froide, ou encore passer un linge frais et humide sur tout le corps.</li>
<li>Si vous devez partir aux urgences par vos propres moyens, prenez le temps de rafraîchir la voiture avec la climatisation.</li>
</ul>
<h4><strong>NUMÉROS D&rsquo;URGENCE</strong><br />
&#8211; Canicule Info Service (gratuit depuis un fixe) : 0 800 06 66 66<br />
&#8211; SAMU : 15</h4>
<h5>A lire également sur 66 millions d&rsquo;IMpatients :</h5>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/en-cas-de-canicule-les-bons-gestes-a-adopter/" target="_blank" rel="noopener">En cas de canicule : les bons gestes à adopter</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/seniors-enfants-diabetiques-sportifs-etes-vous-en-danger-face-a-la-canicule/" target="_blank" rel="noopener">Seniors, enfants, diabétiques, sportifs… êtes-vous en danger face à la canicule ?</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Grossesses à risque : des ratés dans la prise en charge</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/06/08/grossesses-a-risque-des-rates-dans-la-prise-en-charge/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 14:18:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[En dépit d’efforts importants consentis ces dernières années afin de réorganiser la prise en charge des femmes enceintes lors de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En dépit d’efforts importants consentis ces dernières années afin de réorganiser la prise en charge des femmes enceintes lors de l’accouchement, des dysfonctionnements subsistent avec notamment de trop fréquents cas de saturation des services spécialisés dans les grossesses compliquées en raison de l’orientation de certaines parturientes vers ces services sans réelle nécessité médicale… que ce soit de leur propre choix ou de celui des équipes qui les accompagnent. Au risque de voir les femmes réellement concernées rencontrer des difficultés d’accès à des soins adaptés.</strong></p>
<p>Les maternités saturées ? Certaines le sont plus que d’autres. C’est le cas des établissements dits de niveau 3 dédiés à l’accueil des grossesses à risque (bébés prématurés, naissances géméllaires ou multiples, etc.). Ces maternités disposent d&rsquo;une unité d&rsquo;obstétrique, de néonatalogie et de réanimation néonatale. Elles sont donc équipées pour prendre en charge les grossesses susceptibles de donner naissance à des nouveau-nés nécessitant des soins intensifs ou de la réanimation. En pratique, ces structures peuvent accueillir aussi bien des patientes ne présentant aucun risque. C’est précisément la gestion de cet accueil qui pose problème.</p>
<p>Sur les 544 maternités recensées dans <a href="https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Les-maternites" target="_blank" rel="noopener">un rapport publié l’année dernière par la Cour des comptes</a>, on en compte 255 de type 1 (grossesses sans risque), 223 de type 2 et 66 habilitées à recevoir plus spécifiquement les cas compliqués. Un quart de ces dernières déclare avoir souvent des difficultés pour accueillir les femmes par manque de place. « <em>En Île-de-France</em>, lit-on dans le rapport de la Cour, <em>il a pu être nécessaire, afin de libérer des lits permettant de recevoir des parturientes dont la situation ou celle de leur enfant l’exigeaient, de transférer d’autres femmes et leurs nouveau-nés en bonne santé dès le lendemain de la naissance vers des structures de type 1 </em>(grossesses à bas risque, ndlr) ».</p>
<h2><strong>La course à l’activité génère des situations de saturation</strong></h2>
<p>Plusieurs établissements publics de niveau 3 en région parisienne auraient pris ce parti d’accepter les grossesses à bas risque et de transférer les nouvelles mamans vers une maternité plus adaptée après l’accouchement. Selon les magistrats de la Cour, ce serait le cas de la maternité du Centre hospitalier universitaire de Bicêtre, habituée des transferts vers l’hôpital privé de Vitry-sur-Seine ou encore du Centre hospitalier de Pontoise qui, lui, renvoie vers l’établissement des portes de l’Oise. Drôle de prise en charge pour les patientes et leurs jeunes pousses, priés, dès que possible, de plier bagages pour un autre établissement.</p>
<p>L’objectif de la manœuvre est clair : augmenter les volumes d’actes réalisés et donc les montants attribués en conséquence aux établissements. « <em>Dans le contexte de la mise en œuvre de la tarification à l’activité</em>, explique la Cour des comptes,<em> certains établissements ont pu chercher à améliorer leur rentabilité par un accroissement du nombre des accouchements pratiqués</em> ». Résultat : au niveau national, le nombre d’accouchements ayant eu lieu dans une maternité de type 3 est passé de 19,3 % en 2002 à 24,6 % en 2012, soit une hausse de 32 % en 10 ans.</p>
<h2><strong>Un recours aux établissements de niveau 3 jugé peu optimal</strong></h2>
<p>Sans préciser si le constat résulte d’une saturation des maternités de niveau 3 ou d’une erreur d’aiguillage, la Cour des comptes relève qu’en 2012, sur les 4 322 naissances de grands prématurés (de poids inférieur à 1 500 grammes), 545, soit 13 %, ont eu lieu dans des maternités de type 1 et 2, alors qu’elles ne devraient intervenir que dans des maternités assurant un meilleur niveau de sécurité (niveau 3). C’est ce qu’on appelle jouer avec le feu… Pour les magistrats auteurs de cette étude, la capacité d’accueillir à tout moment une grossesse à risque dans une maternité de niveau 3 devrait être considérée « <em>comme un point de vigilance prioritaire, tant de la part des directions hospitalières que des agences régionales de santé</em> ».</p>
<h4><strong>Les chiffres de la maternité en France*</strong></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8211; Taux de fécondité : 2,03 enfants / femme (2e rang européen)<br />
&#8211; 811 000 accouchements par an<br />
&#8211; 58 000 naissances prématurées et 13 800 naissances géméllaires<br />
&#8211; Durée moyenne de séjour : 4,2 jours (3 jours en moyenne dans les autres pays de l’OCDE)<br />
&#8211; Taux de mortalité néonatale** : 2,3/1000 naissances (17e rang européen)<br />
&#8211; Plus des 2/3 des maternités ont fermé en 40 ans<br />
&#8211; Temps d’accès médian à une maternité : 17 minutes<br />
&#8211; Un quart des accouchements ont lieu dans une maternité de niveau 3<br />
&#8211; 544 maternités dont 147 cliniques privées<br />
&#8211; Dépassement moyen en clinique : 323 à 492 € (30 à 45% des interventions)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* <em>Source Cour des comptes, données 2011, 2012 et 2013</em><br />
** <em>Nombre d’enfants décédés dans les 27 premiers jours</em></p>
<p>L’augmentation de l’activité des maternités de niveau 3 s’explique aussi par la demande d’une meilleure sécurité «<em> dans un contexte où les accidents, pourtant rares, sont fortement médiatisés </em>». Ces établissements, du fait des investissements qu’ils ont réalisés, proposent également une qualité d’accueil qui séduit les femmes.<br />
Il n’empêche : si votre grossesse ne présente pas de risque particulier, privilégiez une maternité de niveau 1. Si vous optez pour un établissement de niveau 2 ou 3, pensez à vous faire préciser les conditions de la prise en charge, le risque notamment de vous voir imposer un transfert après l’accouchement.</p>
<h2><strong>Des dépassements d’honoraires qui n’arrangent rien</strong></h2>
<p>La saturation des maternités dédiées aux grossesses les plus à risque résulte également dans certaines villes du fait que ces structures sont les seules à accueillir les patientes sans facturer de dépassements d’honoraires. C’est le cas par exemple à Marseille et Nice, relève la Cour des comptes. Selon les données de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), l’accouchement dans les cliniques privées du département des Alpes-Maritimes est facturé dans plus de 8 cas sur 10 en moyenne de 550 € à 700 € selon l’intervention dont il est question (césarienne ou non, accouchement céphalique ou par le siège, etc.). Soit un dépassement variant de 175% à 225% du tarif fixé par la Sécurité sociale pour cet acte (313,5 €).</p>
<p>Pas étonnant qu’à ce prix-là, les femmes se réfugient à l’hôpital public quand bien même leur grossesse ne présente aucun risque. Rappelons qu’au niveau national, l’accouchement est l’objet de dépassement en clinique dans 30 à 45 % des cas selon la nature de l’intervention pour un montant facturé allant de 323 à 492 €. En 2012, les cliniques privées représentaient 27% du total des maternités en France. A noter que ces établissements ont refusé en bloc de répondre aux questions de la Cour des comptes et d’accueillir ses rapporteurs.</p>
<p>Pour retrouver les maternités à proximité de chez vous ainsi que le niveau d’accueil de chacune d’entre elles, rendez-vous sur <a href="http://www.perinat-france.org/portail-grand-public/reseaux/accouchement-maternites/les-maternites-type-i-ii-iii-642.html" target="_blank" rel="noopener">le site Périnatalité</a>, un organisme dont l’objectif est de « créer, développer et animer une politique d&rsquo;information et de communication en direction des professionnels et des familles ». De même, consultez le site <a href="http://www.scopesante.fr/#/" target="_blank" rel="noopener">Scope Santé</a> qui, outre le fait de mettre à disposition des données sur la qualité et la sécurité des soins dans les hôpitaux et cliniques français, propose notamment des synthèses colorées mettant en avant les meilleurs et les moins bons résultats de chaque établissement en termes de lutte contre les infections nosocomiales, évaluation de la douleur, prévention des complications de l’accouchement en maternité, entre autres choses.</p>
<h5>A lire également sur 66 millions d’Impatients :</h5>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/un-accouchement-autrement-en-maison-de-naissance/" target="_blank" rel="noopener">Un accouchement autrement en maison de naissance</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/reportage-les-accouchements-en-maison-de-naissance/" target="_blank" rel="noopener">REPORTAGE au CALM (acronyme de « Comme à la maison ») : accoucher en maison de naissance</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/accoucher-avec-ou-sans-peridurale/" target="_blank" rel="noopener">Accoucher avec ou sans péridural</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>L’accès parfois compliqué aux médecins hors des périodes ouvrables</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/04/04/lacces-parfois-complique-aux-medecins-hors-des-periodes-ouvrables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2016 08:55:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Une &#233;tude publi&#233;e r&#233;cemment montre qu&#8217;en 2015, comme les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, la participation des m&#233;decins lib&#233;raux &#224; la permanence des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	<strong>Une &eacute;tude publi&eacute;e r&eacute;cemment montre qu&rsquo;en 2015, comme les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, la participation des m&eacute;decins lib&eacute;raux &agrave; la permanence des soins a continu&eacute; de s&rsquo;effriter. Pour le Conseil national de l&#39;Ordre des M&eacute;decins (Cnom), les r&eacute;mun&eacute;rations propos&eacute;es sont trop peu incitatives.&nbsp; </strong>
</p>
<p>
	Le nombre de m&eacute;decins volontaires pour assurer la permanence des soins hors des p&eacute;riodes ouvrables (en semaine de 20h00 &agrave; 8h00, le samedi &agrave; partir de midi ainsi que les dimanches et jours f&eacute;ri&eacute;s de 8h00 &agrave; 20h00) a continu&eacute; de diminuer en 2015, selon une <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/enquete_pds_2015.pdf">&eacute;tude du Conseil national de l&rsquo;Ordre des M&eacute;decins</a> publi&eacute;e r&eacute;cemment.
</p>
<p>
	Cette diminution confirme une tendance amorc&eacute;e depuis plus de 10 ans (lire &agrave; ce sujet <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-qualite-de-vos-soins/lacces-aux-soins-en-dehors-des-heures-normales-douverture-2/">notre enqu&ecirc;te sur la permanence des soins ambulatoires</a> publi&eacute;e en avril 2015). Rappelons que c&rsquo;est en 2002 que l&rsquo;obligation de garde impos&eacute;e aux m&eacute;decins a &eacute;t&eacute; remplac&eacute;e par un dispositif bas&eacute; sur le volontariat. &laquo;&nbsp;<em>Sur l&rsquo;ensemble des d&eacute;partements</em>, rel&egrave;ve le Cnom, <em>le pourcentage des volontaires est de 65 %</em> [en 2015] <em>soit une baisse de 2 points par rapport &agrave; 2014 (baisse peu significative, mais plus importante que celle enregistr&eacute;e en 2014)</em>&nbsp;&raquo;.
</p>
<h2>
	<strong>Moins de m&eacute;decins volontaires hors des heures ouvrables</strong><br />
</h2>
<p>
	Le Cnom souligne toutefois que &laquo;&nbsp;<em>dans 66 d&eacute;partements, le pourcentage des volontaires reste sup&eacute;rieur &agrave; 60 %</em>&nbsp;&raquo;, un chiffre, pour la premi&egrave;re fois depuis 13 ans, en l&eacute;g&egrave;re hausse par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente (63 d&eacute;partements en 2014). En 2012, 72 d&eacute;partements affichaient une proportion de volontaires sup&eacute;rieure &agrave; ce taux.
</p>
<p>
	Les raisons de cette d&eacute;saffection sont connues depuis longtemps. Un <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-info/i2837.pdf">rapport sur l&rsquo;organisation de la permanence des soins publi&eacute; par l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale</a> en juin 2015 rappelle que cette situation r&eacute;sulte notamment &laquo;&nbsp;<em>de consid&eacute;rations sociologiques et territoriales&nbsp;: l&rsquo;installation dans des territoires peu dens&eacute;ment peupl&eacute;s, l&rsquo;aspiration &agrave; une certaine qualit&eacute; de vie, la conciliation de la vie professionnelle avec la vie familiale p&egrave;sent pour beaucoup dans la faiblesse du volontariat des m&eacute;decins, en particulier des plus jeunes d&rsquo;entre eux</em>&nbsp;&raquo;.
</p>
<p>
	La moindre participation des m&eacute;decins au dispositif de permanence des soins s&rsquo;expliquerait &eacute;galement selon les parlementaires auteurs de ce rapport par la refonte des territoires de garde dont le nombre a chut&eacute; de 2&nbsp;834 en 2005 &agrave; 1&nbsp;764 en 2013. Las de parcourir des pans de territoire de plus en plus vastes &laquo;&nbsp;avec une relation de proximit&eacute; progressivement distendue&nbsp;&raquo;, les m&eacute;decins seraient de plus en plus tent&eacute;s de raccrocher les crampons.
</p>
<h2>
	<strong>Un co&ucirc;t de plusieurs centaines de millions d&rsquo;euros par an</strong><br />
</h2>
<p>
	Sans m&eacute;decin hors des p&eacute;riodes ouvrables, ce qui n&rsquo;est pas si rare en pleine nuit dans les zones d&eacute;sertifi&eacute;es, les patients n&rsquo;ont pas d&rsquo;autres choix que de se rendre aux urgences en cas de probl&egrave;me m&eacute;dical. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que les pouvoirs publics souhaitent &eacute;viter tant ce parcours est co&ucirc;teux et devrait &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute; aux cas relevant de l&rsquo;urgence.
</p>
<p>
	En pratique, les m&eacute;decins lib&eacute;raux qui interviennent sont r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s sur la base d&rsquo;un forfait par astreinte dont le plancher est de 150 euros pour une p&eacute;riode de 12 heures. Le montant est fix&eacute; &agrave; la discr&eacute;tion des Agences r&eacute;gionales de Sant&eacute; (ARS). Dans certaines r&eacute;gions, ce forfait peut atteindre le triple, voire le quadruple.
</p>
<p>
	A cette somme, s&rsquo;ajoute le paiement des actes que r&eacute;alise le m&eacute;decin pendant sa garde dont le montant est valoris&eacute; de fa&ccedil;on variable en fonction du moment o&ugrave; ils sont effectu&eacute;s. Quant aux m&eacute;decins r&eacute;gulateurs, charg&eacute;s autrement dit de r&eacute;pondre aux appels des patients et d&rsquo;&eacute;valuer la prise en charge qui leur convient le mieux, ils sont r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s sur la base d&rsquo;un forfait horaire qui varie de 70 &agrave; 92&nbsp;euros.
</p>
<h2>
	<strong>Le Conseil de l&rsquo;Ordre des M&eacute;decins appelle &agrave; une meilleure r&eacute;mun&eacute;ration</strong><br />
</h2>
<p>
	Plusieurs ARS ont instaur&eacute; un second type de forfait afin de valoriser certaines plages horaires et les rendre ainsi plus attractives, indique le rapport de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>jusqu&rsquo;&agrave; 120&nbsp;euros en Picardie pour la nuit profonde, 100&nbsp;euros pour les heures effectu&eacute;es les jours de No&euml;l et de l&rsquo;an en Lorraine</em>&nbsp;&raquo;.
</p>
<p>
	Il n&rsquo;existe pas de donn&eacute;es r&eacute;centes sur le volume d&rsquo;activit&eacute; des m&eacute;decins participant &agrave; la permanence des soins et les revenus qu&rsquo;elle permet de g&eacute;n&eacute;rer. Selon une <a href="http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Points_de_repere_n__28.pdf">&eacute;tude de l&rsquo;Assurance maladie publi&eacute;e en 2009</a>, les m&eacute;decins volontaires ont effectu&eacute; en 2007 34,5 astreintes en moyenne sur l&rsquo;ann&eacute;e, soit 3 jours ou nuits par mois pour une r&eacute;mun&eacute;ration de 4 050 euros.
</p>
<p>
	Pour ce qui est de la r&eacute;gulation, &laquo;&nbsp;<em>la contribution moyenne est de 136 heures par an, soit l&rsquo;&eacute;quivalent d&rsquo;une nuit par mois, pour une r&eacute;mun&eacute;ration de 9 300 euros</em>&nbsp;&raquo;. En 2007, les 30 000 m&eacute;decins participants &agrave; la permanence des soins (sur plus de 110&nbsp;000 m&eacute;decins lib&eacute;raux en activit&eacute; r&eacute;guli&egrave;re, dont environ la moiti&eacute; en tant que g&eacute;n&eacute;ralistes) ont engrang&eacute; 4 300 euros en moyenne.
</p>
<h2>
	<strong>Pour la solidarit&eacute; entre professionnels, on repassera</strong><br />
</h2>
<p>
	Ce montant s&rsquo;est &eacute;lev&eacute; &agrave; 13 800 euros pour les 1 500 m&eacute;decins additionnant les activit&eacute;s d&rsquo;astreinte et de r&eacute;gulation. Ces niveaux de r&eacute;mun&eacute;ration ont &eacute;t&eacute; substantiellement revaloris&eacute;s en 2011 (voir ci-dessus). Visiblement, &ccedil;a n&rsquo;a pas suffit &agrave; motiver les troupes.
</p>
<p>
	D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;appel du Cnom &agrave; &laquo;&nbsp;<em>des mesures d&rsquo;incitation financi&egrave;re (r&eacute;&eacute;valuation des indemnit&eacute;s d&rsquo;astreinte, forfaitisation des revenus quand l&rsquo;activit&eacute; est faible) ou encore &agrave; la d&eacute;fiscalisation des honoraires g&eacute;n&eacute;r&eacute;s lors des permanences</em>&nbsp;&raquo;. Rappelons que plusieurs professions, y compris hors du cercle m&eacute;dical, se pr&ecirc;tent au jeu de l&rsquo;astreinte dans la mesure o&ugrave;&nbsp;leur fonction l&rsquo;exige.
</p>
<p>
	Le volontariat, m&ecirc;me subventionn&eacute;, ne s&eacute;duit pas l&rsquo;ensemble du corps m&eacute;dical. Nombreux sont les praticiens qui n&rsquo;y participent pas et laissent les confr&egrave;res faire le boulot. Dommage, car plus la contrainte est partag&eacute;e, moins &eacute;videmment elle est lourde. Pour la solidarit&eacute; entre professionnels, on repassera&hellip;
</p>
<h4>
	<strong>UNE R&Eacute;GULATION QUI TARDE &Agrave; S&#39;IMPOSER AUX PATIENTS</strong><br />
</h4>
<h4>
	La d&eacute;saffection des m&eacute;decins de la permanence des soins n&rsquo;est pas le seul probl&egrave;me dont souffre le dispositif. Le Cnom et la mission parlementaire de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;rel&egrave;vent ainsi que les usagers sont encore trop nombreux &agrave; en m&eacute;conna&icirc;tre l&rsquo;existence. Ce dispositif s&rsquo;appuie sur le Centre 15 auquel le patient est invit&eacute; &agrave; s&rsquo;adresser par t&eacute;l&eacute;phone pour &ecirc;tre mis en contact avec un m&eacute;decin r&eacute;gulateur. Ce dernier l&rsquo;aiguillera vers la prise en charge qui lui semble la plus adapt&eacute;e en fonction des sympt&ocirc;mes d&eacute;crits. En Franche-Comt&eacute;, la plateforme de Besan&ccedil;on a par exemple g&eacute;r&eacute; 79155 dossiers en 2014, rapporte le Cnom. Sur ce nombre, 53 % des recours se sont conclu par un conseil m&eacute;dical, 35% par une consultation aupr&egrave;s d&rsquo;un m&eacute;decin de garde, 7 % par l&rsquo;envoi d&rsquo;un transport sanitaire et 4 % par une visite d&rsquo;un m&eacute;decin &agrave; domicile.<br />
	Pour les auteurs du rapport parlementaire, &laquo;&nbsp;<em>un effort de p&eacute;dagogie sur l&rsquo;explication des m&eacute;canismes de la r&eacute;gulation effectu&eacute;e par le Centre 15 semble vraiment s&rsquo;imposer car tr&egrave;s peu de patients connaissent les m&eacute;canismes d&rsquo;interconnexion entre le standard du Centre 15, les professionnels du SAMU, les sapeurs-pompiers, et ignorent d&rsquo;ailleurs la pr&eacute;sence sur les lieux m&ecirc;me du standard t&eacute;l&eacute;phonique de m&eacute;decins lib&eacute;raux qui se chargent d&rsquo;une partie de la r&eacute;gulation</em>&nbsp;&raquo;. Cette fonction d&rsquo;aiguillage n&rsquo;est pas reconnue par les patients qui assimilent dans la majorit&eacute; des cas l&rsquo;appel au 15 &agrave; une urgence vitale ou tr&egrave;s grave. Et de ce fait n&rsquo;ont pas le r&eacute;flexe de l&rsquo;utiliser comme l&rsquo;outil de r&eacute;gulation qu&rsquo;il pr&eacute;tend &ecirc;tre. Au risque, l&agrave; encore, de filer vers le service d&rsquo;urgence le plus proche pour un bobo qui ne le justifie &eacute;ventuellement pas&hellip;<br />
</h4>
<p>
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			</item>
		<item>
		<title>Déserts médicaux : vers une régulation de l’installation des médecins ?!</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/03/15/deserts-medicaux-vers-une-regulation-installation-des-medecins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2016 11:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous sommes de plus en plus nombreux &#224; &#234;tre confront&#233;s &#224; la difficult&#233; d&#8217;obtenir un rendez-vous chez le m&#233;decin&#160;: 63% [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	<strong>Nous sommes de plus en plus nombreux &agrave; &ecirc;tre confront&eacute;s &agrave; la difficult&eacute; d&rsquo;obtenir un rendez-vous chez le m&eacute;decin&nbsp;: 63% des Fran&ccedil;ais d&eacute;clarent en effet avoir d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; au moins une fois dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de consulter un m&eacute;decin (g&eacute;n&eacute;raliste et / ou sp&eacute;cialiste) dans un d&eacute;lai raisonnable. Les plus affect&eacute;es sont les 2,5 millions de personnes qui vivent dans un des 192 &laquo;&nbsp;d&eacute;serts m&eacute;dicaux&nbsp;&raquo; recens&eacute;s en 2015 par le Conseil national de l&rsquo;Ordre des m&eacute;decins en France m&eacute;tropolitaine.</strong>
</p>
<h2>
	<strong>Plus qu&rsquo;un probl&egrave;me de d&eacute;mographie, notre pays doit faire face &agrave; un manque d&rsquo;attractivit&eacute; de certaines sp&eacute;cialit&eacute;s m&eacute;dicales</strong><br />
</h2>
<p>
	Et cela risque de s&rsquo;aggraver dans les ann&eacute;es &agrave; venir&nbsp;: nombre de m&eacute;decins aujourd&rsquo;hui en exercice approchent de l&rsquo;&acirc;ge de la retraite, notamment dans les territoires o&ugrave; ils sont d&eacute;j&agrave; peu nombreux et dans lesquels la rel&egrave;ve est difficile &agrave; trouver et &agrave; fid&eacute;liser&nbsp;!
</p>
<p>
	Pourtant, on ne manque pas de m&eacute;decins en France. Avec une moyenne d&rsquo;1 praticien en activit&eacute; pour 300 habitants, on compte parmi les pays avec la plus forte densit&eacute; m&eacute;dicale moyenne. Mais les moyennes cachent de grandes disparit&eacute;s&nbsp;:
</p>
<ul>
<li>
		selon les sp&eacute;cialit&eacute;s dont certaines sont en souffrance comme en ophtalmologie par exemple,
	</li>
<li>
		selon les territoires o&ugrave; l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; certaines sp&eacute;cialit&eacute;s, voire m&ecirc;me en m&eacute;decine g&eacute;n&eacute;rale, est probl&eacute;matique.
	</li>
</ul>
<p>
	Plus qu&rsquo;un probl&egrave;me de d&eacute;mographie, notre pays doit faire face &agrave; un <strong>manque d&rsquo;attractivit&eacute; de certaines sp&eacute;cialit&eacute;s m&eacute;dicales</strong>, et surtout &agrave; une<strong> <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/les-deserts-medicaux-une-realite-auxquels-font-face-les-patients/" target="_blank">r&eacute;partition tr&egrave;s in&eacute;gale des m&eacute;decins sur le territoire</a></strong>. Deux facteurs cl&eacute;s sur lesquels il est important d&rsquo;agir simultan&eacute;ment.
</p>
<p>
	Diff&eacute;rents leviers peuvent &ecirc;tre actionn&eacute;s, de fa&ccedil;on compl&eacute;mentaire, pour r&eacute;pondre &agrave; ce double ph&eacute;nom&egrave;ne, conditionnant un acc&egrave;s g&eacute;ographique plus &eacute;quilibr&eacute; au m&eacute;decin&nbsp;:
</p>
<ul>
<li>
		agir sur leur formation,
	</li>
<li>
		augmenter les mesures incitatives existantes proposant un accompagnement mat&eacute;riel et financier,
	</li>
<li>
		r&eacute;guler leur installation pour &eacute;viter qu&rsquo;ils n&rsquo;aillent exercer dans les territoires o&ugrave; la densit&eacute; m&eacute;dicale est d&eacute;j&agrave; plus importante qu&rsquo;ailleurs,
	</li>
<li>
		innover en mati&egrave;re de pratique m&eacute;dicale.
	</li>
</ul>
<h1>
	<strong>Pour en savoir plus sur les d&eacute;serts m&eacute;dicaux vous pouvez consulter&nbsp;:</strong><br />
</h1>
<p>
	&#8211; Le film p&eacute;dagogique r&eacute;alis&eacute; par le Collectif Interassociatif Sur la Sant&eacute; (CISS) <em>&laquo;&nbsp;Recherche m&eacute;decin d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment &ndash; Des cl&eacute;s pour comprendre, des pistes pour agir&nbsp;&raquo; :</em>
</p>
<p>
	<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ZSTPnca0Jng" width="560"></iframe>
</p>
<p>
	&#8211; La journ&eacute;e interassociative de r&eacute;flexion sur le sujet, organis&eacute;e le 04 novembre 2015 par le CISS, sur le th&egrave;me <em>&laquo;&nbsp;<a href="http://leciss.org/espace-presse/actualit%C3%A9s/deserts-medicaux-vers-un-encadrement-de-l-installation" target="_blank">D&eacute;serts m&eacute;dicaux&nbsp;: vers un encadrement de l&rsquo;installation&nbsp;!?</a>&nbsp;&raquo;</em>
</p>
<h2>
	<strong>Les n&eacute;gociations sur la nouvelle convention m&eacute;dicale d&eacute;butent, l&rsquo;occasion de se mobiliser sur la question des d&eacute;serts m&eacute;dicaux</strong><br />
</h2>
<p>
	Il se trouve que l&rsquo;Assurance maladie et les syndicats repr&eacute;sentant les m&eacute;decins lib&eacute;raux sont en train de n&eacute;gocier la nouvelle convention m&eacute;dicale, qui r&eacute;git les relations et obligations r&eacute;ciproques entre les m&eacute;decins lib&eacute;raux qui dispensent les soins et la S&eacute;curit&eacute; sociale qui les r&eacute;mun&egrave;re en grande partie. Or, des dispositions peuvent &ecirc;tre prises dans le cadre de cette convention pour plusieurs des leviers actionnables afin de r&eacute;pondre aux d&eacute;serts m&eacute;dicaux. Et il faut notamment rappeler la possibilit&eacute; d&rsquo;int&eacute;grer &agrave; la convention m&eacute;dicale des crit&egrave;res de r&eacute;gulation de l&rsquo;installation des m&eacute;decins, notamment le &laquo;&nbsp;conventionnement s&eacute;lectif&nbsp;&raquo; qui consiste &agrave; ne pas permettre le conventionnement d&rsquo;un m&eacute;decin par l&rsquo;Assurance maladie lorsqu&rsquo;il choisit de s&rsquo;installer dans un territoire o&ugrave; il y a d&eacute;j&agrave; un nombre suffisant de m&eacute;decins de sa sp&eacute;cialit&eacute; en exercice (&agrave; moins que son installation corresponde au d&eacute;part d&rsquo;un de ses confr&egrave;res). Ce type de &laquo;&nbsp;conventionnement s&eacute;lectif&nbsp;&raquo; existe d&eacute;j&agrave; pour les infirmiers lib&eacute;raux et a permis de r&eacute;orienter l&rsquo;installation de ces professionnels de sant&eacute; vers les territoires o&ugrave; ils sont moins nombreux.
</p>
<p>
	D&rsquo;autres modes de r&eacute;gulation de l&rsquo;installation des m&eacute;decins peuvent aussi &ecirc;tre envisag&eacute;s, comme celui existant pour les pharmaciens qui doivent obtenir une autorisation administrative de l&rsquo;agence r&eacute;gionale de sant&eacute; pour cr&eacute;er une pharmacie. Ce type d&rsquo;autorisation existe aussi pour de nombreux autres &laquo;&nbsp;offreurs de soins&nbsp;&raquo;, par exemple pour les &eacute;tablissements de sant&eacute;&nbsp;: on ne peut pas cr&eacute;er un h&ocirc;pital ou une clinique o&ugrave; bon nous semble, ni m&ecirc;me un &eacute;tablissement m&eacute;dico-social. On voit que pour toute offre de soins il est important de disposer de moyens pour l&rsquo;encadrer et la r&eacute;guler, de fa&ccedil;on &agrave; ce qu&rsquo;elle r&eacute;ponde au mieux aux besoins de la population dans son ensemble.
</p>
<p>
	Dans l&rsquo;imm&eacute;diat, &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; une nouvelle convention m&eacute;dicale est en n&eacute;gociation, il nous semble important de rappeler aux parties prenantes &agrave; cette n&eacute;gociation que <strong>des r&eacute;ponses concr&egrave;tes et efficaces aux d&eacute;serts m&eacute;dicaux doivent &ecirc;tre LA priorit&eacute; de la convention&nbsp;! Et nous vous invitons &agrave; soutenir cette demande en interpellant les parties prenantes en question : <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/lespace-mobilisation/" target="_blank">rendez-vous sour notre ESPACE DE MOBILISATION</a>.</strong>
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		<title>Les déserts médicaux, une réalité auxquels font face les patients</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2015 15:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[La désertification de l&#8217;offre de soins que connaissent certains de nos territoires suit une tendance inquiétante depuis plusieurs années. Et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La désertification de l&rsquo;offre de soins que connaissent certains de nos territoires suit une tendance inquiétante depuis plusieurs années. Et la situation ne semble pas s&rsquo;arranger, s&rsquo;inquiète le Collectif interassociatif sur la santé (CISS), qui regroupe une quarantaine d’associations de patients, éditeur de 66 Millions d’IMpatients, dans un communiqué de presse publié mercredi 4 novembre.</strong></p>
<p><strong>« <em>Les différentes mesures incitatives mises en œuvre ne permettent ni d’amortir les baisses d’effectifs pour certaines spécialités, ni de répartir plus harmonieusement les installations et les exercices sur les différents territoires</em> », indique le CISS. Et ce sont au final les patients qui en pâtissent.</strong></p>
<h2>Des déserts médicaux, y compris en ville</h2>
<p>Certains nient encore l’existence de déserts médicaux. Il y a pourtant bien aujourd’hui des déserts médicaux, y compris en ville. Car un désert médical n’est ni un territoire dépeuplé, ni forcément un territoire enclavé, péri-urbain, ou délaissé par les services publics. Un désert médical est un territoire habité par une population qui peine à accéder aux soins médicaux comparativement à la moyenne nationale.</p>
<p>Dans un <a href="http://leciss.org/sites/default/files/SondageBVA-CISS-Les-Francais-et-les-deserts-medicaux.pdf" target="_blank">sondage BVA « Les Français et les déserts médicaux »</a> (réalisé par téléphone du 22 au 24 octobre auprès de 1001 personnes), dévoilé par l’association le CISS, la majorité (60 %) des personnes interrogées estiment que le manque de médecins dans certains territoires résulte «<em> avant tout</em> » de leur mauvaise répartition sur le territoire, bien davantage que de « <em>l&rsquo;insuffisance de médecins formés</em> » (16 %).</p>
<blockquote><p>«<em> Aujourd’hui, il y a des déserts médicaux, et les médecins ne veulent plus s’installer dans ces endroits-là</em> », indiquait le Secrétaire général délégué du CISS, Christian Saout, invité sur RMC la semaine dernière. « <em>Pourtant les Français ont payé une assurance maladie tous les mois, les entrepreneurs aussi. On paye des complémentaires. Tous les Français mettent 210 milliards d’euros, pour ne pas trouver des médecins là où ils habitent. Pour l’Education nationale, on met moitié moins, alors qu’on trouve des collèges et des universités un peu partout.</em> »</p></blockquote>
<h2>Des délais de rendez-vous trop longs</h2>
<p>Il ressort aussi du sondage BVA réalisé pour le CISS que les Français peinent souvent à obtenir un rendez-vous chez le médecin dans un délai raisonnable.</p>
<p>Les premières difficultés rencontrées pour consulter un médecin sont les délais pour obtenir un rendez-vous. Les personnes interrogées placent ainsi en 1ère position les délais « <em>trop importants</em> » pour obtenir un rendez-vous (55 %).</p>
<p>Et lorsqu’il est demandé auprès de quels spécialistes les Français ont le plus de mal à obtenir un rendez-vous, il en ressort, comme on s’en doutait, que ce sont les rendez-vous ophtalmologiques qui sont, de loin, les plus difficiles à obtenir dans des délais raisonnables. 47 % des personnes ayant exprimé leur impossibilité à obtenir un rendez-vous avec un spécialiste ont cité un ophtalmologue.</p>
<p>La problématique semble plus importante encore dans les zones périurbaines (62 %). Loin derrière, les Français citent le refus de certains médecins de prendre de nouveaux patients (30 %) devant le coût trop élevé des consultations et la distance à parcourir pour trouver un médecin, à égalité (23 %). Au final, seuls 17 % de nos concitoyens déclarent n’avoir aucune difficulté pour consulter un médecin.</p>
<h2>L’encadrement de l’installation des médecins : une solution contre la désertification médicale ?</h2>
<p>« <em>Ces difficultés</em> (&#8230;) <em>sont largement liées à la densité des médecins dans les territoires</em> », assure le CISS, dénonçant l&rsquo;inefficacité des mesures incitatives, comme les aides financières à l&rsquo;investissement ou à l&rsquo;activité des médecins s&rsquo;installant dans les zones en déficit de médecins.</p>
<p>Il réclame ainsi d’« <em>encadrer l&rsquo;installation</em> » des médecins grâce à une « <em>carte sanitaire opposabl</em>e » localisant « <em>les besoins en ouverture de cabinets médicaux</em> » et « <em>en soumettant les médecins à une demande d&rsquo;autorisation administrative en vue de leur installation</em> ».</p>
<p>Le CISS souhaite que la prochaine convention médicale, qui régit les relations entre les médecins et la Sécurité sociale et sera négociée en 2016, contienne « <em>des mécanismes de désincitations dans les zones sur-denses</em> ».</p>
<p>Les autres solutions mises sur la table sont :</p>
<ul>
<li>limiter les dépassements d&rsquo;honoraires dans les « zones sur-médicalisées (&#8230;) pour éviter que la moindre activité ne soit compensée par l&rsquo;augmentation » des tarifs.</li>
<li>augmenter « la rémunération forfaitaire des médecins qui acceptent de s&rsquo;installer dans les déserts médicaux » et encourager « le transfert de certains actes médicaux vers des professionnels de santé non médecins formés à ces actes ».</li>
</ul>
<p>Selon le sondage BVA précité, plus de 7 Français sur 10 pensent que les pouvoirs publics devraient intervenir, dont 38 % «<em> en accordant plus d&rsquo;avantages aux médecins prêts à exercer dans les déserts médicaux</em> » et 29 % « <em>en limitant l&rsquo;installation dans les zones où ils sont déjà en nombre suffisant</em> ».</p>
<p>Deux <strong>micro-trottoirs</strong> réalisés pour le CISS <strong>sur les déserts médicaux</strong> complètent l’étude BVA et témoignent notamment de la préoccupation des patients à l’égard des difficultés d’accès aux soins dues aux déserts médicaux :</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/5QH42VtdknQ" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Fd08-bdjQdo" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<h5>Et vous, fidèles lecteurs [Im]Patients, avez-vous déjà été confrontés à la désertification médicale ? Participez à notre sondage « <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/les-pouvoirs-publics-devraient-ils-intervenir-pour-reguler-la-repartition-des-medecins-liberaux-sur-le-territoire/14/" target="_blank">Les pouvoirs publics devraient-ils intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire ?</a> »</h5>
<p><strong>En savoir plus :</strong></p>
<p><a href="http://www.leciss.org/espace-presse/communiqu%C3%A9s-de-presse/deserts-medicaux-encadrer-l-installation" target="_blank">Déserts médicaux : réalité versus fantasme ?</a>, communiqué commun CISS-Fnath-Unaf du 4 novembre 2015</p>
<p>
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		<title>Les pouvoirs publics devraient-ils intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2015 16:12:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accéder rapidement à des soins proches de chez soi]]></category>
		<category><![CDATA[Sondage]]></category>
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					<description><![CDATA[Contrairement &#224; ce qui existe pour d&#8217;autres professions lib&#233;rales de sant&#233;, il n&#8217;existe aucun dispositif qui tente de r&#233;guler l&#8217;installation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Contrairement &agrave; ce qui existe pour d&rsquo;autres professions lib&eacute;rales de sant&eacute;, il n&rsquo;existe aucun dispositif qui tente de r&eacute;guler l&rsquo;installation des m&eacute;decins par des crit&egrave;res d&rsquo;encadrement tenant compte du rapport entre la densit&eacute; m&eacute;dicale et la densit&eacute; de population dans les territoires.
</p>
<p>
	Pourtant, des dispositifs de ce type sont appliqu&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres professions de sant&eacute;. Pour les infirmiers, dans le cadre d&rsquo;un conventionnement avec l&rsquo;Assurance maladie qui pr&eacute;voit notamment qu&rsquo;un infirmier envisageant de s&rsquo;installer en exercice lib&eacute;ral dans une zone &laquo; surdot&eacute;e &raquo; ne le peut que si un infirmier lib&eacute;ral cesse son activit&eacute; dans cette m&ecirc;me zone. Pour les pharmaciens, l&rsquo;installation d&rsquo;une nouvelle officine dans un territoire est conditionn&eacute;e &agrave; une autorisation administrative d&eacute;livr&eacute;e par l&rsquo;Agence r&eacute;gionale de Sant&eacute; en fonction du nombre d&rsquo;habitants.
</p>
<p>
	Dans un <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/les-deserts-medicaux-une-realite-auxquels-font-face-les-patients/" target="_blank">sondage BVA &quot;Les Fran&ccedil;ais et les d&eacute;serts m&eacute;dicaux&quot;</a>, r&eacute;alis&eacute; en octobre 2015 par le CISS,&nbsp;les Fran&ccedil;ais sond&eacute;s sont 7 sur 10 &agrave; consid&eacute;rer &agrave; la fois que les r&egrave;gles de r&eacute;partition des m&eacute;decins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins des patients, mais aussi que les pouvoirs publics devraient intervenir pour r&eacute;guler cette r&eacute;partition.
</p>
<p>
	<strong>Et vous, quel est votre avis ?</strong> Merci pour votre participation (en 2 clics) !
</p>
<p>
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