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	<title>Le dossier pharmaceutique Archives - France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>Le dossier pharmaceutique Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Femmes enceintes et jeunes enfants : précaution sur les soins médicaux et les médicaments</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jan 2019 16:24:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[Les médicaments que nous pouvons supporter en tant qu’adulte ne sont pas forcément adaptés aux enfants, moins encore aux embryons [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les médicaments que nous pouvons supporter en tant qu’adulte ne sont pas forcément adaptés aux enfants, moins encore aux embryons et fœtus dans le ventre de leur maman, puisque cela pourrait nuire à leur développement.</strong></p>
<p><strong>Récemment encore, le scandale autour de la Dépakine et des médicaments contenant du valproate montre bien que lorsque l’on est enceinte, la vigilance concernant la prise de médicaments est de rigueur. Il est donc recommandé d’éviter d’en prendre et surtout de ne pas pratiquer d’automédication, même avec des médicaments vendus sans ordonnance et qui nous semblent banals.</strong></p>
<p><strong>Cette recommandation est évidemment valable pour les enfants, tout particulièrement pour les enfants en bas-âge.</strong></p>
<p><strong>En matière de soins médicaux, il est également important de prendre des précautions particulières avec les enfants et les femmes enceintes, surtout concernant les soins dentaires pour ne pas les exposer au mercure, parfois utilisé pour les amalgames, et aux éventuels perturbateurs endocriniens que l’on risque de retrouver dans les prothèses, les implants et les produits utilisés pour les poser.</strong></p>
<p><strong>Rappelons que :</strong></p>
<ul>
<li><strong>La barrière du placenta ne suffit pas à préserver le futur bébé d’éventuelles contaminations chimiques ;</strong></li>
<li><strong>Les contaminants chimiques peuvent passer à travers le lait maternel.</strong></li>
</ul>
<h2>ÉVITER DE PRENDRE DES MÉDICAMENTS PENDANT LA GROSSESSE</h2>
<p>L’affaire de la Dépakine et des médicaments contenant du valproate, qui sont prescrits comme traitements de l’épilepsie et des troubles bipolaires et qui ont provoqué des malformations et des altérations neurologiques chez des milliers d’enfants exposés in utero entre 2007 et 2014, rappelle qu’en matière de traitements médicamenteux, la période de la grossesse est particulièrement à risque.</p>
<p>En effet, bien que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) évalue spécifiquement les risques des médicaments, au cours de la grossesse, lors de leur autorisation de mise sur le marché, on n’effectue pas d’études cliniques préalables à la mise sur le marché sur les femmes enceintes. L’ANSM se base, <a href="https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/Medicaments-et-grossesse/Evaluation/(offset)/1" target="_blank" rel="noopener">ainsi qu’il est indiqué sur son site</a>, sur :</p>
<ul>
<li>« <em>Les données observées dans le cadre des études sur la toxicité de la reproduction menées chez l’animal avec la substance active évaluée, </em></li>
<li><em>Les données cliniques d’observation relatives à des femmes exposées au produit au cours de leur grossesse.»</em></li>
</ul>
<p>Ainsi, si nous avons un certain recul sur les médicaments mis sur le marché depuis de nombreuses années, les nouveaux médicaments présentent forcément plus de risques durant une grossesse.</p>
<p>En cas de nécessité, il est donc indispensable de demander l’avis de son médecin ou de son pharmacien avant de prendre un médicament, même si c’est un médicament que l’on prend régulièrement et même s’il est vendu sans ordonnance.</p>
<p>L’ANSM rappelle sur son site (« <a href="https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/Medicaments-et-grossesse/Medicaments-et-grossesse/(offset)/0" target="_blank" rel="noopener">Médicaments et grossesse </a>») que selon les périodes de la grossesse, les médicaments peuvent présenter pour l’enfant à naître des risques de malformations, des atteintes de la croissance ou de la maturation des organes, des troubles cognitifs, du comportement, etc.</p>
<p>Deux pictogrammes ont été mis en place depuis 2017 sur les boîtes de médicaments qui présentent un risque durant la grossesse :</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-12384" title="" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2019/01/pictos-grossesse.jpg" alt="pictogrammes sur boîtes de médicaments dans le cas de la grossesse" width="630" height="259" /></p>
<h2>QUELQUES MÉDICAMENTS À LA LOUPE DURANT LA GROSSESSE</h2>
<p>Des médicaments aussi banals que l’ibuprofène ou l’aspirine, qui sont par ailleurs vendus sans ordonnance, sont par exemple contre-indiqués à partir du 6<sup>ème</sup> mois de grossesse.</p>
<p>« <em>L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rappelle donc que tous les AINS (ex : ibuprofène, kétoprofène, diclofénac&#8230;), y compris l’acide acétylsalicylique (aspirine1), sont contre-indiqués à partir du début du 6ème mois de grossesse, quelle que soit la durée du traitement et la voie d’administration (voie orale, injectable, cutanée…). Ces médicaments peuvent en effet être toxiques pour le fœtus, même après une seule prise, avec un risque d’atteintes rénale et cardio-pulmonaire pouvant entraîner une mort fœtale in utero ou néonatale. </em>»</p>
<p>Sont également contre-indiqués durant la grossesse :</p>
<ul>
<li>Les traitements contre l’acné à base d’isotrétinoïne, qui peuvent provoquer des malformations ou des troubles psychiatriques chez l’enfant à naître ;</li>
<li>Les traitements contre l’épilepsie à base de valproate et dérivés ;</li>
<li>Les traitements pour l’hypertension par inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) ou à un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) qui peuvent entraîner une toxicité fœtale et néonatale pouvant être fatale ;</li>
<li>Certains antidépresseurs ;</li>
<li>Divers traitements pour lesquels <a href="https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/Medicaments-et-grossesse/Pharmacovigilance/(offset)/2" target="_blank" rel="noopener">l’ANSM met en garde dans ce document</a>.</li>
</ul>
<p>Sur le sujet des compléments alimentaires, qui peuvent être vendus sans ordonnance, l’ANSM rappelle également que : « <em>Au-delà des cas de la vitamine D et de l’iode, qui ont spécifiquement fait l’objet de déclarations de nutrivigilance, l’Agence met en garde contre la multiplication des sources de vitamines et minéraux, en l’absence de besoins établis. En effet, celle-ci peut dans certains cas conduire à des dépassements des limites de sécurité. </em></p>
<p><em>L’Agence recommande aux femmes enceintes de ne pas consommer de compléments alimentaires sans l’avis d’un professionnel de santé et de signaler à leur médecin, pharmacien ou sage-femme la prise de tout produit (médicament ou complément alimentaire), qu&rsquo;il soit délivré sur prescription ou pris en automédication. </em>»</p>
<p>Enfin, il est important d’être également vigilant avec les huiles essentielles qui, si elles sont naturelles, sont parfois irritantes voire toxiques. De nombreuses huiles essentielles, comme la menthe, la cannelle, l’eucalyptus, le thym sont en outre spécifiquement contre-indiquées durant la grossesse.</p>
<p>Renseignez-vous bien avant d’y avoir recours si vous êtes enceinte et également si vous allaitez. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.</p>
<h2>MÉDICAMENTS ET ENFANTS</h2>
<p>Un médicament prescrit à une personne ne conviendra pas forcément à une autre personne et encore moins lorsqu’il s’agit d’un enfant puisque leur organisme, encore en plein développement, ne réagit pas comme celui d’un adulte. Ne donnez jamais à un enfant un médicament pour adulte en réduisant simplement les doses. Dans tous les cas, consultez un médecin ou un pharmacien avant de donner un médicament à votre enfant, même s’il s’agit d’un médicament en vente libre.</p>
<p>Comme pour les femmes enceintes ou allaitantes, il est indispensable de se renseigner sur l’usage des huiles essentielles chez les enfants selon leur âge. Elles sont certes naturelles mais certaines peuvent être irritantes voire toxiques.</p>
<p>Il n’est d’ailleurs souvent pas nécessaire d’avoir recours à trop de médicaments pour les petits maux du quotidien ainsi que le rappelle l’article de <em>Que Choisir</em> « <a href="https://www.quechoisir.org/actualite-medicaments-pour-enfants-trop-sont-inutiles-ou-dangereux-n52220/" target="_blank" rel="noopener">Médicaments pour enfants : trop sont inutiles ou dangereux</a> » ou celui sur le sujet des <a href="https://www.sparadrap.org/parents/la-sante-au-quotidien/les-medicaments-pour-mon-enfant" target="_blank" rel="noopener">médicaments pour enfant de l’association Sparadrap</a>. Dans les deux cas, il est indiqué par exemple que pour un rhume, nettoyer le nez de l’enfant avec du sérum physiologique et bien le moucher est souvent bien suffisant et qu’il faut absolument éviter d’utiliser des sprays antiseptiques ou décongestionnants pour le nez, qui sont d’ailleurs contre-indiqués en dessous de l’âge de 15 ans.</p>
<p>Il est également très important de garder les médicaments dans un placard, de préférence en hauteur, inaccessible aux enfants et fermé à clé car les petits peuvent confondre les pilules avec des bonbons. Pour cette raison, il faut éviter de leur présenter les sirops ou cachets qui leur sont prescrits comme des friandises pour faciliter la prise de leur traitement.</p>
<h2>PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES CHEZ LE DENTISTE</h2>
<p>Il est indispensable que votre chirurgien-dentiste soit prévenu d’une éventuelle grossesse car il peut être amené à vous prescrire des médicaments pour soulager des douleurs ou prévenir une infection et certains sont contre-indiqués en cas de grossesse.</p>
<p>En outre, il doit également pouvoir adapter le choix d’un éventuel anesthésique local puisque ce dernier peut traverser la barrière placentaire.</p>
<p>Concernant les soins à proprement parler, sachez que même s’il est de moins en moins en usage aujourd’hui en France, l’amalgame au mercure, qui fait partie des métaux lourds et toxiques, a été interdit par le parlement européen chez les enfants de moins de 15 ans et chez les femmes enceintes ou allaitantes depuis le 1<sup>er</sup> juillet 2018.</p>
<p>En outre, les soins dentaires exposent souvent les patients aux perturbateurs endocriniens contenus dans les prothèses ou dans les colles qui servent à les maintenir ; or on sait que les bébés à naître dans le ventre de leur maman et les enfants sont particulièrement sensibles à ces perturbateurs du système hormonal, lesquels peuvent altérer leur développement et peuvent provoquer des retards de croissance, des troubles neurologiques et de l’apprentissage, du diabète, etc.</p>
<p><strong>Apprenez à reconnaître les produits chimiques qui vous entourent au quotidien et les réflexes simples à adopter pour vous en protéger vous-mêmes, en particulier si vous êtes enceinte, et vos enfants. </strong></p>
<p><strong>Retrouvez notre série d’articles dans notre article introductif au dossier « </strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener">Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien</a><strong> »</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Dossier Prise de rendez-vous médicaux en ligne » &#8211; Comment ça marche ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/10/10/dossier-prise-de-rendez-vous-medicaux-en-ligne-comment-ca-marche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2018 15:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[66 Millions d’IMpatients s’est penché de près sur les plateformes de prise de rendez-vous médicaux en ligne. Retrouvez dans le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>66 Millions d’IMpatients s’est penché de près sur les plateformes de prise de rendez-vous médicaux en ligne. Retrouvez dans le dossier issu de cette enquête les différentes fonctionnalités proposées par ces plateformes ainsi qu’une évaluation des outils les plus performants. Nous nous sommes également intéressés aux questions de confidentialité que pose le recours à ce type de plateforme ainsi qu’aux nouveaux services que certaines d’entre elles travaillent à mettre sur pied. </strong></p>
<p>C’est un jeune marché en pleine mutation. La possibilité de prendre rendez-vous en ligne avec son médecin est proposée aux patients depuis environ 5 ans. Aujourd’hui, on compte plus d’une dizaine d’acteurs issus de divers horizons proposant ce type de service.</p>
<p>Médecins généralistes ou spécialistes mais aussi dentistes, ostéopathes, kiné ou autres paramédicaux… Ces plateformes, appelons les ainsi, permettent en quelques clics de prendre rendez-vous avec des professionnels de santé exerçant en ville ou bien dans des établissements de santé. L&rsquo;Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), par exemple; ou encore le CHU de Nîmes et d&rsquo;autres hôpitaux de région ont opté pour ce mode de prise de rendez-vous.</p>
<h2>Plus d’un Français sur quatre recourt à ce service</h2>
<p>Plus d’un quart des patients auraient recours à ce type de service selon un sondage OpinionWay pour MonDocteur, publié au printemps dernier (voir ci-dessous pour plus de détails sur les résultats de ce sondage). On estime par ailleurs qu’environ 15% des professionnels de santé seraient adhérents à l’une ou l’autre de ces plateformes.</p>
<p>Doctolib est sans aucun doute la plus connue des patient(e)s. Et pour cause, puisqu’environ 60 000 professionnels et quelque 1 000 établissements proposeraient une prise de rendez-vous en ligne par son intermédiaire. Le site revendique plus de 20 millions de visites par mois.</p>
<p>Pour figurer dans le carnet d’adresses de la start-up, les praticiens sont tenus de s’acquitter d’un montant de 109 euros par mois. Le service est gratuit pour les patients. Le modèle économique adopté par les autres plateformes est similaire. Tant mieux pour l&rsquo;utilisateur : ce mode de financement lui garantie la gratuité et l&rsquo;absence de publicité.</p>
<h2>Un service mis sur pied avant tout pour les médecins</h2>
<p>En 2017, l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) d’Île-de-France a publié <a href="https://fr.calameo.com/read/0005558719459698164b2">les résultats d’une étude sur une quinzaine de plateformes</a> visant à fournir aux médecins les outils permettant d’orienter leur choix vers l’un ou l’autre de ces services.</p>
<p>« <em>Pour le médecin, gérer efficacement ses rendez-vous est crucial,</em> explique-t-on à l’URPS. <em>Que cette tâche soit assurée par lui-même, son secrétariat ou un télésecrétariat, l’organisation du planning de ses consultations et la présence effective des patients aux rendez-vous constituent des enjeux majeurs de son activité quotidienne. La prise de rendez-vous en ligne transforme l’organisation du travail des médecins</em> ».</p>
<p>Ce type de service, pour les plateformes dont les fonctionnalités sont les plus avancées, permet au patient d’accéder en tout temps à l’agenda du médecin et de choisir dans le calme et le confort de son domicile la tranche horaire qui lui convient le mieux. L’enquête menée par l’URPS montre que 40% des prises de rendez-vous en ligne ont lieu en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux.</p>
<h2>Confirmation par sms et possibilité d’annuler en ligne</h2>
<p>En pratique, l’utilisateur est invité, après avoir fourni un certain nombre d’informations personnelles (nom, prénom, âge, coordonnées), à renseigner sur la page d’accueil le nom du professionnel, de l’établissement ou de la spécialité qu’il souhaite consulter, l’endroit où il se trouve et éventuellement le motif de la consultation.</p>
<p>Le site fournit la liste des praticiens correspondant à la recherche ainsi que les créneaux possibles de consultation. En quelques clics, l’internaute peut ensuite prendre rendez-vous. La plupart des services proposent l’envoi d’un sms de rappel la veille de la consultation et offrent également la possibilité d’annuler le rendez-vous en cas d’imprévu.</p>
<p>On l’a dit, certaines plateformes donnent la possibilité à l’internaute d’accéder à l’agenda des praticiens. Pour qui souhaite consulter une spécialité qui affiche de longues listes d’attentes (l’ophtalmologie, par exemple), cette fonctionnalité permet d’identifier les praticiens proposant des créneaux dans les meilleurs délais.</p>
<h2>Des informations sur les praticiens parfois disponibles</h2>
<p>Sur quelques plateformes, le patient peut également s’inscrire en liste d’attente dans l’espoir qu’un créneau se libère. Il est alors prévenu, là encore par sms. Selon les acteurs que nous avons audités au moyen d’un questionnaire, la prise de rendez-vous en ligne permet de diminuer considérablement le nombre de consultations annulées. Interrogé sur le sujet, Doctolib indique que son service permet d’éviter environ 3 rendez-vous non honorés sur 4.</p>
<p>Les plateformes aux fonctionnalités les plus avancées informent sur le secteur d’installation des praticiens inscrits et par conséquent s’ils sont susceptibles de facturer des dépassements d’honoraires (les montants facturés au-delà du tarif fixé par la Sécurité sociale et qui ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie).</p>
<p>Certaines fiches de médecins peuvent contenir les tarifs d’un ou plusieurs actes mais l’information est loin d’être exhaustive quelle que soit la plateforme dont il est question. Les plus avancées proposent également d’identifier les professionnels de santé qui acceptent la carte Vitale (ce qui permet un remboursement des soins plus rapide qu’avec l’émission d’une feuille de soins papier), ceux qui pratiquent le tiers payant ainsi que les modes de paiement possibles.</p>
<h2>Des services amenés à se développer</h2>
<p>On peut également trouver des précisions sur les spécialités d’exercice des médecins ou encore les actes qu’ils ne pratiquent pas. Il n’est en effet pas inutile de savoir avant de prendre rendez-vous avec un chirurgien quelles sont ses interventions de prédilection ou encore celles qu’il n’a pas coutume de pratiquer. C’est vrai par exemple dans le cas de l’orthopédie, un domaine où les praticiens peuvent s’être spécialisés sur des actes particuliers (la hanche mais pas l’épaule, la main mais pas le genou, etc.).</p>
<p>A noter, enfin, que certains éditeurs ont développé la possibilité pour le médecin de communiquer directement auprès de leurs patients. « <em>Cette communication,</em> explique l’URPS, <em>est imaginée au service de campagnes de dépistage, de prévention ou de vaccination. Par exemple, une fonctionnalité permet aux praticiens d’exporter le fichier de toutes ses patientes éligibles à une mammographie de contrôle biennale dans le cadre d’une campagne de dépistage de cancer du sein</em> ».</p>
<p>Le champ des possibles est bien plus vaste. Avec le lancement de la téléconsultation remboursée par l’Assurance maladie ou encore la généralisation du Dossier médical partagé (DMP) annoncées par les pouvoirs publics à la fin de l’été, les dents s’aiguisent. Une <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-la-prise-de-rendez-vous-en-ligne-et-apres/" target="_blank" rel="noopener">enquête à retrouver ici</a>.</p>
<h2>Qu’en est-il de l’éthique de ces plateformes ?</h2>
<p>Nous nous sommes également penchés sur les questions éthiques soulevées par la collecte d’informations sensibles inhérentes à la mise en place de ces plateformes de rendez-vous en ligne. Pour ce faire nous avons sollicité le concours du Conseil national de l’Ordre des médecins qui s’est volontiers prêté au jeu de nos questions en la personne de Jacques Lucas (lire notre article <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-cet-outil-pratique-est-il-veritablement-ethique/" target="_blank" rel="noopener">« Cet outil pratique est-il véritablement éthique ? »</a>).</p>
<p>Ce dossier ne serait pas complet sans une évaluation de la qualité de ces différents sites de prise de rendez-vous en ligne. Nous avons donc passé au crible une dizaine d’entre eux après les avoir sollicités au moyen d’un questionnaire détaillé sur les différentes facettes de leur activité (retrouvez notre banc d&rsquo;essai : <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-quelle-plateforme-privilegier/" target="_blank" rel="noopener">« Quelle plateforme de prise de rendez-vous en ligne privilégier ? »</a>).</p>
<h4><strong>LE TÉLÉPHONE A (ENCORE) DE BEAUX JOURS DEVANT LUI</strong><br />
En juin 2016, le site MonDocteur, racheté cet été par Doctolib (<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-quelle-plateforme-privilegier/" target="_blank" rel="noopener">lire ici pour plus de détails</a>), publiait les résultats d’un sondage mené par OpinionWay auprès de 1 011 personnes intitulé <a href="https://fr.slideshare.net/OpinionWayTVOpinionW/mondocteurfr-les-franais-et-leurs-attentes-lgard-des-mdecins-par-opinionway-juin-2016" target="_blank" rel="noopener">« Les Français et leurs attentes à l’égard des médecins »</a>. Selon cette étude, plus d’un quart des personnes interrogées indiquent avoir déjà eu recours à la prise de rendez-vous médical en ligne.<br />
Le plus souvent, les Français décrochent leur téléphone pour réserver un créneau avec leur médecin (80% des personnes interrogées). Près de 6 patients sur 10 sont susceptibles de se rendre directement au cabinet du praticien pour s’enquérir de ses disponibilités. Pour OpinionWay, « <em>la prise de rendez-vous via internet reste encore marginale mais se démocratise peu à peu</em> ».<br />
Contrairement aux idées reçues, les 50-64 ans recourent plus que la moyenne à la prise de rendez-vous en ligne (28%), quasiment au même niveau que les 25-34 ans (29%). Un temps d’attente trop long au téléphone, des difficultés à joindre le cabinet ou encore un accueil désagréable constitueraient les principales causes de recours aux plateformes en ligne selon les résultats de cette enquête.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>« Dossier &#8211; Prise de rendez-vous médicaux en ligne » </strong>:</h5>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rendez-vous-medicaux-en-ligne-comment-ca-marche/">Comment ça marche ?</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-quelle-plateforme-privilegier/" target="_blank" rel="noopener">Quelle plateforme privilégier ?</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-cet-outil-pratique-est-il-veritablement-ethique/" target="_blank" rel="noopener">Cet outil pratique est-il véritablement éthique ?</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/dossier-prise-de-rdv-en-ligne-la-prise-de-rendez-vous-en-ligne-et-apres/" target="_blank" rel="noopener">Prendre rendez-vous en ligne, et après ?</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Connaissez-vous les entretiens pharmaceutiques ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/02/13/connaissez-vous-les-entretiens-pharmaceutiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 11:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[Qu'est-ce que l'entretien pharmaceutique ? Destiné aux patients sous anticoagulants et aux patients asthmatiques, divers avenants sont venus ces dernières années préciser les modalités liées à ces entretiens pharmaceutiques et le dernier en date, en été 2017, a permis de faire évoluer ces entretiens qui sont désormais également ouverts aux patients âgés polymédiqués.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La dernière convention nationale des pharmaciens entrée en vigueur en 2012 et signée entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie et les syndicats représentatifs des pharmaciens avait pour objectif de revaloriser le rôle du pharmacien en santé publique. </strong></p>
<p><strong>Pour y parvenir, de nouveaux modes de rémunération pour les pharmaciens ont été mis en place, dont celui qui concerne les « entretiens pharmaceutiques » à destination de patients sous anticoagulants et des patients asthmatiques.</strong></p>
<p><strong>Divers avenants sont venus, ces dernières années, préciser les modalités liées à ces entretiens pharmaceutiques et le dernier en date, en été 2017, a permis de faire évoluer ces entretiens qui sont désormais également ouverts aux patients âgés polymédiqués. La rémunération de ces entretiens a également été revue à la hausse. Est-ce le signe que l’entretien pharmaceutique est en bonne santé ou au contraire qu’il a besoin d’un traitement de choc pour rester dans la course ?</strong></p>
<h2>L’entretien pharmaceutique, c’est quoi ?</h2>
<ul>
<li>Il s’agit, pour certains patients éligibles à ce programme, d’entrevues formalisées avec le pharmacien de leur choix sous forme de rendez-vous confidentiels et en tête-à-tête.</li>
<li>« <em>L’objectif est de renforcer les rôles de conseil, d’éducation et de prévention des pharmaciens auprès des patients</em> ».</li>
<li>Ces entretiens ont lieu dans un espace de confidentialité de la pharmacie.</li>
<li>Les patients concernés sont :<br />
&#8211; Tous les patients majeurs sous traitement chronique par anticoagulants oraux ;<br />
&#8211; Les patients asthmatiques sous prescription de corticoïde inhalé « <em>dont la durée de traitement prévisible est supérieure ou égale à 6 mois</em> » ;<br />
&#8211; Les patients polymédiqués de plus de 65 ans en ALD (Affection longue durée) et de plus de 75 ans hors ALD. On appelle alors cet entretien le bilan de médication.</li>
<li>La première année, le patient doit honorer au moins deux rendez-vous avec le pharmacien pour que le dispositif soit pris en charge par l’Assurance maladie et que le pharmacien perçoive alors une rémunération. Dans tous les cas, c’est gratuit pour les patients.</li>
<li>Des guides et des formations sont proposés aux pharmaciens qui désirent apprendre à préparer les entretiens pharmaceutiques.</li>
<li>Les pharmaciens sont rémunérés :<br />
&#8211; Pour les deux rendez-vous annuels concernant les anticoagulants et l’asthme, la rémunération du pharmacien est passée cet été de 40€ à 50€, puis 30€ pour l’entretien les années suivantes ;<br />
&#8211; Pour le bilan de médication, 60€ la première année (qui comprend 2 entretiens entrecoupés d’une phase d’analyses des traitements et un suivi d’observance), puis 20€ à 30€ les années suivantes selon qu’un nouveau traitement a été ajouté ou non.</li>
</ul>
<p><strong>Ces entretiens sont gratuits pour les patients.</strong></p>
<p><a title="" href="https://www.ameli.fr/pharmacien/textes-reference/textes-conventionnels/avenants" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="size-full wp-image-11498 aligncenter" title="" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques.jpg" alt="Les grands principes de l'entretien pharmaceutique" width="490" height="474" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques.jpg 700w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques-300x290.jpg 300w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques-160x155.jpg 160w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques-380x368.jpg 380w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques-20x19.jpg 20w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques-190x184.jpg 190w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/02/Principes-entretien-pharmaceutiques-200x193.jpg 200w" sizes="(max-width: 490px) 100vw, 490px" /></a></p>
<h2>Un dispositif encore trop peu connu</h2>
<p>Sur le papier, les entretiens pharmaceutiques concernent beaucoup de patients. Les patients sous anticoagulants oraux sont plus d’un million, ce qui représente en moyenne environ 45 patients par pharmacie et pour les patients asthmatiques, on passe à une moyenne d’environ 90 patients par pharmacie. Enfin ils sont 3,9 millions de patients âgés polymédiqués qui ont donc été récemment inclus dans le dispositif des entretiens pharmaceutiques via les bilans de médication. Et pourtant, autour de vous, en avez-vous souvent entendu parler ? Saviez-vous seulement que ces dispositifs existaient ?</p>
<p>D’après le docteur Jérôme Sicard, pharmacien à Châlons-en-Champagne, peu de patients savent qu’ils ont droit aux entretiens pharmaceutiques : « <em>Ce n’est jamais arrivé qu’un patient asthmatique vienne nous voir en demandant un rendez-vous pour son entretien pharmaceutique. En revanche certains patients sous anticoagulants avaient été prévenus par leur médecin de l’existence de l’entretien. Leurs médecins n’en avaient pas forcément fait la promotion mais en avaient au moins parlé. Pour l’asthme, les conditions d’éligibilité des patients asthmatiques pour avoir droit aux entretiens pharmaceutiques étaient très restrictives au début, ce qui ne favorisait pas leur mise en place. Cela a changé mais il faudra du temps pour que l’information passe</em> ».</p>
<p>Selon Béatrice Clairaz-Mahiou pharmacienne à Châtenay-Malabry, le sujet de l’entretien pharmaceutique a du mal à parvenir jusqu’aux patients. Les médecins notamment en parlent peu : « <em>On sent une défiance de la part des médecins généralistes qui peut-être craignent que l’on aille sur leur terrain. Ce n’est pas du tout le cas. On vient en complément. On va évidemment dans le même sens que le discours du médecin et nous sommes là en soutien de leurs prescriptions </em>».</p>
<h2>Un entretien utile pour les patients ET pour les pharmaciens</h2>
<p>L’objectif de la convention et de ses avenants est clair : il s’agit de renforcer le rôle du pharmacien en santé publique et de lui proposer d’autres modes de rémunération possible dans un contexte de baisse durable du prix des médicaments. « <em>Ces dernières années, nos prédécesseurs ont beaucoup misé sur l’aspect « commerce » des pharmacies. Aujourd’hui on en revient à notre cœur de métier qui est le pharmaceutique et la santé. Les entretiens pharmaceutiques sont l’aboutissement de la reconnaissance des professionnels de santé que nous sommes. </em>», précise Jérôme Sicard. Béatrice Clairaz-Mahiou ajoute sur ce point : « <em>La rémunération du pharmacien jusqu’à présent était corrélée à la vente de boîtes de médicament et l’idée de l’entretien pharmaceutique est d’avoir une autre rémunération que celle liée à la vente, sous la forme d’« honoraires» qui permettent de valoriser nos connaissances, notre expertise</em>. »</p>
<p>Les deux pharmaciens ont justement été très motivés dès le départ et ont rapidement proposé des entretiens pharmaceutiques. Dans les deux cas, les retours des patients étaient très positifs. Pour Jérôme Sicard, « <em>Bien qu’il s’agissait de patients que nous connaissions bien et depuis longtemps, tous ont apprécié le temps d’écoute et la disponibilité que nous leur avons apportés</em> ». Quant à Béatrice Clairaz-Mahiou, elle souligne : « <em>Le taux de satisfaction des patients est clairement élevé et par la suite, cela a changé notre relation avec eux. On n’est plus dans la simple relation de vente car lors des entretiens, les patients se confient davantage. En outre, je pense que les entretiens pharmaceutiques tels qu’ils sont formalisés sont plus efficaces que les conseils au comptoir. La trace écrite y participe notamment puisqu’à l’issue des entretiens, nous remettons des outils pédagogiques écrits </em>».</p>
<p><strong>Malgré tout, de la part des deux pharmaciens, certaines réserves sur les modalités de rémunération et de mise en œuvre de l’entretien pharmaceutique…</strong></p>
<p>Bien qu’ils restent convaincus sur le principe de l’utilité de l’entretien pharmaceutique, les deux pharmaciens de Châlons-en-Champagne et de Châtenay-Malabry se sont peu à peu lassés de la formule proposée par la convention pharmaceutique. « <em>En tout, à la pharmacie, nous avons fait une dizaine d’entretiens pharmaceutiques avec des patients éligibles pour l’asthme ou les anticoagulants et je ne les ai même pas déclarés pour toucher la rémunération tellement c’était compliqué administrativement</em> », explique Jérôme Sicard. C’est le même constat pour Béatrice Clairaz-Mahiou : « <em>J’ai pratiqué au début pas mal d’entretiens pharmaceutiques quand cela a été mis en place officiellement dans le cadre de l’asthme et des anticoagulants. Au début, à la pharmacie nous nous sommes beaucoup investis, mais après quelques mois, notre motivation s’est essoufflée. Il y a quand même un problème dans le mode de rémunération. En effet les entretiens sont rémunérés un an après le premier entretien et pour obtenir la rémunération, il faut que le patient revienne à un second entretien quelques mois après le premier. Or il arrivait que le patient ne revienne pas pour diverses raisons, par exemple parce qu’il avait déménagé ou parce qu’il estimait que le premier entretien avait suffi</em> ».</p>
<p>Et, au-delà de cet obstacle administratif lié à la rémunération, chacun a eu des réserves sur la mise en œuvre de l’entretien pharmaceutique. Pour Jérôme Sicard, qui pratique depuis des années déjà des entretiens « informels » sur la cancérologie, l’excès de rigidité dans la formalisation de certains aspects des entretiens pharmaceutiques pris en charge par l’Assurance maladie lui apparaît contre-productive. Il explique qu’il craint que cela nuise à « <em>la spontanéité de la relation patient-pharmacien </em>». Certains patients à qui il a proposé l’entretien pharmaceutique étaient disposés à prendre le temps de parler avec leur pharmacien mais pas à prendre rendez-vous, ni à se rendre dans un bureau. En fait si certains patients se confient davantage dans un espace privé, d’autres au contraire se sentent mal à l’aise.</p>
<p>La démobilisation de Béatrice Clairaz-Mahiou vient surtout du fait que, dit-elle : « <em>Nous n’avons pas le moyen de vérifier si les entretiens pharmaceutiques ont eu un impact sur le plan médical, sur l’observance notamment. Malheureusement pour l’instant il n’y a pas eu d’évaluation et rien ne semble prévu sur ce point dans l’avenir. Ce manque d’évaluation participe pour ma part à mon découragement car quand on s’investit dans un projet, on a besoin de connaître l’impact de notre engagement. A la pharmacie nous avons évidemment noté l’impact qualitatif qui passe par la satisfaction évidente des patients, mais cela ne suffit pas.</em> ». D’ailleurs, sans évaluations réelles et quantifiables sur les quelques années d’existence de l’entretien pharmaceutique, sur quelle base a-t-on décidé d’ajouter les patients âgés polymédiqués plutôt que les diabétiques ou les malades du cancer ?</p>
<h2>Ouvrir l’entretien pharmaceutique à d’autres pathologies</h2>
<p>Le verdict est le même autant à Châlons-en-Champagne qu’à Châtenay-Malabry : il faut que l’entretien pharmaceutique soit élargi à tous les patients qui en ont besoin. La cancérologie et le sevrage tabagique sont en discussion pour être intégrés au dispositif des entretiens pharmaceutiques officiels pris en charge par l’Assurance maladie, mais il y a dans tous les cas deux points de vue à considérer : les besoins de chaque patient et les compétences de chaque pharmacien.</p>
<p>En effet, certains pharmaciens sont très à l’aise sur les sujets de la cancérologie, d’autres sur la diabétologie, d’autres encore sur la perte de poids… Alors pourquoi ne pas faire valoir ces compétences ? En tant que patient, ne serait-on pas rassuré de connaître dans son quartier, quels sont les pharmaciens les plus au fait sur telle ou telle pathologie ? Evidemment en zone rurale cela serait peut-être moins pertinent car le pharmacien reste bien souvent un acteur de santé local et il serait compliqué de parcourir de nombreux kilomètres et changer de pharmacien pour son entretien pharmaceutique.</p>
<p>Jérôme Sicard expose son cas dans sa pharmacie où il propose un accueil particulier pour les patients souffrant de cancer car il connaît très bien ce sujet : « <em>En cancérologie, je fais depuis longtemps déjà des entretiens « informels ». Je connais des collègues dans d’autres pharmacies qui aident leurs patients, toujours via des entretiens non formalisés par l’Assurance maladie, sur d’autres problématiques comme le sevrage tabagique par exemple. Ce sont des initiatives individuelles, évidemment non rémunérées, et nous sommes nombreux déjà à le faire dans des domaines divers et variés. Pour vous donner l’exemple qui me tient à cœur sur la cancérologie, je m’investis souvent dans le suivi des patients et je peux être amené à faire le relais en appelant leur médecin quand c’est nécessaire, en les remotivant quand leur moral décline, en les aidant à se fixer des objectifs quand le traitement est trop pesant. Pour moi, c’est loin d’être une simple discussion de comptoir, c’est ce que j’appelle un entretien pharmaceutique même si ce n’est pas valorisé par l’Assurance maladie. </em>»</p>
<p>Béatrice Clairaz-Mahiou tient sensiblement le même discours et déclare : « <em>Je pense qu’il vaudrait mieux ne pas cibler de pathologies particulières. Il faudrait pouvoir proposer des entretiens pharmaceutiques en fonction des besoins des patients et en adaptant les critères de prise en charge par la sécurité sociale. En outre, les pharmaciens s’investiraient sûrement davantage s’ils pouvaient mettre en avant leur domaine de prédilection. </em>»<em>.</em></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>De trop longues ordonnances pour les seniors ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/09/21/de-trop-longues-ordonnances-pour-les-seniors/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Sep 2017 16:27:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.66millionsdimpatients.org/?p=11130</guid>

					<description><![CDATA[Une étude, menée par le magazine 60 millions de consommateurs, la société Santéclair et France Assos Santé durant 3 mois auprès de 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans et qui ont fait l’objet de dispensation de médicaments dans près de 2 700 pharmacies réparties dans la France entière, alerte sur les risques de la polymédication chez les seniors.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On le sait, avec l’âge augmente le risque d’être confronté à différents problèmes de santé et donc de se retrouver face à des ordonnances très longues nous rendant susceptibles de consommer beaucoup de médicaments différents. C’est ce que l’on appelle la « polymédication ».</strong></p>
<p>Une <a href="http://www.leciss.org/sites/default/files/Dossier-presse-Polymedication-Seniors.pdf" target="_blank" rel="noopener">étude</a> a été menée, par le magazine 60 millions de consommateurs, la société Santéclair et France Assos Santé, durant 3 mois auprès de 450 000 personnes de plus de 65 ans ayant fait l’objet de dispensation de médicaments dans près de 2 700 pharmacies réparties dans la France entière. Parmi celles-ci, elles sont <strong>155 000 à se voir prescrire au moins 7 médicaments différents en continu</strong> sur la durée de l’étude. En moyenne, elles prennent plus de 14 médicaments et l’un des patients avait même jusqu’à 58 médicaments différents. Ce chiffre est à mettre en regard du nombre de médecins prescripteurs qui s’élèvent en moyenne à 2,6. Ainsi pour 84% des patients, le médecin traitant n’est pas l’unique prescripteur, ce qui peut entraîner bien entendu des dysfonctionnements dans la coordination des soins et l’adaptation des traitements médicamenteux.</p>
<p>Si les traitements prescrits sont souvent indispensables, l’analyse des ordonnances montre que <strong>9 patients sur 10</strong> sont <strong>confrontés</strong> du fait des prescriptions longues <strong>à des situations à risque</strong> pour plusieurs raisons :</p>
<ul>
<li>parce que ces médicaments sont directement impliqués dans la survenue d’accidents graves, qui peuvent notamment entrainer des chutes, des accidents hémorragiques, etc. ;</li>
<li>parce qu’il y a un risque d’interaction entre les différents médicaments consommés ;</li>
<li>parce que les essais sur les médicaments sont menés sur des sujets en bonne santé et que l’on évalue donc mal leurs effets réels sur les personnes âgées qui sont souvent plus sensibles ;</li>
<li>parce qu’il peut y avoir un défaut d’observance : le malade se lassant de prendre un traitement si lourd peut l’arrêter brusquement, partiellement ou non, au risque de ne pas prendre un médicament essentiel à son traitement.</li>
</ul>
<p>Ces situations à risque dit « iatrogène », aggravées par la polymédication, entraînent un nombre important d’accidents estimé par l’Assurance maladie à* :</p>
<ul>
<li>130 000 hospitalisations par an,</li>
<li>7500 décès annuels.</li>
</ul>
<p><em>*Données citées dans le </em>Rapport Charges et produits pour l’année 2018<em> de l’Assurance maladie</em></p>
<blockquote>
<p align="center"><strong>« UNE ORDONNANCE, ÇA NE SE RENOUVELLE PAS, ÇA SE RÉVISE »…</strong></p>
</blockquote>
<p>… Pour s’en assurer, il est bon de se poser régulièrement avec son médecin, en fonction de l’évolution de son état de santé, les questions :</p>
<ul>
<li>Pourquoi chaque médicament a été prescrit et leur indication est-elle toujours d’actualité ?</li>
<li>Lorsque le médicament est toujours pertinent, a-t-il la meilleure balance bénéfice/risque dans sa catégorie pour le patient ?</li>
<li>Y a-t-il une alternative et pourquoi pas une alternative non-médicamenteuse à ce médicament ?</li>
<li>Est-ce que le médicament est correctement dosé (pour le savoir, il faut vérifier que le poids du patient n’a pas changé tout comme l’état de sa fonction rénale) ?</li>
</ul>
<h2>Interview de Monsieur Bernard, 83 ans, patient polymédiqué</h2>
<p>Suite à une opération de chirurgie cardiaque l’été dernier, et à une autre intervention pour la prostate il y a une quinzaine d’années, Monsieur Bernard a vu ses ordonnances se rallonger peu à peu. Désormais il prend :</p>
<ul>
<li>1 médicament pour l’insuffisance cardiaque ;</li>
<li>Un autre pour l’hypertension ;</li>
<li>De l’aspirine pour fluidifier le sang ;</li>
<li>1 médicament pour lutter contre le cholestérol ;</li>
<li>1 médicament complémentaire pour protéger l’estomac ;</li>
<li>1 laxatif à faible dose ;</li>
<li>1 complément alimentaire pour les articulations ;</li>
<li>et occasionnellement des médicaments pour l’aider à dormir.</li>
</ul>
<p><strong>66 Millions d’IMpatients : Savez-vous à quoi sert chacun des médicaments que vous prenez ?</strong></p>
<p>Monsieur Bernard : À vrai dire, je ne sais pas précisément quelle est la fonction de chaque médicament, surtout les bêtabloquants. Il faudrait analyser tout cela dans le détail mais les notices sont très longues et difficiles à lire. J’ai bien vu cependant que la liste des effets indésirables est très longue…</p>
<p><strong>Trouvez-vous que ce traitement soit lourd ? Êtes-vous parfois découragé ?</strong></p>
<p>Pas vraiment car c’est assez simple. Je prends mon traitement le matin à jeun et le soir avant le dîner. Parfois un cachet pour m’endormir avant de me coucher. Je n’ai rien à midi, ce qui me semble être un avantage. C’est ma femme qui, le plus souvent, me prépare tout. Si je devais le faire moi-même, cela ne me semblerait pas si compliqué, encore que pour l’un des médicaments, c’est tout un art ! Il faut en prendre un quart seulement et le couper n’est pas si évident. On en perd parfois un morceau.</p>
<p>J’ai finalement de la chance, d’abord parce que jusque-là j’ai pris peu de médicaments tout au long de ma vie, et aussi car ma liste de médicaments est finalement très courte comparée à celle de mon beau-frère ! Il y a quelques mois, il a été hospitalisé, et face à sa très longue ordonnance, les médecins ont choisi de tout arrêter, en prenant évidemment des précautions, et de faire des analyses en dehors de tout traitement pour tout mettre à plat. Sa femme est assez affolée par ses ordonnances et je pense qu’à sa place, je le serai également.</p>
<p><strong>Combien de médecins voyez-vous régulièrement ? Trouvez-vous qu’il y a une bonne coordination entre eux ?</strong></p>
<p>Je vois mon médecin traitant, un cardiologue, un urologue et un rhumatologue.</p>
<p>J’ai changé de cardiologue à un moment donné et la coordination s’est très bien passée. Le second cardiologue a pris le temps de me demander comment je réagissais au traitement et l’a légèrement modifié car il me convenait relativement bien. J’ai simplement pris l’un des médicaments le soir au lieu du matin car il me fatiguait durant la journée.</p>
<p>Un autre exemple de coordination qui m’a semblé efficace fut lors d’une récente opération pour une hernie, pour laquelle il a fallu que je prenne des calmants. Ceux qui m’avaient été indiqués en première intention contenaient trop de sel et le rhumatologue a immédiatement modifié le traitement.</p>
<p><strong>Oseriez-vous demander à votre médecin de retirer un médicament qui ne vous semblerait pas essentiel ?</strong></p>
<p>Je crois que c’est au cardiologue d’en juger. Il me fait contrôler assez souvent ma tension, mon rythme cardiaque et je fais des analyses de sang tous les deux mois, donc je pense qu’il sait bien ce qui me convient.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Tendances e-santé 2016 et place de l’humain dans les soins</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/06/06/tendances-e-sante-2016-et-place-de-lhumain-dans-les-soins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2016 13:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors de la visite de 66 Millions d’IMpatients au salon Paris Healthcare Week, porte de Versailles à Paris, du 24 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lors de la visite de 66 Millions d’IMpatients au salon Paris Healthcare Week, porte de Versailles à Paris, du 24 au 26 mai, notre constat fut plein d’enthousiasme face aux progrès et aux innovations dans le domaine de la santé, plus mitigé sur la place laissée aux patients et à l’humain en général dans ce nouveau monde de plus en plus connecté.</strong></p>
<p><strong>Diagnostic et distribution de médicaments assistés par ordinateur, consultation à distance, robot-chirurgien, suivi médical à domicile et dispositifs médicaux connectés avec alertes intégrées… À l’heure de la réorganisation de l’hôpital autour des Groupement hospitaliers de territoire (GHT) et de l’évolution vers une médecine et une chirurgie ambulatoires en pleine croissance, les <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/le-long-chemin-de-lauto-mesure-a-la-telemedecine/" target="_blank" rel="noopener">outils numériques</a> deviennent indispensables. Il est heureux que soient inventées des solutions efficaces, mais il est également urgent d’humaniser ces dispositifs, qui doivent rester des outils dédiés à la sécurité et à la qualité des soins pour des professionnels de santé spécifiquement formés et des patients accompagnés avec bienveillance.</strong></p>
<h2><strong>Le virage ambulatoire</strong></h2>
<p>L’un des principaux enjeux de l’hôpital aujourd’hui, notamment pour réduire les coûts de prise en charge des malades, est de faire en sorte que les hospitalisations ne durent pas plus de quelques heures et d’héberger de moins en moins de patients durant la nuit. Ainsi, que cela soit pour des soins, des examens ou même une chirurgie, lorsque c’est possible, le patient peut rentrer chez lui le jour même.</p>
<p>En France, en ce qui concerne la chirurgie ambulatoire, nous sommes de mieux en mieux organisés et l’objectif en 2016 est de faire en sorte qu’une intervention chirurgicale sur 2 se déroule sur le mode ambulatoire.</p>
<p>Monique Sorrentino, Directeur de l&rsquo;hôpital Nord-Ouest, à Villefranche-sur-Saône-Tarare-Trévoux, précise que l’on accompagne désormais efficacement les patients de chirurgie ambulatoire avec des protocoles bien rôdés (appel des malades la veille ainsi que les jours suivants l’intervention) et qu’en outre cela a permis de réduire les infections nosocomiales.</p>
<h2><strong>Réinventer la relation soignant-soigné </strong></h2>
<p>En fait, pour Monique Sorrentino, la e-santé et les technologies de l’information sont des outils susceptibles de nous faire optimiser le temps mais également l’argent, afin que ces deux ressources soient alors réinvesties dans la relation soignant-soigné.</p>
<p>En effet, précise-t-elle, la culture de l’hôpital français est de mettre nos malades dans un lit, chose que nous savons très bien faire. Pourtant, selon elle, il faut désormais changer nos habitudes car mettre un malade dans un lit cela coûte très cher à la collectivité sans être forcément la meilleure option pour le malade, et ce sont des budgets que l’on ne met pas assez dans la relation soignant-soigné : « <em>Il faudrait aujourd’hui que l’on investisse davantage sur l’embauche de métiers comme des infirmières coordinatrices, des psychologues, des diététiciens, des ergothérapeutes. Ce sont des activités qui sont très mal financées car tous les budgets sont consacrés aux patients installés dans un lit. Il n’est évidemment pas question de s’en passer pour tous ceux qui en ont besoin mais, contrairement aux idées reçues, la médecine ambulatoire ce n’est pas de réduire les interactions humaines, c’est au contraire les réinventer. On vit en ce moment une révolution culturelle à l’hôpital en travaillant sur des parcours de soins mieux adaptés et qui vont permettre d’intégrer une étape que nous maîtrisons mal en France, celle de la prévention aussi.</em> »</p>
<h2><strong>L’accompagnement connecté</strong></h2>
<p>L’ambulatoire nécessite donc de nouvelles formes de prise en charge du patient et les outils connectés peuvent participer à cette prise en charge, en maintenant en outre un lien, nuit et jour, avec les équipes médicales dédiées.</p>
<p>La pertinence et la performance de ce suivi sont donc un enjeu primordial et les acteurs de la e-santé se sont largement emparés de ce sujet.</p>
<p>Ainsi à la Paris Healthcare Week 2016, nombreuses étaient les entreprises à proposer des solutions de suivi des patients à domicile via des objets et applications connectés. Citons parmi eux des start-ups comme <a href="http://www.h2ad.net/" target="_blank" rel="noopener">H2AD</a>, <a href="http://www.nouveal.com/e-sante" target="_blank" rel="noopener">e-fitback</a>, <a href="http://www.maela.fr/" target="_blank" rel="noopener">Maela</a>, <a href="http://www.mydoctool.com/" target="_blank" rel="noopener">MyDocTool</a>, qui proposent des dispositifs plutôt innovants et performants. Le seul hic est qu’il nous a semblé qu’ils cherchaient avant tout à séduire les établissements de santé sans trop demander leur avis aux patients… En effet, même si les coûts seront d’une manière ou d’une autre finalement répercutés sur les patients, les premiers commanditaires sont bel et bien les établissements de santé qui restent donc les « clients » visés de ces entrepreneurs.</p>
<h2><strong>La voix des patients</strong></h2>
<p>Pour de nombreux patients, la prise en charge ambulatoire représente un confort car ils apprécient de se retrouver rapidement chez eux, avec leurs proches, et de ne pas passer un séjour parfois inconfortable, ennuyeux, voire angoissant à l’hôpital.</p>
<p>Cependant les associations de patients, ainsi que le rappelle Muriel Londres du collectif <a href="http://www.chronicite.org/le-collectif-impatients-chroniques-associes/" target="_blank" rel="noopener">Impatients chroniques et associés</a>, se mobilisent et militent pour que l’ambulatoire reste un choix et qu’il bénéficie d’un véritable accompagnement !</p>
<p>En effet, si bien pensées et efficaces soient-elles, les solutions de suivi connectées des malades ne doivent en aucun cas être une façon pour les établissements de santé de se désengager d’un suivi humain et personnalisé aussi ! Car que deviennent, par exemple, les personnes âgées peu à l’aise avec le monde digital, les malades vivant seuls et qui seraient davantage rassurés de passer une ou deux nuits à l’hôpital ou encore les patients qui n’ont pas de smartphones ou d’accès au wifi chez eux ? Cette médecine innovante ne doit en aucun cas stigmatiser des personnes encore fragilisées ou en situation de précarité.</p>
<p>L’équipe de e-fitback, à qui l’on a posé la question, reconnaît que ce sont des points qui n’ont pas fait partie de leurs priorités durant leur première phase de développement mais qu’elle va désormais réfléchir en proposant le prêt de tablettes tactiles, par exemple, aux patients qui n’y auraient pas d’elles-mêmes accès.</p>
<h2><strong>Le « social digital » au service de la santé</strong></h2>
<p>La question de savoir si le « social digital » (l’aspect communautaire des services sur internet, dont les réseaux sociaux), rapproche ou éloigne les gens les uns des autres se pose a fortiori lorsqu’il concerne la santé. L’indéniable contradiction tient dans le fait que nous restons plusieurs heures par jour, absorbés par nos écrans d’ordinateur et de téléphone, potentiellement connectés à des dizaines voire des milliers de contacts partout dans le monde. Les secteurs médicaux et paramédicaux n’échappent pas à cette dissonance et Cédric Arcos, Délégué général adjoint de la Fédération hospitalière de France (FHF), a conscience que les outils digitaux ne doivent pas être un prétexte pour éviter le contact humain à l’hôpital et délaisser la communication « <em>les yeux dans les yeux </em>».</p>
<p>Ainsi s’est-on interrogé sur deux start-ups, <a href="http://www.famileo.com/famileo/" target="_blank" rel="noopener">Famileo</a> et <a href="https://www.familizz.com/" target="_blank" rel="noopener">Familizz</a>, rencontrées à la Paris Healthcare Week, qui proposent toutes deux des services internet pour rester plus facilement en contact avec des proches vivant en maison de retraite. Grâce à ces deux services, les proches peuvent recevoir des nouvelles de la personne âgée et être tenus au courant de la vie générale de l’établissement, et inversement, la personne âgée reçoit des messages numériques de ses proches, qui sont également édités en version papier. C’est malicieux, bienveillant, dans l’air du temps, cela rapproche les générations, mais cela n’est-il pas également une bonne excuse pour moins se déplacer jusqu’à la maison de retraite ?</p>
<p>L’émergence de l’aspect communautaire dans le domaine de la santé a également été utilisée dans le cas de deux applications mobiles, <a href="https://www.smoke-watchers.com/#/fr" target="_blank" rel="noopener">Smoke Watchers</a> et <a href="https://www.smokitten.com/fr/" target="_blank" rel="noopener">Smokitten</a>, repérées sur le salon, dont le but est l’aide au sevrage tabagique. Dans les deux cas, les créateurs ont imaginé que les fumeurs en sevrage puissent être soutenus et encouragés par une communauté (proches, professionnels de santé, anciens fumeurs et même des enfants…). Des projets connectés plutôt pleins d’humanité !</p>
<p>Finissons sur une interrogation légitime de Frédéric Worms, professeur de philosophie morale à l’ENS et co-fondateur de la première chaire de philosophie à l’Hôtel Dieu, que nous avons rencontré lors de la Paris Healthcare Week et qui déclare : « <em>Le numérique et l’ambulatoire sont-ils des façons d’externaliser et de médicaliser la vie à la maison ou de rendre au contraire de l’autonomie ? C’est certainement un peu des deux mais c’est certainement également générateur de tensions.</em>»</p>
<h5>A lire également :</h5>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/les-trophees-de-lhopital-de-demain/" target="_blank" rel="noopener">Les trophées de l&rsquo;hôpital de demain</a> &#8211; article du 1er juin 2016</li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/le-meilleur-de-la-sante-connectee/" target="_blank" rel="noopener">Le meilleur de la santé connectée</a> &#8211; article du 10 février 2016</li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-sante-connectee-a-la-croisee-des-chemins-un-dossier-de-la-redaction-de-66-millions-dimpatients/" target="_blank" rel="noopener">La santé connectée à la croisée des chemins</a>. Un dossier de la rédaction de 66 Millions d’Impatients, mai 2014</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Vaccination contre la grippe, c&#8217;est l&#8217;heure !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2014/12/19/vaccination-contre-la-grippe-cest-lheure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2014 14:26:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[La grippe frappe &#224; nos portes&#8230; Chaque ann&#233;e, elle arrive doucement vers le mois de novembre pour se terminer tout [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	<strong>La grippe frappe &agrave; nos portes&hellip; Chaque ann&eacute;e, elle arrive doucement vers le mois de novembre pour se terminer tout &agrave; fait en avril. Pour la saison 2014-2015, le pic de l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie pourrait avoir lieu sous peu, entre fin d&eacute;cembre et d&eacute;but janvier. Comme tous les ans, elle va toucher en moyenne 2,5 millions de Fran&ccedil;ais*. Est-il encore temps de se faire vacciner ?</strong>
</p>
<p>
	<strong>C&rsquo;est ce que nous allons voir avec le Professeur Jean-Louis Koeck, chef du Service de biologie m&eacute;dicale et du Centre de vaccinations internationales, &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital d&rsquo;instruction des arm&eacute;es Robert Picqu&eacute; de Bordeaux.</strong><br />
	<strong>Avec lui, nous &eacute;largirons le d&eacute;bat sur la vaccination &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; se pr&eacute;pare la future loi Sant&eacute; propos&eacute;e par Marisol Touraine, qui envisage de permettre aux pharmaciens de vacciner leurs patients et d&#39;&eacute;largir les comp&eacute;tences des sages-femmes &agrave; vacciner.</strong><span style="color: #000000;"><b>&nbsp;</b></span><span style="color: #000000;"><b>&nbsp;</b></span>
</p>
<h3>
	<b>66 Millions d&#39;Impatients : Cela vaut-il encore la peine de se faire vacciner contre la grippe&nbsp;?</b><br />
</h3>
<p>
	Pr Koeck : Oui, absolument. Une fois que le vaccin contre la grippe a &eacute;t&eacute; administr&eacute;, il faut 2 &agrave; 3 semaines pour qu&#39;il soit &nbsp;efficace. Le pic de l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie n&rsquo;est pas encore arriv&eacute;, il survient en g&eacute;n&eacute;ral d&eacute;but janvier, voire d&eacute;but f&eacute;vrier. Il n&rsquo;est donc pas trop tard, au contraire, c&rsquo;est le bon moment&nbsp;!
</p>
<h3>
	<b>Jusqu&rsquo;&agrave; quand est-ce int&eacute;ressant de se faire vacciner contre la grippe ?</b><br />
</h3>
<p>
	D&egrave;s lors que l&rsquo;on entame le plus fort de l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie, cela devient chaque jour moins int&eacute;ressant. Cela dit, si l&rsquo;on d&eacute;cide de se vacciner fin janvier et que l&rsquo;on est confront&eacute; au virus en f&eacute;vrier ou en mars, cela reste b&eacute;n&eacute;fique.&nbsp;
</p>
<h3>
	<b>Est-ce que tout le monde a besoin de se faire vacciner&nbsp;?</b><br />
</h3>
<p>
	L&#39;int&eacute;r&ecirc;t de la vaccination contre la grippe est d&#39;&eacute;viter les complications qui surviennent chez les personnes les plus &agrave; risque. <em>A priori</em>, une personne jeune et en bonne sant&eacute; n&rsquo;a aucun risque de mourir de la grippe. Le b&eacute;n&eacute;fice est alors de rester disponible car la grippe, du fait de la forte fi&egrave;vre, des maux de t&ecirc;te, des douleurs musculaires et articulaires peut s&rsquo;av&eacute;rer tr&egrave;s invalidante. Elle est donc loin d&rsquo;&ecirc;tre anodine, entra&icirc;nant selon l&rsquo;Institut de veille sanitaire entre 8 000 et 9 000 d&eacute;c&egrave;s annuels, essentiellement chez les plus de 65 ans.
</p>
<h3>
	<b>Qui doit se faire vacciner en priorit&eacute;&nbsp;?</b><br />
</h3>
<p>
	Comme nous venons de le voir, chez les plus de 65 ans, la vaccination est b&eacute;n&eacute;fique.<br />
	Pour les couvertures vaccinales actuelles (environ 50 %), la vaccination permet d&rsquo;&eacute;viter environ 2 000 d&eacute;c&egrave;s chaque ann&eacute;e, c&rsquo;est loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable&nbsp;! On pourrait augmenter le nombre de vies &eacute;pargn&eacute;es si la couverture vaccinale &eacute;tait plus &eacute;lev&eacute;e.
</p>
<p>
	Outre les personnes &acirc;g&eacute;es, les personnes qui souffrent de maladies chroniques, comme le diab&egrave;te de type 1 et 2 ou les maladies respiratoires, sont &eacute;galement plus fragiles face &agrave; la grippe et il leur est conseill&eacute; de se faire vacciner.
</p>
<p>
	Enfin, m&ecirc;me en bonne sant&eacute;, il est recommand&eacute; aux personnes qui vivent en collectivit&eacute;s de se faire vacciner, notamment les personnels de maison de retraite et bien &eacute;videmment les professionnels de sant&eacute;, non seulement parce qu&rsquo;ils sont davantage expos&eacute;s mais aussi pour &eacute;viter qu&rsquo;ils ne transmettent le virus.&nbsp;
</p>
<h3>
	<b>Le vaccin est-il 100% efficace&nbsp;?</b><br />
</h3>
<p>
	Malheureusement, non. L&#39;efficacit&eacute; du vaccin d&eacute;pend de plusieurs facteurs. Tout d&#39;abord, l&#39;ad&eacute;quation entre les virus grippaux inclus dans les vaccins et les virus qui sont responsables de l&#39;&eacute;pid&eacute;mie en cours. En effet, le vaccin ne prot&egrave;ge pas de toutes les grippes. On peut &ecirc;tre touch&eacute; par une infection grippale due &agrave; un autre virus que celui pour lequel le vaccin est pr&eacute;par&eacute;.<br />
	En effet, le vaccin est diff&eacute;rent chaque ann&eacute;e car les virus subissent des mutations r&eacute;guli&egrave;rement. Le vaccin contre la grippe est compos&eacute; chaque ann&eacute;e par les souches les plus r&eacute;centes de 3 virus en circulation. Pour la saison actuelle 2014-2015, la composition du vaccin est identique &agrave; celle de l&#39;an dernier&nbsp;&nbsp; mais nous ne sommes pas &agrave; l&rsquo;abri que les virus &eacute;voluent dans les semaines &agrave; venir et rendent le vaccin moins efficace.<br />
	Le deuxi&egrave;me &eacute;l&eacute;ment &agrave; prendre en compte pour l&rsquo;efficacit&eacute; du vaccin grippal est la capacit&eacute; de la personne &agrave; produire des anticorps protecteurs. Ainsi, le vaccin est moins efficace chez les personnes &acirc;g&eacute;es car leur r&eacute;ponse immunitaire est diminu&eacute;e en raison du vieillissement cellulaire. Malgr&eacute; cela, comme nous venons de le voir, &eacute;tant donn&eacute; le nombre de d&eacute;c&egrave;s &eacute;vit&eacute;s chaque ann&eacute;e, la vaccination des plus de 65 ans reste tr&egrave;s b&eacute;n&eacute;fique.<br />
	De plus, m&ecirc;me si le vaccin n&rsquo;est pas efficace &agrave; 100 %, les personnes vaccin&eacute;es qui contracteront la grippe la subiront le plus souvent de fa&ccedil;on att&eacute;nu&eacute;e.
</p>
<h3>
	<b>Le projet de loi Sant&eacute; propos&eacute; par Marisol Touraine, pr&eacute;voit que les pharmaciens pourront vacciner les patients. La vaccination contre la grippe sera-t-elle concern&eacute;e par cette mesure&nbsp;?</b><br />
</h3>
<p>
	Il est pr&eacute;vu que le type de vaccins administr&eacute;s par les pharmaciens soit d&eacute;termin&eacute; par d&eacute;cret , et il est fort probable que celui contre la grippe en fasse partie.&nbsp;
</p>
<h3>
	<b>Est-ce une bonne chose que d&#39;&eacute;largir ainsi les comp&eacute;tences de certains professionnels de sant&eacute; en mati&egrave;re de vaccination?</b><br />
</h3>
<p>
	Si cela est fait dans de bonnes conditions et permet une meilleure couverture vaccinale, c&rsquo;est effectivement une bonne chose. Encore faut-il que le patient puisse &ecirc;tre pris en charge de fa&ccedil;on personnalis&eacute;e, or pour l&rsquo;instant le dispositif pr&eacute;vu est fragile. Il est question en effet que le suivi se fasse via le dossier pharmaceutique. Malheureusement, ce dernier enregistre les vaccins d&eacute;livr&eacute;s mais ne pr&eacute;cise pas s&rsquo;ils ont bien &eacute;t&eacute; administr&eacute;s. C&rsquo;est un outil qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;u dans une d&eacute;marche interprofessionnelle. Pour &eacute;viter notamment les risques de sur-vaccination, il faudra que les pharmaciens aient &eacute;galement acc&egrave;s au dossier m&eacute;dical du patient. D&rsquo;autant que le dossier pharmaceutique ne renseigne pas sur les probl&egrave;mes de sant&eacute; des usagers. Ce probl&egrave;me ne concerne pas que la vaccination grippale, mais aussi d&rsquo;autres vaccinations. Par exemple, les personnes &agrave; qui l&rsquo;on a retir&eacute; la rate ont 100 fois plus de risques de contracter une infection &agrave; pneumocoque, et pour ces personnes, la vaccination est donc fortement recommand&eacute;e. Le dossier pharmaceutique n&rsquo;aidera pas le pharmacien &agrave; prendre en compte ces situations particuli&egrave;res, tr&egrave;s diverses et nombreuses. En outre, le dossier pharmaceutique n&rsquo;est pas accessible aux patients, et selon moi, c&rsquo;est l&agrave; le gros point&nbsp; noir de ce syst&egrave;me. Il faut donner aujourd&#39;hui aux citoyens la possibilit&eacute; de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une information personnalis&eacute;e et d&rsquo;un acc&egrave;s direct &agrave; leurs traces vaccinales, pour finalement leur permettre d&rsquo;&ecirc;tre acteurs de leur propre sant&eacute;.
</p>
<h3>
	<b>Vous avez con&ccedil;u un site internet qui permet d&rsquo;&eacute;tablir son propre carnet de vaccinations personnalis&eacute;&nbsp;?</b><br />
</h3>
<p>
	Oui, il s&rsquo;appelle mesvaccins.net. C&rsquo;est un site o&ugrave;, en renseignant les informations de vaccination de votre carnet de sant&eacute; ainsi qu&rsquo;un questionnaire sur votre &eacute;tat de sant&eacute;, vous obtenez votre carnet vaccinal personnalis&eacute;. Vous pouvez ensuite le partager avec votre m&eacute;decin g&eacute;n&eacute;raliste, les sp&eacute;cialistes qui vous suivent ou votre pharmacien. Le patient est ma&icirc;tre de ses informations. De notre c&ocirc;t&eacute;, nous nous engageons &agrave; ne pas en faire un usage commercial. L&rsquo;&eacute;tude des donn&eacute;es anonymes, r&eacute;serv&eacute;e aux autorit&eacute;s de sant&eacute;, contribue &agrave; am&eacute;liorer la politique vaccinale. Par ailleurs je pr&eacute;cise que nous ne touchons aucune subvention de laboratoire, ni n&rsquo;h&eacute;bergeons de publicit&eacute; sur notre site, qui a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u avec l&rsquo;aide de b&eacute;n&eacute;voles. L&rsquo;id&eacute;e n&rsquo;est pas d&rsquo;inciter absolument tout le monde &agrave; faire tous les vaccins possibles, mais &agrave; obtenir une information claire sur les recommandations vaccinales, r&eacute;guli&egrave;rement mises &agrave; jour et adapt&eacute;es au cas de chacun. Il a &eacute;t&eacute; montr&eacute; que le carnet de vaccination &eacute;lectronique permet de mieux vacciner, en r&eacute;duisant autant les sur-vaccinations que les sous-vaccinations.
</p>
<p>
	* Chiffres INSERM&nbsp;
</p>
<h3>
	En savoir plus :<br />
</h3>
<ul>
<li>
		<span style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">Site de l&rsquo;Assurance Maladie &ndash; </span><a href="http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/infirmiers/exercer-au-quotidien/vaccination-contre-la-grippe-saisonniere/les-beneficiaires-du-vaccin-antigrippal-gratuit.php" style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;" target="_blank">Vaccination contre la grippe saisonni&egrave;re</a>
	</li>
<li>
		<a href="http://www.inserm.fr/thematiques/microbiologie-et-maladies-infectieuses/dossiers-d-information/grippe" target="_blank">Fiche de l&rsquo;Inserm sur la grippe</a>
	</li>
<li>
		Site <a href="https://www.mesvaccins.net/" target="_blank">mesvaccins.net</a>
	</li>
</ul>
<p>
	&nbsp;
</p>
<p>
	&nbsp;
</p>
<p>
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]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>L’officine, un « espace de santé proche de chacun »… Qu’en pensez-vous ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2014/11/26/lofficine-un-espace-de-sante-proche-de-chacun-quen-pensez-vous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2014 17:34:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;Ordre des pharmaciens (CNOP) vient de lancer une campagne de communication centrée sur l&#8217;officine : « On a tous une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;Ordre des pharmaciens (CNOP) vient de lancer une campagne de communication centrée sur l&rsquo;officine : « On a tous une pharmacie dans sa vie ».</strong></p>
<p>« <em>Pour conforter l&rsquo;attachement des Français à leurs pharmacies et affirmer sa détermination, l&rsquo;ordre a décidé de communiquer sur la pharmacie, un espace de santé proche de chacun, accessible sans rendez-vous et qui contribue pleinement à l&rsquo;efficience du système de santé</em> », indique l&rsquo;institution dans son communiqué.</p>
<p>L’Ordre « <em>entend ainsi rappeler le rôle incontournable des officines pour l&rsquo;accès aux soins de proximité et de premier recours</em> ».</p>
<h1>Des témoignages de pharmaciens et des « histoires de pharmacies » de patients</h1>
<p>La campagne déployée sur le site Internet <a href="http://www.onatousunepharmacie.fr/" target="_blank">www.onatousunepharmacie.fr</a> regroupe des témoignages de pharmaciens et doit faire figurer à l’avenir des « histoires de pharmacies » de patients… autrement dit, vues par les patients.</p>
<p>Un film d’1 minute 30 présentant « une journée type d’un pharmacien et de son équipe » est présent sur le site et sera médiatisé durant 4 semaines.</p>
<p>Le film<strong> « Un jour comme un autre » :</strong></p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/vFKokUpXYoY" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>De plus, 4 films CONSOMAG de 2 minutes chacun, réalisés avec l’Institut national de la Consommation (Inc), sont diffusés sur les chaînes de FranceTélévisions jusqu’à la mi-décembre, et visionnables sur le site <a href="http://www.onatousunepharmacie.fr/" target="_blank">www.onatousunepharmacie.fr</a>. Ils portent sur 4 thèmes :</p>
<ul>
<li><span style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">« Le dossier pharmaceutique : mode d&#8217;emploi »,</span></li>
<li>« Le pharmacien et ses missions »,</li>
<li>« Armoire à pharmacie : les règles à respecter »,</li>
<li>« Médicaments sur internet : attention aux contrefaçons ! ». </li>
</ul>
<h2>Alors, si vous souhaitez raconter votre histoire d’(Im)patient avec la pharmacie, rendez-vous sur <a href="http://www.onatousunepharmacie.fr/" target="_blank">www.onatousunepharmacie.fr</a></h2>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Un marché en pleine expansion</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2014/05/13/un-marche-en-pleine-expansion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2014 18:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Passage en revue des différents produits proposés aux usagers. Les applis et les objets connectés les plus populaires : quels [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Passage en revue des différents produits proposés aux usagers. Les applis et les objets connectés les plus populaires : quels usages ?</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est sans conteste l’objet connecté le plus utilisé : le pèse-personne du 21ème siècle permet désormais d’enregistrer le poids de l’utilisateur – le moins qu’on puisse lui demander – mais aussi de calculer son indice de masse corporelle (imc) ou encore sa masse grasse. Après chaque pesée, la balance communique ces informations par wifi vers un serveur où sont sauvegardées les valeurs mesurées. Cette étape de synchronisation permet à l’utilisateur de suivre l&rsquo;évolution de son poids au fil du temps via une appli pour smartphone ou sur ordinateur.</p>
<p>Exemple avec l&rsquo;application santé Tactio qui compte parmi les plus téléchargées dans le monde (3,6 millions d&rsquo;utilisateurs). Cette appli permet à l’utilisateur de consulter sur tableau de bord l’ensemble de ses objets connectés (balance et beaucoup d’autres) développés par des acteurs différents : Fitbit, iHealth, Wahoo Fitness ou encore Withings.</p>
<p>Lancée en France en décembre 2013, cet outil évalue par exemple la probabilité d&rsquo;être victime d&rsquo;un accident cardiovasculaire ou de développer du diabète à partir de mesures comme le poids, les calories brûlées, le taux de cholestérol ou encore la glycémie.</p>
<h3> </h3>
<h3>Un champs d’application très étendu</h3>
<p>Les données générées par les objets connectés prennent vie sur ces applis sous la forme de graphiques ou d’indicateurs de progression et peuvent ensuite être partagées. Qui n’a pas un contact sur Facebook l’informant régulièrement du nombre de kilomètres parcourus lors de son dernier jogging ? Lorsqu’elles présentent un intérêt plus direct pour la santé de l’utilisateur, elles peuvent aussi être consultées par le médecin. C’est le cas par exemple des mesures de glycémie pour les patients atteints de diabète (lire à ce sujet <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/?p=3365">« Diabète : les patients donnent leur avis »</a>).</p>
<p> Mesure du poids ou de la distance parcourue (et donc de l’énergie dépensée) mais aussi prise de la tension, relevé d’informations sur la qualité du sommeil&#8230; Le champs d’application des objets connectés est vaste. Retenons également ces piluliers intelligents qui préviennent le patient ou son médecin en cas d’oubli de prise et qui permettent de s’assurer de la bonne observance du traitement ou encore de cette cigarette électronique proposant à l’utilisateur de suivre l’évolution du nombre de bouffées qu’il a consommées chaque jour.</p>
<p> « <em>Quand j’ai décidé d’arrêter de fumer avec la cigarette électronique, je n’avais pas forcément l’intention de me tourner vers un objet connecté</em> », explique Julien de Sablet qui depuis 7 mois utilise une de ces e-cigs. Son objectif à terme : décrocher de toute addiction.</p>
<p> « <em>J’en suis en moyenne à 200-250 bouffées par jour. Quand je diminue la concentration en nicotine du liquide que j’utilise, la cigarette électronique connectée me permet d’évaluer dans quelle mesure je compense cette diminution en augmentant le nombre de bouffées. Et de me rationner si effectivement c’est le cas</em> ». Aujourd’hui, le vapoteur est passé à un taux moyen de nicotine d’environ 6 mg/ml, trois fois moins élevé que dans les liquides qu’il utilisait au début. Pour un nombre de bouffées toujours identique. Et qu’il compte bien parvenir à diminuer !</p>
<h3> </h3>
<h3>Un fort potentiel de développement</h3>
<p>D&rsquo;après une <a href="http://www.atelier.net/trends/articles/sondage-atelierifop-sante-connectee-manque-un-veritable-ecosysteme-se-developper_425941">étude menée auprès d’un échantillon de 1001 personnes âgées de 18 ans et plus par l&rsquo;Atelier BNP Paribas</a>, une filiale de la banque éponyme spécialisée dans la veille sur les nouvelles technologies, environ 10 % des Français seraient équipés d&rsquo;un objet connecté. « <em>Cela représente toute de même plus de 5 millions de personnes</em> », précisent les auteurs de l&rsquo;étude. Parmi les objets les plus répandus, le pèse-personne connecté est utilisé par 6% des personnes interrogées.</p>
<p>Les tensiomètres, montres et traqueurs sont beaucoup moins courants dans les foyers avec seulement 2% de la population adepte de ce type d&rsquo;appareil. Conclusion des auteurs : « <em>Malgré l’expansion de terminaux mobiles toujours plus sophistiqués, la connaissance de l’existence même des objets connectés n’est pour l&rsquo;instant que peu répandue</em> ».</p>
<p>En plus de la question de leur coût, la principale raison tient au fait que les professionnels de santé n’apparaissent pas moteurs dans la diffusion de ces outils de mesure. Et pour cause : seuls 16% des possesseurs d’objets connectés interrogés dans cette étude en ont eu connaissance par leur pharmacie et 9% seulement par le corps médical.</p>
<p> «<em> Aujourd&rsquo;hui les objets connectés de mesure ciblent le grand public et passent par les grandes surfaces. C’est une stratégie délibérée mais cela les coupe à contrario de la prescription potentielle du corps médical et de la caution morale associée</em> ». Le marché devrait toutefois doubler dans les trois prochaines années, indique l&rsquo;étude précisant que 12% des personnes interrogées prétendent vouloir s&rsquo;équiper de cette nouvelle technologie d&rsquo;ici 2017. On devrait alors compter – excusez du peu – 11 millions d&rsquo;adeptes.</p>
<h3> </h3>
<h3>Le nombre d’applis en croissance exponentielle</h3>
<p>Quant aux applis santé, qu’elles soient ou non associées à un objet connecté, on en recensait environ 20 000 en 2010. Leur nombre a bondi à près de 100 000 l’année dernière. Disponibles sur de multiples plateformes telles qu’iTunes, Google play, Windows Marketplace et Blackberry World, elles sont pratiques et peu onéreuses, voire gratuites. Elles s’emportent dans la poche et peuvent être utilisées n’importe où, à condition, pour la plupart d’entre elles, de disposer d’une connexion à Internet.</p>
<p>Les 20 applis de sport, de remise en forme et de santé les plus populaires comptabilisent déjà 231 millions de téléchargements dans le monde entier, selon la Commission européenne. D’ici 2017, 3,4 milliards de personnes dans le monde posséderont un smartphone et la moitié d&rsquo;entre elles utiliseront des applis de santé mobile.</p>
<p>Suivi de la glycémie, conseils d’automédication, mesure de la tension, accompagnement de la grossesse, sevrage tabagique ou encore outils mobiles permettant d’analyser les données issues des objets connectés&#8230; Autant dire que les utilisateurs ont le choix. Reste la question de leur fiabilité.</p>
<p>Comment s’assurer avant de télécharger que l’application est effectivement de qualité ? A cette question, la société Dmd-Santé, fondée en 2012 par deux médecins et un ingénieur en informatique, a décidé d’apporter des réponses. Pour ce faire, la start-up a mis au point un dispositif d’évaluation associant des professionnels de santé, des patients et des internautes volontaires.</p>
<h3> </h3>
<h3>La fiabilité des outils connectés en question</h3>
<p>Au menu de ces évaluateurs : l’intérêt médical que présente l’appli, son ergonomie ou encore son design. « <em>Près de 500 ont été à ce jour évaluées</em>, rapporte Guillaume Marchand, interne en psychiatrie au CHU de Rouen, l’un des fondateurs de Dmd-Santé. <em>Les applications évaluées, mêmes payantes, sont achetées par nos soins sans prise de contact et sans aucune demande de remboursement par l’éditeur. Nous garantissons un avis à la fois neutre et professionnel</em> ».</p>
<p>Sur <a href="http://www.dmdpost.com">le site mis au point par la start-up</a>, l’utilisateur est invité à renseigner le mobile dont il dispose (iPhone, Ipad, Android, Windows Mobile) et le nom de l’application. Les évaluations se présentent sous la forme d’une note de 0 à 20, accompagnée de commentaires ainsi que d’un résumé des points forts et des points faibles du produit passé au crible.</p>
<p> Cet outil d’aide au choix, que Dmd-Santé entend prochainement utiliser pour évaluer les objets connectés, complète les données disponibles sur les plateformes de téléchargement où se trouve une description détaillée de chaque « appli » de même que l’avis des utilisateurs ou encore l’identité de l’éditeur. Une somme d’informations à consulter avec attention et sans modération. N’hésitez pas enfin, notamment si vous êtes atteint d’une pathologie chronique, à solliciter votre médecin qui pourra éventuellement vous aiguiller vers la ou les applications qui lui semblent les plus appropriées à votre situation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Voir les articles du dossier</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/?p=3420">Encadrement du marché : les pistes envisagées</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/?p=3365">Diabète : les usagers connectés donnent leur avis</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/?p=3404">Le long chemin de l’auto-mesure à la télémédecine</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/?p=3370">Questions à Frédérique Thomas, Epidémiologiste</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Dossier pharmaceutique, prochain support du carnet de vaccination électronique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2014 14:55:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Dossier pharmaceutique (DP), celui dont plus de 31 millions de personnes disposent à ce jour, serait techniquement prêt pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Dossier pharmaceutique (DP), celui dont plus de 31 millions de personnes disposent à ce jour, serait techniquement prêt pour supporter le carnet de vaccination électronique.</p>
<h3>Les nouvelles technologies au service de la santé publique</h3>
<p>Ah ! Le bon vieux carnet de santé papier… Sa couverture écornée au fil des manipulations, les feuilles volantes coincées dans le protège-cahier, les inscriptions illisibles sur papier déchirable&#8230;</p>
<p>Et puis sa grande tendance à être oublié et donc incomplet…</p>
<p>Vintage, peut-être, mais indispensable en l’absence d’outil de suivi plus moderne.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter" alt="Carnet" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2014/03/Carnet.jpg" width="190" height="156" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le DP pourrait-il faire office de carnet de vaccination ? Oui, mais…</h3>
<p>C’est en tout cas ce que l’Ordre des pharmaciens ambitionne.</p>
<p>Reste toutefois un frein de taille à lever : la durée de conservation des données que contient votre DP. Actuellement, il ne peut être consulté que sur les délivrances de vos médicaments des quatre derniers mois.</p>
<p>Un décret en cours d&rsquo;adoption devrait donc bientôt permettre au DP de conserver pendant au moins 25 ans les données concernant spécifiquement les vaccins délivrés.</p>
<p>Une fois le nouveau dispositif entré en vigueur, lorsqu&rsquo;un renouvellement de vaccination sera indiqué pour un patient disposant d’un Dossier Pharmaceutique, une « pop up » apparaîtra à chaque fois qu&rsquo;un pharmacien consultera son DP. Ceci afin d’inviter le patient à consulter un médecin pour le renouvellement du vaccin. La « pop up » disparaîtra dès lors que le vaccin concerné aura été délivré par une officine et inscrit dans le DP.</p>
<h3>Deux bémols</h3>
<p>On peut toutefois formuler deux bémols par rapport à ce système :</p>
<ul>
<li>s’il donne une indication sur la délivrance du vaccin, il ne peut garantir son administration ;</li>
<li>il est essentiel que soit prévu un dispositif pour supprimer les relances par « pop up » dans le cas où le patient ne souhaite renouveler sa vaccination.</li>
</ul>
<h2>A lire également</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/?page_id=731">Le dossier pharmaceutique</a> sur 66 Millions d&rsquo;Impatients</li>
<li>L&rsquo;article de Didier Lambert dans la rubrique « Opinions » : <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/?p=2260&quot;">Aluminium vaccinal : le principe de précaution doit s&rsquo;imposer</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Le dossier pharmaceutique permet-il de lutter contre les interactions médicamenteuses ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2013/10/15/le-dossier-pharmaceutique-permet-il-de-lutter-contre-les-interactions-medicamenteuses/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 10:18:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le dossier pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Sondage]]></category>
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					<description><![CDATA[Répondez à ce sondage sur le dossier pharmaceutique ici]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Répondez à ce sondage sur le dossier pharmaceutique ici</p>
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