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	<title>Sélection d’actus sur la qualité de vos soins Archives - France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>Sélection d’actus sur la qualité de vos soins Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Le choix de l’hémodialyse à domicile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2020 16:20:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="fontsize-211132 font-weight-700 text-color-prif-color" ><span>Article mis à jour le 3 mars 2026</span></h2></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Alors qu’elle présente beaucoup d’avantages, l’hémodialyse à domicile, pratiquée par les patients eux-mêmes à l’issue d’une formation, est pourtant très peu proposée aux malades, puisqu’elle ne concerne que 690 patients sur 55 000 dialysés en France. Les patients bénéficiaires se sentent pourtant beaucoup moins fatigués et retrouvent plus de libertés mais ce dispositif, peu avantageux financièrement pour les centres de dialyse, reste confidentiel.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Les avantages de l’hémodialyse à domicile</strong></h3>
<p>Les patients en insuffisance rénale, qui ont besoin d’une hémodialyse pour épurer les toxines présentes dans leur sang, se rendent en général en centre 3 fois par semaine, pour 4 heures de dialyse, auxquelles s’ajoutent les temps de trajet et d’attente. À la suite de chaque hémodialyse, il leur faut un temps de « récupération » moyen de 8 heures, durant lesquelles les patients sont extrêmement fatigués. La vie des patients dialysés s’organise donc entièrement au rythme de leurs séances.</p>
<p>Il existe cependant une alternative à domicile qui présente des avantages pour les patients qui sentent que cette solution peut leur convenir et ne craignent pas, à l’issue d’une formation sérieuse, d’effectuer eux-mêmes les gestes médicaux et de gérer leurs machines.</p>
<p>Les patients qui font ce choix évitent les déplacements ainsi que l’attente et peuvent planifier leurs séances quand ils le veulent, même tard le soir, en bénéficiant du confort de leur domicile. Ceux qui le désirent peuvent aussi répartir leurs séances différemment par rapport au rythme de l’hémodialyse conventionnelle. Les séances peuvent être plus courtes et programmées sur plus de jours dans la semaine. Ce rythme présente alors un avantage puisqu’il permet de réduire la fatigue et les temps de récupération, comme l’explique le docteur Fessi, néphrologue à l’hôpital Tenon à Paris : « <em>En hémodialyse à domicile, on peut faire des séances de 2 heures, idéalement 6 jours par semaine. Cela revient à 12 heures hebdomadaires, comme en centre, mais en hémodialyse quotidienne à domicile, les patients éliminent chaque jour leurs toxines et l’excès d’eau au lieu de les laisser s’accumuler durant 2 ou 3 jours. Cela réduit la fatigue quotidienne et le temps de récupération qui passe, en moyenne, de 8 heures pour les patients dialysés en centre, à 1 heure pour ceux qui pratiquent l’hémodialyse quotidienne à domicile. </em>».</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Un nouveau rythme, une nouvelle vie</strong></h3>
<p>Bien entendu, tout cela reste un protocole lourd et lorsque l’on passe à l’hémodialyse à domicile, cela engage aussi une tierce personne, souvent un proche, qui accepte d’être présent durant les séances quotidiennes. Ce point est d’ailleurs un frein que l’association de patients <a href="http://www.renaloo.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Renaloo</a> aimerait faire lever afin de permettre aux patients qui se sentent tout à fait autonomes mais n’ont pas forcément la possibilité de faire appel à une tierce personne quotidiennement, de pouvoir bénéficier également de l’hémodialyse à domicile.</p>
<p>Les patients traités à domicile sont satisfaits par l’autonomie qu’ils acquièrent et qui leur rend un peu leur liberté, ainsi que le montrent les témoignages <a href="https://www.youtube.com/watch?v=EIdLEee9UmM" target="_blank" rel="noopener noreferrer">dans ce court reportage vidéo</a>. Certains patients travaillent à plein temps et dialysent le soir, après dîner, en regardant un film ou en travaillant. Le temps de récupération est alors finalement absorbé par leur nuit de sommeil. Dans l’ensemble, tous sont beaucoup moins fatigués et plus disponibles pour leur famille et leurs activités professionnelles ou personnelles.</p>
<p>Régis, 47 ans, anciennement en hémodialyse à domicile et aujourd’hui greffé raconte : « <em>Je travaillais à plein temps, je rentrais vers 19h et nous dinions en famille. J’attaquais la préparation puis l’hémodialyse vers 20h30, jusqu’à minuit. Pendant ce temps, j’essayais de me détendre, de regarder un film, de lire, de m’occuper de mes enfants qui venaient me voir pendant la dialyse. Finalement, ma seule vraie contrainte est que je ne pouvais plus sortir le soir. Au bout d’un certain temps, j’ai demandé à mon employeur d’avoir deux demi-journées de télétravail dans la semaine. J’en profitais pour faire ma dialyse à ce moment-là, ce qui me libérait des soirées.</em> ». Retrouvez l’intégralité de son témoignage <a href="https://france-assos-sante.org/2020/05/20/hemodialyse-domicile-temoignages/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Des économies potentielles pour la collectivité </strong></h3>
<p>Le manque de promotion de l’hémodialyse à domicile est d’autant plus dommage qu’elle permettrait de faire faire des économies à la sécurité sociale. En effet, son coût par patient est de 50 000€/an, contre 80 000 €/an en centre. Cependant le remboursement de la sécurité sociale est plus faible à domicile (210€/séance) qu’en centre (280 à 350€/séance, en plus des trajets). Malheureusement, les économies réalisées ne sont pas investies dans le développement des prises en charge de l’hémodialyse à domicile et ce n’est pas dans l’intérêt des centres de mettre cette solution en avant car ils perdraient finalement de l’argent. Il n’est d’ailleurs par inutile de rappeler que la Cour des comptes, malgré ses recommandations en 2015, note dans son dernier <a href="https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-02/20200225-03-TomeI-insuffisance-renale-chronique-terminale.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rapport</a> de février 2020 sur l’insuffisance rénale chronique terminale, que : « <em>les structures privées de dialyse à caractère lucratif ont conservé un niveau de rentabilité très élevé </em>». Magali Léo, responsable du pôle plaidoyer de l’association <a href="http://www.renaloo.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Renaloo</a> précise pourtant que : « <em>Les textes réglementaires prévoient que les patients puissent avoir accès à toutes les modalités de dialyse et que si un centre ne propose pas l’hémodialyse à domicile, il doit passer une convention avec un autre centre qui le propose et puisse prendre en charge leurs patients intéressés. Cette obligation est en réalité respectée dans très peu de territoires. </em>».</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Une formation des patients et des soignants à l&rsquo;hémodialyse à domicile</strong></h3>
<p>Bien entendu, les patients suivent une formation d’environ 2 mois avant de pratiquer l’hémodialyse à domicile et s’ils ne se sentent pas à l’aise, notamment à l’idée de se piquer eux-mêmes, ils peuvent changer d’avis à tout moment et retourner en centre. Selon le docteur Fessi, l’appréhension à l’idée de se piquer soi-même est souvent rapidement levée. Le problème vient surtout du manque de formation et d’information sur le sujet, au sein des équipes soignantes.</p>
<p>Delphine, en hémodialyse conventionnelle à domicile explique à ce sujet : « <em>Personnellement, je voulais de l’autonomie depuis longtemps mais mon médecin me la refusait sous des prétextes plus ou moins légitimes. Il y a un peu plus de deux ans, n’en pouvant plus de me rendre au centre, et après en avoir discuté avec mon mari, j’étais prête à prendre une décision radicale. Je n’en pouvais plus de me sentir infantilisée et j’envisageais sérieusement l’arrêt des soins. </em>» Retrouvez l’intégralité de son témoignage <a href="https://france-assos-sante.org/2020/05/20/hemodialyse-domicile-temoignages/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>.</p>
<p>Le docteur Fessi ajoute : « <em>Les soignants réticents à l’hémodialyse à domicile qui avancent que ce n’est pas fait pour tout le monde ont malheureusement tendance à décider à la place des patients. Notre mission me semble plutôt d’accompagner les patients jusqu’au bout du processus à les rendre autonomes et de s’interdire l’échec. Il ne peut pas être question de ne retenir que les patients idéaux, jeunes, autonomes, intelligents, sans maladie associée. C’est important de valoriser cette solution car je sais à quel point il y a un gain de qualité de vie substantiel pour les patients qui sont plus en forme et reprennent en général 2 à 5 kg car ils bougent plus, font plus de muscles, mangent davantage. C’est un vrai bien-être pour eux.</em> »</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Reportage vidéo réalisé par l&rsquo;association Renaloo sur l&rsquo;hémodialyse à domicile à regarder ci-dessous :</strong></p>
<p><iframe title="L&#039;hémodialyse quotidienne à domicile, en pratique - une vidéo Renaloo TV" width="840" height="473" src="https://www.youtube.com/embed/EIdLEee9UmM?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://france-assos-sante.org&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
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		<title>Consultation simulée : comédie en cabinet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2019 15:51:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Pour sensibiliser les étudiants en médecine à l’importance de la relation avec le patient, l’Université de Nantes recourt à des comédiens professionnels chargés de jouer le rôle de patients lors de consultations simulées. Reportage.</strong></p>
<p>Nantes, le 4 mars 2019 &#8211; Sur la table d’auscultation, un bébé est allongé. La médecin l’examine et égrène ses conseils à la maman qui l’écoute avec attention. « <em>A 3 mois, il est trop jeune pour qu’on puisse envisager de diversifier son alimentation mais dès 4 mois vous pourrez commencer à introduire des petites choses. A 4 mois, il faudra aussi penser au deuxième vaccin</em> ».</p>
<p>La maman réagit, interloquée : « <em>Le deuxième vaccin ? Il n’a pas été vacciné encore. Je ne suis pas pour, en fait</em> ». Un ange passe… La jeune médecin comprend alors qu’elle a affaire à un parent anti-vaccin. C’est parti pour une joute verbale de 15 minutes durant lesquelles la femme en blanc tentera en vain de convaincre la maman qu’il est essentiel pour la santé de l’enfant (et de son entourage) de respecter le calendrier vaccinal et l’administration des vaccins obligatoires.</p>
<h2>Une consultation bien compliquée</h2>
<p>« <em>Je sais tout ce que vous me dites docteure. Mais je suis allée voir sur Internet et j’ai lu des témoignages de parents pour qui ça s’est mal passé. Franchement, ça fait peur. Je vis le plus naturellement possible. J’ai eu une grossesse sans recourir aux médicaments, je mange bio, je me soigne aux huiles essentielles et à l’homéopathie. J’ai un vrai problème avec les vaccins</em> ».</p>
<p>Elle semble bien décidée à camper sur ses positions. Les arguments avancés par la médecin ne la font pas vaciller. Tout au plus obtiendra-t-elle de sa patiente la promesse qu’elle en reparle avec son mari et qu’elle revienne la voir à son cabinet deux semaines plus tard.</p>
<p>« <em>Je vais réfléchir</em> ». Elle salue son interlocutrice, sort de la salle, le bébé sous le bras et… revient sur ses pas : « On va procéder au débriefing si vous voulez bien. Expliquez-moi comment vous avez vécu cette consultation. Je vous livrerai ensuite mon propre ressenti ».</p>
<h2>Quand le patient joue la comédie</h2>
<p>Vous l’avez compris, la jeune femme n’est pas la maman qu’elle prétend être. D’ailleurs son bébé est en plastique. Il s’agit d’une comédienne professionnelle. De même, la médecin consultée ne l’est pas tout à fait puisqu’elle est encore étudiante à la Faculté de médecine de Nantes.</p>
<p>Depuis 2010, l’université propose à ses aspirants médecins plusieurs sessions de consultations simulées de la 3<sup>ème</sup> à la 5<sup>ème</sup> année. Ce module d’enseignement vise à travailler à travers différentes mises en situation la capacité des jeunes gens à poser un diagnostic tout en conservant une relation de qualité avec le patient.</p>
<p>« <em>Quand on va le chercher en salle d’attente, on ne sait jamais à quoi s’attendre</em> », explique Camille, une étudiante rencontrée le 4 mars. Ce matin-là, les médecins en herbe ont été amenés à phosphorer sur 4 scénarios différents imaginés par un collège d’enseignants. En plus de la maman anti-vaccin, un patient à risque suicidaire, une septuagénaire qui se plaint de pertes de mémoire et une personne atteinte d’un cancer incurable.</p>
<h2>Débriefing : un précieux temps d’échange</h2>
<p>« <em>On monte en difficulté à chacune des sessions,</em> explique Pierre Pottier, Vice-doyen formation à la Faculté de médecine de l’Université de Nantes qui est à l’initiative de ce programme. <em>L’ultime séance</em> (celle à laquelle nous avons assistée, ndlr) <em>comporte naturellement les cas les plus compliqués </em>».</p>
<p>Chaque consultation est suivie d’une période d’échange entre les deux protagonistes. L’occasion pour le médecin en devenir d’obtenir un retour souvent riche en enseignement sur la prise en charge qu’il a proposée. Pour la fausse maman anti-vaccin, l’étudiant a beaucoup trop insisté pendant la consultation sur le caractère obligatoire de la vaccination : « <em>Plus vous me le répétiez, plus ça me braquait. Peut-être aurait-il fallu créer plus de lien, laisser la confiance s’instaurer et me questionner sur les raisons profondes de ma méfiance. En tout cas, quand je suis sortie, vous ne m’aviez pas convaincue</em> ».</p>
<h2>Un enseignement qui s’est généralisé</h2>
<p>L’objectif de la discussion n’est évidemment pas pour le comédien de juger de la pertinence médicale des interventions de l’étudiant. « <em>C’est le ressenti du point de vue de l’humain qui est intéressant à écouter</em> », précise Louis, l’un des 16 étudiants présents à cette matinée de formation.</p>
<p>« <em>L’idée de cette formation,</em> explique Pierre Pottier, <em>est née d’un programme de recherche destiné à mieux comprendre les effets du stress sur la prise de décision et les diagnostics des étudiants en médecine. On l’a transformé en un module d’enseignement</em> ».</p>
<p>Nombre d’universités en France ont aujourd’hui adopté le même type de démarche. L’Université de Nantes est la seule, selon Pierre Pottier, à avoir construit un programme étalé sur 3 ans, offert à tous les étudiants et qui fait appel à des comédiens professionnels.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2>Malade imaginaire, elle témoigne</h2>
<p><strong><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-29929 alignleft" src="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/05/Coline-comedienne.jpg" alt="" width="295" height="432" />Coline Barraud est comédienne. Depuis 4 ans, elle collabore au programme de consultations simulées mis sur pied par la Faculté de médecine de l’Université de Nantes. Cancer, psoriasis, fibromyalgie… elle s’est glissée dans le rôle de nombreuses patientes pour donner le change aux étudiants nantais en médecine. Nous l’avons interrogée en marge d’une matinée de formation à laquelle nous avons assisté.</strong></p>
<p><strong>66 Millions d’IMpatients – Comment préparez-vous vos interventions auprès des étudiants ?</strong></p>
<p><strong>Coline Barraud –</strong> On reçoit les scénarios environ une semaine avant de rencontrer les étudiants. C’est l’occasion pour nous de découvrir les personnages et le type de pathologies qu’on sera amené à jouer. Le scénario décrit la profession, la personnalité et le caractère du patient, son rapport aux médecins et à la maladie ou encore sa situation psycho-environnementale. Il décrit aussi différentes pistes d’interprétation pour ne pas toujours réagir de la même manière durant les consultations.</p>
<p>Ces scénarios sont écrits par des médecins à partir de situations réelles. La préparation passe aussi par un temps d’échange en groupe avec le professionnel ayant rédigé notre scénario. Ce moment nous permet de préciser certains aspects qui ne seraient pas abordés dans le scénario. Après les premières consultations, on débriefe avec deux membres de l&rsquo;équipe de comédiens qui les ont regardées, afin de voir ce qui peut être amélioré, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Ces deux comédiennes co-dirigent le dispositif des patients standardisés : elles reçoivent les scénarios en amont et les théâtralisent si besoin (les scénarios des médecins sont parfois très axés sur le médical et les comédiennes les étoffent…). Ça nous permet d’ajuster nos interventions.</p>
<p><strong>66 M – Quels rôles avez-vous été amenée à endosser dans ce module de formation ?</strong></p>
<p><strong>CB &#8211;</strong> J’ai joué à plusieurs reprises une femme qui développe une grossesse extra-utérine ou encore souffrant d’alcoolisme. J’ai eu le cancer du pancréas et du poumon, la fibromyalgie, la migraine chronique et le psoriasis. J’ai aussi été amenée à endosser le rôle d’une patiente atteinte de troubles de l’oreille interne avec des pertes d’équilibre. Les acteurs qui jouent ce rôle feignent la désorientation jusque dans le couloir qui les mène de la salle d’attente à la salle de consultation. Vu de l’extérieur, ça peut sembler cocasse !</p>
<p><strong>66 M – L’objectif pour le médecin est-il seulement de parvenir à poser un diagnostic ?</strong></p>
<p><strong>CB –</strong> Ce n’est que la face émergée de l’exercice. A chaque situation correspond un enjeu que l’étudiant doit parvenir à découvrir. Dans le cas du psoriasis par exemple, la maladie est facilement diagnostiquée mais l’objectif est aussi d’identifier la situation de stress et de mal-être au travail qui déclenche les problèmes chroniques de peau. Dans le cas du patient alcoolique, la résolution de la problématique est aussi loin d’être évidente. Le patient consulte le médecin pour qu’il lui restitue les résultats d’analyse des radios d’une fracture à la cheville. Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive. Charge à l’étudiant de l’interroger sur ces chutes et d’identifier qu’elles sont le fait d’une absorption massive et répétée d’alcool.</p>
<p>Notre façon de jouer le rôle doit amener les étudiants à aller plus loin que la simple résolution d’un problème médical. Les patients atteints de cancer refusent systématiquement la chimiothérapie par exemple, afin d’amener l’étudiant à les persuader de l’intérêt des traitements. En général, les personnages qu’on joue sont compliqués et se laissent difficilement convaincre. Les comédiens disposent dans les scénarios qui leur sont distribués de différentes pistes pour complexifier la situation afin de challenger les futurs médecins.</p>
<p><strong>66 M – Comment jugez-vous globalement la qualité de la prise en charge proposée par les étudiants ?</strong></p>
<p><strong>CB &#8211;</strong> Il y a une réelle différence entre les étudiants de 4<sup>ème</sup> et de 5<sup>ème</sup> année. Quand on les voit pour la première fois, ils sont souvent hyper stressés, donc ils restent sur le médical et « ne calculent pas » trop le patient derrière la maladie. A force de retours et de discussions, on voit qu’en fin de 5<sup>ème</sup> année ils deviennent plus empathiques et sont beaucoup plus soucieux d’aborder avec humanité leurs faux patients. Au fil des consultations, ils s’approprient le rôle d’accompagnant qui devrait être le leur. Ce module de formation a été conçu pour sensibiliser les médecins en devenir à ce que peut être le rapport avec les patients. Ça fonctionne bien à mon sens. Je pense aussi que ces consultations simulées permettent à beaucoup d’étudiants de faire des choix et de se projeter dans le type de médecin qu’ils ont envie de devenir.</p>
<p><strong>66 M – Quelles sont les situations les plus délicates à jouer ?</strong></p>
<p><strong>CB &#8211;</strong> Les cas de cancer sont souvent les plus compliqués. D’ailleurs les étudiants peuvent décider de ne pas réaliser ces consultations. Ça m’est arrivé deux fois d’intervenir auprès d’étudiants dont un proche était atteint du cancer ou y avait succombé. Evidemment, je ne le savais pas et j’ai joué mon rôle à fond. Ils ont tenu le coup pendant la consultation mais se sont effondrés pendant le débriefing. Ces consultations simulées sont très prenantes, même pour nous les comédiens. Il n’y a pas la distance avec le public qu’on connaît par exemple sur une scène de théâtre. La proximité de la situation fait qu’on peut parfois se prendre très rapidement au jeu et être affecté de la même manière que si on était véritablement atteint par la maladie. Si les comédiens sont poreux à ça, autant vous dire que les étudiants sont susceptibles de l’être également.</p>
<p><strong>66 M – Votre jeu d’acteur évolue-t-il au fil des consultations ?</strong></p>
<p>Oui, clairement. Pour un même scénario, notre jeu bouge beaucoup dans le temps. Au début des sessions (une session dure trois semaines, ndlr), les comédiens ont vu peu d’étudiants. Ils sont en phase de rodage sur leur scénario et seront éventuellement moins tatillons sur les erreurs que pourraient commettre les étudiants. Au fil du temps, les comédiens s’approprient leur rôle et augmentent leur niveau d’exigence. Ils laissent éventuellement moins passer aux étudiants ce qui les choque aussi bien pendant la consultation qu’après lors du débriefing. C’est d’autant plus vrai que parallèlement les étudiants se parlent beaucoup entre eux. En fin de session, ils sont très souvent au courant de la problématique médicale avant même d’entrer dans la salle. Ils ont déjà la solution, autrement dit. C’est à ce moment là plus particulièrement qu’il est intéressant de les challenger sur la qualité de leur prise en charge.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
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<h2>Théâtre-forum le 18 mai 2019 à Villeurbanne, lors de la journée annuelle consacrée au Syndrome de Fatigue Chronique</h2>
<p><strong>Malades, proches et public, ACTEURS et spect-ACTEURS réunis lors de saynètes de théâtre participatif à l’occasion de la journée annuelle consacrée au Syndrome de Fatigue Chronique (EM/SFC)</strong></p>
<p>L’ASFC (<a href="http://www.asso-sfc.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Association du Syndrome de Fatigue Chronique</a>) a trouvé une autre façon de mettre le théâtre au service d’une réflexion constructive autour de l’amélioration du quotidien des malades en proposant un théâtre-forum le 18 mai 2019, lors de la journée annuelle organisée par l’ASFC consacrée au syndrome de fatigue chronique. Cette journée fait écho à la journée mondiale du syndrome de fatigue chronique qui a lieu quelques jours auparavant, le 12 mai exactement.</p>
<p>C’est lors d’un conseil d’administration en 2018 que l’ASFC a décidé de trouver un nouvel angle de communication pour aborder les problématiques quotidiennes des malades souffrant du syndrome de fatigue chronique, une maladie à part entière que les malades, leurs proches, le milieu professionnel et le corps médical a lui-même bien du mal à comprendre et à prendre en charge de façon adaptée (<a href="https://france-assos-sante.org/2018/09/20/syndrome-de-fatigue-chronique-temoignages-de-patients/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire notre article sur le syndrome de fatigue chroniqu</a>e). « <em>L’une des bénévoles connaissait le concept du théâtre-forum. Nous avons donc démarché des troupes de théâtre qui puissent nous accompagner dans notre projet et de mon côté, entre temps, j’ai également participé à un théâtre-forum pour vivre cette expérience</em> », explique Corinne, bénévole à l’ASFC et coordinatrice de ce projet.</p>
<p>La troupe de théâtre retenue est donc la <a href="http://www.larchipel.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Compagnie de l’Archipel</a>, justement spécialisée dans le théâtre participatif. Il ne s’agit donc pas de présenter un spectacle classique auquel un public assiste de façon passive mais de jouer des saynètes à travers lesquelles le public est invité à réagir, interagir, voire invité à monter sur les planches et rejouer de manière différente les scènes qui l’ont interpellé. Le public devient donc spect-ACTEUR.</p>
<p>Pour préparer cet événement, quelques semaines avant la représentation, trois bénévoles de l’association et une douzaine de malades et de proches de malades volontaires se réunissent durant deux demi-journées, accompagnés par les comédiens professionnels de la Compagnie de L’Archipel. Le premier jour est consacré à la recherche des sujets qui seront abordées durant les scènes. C’est un exercice de co-construction ludique qui engage ainsi bénévoles, malades et proches de malades d’après leur vécu. C’est déjà une belle occasion d’échanger et surtout de faire émerger des idées sur ce que chacun aimerait voir aborder par rapport à cette maladie. Le deuxième jour est ensuite dédié à la mise au point et aux répétitions.</p>
<p>Bien entendu, la Compagnie de l’Archipel adapte les deux demi-journées de préparation et les mises en scène aux contraintes des malades. Certains notamment ont du mal à rester debout ou peuvent avoir des troubles cognitifs et il n’est pas question de les mettre en difficulté.</p>
<p>« <em>Le but est de mettre en place une réflexion collective sur nos problématiques quotidiennes en tant que malades. Parmi ces problématiques il y a notamment le fait d’avoir du mal à nous faire entendre par certains médecins. On espère d’ailleurs que les médecins présents dans le public joueront le jeu et monteront sur scène avec les malades et leurs proches pour faire avancer les débats et changer le regard sur cette maladie ! </em>», conclue Corinne.</p>
<p>Le 18 mai 2019, les scénettes répétées quelques semaines auparavant seront donc présentées lors de journée annuelle sur le syndrome de fatigue chronique qui se déroulera à la salle CCO La Rayonne, à Villeurbanne. Entrée ouverte à tous sur inscriptions avant le 6 mai.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" >[thb_button style= »style3&Prime; link= »url:https%3A%2F%2Fdocs.google.com%2Fforms%2Fd%2F1p_c0WfhKdeCSLTv18TUi-GtZoLVuDmMGJXTl7qPwXVs%2Fviewform%3Fedit_requested%3Dtrue|title:Inscription%20%C3%A0%20la%20Journ%C3%A9e%20annuelle%20ASFC%20du%2018%20mai%202019|target:%20_blank| »]</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>La méditation pleine conscience appliquée au champ médical</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/05/16/la-meditation-pleine-conscience-appliquee-au-champ-medical/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2018/05/16/la-meditation-pleine-conscience-appliquee-au-champ-medical/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 May 2018 14:16:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[La méditation est parfois employée à l'hôpital en tant que thérapeutique. On a interviewé Stéphany Orain-Pelissolo, psychologue et psychothérapeute formée à la méditation pleine conscience, qui nous explique comment fonctionne cette forme de méditation. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Laïcisée et appliquée au champ médical pour la gestion du stress par le biologiste américain </strong><a href="https://www.mindfulnesscds.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Jon Kabat-Zinn</strong></a><strong> à la fin des années 1970, la méditation « pleine conscience » a également traversé l’Atlantique pour être enseignée et diffusée auprès des patients européens. En France, le docteur en psychiatrie </strong><a href="http://christopheandre.com/WP/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Christophe André</strong></a><strong> a beaucoup participé à son succès à travers ses nombreux ouvrages et en l’appliquant auprès de ses patients, notamment à l’hôpital.</strong></p>
<p><strong>Cette pratique de gestion du stress peut aider les patients pour diverses pathologies. Le programme original de Jon Kabat-Zinn (MBSR) a d’ailleurs servi de base à l’élaboration de protocoles spécifiques dans la prévention des rechutes dans les domaines des addictions (MBRP) et des troubles dépressifs (MBCT).</strong></p>
<p><strong>Un accompagnement pour apprendre à méditer est souvent nécessaire, surtout dans un contexte médical. En outre, pour être efficiente, la méditation nécessite une pratique quotidienne, ce qui n’est pas évident à mettre en place pour tout le monde et justifie d’un accompagnement motivant. </strong></p>
<p><strong>Stéphany Orain-Pelissolo, psychologue et psychothérapeute formée à la méditation pleine conscience, nous explique comment fonctionne cette forme de méditation. Elle nous parle surtout de son grand paradoxe qui tient au fait d’aller à la rencontre de sa douleur grâce à la pleine conscience afin de ne plus souffrir.</strong></p>
<h1>INTERVIEW DE STÉPHANY ORAIN-PELISSOLO</h1>
<p><strong>Psychologue et psychothérapeute formée à la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBTC).</strong><strong> Auteure de <em>Etreindre votre douleur, étreindre votre souffrance. Thérapie basée sur la pleine conscience</em>, aux éditions Odile Jacob.</strong></p>
<h2>La méditation peut-elle avoir des vertus thérapeutiques ?</h2>
<p>Oui, mais la méditation ne remplace pas le traitement médical. C’est très important de bien comprendre qu’il s’agit d’une pratique complémentaire qui permet à certaines personnes, notamment aux patients qui souffrent de troubles anxieux ou dépressifs, de diminuer leurs traitements voire de les arrêter. Généralement la pratique de la méditation intervient au moins six mois après le début d’un traitement médical. Certains patients attendent évidemment beaucoup plus longtemps avant de se lancer. En outre, grâce à la méditation, les patients ont à leur disposition des outils qui peuvent leur permettre de ne pas rechuter après l’arrêt du traitement. Cependant certains patients qui présentent des troubles sévères comme par exemple des troubles bipolaires, des troubles dépressifs graves ou des troubles obsessionnels compulsifs ne cesseront jamais vraiment leurs traitements médicamenteux et la méditation leur permettra de mieux vivre avec leur maladie.</p>
<h2><strong> </strong>Quelle est la différence entre la méditation, la sophrologie ou l’hypnose ?</h2>
<p>En ce qui concerne l’hypnose, on va se baser sur la modification de l’état de conscience et la suggestion.  Ce n’est pas le cas dans la méditation de pleine conscience où l’on cherche à être pleinement présent à soi. Le niveau de conscience va varier entre l’hypnose et la méditation.</p>
<p>Dans le cas de la sophrologie et de la relaxation, on va essayer de modifier l’état physiologique du patient. Un patient anxieux peut avoir par exemple des tensions corporelles, la respiration qui s’accélère ou des palpitations. Par le biais d’exercices de respiration ou d’imagerie mentale par exemple, on va chercher à modifier cet état physiologique et à obtenir une détente au niveau corporel. Dans la méditation, on ne recherche pas particulièrement la détente mais plutôt à accueillir la situation. Quand on pratique la méditation, c’est en réalité dans le but d’apprendre à vivre avec des symptômes qui sont parfois désagréables. L’intention première de la méditation n’est pas d’apporter une relaxation au niveau corporel, cependant cela arrive souvent et beaucoup de patients ressentent un effet relaxant à l’issue d’une séance de méditation. Lorsque l’on commence à pratiquer, il n’est pas rare que les patients soient agités durant les premières séances, car ce n’est pas simple de réussir à apprendre à cohabiter à ces symptômes désagréables qui sont souvent des douleurs, des souffrances. On cherche donc à ne plus lutter contre cette expérience désagréable. En fait, on part du principe que ces symptômes, bien que désagréables, ne sont pas là pour rien. Ce sont des signaux du corps qui indiquent que quelque chose ne va pas. Si on cherche à modifier ce symptôme en permanence, on n’est plus à l’écoute au niveau physique ou émotionnel de ce que le corps cherche à exprimer, et donc cela ne nous permet pas de prendre soin de nous. <em>(*)</em></p>
<p><em>(*) Propos à nuancer. Voir le commentaire de &lsquo;Talpain&rsquo; sous notre article.</em></p>
<h2>La méditation est une pratique millénaire, pourquoi en parle-t-on en Europe depuis si peu de temps ?</h2>
<p>Très certainement parce que la méditation était jusqu’alors très rattachée à la religion, notamment l’hindouisme et le bouddhisme. À la fin des années 1970, Jon Kabat-Zinn, un biologiste américain a laïcisé la pratique pour la proposer à des fins thérapeutiques dans la clinique du stress où il travaillait. Il est parti du constat que le fait de ne pas réussir à accepter sa maladie, bien entendu a fortiori dans le cas de maladies chroniques, générait un stress supplémentaire, source de dépressions, de troubles anxieux, etc… Il a donc travaillé sur l’acceptation de la douleur, qu’elle soit physique ou psychique. C’est la raison pour laquelle la méditation ne guérit pas les maladies mais permet de mieux vivre avec. En outre, la méditation va permettre également de rééduquer notre attention par rapport aux douleurs éventuelles afin de ne pas « focaliser » sur cette douleur, ce qui bien souvent a tendance à l’augmenter. Grâce à la méditation, on apprend à « dé-zoomer » par rapport à cette douleur pour découvrir ou re-découvrir que dans leur corps, il n’y a pas que cette douleur et qu’il y a d’autres parties du corps où c’est calme et bon de porter son attention. Être présent à l’ensemble des sensations du corps va entraîner un effet de « dilution » de la douleur pour la rendre finalement tolérable.</p>
<h2>Peut-on apprendre et pratiquer seul la méditation ?</h2>
<p>Tout à fait mais ce n’est pas si simple que cela, surtout pour les Occidentaux qui sont beaucoup dans le mental. Les cultures orientales, notamment sont bien plus à l’écoute de leur corps. En Europe, nous avons toute une rééducation à faire pour apprendre à se désengager de nos pensées et ramener notre attention au niveau du corps.</p>
<p>Cela dit, pour certaines personnes, la pratique de la méditation est assez aisée et ils vont s’y mettre tout simplement avec l’aide d’un bon livre sur le sujet, par exemple. Pour d’autres, et je pense notamment aux personnes qui vivent peut-être une plus grande souffrance, cela va s’avérer beaucoup plus complexe. En effet, lorsqu’on médite, il y a un effort à fournir qui est donc de désengager l’attention portée aux pensées et si l’on est dans un moment de stress ou de souffrance important, on n’a pas forcément l’énergie nécessaire pour y parvenir. C’est difficile d’apprendre à pratiquer seul la méditation lorsque l’on est dans une période où l’on est confronté en permanence à des pensées négatives. D’ailleurs dans nos groupes de pratique, on ne prend pas de gens qui sont en phase aiguë de souffrance. On va d’abord travailler dans ces cas-là en rendez-vous individuel, leur proposer un traitement avant de passer à la pratique méditative en groupe.</p>
<h2>Est-il nécessaire de pratiquer souvent et longtemps pour obtenir un résultat probant ?</h2>
<p>On a pu vérifier par des tests d’imagerie médicale que la méditation activait ou désactivait diverses aires précises du cerveau. L’objectif en pleine conscience est d’essayer « d’éteindre » la partie du cortex pré-frontale qui est la partie du cerveau qui s’active lorsque l’on réfléchit, que l’on rationnalise, que l’on intellectualise au profit des aires sensorielles de notre cerveau. On peut atteindre cet objectif en travaillant sur la plasticité du cerveau mais il est nécessaire de pratiquer tous les jours. C’est un entrainement et c’est aussi une des raisons pour laquelle ce n’est pas une pratique si simple que cela à intégrer dans sa vie. Idéalement, les puristes parlent de 30 à 45 minutes par jour, mais je ne serais pas aussi radicale afin de ne pas démotiver les patients. Il serait dommage qu’ils aient l’impression d’être médiocres dans leur pratique et de ne rien faire du tout. Ce n’est pas le but. Ce qui me semble important, c’est que les personnes qui décident de pratiquer parviennent au moins à prendre un rendez-vous avec elles-mêmes tous les jours, même si au début ce n’est que 5 minutes. Mais au moins, durant ces 5 minutes, la personne est attentive à son état au niveau physique et émotionnel. Progressivement on augmente ensuite ce temps de méditation, de présence à soi.</p>
<h2>Il existe différents courants de méditation ?</h2>
<p>La méditation appliquée dans le champ médical est une méditation laïque que l’on appelle « pleine conscience » et qui part des travaux de Jon Kabat-Zinn. Ensuite, il y a plusieurs courants de travail de méditation pleine conscience :</p>
<ul>
<li>Le programme original de Jon Kabat-Zinn s’appelle MBSR pour « Mindfulness-based stress reduction » (qui se traduit en français par « Réduction du stress basée sur la pleine conscience »). C’est un programme qui peut être enseigné à n’importe quelle personne intéressée. C’est une formation assez longue mais qui ne nécessite pas de pré-requis. Ce programme s’applique pour diverses pathologies au cours duquel le patient assiste à 8 séances collectives de deux heures et à une journée entière de pleine conscience pratiquée en groupes.</li>
<li>À partir de ce programme original, d’autres ont vu le jour comme MBRP pour « Mindfulness-based relapse prevention », qui est un programme spécifique de prévention de rechutes dans le contexte d’addiction. Les personnes formées à cette pratique sont alors plutôt des soignants spécialistes dans la prise en charge des addictions. Ce programme est basé sur le même modèle avec 8 séances de 2 heures et une journée entière.</li>
<li>Il y a également un programme spécifiquement adapté à la prévention des rechutes dépressives, appelé MBCT pour « Mindfulness-based cognitive therapy ». La formation à ce programme est ouverte à des professionnels de la santé mentale.</li>
</ul>
<p>De plus en plus de personnes sont aujourd’hui formées à ces programmes en Europe (pour trouver un praticien, <a href="https://www.association-mindfulness.org/membres-actifs.php" target="_blank" rel="noopener">voir l’annuaire de l’ADM</a>, l’Association pour le développement de la Mindfulness) et l’annuaire de <a href="http://www.mbct-france.fr/" target="_blank" rel="noopener">www.mbct-france.fr</a>.</p>
<h2>Ces programmes sont-ils onéreux ?</h2>
<p>Pour le programme de 8 séances de 2 heures + 1 journée de pleine conscience de 7 heures, les tarifs peuvent varier en fonction de la profession du praticien. Cela va être parfois plus cher en MBCT ou en MBRP qu’en MBSR car le praticien est alors déjà un professionnel de santé. Ensuite, cela risque d’être également un peu plus cher à Paris par rapport à la province. Pour donner un ordre d’idées, le programme MBSR à Paris coûte en général un peu plus de 500€.</p>
<p>Aucun remboursement n’est prévu par l’Assurance maladie, en revanche certains hôpitaux publics proposent ces programmes qui sont alors pris en charge.</p>
<h5><strong>Notre dossier sur les médecines alternatives et complémentaire (MAC) :</strong></h5>
<ul>
<li><strong><em>Introduction dossier : </em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/medecines-alternatives-et-complementaires-les-patients-montent-au-creneau/" target="_blank" rel="noopener">Médecines alternatives et complémentaires : les patients montent au créneau</a></li>
<li><strong><em>Les pratiques :</em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/de-quoi-les-medecines-complementaires-et-alternatives-sont-elles-le-nom/" target="_blank" rel="noopener">De quoi les médecines complémentaires et alternatives sont-elles le nom ?</a><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/les-medecines-complementaires-a-lhopital/" target="_blank" rel="noopener">Les médecines complémentaires à l’hôpital</a><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-meditation-pleine-conscience-appliquee-au-champ-medical/" target="_blank" rel="noopener">La méditation pleine conscience appliquée au champ médical</a></li>
<li><strong><em>Coût et prise en charge financière :</em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/comment-sont-prises-en-charge-les-medecines-complementaires-ou-alternatives/" target="_blank" rel="noopener">Comment sont prises en charge les médecines complémentaires ou alternatives ?</a><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/medecines-alternatives-et-complementaires-quand-la-facture-derape/" target="_blank" rel="noopener">Médecines alternatives et complémentaires : quand la facture dérape</a></li>
<li><strong><em>Les risques de dérives :</em></strong><br />
<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/encore-trop-de-derives-sectaires-en-sante/" target="_blank" rel="noopener">Encore trop de dérives sectaires en santé</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="background-color: black; color: white; text-decoration: none; padding: 4px 6px; font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'San Francisco', 'Helvetica Neue', Helvetica, Ubuntu, Roboto, Noto, 'Segoe UI', Arial, sans-serif; font-size: 12px; font-weight: bold; line-height: 1.2; display: inline-block; border-radius: 3px;" title="Download free do whatever you want high-resolution photos from Natalia Figueredo" href="https://unsplash.com/@nataliafigueredo?utm_medium=referral&amp;utm_campaign=photographer-credit&amp;utm_content=creditBadge" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="display: inline-block; padding: 2px 3px;">Natalia Figueredo</span></a></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Une semaine de sensibilisation à la vaccination</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/04/27/une-semaine-de-sensibilisation-a-la-vaccination/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2017/04/27/une-semaine-de-sensibilisation-a-la-vaccination/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 09:06:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[Santé publique France a publié ses nouvelles recommandations vaccinales pour l’année 2017 à l’occasion de la semaine européenne de la vaccination qui se tient du 23 au 29 avril 2017. On fait le point sur les nouveautés, les recommandations, etc.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Semaine européenne de la vaccination qui a lieu jusqu’au 29 avril est l’occasion pour les pouvoirs publics en France de publier une mise à jour des recommandations officielles en matière de vaccination et d’alerter sur des taux de recours jugés insuffisants pour certains vaccins. </strong></p>
<p>Santé publique France a publié ses nouvelles recommandations vaccinales pour l’année 2017 à l’occasion de la semaine européenne de la vaccination qui se tient du 23 au 29 avril.</p>
<p><a href="http://social-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/calendrier-vaccinal" target="_blank" rel="noopener">Les recommandations vaccinales de l&rsquo;organisme public comportent différentes nouveautés</a> parmi lesquelles on retient une modification du schéma vaccinal contre les virus de l’hépatite A et B du fait d’une rupture durable des stocks de vaccins disponibles en pharmacie.</p>
<h2><strong>Du nouveau dans les recommandations vaccinales</strong></h2>
<p>C’est ainsi que le vaccin de l’hépatite B, anciennement recommandé chez tous les nourrissons avec un rattrapage pour les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans révolus, ne l’est plus désormais que chez un public jugé à risque (professionnels exposés, nouveau-nés de mères porteuses du virus, personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples, etc.).</p>
<p>Autre nouveauté : chez les jeunes filles et les jeunes femmes qui n’ont pas été vaccinées contre le papillomavirus humain, « <em>le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande d’initier la vaccination par le vaccin nonavalent (qui protège contre 9 souches de papillomavirus contre 4 pour le vaccin précédemment recommandé) qui sera prochainement disponible</em> ». Ce vaccin est également proposé jusqu’à 26 ans aux hommes ayant des relations homosexuelles.</p>
<h2><strong>Lancement d’un nouveau site d’informations grand public</strong></h2>
<p>La semaine de la vaccination est un événement créé à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de sensibiliser le grand public sur l’importance de la vaccination via l’organisation d’expositions, de séances d’information, de conférences, de jeux, d’animations, de séances de vaccination gratuite, de portes ouvertes, de formations de professionnels de santé.</p>
<p>Pour l’édition 2017 de ce « Happening », Santé publique France, qui coordonne l’événement au niveau national, a annoncé le lancement de <a href="http://vaccination-info-service.fr/" target="_blank" rel="noopener">vaccination-info-service.fr</a>, un site « <em>à destination du grand public qui a pour vocation d’apporter des informations factuelles et pratiques pour répondre aux questions sur la vaccination</em> ».</p>
<h2><strong>Trois quarts des Français favorables à la vaccination</strong></h2>
<p>L’organisme public qui résulte du regroupement récent de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), de l’institut national de veille sanitaire (InVS) et de l’Etablissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires (Eprus) rappelle que l’adhésion des Français à la vaccination reste forte puisque 75% des personnes âgées de 15 à 75 ans indiquent y être favorables. Certains vaccins continuent toutefois de susciter la méfiance.</p>
<p>C’est le cas notamment de celui contre la grippe saisonnière, l’hépatite B ou encore le papillomavirus humain. Autre motif d’inquiétude sur lequel les pouvoirs publics souhaitent attirer l’attention : le taux de couverture vaccinale (soit la proportion de personnes vaccinées par rapport au nombre qui devrait effectivement l’être) insuffisant chez les enfants de 2 ans pour ce qui est du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Un vaccin obligatoire auquel échappe quand même 10 % de cette population.</p>
<h2><strong>Le vaccin contre le papillomavirus en question</strong></h2>
<p>Santé publique France pointe également le recours « <em>très insuffisant</em> » au vaccin contre le papillomavirus humain mis au point afin de prévenir la survenue du cancer du col de l’utérus. Rappelons que ce vaccin n’est pas obligatoire et que l’insistance des pouvoirs publics quant à l’opportunité d’y recourir ne doit pas faire oublier que son efficacité est attendue mais pas encore démontrée (par manque de recul).</p>
<p>Invitée à se prononcer sur le sujet, la Haute autorité de Santé pointe notamment le risque associé à cette vaccination « <em>d’un plus faible recours au dépistage par frottis induit par le sentiment de sécurité que le vaccin est de nature à procurer</em> », <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/cancer-du-col-de-luterus-le-depistage-avant-tout/">écrivions-nous dans nos colonnes, dans « Cancer du col de l’utérus : le dépistage avant tout »</a>, en novembre 2015.</p>
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		<title>Le cas particulier de l’apnée du sommeil chez l’enfant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 11:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Votre enfant ronfle régulièrement ? Il est constamment fatigué, même en vacances après de bonnes nuits de sommeil ? Et s’il faisait de l’apnée du sommeil ?</strong></p>
<p><strong>Voici un trouble du sommeil que le Docteur Madiha Ellaffi, pneumologue et allergologue, connaît bien puisqu’elle s’est fortement intéressée au sujet lorsqu’elle a soupçonné que son propre enfant en souffrait. Elle a même créé il y a presque deux ans l’</strong><a href="http://www.asso4a.org" target="_blank" rel="noopener"><strong>Association 4A</strong></a><strong> : Allergies, Asthme et Apnées du sommeil en Albigeois. Avec elle, à la fois maman inquiète et médecin averti, nous avons voulu en savoir davantage sur les symptômes et les traitements.</strong></p>
<p><em>« Alors que l’on parle de plus en plus de l’apnée du sommeil chez l’adulte, on aborde encore peu le sujet lorsqu’il s’agit des enfants. Pourtant il concerne 6% des adultes et 2 à 5% des enfants. Toujours à titre de comparaison, l’asthme et les allergies alimentaires touchent respectivement 10% et 7% des enfants. », </em>rappelle le docteur Ellaffi.</p>
<h2><strong>Les premiers signes de l’apnée du sommeil chez un enfant</strong></h2>
<p>La propre expérience du Docteur Ellaffi montre bien qu’entre les premiers signes et la prise de conscience, il n’est pas toujours évident pour les parents d’accepter le diagnostic et de réaliser que les apnées du sommeil peuvent beaucoup perturber la vie d’un enfant. <em>« J’ai terminé mes études de médecine en 1986, et j’avoue que j’avais très peu entendu parler d’apnée du sommeil. De fait, lorsqu’un pédiatre m’alerte sur la taille assez grosse des amygdales de mon fils de 2 ans et demi et sur son faciès adénoïdien (les enfants présentant un faciès adénoïdien sont des enfants avec de  grosses végétations, qui ne réussissent pas à respirer par le nez et sont obligés d’ouvrir constamment  la bouche. Ils développent alors un visage allongé et ont tout le temps la bouche ouverte &#8211; </em><a href="http://oo.gl/images/yfkqtu" target="_blank" rel="noopener"><em>voir ici une photo</em></a><em>), signes d’apnées du sommeil, j’y prête une attention très relative. Je surveille un peu son sommeil et constate qu’il ronfle effectivement, mais je n’entends pas d’apnée et ne m’inquiète pas plus que cela. Pourtant avec le recul, je me rends compte qu’il présentait tous les signes&#8230;»</em>, explique la maman. En effet, outre les ronflements, son fils transpire souvent la nuit, mouille parfois son lit et est constamment fatigué. Elle se souvient qu’en vacances, après la sieste sur la plage, il n’avait pas vraiment envie de jouer et piquait des colères noires pour de petites contrariétés. Il demande souvent à être porté, se plaignant d’avoir mal aux jambes. A l’école, les instituteurs rapporte qu’il n’est pas très moteur. Autant de signes qui alertent mais ne suffisent pas à la convaincre d’envisager de traiter son fils pour une apnée du sommeil… jusqu’au jour où, dans la voiture, elle voit la tête de son fils endormi basculer en arrière et ne l’entend plus respirer pendant 10 bonnes secondes&#8230; C’est alors qu’elle réalise qu’il faut agir. Elle demande son avis à un collègue ORL et décide de faire retirer ses amygdales à son fils. La vie de l’enfant est alors transformée. Alors qu’il mettait toujours un temps interminable à finir ses assiettes, il se met à bien manger et dit à sa mère qu’il trouve cela facile. Il prend alors du poids, rattrape sa courbe de croissance, et ses résultats à l’école s’améliorent !</p>
<h4>L’<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/apnees-du-sommeil-une-maladie-meconnue/#" target="_blank" rel="noopener">apnée du sommeil</a> ou SAS (Syndrome d’Apnées du Sommeil) se caractérise par des interruptions involontaires de la respiration de quelques secondes durant le sommeil, entraînant en premier lieu une baisse d’oxygène dans le sang. La plupart du temps, cela est dû au fait qu’au moment où l’on s’endort, les muscles du fond de la gorge se relâchent et provoquent un affaissement et donc un rétrécissement des parois autour des conduits respiratoires du fond de la gorge. L’apnée du sommeil peut également être favorisée par une morphologie particulière provoquant des obstructions du conduit respiratoire comme par exemple de grosses amygdales, une petite mâchoire, un visage étroit, une langue épaisse qui aurait tendance à tomber vers le fond de la gorge à l’endormissement, ou une obésité qui entraînerait une accumulation de graisse au fond de la gorge.<br />
Certaines apnées sont également causées non pas par une obstruction des voies respiratoires, mais par une anomalie du système nerveux qui interrompt la respiration.<br />
Côté traitement, il faut réduire l’obésité si elle est la cause des apnées, envisager d’avoir recours à la chirurgie s’il s’agit d’un problème d’amygdales ou à l’orthodontie pour des anomalies de la mâchoire. Pour les adultes, la machine à pression positive continue (PPC) reste le traitement de référence. Il s’agit d’une machine reliée à un masque facial, qui aide le patient à respirer en propulsant de l’air dans les voies respiratoires.<br />
L’apnée du sommeil augmente chez les malades le risque de développer un certain nombre de pathologies comme l’hypertension artérielle, des maladies cardiovasculaires, du diabète ou de l’obésité.</h4>
<h2><strong>L’amygdalectomie, un traitement pas si simple à accepter&#8230;</strong></h2>
<p>Pour le docteur Ellaffi, entre l’alerte du pédiatre et l’amygdalectomie de son fils, il s’est passé 3 ans. Trois ans d’observation, de questionnements, de doutes, car une opération des amygdales, comme toutes les opérations chirurgicales, présente un risque de complications. Pour beaucoup de parents à qui on la propose, cette chirurgie fait peur. Pourtant le docteur Ellaffi considère aujourd’hui qu’elle est un peu trop diabolisée. Elle explique :</p>
<p>« <em>Les parents ont du mal à envisager l’amygdalectomie quand les amygdales ne semblent pas spécialement grosses à première vue, quand on les examine de face, bouche ouverte.</em></p>
<p><em>Mais l’idéal pour comprendre pourquoi un enfant ne dort pas bien la nuit serait de pouvoir l’examiner allongé et endormi et de pratiquer un scanner ou une endoscopie pour voir comment cela se passe au fond de sa gorge à ce moment-là. Est-ce que ce sont les végétations ou de grosses amygdales qui bloquent la respiration, est-ce la langue qui chute en arrière ou l’épiglotte ? On fait parfois ce genre d’examen chez les adultes mais pas chez les enfants car l’endoscopie est assez invasive, et le scanner trop irradiant pour un enfant. Cependant, ce que l’on peut observer lorsque l’enfant ouvre la bouche ne reflète pas forcément par exemple la taille des amygdales réelles plus en profondeur dans la gorge qui parfois vont jusqu’à se toucher l’une l’autre, empêchant alors de bien respirer.</em></p>
<p><em>Il faut savoir que la plupart des enfants qui consultent pour les apnées du sommeil ont entre 3 et 6 ans. En effet, c’est la période de la croissance où l’hypertrophie des amygdales est la plus importante car elles sont stimulées par les virus, les allergènes, la pollution, le tabagisme parental. Or c’est une période où leur pharynx n’est pas encore assez grand, donc où il y a la plus mauvaise adéquation entre le contenant et le contenu et où l’obstruction peut facilement s’installer. Il est vrai qu’avec l’âge les amygdales peuvent diminuer et que cela relativise encore l’intérêt de l’amygdalectomie, mais il arrive que les amygdales restent imposantes et parmi mes patients, je vois parfois arriver des adolescents et des jeunes adultes chez qui l’apnée du sommeil a déjà commencé à provoquer des effets secondaires tels que l’hypertension artérielle, le diabète, ou un syndrome anxio-dépressif.</em></p>
<p><em>Si l’amygdalectomie reste au centre de la prise en charge de l’apnée du sommeil chez l’enfant, il est important de mettre en place une prise en charge globale, multidisciplinaire, raisonnée, et donc la plus logique possible pour les enfants. On ne va pas enlever des amygdales et des végétations systématiquement. Parfois ce n’est pas justifié, notamment lorsque l’enfant présente une anomalie que l’on peut rectifier par l’orthodontie ou un problème d’obésité. Mais pour un enfant maigrichon qui présente des amygdales quasi jointives, le bénéfice de l’amygdalectomie est probable.  Il serait vraiment dommage de ne pas aider de nombreux enfants qui dorment mal, sont épuisés, ont du mal à suivre à l’école, présentent une courbe de croissance ralentie, sont affectés par des infections à répétition, des troubles de l’attention ou du comportement. Mais je reconnais que c’est une décision délicate à prendre, puisque moi-même en tant que maman et médecin, j’ai attendu 3 ans pour être certaine du bénéfice pour mon fils avant de décider de le faire opérer. </em>»</p>
<h2><strong>La machine PPC, un traitement rare chez les enfants</strong></h2>
<p>En dehors de l’orthodontie et de la chirurgie qui peuvent résoudre les problèmes de morphologie entraînant des apnées du sommeil chez l’enfant, on envisage parfois, mais assez rarement d’appareiller les enfants avec une machine à pression positive continue (PPC), la nuit, pour les aider à respirer. C’est vrai que le masque peut sembler contraignant, mais le docteur Ellaffi précise que lorsque la famille et le médecin ne sont pas stressés, l’enfant l’accepte souvent assez bien. Elle a même eu le cas d’un enfant dont la maman hésitait à lui faire prendre sa machine pour un séjour de découverte à l’école, mais son fils a insisté pour la prendre, voulant profiter au mieux de sa classe de découverte. L’appareillage chez les enfants est souvent une étape transitoire &#8211; le temps nécessaire à régler selon les cas, une obésité, une anomalie de la mâchoire par un traitement d’orthodontie, ou de planifier une intervention chirurgicale pour retirer les amygdales, par exemple.</p>
<h2><strong>Les 3 signes de l’apnée du sommeil à ne pas négliger chez l’enfant</strong></h2>
<ul>
<li>Un enfant qui ronfle tout le temps&#8230;<br />
Un enfant ronfle parfois au moment d’un rhume notamment, s’il a le nez pris durant quelques jours, mais pas de façon régulière.<br />
Les enfants à tendance allergique, qui font par exemple des sinusites répétées sont également à surveiller.</li>
<li>Un enfant constamment épuisé&#8230;<br />
Il arrive que la fatigue, durant la période scolaire s’accumule et que les enfants et les adolescents manquent effectivement d’heures de sommeil. Mais si l’enfant est toujours fatigué dès le lever, même en vacances ou qu’il s’endort facilement durant la journée, alors il vaut mieux consulter.</li>
<li>Un enfant qui a des troubles de la concentration et du comportement&#8230;<br />
On assiste à une augmentation du Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) depuis quelques temps, qui est une pathologie en soi, mais il peut être favorisé par des apnées du sommeil, et inversement, le manque de sommeil réparateur des enfants qui souffrent d’apnées du sommeil peut entraîner des symptômes proches du TDAH.</li>
</ul>
<h2><strong>On consulte qui ?</strong></h2>
<p>Dans un premier temps, on fait confiance à son médecin traitant qui, en cas de doute, doit pouvoir rediriger les parents vers un spécialiste du sommeil proche des chez eux. Il peut s’agir d’un pédiatre, d’un neuro-pédiatre, d’un ORL, d’un allergologue, d’un pneumologue&#8230; De plus en plus de praticiens se forment à la prise en charge des troubles du sommeil.</p>
<p>La consultation dans un laboratoire de sommeil pourra éventuellement se faire dans un second temps, en fonction des possibilités et des besoins diagnostic.</p>
<h2><strong>Un livre pour aider les enfants (et les parents) à comprendre l’apnée du sommeil</strong></h2>
<p>Face aux questions de ses patients, l’association 4A a initié la création d’un livre qui a vu le jour grâce à l’illustratrice Julie Eugène. Titré <a href="http://www.unautrereg-art.com/_p/prd15/4590824771/product/un-sommeil-de-marmotte" target="_blank" rel="noopener"><em>Un sommeil de Marmotte</em></a>,  l’ouvrage est distribué par l’association 4A dans ses actions de prévention et est également disponible en librairie.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div>
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		<title>Une nouvelle avancée dans le traitement du diabète de type 1 ? Interview</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/12/08/une-nouvelle-avancee-dans-le-traitement-du-diabete-de-type-1-interview/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2016 10:31:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[Une étude publiée récemment montre qu’il serait potentiellement possible de restaurer le stock de cellules productrices d’insuline chez les personnes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une étude publiée récemment montre qu’il serait potentiellement possible de restaurer le stock de cellules productrices d’insuline chez les personnes atteintes de diabète de type 1 et ainsi les guérir. Des tests chez l’homme doivent encore être réalisés afin de confirmer les premiers résultats de cette étude. </strong><br />
<strong>66 Millions d’IMpatients a interrogé Patrick Collombat, chercheur à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), son principal auteur.</strong></p>
<h3><strong>Dans quel contexte s’inscrit votre étude ?</strong></h3>
<p>Le diabète de type 1 est une maladie qui se caractérise par la destruction sélective par le système immunitaire des cellules du pancréas produisant l’insuline (les cellules bêta), une hormone qui permet de réguler le taux de sucre dans le sang. En l’absence d’insuline, la concentration de sucre augmente ce qui peut avoir des conséquences délétères importantes. Les traitements existent mais des complications peuvent survenir à long terme. C’est pourquoi notre équipe s’intéresse à développer des solutions alternatives.</p>
<h3><strong>Quel est le point de départ de ce travail ?</strong></h3>
<p>Nous savions déjà, par l’utilisation de souris génétiquement modifiées, qu’il était possible de restaurer la production d’insuline par le pancréas en forçant l’activation d’un gène permettant de transformer des cellules pancréatiques alpha qui ne possèdent pas la capacité de produire l’insuline, en cellules bêta responsables de la sécrétion de l’hormone. Cette première avancée était importante, sauf qu’il n’est pas envisageable d’agir de la même façon sur le patrimoine génétique d’un être humain de façon à promouvoir la production de cellules bêta. Il fallait trouver un composé qui permette de recréer cette modification. C’est ce à quoi nos travaux se sont attelés.</p>
<h3><strong>Pour quels résultats ?</strong></h3>
<p>On s’est associé avec une compagnie pharmaceutique danoise ainsi que plusieurs laboratoires en France et à l’étranger. Nous avons testé des milliers de substances pour finalement identifier le Gaba, un neurotransmetteur (une molécule qui joue un rôle dans la transmission du message nerveux) présent dans l’organisme qui est aussi disponible sous la forme de compléments alimentaires.</p>
<h3><strong>Comment avez-vous démontré l’efficacité de cette molécule ?</strong></h3>
<p>Cet effet a été démontré chez la souris dans un premier temps. Pour simplifier, nous avons démontré la conversion des cellules alpha en cellules bêta productrices d’insuline par un traitement avec du Gaba. Nous avons également observé qu’au fil des transformations des cellules alpha en cellules bêta, l’organisme, détecte la diminution des premières et en produit de nouvelles. C’est donc un cercle vertueux qui s’instaure.</p>
<p>Nous sommes ensuite parvenus à démontrer l’efficacité du Gaba sur des cellules humaines en provenance d’ilots de Langherans, des structures présentes dans le pancréas qui contiennent à la fois des cellules alpha et bêta. Après 14 jours de culture en présence du neurotransmetteur, le nombre de cellules alpha avait diminué de 37% alors que dans le même temps, le nombre de cellules bêta augmentait de 24%. De même, en transplantant des ilots humains dans des souris et en supplémentant leur alimentation avec du Gaba, les mêmes résultats ont été obtenus.</p>
<h3><strong>Cette approche s’attaque-t-elle aux causes de la maladie ?</strong></h3>
<p>Non. Sauf qu’à ce stade on ne sait pas encore si les nouvelles cellules bêta produites seront détruites. Il se pourrait qu’elles conservent des caractéristiques de cellules alpha qui leur confèreraient une résistance face aux attaques du système immunitaire. Si tant est qu’elles soient à nouveau sa cible, il a été démontré qu’entre les premiers signes de destruction et la destruction totale, il peut se passer plusieurs mois, voire années. Si l’on parvenait à régénérer des cellules bêta, celles-ci devraient donc conserver leur fonctionnalité pendant un certain temps. Durant cette période, les patients n’auraient pas besoin d’injection d’insuline. On est encore dans la science-fiction, mais l’idée est là…</p>
<h3><strong>Quelle suite entendez-vous donner à ce travail ?</strong></h3>
<p>Notre intention est de tester directement chez des patients diabétiques de type 1 les effets d’une supplémentation alimentaire en Gaba. L’idée est d’effectuer la première série de tests sur une soixantaine de patients. Ces tests auront lieu au Danemark. Ils démarreront au printemps 2017 et s’étaleront sur 12 mois. Si ça fonctionne, on passera alors à des essais à une échelle beaucoup plus large. C’est un nouveau champ d’investigation qui s’ouvre à nous. Il faudra encore beaucoup de temps avant de développer un éventuel médicament.</p>
<h4><strong>UNE « AVANCÉE RÉELLE » ACCUEILLIE AVEC PRUDENCE PAR LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES DIABÉTIQUES</strong><br />
<img decoding="async" class="alignright size-full wp-image-9721" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2016/12/GerardRaymond-itw.jpg" alt="GerardRaymond-itw" width="117" height="120" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/12/GerardRaymond-itw.jpg 117w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2016/12/GerardRaymond-itw-20x21.jpg 20w" sizes="(max-width: 117px) 100vw, 117px" />Sollicité par 66 Millions d’IMpatients, Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques, accueille la publication de ces résultats «<em> très intéressants</em> », comme une « <em>bouffée d’espoir</em> ». La régénération des cellules bêta est un champ d’investigation important, estime-t-il rappelant que d’autres travaux similaires s’intéressent quant à eux à la possibilité d’utiliser à cette même fin les cellules souches.<br />
Pour Gérard Raymond, il y a toutefois encore loin de la coupe aux lèvres. « <em>On sait très bien que les essais cliniques imposent un long délai avant la mise à disposition d’un nouveau traitement. Sans compter que la plupart du temps, il ne voit jamais le jour. Derrière cette bouffée, on est donc un peu obligé de tempérer</em> ». Rabat-joie Gérard Raymond ? « <em>C’est régulièrement qu’on nous annonce le grand soir. Or bien souvent, c’est plutôt le petit matin qui survient</em> », conclut-il insistant toutefois sur l’intérêt que présentent ces travaux.</h4>
<p><script type="text/javascript" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/themes/THEME_CISS/js/form/form2.min.js"></script></p>
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		<title>Au cœur de la 1ère salle de consommation de drogues à Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2016 11:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 17 octobre dernier, la première « salle de consommation à moindre risque », entendez salle de consommation de drogues à moindre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 17 octobre dernier, la première « salle de consommation à moindre risque », entendez salle de consommation de drogues à moindre risque, a ouvert ses portes en France sur le site de l’hôpital Lariboisière dans le Xème arrondissement de Paris, tout près de la Gare du Nord.</strong></p>
<p>La gestion de ce lieu d’accueil est assurée par l’association médico-sociale Gaïa, spécialisée en addictologie et en réduction des risques liés à l’usage de drogues. Cette association œuvre dans le quartier depuis plusieurs années déjà et connaît bien les besoins des usagers de drogues, qui sont, depuis longtemps, assez nombreux du côté de la Gare du Nord.</p>
<p>Il était urgent de faire un pas vers ces personnes qui vivent dans des situations de grande précarité, de les aider à préserver au mieux leur santé, non seulement en distribuant des seringues stériles mais aussi en prévenant les risques d’overdose et en étant présent pour eux au quotidien afin d’aider le plus grand nombre à sortir de l’addiction.</p>
<p>Ce lieu, comme nous l’explique le docteur Jean-Pierre Lhomme, Président de l’association Gaïa, est aussi sécurisant pour les usagers de drogues que pour les habitants du quartier. Ces derniers peuvent en effet compter sur la salle et ses équipes pour permettre de limiter la consommation de drogue dans la rue, dans des parkings ou des halls d’escalier. Pour 66 Millions d’IMpatients, le docteur Lhomme explique comment s’organise cette salle de consommation à moindre risque (SCMR) et pourquoi il est indispensable d’offrir aux usagers de drogues un abri sécurisé, une écoute adaptée et bienveillante et d’ouvrir spécifiquement pour eux une porte vers une prise en charge médicale loin de tout jugement.</p>
<h2>66 Millions d&rsquo;IMpatients : Comment se passe l’accueil des usagers ?</h2>
<p><strong>Dr Jean-Pierre Lhomme</strong> : la salle est accessible 7/7 jours de 13h30 à 20h30, aux hommes et aux femmes majeurs.<br />
C’est totalement anonyme, chaque usager donne le nom qu’il veut. Il indique en revanche une vraie date de naissance.</p>
<p>Les consommateurs entrent d’abord sous une sorte de préau. Ils peuvent simplement demander du matériel ou vouloir entrer pour consommer. S’il s’agit de leur première venue, ils ont un entretien qui explique le fonctionnement du lieu, les droits et devoirs de chacun.</p>
<p>Pour entrer, ils doivent montrer le produit qu’ils vont consommer. Ils utiliseront leur produit mais pas leur matériel. Puis on attribue à chaque usager un numéro et chacun attend son tour dans une salle qui sert à la fois de salle d’attente et de salle d’accueil. Il peut y avoir un peu d’attente selon les heures de la journée.</p>
<h2>Et dans la salle de consommation ?</h2>
<p>Dans la salle de consommation à proprement parler, il y a 13 postes de consommation par voie intraveineuse dont un, sous la forme d’un petit box un peu plus isolé, plus calme, qui est utilisé pour des gens qui sont en difficulté et prennent trop de risques dans leur mode de consommation. Il y a également une salle d’inhalation pour les gens qui passent de l’injection à l’inhalation. Cela nous permet de guider les utilisateurs vers un mode de consommation à moindre risque.</p>
<p>Tous les consommateurs sont supervisés dans cette salle par des professionnels de santé, des infirmiers, des éducateurs et des médecins. Il est fourni aux usagers du matériel stérile et chacun se lave les mains avant de consommer. On leur accorde une vingtaine de minutes à leur poste de consommation puis on les accompagne vers une salle de repos où ils ont droit à une petite collation s’ils le désirent.</p>
<h2>Comment le dialogue intervient-il entre consommateurs et professionnels médico-sociaux ?</h2>
<p>Dans la salle de repos, des éducateurs sont évidemment aussi présents pour discuter avec ceux qui en ont besoin et proposer de l’aide, comme par exemple un entretien avec un assistant social pour résoudre différents problèmes liés à leurs papiers, leurs droits, l’accès à la sécurité sociale, ou à un hébergement.</p>
<p>Pour instaurer davantage de dialogue et aider les usagers à reprendre confiance en eux, une activité appelée le « <a href="http://labofabrik.org/" target="_blank" rel="noopener">LaboFabrik </a>» est à leur disposition. Les participants sont invités à fabriquer des objets à partir de matériaux recyclés et en profitent pour discuter de leur réinsertion sociale et professionnelle.</p>
<p>Selon qu’ils prennent le temps de discuter ou pas dans cette salle de repos, les consommateurs ressortent au bout de 30 à 45 minutes environ par une sortie spécifique, sans repasser par l’entrée. Ils ne peuvent d’ailleurs pas revenir tout de suite dans la salle.</p>
<h2>La SCMR, c&rsquo;est aussi une porte vers une prise en charge médicale ?</h2>
<p>Certains usagers peuvent vouloir revenir une deuxième fois dans la même journée. Cela fait l’objet de discussion avec les équipes. Les professionnels de santé ont l’œil et le sens clinique pour juger de l’état de santé de la personne qui se présente, évaluer la situation et prendre en charge la personne de façon pertinente. Ils observent d’ailleurs la façon dont se passe la consommation. S’ils constatent que les usagers ont par exemple des abcès, de petits soins peuvent être pratiqués sur place.</p>
<p>Les médecins et infirmières sont aussi en mesure de proposer des dépistages pour les hépatites et le VIH via des <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/peut-on-se-fier-aux-trod-et-aux-autotests/" target="_blank" rel="noopener">TROD</a> (tests rapides d’orientation diagnostic) et peuvent pratiquer un Fibroscan afin de mesurer l’évolution d’une fibrose du foie, le cas échéant.</p>
<p>Pour les cas plus sérieux, les professionnels de santé s’appuient sur un réseau de correspondants, dont fait partie l’hôpital et d’autres lieux de consultations de médecine générale. Ils proposent également des orientations vers des circuits plus spécialisés par rapport à des prises en charge de pathologies plus importantes, comme les maladies infectieuses ou l’hépatite C notamment.</p>
<h2>En quoi la SCMR vient-elle compléter les dispositifs déjà existants en matière de réduction des risques pour les consommateurs de drogues ?</h2>
<p>Ce lieu, qui est effectivement un lieu de consommation de drogues, est avant tout une porte d’entrée par rapport à des populations qui se trouvent dans une grande précarité et dont la santé est particulièrement en jeu. La salle permet de mettre en place diverses propositions de prise en charge pour assurer le suivi des usagers, dans un contexte d’acceptation de la consommation de drogues. C’est ainsi qu’il devient possible d’enclencher la conversation, d’établir une relation.</p>
<p>Des consommateurs de drogues qui ne peuvent pas ou ne veulent pas s’arrêter, cela a toujours existé et cela existera toujours. Or c’est un moment tabou, car socialement et légalement, les consommateurs n’ont droit à aucune écoute s’ils ne sont pas au moins entrés dans une phase où ils voudraient sortir de cette dépendance. Il n’y a pas de pont pour entrer en relation avec les consommateurs alors même qu’ils sont en danger. Grâce à ce lieu, on accueille les gens au moment où ils en sont dans leur vie et dans leur consommation et on les aide à avancer dans la préservation de soi. C’est cela la réduction des risques. On y va petit à petit en fonction de la capacité des gens à être accompagnés au moment présent.</p>
<p>Cette salle, c’est aussi une place pérenne pour les professionnels de santé et les travailleurs sociaux qui accueillent chacun au moment où il en est de sa consommation de drogues.</p>
<h2>Il existe plus de 90 SCMR à l’étranger et leur bilan est plutôt encourageant, non ?</h2>
<p>Les résultats des autres salles à l’étranger par rapport aux risques médicaux sont positifs. On y a noté une réduction du nombre d’overdoses, une meilleure prise en charge des malades d’hépatite C, et également un accompagnement par rapport à la dépendance. Les autres salles ont montré qu’il y avait une augmentation importante de l’entrée dans le soin de ces populations, soit avec des solutions de substitution, soit de sevrage.</p>
<h2>Les consommateurs sont-ils disposés à venir ?</h2>
<p>Pour l’instant, ils reniflent. Il y a en plein que l’on connaît bien, car Gaïa travaille depuis longtemps vers la Gare du Nord. Ceux que nous connaissions attendaient l’ouverture de cette salle qui les sécurise puisqu’elle s’adresse à des personnes en grande précarité qui consomment dans la rue, dans des parkings, des halls d’escalier. En ne leur proposant rien, on accentue les risques auxquels ils sont exposés. A partir du moment où l’on met en place une situation de prévention et de soins confortable, sans nier le moment difficile où ils en sont dans leur consommation, ils se sentent reconnus et apprécient l’initiative.</p>
<p>C’est un endroit où il y a peu de violence, car chacun le respecte et le fait respecter. Bien entendu, certains usagers ont malheureusement des troubles psychiatriques et il y a parfois des épisodes de violence, mais pas davantage que dans d’autres structures de soins et de prévention qui accueillent des patients en souffrance psychiatrique. De toute façon, les professionnels de santé qui travaillent dans la salle ont l’habitude de gérer ces situations et savent comment calmer le jeu. C’est avant tout un endroit où les consommateurs sont protégés.</p>
<h2>Comment réagissent les  riverains ?</h2>
<p>A chaque ouverture de salle à l’étranger, les riverains opposants ont craint une recrudescence de la violence, une augmentation du nombre de dealers, de consommateurs de drogues et avec eux pourquoi pas davantage de vols ou de prostitution. Tous les maux de la terre y passent ! La réalité, c’est que les consommateurs de drogues se trouvaient déjà dans le quartier de la gare du Nord depuis des années. Nous améliorons en fait la situation en leur offrant un cadre sécurisé avec de la prévention et des soins.</p>
<p>Nos équipes font des maraudes autour de la salle de consommation pour proposer aux consommateurs de venir et de ne pas consommer dans les parkings ou les cages d’escalier des bâtiments du quartier. C’est sécurisant pour tout le monde, en fait. Nous avons d’ailleurs travaillé en concertation avec les riverains et la mairie avant d’ouvrir la salle et ils ont été invités à la visiter au moment de l’inauguration. Les riverains peuvent appeler la salle (01 77 72 22 15) s’ils ont un problème, s’ils veulent aider une personne qui consommerait de la drogue dans leur immeuble, par exemple.</p>
<p>Pour ce qui est de la criminalité, elle existe également depuis longtemps dans ce quartier et les policiers nous confirment que la violence y est surtout liée à la consommation d’alcool.</p>
<p>En outre, une enquête sociologique pour mesurer la tranquillité publique a débuté avant l’ouverture de la salle et se poursuit durant la phase d’expérimentation afin de donner des réponses objectives sur ce point précis.</p>
<p><strong><em>Cette semaine ouvre à Strasbourg, sur le site des hôpitaux universitaires de la ville, la seconde salle de consommation à moindre risque française. Une troisième est également prévue à Bordeaux.</em></strong></p>
<h5>A lire également; l&rsquo;article complémentaire de 66 millions d&rsquo;IMpatients sur le sujet :</h5>
<p><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/salles-de-consommation-a-moindre-risque-les-chiens-aboient-la-caravane-passe/" target="_blank" rel="noopener">Salles de consommation à moindre risque : les chiens aboient, la caravane passe</a></p>
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		<title>Réforme des GHT : quel bénéfice pour les usagers ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/07/08/reforme-des-ght-quel-benefice-pour-les-usagers/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jul 2016 11:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette réforme propose un regroupement des établissements publics de santé au sein de territoires avec l’objectif affiché de mutualiser les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette réforme propose un regroupement des établissements publics de santé au sein de territoires avec l’objectif affiché de mutualiser les ressources et d’améliorer l’accès à des soins de qualité au bénéfice de la population. Les établissements de chaque nouveau territoire disposent désormais d’un an afin de préparer leur « projet médical partagé ».</strong></p>
<p>La réforme des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) est entrée en vigueur le 1<sup>er</sup> juillet sans tambours ni trompettes. Ce dispositif, inscrit dans la Loi Santé de Marisol Touraine, propose une refonte en profondeur de la carte hospitalière de France.</p>
<p>Au total, ce sont donc 850 établissements publics (les établissements privés sont exclus de la réorganisation) qui ont rejoint l’un des 135 GHT issus du découpage opéré par le ministère de la Santé. On compte ainsi 12 territoires en Aquitaine, 8 en Bretagne, 15 en Ile-de-France… En moyenne chaque GHT regroupe environ 10 établissements. Ce ratio cache toutefois de fortes disparités : selon le territoire, et son bassin de population (de 50 000 à 2 millions d’habitants), le nombre d’établissements peut varier de 2 à 20.</p>
<h2><strong>Vers une meilleure utilisation des ressources ?</strong></h2>
<p>Au sein des territoires, les établissements sont invités à mutualiser leurs ressources, développer des collaborations et réfléchir aux moyens à mettre en œuvre afin d’assurer à la population un meilleur accès aux soins. Dans chacun d’entre eux, un établissement support (le plus souvent dévolu au Centre hospitalier universitaire) assure certaines fonctions et activités pour le compte des établissements partenaires (système d’information hospitalier, collecte des informations issues de l’hospitalisation et de l’activité médicale, achat, école, formation, etc.).</p>
<p>Dans un communiqué publié le 5 juillet, le ministère de la Santé précise que les concertations en vue de la mise en place de cette réforme ont animé les acteurs des hôpitaux publics durant les 5 derniers mois « <em>sous l’égide des Agences régionales de santé et en lien avec les élus des territoires et la Fédération Hospitalière de France</em> ». L’objectif de ces concertations : aboutir à des regroupements qui dans chaque territoire tiennent compte des réalités du terrain. Concertation qui ne semble avoir jamais réellement associé de citoyens / représentants associatifs… pourtant concernés au premier chef.</p>
<h2><strong>Un an pour construire un projet médical partagé</strong></h2>
<p>C’est ainsi que <a href="http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211069588737-lexperimentation-reussie-de-l-union-hospitaliere-de-cornouaille-2011216.php" target="_blank" rel="noopener">le Centre hospitalier de Quimper-Concarneau a anticipé la réforme</a> et « <em>investi dans un important plateau technique pour la chirurgie, reprenant des compétences qui étaient éparpillées ailleurs</em>, nous apprennent <em>Les Echos</em>. <em>Il s&rsquo;est équipé d&rsquo;une deuxième IRM et du deuxième tomographe de France pour la radiothérapie. Les blocs opératoires sont sur place mais le pré et postopératoire se déroulent dans les établissements de proximité. Cette chirurgie centrale permet d&rsquo;atteindre la taille critique, gage de sécurité et de viabilité financière</em> ».</p>
<p>Un travail d’approfondissement s’ouvre aujourd’hui pour préciser concrètement les « projets médicaux partagés » des hôpitaux, indique le ministère de la Santé. Ces travaux déboucheront par exemple sur la mise en place d’équipes médicales de territoire, de consultations médicales avancées, ou encore sur l’accélération du développement de la télémédecine. « <em><a href="http://www.lemonde.fr/acces-restreint/sante/article/2016/07/01/019ff1c655a5168b73629fcd2a381446_4961789_1651302.html" target="_blank" rel="noopener">D’ici un an,</a></em><a href="http://www.lemonde.fr/acces-restreint/sante/article/2016/07/01/019ff1c655a5168b73629fcd2a381446_4961789_1651302.html"> rapporte</a><em><a href="http://www.lemonde.fr/acces-restreint/sante/article/2016/07/01/019ff1c655a5168b73629fcd2a381446_4961789_1651302.html"> Le Monde, les hôpitaux devront tous avoir établi un « projet médical partagé »</a></em> <em>précisant leur rôle respectif dans chaque filière de soins (chirurgie, obstétrique, anesthésie-réanimation) et permettant d’identifier les doublons au sein du territoire</em> ». Des fermetures d’établissements sont-elles à prévoir ? Peut-être… Mais cette réforme peut aussi conduire de petits établissements à voir leur activité pérennisée par l’arrivée de nouveaux médecins en provenance des autres hôpitaux du territoire.</p>
<h2><strong>Une réforme dont la pertinence reste à démontrer</strong></h2>
<p>Explications. Beaucoup de petits établissements ne parviennent pas à recruter des médecins et appuient leur activité sur des intérimaires qu’ils payent au prix fort. C’est pourquoi, la réforme des GHT prévoit que les médecins d’un établissement pourront, si c’est leur souhait et en échange d’une prime, exercer dans d’autres hôpitaux du regroupement un ou plusieurs jours par semaine.</p>
<p>« <em>Ce n’est pas forcément un dessaisissement des petits hôpitaux au profit des plus grands, la ressource médicale va être partagée</em> », indique Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), cité dans les colonnes du <em>Monde</em>. Il reste à voir comment cette réforme s’articulera sur le terrain et si les patients sortiront véritablement gagnants de cette réorganisation. 66 Millions d’Impatients ne manquera pas de garder l’œil ouvert sur le sujet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><strong>Trois questions à…<br />
Claude Rambaud, co-présidente du CISS</strong></h1>
<blockquote><p><strong>« Pour la démocratie sanitaire, on repassera »</strong></p></blockquote>
<h2><strong>Que peut-on attendre de la réforme des GHT ?</strong></h2>
<p>C’est pour le moment très délicat à anticiper. Les arrêtés de création des GHT viennent tout juste d’être publiés. Si le projet peut séduire sur le papier, il reste à voir quelle en sera la traduction sur le terrain. Dans certains territoires, on a déjà vu comment les intérêts politiques des uns ou des autres ont pu participer à un découpage défiant tout bon sens. Le fait est que les citoyens ont été complétement exclus des discussions ayant présidé au découpage territorial. Ils le seront tout autant des négociations sur la mise en place des projets médicaux partagés dans chaque territoire. Pour la démocratie sanitaire, on repassera.</p>
<h2><strong>Un exemple en tête ?</strong></h2>
<p>Oui, celui du Centre hospitalier de Brioude que je connais bien pour y représenter les usagers. L’établissement s’est vu rattacher à celui du Puy qui est naturellement associé au CHU de Saint-Etienne. Il eu été bien plus pertinent, de l’avis unanime des acteurs concernés (corps médical compris), que Brioude dépende du CHU de Clermont-Ferrand. Le projet, tel qu’il est imaginé, doublera le temps de transports avec deux cols de montagne sur le trajet, alors que les habitants de Brioude sont habitués du CHU de Clermont, plus proche et plus accessible par une autoroute de vallée. L’avis des citoyens n&rsquo;a pas été pris en considération, bien qu&rsquo;ils aient interpellé la directrice d&rsquo;ARS, et la ministre sur les dangers d&rsquo;une telle orientation.</p>
<h2><strong>Quelles sont concrètement les inquiétudes qu’on peut nourrir ?</strong></h2>
<p>On reste dans une vieille conception de l’action publique qui voit l’administration décider pour la population, sans la consulter, de ce qui est bon pour elle. Les enjeux sont majeurs, pourtant, cette réforme est de nature à bouleverser le parcours de soins de certains patients en leur imposant par exemple de se rendre dans un établissement qu’ils n’auraient pas choisi. On ne sait pas, en effet, dans quelle mesure les nouveaux parcours seront contraints et les sanctions qui seront éventuellement adoptées pour les patients qui ne souhaitent pas s’y soumettre. Le CISS n’est pas opposé à cette réforme mais se montre pour le moment plus que circonspect quant aux conditions de sa mise en œuvre.</p>
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		<title>Un accouchement autrement en maison de naissance</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/05/20/un-accouchement-autrement-en-maison-de-naissance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2016 10:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[La France vient de lancer une expérimentation sur les maisons de naissance. En tout, 9 structures ont reçu un agrément. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France vient de lancer une expérimentation sur les maisons de naissance. En tout, 9 structures ont reçu un agrément. L’expérimentation s’étalera sur cinq ans. A l’issue de cette période, il reviendra aux pouvoirs publics de décider si ce dispositif est appelé à s’étendre sur le territoire. </strong></p>
<p>C’est une pratique qui a vu le jour au milieu des années 70 aux Etats-Unis et qui s’est répandue au fil des ans dans de nombreux pays (Canada, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Suisse, etc.). L’accouchement en maison de naissance voire à domicile permet aux femmes qui le désirent de mettre au monde leur enfant loin de l’environnement ultra-médicalisé de l’hôpital sous la houlette d’une ou plusieurs sages-femmes.</p>
<p>La France vient d’autoriser le lancement d’une série d’expérimentations, afin d’évaluer la possibilité de mettre en place un tel dispositif (limité aux maisons de naissance) sur le territoire. Au total, neuf structures ont reçu l’agrément des pouvoirs publics.</p>
<h2><strong>Adossement obligatoire à une unité de soins</strong></h2>
<p>La prise en charge de ces femmes est assurée par des sages-femmes libérales chargées du suivi de la grossesse, du bon déroulement de l’accouchement puis de l’accompagnement des mamans au retour (quasi immédiat) à domicile. Rappelons quand même que selon un rapport de la Cour des comptes de 2011, l’hôpital demeure le lieu d’accouchement préféré des femmes enceintes (64 %), suivi de la clinique (25 %). Seulement 2 % des femmes enceintes préféreraient accoucher chez elles.</p>
<p>L’article 1 de <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028279423&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noopener">la loi du 6 décembre 2013 autorisant l’expérimentation des maisons de naissance</a> précise que « <em>La maison de naissance doit être contiguë à une structure autorisée de l’activité de gynécologie-obstétrique avec laquelle elle passe obligatoirement une convention et avec laquelle un accès direct est aménagé, permettant, notamment, un transfert rapide des parturientes</em> [vers une unité médicale]n<em>en cas de complication</em> ».</p>
<p>C’est le cas par exemple du CALM (acronyme de « Comme à la maison »), à Paris dans le 12<sup>ème</sup> arrondissement, l’un des neuf projets retenus, adossé à la clinique des Bluets où nous nous sommes rendus il y a quelques jours pour prendre la température (lire notre article <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/reportage-les-accouchements-en-maison-de-naissance/" target="_blank" rel="noopener">« Reportage : les accouchements en maison de naissance »</a>). Depuis le 1<sup>er</sup> avril 2016, date où le CALM a officiellement obtenu le statut de maison de naissance, une quinzaine d’accouchements a déjà eu lieu.</p>
<h2><strong>N’accouche pas hors l’hôpital qui veut</strong></h2>
<p>Plusieurs conditions doivent être remplies afin d’envisager un accouchement dans l’une des 9 maisons de naissance retenues pour l’expérimentation. Cette possibilité n’est en effet offerte qu’aux femmes en bonne santé dont la grossesse se déroule sans problème (grossesses dites à « bas risque », selon <a href="http://www.perinat-france.org/upload/professionnelle/reseaux/PACA/Marseille/reseau_perinat_sud/journee/RPS_16novembre2007_Shojai.pdf" target="_blank" rel="noopener">les critères et recommandations de la Haute Autorité de Santé</a>). Le domicile de la candidate ne doit pas se situer à plus de 40 minutes de trajet de la maison de naissance. L’accouchement hors de l’hôpital, enfin, ne peut avoir lieu en cas de grossesse gémellaire ou si la femme a déjà subi une césarienne.</p>
<p>Les maisons de naissance répondent aux souhaits exprimés par un certain nombre de femmes d’accoucher dans un environnement moins médicalisé et de bénéficier d’une prise en charge par la même équipe tout au long de la grossesse. <a href="http://ciane.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/09/EtudeSouhaits.pdf" target="_blank" rel="noopener">Une enquête sur les accouchements réalisée par le Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane)</a>, publiée en 2012, montre que « <em>le pourcentage de femmes qui expriment, pendant la grossesse, des souhaits particuliers concernant leur accouchement augmente régulièrement : il est passé de 36% avant 2005 à 57% en 2011</em> ».</p>
<p>Parmi les doléances exprimées :</p>
<ul>
<li>le choix de la position lors de l’accouchement,</li>
<li>la possibilité de « déambuler »,</li>
<li>un accompagnement personnalisé de la douleur (soutien pour un accouchement sans péridurale, possibilité de choisir le moment et le dosage de la <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/accoucher-avec-ou-sans-peridurale/" target="_blank" rel="noopener">péridurale</a>),</li>
<li>et le refus – net – de l’épisiotomie (en dehors évidemment d’une nécessité médicale).</li>
</ul>
<h2><strong>Haro sur l’épisio !</strong></h2>
<p>Au Québec où il est possible d’accoucher en maison de naissance ou à domicile depuis 1994, « <em>le taux d’épisiotomie lors d’accouchements pratiqués par des sages-femmes</em> (dans les maisons de naissance et à domicile, ndlr) <em>est de 0,03%</em> », indique Marie-Eve St-Laurent, présidente de l’Ordre des sages-femmes du Québec. A titre de comparaison, ce taux est d’environ 50 % en établissement de santé pour les femmes dont c’est le premier accouchement et de 30 % pour les multipares.</p>
<p>Dans la Belle-Province, 2 à 3 % des femmes (près de 90 000 accouchements par an dont 2 000 sont réalisés par des sages-femmes), choisissent d’accoucher en maison de naissance ou à domicile. Environ un quart d’entre elles doivent y renoncer en cours de suivi pour raison médicale. Elles sont alors adressées à un hôpital. 10 à 15 % de ces transferts ont lieu lors de l’accouchement, estime Marie-Eve St-Laurent. « <em>Le plus souvent, l’arrêt de la progression ou une demande de soulagement de la douleur sont à l’origine de ces transferts. Les cas d’urgence sont très rares</em> ».</p>
<p>Le corps médical n’affiche pas la même sérénité. Cité par <a href="http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/04/01/les-maisons-de-naissance-un-accouchement-hors-de-l-hopital_4894100_1651302.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Le Monde</em></a>, Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens français, s’inquiète de l’absence de monitoring pendant le travail. « <em>Comment les sages-femmes sauront si tout se passe bien ? Elles feront avec leur stéthoscope, comme au XIX<sup>e</sup> siècle ? </em>». Le médecin déplore par ailleurs l’absence de prise en charge médicale de la douleur. « <em>Avant la péridurale, les accouchements étaient des salles de pleurs. J’ai vu des femmes souffrir</em> ».</p>
<h2><strong>Accouchement en toute sécurité</strong></h2>
<p>Que les femmes qui seraient intéressées par ce nouveau mode de suivi de grossesse et d’accouchement se rassurent : les études menées sur le sujet montrent qu’il existe peu ou pas de différence dans les taux de complication selon que la naissance a lieu à l’hôpital, dans une maison de naissance ou à domicile. C’est la conclusion par exemple d’une vaste étude menée auprès de 64 538 femmes au Royaume-Uni publiée en 2011 dans le <a href="http://www.bmj.com/content/343/bmj.d7400" target="_blank" rel="noopener"><em>British Medical Journal</em></a>.</p>
<p>De cette étude, la HAS retient notamment, dans son <a href="http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2014-09/cahier_charges_rapport_elaboration_maisons_naissance_190914.pdf" target="_blank" rel="noopener">Cahier des charges de l’expérimentation des maisons de naissance</a>, que « <em>la proportion de femmes avec une naissance normale (naissance sans induction du travail, analgésie épidurale ou spinale, anesthésie générale, accouchement par forceps ou ventouse, césarienne ou épisiotomie) variait de 58 % pour les unités d’obstétrique à 76 % pour les maisons de naissance intrahospitalières, 83 % pour les maisons de naissance autonomes et 88 % pour les naissances à domicile</em> ».</p>
<p>Quant à la survenue de complications lors de l’accouchement (déchirure périnéale importante, nécessité de mettre en place une transfusion sanguine ou de transfert vers un plus haut niveau de soins), l’étude ne montre pas de différences significatives selon le type de prise en charge. La HAS pointe toutefois que «<em> ces événements indésirables sont généralement moindres dans les maisons de naissance autonomes</em> ». Ces résultats n’étonnent pas Marie-Eve St-Laurent qui les attribue pour partie aux restrictions imposées dans la sélection des femmes éligibles à une prise en charge démédicalisée.</p>
<h4><strong>UNE SURMÉDICALISATION TOURNÉE EN RIDICULE</strong><br />
« La Performance ». Ainsi s’intitule <a href="https://www.youtube.com/watch?v=72oyhUHgvhs" target="_blank" rel="noopener">ce petit film satirique</a> de l’association italienne Freedom for Birth Rome Action Group visant à dénoncer l’excès de médicalisation lors des accouchements pratiqués dans la plupart des pays occidentaux : position imposée, monitoring permanent, interdiction de boire, de manger ou encore de se déplacer, utilisation d’ocytocine pour accélérer le travail, etc. Appliqué à la sexualité (c’est l’idée loufoque du film), cet interventionnisme médical découragera même les plus chauds. Sous-titré en plusieurs langues, le film diffusé depuis 2014 connaît une recrudescence des partages sur les réseaux sociaux à l’occasion de la <a href="http://enca.info/international-week-for-respecting-childbirth/" target="_blank" rel="noopener">Semaine mondiale pour l’accouchement respecté</a> qui se déroule du 16 au 22 mai.</h4>
<h5>A lire également, ces articles de 66 Millions d’IMpatients :</h5>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/reportage-les-accouchements-en-maison-de-naissance/" target="_blank" rel="noopener">Reportage : les accouchements en maisons de naissance</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/accoucher-avec-ou-sans-peridurale/" target="_blank" rel="noopener">Accoucher avec ou sans péridurale</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Comme on fait son lit, on se couche&#8230; ou l&#8217;importance du sommeil</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/05/02/comme-on-fait-son-lit-on-se-couche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 May 2016 16:05:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sélection d’actus sur la qualité de vos soins]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un rapport publié le 25 avril, le think tank Terra Nova s’inquiète du peu d’égards que les pouvoirs publics [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un rapport publié le 25 avril, le think tank Terra Nova s’inquiète du peu d’égards que les pouvoirs publics portent à la <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/5-gestes-pour-mieux-dormir/" target="_blank" rel="noopener">qualité de notre sommeil</a> et les appelle à mettre en place de véritables mesures pour sensibiliser les populations aux enjeux liés à cette question.</strong></p>
<p>« <em>Les hypnotiques, c’est pas automatique</em> ». Verra-t-on un jour ce slogan, dérivé de celui très populaire utilisé il y a quelques années afin de sensibiliser sur la consommation excessive d’antibiotiques, diffusé auprès du grand public ? C’est un des souhaits émis par le think tank Terra Nova dans un <a href="http://tnova.fr/system/contents/files/000/001/161/original/25042016_-_Retrouver_le_sommeil.pdf?1461675551" target="_blank" rel="noopener">rapport publié fin avril portant sur l’urgence d’intégrer dans les politiques de santé publique des mesures favorisant la qualité de notre sommeil</a>.</p>
<p>A ce chapitre, la lutte contre l’excès de consommation de <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/zoom-sur-les-benzodiazepines/" target="_blank" rel="noopener">somnifères</a>, dont on sait qu’ils présentent de nombreux effets délétères sur la santé et qu’ils ne sont pas efficaces sur le long terme, apparaît pour les auteurs de ce rapport comme l’une des mesures à mettre en place en priorité. Comment ? Par exemple en faisant la promotion des traitements alternatifs (psychothérapie, thérapie cognitivo-comportementale, etc.).</p>
<h2><strong>Le sommeil en queue de peloton des préoccupations de santé publique</strong></h2>
<p>« <em>Des comportements équilibrés (alimentation, activité physique et sportive),</em> lit-on dans le rapport, <em>sont également en mesure d’apporter des réponses de valeur pour nombre de situations rencontrées, évitant ainsi aux personnes des prises médicamenteuses inutiles, coûteuses et inefficaces</em> ».</p>
<p>Au-delà de la question de la surconsommation de somnifères, c’est tout notre rapport au sommeil qu’il faudrait revoir, estiment les auteurs de cette étude. « <em>Le sommeil</em>, écrivent-ils, <em>est ordinairement tenu pour anecdotique, relevant de l’intime, des petits plaisirs ou désagréments de la sphère privée. Dans nos sociétés performantes, chacun est, explicitement ou tacitement, invité à faire de son sommeil une variable d’ajustement</em> (…) ».</p>
<p>Le sommeil serait ainsi devenu «<em> l’ultime frontière à repousser pour parvenir, au nom de la modernité et de la liberté individuelle, à une société fonctionnant à pleine puissance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 </em>». Les chiffres sont là pour l’attester : on dort de moins en moins longtemps et de plus en plus mal.</p>
<h2><strong>La quantité de sommeil en berne, sa qualité aussi</strong></h2>
<p>Les auteurs du rapport citent par exemple <a href="http://www.cdc.gov/mmwr/volumes/65/wr/mm6506a1.htm" target="_blank" rel="noopener">une étude publiée en février dernier par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC)</a>, selon laquelle un tiers des Américains dort moins de sept heures par nuit soit en deçà <a href="http://www.aasmnet.org/resources/pdf/pressroom/Adult-sleep-duration-consensus.pdf" target="_blank" rel="noopener">des recommandations émises en 2015 par les spécialistes du sujet outre-Atlantique</a>. En France, près de deux personnes sur trois se plaindraient d’un ou plusieurs troubles du sommeil. La somnolence de jour touche 20 % des Français et près d’un tiers des actifs dort moins de 6 heures par nuit.</p>
<p>Pression professionnelle, intensification des tâches, allongement des temps de trajet domicile-travail, l’urbanisation et son cortège incessant de bruits et de lumières, la multiplication et l’individualisation des écrans (chaîne 24h/24, <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/lumiere-bleue-peut-on-sen-proteger/" target="_blank" rel="noopener">smartphones, tablettes, internet</a>)… Les causes de la détérioration de la qualité de notre sommeil sont bien identifiées.</p>
<p>Et elles le sont depuis longtemps. <a href="http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-5.pdf" target="_blank" rel="noopener">Une étude menée par Jean Pierre Giordanella, docteur en santé publique</a> (qui a également participé à la rédaction du rapport de Terra Nova), remis en décembre 2006 à Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, dressait le même constat. Certaines de ses conclusions sont toujours d’actualité, regrette Terra Nova. Outre la lutte contre les abus de médicaments psychotropes, le think tank invite les pouvoirs publics à des actions ciblées auprès des enfants plus particulièrement.</p>
<h2><strong>Quelles mesures pour nous réconcilier avec l’oreiller ?</strong></h2>
<p>Il serait ainsi souhaitable d’encourager l’éducation au sommeil dans le cadre scolaire dès l’âge de 6 ans, mieux prendre en compte les temps de transport scolaire afin éventuellement d’adapter l’horaire du début de la journée ou encore d’encourager la sieste au-delà de la moyenne section de maternelle.</p>
<p>Pour Terra Nova, il est également essentiel d’améliorer la formation initiale et continue des professionnels de santé (médecins et paramédicaux) sur le sommeil et de mener des actions de sensibilisation auprès du grand public.</p>
<p>Le think tank suggère par exemple d’intégrer une communication sur le sommeil dans le « Plan national nutrition santé environnement » qui pourrait préciser la quantité moyenne de sommeil nécessaire de 7 heures/nuit. La lutte contre le bruit et la pollution visuelle en milieu urbain constitue d’autres pistes que les auteurs de ce rapport préconisent de suivre afin de restaurer les conditions d’un sommeil de qualité, au même titre qu’une attention particulière portée à <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/journee-du-sommeil-interactions-entre-sommeil-et-nutrition/" target="_blank" rel="noopener">l’équilibre de son alimentation</a>, notamment le soir, ou encore la réalisation régulière d’une activité sportive physique et sportive.</p>
<h5>En savoir plus :</h5>
<p><em><a href="http://tnova.fr/system/contents/files/000/001/161/original/25042016_-_Retrouver_le_sommeil.pdf?1461675551" target="_blank" rel="noopener">Retrouver le sommeil, une affaire publique</a></em>, rapport de Terra nova, 25 avril 2016</p>
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