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	<title>Fatigues : un ressenti singulier aux causes et conséquences plurielles Archives - France Assos Santé</title>
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	<title>Fatigues : un ressenti singulier aux causes et conséquences plurielles Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Je suis épuisé, mais je n&#8217;arrive pas à dormir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 09:58:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigues : un ressenti singulier aux causes et conséquences plurielles]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigue et douleurs]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="fontsize-203931 text-color-156100-color" ><span>Article mis à jour le 7 avril 2026</span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Lorsque l’on est fatigué, la solution la plus évidente pour récupérer est de dormir. </strong><strong>Malheureusement, dans de nombreux cas et pour diverses raisons, le sommeil n’est pas forcément « réparateur », et certaines personnes n’arrivent parfois tout simplement pas à s’endormir. </strong></p>
<p><strong>Plusieurs causes peuvent expliquer un sommeil de qualité médiocre, ou des insomnies, comme le fait d’avoir des douleurs, de présenter une apnée du sommeil ou un syndrome de jambes sans repos, par exemple. Ces causes somatiques sont relativement simples à identifier, cependant certains troubles, notamment psychologiques, peuvent aussi perturber le sommeil et méritent alors une prise en charge thérapeutique adaptée. Par ailleurs, les causes somatiques et psychologiques peuvent s’entremêler et s’auto-entretenir. Dans tous les cas, il vaut toujours mieux trouver et travailler sur les causes pour éviter, réduire ou arrêter la prise de médicaments hypnotiques qui doivent toujours rester des traitements ponctuels et prescrits par un médecin.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Un défaut de récupération pendant le sommeil</h3>
<p>« <em>Lorsqu’une personne est épuisée mais qu’elle ne trouve pas son sommeil, on peut en conclure que sa fatigue n’est pas en relation avec une dette de sommeil. </em>», explique le Pr Hervé Vespignani, neurologue et ancien chef du service neurologie du CHU de Nancy. Pour autant, il souligne d’emblée que concernant la fatigue, il n’existe malheureusement aucun examen, aucun outil qui permette de déterminer si la fatigue est réelle et quel est son niveau. Seul l’interrogatoire du médecin permettra d’orienter le diagnostic pour trouver l’origine de cette fatigue.</p>
<p>L’une des origines à explorer pour la fatigue concerne le défaut de récupération pendant le sommeil, et peut s’expliquer assez simplement parfois par des douleurs, de la fièvre, des difficultés respiratoires, etc., qui empêchent les patients de bien dormir.</p>
<p>Parmi les difficultés respiratoires, l’apnée du sommeil est un syndrome intéressant à examiner chez les patients qui se plaignent de fatigue chronique. Ces apnées entrainent des micro-réveils pendant la nuit, qui expliquent que les malades aient du mal à dormir suffisamment profondément et soient donc régulièrement, voire quotidiennement fatigués. Ce syndrome est relativement facile à diagnostiquer, surtout si l’entourage a remarqué des ronflements ou ces fameuses apnées de quelques secondes pendant le sommeil. Cela dit, il arrive que des malades souffrant d’apnées du sommeil ne ronflent pas et que les apnées soient peu perceptibles. Il faut aussi penser aux malades qui vivent seuls, ne se rendent pas compte qu’ils ronflent et ne penseront pas forcément à consulter pour une apnée du sommeil s’ils sont fatigués.</p>
</div><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Le syndrome des jambes sans repos</h3>
<p>Une autre cause assez courante indiquée par le Pr Vespignani, et qui entraine une perte de la capacité de récupération du sommeil, est le syndrome des jambes sans repos, communément appelé « impatiences » et plus scientifiquement « myoclonies périodiques du sommeil ». Les personnes qui en souffrent bougent leurs membres inférieurs, et parfois aussi leur bras durant la nuit. Ces mouvements entrainent des réveils souvent furtifs et multiples qui empêchent, comme dans le cas des apnées du sommeil, d’atteindre la phase de sommeil profond. Les médecins connaissent bien ce syndrome et le diagnostic est parfois évident quand les patients eux-mêmes décrivent leurs symptômes. Exemple, quand ils ressentent une gêne au niveau des jambes et le besoin irrépressible de bouger, de se lever alors qu’ils sont confortablement installés pour regarder la télévision. Ce n’est pas à proprement parler douloureux, mais extrêmement désagréable, et cela peut donc aussi survenir la nuit pendant le sommeil. Les malades sont alors susceptibles de faire des mouvements involontaires. Ces mouvements sont parfois discrets et imperceptibles par l’entourage, mais ils peuvent quand même empêcher l’établissement d’un sommeil récupérateur.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container onepage-section" data-label="Document utiles" data-name="document-utiles" id="row-unique-2"><div class="row unequal col-double-gutter single-top-padding single-bottom-padding double-h-padding limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row unequal col-double-gutter row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-2 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell  vc_custom_1763739610691 border-accent-color no-block-padding" style="border-style: solid;border-right-width: 2px ;" ><div class="uncont" ><div class="icon-box icon-box-top  icon-inline" ><div class="icon-box-icon fa-container" style="margin-bottom: 0px;" ><span class="text-accent-color btn-disable-hover"><i class="fa fa-quote fa-3x fa-fw"></i></span></div></div></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-10 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-accent-color" ><span>Témoignage de Steven, 43 ans, Paris</span></p></div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-color-118919-color" ><span>Je pense que cela a toujours été ainsi. J’ai des souvenirs de mon frère, lorsque nous étions petits, qui refusait de dormir avec moi et disait que je bougeais trop. Je ne parviens pas à identifier une cause précise qui aurait déclenché cela, comme un stress peut-être. Cependant, ma compagne m’a fait prendre conscience que cela se manifestait par exemple les soirs où j’ai bu de l’alcool. Je bouge beaucoup mes jambes certaines nuits durant mon sommeil. En ce qui me concerne, je ne m’en rends pas compte. C’est une compagne quand j’étais jeune adulte qui me l’a fait remarquer la première fois.</span></p></div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-color-118919-color" ><span>Ma compagne actuelle s’en plaint également au point que cela l’empêche de dormir. Elle me dit que je « pédale » la nuit. Comme je le disais, moi je ne m’en rends pas du tout compte. Cela cause peut-être des sortes des micro-réveils imperceptibles mais c’est davantage un problème pour ma compagne que pour moi car personnellement j’ai l’impression de dormir profondément. En revanche, j’ai noté que certains soirs, heureusement assez rarement, j’ai une sensation de jambes si lourdes que je dois alors absolument me lever, faire quelques pas, bouger. Ces soirs-là, j’ai du mal à m’endormir, mais dans l’ensemble je m’endors toujours très facilement. Ce qui est certain, c’est que depuis toujours, je me lève fatigué. Est-ce lié à mes mouvements nocturnes ? Je ne saurai pas le dire. Par chance, cela ne gâche pas ma vie. J’ai le cerveau embrumé pendant l’heure qui suit mon réveil mais après ma journée se passe bien.</span></p></div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-color-118919-color" ><span>Une chose est sûre, si je dois me lever à une heure précise, il me faut un réveil. Je ne me lève jamais naturellement tôt. Est-ce héréditaire ? Peut-être car je m’aperçois que ma fille de 8 ans bouge également beaucoup quand elle dort et qu’elle dort parfois les genoux fléchis vers le ciel.</span></p></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Quand le sommeil ne vient pas malgré la fatigue</h3>
<p>« <em>Ne pas dormir du tout durant plusieurs jours n’est pas tenable physiologiquement. Au bout de 3 nuits sans sommeil, le corps est sérieusement fragilisé et après une dizaine de jours, entre autres problèmes, le cœur faillit. Il existe une maladie génétique, l’insomnie familiale fatale, extrêmement rare et qui prive ceux qui en souffrent de sommeil. Comme son nom l’indique, son issue est fatale au bout de quelques mois </em>», poursuit le Pr Vespignani.</p>
<p>La difficulté à trouver le sommeil, c’est à dire l’insomnie, concerne <a href="https://www.inserm.fr/dossier/insomnie/">15 à 20 % des Français et 9 % relèvent de formes sévères</a>. Les causes sont diverses. Sur le plan somatique, l’insomnie peut s’expliquer en cas de douleurs, du fait de divers symptômes associés à des maladies chroniques comme l’asthme ou l’insuffisance cardiaque, ou encore de perturbations du cycle circadien pour les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson. Elle peut aussi être le signe d’une maladie psychiatrique, comme l’entrée dans la phase maniaque d’une personne bipolaire.</p>
<p>Le Pr Vespignani attire l’attention sur le fait que l’insomnie se chronicise vite : « <em>On traite souvent mal l’insomnie dès le début, à savoir avec des médicaments qui, certes vont être satisfaisants pour le malade dans un premier temps, mais qui ne résoudront pas la cause. L’insomnie va d’autant plus se chroniciser si le traitement médicamenteux est reconduit. C’est ce que l’on appelle les insomnies de pharmacodépendance, c‘est à dire que c’est le médicament en tant que tel qui va pérenniser la maladie causale </em>».</p>
</div><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>La dimension psychologique dans la survenue des troubles du sommeil</h3>
<p>Une fois écartée la dette de sommeil et des causes somatiques, il est important d’explorer d’éventuelles origines psychologiques puisque, comme le rappelle l’<a href="https://www.inserm.fr/dossier/insomnie/">article de l’INSERM sur l’insomnie </a>: « <em>Les personnes souffrant d’anxiété ou de dépression auraient 7 à 10 fois plus de risque de souffrir d’insomnie chronique que les autres. </em>».</p>
<p>Selon le Pr Vespignani, les dimensions physiques et psychologiques peuvent interagir l’une sur l’autre et le malade lui-même n’est pas toujours en capacité de reconnaître, entre ces deux dimensions, laquelle entraine l’autre. Trouver et traiter l’origine n’est alors pas évident mais le professeur milite pour que, dans tous les cas, un accompagnement psychologique soit mis en place. Un tel accompagnement semble évident lorsque le patient insomniaque traverse, ou a traversé, un événement existentiel difficile à surmonter, mais il est loin d’être suffisamment mis en place. « <em>Même si l’on a identifié que la cause était principalement somatique, dans le cas d’une apnée du sommeil par exemple, envisager un suivi psychologique sera forcément bénéfique au malade pour qu’il comprenne et accepte mieux sa maladie et son traitement, soit moins anxieux et donc dorme enfin mieux. </em>», insiste le Pr Vespignani.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container onepage-section" data-label="Document utiles" data-name="document-utiles" id="row-unique-4"><div class="row unequal col-double-gutter single-top-padding single-bottom-padding double-h-padding limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row unequal col-double-gutter row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-2 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell  vc_custom_1763739610691 border-accent-color no-block-padding" style="border-style: solid;border-right-width: 2px ;" ><div class="uncont" ><div class="icon-box icon-box-top  icon-inline" ><div class="icon-box-icon fa-container" style="margin-bottom: 0px;" ><span class="text-accent-color btn-disable-hover"><i class="fa fa-quote fa-3x fa-fw"></i></span></div></div></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-10 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-accent-color" ><span>Témoignage de Madeleine, 85 ans, vivant en région parisienne et souffrant d’insomnie depuis une trentaine d’années</span></p></div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-color-118919-color" ><span>Je n’ai jamais été une grande dormeuse, mais il y a plus de 30 ans, j’ai perdu mon mari, puis mon fils 3 ans plus tard dans un accident de voiture. A partir de là, je n’ai plus jamais réussi à bien dormir. De sérieuses insomnies se sont installées et perdurent encore aujourd’hui. J’ai conscience que cela est dû très probablement aux traumatismes que j’ai subis et qui ont commencé très petite car j’ai été une enfant juive cachée en Suisse. Tout cela a douloureusement marqué ma vie.</span></p></div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-color-118919-color" ><span>À la mort de mon fils pourtant, je n’ai pas pris de médicaments pour m’aider à dormir et j’ai continué à travailler en cumulant finalement très peu d’heures de sommeil dans la semaine. Je me souviens que cela me rendait nerveuse de dormir si peu tout en devant assumer un travail qui était lui-même stressant puisque j’avais ma propre boutique dans le prêt-à-porter. En réalité, plus je me sentais nerveuse, inquiète, et moins j’arrivais à dormir. Aujourd’hui je prends un traitement assez lourd, le soir, grâce auquel je m’endors effectivement profondément pendant environ 5 heures chaque nuit. Si je ne le prends pas, je reste éveillée jusque très tard et il m’arrive même de faire des nuits blanches. Quand cela se produit, le lendemain, je vais probablement sentir que mon corps est fatigué, je vais éventuellement m’allonger, fermer les yeux, me détendre, mais je ne dormirai pas. Je n’ai jamais réussi à faire une sieste.</span></p></div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-color-118919-color" ><span>Je pense que ma chance est que j’ai une nature à avoir besoin de très peu de sommeil. Peut-être les médicaments ne sont pas la solution idéale mais j’avoue que je n’ai même pas envie d’essayer de les arrêter. Je sais que je retomberai dans un cycle infernal de nuits sans sommeil et de nervosité.</span></p></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h4>Fatigue intense persistante ? Et si c’était une commotion cérébrale…</h4>
<p>On estime à environ 200 000 le nombre de commotions par an en France, toutes activités confondues. Beaucoup de cas ne sont pas diagnostiqués ou déclarés, surtout hors sport organisé. Dans un rapport de septembre 2025, l’Académie nationale de médecine pointe l’importance de la surveillance, rappelant que les commotions cérébrales touchent toutes les tranches d’âge et résultent aussi de chutes (escalier, vélo, trottinette…), d’accidents domestiques (en particulier chez le sujet âgé), de violences, d’accident de la route, etc. <em>« On a l’habitude de les associer à la pratique sportive, or les risques sont bien plus nombreux »</em>, souligne le Pr Vespignani. D’où l’importance d’en connaître les symptômes qui peuvent être immédiats ou retardés, et différents selon les personnes. Or parmi ceux-ci, outre les maux de tête, les vertiges, une sensibilité à la lumière ou au bruit, on trouve aussi une fatigue intense et des troubles du sommeil. Pensez-y !</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
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		<title>Fatigue(s) : quelle reconnaissance ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 09:54:02 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Ce dimanche 21 novembre aura lieu la première édition de la </strong><a href="https://journeedesfatigues.fr/"><strong>Journée des fatigues</strong></a><strong>. Le choix de mettre le mot « fatigue » au pluriel paraissait essentiel aux associations de patients organisatrices de cette journée, car derrière ce symptôme, qui désigne normalement la fatigue physiologique dont on récupère grâce au repos, se cachent plusieurs types fatigues, plus ou moins lourdes, intenses, voire handicapantes et liées à divers phénomènes.</strong></p>
<p><strong>Dans ce contexte, la reconnaissance et la prise en charge de la fatigue par les différents acteurs de la santé mériteraient une véritable concertation et des prises de position plus claires pour ne pas laisser les patients, mais aussi bien souvent leurs médecins, démunis face à ce symptôme qui peut rapidement se chroniciser. </strong></p>
<h3>Une question de définition</h3>
<p>Ainsi que le rappelle le docteur Leroi, médecin bénévole à l’ASFC : « <em>La fatigue n’est pas une maladie, c’est un symptôme. </em>» et pour Isabelle Fornasieri, vice-présidente de l’<a href="http://www.asso-sfc.org/">ASFC</a> (Association française du Syndrome de fatigue chronique) : « <em>La fatigue doit se décliner au pluriel car elle recouvre en réalité beaucoup de phénomènes qui méritent chacun d’être bien analysés. Laisser le terme de fatigue au singulier a pour conséquence de ne pas pouvoir accompagner correctement les malades.</em> ». En effet, de nombreuses causes peuvent expliquer la survenue de la fatigue, comme des maladies somatiques, des maladies psychologiques, des troubles du sommeil, des douleurs, etc. Selon les cas, les malades vivront diverses sortes de fatigue. « <em>La somnolence diurne n&rsquo;est pas du tout la même chose que d’avoir une très grande fatigabilité et ne pas pouvoir mener une activité musculaire ou cognitive par manque d&rsquo;énergie. </em>», signale Isabelle Fornasieri.</p>
<p>Selon elle, il n’est pas si simple de faire reconnaître une ou plusieurs formes de fatigue en tant que maladie. Elle souligne en premier lieu que la fatigue est avant tout un phénomène naturel qui est le signe de quelque chose à corriger, d’une activité à stopper quand on s’approche des limites d’adaptation de l’organisme. Elle insiste ensuite sur le cas particulier du « syndrome de fatigue chronique » qui est bel et bien une maladie neurologique reconnue, avec un tableau clinique précis, et qui ne se réduit pas à un simple épuisement. Elle précise que son nom est trompeur car ce syndrome cache en réalité de nombreux autres symptômes (sommeil non récupérateur, intolérance à l&rsquo;effort, troubles orthostatiques, douleurs, neuro-inflammation, troubles cognitifs, etc.). Cette maladie spécifique se distingue donc d’une fatigue due à une autre cause et qui se serait chronicisée. Isabelle ajoute : « <em>La reconnaissance de la fatigue comme une maladie est délicate à mettre en place de la même façon qu’il serait complexe de dire que la douleur est une maladie. Il est cependant nécessaire de travailler sur la reconnaissance de la fatigue, et souhaitable de former des médecins qui en feraient leur spécialité, comme c’est le cas des </em><a href="https://france-assos-sante.org/2021/10/18/journee-mondiale-de-la-douleur-profession-algologue/"><em>algologues</em></a><em> pour la douleur. Nous souhaitons également que soient créés des centres de la fatigue, avec des intervenants multidisciplinaires, sur le modèle des centres anti-douleur. </em>».</p>
<h3>Evaluer la fatigue pour mieux orienter les patients</h3>
<p>Le docteur Leroi reconnaît que les professionnels de santé sont très peu formés à l’évaluation de la fatigue, qui est d’ailleurs finalement assez mal documentée. Pour beaucoup, c’est un sujet qui reste en arrière-plan car en médecine, on apprend avant tout à faire un diagnostic et à traiter une pathologie. Elle constate : « <em>Il se trouve que dans mon métier, je vois beaucoup de comptes rendus de patients pour différentes pathologies mais je n’ai jamais vu d’échelle d’évaluation de la fatigue, comme on le voit par exemple pour l’évaluation de la douleur. </em>». Elle explique qu’en effet, les échelles d’évaluation de la fatigue sont peu utilisées. On en trouve uniquement dans le cadre de certaines pathologies, en cancérologie par exemple, pour évaluer parfois les effets secondaires des traitements, possiblement en neurologie pour les pathologies où la fatigue est l’un des symptômes prédominants et peut influer sur la capacité de travail, ou encore dans certains troubles du sommeil comme l’apnée du sommeil.</p>
<p>Isabelle Fornasieri s’inquiète de ce manque de formation : « <em>Si on n’évalue pas et si on n’essaye pas de comprendre les mécanismes qui se jouent derrière les différents types de fatigues, on ne peut pas proposer des prises en charge adaptées. </em>». La vice-présidente de l’ASFC cite l&rsquo;exemple du réentraînement à l&rsquo;effort ou de l&rsquo;activité physique adaptée qui est très parlant dans la prise en charge de la fatigue. Elle précise que si l’on souffre d’une fatigue qui s’apparente à un épuisement avec des troubles du métabolisme énergétique et des désordres immuno-inflammatoires comme dans le syndrome de fatigue chronique ou dans la fatigue persistante suite à un COVID ou d’autres syndromes post-viraux, on doit d’abord vérifier s&rsquo;il y a une exacerbation des symptômes après l&rsquo;effort. Il peut en effet y avoir une intolérance à l&rsquo;effort et à l&rsquo;activité physique qui aggraveront alors l’état de fatigue des malades. En revanche, si l’on souffre d’une fatigue liée à une maladie qui oblige à garder le lit longtemps ou réduit l’activité physique et entraîne un déconditionnement musculaire, dans de tels cas, une activité légère, progressive, même si elle est difficile au début, sera bénéfique au patient, dans la mesure où il ne présente pas les désordres cités précédemment.</p>
<h3>Quand la fatigue empêche de travailler…</h3>
<p>Selon Isabelle Fornasieri, beaucoup de malades obtiennent des arrêts maladie ordinaires lorsqu&rsquo;ils consultent leur médecin avec une plainte de fatigue qui les empêche d’assurer leur mission professionnelle. Cependant une fatigue intense et continue sans diagnostic ne permet pas d’envisager des arrêts prolongés. En effet, les médecins conseils de l’Assurance maladie réalisent une analyse de ces arrêts de travail, notamment ceux qui sont prolongés, avec la seule possibilité pour eux de consulter les pièces qui leur sont apportées au cours d’une convocation, associée à un examen du malade et un interrogatoire médical. En outre, comme le médecin conseil a aussi la charge de repérer les personnes en fraude, il remettra peut-être plus facilement en cause un arrêt maladie faisant apparaître comme principal motif une fatigue pour laquelle aucune cause évidente n’est mentionnée. Le docteur Leroi conclut : « <em>Il me semble nécessaire d’être plus performant sur la formation des médecins sur ces sujets. Dans le cas du syndrome de fatigue chronique, il existe pourtant un tableau clinique typique qui permet de bien approcher le syndrome avec des critères précis qui ont fait l’objet d’un consensus médical international en 2011 accessibles à tous les médecins. ».</em></p>
<p>Sans diagnostic, face à un patient manifestement épuisé et incapable de reprendre son travail, lorsque ce dernier arrive au bout de ses indemnités journalières, ce sera alors au médecin conseil de l’Assurance maladie d’apprécier la situation et de voir s’il est pertinent de lui accorder une invalidité. Améliorer la formation des médecins dans l’analyse médicale de la fatigue, de son évaluation et de sa prise en charge est donc indispensable pour permettre la reconnaissance des droits de ces malades, droit non seulement aux arrêts de travail, mais aussi à l’attribution d’une pension d’invalidité ou d’une allocation adulte handicapé quand cela est nécessaire.</p>
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		<title>Traiter la fatigue, est-ce possible ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 09:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigues : un ressenti singulier aux causes et conséquences plurielles]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigue et douleurs]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>« <em>Très régulièrement, mes patients me demandent de leur prescrire quelque chose pour la fatigue. Malheureusement, il n’y a pas de formule miracle. Dans certains cas, on trouve la cause, on peut la traiter, et la fatigue s’atténue ou se dissipe. Mais très souvent, les médecins n’ont pas de solution efficace et parfois d’ailleurs, ils ne trouvent même pas de cause évidente à la fatigue de certains patients.</em> », rapporte le Dr Elkaïm, médecin généraliste.</strong></p>
<p><strong>Effectivement, pour appliquer un traitement adapté, la base est bien entendu de faire une investigation pour connaître la ou les causes de la fatigue. Il peut s’agir d’une fatigue inhérente à une maladie (affections auto-immunes, maladies infectieuses, atteintes neurologiques), à des troubles du sommeil (voir notre article sur le sujet), à un cancer, à des troubles psychologiques (dépression, anxiété, trouble bipolaire, etc.). La fatigue peut aussi s’expliquer par la consommation de toxiques (voir notre article sur l’alcool et la fatigue), ou la prise de certains médicaments. Elle peut aussi être due à du surmenage, une mauvaise hygiène de vie ou diverses carences, comme celle en fer par exemple. Enfin, il existe le cas particulier du syndrome de fatigue chronique (lire </strong><a href="https://france-assos-sante.org/2018/09/07/syndrome-de-fatigue-chronique-une-maladie-a-part-entiere/"><strong>notre article sur le sujet</strong></a><strong>), pour lequel on est sur le point de trouver bientôt des marqueurs biologiques et qui est donc encore difficile à diagnostiquer. Ce syndrome se définit, entre autres signes, par l’existence depuis plus de 6 mois d’une fatigue physique et cognitive pouvant aller jusqu’à l’épuisement, ponctuée de malaises post-efforts, avec des douleurs musculaires, des troubles digestifs, etc.</strong></p>
<h3>66 Millions d’Impatients : La fatigue est-elle une fatalité lorsque l’on a une maladie chronique ?</h3>
<p><strong>Dr Elkaïm :</strong> Pas toujours heureusement. Pour certains cas, dès lors que l’on parvient à traiter efficacement la cause, on élimine la fatigue. Prenons l’exemple d’une hypothyroïdie bien traitée où le patient retrouvera finalement une bonne énergie.  Cependant, pour de nombreuses maladies chroniques, et a fortiori les maladies évolutives, puisque par définition, on n’en guérit pas, la fatigue persiste plus ou moins selon les patients et selon l’efficacité des traitements de la maladie.</p>
<p>Dans tous les cas, avant de poser un diagnostic dans le cadre du déclenchement ou de la persistance d’une fatigue, on fera dans tous les cas, un bilan complet (biologique et imagerie). Pour ce qui est des carences éventuelles, on peut aussi anticiper les changements de saison et faire des cures de vitamines au début de l’automne par exemple, quand le froid arrive et que la lumière décline.</p>
<p>Par ailleurs, lorsque l’on recherche les origines d’une fatigue, des causes somatiques et des causes psychologiques peuvent se cumuler. Il est souvent difficile de déterminer laquelle est apparue en premier d’autant qu’elles peuvent s’auto-entretenir, comme c’est le cas pour la douleur et la dépression. Heureusement, de nos jours, hormis si un diagnostic de dépression est établi, on ne donne plus systématiquement d’antidépresseurs à un patient qui se plaindrait de fatigue.</p>
<h3>66 Millions d’Impatients : Existe-t-il des traitements pour le syndrome de fatigue chronique ?</h3>
<p><strong>Dr Elkaïm :</strong> Pour le syndrome de fatigue chronique, également appelé “encéphalomyélite myalgique”, bien qu’il commence à y avoir des essais cliniques en cours dans le monde et donc beaucoup de pistes de méthode diagnostic et de possibles traitements, on ne connaît toujours pas encore complètement les causes et les mécanismes qui déclenchent cette maladie. A ce jour, en termes de traitement, on ne peut proposer que des « béquilles » à nos patients qui souffrent de ce syndrome. Cela passe principalement par des conseils d’hygiène de vie et par le fait d’apprendre à gérer leurs efforts, notamment en les fractionnant, pour ne pas dépasser un seuil au delà duquel peuvent survenir un malaise post-effort. C’est ce que l’on appelle la méthode « Pacing » (lire <a href="https://france-assos-sante.org/2021/07/12/epuisement-et-pacing-une-methode-pour-apprendre-a-economiser-et-mieux-gerer-son-energie/">notre article sur cette méthode</a>). Nous pouvons également proposer certains compléments comme de la vitamine D, ou C ou du magnésium mais c’est très loin d’être suffisant. Certains trouveront, à force d’essayer différentes choses, des compléments alimentaires qui pourront améliorer leur état. Cela prend du temps et est souvent onéreux car bien sûr ces produits ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. En outre, il n’est pas évident de savoir à quel dosage et sous quelles formes prendre ces compléments alimentaires. Le cas de la vitamine C est intéressant par exemple, car celle qui est à privilégier est la vitamine C liposoluble, et ce n’est pas celle que l’on trouve le plus couramment. Par ailleurs, il ne faut pas oublier certaines disciplines comme le yoga et la méditation qui permettent à des personnes susceptibles d’avoir des troubles cognitifs, des douleurs physiques ou de la fatigue musculaire, de bouger, de s’étirer, de respirer, de calmer le système nerveux, et de soulager un temps le mal-être.</p>
<h3>66 Millions d’Impatients : Peut-on appliquer la méthode du pacing à d’autres cas que le syndrome de fatigue chronique ?</h3>
<p><strong>Dr Elkaïm :</strong>  Oui, pourquoi pas. Cette méthode peut s’appliquer dans de nombreux cas finalement. Notamment pour les cas de « burn-out », où il faut envisager un grand repos au début pour reprendre des forces. Cette méthode semble aussi très pertinente par rapport à une maladie d’actualité, à savoir le Covid. J’ai en effet reçu beaucoup de patients dont la fatigue extrême a perduré, parfois durant des mois après la phase aigue de la maladie. Il se trouve que j’ai moi-même eu le Covid et connu cette fatigue extrême persistante pendant plusieurs mois. J’ai arrêté de travailler durant un mois entier et n’ai repris qu’à mi-temps au début. Or, beaucoup de mes patients m’ont confié que leur médecin traitant ne croyait pas vraiment à cette fatigue et leur ont fait reprendre trop tôt leur travail, de sorte qu’ils n’ont pas eu la possibilité de récupérer un bon niveau d’énergie, avec le risque de s’enfoncer dans une fatigue qui se chronicise. J’ai notamment arrêté une patiente post-covid qui me semblait avoir repris trop tôt son travail, en lui précisant bien qu’il fallait qu’elle se repose vraiment et éviter même de faire du sport. Malgré le repos, sa fatigue a persisté plusieurs mois et j’ai craint qu’elle ne bascule vers un syndrome de fatigue chronique. Finalement elle s’est mieux portée petit à petit et a repris le travail à mi-temps mais j’ai insisté pour que dans tous les domaines de sa vie, que ce soit personnel ou professionnel, elle alterne les phases de repos et d’activités. Enfin, aujourd’hui, après plus de 6 mois, elle va bien. La méthode du pacing ne s’oppose pas au fait de pratiquer une activité physique qui est évidemment très bénéfique pour la santé. Il y a simplement des phases où il faut accepter que ce n’est pas le bon moment, et le reste du temps, si l’on a un terrain fatigable, l’idée est de toujours fractionner ses efforts et les alterner avec du repos.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="testimonials-wrapper"><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>Pour ma part, les traitements pour lutter contre la fatigue sont avant tout du bon sens, une certaine organisation dans ma vie, une bonne hygiène de vie, le moins de stress possible, l’auto-hypnose. La fatigue a toujours fait partie de ma vie. Dernièrement elle s’est accentuée car en plus du syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile, j’ai une leucémie, un syndrome respiratoire chronique sévère, des algies vasculaires de la face, un ulcère duodénal, une cholestase aiguë, un syndrome du côlon et de l’intestin irritables et une gastroparésie.<br />
Cet amalgame de pathologies entraine évidemment à un moment donné, une saturation au niveau du corps. </p>
</div></blockquote><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>Pour soulager ma fatigue j’ai commencé en premier lieu par changer de literie. Aujourd’hui, j’ai un lit médicalisé et j’ai investi un peu plus d’une centaine d’euros dans mon propre matelas pour gagner en confort. Le constat est simple, si je suis mal dans mon lit, je souffre, si je souffre, cela me fatigue, si je suis fatiguée, les douleurs augmentent. Si je ne dors pas, je ne récupère pas… C’est un cercle vicieux. Je me suis également rendue compte que j’étais sensible aux ondes, et désormais j’éteins totalement l’ordinateur et la télévision plutôt que de les laisser en veille quand je ne les utilise pas. C’est bon pour la planète et pour moi.<br />
Je fais aussi régulièrement des prises de sang pour ma leucémie, ma cholestase et on en profite pour vérifier si des carences liées à l'immunothérapie sont présentes. Il n’est pas question de prendre des compléments au hasard, même s’ils sont naturels. </p>
</div></blockquote><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>On le sait, prendre des vitamines de toutes sortes quand on n’en manque pas peuvent être néfastes pour la santé et peuvent surcharger le foie ou les reins notamment. En outre, aussi naturel soit-il, le pamplemousse par exemple compromet le traitement pour ma leucémie. Par ailleurs, prendre des compléments sans savoir s’ils sont utiles revient très cher et alourdit la charge mentale. Je parle en connaissance de cause, car au début de ma maladie, alors que je ne savais pas ce que j’avais, pour soulager ma fatigue et mes douleurs, j’ai avalé tout ce qui était disponible dans les magasins bio. Cela dit, je me fais encore avoir… Récemment j’ai tenté la spiruline, mais elle a terminé à la poubelle car j’ai fait des effets indésirables connus. Idem pour le CBD qui n’a donné aucun effet positif pour ma part. </p>
</div></blockquote><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>La fatigue ou l’asthénie ne sont pas à prendre à la légère et sont partis intégrantes de nos quotidiens de malade chronique que sont les syndromes d’Ehlers-Danlos.<br />
Par force, j’ai réussi à faire le distinguo entre la fatigue morale et physique, mais ce n’est pas toujours évident. Je fais notamment pour cela de l’auto-hypnose, dont le principe est finalement d’aller chercher en soi ses propres ressources. Par ce biais, j’ai appris à gérer mon énergie qui est en réalité est déjà à zéro dès le matin. Bien dormir n’est pas suffisamment réparateur avec une fatigue chronique. De fait, si je dois sortir de mon domicile je me booste mentalement, les jours précédents. </p>
</div></blockquote><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>Cela peut paraître anecdotique car mes activités sont déjà très réduites depuis plusieurs mois, mais pour vous donner un exemple, je me conditionne psychologiquement depuis quelques jours car je dois sortir faire mes papiers d’identité alors que je ne suis pas sortie depuis plus de 4 mois de mon domicile (je ne tiens plus assise même sur mon fauteuil roulant électrique). Ainsi, le jour J, même si mon corps est fatigué, mon mental sera plus fort que mon corps pour cette sortie. En rentrant, je serai physiquement à bout, mais moralement fière d’y être parvenue. Ce sont des challenges du quotidien, anecdotiques pour des personnes lambda mais qui sont vitaux pour moi. </p>
</div></blockquote><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>Je profiterai de cette occasion pour parler plus largement des Syndromes d’Ehlers-Danlos. Comme il est décrit dans notre protocole national diagnostic et de soins (PNDS) pour les malades atteints de Syndromes d’Ehlers-Danlos, la fatigue chronique est l’une des caractéristiques majeures de certains Syndromes d'Ehlers-Danlos non vasculaires, en particulier le SED hypermobile, et peut conduire à un déconditionnement physique.<br />
La fatigabilité est multifactorielle (musculaire, troubles de la proprioception, dysautonomie, douleurs…) et peut majorer des troubles neuropsychologiques.</p>
</div></blockquote><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>Il est important de rechercher et traiter d’éventuels facteurs aggravants comme l'anémie, des carences nutritionnelles, des médicaments, des troubles du sommeil, des allergies.<br />
Les preuves sont à ce jour insuffisantes pour recommander des médicaments contre la fatigue. Il n’existe aucun traitement pharmacologique ou traitement curatif de la fatigue en soi. Les grandes revues systématiques n’ont pas identifié de traitements efficaces, mais de nombreux médicaments sont efficaces contre certains symptômes (par exemple, les maux de tête) et les affections concomitantes qui entraînent la fatigue.</p>
</div></blockquote><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>N’oublions pas également que les personnes gravement fatiguées peuvent avoir besoin du soutien d’une équipe pluridisciplinaire, par exemple d’infirmiers, ergothérapeutes, diététiciens, psychologues, physiothérapeutes et médecins de la douleur. La fatigue, parlons en ! Ce sujet ne doit pas être un tabou. L’UNSED est d’ailleurs heureuse de s’associer à la Journée des fatigues et permettre de sensibiliser sur les conséquences quotidiennes de l'asthénie chronique associées à nos maladies rares.</p>
</div><footer class="quote-footer"><cite class="author-name">Valérie Gisclard</cite><span class="author-title">Présidente de l&#039;UNSED (Union Nationale des Syndromes d’Ehlers-Danlos)</span></footer></blockquote></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div>
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		<title>Addiction et fatigues : quels liens ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 13:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigues : un ressenti singulier aux causes et conséquences plurielles]]></category>
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		<category><![CDATA[Fatigue et douleurs]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2>« Une fatigue chronique peut être le symptôme d’une ou plusieurs addictions »</h2>
<p>
</div><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Fumer un joint ou boire un verre pour s’endormir, ou au contraire, consommer des amphétamines ou fumer cigarette sur cigarette pour rester éveillé… Beaucoup d’idées reçues circulent autour des drogues, licites ou illicites. Cette première Journée Nationale des Fatigues est l’occasion d’évoquer un lien peu connu, celui entre les substances dites « psychoactives » et la fatigue. Or il existe, et est même fréquent. On en parle avec Laurent Muraro, coordinateur général de la Fédération Entraid’Addict. </strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Associer la fatigue aux drogues, n’est-ce pas contre-intuitif ?</h3>
<p>Si nous parlons de substances psychoactives stimulantes, cela suggère effectivement qu’elles sont censées nous booster, nous dynamiser. Mais ce n’est pas le cas de tous les produits psychoactifs. Et par ailleurs, nous savons qu’une fatigue chronique peut être le symptôme d’une ou plusieurs addictions. De fait, la dépendance s’accompagne, en général, d’une dégradation de l’hygiène de vie et de la santé, et de l’apparition d’autres pathologies qui contribuent à épuiser l’organisme. Mais de toute façon, la consommation de ces produits, qu’elle soit quotidienne ou ponctuelle, peut générer des conséquences somatiques et/ou psychiques.</p>
<h3>Il y a donc un leurre à penser qu’ils peuvent être des béquilles…</h3>
<p>Si vous prenez les produits qualifiés de psychostimulants, comme la cocaïne, les amphétamines ou l’ecstasy, ils vont provoquer un sursaut d’énergie sur le moment, mais si vous êtes fatigué, vous le serez à nouveau quand l’effet retombera. La fatigue sera même accentuée, car ces produits sollicitent énormément le corps : accélération du rythme cardiaque, augmentation de la tension, de la température corporelle, etc., tous ces phénomènes physiologiques consomment de l’énergie. Donc, lors de la descente, la personne se sent vidée, et ressent un manque d’entrain, parfois très désagréable, ce qui peut amener à en reprendre.</p>
<h3>Qu’en est-il des autres substances ?</h3>
<p>En ce qui concerne les psychotropes qui sont plutôt des dépresseurs du système nerveux, ils vont entraîner un ralentissement de l’activité cérébrale (baisse de la vigilance, augmentation du temps de réaction et de la somnolence, etc.). C’est typiquement le cas avec l’alcool et les opiacés qui ont un effet sédatif, quel que soit le niveau de consommation. La fatigue est d’ailleurs un signe fréquent de la dépendance aux opioïdes.</p>
<h3>L’alcool ferait donc dormir ?</h3>
<p>Oui, et non. S’il peut favoriser l’endormissement, et calmer l’anxiété chez les personnes qui en souffrent, le risque, à terme, c’est de développer un syndrome dépressif. Ce n’est donc pas une solution, d’autant qu’il peut y avoir accoutumance. Quelles que soient les doses, et plus encore si elles sont excessives, l’alcool perturbe le rythme, la continuité du sommeil : la seconde partie de la nuit est entrecoupée de phases d’éveil répétées, avec forcément des répercussions sur la journée à venir, en termes de fatigue et de problèmes de concentration, mais également sur la consolidation des apprentissages et le travail de tri de nos émotions (mémorisation/oubli), qui se font durant le sommeil paradoxal, le temps des rêves, lui-même impacté par la consommation d’alcool. Cette agitation peut même, en cas de réveils précoces, induire des difficultés à se rendormir, et donc des insomnies. Enfin, l’alcool est particulièrement calorique : 10 g d’alcool pur apportent 70 Kcal. Si vous ajoutez le sucre et les autres composants, vous pouvez atteindre jusqu’à 120 kcal avec un seul verre, et tout ça sans manger. Or il va bien falloir éliminer ces calories, ce qui fatigue le corps. Et, au début, les usagers à risque ne vont pas les éliminer, mais les stocker sous forme de graisse, ce qui peut contribuer à faire le lit d’un syndrome métabolique (surpoids, hypertension, etc.).</p>
<h3>La prise de tous ces produits ne se solde-t-elle pas, au final, par un affaiblissement de l’élan vital ?</h3>
<p>De fait, et c’est typiquement le cas avec deux substances aux effets a priori divergents, le cannabis et le tabac. Le premier est un perturbateur du système nerveux central. Au début, il peut procurer un sentiment d’apaisement mais, par la suite, il peut aussi, et surtout, provoquer un syndrome amotivationnel : la personne entre dans une sorte de léthargie. Et quelles que soient les doses, le sommeil finira également par être moins réparateur. C’est le même constat avec le tabac qui est un psychostimulant. Avec le temps, les fumeurs ont moins d’entrain. Et des études ont montré qu’ils auraient un risque accru de développer une dépression, comparé aux non-fumeurs. On pense que ces produits vont nous faire du bien, en fait ils prennent notre énergie.</p>
<h3>Et bien sûr, plus on cumule les produits, plus les risques sont élevés…</h3>
<p>Les polyaddictions n’additionnent pas les risques, elles les démultiplient. Et si en plus, vous prenez des médicaments, leurs effets secondaires, notamment en cas de risque de baisse de la vigilance ou de somnolence, sont susceptibles d’être majorés. C’est le cas en particulier avec l’alcool et le tabac, deux des drogues les plus consommées.</p>
<h3>Consommer ces produits fatigue, les arrêter aussi. Comment cela s’explique-t-il ?</h3>
<p>Tout dépend du contexte. Hors dépendance, la personne qui arrête de boire ou de fumer, par exemple, retrouve rapidement un regain d’entrain. La difficulté intervient quand il y a addiction, et notamment lors du sevrage. La plupart du temps, et selon les produits, cela se traduit par de la nervosité, de l’agressivité, des troubles du sommeil et des symptômes dépressifs. C’est pourquoi, dans ces situations de dépendance, il faut absolument se faire accompagner, pour prendre en charge les comorbidités (dépression, etc.) et prévenir ainsi le risque de rechute.</p>
<h3>Les consommateurs ont-ils conscience du lien entre fatigue et produits psychotropes ?</h3>
<p>Ils sentent qu’ils sont fatigués, mais ils ne font pas forcément le lien avec leur consommation. On parle volontiers de la baisse de la vigilance avec l’alcool, mais très peu de la fatigue durable que ces drogues peuvent entraîner. Or c’est loin d’être anodin. En cela, des manifestations de sensibilisation, comme le Dry January ou le Janvier sobre, ou le Mois sans tabac, sont importants. Cela permet à des personnes qui ont une consommation modérée, mais régulière, d’essayer de ne pas boire, ou de ne pas fumer, pour ressentir ce qui se passe dans leur organisme. Il n’y a que des avantages à réduire, voire arrêter ces substances.</p>
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<h3>Les consommations en chiffres</h3>
<p><strong>Tabac : </strong>13 millions de fumeurs quotidiens. Mais de moins en moins d’expérimentateurs chez les jeunes. Le nombre annuel de décès dus au tabagisme est de 75 000. Coût social, 120 milliards d’euros.</p>
<p><strong>Alcool : </strong>9 millions de buveurs réguliers, dont 5 millions d’usagers quotidiens. La consommation régulière concerne 8 % des jeunes de 17 ans. L’alcool est responsable de 41 000 décès par an. Coût social : 118 milliards d’euros.</p>
<p><strong>Cannabis : </strong>C’est la première substance illicite consommée, avec 1,5 million d’usagers réguliers. Environ 600 000 jeunes de 17 ans présenteraient un risque d’usage problématique, soit 1 personne sur 4 de cette classe d’âge.</p>
<p><strong>Cocaïne : </strong>600 000 usagers annuels. Plus de 2 millions de personnes parmi les 11-75 ans l’auraient essayée. La cocaïne est le produit illicite le plus consommé après le cannabis.</p>
<p><strong>Opioïdes : </strong>10 millions de Français reçoivent, chaque année, une prescription d’antalgique opioïde. Le nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes a augmenté de 146 %, entre 2000 et 2015, avec au moins 4 décès par semaine.</p>
<p><strong>Source</strong> : Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 2021, et Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), 2019.</p>
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