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	<title>Santé dans votre quotidien Archives - France Assos Santé</title>
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	<title>Santé dans votre quotidien Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Journée mondiale de prévention du suicide : c’est nous, c’est vous, c’est ensemble et partout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 09:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Si le nombre de suicides baisse depuis une trentaine d’années, la part de la mortalité attribuable au suicide chez les moins de 35 ans est en augmentation. Pour encourager les jeunes et les moins jeunes en souffrance à demander de l’aide, osons parler du suicide. La Journée mondiale de prévention du suicide, ce 10 septembre, est l’occasion de s’engager, chacun à sa mesure, pour prendre part à la prévention partagée de ce fléau. </strong></p>
<p>Le suicide représente encore près de 9 000 décès et 200 000 tentatives de suicide par an, soit près de 25 décès par jour. Le taux de suicide reste en France l’un des plus élevés d’Europe avec 13,4 suicides pour 100 000 habitants, pour une moyenne européenne de 10,2.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Les adolescentes et les jeunes adultes de plus en plus vulnérables</span></h3>
<p>Les hommes se suicident davantage que les femmes (6 748 hommes pour 2 154 femmes en 2021) et le taux de suicide par habitant augmente avec l’âge. Ils sont particulièrement hauts chez les hommes de plus de 65 ans, qui représentent la catégorie de la population se suicidant le plus.</p>
<p>Mais chaque année le suicide est responsable de la mort de plus de 400 adolescents en France, ce qui en fait <a href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/2024-02-02_plaquette_strategie_nationale_de_prevention_du_suicide.pdf">la deuxième cause de mortalité pour cette tranche d’âge</a><em>. « On constate une augmentation de la part de la mortalité attribuable au suicide pour les moins de 25 ans entre 2017 et 2021, davantage marquée chez les jeunes femmes et filles que chez les hommes. Cela pourrait être lié à </em><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2023-07/Note%20DREES-SEEE%202023-145_d%C3%A9c%C3%A8s%20par%20suicide_Rupture%20de%20s%C3%A9rie.pdf"><em>une amélioration des remontées statistiques à partir de 2018</em></a><em> mais également à un véritable phénomène sociologique qu’il faudra surveiller ces prochaines années »,</em> rapporte Jean-Baptiste Hazo, chargé d’études en Santé mentale à la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).</p>
<p>Le nombre d’hospitalisations pour des gestes auto-infligées (tentatives de suicide et automutilations non suicidaires, comme les scarifications ou les brûlures de cigarette) est un autre indicateur de la <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/240516_ERHospiGestesAutoInfliges">dégradation de la santé mentale constatée chez les jeunes femmes et les adolescentes en particulier</a>. Le nombre de patientes de moins de 25 ans hospitalisées chaque année pour ce type de geste est passé d’environ 14 000 entre 2012 et 2019 à plus de 20 000 sur la période 2021-2023, où il continue de progresser.</p>
<p><em>« Les gestes auto-infligés sont extrêmement à la hausse chez les adolescentes et jeunes femmes. </em><a href="https://www.afterbabel.com/p/international-crisis-europe"><em>Ce phénomène</em></a><em> a commencé à affecter la jeunesse de différents pays d’Occident au début des années 2010. Certains observateurs font le lien avec la généralisation de l’accès aux réseaux sociaux via un smartphone. Il est vrai qu’il existe une corrélation entre une forte exposition aux réseaux sociaux et aux écrans et une santé mentale dégradée. C’est une corrélation qui ne permet pas à ce stade d’affirmer que les réseaux sociaux nuisent à la santé mentale. Une mauvaise santé mentale peut également conduire à consommer davantage d’écrans. Cependant, de plus en plus de travaux scientifique viennent étayer cette hypothèse pour expliquer, au moins en partie, la dégradation de la santé mentale d’une forte minorité de jeunes femmes à partir des années 2010 », </em>souligne Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>En lien avec la généralisation des smartphones, l’accès complètement libre des jeunes à la pornographie pourrait également avoir un effet délétère sur la santé mentale des adolescentes. « <em>On sait que le fait d&rsquo;être objectifié sexuellement, d’avoir des rapports sexuels subis plutôt que consentis, créent du mal-être. Quand on regarde les chiffres sur les gestes auto-infligés, le pic chez les jeunes filles se situe à 15 ans, qui est également l&rsquo;âge moyen d&rsquo;entrée dans la sexualité. Une minorité de jeunes filles ne serait-elle affectée par de nouveaux comportements sexuels ? C&rsquo;est également une hypothèse »,</em> poursuit Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>Par ailleurs, dans le <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/rapports/suicide-mesurer-limpact-de-la-crise-sanitaire-liee-au-0">rapport de l’Observatoire Nationale du suicide de septembre 2022</a>, Claire Scodellaro indique que « <em>le lien entre violence sexuelle subie et problème de santé mentale est bien établi par les enquêtes quantitatives en population générale. En particulier, le fait d’avoir été victime de violence sexuelle et celui d’avoir effectué une tentative de suicide sont corrélés. […] Ainsi, quasiment un tiers des femmes adultes exposées à un viol ou à une tentative de viol ont également tenté de se suicider ».</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un sentiment de solitude croissant chez les jeunes</span></h3>
<p>L’isolement social croissant est aussi un facteur de risque pour la santé mentale. La proportion de gens vivant en France avec un faible soutien social augmente en population générale<em>. « Les jeunes sont les plus protégés sur cette thématique mais la part de ceux avec un faible soutien social a doublé entre 2019 et 2021, passant de 8 à 16 % », </em>confirme Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>Les causes du sentiment de solitude et de l’isolement sont multiples et varient selon les territoires. Dans son <a href="https://www.fondationdefrance.org/fr/les-solitudes-en-france/etude-solitudes-2024">rapport Solitudes</a> paru en janvier 2024, la Fondation de France pointe, entre autres, l’impact délétère chez les jeunes de l’érosion du tissu relationnel dans les campagnes et, dans les quartiers populaires, le taux de pauvreté, de chômage, la surpopulation dans les logements et la délinquance qui freinent l’entretien de relations sociales denses et diversifiées et minent les perspectives d’avenir des jeunes. Il souligne également la surexposition aux risques de la rue des jeunes ayant un parcours en protection de l’enfance.</p>
<p><em>« L’exercice du lien social, à ses différents niveaux, de l’intime à l’institutionnel, est trop souvent ignoré, négligé, à notre époque où la focalisation est largement et très excessivement axée sur l’individu, lui imposant une charge mentale excessive, de réussite, d’excellence dont on connaît trop l’effet délétère et potentiellement suicidogène, notamment chez les élèves, voire chez les étudiants »,</em> déclarait Marc Fillatre, psychiatre, praticien hospitalier au CHRU de Tours et président de l’Union Nationale de Prévention du Suicide <a href="https://www.unps.fr/unps_images/documentation/brochure-culpabilite-bd-web.pdf">(UNPS)</a> lors du <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZA0VplGdXPE&amp;list=UULFd1pCyEMa8Y-5eIQM_WcMAw">colloque « Lien social et prévention partagée : comprendre, entretenir, recréer »</a> qui s’est tenu le 9 février dernier à Paris.</p>
<p>Marc Fillatre rappelait également que <em>« les personnes qui passent à l’acte sont toujours au croisement de deux situations : il y a à la fois la conviction d’être en dehors du groupe social, un sentiment d’isolement inscrit profondément, et par ailleurs la certitude de faire face à quelque chose de non modifiable, qui ne peut plus se résoudre autrement que dans le passage à l’acte ».</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Nous ne sommes jamais seuls</span></h3>
<p>En cause aussi, un certain nombre de clichés autour du suicide. Pour Jean-Baptiste Hazo, « <em>on parle encore beaucoup du suicide comme un acte de courage, une prise de décision mais ce type de suicide dit « rationnel » correspond à très peu de passages à l’acte. Cette vision du suicide ne correspond pas du tout à ce que les professionnels de santé et les personnes qui sont passées par là décrivent. La plupart des suicides sont des actes de désespoir. La souffrance psychique est telle que la personne ne trouve pas d’autre issue que celle-là ».</em></p>
<p>C’est la raison pour laquelle les psychiatres estiment que le suicide correspond à une rupture dans le développement, quel que soit l’âge, et doit faire l’objet d’une proposition d’accompagnement. Nous ne sommes pas ici dans le champ de l’aide active à mourir. Les différents intervenants professionnels et bénévoles sont ainsi très engagés pour montrer que des solutions existent<em>. « Quand on est aidé, on peut s’en sortir. Les personnes qui ont tenté de se suicider, une fois rétablies, peuvent être de très bons acteurs de prévention en suicide, parce qu’ils ont vécu dans leur chair ce moment de détresse intense »</em>, déclare Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>Une autre idée fausse sur le suicide conduit à penser que « parler du suicide incite à le faire ». <a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/suicilong.pdf">La conférence de consensus qui s’est tenue les 19 et 20 octobre 2000 à Paris</a>, a défini la crise suicidaire comme <em>« une trajectoire qui va du sentiment péjoratif d’être en situation d’échec à l’impossibilité d’échapper à cette impasse, avec élaboration d’idées suicidaires de plus en plus prégnantes et envahissantes jusqu’à l’éventuel passage à l’acte ».</em> Cette période peut être brève mais elle dure souvent plusieurs semaines.</p>
<p><em>« Quand quelqu&rsquo;un verbalise des pensées suicidaires, ce n’est jamais pour rien. Il faut être en capacité de rebondir et de lui dire qu&rsquo;on est là et qu’on peut l’aider à contacter des professionnels de santé.</em> <em>Entendre quelqu&rsquo;un dire « demain je vais me tuer » est extrêmement difficile, d’où l&rsquo;importance de </em><a href="https://www.pssmfrance.fr/etre-secouriste/"><em>savoir repérer ces signaux et en discuter en étant ouvert à la souffrance de la personne, pour la conduire à se faire aider</em></a><em> »,</em> rebondit Marie‑Jeanne Richard, Présidente de l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques <a href="https://www.unafam.org/">(UNAFAM)</a>.</p>
<p>Parfois le signe d’alerte est non verbal, notamment chez les jeunes. Ne plus voir personne, se scarifier, boire de l’alcool jusqu’au coma éthylique : ces conduites à risque sont aussi des appels à l&rsquo;aide. <a href="https://www.ditesjesuisla.fr/">Le site internet « Dites je suis là »</a> permet de s’informer sur les signes d’alerte du suicide. Et quand on a des idées suicidaires, ou que l’on est inquiet pour un proche, le bon réflexe, c’est le 3114, le numéro national de prévention du suicide pour tous.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Soutenir et prévenir la répétition</span></h3>
<p>Le 3114 est une ligne téléphonique fonctionnant 24h/24 et 7j/7. Elle est confidentielle, gratuite et accessible en tout point du territoire. Ses répondants sont infirmiers ou psychologues, et sont supervisés par un psychiatre coordonnateur.</p>
<p>Sa mission est d&rsquo;apporter une réponse à toute personne confrontée à des pensées suicidaires ou au suicide : les personnes en souffrance, mais aussi les personnes qui sont impactées ou endeuillées par un suicide, les professionnels engagés dans la prévention et les personnes inquiètes pour un proche. <em>« Quand on s&rsquo;inquiète pour quelqu’un, on se sent souvent démuni. En appelant le 3114, on discute et différentes solutions nous sont proposées : soit des solutions pour aborder le sujet de façon plus tranquille et savoir quoi faire, soit pour passer le relais auprès de la personne en souffrance », </em>explique Thomas Delbarre, coordinateur du pôle communication du dispositif. Dans tous les cas, le risque suicidaire est évalué. L’objectif est de rompre l’isolement de la personne en détresse, de l’éloigner des moyens létaux et de l’accompagner dans des démarches de demande d’aide.</p>
<p>Lancé en 2021, le 3114 a reçu 200 000 appels la première année. <em>« Depuis l’ouverture, on s&rsquo;approche des 700 000 appels. Actuellement, nous recevons environ 750 appels par jour, dont pas mal d’appels de jeunes</em>. <em>Il y a un mal-être chez les jeunes</em><em>, et nous les touchons plus facilement que d’autres populations parce qu&rsquo;ils sont beaucoup sur les réseaux sociaux et que le 3114 y est très présent », </em>précise Thomas Delbarre. Pour assurer la qualité des réponses et couvrir la grande diversité des appels, l’organisation du 3114 est régionalisée : les répondants s’appuient sur un répertoire large de ressources aux niveaux local et national.</p>
<p>La stratégie nationale de prévention du suicide intègre également le risque de répétition car la survenue d’une tentative de suicide multiplie par 20 le risque de nouvelle tentative dans l’année suivante, et par 4 le risque de suicide ultérieur – 75 % des réitérations ont lieu dans les six mois suivant une tentative de suicide. Lancé en 2015, le dispositif <a href="https://www.f2rsmpsy.fr/099-dispositif-vigilans.html">VigilanS</a> a justement pour objectif de contribuer à faire baisser le nombre de suicides et le nombre de répétitions de tentative de suicide. Il consiste en un système de re-contact et de veille post-hospitalière. Il organise autour de la personne ayant fait une tentative de suicide un réseau de professionnels de santé qui garderont le contact avec elle sur une période allant de quelques jours à six mois après leur tentative de suicide. VigilanS est déployé dans 17 régions dont 4 de l’Outre-mer et dans 99 départements sur 101.</p>
<p>L’évaluation du dispositif VigilanS menée par Santé Publique France entre 2015 et 2017 a montré une diminution de 38 % du risque de réitération suicidaire dans les douze mois suivant leur tentative de suicide chez les patients VigilanS.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-outline vc_cta3-shape-round vc_cta3-align-left vc_cta3-color-turquoise"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ></div><div class="clear"></div></div></header><p>Quand quelqu’un se suicide dans une famille, un groupe de jeunes, une entreprise ou une institution cela provoque un véritable choc individuel et collectif qui peut entraîner d’autres suicides, par effet de mimétisme. Au niveau individuel,<strong> être exposé à un suicide multiplierait par 2 à 4 le risque de passage à l’acte.</strong> « <em>La contagion suicidaire est un phénomène dont on parle peu, mais la manière dont on évoque le suicide a un impact </em>», rapporte Marie-Jeanne Richard, Présidente de l’UNAFAM. <em>« Pendant longtemps, le premier réflexe était de ne pas en parler. […] Or tous les spécialistes sont formels, le silence entrave toute possibilité de prévention en général, mais surtout de prévention de la contagion suicidaire. Pour toutes ces raisons, il est important de porter une attention particulière aux actions à mener après un tel événement », </em>précise Monica Messina, chargée du programme postvention <a href="https://papageno-suicide.com/vous-etes/membre-dune-institution/">sur le site Internet du programme Papageno</a>. Enfin, le programme Papageno livre des clés aux journalistes, contributeurs du web, auteurs de fiction ou membres d’entreprises ou d’institutions pour en parler avec justesse, afin de prévenir le suicide et promouvoir l’entraide et l’accès aux soins.</p>
</div></div></div></section></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Ressources</span></h3>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><a href="https://www.unps.fr/2024-_r_129.html" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&#039;UNPS organise le 17 septembre prochain de 11h à 17h un village associatif au Plateau Urbain Campus Universitaire Censier à Paris (13 rue Santeuil, Metro Censier Daubenton).</a><a href="https://www.pssmfrance.fr/" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Se former aux premiers secours en santé mentale - PSSM France</a><a href="https://www.unps.fr/unps_images/documentation/brochure-culpabilite-bd-web.pdf" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La culpabilité après le suicide d’un proche. Qu’en faire ? -  Brochure UNPS</a><a href="https://www.dailymotion.com/UNPS-Prevention-Suicide" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Florilèges d’idées reçues sur le suicide, UNPS</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Politique de prévention du suicide</span></h3>
<p>
</div><a href="https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=554" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rapport d’évaluation du programme national d’actions contre le suicide 2011-2015 : centrer les actions de prévention du suicide sur les populations à risque</a><a href="https://sante.gouv.fr/archives/archives-presse/archives-dossiers-de-presse/article/feuille-de-route-sante-mentale-et-psychiatrie-jeudi-28-juin-2018" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Feuille de route santé mentale et psychiatrie de 2018</a><a href="https://3114.fr/strategie-globale-de-prevention-du-suicide-en-france/" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La stratégie nationale de prévention du suicide en 2023</a><a href="https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale/la-prevention-du-suicide/article/la-formation-a-l-evaluation-et-a-l-intervention-de-crise-suicidaire" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La formation à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
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		<title>Parkinson : l’activité physique aussi importante que les médicaments</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2024/04/11/parkinson-lactivite-physique-aussi-importante-que-les-medicaments/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 05:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>« Reposez-vous »<em>. </em>Cela a été l’injonction adressée aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson pendant des décennies. On sait désormais que l’activité physique est essentielle pour en ralentir l’évolution. Reste à la rendre accessible à tous.</strong></p>
<p>De la maladie de Parkinson, on ne sait pas grand-chose avant d’y avoir été confronté. Pour beaucoup, elle se résume à des tremblements généralisés et incontrôlables que les médicaments ont bien du mal à apaiser. La réalité est bien éloignée de cette représentation simpliste. <em>« Cette maladie neuro-évolutive se caractérise par un ralentissement dans l’exécution de certains gestes vifs et répétitifs, comme le brossage de dents, l’épluchage de légumes ou la marche rapide,</em> décrit le Dr Teodor Danaila, neurologue et responsable du Centre expert Parkinson de Lyon. <em>Elle entraîne aussi une rigidité provoquée par une contraction anormale des muscles, essentiellement au niveau des petites articulations. Quant aux tremblements des membres au repos, ils ont fréquemment un aspect asymétrique et ne concernent que 60 % des malades. Enfin, à ces symptômes moteurs s’ajoutent d’autres manifestations : anxiété, idées tristes, fatigue, troubles du sommeil, difficultés d’attention, de concentration, de planification… »</em> Autant d’anomalies qui résultent de lésions affectant certains neurones dits dopaminergiques, situés au cœur du cerveau, dans le locus niger. Leur rôle : produire la dopamine, <em>« un neurotransmetteur indispensable à la fois à la motricité, la cognition et aux émotions »</em>, reprend le Dr Danaila.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Freiner l’évolution du handicap</span></h3>
<p>Pour restaurer la production de dopamine, des médicaments sont mis au point depuis la fin des années 1960. <em>« S’ils ont bien progressé et permettent aujourd’hui une survie proche, voire identique à celle de la population générale, ils ne règlent pas le problème de la qualité de vie. Car aucun d’entre eux ne freine l’évolution de la maladie : ils ne font qu’en masquer les symptômes »</em>, observe le spécialiste. Ils sont en outre de moins en moins efficaces à mesure que la pathologie avance, et peuvent induire des effets indésirables. Par exemple, dans 40 % des cas, les agonistes dopaminergiques modifient le comportement et génèrent des addictions ou des compulsions.</p>
<p>Il existe pourtant un autre traitement dont la capacité à atténuer les troubles présents et à prévenir l’évolution du handicap et de la perte d’autonomie est prouvée : l’activité physique. <em>« Elle est aussi importante que les médicaments dans la prise en charge de la maladie »</em>, explique Amadine Lagarde, la directrice générale de France Parkinson. L’Organisation Mondiale de la santé recommande une pratique hebdomadaire d’une durée de 75 minutes d’activités intenses ou 150 minutes d’activités modérées. <em>« Pour tirer le meilleur de l’exercice physique, il faudrait en réalité dépasser ces préconisations et pratiquer a minima 30 minutes par jour jusqu’à l’essoufflement,</em> précise Amadine Lagarde. <em>Toutes les activités sont envisageables à partir du moment où elles n’exposent par à un risque de choc. La marche nordique est par exemple très pratiquée : elle est intensive et permet, grâce aux bâtons, de travailler la coordination. »</em> Depuis 2014, Teodor Danaila conduit le programme SIROCCO dans le Centre d’expertise de Lyon. Les patients qui ne sont pas affectés par un handicap majeur ou des douleurs invalidantes y sont accueillis pendant cinq semaines consécutives pour pratiquer cinq à six heures d’activités de rééducation intensive par jour (orthophonie, kinésithérapie, activité physique adaptée, waterpolo…). <em>« Dès les premiers groupes, nous avons constaté une amélioration très importante à la fin du programme en termes d’équilibre et de mobilité, et avons même souvent dû revoir à la baisse les traitements médicamenteux des patients »</em>, relève le neurologue. En comparant l’activité cérébrale pendant la marche, avant et après le stage, l’équipe du Dr Danaila a pu constater des différences étonnantes : <em>« La maladie de Parkinson est une sorte de modèle de vieillissement très accéléré. Avec la spectroscopie, nous avons observé une réorganisation profonde des boucles corticales, au niveau du lobe frontal. Autrement dit, l’activité physique a inversé les modifications provoquées par la maladie ».</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Marche plus fluide et bonne humeur</span></h3>
<p>Si Murielle Dimitri n’a pas participé au programme SIROCCO, cette ancienne professeure de danse diagnostiquée en 2019 peut néanmoins constater les bénéfices de l’activité physique. <em>« Je pratique la marche rapide 1h30 par jour, cinq fois par semaine. J’y ajoute trois séances hebdomadaires de gainage et de stretching, du chant pour travailler ma voix, de la sophrologie pour les techniques d’endormissement… Si je cesse cet entraînement pendant quelques jours, d’importantes contractures dans la jambe gauche et des crampes nocturnes très douloureuses que j’ai réussi à faire disparaître refont surface. »</em> Cet agenda de championne permet aussi à la sexagénaire de retrouver un pas fluide, débarrassé de toute raideur.  <em>« Je constate par ailleurs que je suis de bien meilleure humeur, mon mari peut le confirmer ! »</em> De son côté, à 82 ans, Ginette Alazard, malade depuis dix ans, se rend à pied deux fois par semaine chez son kinésithérapeute pour une heure de vélo et de travail d’équilibre, de mobilité et de renforcement musculaire. <em>« Je me suis aussi acheté un vélo d’appartement semi-couché que j’utilise chez moi trente minutes tous les jours. Je viens de dépasser la barre des 1000 km ! Je me sens en forme, je suis même moins fatiguée quand je sors de chez le kiné que lorsque je commence ma séance », </em>témoigne-t-elle.</p>
<p>La solution semble donc toute trouvée : du sport pour toutes les personnes malades. Pas si simple… Dans une enquête dont les résultats ont été dévoilés en mars 2024, France Parkinson relève que 17 % des patients ne pratiquent pas d’activité physique et que 30 % ont réduit leur pratique depuis qu’ils ont reçu le diagnostic. En outre, seule une minorité parvient à respecter les durées hebdomadaires recommandées par l’OMS &#8211; elles-mêmes inférieures aux durées efficaces. <em>« Ces lacunes sont avant tout dues à un défaut d’orientation dès le début de la prise en charge,</em> regrette Amandine Lagarde. <em>Le diagnostic est souvent posé par un neurologue libéral ; les patients repartent avec une prescription de médicaments et un prochain rendez-vous fixé plusieurs mois plus tard. Il y n’ajoute que rarement des séances de kinésithérapies. Même si l’activité physique a pu être évoquée pendant la consultation, la sidération de l’annonce fait qu’ils ont peu retenu cet aspect et ignorent vers qui se tourner. Ils restent alors des mois avec une information parcellaire. »</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">La nécessité d’un nouveau parcours de soins</span></h3>
<p>Autre problème, le sport sur ordonnance n’est en l’état pas envisageable, sa prise en charge n’étant pas prévue dans le cadre de l’ALD Parkinson. <em>« Il manque clairement dans le parcours de soins un professionnel de santé qui pourrait transmettre les connaissances essentielles et prescrire de l’activité physique dès le départ »</em>, résume la directrice de France Parkinson. Pour l’association, les kinésithérapeutes sont les meilleurs interlocuteurs pour remplir ce rôle. C’est dans cette optique qu’elle a proposé l’année dernière, avec la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes, une modification du parcours de soin des patients consistant à proposer systématiquement une consultation chez un kiné dès la pose du diagnostic. <em>« S’il n’est pas prescrit d’emblée par le neurologue, cet entretien pourrait être déclenché automatiquement avec la mise sous ALD,</em> précise Amadine Lagarde. <em>Il servirait à fournir des informations de base, expliquer l’intérêt de pratiquer de l’activité physique, réfléchir aux sports et aux exercices pouvant être envisagés… »</em> La mesure a été soumise au Collège de la Masso-kinésithérapie dont le retour est attendu dans l’année, avant une éventuelle reconnaissance du nouvel acte par la Haute Autorité de santé afin qu’il intègre la nomenclature et puisse être remboursé.</p>
<p>Il restera alors un dernier écueil à surmonter : la formation des kinés. <em>« Leur formation initiale évoque peu la maladie de Parkinson,</em> souligne Amadine Lagarde. <em>Leurs connaissances passent donc par la formation continue, ce qui explique qu’ils sont nombreux à méconnaître les spécificités de la prise en charge de la pathologie. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les neurologues n’ont pas suffisamment le réflexe d’orienter leurs patients vers ces professionnels de santé. »</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-outline vc_cta3-shape-rounded vc_cta3-align-left vc_cta3-color-turquoise vc_cta3-actions-bottom"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"><h2>France Parkinson, 40 ans au service de la recherche et des malades</h2></header><p>La Journée Mondiale de la maladie de Parkinson, le 11 avril, donnera l’occasion de célébrer le quarantième anniversaire de France Parkinson. <em>« Elle a été fondée et continue d’agir pour le soutien et le financement de la recherche, ainsi que pour le soutien des malades et de leurs proches »</em>, rappelle Amadine Lagarde, sa directrice. Si la structure est active depuis 40 ans, elle met les bouchées doubles depuis 2010, en passant de 60 comités départementaux à 82 aujourd’hui, de 5 à 24 salariés, et en consacrant 16 millions d’euros à la recherche. <em>« C’est aussi au cours des dernières années que nous avons mené les états généraux sur la maladie de Parkinson, qui ont permis la parution d’un livre blanc recensant les 20 priorités pour la maladie de Parkinson et ainsi de mettre en place les 26 Centres experts Parkinson en France. »</em> Jusqu’au 1<sup>er</sup> juin, près de 60 évènements sont organisés par les comités départementaux avec des animations, festivités, conférences et ateliers auxquels tout le monde est bienvenu. Le programme est consultable sur <a href="https://www.franceparkinson.fr/journee-mondiale-2024/">ce lien</a>.</p>
</div><div class="vc_cta3-actions"><div class="vc_btn3-container vc_btn3-inline vc_do_btn" ><a class="vc_general vc_btn3 vc_btn3-size-md vc_btn3-shape-round vc_btn3-style-flat vc_btn3-color-turquoise" href="https://www.franceparkinson.fr/" title="En savoir plus sur France Parkinson" target="_blank">En savoir plus sur France Parkinson</a></div></div></div></div></section><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-outline vc_cta3-shape-rounded vc_cta3-align-left vc_cta3-color-pink"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"><h2>La deuxième cause de handicap en France</h2></header><p>Avec environ 270 000 personnes concernées, la maladie de Parkinson est la deuxième pathologie neuro-évolutive en France, après la maladie d’Alzheimer. Les nombreuses contraintes physiques qu’elle entraîne en font aussi la deuxième cause de handicap chez l’adulte après les accidents vasculaires cérébraux. Le risque d’être touché au cours de la vie est aujourd’hui estimé à 1/50. <em>« Il est très vraisemblable qu’il va au moins doubler dans les 10 à 15 prochaines années,</em> avertit le Dr Danaila, responsable du Centre expert Parkinson de Lyon. <em>Une évolution essentiellement due à l’exposition dès la naissance à la pollution par les pesticides et les particules fines. »</em></p>
</div></div></div></section></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
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		<title>Faire « pour et avec » les patients-usagers-citoyens : visite de la MSP participative de Rennes Nord/Ouest</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 12:03:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[SECPA]]></category>
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					<description><![CDATA[A la Maison de Santé pluriprofessionnelle (MSP) Rennes Nord/Ouest, dont la spécificité est d’être multisites, travailler en partenariat avec tous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A la Maison de Santé pluriprofessionnelle (MSP) Rennes Nord/Ouest, dont la spécificité est d’être multisites, travailler en partenariat avec tous les acteurs médico-sociaux du quartier et s’intégrer au plus près des besoins des usagers en les incluant en amont de tous les projets est une évidence et un engagement depuis le début de son aventure. </strong></p>
<p><strong>Candidater pour participer à l’expérimentation SECPA, structure d’exercice coordonnée participative, allait donc de soi. Le point avec l’équipe de la MSP rennoise sur ce qui a changé depuis mars 2022, date de son intégration dans le programme SECPA.</strong></p>
<p>A la MSP Rennes Nord/Ouest, la notion de participation des usagers est un principe ancré dans le fonctionnement de l’association qui la gère depuis sa création, en 1979. En effet, plusieurs usagers sont membres du bureau de l’association et/ou du conseil d’administration. Par ailleurs, les « patients-usagers-citoyens » sont largement encouragés à mettre en place des actions et projets sur des thématiques de santé et de bien-être. Isabelle Jusselin, infirmière en charge des actions de santé participative à la MSP ajoute qu’il a été question de mettre en place une commission des usagers mais que pour l’instant, trop peu de candidats se sont manifestés pour la formaliser. « <em>Cela ne veut pas dire que nous n’y parviendrons pas car il faut pouvoir prendre en compte ceux qui sont au cœur du soin et du quartier. Les habitants sont plus à même de savoir ce qui leur est utile et leur convient. Dans l’ensemble, nous faisons toujours en sorte que nos actions soient orientées sur leurs besoins et attentes</em> », précise-t-elle.</p>
<p>Elle remarque cependant que les usagers les plus impliqués au sein de l’association et de la MSP ne sont pas forcément représentatifs de la population alentour. Il y a dans les quartiers de Beauregard et Villejean, au cœur desquels la MSP est implantée, une richesse multiculturelle que l’association souhaiterait retrouver dans ses instances.  En attendant, les équipes de la MSP prennent le temps d’aller sur le terrain pour rencontrer l’ensemble de la population desdits quartiers, afin de bien comprendre leurs besoins.</p>
<p>Ainsi, l’un des premiers axes d’amélioration de la démarche participative, que le financement SECPA a permis pour la MSP, a été d’envoyer sur le terrain, durant trois mois, un binôme ayant pour mission de questionner les habitants ainsi que les principaux acteurs de la santé et du champ social du quartier, pour mieux cerner leurs problématiques. Un tel travail était d’autant plus important que la MSP Rennes Nord/Ouest est multisites et rassemble pas moins de 115 professionnels de santé pour 22 000 habitants sur son territoire.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">L’apport de l’expérimentation SECPA </span></h3>
<p>En premier lieu, les 115 professionnels de santé et 22 000 habitants ont pu être épaulés par une équipe élargie de coordinateurs, médiateurs et accueillants en santé qui compte désormais 10 salariés. « <em>Comme nous faisions depuis longtemps en sorte de faciliter l’accès, pour nos patients, à des thérapies normalement non remboursés par l’Assurance maladie, comme l’ergothérapie ou la psychomotricité, nous mobilisions du temps de coordination pour chercher des financements externes, au détriment d’actions ou d’accompagnement au plus proche des usagers</em> », souligne Johanna Abolgassemi, directrice de la MSP.</p>
<p>Par ailleurs, les informations obtenues par le binôme envoyé sur le terrain ont permis de faire remonter les principales thématiques sur lesquelles les personnes interrogées avaient des attentes, comme l’alimentation, l’activité physique, la santé mentale, la santé respiratoire ou encore l’isolement des personnes âgées, pour lesquelles les équipes de la MSP et ses partenaires ont prioritairement porté leurs efforts. Cette meilleure appréhension de la population, qui compte de nombreuses personnes allophones, s’est également trouvée enrichie grâce à la dotation de SECPA spécifiquement dédiée à l’interprétariat professionnel en santé (lire <a href="https://france-assos-sante.org/2023/09/15/linterpretariat-en-medecine-de-ville/">notre article sur l’interprétariat de ville</a>).</p>
<p>Ces bases de travail se sont soldées par des actions où la participation des usagers a été encouragée, en même temps que celle des professionnels de santé de la MSP qui ont été sollicités à venir à leur rencontre lors de divers ateliers collectifs, dont beaucoup ont pu voir le jour ou se pérenniser grâce à l’expérimentation. Ainsi Béatrice, usagère volontiers participante à de nombreuses actions de la MSP raconte qu’elle a été particulièrement touchée par l’intervention d’un médecin venu lors de l’atelier sur la santé respiratoire : « <em>On l’a senti concerné. Il était discret et a pris la parole comme tout le monde. Il nous a dit avoir appris des choses et a manifesté l’envie de revenir. Cela m’a vraiment surprise</em> ». Parmi les rendez-vous auxquels Béatrice se rend régulièrement, il y a les cafés-santé hebdomadaires. Nées à la suite d’une permanence tenue au centre social par Isabelle Jusselin, lié au dispositif de soutien psychologique « boussole » mis en place grâce à SECPA, les rencontres ont peu à peu pris la forme d’un rendez-vous convivial, entièrement coconstruit avec la participation des usagers, animé par Isabelle et parfois préparé en amont avec l’aide des professionnels de santé lorsqu’un thème particulier demande à être abordé par les usagers. Béatrice précise : « <em>Le concept de santé participative m’effrayait un peu au début. Je me demandais ce que je pouvais apporter. En réalité, cela se fait tout seul. J’ai repris confiance grâce aux cafés-santé car cet été j’avais abandonné tous les traitements que je prends contre le diabète. Je ne comprenais pas pourquoi on me prescrivait telle ou telle chose, cela m’agaçait et je me suis retrouvée à l’hôpital. J’ai besoin d’être accompagnée, car seule je m’épuise et les cafés-santé m’aident beaucoup</em> ».</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Objectif, prévention et promotion de la santé</span></h3>
<p>Ainsi que le prévoit le cahier des charges de l’expérimentation, les dotations reçues par la MSP de Rennes Nord/Ouest ont permis de mettre en œuvre ou de stabiliser plusieurs dispositifs d’accompagnement individuels ou collectifs et actions de prévention ou de promotion de la santé. En même temps que la montée en puissance de l’interprétariat en santé, ce sont, entre juin 2022 et fin 2023, plus de 200 demandes d’usagers pour de la médiation en santé qui ont été enregistrées. Ces demandes concernent tout particulièrement les droits de santé, les accompagnements vers les soins ainsi que les problématiques sociales ou administratives. En parallèle, le dispositif « Boussole », grâce à une coordination médico-psycho-sociale au niveau local, en plus des rendez-vous collectifs des cafés-santé et des marche-santé, a donné lieu à 884 consultations de soutien psychologique, selon des chiffres de fin 2023. Enfin, grâce à SECPA, les animations en faveur de la prévention et de la promotion de la santé se sont multipliées, souvent mises en place dans une démarche « d’aller vers » et en co-construction avec les usagers et les partenaires du quartier. Le succès de ces animations variées et qui s’adressent à tous les publics montrent à quel point les formats collectifs sont plébiscités d’autant que les équipes se rendent compte qu’ils sont un tremplin vers le lien social puisque les usagers qui s’y rencontrent se revoient souvent en dehors de ces rendez-vous. Citant encore, parmi la dizaine d’ateliers proposés, les plus originaux, en espérant qu’ils seront une source d’inspiration, comme les ateliers « papotes et bricoles » (animé par une ergothérapeute et une orthophoniste), l’accompagnement du passage en 6<sup>e</sup> (4 ateliers et une réunion bilan pour une dizaine d&rsquo;enfants et parents visant à prévenir les phobies scolaires) ou encore les ateliers « cirque adapté », qui sont des séances pour enfants souffrant de troubles psychocorporels, animées par une ergothérapeute, une orthophoniste et un artiste circassien.</p>
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		<title>Rendez-vous à Belleville-Pyrénées : visite dans une Maison parisienne de santé participative</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 11:56:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[A Paris, deux Maisons de santé pluriprofessionnelles, Mathagon dans le 18e arrondissement et Pyrénées-Belleville dans le 20e, ont intégré en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A Paris, deux Maisons de santé pluriprofessionnelles, Mathagon dans le 18<sup>e </sup>arrondissement et Pyrénées-Belleville dans le 20<sup>e</sup>, ont intégré en 2022, comme 24 autres structures partout en France, l’expérimentation dite « SECPA », pour Structures d’Exercice Collectif PArticipatives. Ce projet ambitieux finance du temps humain afin de promouvoir la santé communautaire. Alors qu’une généralisation de SECPA est théoriquement prévue à partir de 2025, nous avons échangé avec les professionnels et usagers de la MSP de Pyrénées-Belleville, pour comprendre comment ils se sont emparés du dispositif.</strong></p>
<p>« <em>Nous ne mesurions pas en répondant à l’appel à candidature de SECPA à quel point cette expérimentation allait bouleverser la Maison de santé, notre travail, notre organisation</em> », affirme Marie Karsenty, qui occupe tour à tour des fonctions d’accueil, de secrétariat médical et de coordination au sein de la Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) parisienne de Pyrénées-Belleville. Le constat est le même du côté des soignants : « <em>Je n’ai pas réalisé la portée de cette expérimentation sur le moment, mais notre vie a changé.</em> », confirme Mady Denantes, médecin généraliste associée à la MSP. En moins de deux années, l’effectif est passé de 1,5 à 8 salariés, qui ont rejoint les 7 médecins, 4 infirmiers, ainsi que l’interne, l’externe, les stagiaires et l’agente d’entretien de la structure. En septembre 2023, la structure a dû déménager.</p>
<p>Conformément au cahier des charges de l’expérimentation, les recrutements ont concerné 1 personne supplémentaire pour soutenir l’accueil et le secrétariat médical, 1 psychologue, 3 médiateurs en santé et 1 coordinateur de la santé participative, tous à temps partiel. La MSP a accueilli l’an dernier une file active de 5 000 patients, aujourd’hui croissante et avec la possibilité d’accepter de nouveaux patients.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Une approche de santé plus globale</span></h3>
<p>« <em>Nous avons toujours réfléchi aux façons de lutter contre les inégalités sociales de santé et pensons qu’il est nécessaire de donner plus à ceux qui ont besoin de plus</em> », rappelle le Dr Denantes. A l’accueil, Marie Karsenty, désormais secondée par une autre salariée, souligne la vulnérabilité des patients de la MSP, dont certains ont besoin d’un accompagnement plus individualisé &#8211; d’être par exemple rappelé avant leurs rendez-vous. Elle se réjouit de pouvoir améliorer l’accueil des usagers, accueil qu’elle considère comme faisant déjà partie du soin.</p>
<p>Les nouvelles ressources humaines ont, en réalité, permis d’asseoir des actions qui peinaient à se pérenniser faute de temps et de moyens, puisqu’elles reposaient souvent sur le bénévolat des salariés de la MSP. Ainsi l’activité physique adaptée a-t-elle été améliorée grâce à l’expérimentation. L’animateur qui intervenait une fois par semaine est passé à deux séances hebdomadaires, et une médiatrice en santé suit de manière plus personnalisée les bénéficiaires. « <em>Les médiateurs sont nos sauveurs, grâce à eux on agit mieux, plus vite. Nous sommes plus efficaces</em> », constate le Dr Denantes. Ces mêmes médiateurs organisent aussi, une fois par mois, un café-santé pour les usagers qui auraient besoin d’échanger dans un contexte convivial. Autant de projets de santé communautaire, tournés vers les usagers, mais également coconstruits avec eux.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Valoriser l’intégration des usagers</span></h3>
<p>Faire pour, avec, ensemble, c’est évidemment tout l’enjeu de la démarche participative soutenue par l’expérimentation SECPA. Il est donc déjà prévu que les invités aux futurs cafés-santé de la MSP proposent bientôt eux-mêmes les thématiques qui y seront abordés. Par ailleurs, l’une des raisons pour laquelle la MSP Pyrénées-Belleville aurait été intégrée dans l’expérimentation pourrait être qu’elle avait déjà mis en place, depuis plusieurs années, un conseil des usagers. « <em>Nous avons eu très tôt l’intuition qu’associer des usagers à nos activités était capital, même si les soignants ne sont pas habitués à un tel fonctionnement.</em> <em>Nous mettons en place ensemble, petit à petit, de nouvelles activités, de nouveaux modèles</em> », observe le Dr Denantes. Les usagers partagent ce constat puisque Pascale, membre du Conseil des Usagers déclare : « <em>Les médecins de la MSP ne sont pas que des techniciens de la médecine, ils sont des techniciens de l’humain</em> ». Résolument tourné vers les besoins des habitants, François, également membre du Conseil des Usagers apprécie que cette fonction lui permette de mieux connaître les problèmes de son quartier et d’agir avec la MSP pour aider ceux qui en ont besoin, comme cela a été le cas pour s’opposer à l’exclusion de l’une de leurs résidentes âgées. Statutairement, les usagers sont un collège de l’association qui porte la MSP mais ils n’ont pas, pour le moment, de droit de vote. Ils sont déjà présents aux Assemblées Générales et il est question que certains puissent bientôt assister au Conseil d’administration (CA). « <em>Si nous étions invités au CA, cela pourrait me plaire mais dans un simple rôle de conseil car l’équipe soignante est formidable. Ils savent ce qu’ils font et il n’est pas question pour moi de me substituer à l’un d’eux</em> », déclare Claire, membre du conseil des usagers.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">D’inévitables conséquences</span></h3>
<p>L’augmentation des effectifs a contraint la MSP à trouver de nouveaux locaux. Or l’expérimentation SECPA ne finançant que du temps humain – aucunement du foncier ou du matériel –, dans un contexte parisien de forte tension immobilière, cet aspect aurait pu freiner l’équipe. Une chance : des locaux assez grands et idéalement situés dans le quartier se sont libérés alors même que la Ville de Paris, la région et l’agence régionale de santé avaient subventionné ce changement d’adresse. En outre, cette augmentation du nombre de salariés a exigé de la part des professionnels de santé libéraux associés de la MSP de gérer des problématiques de ressources humaines, face auxquelles ils ne sont pas spécialement formés, ni forcément à l’aise. Autant d’ajustements que la Délégation interministérielle de la prévention et de la lutte contre la pauvreté (DIPLP), qui pilote l’expérimentation avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), a déjà identifiés et qui seront peut-être pris en compte au moment de la généralisation de l’expérimentation en 2025.</p>
<p>Dans l’immédiat, à la MSP de Pyrénées-Belleville, on reste positif, espérant que le niveau de budget restera ambitieux au moment de l’entrée de SECPA dans le droit commun et que tous les recrutements seront maintenus.</p>
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		<title>L’art de la santé participative à la MSP du Kruysbellaert à Dunkerque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 11:46:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Répondre à l’appel à candidature de l’expérimentation SECPA, structure d’exercice coordonnée participative, a été une évidence pour la Maison de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Répondre à l’appel à candidature de l’expérimentation SECPA, structure d’exercice coordonnée participative, a été une évidence pour la Maison de santé pluriprofessionnelle Dunkerquoise du Kruysbellaert, dont les équipes ont toujours envisagé la santé à travers une approche « médico-psycho-sociale ». L’équipe de la MSP se présente comme étant « <em>engagée dans des soins intégrés et centrés sur le patient</em> ».  Un programme qui s’inscrit pleinement dans la démarche de santé communautaire justement visée par SECPA.</strong></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">« <em>La maison familiale de santé</em> » …</span></h3>
<p>… C’est ainsi, nous explique Florane Lemee, coordinatrice à la MSP du Kruysbellaert, que les patients ont renommé la Maison de santé dunkerquoise… Un surnom auquel adhère totalement Jean-Pierre. Après un AVC il y a deux ans et demi, cet usager a découvert la MSP grâce à son orthophoniste. Sa prise en charge au Kruysbellaert a été concomitante avec la mise en place des activités rendues possibles grâce au budget de l’expérimentation SECPA. Jean-Pierre a donc pu bénéficier d’une prise en charge pour des séances avec une psychomotricienne et d’aide pour toutes ses démarches administratives grâce au temps qu’a pu lui consacrer Elise, à la fois coordinatrice et assistante sociale à la MSP. Séduit par la dynamique bienveillante de la structure, Jean-Pierre y a finalement pris ses habitudes et participe désormais régulièrement à de nombreux rendez-vous proposés au sein de la MSP, comme à l’activité physique adaptée, aux « bla-bla santé » ou encore aux « cafés-santé », autant d’ateliers mis en place grâce à SECPA. « <em>Ce sont des moments de partage, d’écoute. Pour moi ce n’est pas une simple maison de santé, c’est une maison familiale où chacun a sa place et peut participer. Voir un médecin est parfois indispensable mais la santé va au-delà et à la MSP tout le monde l’a bien compris</em> », explique-t-il.</p>
<p>Florane Lemee ajoute que les professionnels de santé à l’origine de la création de la MSP étaient tous, depuis longtemps, sensibilisés à la santé globale et participative. Formés à l’éducation thérapeutique du patient (ETP), ils ont à cœur de coconstruire les projets de santé et de ne pas faire <em>« à la place »</em> des usagers, mais avec eux. C’est pourquoi les thématiques abordées lors des « bla-bla santé », animés par une médiatrice en santé, partent systématiquement des besoins et des envies des usagers. En ce moment on y parle souvent de plantes médicinales, dont quelques-unes poussent au milieu des fruits et légumes du potager de la MSP, en partie entretenu par les usagers. Les experts qui interviennent lors des « cafés-santé » orientent, pour leur part, les discussions en fonction des sujets qui intéressent le quotidien des usagers, comme le sommeil, la nutrition, le sport, le diabète, etc.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un projet de santé artistique bâti avec les usagers</span></h3>
<p>Si les usagers ne sont pas organisés en conseil ou comité à la MSP du Kruysbellaert, du moins « pas encore », précisent Florane et Jean-Pierre, certains sont pourtant très impliqués au sein de la structure, voire résolument pro-actifs pour faire bouger les lignes. Cela s’est traduit, par exemple, par leur participation à <a href="https://open.spotify.com/episode/4oVS3sYc5xtZtyCprNPhc3?si=CGQF0L7dQ4WFQFkjPpyk6g">un podcast présentant la MSP</a>, axé sur ce qu’est la santé participative et le projet « Vivre en mouvement », né d&rsquo;une rencontre entre la photographe Marie Manecy et les équipes et surtout les usagers de la MSP, et réalisé en partenariat avec l’association <a href="https://www.lesnuanciers.fr/">Les Nuanciers</a>. Cela a donné lieu à une exposition de photos pour laquelle les usagers étaient à la fois photographes et modèles. Ils ont également eux-mêmes accroché les œuvres dans les locaux de la MSP. Le projet a été parachevé par la création d’un slam et d’un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Icr17bT3wCw">clip vidéo</a> où la phrase « La vie qui bouge » revient comme un refrain, chanté par chacun des « usagers-artistes ». Ils y exposent, tour à tour, leurs difficultés, entre peurs et douleurs parfois, mais tous portés par l’espoir de trouver ensemble des solutions pour honorer la vie qui bouge et rester en bonne santé.</p>
<p>« <em>La demande autour d’initiatives mêlant art et santé est forte et un nouveau projet, une fois encore entièrement coconstruit avec les usagers, est en préparation</em> », témoigne Elise Debruyne, coordinatrice à la MSP du Kruysbellaert. Elle se félicite que lors de ce premier projet, les patients, se sentant de plus en plus à l’aise au fil des mois qui ont nécessité sa réalisation, ont pu s’exprimer sur leur vision de la MSP et sur leurs propres difficultés. Cela a permis d’enclencher des accompagnements individuels ou collectifs et d’identifier les besoins d’usagers ayant des parcours de vie complexes. Pour Elise, c’est bel et bien grâce à SECPA que les équipes de la MSP, au travers de projets qui peuvent aller bien au-delà du soin ou de la prévention, prennent enfin du temps d’écoute, d’observation et de mise en place de solutions adaptées et efficaces pour la santé et le bien-être des usagers.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Ce qui a changé grâce à SECPA</span></h3>
<p>Ainsi que le prévoit le cahier des charges de l’expérimentation, les dotations reçues par la MSP du Kruysbellaert ont permis de mettre en place un certain nombre de consultations, entièrement prises en charge, notamment avec une diététicienne, une psychomotricienne ou encore un psychologue. Tous ces professionnels participent également à des ateliers collectifs, à l’instar des autres professionnels libéraux de santé de la MSP, qui jusque-là le faisaient le plus souvent bénévolement, et peuvent grâce à SECPA, voir ce temps de travail justement valorisé. Les professionnels de santé nouvellement arrivés apprécient également de pouvoir mixer leur activité libérale avec des actions de prévention collectives. Par ailleurs, le temps financé pour de la coordination, de la médiation et de l’accueil en santé a permis de soulager, sur bien des aspects, la vie des usagers et le travail des divers praticiens. Elise Debruyne, coordinatrice, et Naïma El Amrani, médiatrice en santé, ont notamment pu aider les patients qui avaient de grandes difficultés par rapport à leurs parcours de soins ou leurs démarches administratives, allant parfois jusqu’à les accompagner en personne lors de consultations extérieures à la MSP, ou pour des rendez-vous à la CAF, à la CPAM ou à la rencontre de diverses associations.</p>
<p>Reste que, comme toutes les MSP intégrées à SECPA, celle du Kruysbellaert espère que ces nouvelles actions continueront d’être financées dans le temps. Pour l’instant, le calcul des dotations dépend, en partie, du nombre de médecins traitants dans la structure. Or l’un d’eux vient de partir. « <em>Nous essayons de démontrer que ce n’est pas parce qu’un médecin part que sa patientèle ne fréquentera plus la MSP. En l’occurrence, ce médecin avait de nombreux patients particulièrement fragiles. Ils ont plus que jamais besoin de maintenir le lien avec la MSP puisqu’ils ont pris l’habitude, pour certains, de consulter d’autres professionnels de santé de la structure ou de participer à nos ateliers collectifs</em> », plaide Florane Lemee.</p>
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		<title>SECPA : la santé participative en phase d’expérimentation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 11:28:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[SECPA]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Elles sont 26 structures d’exercice coordonné participatives (SECPA), partout en France, à tester depuis deux à trois ans un dispositif qui sort du paiement à l’acte pour valoriser des actions de santé communautaire, dite « participative ». Quelle est l’origine de ce projet, en quoi consiste la santé participative, que finance-t-on exactement ? Un répertoire de la démarche participative en santé vient justement de sortir et recense les activités mises en œuvre par les SECPA, activités que 66 Millions d’Impatients propose de découvrir via 4 structures incluses dans ce dispositif participatif. </strong></p>
<p>L’expérimentation a commencé en août 2021 avec 6 <a href="https://sante.gouv.fr/professionnels/se-former-s-installer-exercer/l-exercice-coordonne-entre-professionnels-de-sante/article/l-exercice-coordonne">structures d’exercice coordonné (SEC)</a>, dont 5 centres de santé (CDS) et 1 maison de santé pluriprofessionnelle (MSP). Ensemble, elles ont formalisé un cahier des charges, sur la base duquel est lancé un appel à candidatures. En mars 2022, 20 autres SEC intègrent l’expérimentation. Principalement porté par la Délégation interministérielle de la prévention et de la lutte contre la pauvreté (DIPLP), en co-pilotage avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le projet prévoit d’intégrer, à terme, 60 structures au minimum, dans une démarche dite « participative », terme retenu pour parler en réalité de « santé communautaire ».</p>
<p>En effet, l’ADN du projet consiste avant tout à mettre en pratique de façon ambitieuse l’approche de la santé communautaire, telle que la définit l’Organisation mondiale de la santé : « <em>Le processus par lequel les membres d’une collectivité, géographique ou sociale, conscients de leur appartenance à un même groupe, réfléchissent en commun sur les problèmes de leur santé, expriment leurs besoins prioritaires et participent activement à la mise en place, au déroulement et à l’évaluation des activités les plus aptes à répondre à ces priorités</em> ». Le Dr Didier Ménard, fondateur d’une des six premières SECPA et défenseur de la santé communautaire s’en réjouit : « <em>C’est la première fois en France que nous avons un vrai écho sur la santé communautaire. Probablement, la crise COVID a-t-elle participé à cette prise de conscience et a-t-elle permis de faire émerger un tel dispositif, sans aucun doute le meilleur outil pour lutter contre les inégalités territoriales de santé. </em>».</p>
</div><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-flat vc_cta3-shape-rounded vc_cta3-align-left vc_cta3-color-turquoise"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"><h2>Un compromis sémantique</h2></header><p>Le terme « participative », qui recouvre en réalité le concept de « santé communautaire », a été retenu pour l’expérimentation comme une forme de compromis, afin d’éviter toute confusion avec la notion de communautarisme. L’enjeu sur le risque d’amalgame est d’autant plus fort que les 26 SECPA expérimentales sont situées dans ou à proximité de quartiers prioritaires. Or, il n’est pas question pour les militants en santé communautaire de la voir réservée aux seuls publics précaires ou à des communautés comme les gens du voyage ou les LGBTQI+. « <em>La santé communautaire porte une dimension démocratique qui s’adresse à tous. Même dans les quartiers bourgeois, il y a des femmes battues ou des problèmes de conduites addictives</em> », précise le Dr Ménard.</p>
</div></div></div></section></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un mode de financement innovant</span></h3>
<p>L’expérimentation se formalise dans le cadre juridique de l’article 51 de la loi de financement 2018 de la sécurité sociale, qui permet de déroger au droit commun, en l’occurrence au financement à l’acte. Juliette Parnot, conseillère en charge des politiques de santé, des inégalités dès l’enfance et de la condition des femmes à la DIPLP, explique que les 26 SEC retenues faisaient déjà toutes, à différentes échelles, de la santé communautaire, certaines sans le savoir et sans l’avoir formalisé dans leur projet de santé. « <em>Beaucoup d’actions et de temps consacrés à la démarche participative dans les SEC, et surtout dans les MSP, relève du bénévolat et sont portés par quelques professionnels de santé sensibilisés au sujet, parfois accompagnés par des usagers impliqués. </em>», complète-t-elle, avant d’ajouter que la santé participative dans ces structures n’est pas suffisamment financée, avec des enveloppes très diversifiées. Il était donc question à la fois de pérenniser ces financements et d’encourager également tous les professionnels de santé de ces structures à s’engager collectivement dans une démarche participative.</p>
<p>Avec l’expérimentation, c’est un budget de 30 millions d’euros qui est accordé aux 26 SECPA, répartis pour chaque structure en 4 dotations. Ces dernières ont vocation à financer uniquement du temps humain, pas de matériel, ni de foncier, même si les recrutements rendus possibles grâce à l’expérimentation ont parfois posé problème en termes de place disponible dans les locaux.</p>
<p><strong>Les 4 dotations concernent le financement :</strong></p>
<ul>
<li>Des activités « participatives » réalisées par des professionnels autres que de santé, tels que des travailleurs sociaux, des médiateurs en santé, des agents d’accueil spécialisé, des coordonnateurs, des éducateurs sportifs, etc. ;</li>
<li>De la démarche participative opérée par des professionnels de santé dédiés et du temps qu’ils consacrent à la prise en charge d’une patientèle précaire, en parallèle de leur activité strictement de soin ;</li>
<li>De l’interprétariat professionnel, indispensable pour être dans un lien participatif qualitatif avec les habitants et les patients dans des quartiers où beaucoup sont issus de l’immigration ;</li>
<li>Des psychologues pour répondre à l’enjeu important en santé mentale qui existe dans ces quartiers prioritaires.</li>
</ul>
<h3><span style="color: #ff6600;">Qu’entend-on par démarche participative ?</span></h3>
<p>Le concept, reconnaît Didier Ménard reconnaît, a des définitions assez diverses, selon le point de vue où l’on se place. Juliette Parnot précise d’ailleurs que le champ d’action de l’expérimentation était volontairement souple afin que chacun mette en œuvre des projets répondant spécifiquement aux besoins de leurs patients et aux attentes propres à leur territoire. Une formation sur la démarche participative, portée par des membres des 6 SECPA initiales, dont Didier Ménard, a cependant été dispensée aux coordinateurs des 20 autres SECPA, à l’École des hautes études en santé publique (EHESP). Résultat ? Pour le Dr Ménard, il s’agit d’aller au-delà de la représentation et de la participation, plus ou moins bien organisées, des habitants et usagers. Le premier acte des soignants en santé participative est d’accorder les normes de l’exercice professionnel aux normes spécifiques des usagers. Cela oblige notamment à vérifier la faisabilité thérapeutique d’une prise en charge proposée à un patient – ce qui peut faire apparaître des problématiques qui ne sont pas toujours du domaine de compétence du soignant, tels que des problèmes sociaux, professionnels, culturels, linguistiques, etc. Il peut être difficile d’y répondre dans le cadre d’un exercice solitaire de la médecine, mais des solutions peuvent plus facilement émerger grâce à la pluriprofessionnalité propre aux structures d’exercice coordonné, qui pourra également être enrichie des ressources de la communauté, apportées par les habitants eux-mêmes. La participation est un changement de culture, où l’on pense différemment et où les patients sont une ressource pour améliorer la pratique des soignants. Dès lors, les professionnels de santé doivent s’ouvrir, participer à des actions citoyennes, pour apprendre de leur territoire, de son histoire, de ses ressources, de ses réseaux associatifs, politiques, de son fonctionnement, etc. <em>« L’expérimentation est un succès à une échelle où l’on n’a pas forcément l’habitude de travailler : le lieu de vie, au plus proche des besoins des habitants. Ces structures d’exercice coordonné participatives, sont finalement très modernes dans leur vision puisqu’elles utilisent des outils, comme la prévention et la participation citoyenne, et des modes d’organisation en équipes qui intègrent la notion du bien-être, selon la définition de l’Organisation Mondiale de la santé. En cela ce sont des projets ambitieux qui créent du lien avec la population d’un territoire donné</em> », se félicite Alexis Vervialle, chargé de mission offre de soins à France Assos Santé.</p>
<p>Concrètement, quelle forme peut prendre la santé communautaire ? Citons le cas du centre de santé de l’<a href="https://acsbe.asso.fr/">association santé bien-être</a> à Saint-Denis, intégré à l’expérimentation, où tous les lundis matins ont lieu des petits-déjeuners avec les habitants. On y discute de tout et de rien et souvent des problématiques du quartier afin de trouver comment faire alliance pour les résoudre. La santé communautaire peut alors consister, pour les structures de santé, à s’associer avec les habitants, notamment pour obliger les bailleurs à améliorer des habitats insalubres. Il ne s’agit plus pour les médecins d’être des techniciens du soin mais de la santé dans sa globalité. La boucle est d’ailleurs bouclée avec l’initiative de Poitiers, où un <a href="https://centredesantedes3cites.fr/">centre de santé a été directement créé et porté par les habitant du quartier des 3 Cités</a>.</p>
</div><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-flat vc_cta3-shape-rounded vc_cta3-align-left vc_cta3-color-pink"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"></header><p><strong>Le récent rapport d’évaluation finale montre que les SECPA</strong> accordent par nature une place plus importante au patient-usager au sein de la structure. Environ 1/3 des SECPA en ont fait une orientation prioritaire. La participation des usagers peut se réaliser de manière formelle avec la mise en place de cafés-santé, la co-construction d&rsquo;ateliers collectifs, voire la possibilité parfois de s&rsquo;investir dans la gouvernance de la structure. Par ailleurs, les SECPA ont activé deux leviers indirects qui contribuent à la démocratie en santé : d&rsquo;une part elles s&rsquo;intègrent fortement dans le tissu social et jouent souvent un rôle d&rsquo;interface entre les institutions et la population; d&rsquo;autre part elles font le choix de modalités de prises en charge faisant du médecin l&rsquo;expert de la pathologie et le patient l&rsquo;expert de sa maladie, le rendant acteur de sa santé et lui donnant ainsi les clés et les outils vers une plus grande autonomie.</p>
</div></div></div></section><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">L’avenir des SECPA tourné vers la généralisation</span></h3>
<p>Initialement prévue jusqu’en décembre 2023, l’expérimentation a été prolongée jusqu’en avril 2025, car les SECPA, notamment les MSP qui reposent sur une organisation d’exercice libéral, ont mis plus de temps à s’emparer du dispositif, à réfléchir à leurs priorités, à ce que représentait la santé communautaire, aux besoins de leur territoire, à recruter du personnel et à réorganiser leur fonctionnement. Le terme « expérimentation » n’est d’ailleurs pas tout à fait adapté. Il s’agit plutôt d’une première phase du projet, puisque dès le départ, il était entendu que le dispositif SECPA entrerait dans le droit commun et serait généralisé.  Certaines structures interrogées craignent néanmoins qu’après la phase d’expérimentation, les budgets soient réduits, que les récents recrutements ne puissent pas être maintenus. Juliette Parnot à la DIPLP se veut rassurante sur ce point étant donné que la première évaluation est plutôt positive même si le dispositif nécessite des ajustements. Le mot de la fin au Dr Ménard : « <em>Il s’agit de rester vigilant : rien n’est jamais acquis. Il faut s’attendre à devoir défendre le dispositif face aux professionnels de santé libéraux qui soutiennent le paiement à l’acte. A ce jour, démonstration est faite, mais reste à approfondir, que la santé communautaire soigne mieux les publics précaires, qui souffrent plus souvent de maladies chroniques, et que son financement est donc rentable à terme pour l’Assurance maladie.</em> ».</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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		<title>Les copains, c’est bon pour la santé !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 14:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Après s’être beaucoup intéressé à la <a href="https://france-assos-sante.org/2019/01/24/activite-physique-adaptee-et-maladie-de-parkinson/">dopamine</a>, cette molécule souvent associée au plaisir et stimulée par le circuit de la récompense, le Dr Denis Obert, médecin en médecine physique et de réadaptation travaille actuellement sur une molécule jouant sur nos liens sociaux : l’ocytocine. Particulièrement impliquée dans les troubles autistiques, anxiodépressifs ou les maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer, l’ocytocine jouerait également un rôle protecteur sur certaines pathologies métaboliques. Qu’est-ce que les copains viennent faire là-dedans ? Ils participent tout simplement à la libération de cette molécule par notre organisme puisqu’elle est secrétée à l’occasion de liens sociaux sécurisants, diversifiés et qualitatifs. </strong></p>
<p><strong>Valoriser ces interactions sociales est d’ailleurs l’un des enjeux mis en avant à la </strong><a href="https://www.petitsfreresdespauvres.fr/maison-du-thil"><strong>Maison du Thil</strong></a><strong> que nous présenterons par la suite. Ce modèle d’hébergement à responsabilité partagée, conçu à Beauvais pour 7 colocataires touchés par la maladie d’Alzheimer et porté notamment par </strong><a href="https://ensemble.petitsfreresdespauvres.fr/"><strong>Les Petits Frères des Pauvres</strong></a><strong>, encourage les échanges, les activités pour ses résidents qui ont tendance à voir retardés les symptômes de la maladie.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong><u>INTERVIEW DU DR DENIS OBERT, MÉDECIN EN MÉDECINE PHYSIQUE ET DE RÉADAPTATION </u></strong></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">66 Millions d’IMpatients : En quoi l’ocytocine est-elle liée aux interactions sociales ?</span></h3>
<p><strong>Dr Obert :</strong> Cette molécule, surtout connue pour augmenter les contractions lors de l’accouchement, a d’autres vertus extraordinaires. Le cerveau la secrète naturellement, principalement dès lors que l’on détecte ses propres congénères. L’ocytocine a été particulièrement étudiée dans le champ de l’autisme et des pathologies neuropsychiatriques car elle fait défaut chez ces personnes or c’est une molécule qui permet de rentrer en contact avec les autres et intervient notamment dans le fonctionnement de la communication non verbale. Elle est ce que l’on appelle « pro-tribale » et renforce l’effet « intra-inter-groupe ». Ce faisant, elle va nous pousser vers les personnes qui nous ressemblent, qui partagent les mêmes idées, les mêmes réflexes que nous.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">66 Millions d’IMpatients : Un apport d’ocytocine peut-il améliorer nos rapports aux autres, être bénéfique pour les personnes qui souffrent d’autisme par exemple ?</span></h3>
<p><strong>Dr Obert :</strong> Le fonctionnement de l’ocytocine n’est pas binaire. Ainsi les études menées jusqu’à ce jour sur des patients autistes ont montré que le simple apport d’ocytocine n’était pas concluant pour améliorer chez eux les interactions sociales. En effet, l’ocytocine est en réalité davantage un amplificateur des perceptions que l’on ressent qu’un simple stimulateur de nos relations sociales. Ainsi si l’on se sent en insécurité, l’ocytocine va aggraver la sensation de danger et si l’on administre de l’ocytocine à une personne anxieuse, cela va augmenter sa sensation d’angoisse. Le sujet va alors avoir tendance à percevoir l’autre comme un danger, à se replier sur lui-même. Un cercle vicieux se met en place : réduisant ses interactions sociales, la personne réduit implicitement la possibilité de secréter de l’ocytocine qui pourtant, dans le même temps, sur la durée, est apaisante et s’avère même être l’un des meilleurs anxiolytiques.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">66 Millions d’IMpatients : En dehors de cet effet anxiolytique, l’ocytocine a-t-elle d’autres propriétés positives sur la santé ?</span></h3>
<p><strong>Dr Obert :</strong> On sait qu’elle agit sur la régulation du système du stress et générerait des effets de neuroprotection qui pourraient avoir un impact chez les anxiodépressifs ou sur des maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer.</p>
<p>Enfin, les dernières études révèlent que l’ocytocine a également des actions positives sur le métabolisme, par exemple chez les personnes diabétiques ou sur le système digestif, osseux ou immunitaires. Ainsi, si l’on enferme quelqu’un, qu’on le coupe du monde, son système immunitaire va s’affaiblir. Nous avons donc indubitablement besoin d’être en contact avec l’autre pour être en bonne santé.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">66 Millions d’IMpatients : Comment peut-on augmenter sa propre production d’ocytocine ?</span></h3>
<p><strong>Dr Obert :</strong> Si l’on considère cette question dans le cadre de personnes qui ont déjà des problèmes de santé, je dirais que les associations de patients ont un rôle essentiel à jouer puisqu’elles permettent de créer des ouvertures vers l’extérieur, du lien à l’autre, le tout dans un climat de sécurité. C’est idéal dans un premier temps pour reprendre confiance. Cependant, par la suite, il sera important de créer d’autres types de liens sociaux, d’aller à la découverte d’autres « tribus » de confiance. En effet, il faut quand même se méfier de ne pas s’enfermer dans un groupe unique en dehors duquel on se sent très rapidement en danger, car cela serait finalement contre-productif. C’est un piège dans lequel on peut facilement tomber puisque l’ocytocine a tendance à renforcer notre sentiment d’appartenance à un groupe. Il est donc très important d’avoir toujours une ouverture vers plusieurs personnes ou petites « tribus » différentes auprès desquelles on se sent en sécurité, pour augmenter la production d’ocytocine et qu’elle remplisse au mieux sa fonction protectrice.</p>
<p>En outre, des études ont montré que l’on en produisait encore davantage lorsque l’on faisait une activité en synchronisation avec les autres, comme jouer de la musique dans un groupe, chanter dans une chorale, danser avec un partenaire ou au sein d’une troupe. Plus la connexion avec les autres est forte, plus on secrète d’ocytocine. Par exemple, jouer une scène de théâtre où chacun récite son texte est déjà très intéressante pour la libération d’ocytocine, mais faire de l’improvisation théâtrale, qui oblige davantage à s’adapter à l’autre, est encore plus efficace !</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><em>L’association « La Vie Douss » organise une conférence sur le thème : « <strong>Parkinson : je me bouge avec les copains ! &#8211; Intérêt de l&rsquo;activité physique et du lien social dans la maladie de Parkinson</strong> ». Cette conférence se déroulera le 25 novembre 2023 de 16h00 à 18h00 au Ciné Théâtre de Doussard en Haute-Savoie avec la collaboration du Dr Denis Obert, médecin spécialiste en rééducation.</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1698246041269 row-container" style="padding-top: 15px ;padding-bottom: 15px ;background-color: #e2fdff ;" id="row-unique-12"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column vc_custom_1698157918087"  style="background-color: #e2fdff ;"></p>
<h4><span style="color: #000080;"><strong>L’HEUREUX MODÈLE DE LA MAISON DU THIL À BEAUVAIS</strong></span></h4>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Une colocation innovante, à responsabilité partagée, pour accueillir des malades d’Alzheimer et où les interactions sociales sont fortement favorisées </span> </strong></p>
<p>Le projet de la <a href="https://www.petitsfreresdespauvres.fr/maison-du-thil">Maison du Thil</a>, ouverte en 2016 et initiée dès 2007 par deux femmes dont les maris ont souffert d’un Alzheimer précoce, est inspiré du modèle canadien de l’<a href="https://alzheimercarpediem.com/">association Carpe Diem</a>, largement repris en Allemagne. La <a href="https://fondation.petitsfreresdespauvres.fr/fondation-bersabee">Fondation Bersabée</a> (abritée par la Fondation des Petits Frères des Pauvres) en est propriétaire et le projet est conjointement porté par <a href="https://www.francealzheimer.org/oise/?gclid=CjwKCAjwp8OpBhAFEiwAG7NaEvM7fPMhxIWhV1banU4-Rw4mWWzdMT779laCuvSZa0D8KN6HUjxeRRoCeM0QAvD_BwE">France Alzheimer Oise</a>, le <a href="https://reseau-memoire-alois.fr/">réseau Aloïs</a> et l’<a href="https://monsieurvincent.org/">association Monsieur Vincent</a>.</p>
<p>La maison de 2500m2 accueille actuellement 6 co-locataires et sa capacité est de 7 personnes puisqu’il y a une chambre double qui permet d’héberger un couple. La maison n’est pas médicalisée mais elle est animée par 5 bénévoles et une salariée des Petits Frères des Pauvres ainsi que par un service extérieur d’aide à domicile, payé directement par les familles. Une présence est ainsi assurée 24 heures sur 24.</p>
<p>Le premier pré-requis pour intégrer la Maison du Thill est de ne pas être en perte d’autonomie au-delà du Gir 3. Il est également indispensable que les familles soient très présentes. Gwendoline Bourelle, chargée de projet « Habitat inclusif » chez Les Petits Frères des Pauvres et responsable de la Maison du Thil précise : « <em>L’ambiance est très familiale. Nous organisons beaucoup d’activités : activité physique adaptée, socio-esthétique pour des massages et des moments de bien-être, médiation animale, art visuel, activités cognitives (souvent en lien avec la musique qui sont toujours très appréciées, jeux de mémoire), sorties au zoo, au musée, etc. Nous avons remarqué que la stimulation par les interactions sociales pouvait retarder le glissement vers une aggravation de la maladie, même si bien sûr, cela n’empêche pas cette pathologie d’être évolutive. Les familles nouvellement arrivées nous font souvent remarquer, après quelques semaines à la Maison du Thil, de la résurgence de moments de lucidité que les malades n’avaient plus lorsqu’ils étaient chez eux. Bien sûr, il est plus facile dans notre contexte de colocation à taille humaine de créer des interactions sociales qualitatives et de motiver tous les résidents. D’ailleurs, les colocataires ne sont quasiment jamais dans leur chambre dans la journée. Même pour la sieste, ils restent plus volontiers en bas dans un bon fauteuil.</em> ».</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-12" data-row="script-row-unique-12" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-12"));</script></div></div></div>
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		<title>Nitrites et Nitrates dans l’alimentation : l’urgence d’agir !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2022/08/24/nitrites-et-nitrates-dans-lalimentation-lurgence-dagir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 09:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-13"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Un plan d’actions pour l’automne : c’est l’engagement pris par le gouvernement, suite à la publication, le 12 juillet dernier, du rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), confirmant le lien entre l’ingestion de nitrites et/ou de nitrates ajoutés dans les charcuteries et le risque de cancer colorectal. Cette expertise conforte les associations mobilisées depuis plus de deux ans pour obtenir leur interdiction définitive. En jeu, la santé de tous les consommateurs.</strong></p>
<p>Rarement un rapport a suscité pareil suspens. Les experts de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ne l’ont pas caché, parlant, par la voix de Matthieu Schuler, directeur général délégué de l’Anses, d’une <em>« forte attente »</em>, lors de la présentation mi-juillet du document de 300 pages, intitulé <em>Evaluation des risques liés à la consommation de nitrates et nitrites.</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Lien confirmé avec le cancer colorectal</span></h3>
<p>Et en la matière, l’Anses ne laisse aucune place au doute. <em>« Il existe un lien entre l’exposition aux nitrites et/ou les nitrates dans les charcuteries et le risque de cancer colorectal »</em>, synthétise Matthieu Schuler, confirmant ce que le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) déclare depuis 2015. Et le risque de développer un cancer colorectal est d’autant plus important que l’exposition à ces sels nitrités est élevée. À noter que l’Anses évoque aussi des <em>« associations suspectées »</em>, en ce qui concerne d’autres risques de cancers (du sein, des ovaires, de l’estomac ou encore pédiatriques). Mais de nouvelles études doivent être menées pour étayer ou non cette suspicion.</p>
<p>Les nitrites et les nitrates sont des additifs fréquemment utilisés par la filière des producteurs de charcuteries pour garantir une meilleure conservation des viandes transformées (jambons, saucissons, etc.). Ils sont identifiables sous les appellations E249, E250, E251 et E252. Et ce n’est pas tout, alerte l’Anses : les nitrites et nitrates interagissent entre eux pour constituer des composés nitrosés, jugés eux aussi <em>« préoccupants »</em> en termes de cancérogénicité. Matthieu Schuler suggère donc une révision des doses journalières admissibles (DJA) actuelles, jugées <em>« insuffisantes </em>».</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Suppression ou baisse : deux visions opposées</span></h3>
<p>Dans l’immédiat, si l’Anses s’en tient à sa neutralité habituelle, ses conclusions ont tout de même le mérite de la clarté, ce dont se félicitent les associations de défense des consommateurs et/ou patients. <em>« Cette confirmation de la part d’une agence française indépendante justifie plus encore la nécessité de poursuivre notre action, en faveur notamment d’une suppression de ces composés dans l’alimentation »</em>, précise Amandine Courtin, responsable plaidoyer à La Ligue contre le cancer, engagée aux côtés de Foodwatch et Yuka pour presser les pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités. Ce rapport, de ce point de vue, consolide la mobilisation citoyenne qui soutient les trois organisations, avec plus de 370 000 signatures recueillies à ce jour.</p>
<p>Si pour la Ligue contre le cancer, la mobilisation initiée depuis 2019, porte ses fruits, au regard des avancées enregistrées sur ce dossier, le vote le 3 février dernier de la loi relative à la consommation de produits contenant des additifs nitrés n’est toutefois qu’une pâle copie de la proposition de loi déposée fin 2021 par le député du Modem, Richard Ramos, qui prévoyait leur interdiction progressive, à compter de 2023. Au final, le texte adopté par l&rsquo;Assemblée nationale se limite à une surveillance et un encadrement progressif de la consommation des additifs nitrés.</p>
<p><em>« La trajectoire permanente de réduction des nitrites</em>, <em>chère à la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (Fict), l’a emporté sur la trajectoire de suppression »</em>, résume Daniel Bideau, vice-président de l’UFC-Que Choisir, qui réclame leur interdiction. <em>« Pendant ce temps-là, il y a de nouveaux cancers colorectaux : chaque année, 4 000 d’entre eux seraient directement liés à la consommation des additifs nitrés</em>, renchérit Amandine Courtin. <em>Aux Politiques, maintenant, de faire preuve de courage. » </em>Quelle sera l’amplitude de la baisse ? Réponse avec les décrets d’application de la loi du 3 février et le plan d’actions <em>« visant à réduire l’ajout des additifs nitrés dans les produits alimentaires »,</em> annoncé en débat au Parlement dès cet automne.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Des solutions par type de produits</span></h3>
<p>Il y a, de fait, urgence à agir. <em>« Plus de la moitié des Français dépassent les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) de limiter sa consommation de produits de charcuterie à 150 g par semaine</em> », rappelle Daniel Bideau. À défaut d’interdiction, l’Anses invite à prendre des mesures, selon <em>« deux voies complémentaires »</em>, insiste Matthieu Schuler : un changement des comportements individuels et une <em>« approche aussi basse que raisonnablement possible de l’ajout intentionnel des nitrites et nitrates dans l’alimentation »</em>. Les réduire implique de facto une augmentation du risque microbien (salmonelle, listeria et <em>Clostridium botulinum</em>). Pour autant, cet argument sanitaire, aussi indiscutable soit-il, n’est pas indépassable.</p>
<p><em>« Pour le jambon cuit, la réduction des nitrites pourrait s’accompagner du raccourcissement de la date limite de consommation (DLC). Pour le jambon sec, cela supposerait un contrôle strict du taux de sel et de la température au cours des étapes de salage, de repos et d’affinage »</em>, détaille Laurent Guillier, chef de projet spécialiste de l’évaluation des risques à l’Anses. Certains industriels et artisans proposent déjà des jambons cuits sans nitrites. Mais attention aux fausses alternatives aux sels nitrés, vendues (au prix fort) comme la solution, à l’instar des bouillons de légumes. Ces produits, dits « sans nitrites ajoutés », contiennent des nitrates qui se transforment en nitrites lors de la digestion. Les nitrates sont en effet présents dans l’eau de distribution et les légumes-feuilles.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">De l’inégalité dans l’assiette aux inégalités de santé</span></h3>
<p>Pour Daniel Bideau, l’état de grâce dont bénéficie la filière porcine doit cesser. <em>« Il n’y aurait pas autant besoin de ces additifs si les éleveurs misaient sur des races de porc de qualité supérieure, maîtrisaient mieux les conditions sanitaires de leurs stabulations (et des abattoirs) et respectaient le bien-être animal, </em>explique-t-il<em>. Tout est lié, car ces élevages hors sol favorisent aussi la pollution des nappes phréatiques »</em>. Même partition à la Ligue contre le cancer. S’il faut améliorer l’information auprès des consommateurs, Amandine Courtin met en garde contre une tendance forte à <em>« faire reposer la prévention sur les comportements individuels »</em> : <em>« Nous savons combien les facteurs socio-économiques sont déterminants en matière de prévention, de dépistage et d’accès aux soins »</em>.</p>
<p>Pour éviter l’écueil d’un marché à deux vitesses, un pour les précaires et l’autre pour les plus aisés, la seule parade, c’est donc l’interdiction des composés nitrés. <em>« En ce qui concerne les produits phytosanitaires, nous sommes depuis quarante ans sur une trajectoire de réduction, </em>observe Daniel Bideau. <em>Ne pas fixer un objectif précis revient à enterrer un texte de loi. »</em> Et même cette précaution ne dispense pas de rester vigilant, qu’il s’agisse de veiller à son application ou d’éviter son dépeçage au fil du temps.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-13" data-row="script-row-unique-13" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-13"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1661333483989 row-container" style="background-color: #f7f7f7 ;" id="row-unique-14"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-6 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<div class="uncode_text_column" ><p><strong>En savoir plus</strong></p>
</div><a href="http://www.anses.fr/fr/content/avis-r%C3%A9vis%C3%A9-et-rapport-de-lanses-relatif-aux-risques-associ%C3%A9s-%C3%A0-la-consommation-de-nitrites" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rapport de l&#039;ANSES</a><a href="http://www.anses.fr/fr/content/le-point-sur-les-nitrites-et-les-nitrates-en-10-questions" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Nitrites et nitrates en dix questions</a><a href="http://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/alimentation-et-sante/additifs/petition-stop-aux-nitrites-ajoutes-dans-notre-alimentation" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pétition de Foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer</a><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/interdiction_additifs_nitres" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Interdiction progressive des additifs nitrés dans les produits de charcuterie - Loi du 3 février </a><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-6 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-14" data-row="script-row-unique-14" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-14"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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		<title>Handicap au travail : La mixité en milieu professionnel, le ticket gagnant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 15:48:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-15"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Environ 120 000 personnes en situation de handicap travaillent dans un Etablissement et Service d’Aide par le Travail (Esat). Ces structures, qualifiées de « milieu protégé », permettent de donner une activité professionnelle à une population particulièrement touchée par le chômage. Dans certains cas, elles permettent aussi d’établir des passerelles avec le milieu professionnel ordinaire. Favoriser l’ouverture est du reste l’une des transformations majeures à laquelle s’attellent actuellement les Esat. Direction les Hauts-de-France, à Amiens, dans la Somme, où l’Esat de Rivery, piloté par l’association APF France Handicap, met tout en œuvre pour valoriser l’intégration dans les entreprises locales. Pour le bénéfice de tous.</strong></p>
<p><em>« Je suis fier, très fier même. Mon parcours prouve qu’une personne comme moi, en situation de handicap, peut travailler en milieu ordinaire »</em>. Depuis le mois de septembre, Gaëtan, 28 ans, est hôte de caisse chez Décathlon-Amiens. D’abord recruté pour effectuer un stage de deux semaines, il a pu conserver ce poste grâce au dispositif dit de « mise à disposition » et sa collaboration prolongée jusqu’au 2 janvier prochain. En clair, décrypte Axel Mancaux, son manager, en tant que responsable du service clients, <em>« il bénéficie toujours des services de l’Esat de Rivery, qui le rémunère, mais il est considéré comme un employé du magasin »</em>. Avec les mêmes horaires et conditions de travail, un même accès à la formation et un même entretien d’évaluation que pour les soixante-dix salariés de l’enseigne sportive.</p>
<h2><strong>Fluidifier les échanges</strong></h2>
<p>Infirme moteur cérébral, Gaëtan a rejoint l’Esat de Rivery, situé en périphérie d’Amiens, à l’âge de 25 ans. <em>« J’ai suivi une formation comme agent d’accueil et administratif. Mais la relation client me manquait. Je me suis donc orienté vers le métier de caissier »</em>, raconte-t-il. Trois mois derrière une caisse chez Truffaut, le spécialiste de la jardinerie, entre mars et mai, finissent de le convaincre : c’est bien sa voie. Fort de cette expérience, et de cette conviction, il a postulé, puis enchaîné chez Décathlon. <em>« Quand des usagers manifestent le désir de sortir de l’Esat, nous travaillons leur projet professionnel, leur formation et favorisons les stages, qui peuvent se poursuivre sous la forme d’une mise à disposition, afin qu’ils puissent élargir leurs compétences</em>, explique Cécile Casseleux, directrice-adjointe de l’Esat de Rivery. <em>C’est tout cela qui favorise les parcours vers l’extérieur. »</em> Sans oublier les partenariats noués avec les instances capables de faciliter ces initiatives hors les murs (Cap emploi, l’équivalent de Pôle emploi pour les personnes avec un handicap, Agefiph, etc.), et les liens tissés avec l’entreprenariat du territoire. <em>« Nous organisons deux visites d’entreprise par semaine, </em>reprend Cécile Casseleux. <em>Il faut bousculer les idées reçues. Les compétences des usagers d’un Esat ne se limitent pas qu’aux espaces verts, la restauration, la blanchisserie ou le ménage. »</em> Cette fluidité des échanges est primordiale pour tester les usagers et évaluer leurs acquis sur le terrain.<em> «</em> <em>C’est donnant-donnant »</em>, résume-t-elle. Et d’ajouter que l’Esat de Rivery qui accueille plus de 65 usagers entend s’inscrire dans le paysage économique local. <em>« Nous faisons en sorte, quand cela est possible, d’orienter et accompagner les usagers sur des métiers en tension dans le bassin d’emploi amiénois »</em>, souligne la directrice-adjointe.</p>
<h2><strong>Faciliter l’inclusion</strong></h2>
<p>Pour porter cette ambition, l’Esat de Rivery s’est attaché les services d’Emmanuelle Praget, référente handicap indépendante et présidente de Cap &amp; Pro France : <em>« Nous voulons toucher le plus d’entreprises possible, dont les PME, pour les sensibiliser sur la question de l’inclusion des personnes en situation de handicap, et leur apporter notre expertise »</em>. Approcher les entreprises ne constitue toutefois qu’une partie du travail d’Emmanuelle Praget qui, parallèlement, se rend une fois par semaine à l’Esat de Rivery. <em>« Je travaille en collaboration avec les éducateurs pour amener les usagers à faire leur premier pas dans l’entreprise »</em>, indique la jeune femme. Rédaction d’une lettre de candidature, mise en forme d’un curriculum vitae, préparation d’un entretien, apprentissage des bons comportements, etc., elle est là pour rassurer. De part et d’autre. <em>« Il faut être réaliste, </em>poursuit Emmanuelle Praget<em>. Une entreprise a besoin d’être rentable. Pour mener à bien son projet professionnel, un usager d’Esat doit donc être pleinement opérationnel. »</em> Même si la marque Décathlon est attentive depuis de nombreuses années à la question de l’inclusion des personnes en situation de handicap, Axel Mancaux le confirme : <em>« La candidature de Gaëtan a été retenue parce que ses compétences correspondaient au profil recherché et que les retours de son précédent employeur étaient positifs »</em>. Les deux premières semaines de stage ont fait le reste.</p>
<h2><strong>« Un rayon de soleil » </strong></h2>
<p>Actuellement, Décathlon-Amiens compte cinq travailleurs handicapés, dont le plus ancien a vingt-cinq ans de maison. Depuis 2015, Françoise Roussel, par ailleurs vendeuse, est la référente handicap au sein du magasin. <em>« J’ai toujours aimé aider les autres »</em>, dit-elle. Sa mission est d’épauler les uns, notamment dans leur démarche de reconnaissance auprès des services d’aide, et de sensibiliser les autres en faisant de la pédagogie. Elle a ainsi passé un partenariat avec le Comité départemental handisport : <em>« Deux fois par an, il organise des épreuves sportives au cours desquelles les salariés sont placés en situation de handicap. Cela permet de voir les conduites à tenir ». </em>Et de modifier le regard sur le handicap. <em>« Il y a encore beaucoup d’idées reçues, comme celle qui veut qu’un handicap se voit forcément, </em>constate Françoise Roussel.<em> Or, il n’est visible que dans 20 % des cas. »</em> Au quotidien, les salariés font davantage attention aux petits détails qui peuvent mettre le collègue handicapé en difficulté, comme un casier trop bas, par exemple. <em>« Il y a une bienveillance qui se crée naturellement, </em>observe Axel Mancaux<em>. Et les salariés partagent plus volontiers leur vécu. »</em> À les en croire, Gaëtan aurait même réussi à fédérer le collectif. <em>« Il ne se plaint jamais, il est toujours de bonne humeur, il a redonné la pêche à tout le monde ! L’une de ses collègues en caisse parle de lui comme d’un rayon de soleil », </em>rapporte Françoise Roussel. Mais pour le reste, et Gaëtan y tient tout spécialement, il n’y a aucune différence. <em>« On peut être tenté d’en faire trop, de peur de mal faire, mais ce n’est pas la bonne attitude »</em>, précise Françoise Roussel. Ainsi de cette cliente qui, voyant Gaëtan debout, s’en est prise à une de ses collègues, assise, elle.<em> « Il a fallu lui expliquer que Gaëtan est libre de ses mouvements et qu’il est surtout le mieux placé pour savoir ce qui lui convient »</em>, déclare Axel Mancaux. Ce qui s’appelle des effets positifs en cascade.</p>
</div><div class="uncode_text_column vc_custom_1637249072269"  style="border-top-width: 50px ;border-right-width: 50px ;border-bottom-width: 50px ;border-left-width: 50px ;background-color: #f7f7f7 ;"></p>
<h2>ESAT : chiffres clés</h2>
<p>La France compte 1 450 établissements et services d’aide par le travail (Esat). Ce qui représente :</p>
<ul>
<li>plus de 120 000 travailleurs en situation de handicap et plus de 30 000 salariés, essentiellement des moniteurs-éducateurs</li>
<li>une dotation de l’Etat de l’ordre de 3 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires annuel évalué à environ 2 milliards d’euros</li>
<li>un Esat accueille en moyenne 88 travailleurs en situation de handicap, dont une partie à temps partiel</li>
<li>il développe en moyenne des prestations dans 8 filières métiers distinctes.</li>
</ul>
<p><em>(Source : rapport Inspection Générale des Finances, 2019)</em></p>
</div><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2>En savoir plus</h2>
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		<title>DÉCLIC JEUNE EMPLOI : un dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes en situation de handicap en Bretagne</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 15:43:34 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-16"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>La plateforme DÉCLIC JEUNE EMPLOI &amp; SANTÉ est née en réponse à un appel à manifestation d’intérêt lancé en 2018 par l’ARS et auquel l’<a href="https://www.apf-francehandicap.org/">APF France handicap</a> a répondu conjointement avec <a href="https://www.ladapt.net/">LADAPT</a>, une autre association qui agit également dans le champ du handicap et avec qui l’APF France Handicap collabore régulièrement.</strong></p>
<p>Avec l&rsquo;insertion des jeunes en situation de handicap pour un premier accès à l’emploi comme sujet principal, les contraintes budgétaires et les difficultés dues à la crise sanitaire ont, pour l’instant, circonscrit le projet à une expérimentation. Celle-ci a démarré en 2020 au niveau départemental, en Ille et Vilaine plus précisément, mais l’objectif est de l’étendre à toute la région Bretagne.</p>
<p>Après une étape de travail importante sur l’identification des ressources et des dispositifs disponibles et la mise en place des outils de travail, la mission principale du projet a réellement commencé au deuxième trimestre 2021. Il s’agit concrètement de soutenir les professionnels de l’insertion à l’emploi ou du secteur médico-social qui accompagnent des jeunes en situation de handicap dans leur recherche d’emploi. Une vingtaine de cas, plus ou moins complexes, ont déjà été traités en quelques mois.</p>
<p>Pour ce faire, DÉCLIC JEUNE EMPLOI emploie à mi-temps, Marie Leroux et Ludivine Anfray, 2 chargées d’insertion professionnelle travaillant au sein de structures médico-sociales. « <em>La particularité de ce projet est qu’il n’a pas de modalités définies. Il s’agit justement d’éviter de « rentrer dans des cases » pour en créer peut-être de nouvelles. </em>», explique Marie Leroux. Elles interviennent donc, au cas par cas, pour créer des ponts entre les conseillers à l&#8217;emploi et les professionnels du secteur médico-social dans leurs missions auprès des jeunes en situation de handicap en recherche d’emploi. Il s’agit souvent de jeunes qui sont à des carrefours de vie, comme à l’âge de 16 ans, où la scolarité obligatoire se termine, ou à 20 ans quand prend fin pour les jeunes l’accueil en structures médico-sociales, vers 25 ans, à l’issue des dispositifs d’accompagnement de la mission locale, etc.</p>
<p>En effet, la problématique dans l’insertion à l’emploi des jeunes en situation de handicap est que bien souvent, le milieu du médico-social et celui de l’insertion professionnelle travaillent en silo et ne se connaissent pas bien. Il y a en effet beaucoup de dispositifs d’insertion professionnelle qui existent dans le champ du handicap, et il est très difficile de tout connaître pour un professionnel de l’emploi « généraliste » et qui a un flux important de dossiers à traiter. Inversement, un professionnel du champ du handicap n’est pas forcément formé à l’insertion à l’emploi.</p>
<p>Chaque professionnel dans ces domaines peut ainsi faire appel à DÉCLIC JEUNE EMPLOI, qui possède une expertise dans chacun de ces deux secteurs, peut faire une évaluation de chaque situation et peut proposer des orientations au bénéfice des jeunes en situation de handicap et en recherche d’emploi.</p>
<p>Il peut arriver que Marie Leroux et Ludivine Anfray rencontrent les jeunes dont il est question, mais elles restent souvent en coulisses, au service des professionnels qui les accompagnent. Il peut également arriver qu’il y ait des situations plus complexes, avec divers intervenants autour d’un jeune en recherche d’emploi, et dans de tels cas, elles prennent attache avec chacun d’entre eux pour faire un état des lieux et aider éventuellement à coordonner leurs actions.</p>
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</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-17" data-row="script-row-unique-17" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-17"));</script></div></div></div>
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