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	<title>Produits de bien-être : quelles précautions Archives - France Assos Santé</title>
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	<title>Produits de bien-être : quelles précautions Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>De la bonne utilisation de bas de compression pour les longs vols en avion…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jul 2018 08:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’approche des départs en vacances et de probables longs trajets, notamment en avion où l’on reste assis durant de longues heures dans un environnement pressurisé, nous sommes nombreux à nous demander si les solutions de compression peuvent nous éviter certains troubles veineux comme les œdèmes, voire les phlébites. On fait le point.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>En vente libre dans les pharmacies et désormais aussi disponibles dans les rayons des magasins de sport, les chaussettes, bas, manchons ou collants de compression méritent pourtant d’être prescrits médicalement avant d’en envisager l’achat. Le médecin pourra ainsi juger de son réel intérêt pour vous éviter une dépense potentiellement inutile, et pourra surtout vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications à en porter. En effet, mal utilisée, la compression veineuse peut s’avérer délétère, notamment si l’on présente une artérite des membres inférieurs (également appelée artériopathie obstructive et qui est une occlusion progressive des artères). Cette pathologie très sérieuse qui peut mener à l’amputation est particulièrement favorisée par la consommation de tabac, le diabète, la sédentarité et le surpoids.</strong></p>
<p>A l’approche des départs en vacances et de probables longs trajets, notamment en avion où l’on reste assis durant de longues heures dans un environnement pressurisé, nous sommes nombreux à nous demander si les solutions de compression peuvent nous éviter certains troubles veineux comme les œdèmes, voire les phlébites. Faisons le point avec le Dr Matthieu Josnin, angiologue, qui rappelle que les articles de compression sont des dispositifs médicaux efficaces qui présentent également des contre-indications et nécessitent la consultation préalable d’un médecin.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-quart" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="h4 text-color-118919-color" ><span><strong>Interview du Dr Matthieu Josnin, angiologue</strong></span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Quelle est la différence entre les bas de contention et les bas de compression ?</strong></h3>
<p>Médicalement, il y a une différence entre compression et contention. Or ces dernières années, un abus de langage s’est développé. On parle ainsi des chaussettes, des bas ou collants de contention alors qu’il s’agit en réalité de compression. En effet, la contention consiste à appliquer des bandes de contention non élastiques, dans un contexte de contre-indication à la compression, dans le cas de pathologies artérielles.</p>
<h3><strong>Est-ce utile d’acheter des bas ou collants de compression sans avis médical, pour voyager en avion, par exemple ?</strong></h3>
<p>En théorie, une compression veineuse doit faire l’objet d’une prescription médicale comme pour tout dispositif médical, afin d’en justifier l’indication et d’en écarter toute contre-indication. L’une d’elles, par exemple, est l’artérite sévère qui correspond à une mauvaise circulation du sang dans les artères. Dans un tel cas, la compression veineuse pourra aggraver l’artérite.</p>
<h3><strong>On voit de plus en plus de solutions de compression, non seulement dans les pharmacies mais également dans les rayons de sport. Les deux peuvent être délétères et méritent une prescription médicale en réalité ?</strong></h3>
<p>Lorsqu’il s’agit d’articles à visée sportive, comme les manchons de compression que les sportifs enfilent sur les mollets, on s’adresse alors en général à des sujets jeunes, donc statistiquement ce sont des personnes sportives qui n’ont pas particulièrement de problème au niveau des artères. Les études ne sont pas très probantes sur l’utilité du port de manchons pour les sportifs, et cela ne sera pas suffisant pour un sportif qui présente un risque veineux. Un sportif qui a par exemple des varices a tout intérêt à consulter. Pour ce qui est de l’achat libre de bas, chaussettes ou collants de compression en pharmacie, il n’est pas conseillé de proposer une compression pour un voyage en avion à une dame âgée qui a un diabète et possiblement une artérite sous-jacente non diagnostiquée et qu’elle ne sent pas. Au risque d’insister, il convient dans tous les cas de demander une prescription médicale avant d’envisager ce type d’achat.</p>
<h3><strong>Dans quels cas est-ce utile de vérifier si on en a effectivement besoin alors que l’on a prévu un long trajet en avion ou en car, par exemple ?</strong></h3>
<p>En général, on en prescrit pour éviter de faire une phlébite, c’est-à-dire le risque que se forme un caillot de sang qui bloque la circulation sanguine dans une veine. Le risque augmente effectivement pour les vols de plus de 4 heures chez les personnes ayant des prédispositions. En l’occurrence, les facteurs de risques sont les antécédents de phlébite ou d’embolie pulmonaire, une chirurgie récente, un cancer actif, une grossesse ou un post-partum jusqu’à 6 semaines. Selon la personne et les facteurs de risques qu’elle présente, en plus de la chaussette de compression, on pourra également envisager une piqûre d’anticoagulants. Précisons que la prise d’aspirine n’est pas adaptée. Cependant les personnes qui n’ont aucun antécédent de phlébite, pas de symptômes d’insuffisance veineuse, pas de varice ni de lourdeur ou d’œdèmes au niveau des jambes n’ont a priori pas d’intérêt à porter des bas ou des collants de compression. Enfin, si l’on parle de confort, pour éviter d’avoir les jambes lourdes ou les jambes qui gonflent, cela peut être indiqué de mettre des bas ou des collants de compression, mais cela ne préviendra pas un risque de phlébite. Pour résumer, il n’y a pas d’intérêt à généraliser le port de bas ou de collants de compression lorsque l’on prend l’avion, et si on pense en avoir besoin, mieux vaut aller consulter son médecin pour s’en assurer.</p>
<h3><strong>Ce n’est donc pas un dispositif à prendre à la légère ?</strong></h3>
<p>Ce n’est pas du tout à prendre à la légère. La preuve en est que si l’on prescrit une compression veineuse sur une personne qui a un ulcère, par exemple, la pose de la compression relève d’un acte paramédical et doit être effectuée par un personnel de santé formé, pour éviter notamment qu’une bande de contention ne se transforme en garrot.</p>
<h3><strong>Il y a pourtant quelques gestes à adopter pour limiter les risques de phlébite lorsque l’on prend un vol qui va durer plus de 4 heures ?</strong></h3>
<p>Effectivement, et l’un des gestes les plus importants est de bien s’hydrater durant les 2/3 jours qui précèdent le vol, pour éviter d’être déshydraté durant le voyage en avion où, en général, on boit toujours trop peu. Il faut aussi penser à se lever et marcher régulièrement pendant le vol. Il n’est donc pas du tout conseillé de prendre un somnifère et de rester sans bouger en dormant en continu pendant plusieurs heures d’affilées. Il est également déconseillé de boire de l’alcool qui a tendance à déshydrater et à endormir.</p>
<h3><strong>Quand on a tendance à avoir les jambes qui gonflent durant un long trajet en voiture ou en avion, que peut-on faire ? Est-ce dangereux ?</strong></h3>
<p>Certains patients qui ont tendance à avoir les jambes gonflées lors de longs trajets parlent de rétention d’eau et pensent parfois, à tort, qu’il vaut mieux ne pas boire pour éviter d’aggraver les choses. C’est une fausse idée. D’ailleurs, le concept de rétention d’eau est un peu un fourre-tout et n’existe pas vraiment. Il s’agit le plus souvent d’œdèmes qui résultent d’une augmentation de la pression au niveau de la jambe, car en restant longtemps assis, le sang remonte moins bien vers le cœur où il doit passer s’oxygéner, et l’eau notamment contenue dans le sang passe alors sous la peau. Ne pas boire ne change rien. La bonne solution au contraire, c’est de penser à bouger toutes les deux heures au moins et de bien s’hydrater justement pour éviter d’aggraver un risque de phlébite.</p>
<h3><strong>Faut-il s’inquiéter si on voit sa jambe gonfler pendant un long voyage en avion ?</strong></h3>
<p>S’il s’agit de personnes dont les jambes ont toujours eu tendance à gonfler et que cela touche les deux jambes, a priori, il n’y a pas d’urgence. Cela mérite peut-être un jour de consulter pour vérifier si cela ne cache pas des varices, mais il n’y a pas de danger immédiat. En revanche, même si le diagnostic de phlébite est difficile à poser, si une jambe gonfle, que sa peau rosit, qu’elle est douloureuse et que cela s’amplifie au fur et à mesure que les heures passent, il faut consulter rapidement car cela peut être grave. Il y a un risque vital à assez court terme car une phlébite peut entraîner une embolie pulmonaire et peut être fatale. Donc si durant le voyage on a eu ces symptômes, et même si on est à l’étranger et que cela semble compliqué, il est important de voir un médecin rapidement, de faire si possible une échographie pour vérifier que tout va bien au niveau veineux et de prendre, dans le doute, un traitement contre la phlébite si une échographie n’est pas possible. Cependant, de nos jours, une échographie est un examen assez facilement accessible et relativement abordable partout dans le monde.</p>
<h3><strong>Quand faut-il mettre et retirer ses bas de compression ?</strong></h3>
<p>Si l’on met des bas ou collants de compression pour voyager, le bon usage est de les mettre le matin, quand les jambes sont le moins gonflées et de les garder jusqu’au soir. D’ailleurs, normalement les mesures pour l’achat des bas de compression s’effectuent le matin. Si par hasard la personne les retire en milieu de journée, il est inutile de les remettre ensuite, ou alors il faut que cela soit précédé par un temps de repos les jambes surélevées afin de drainer l’œdème et éviter de poser une compression sur une jambe dont le diamètre sera plus important que celui mesuré par le pharmacien lors de la commande.</p>
<p>Retrouvez toutes les indications et contre-indications sur la compression veineuse sur le site de la <a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2010-12/fiche_de_bon_usage_-_compression_medicale_en_prevention_de_la_thrombose_veineuse.pdf" target="_blank" rel="noopener">Haute autorité de la Santé</a>.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="h5 text-color-118919-color" ><span><strong>Remboursement des dispositifs de compression veineuse par l’Assurance maladie</strong></span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ></p>
<ul>
<li>L’Assurance Maladie rembourse les bas, chaussettes, collants de compression jusqu’à 8 paires sur 12 mois ;</li>
<li>Le remboursement n’est possible que sur prescription médicale effectuée par :
<ul>
<li>un médecin généraliste ou spécialiste ;</li>
<li>une sage-femme ;</li>
<li>un masseur-kinésithérapeute.</li>
</ul>
</li>
<li>Ces dispositifs sont remboursés à 60 % (ou 100 % si vous êtes pris en charge au titre d’une ALD – Affection de longue durée), sur la base des tarifs de l’Assurance maladie soit :
<ul>
<li>chaussettes de compression : 22,40 €</li>
<li>bas de compression : 29,78 €</li>
<li>collants de compression : 42,04 €</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Pour les chaussettes, bas ou collants de compression qui dépassent ce prix, soit la différence reste à la charge du patient, soit elle peut être prise en charge par sa complémentaire santé le cas échéant et selon les conditions de son contrat.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Médecines complémentaires : les patients entre le marteau et l’enclume</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/04/24/medecines-complementaires-les-patients-entre-le-marteau-et-lenclume/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Apr 2018 10:29:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[De nombreux patients se tournent vers les médecines dites « alternatives et complémentaires », n'en déplaise au collectif de 124 médecins qui ont récemment publié une tribune fustigeant les médecines alternatives et complémentaires... Focus et mise au point sur le sujet.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une tribune publiée récemment, un collectif de médecins s’agace que les approches complémentaires continuent de prospérer du fait même de certains de leurs confrères. Cette prise de position autoritaire fait fi de l’intérêt que portent de nombreux patients à ces médecines dites « alternatives et complémentaires » (Mac). 66 Millions d’IMpatients appelle ses lecteurs à témoigner sur leur expérience vis-à-vis de ce type de prise en charge, leur perception des bénéfices qu’ils peuvent en tirer et ce qu’ils perçoivent de leurs limites. </strong></p>
<p>« <em>Face à des pratiques de plus en plus nombreuses et ésotériques et à la défiance grandissante du public vis-à-vis de la médecine scientifique, nous nous devions de réagir avec force et vigueur </em>». Le 19 mars dernier, <a href="https://fakemedecine.blogspot.fr/2018/03/comment-agir-contre-les-fake-medecines.html" target="_blank" rel="noopener">un collectif de 124 médecins a publié dans les colonnes du <em>Figaro</em> une tribune au vitriol fustigeant les médecines alternatives et complémentaires (Mac)</a> (acupuncture, homéopathie, mésothérapie, ostéopathie, etc.).</p>
<p>Nourries « <em>par des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l’efficacité illusoire</em> (…), <em>les thérapies dites alternatives sont inefficaces au-delà de l’effet placebo, et n’en sont pas moins dangereuses</em> ».</p>
<h2><strong>Les médecines complémentaires à la sulfateuse</strong></h2>
<p>Plus particulièrement dans la ligne de mire des auteurs de cette tribune, l’homéopathie dont l’efficacité n’a jamais été prouvée et qui est interdite de prescription dans « <em>la plupart des pays développés</em> » selon les auteurs de la tribune. Pour ce collectif, les thérapies alternatives peuvent s’avérer dangereuses, notamment en retardant le diagnostic et les traitements nécessaires avec parfois des conséquences dramatiques. Elles sont de plus coûteuses pour les finances publiques.</p>
<p>C’est ainsi qu’en 2016, l’Assurance maladie a dépensé 128,5 millions d’euros pour le remboursement des médicaments homéopathiques sur un total de 19,5 milliards d’euros de dépenses liées aux médicaments. Sans compter, ajoutent les médecins signataires, que « <em>des formations sont assurées dans des structures recevant de l’argent public et que des consultations sont ouvertes dans des hôpitaux, aux dépens d’autres services</em> ».</p>
<p>Parmi les mesures préconisées, les signataires appellent le Conseil de l’Ordre des médecins à « <em>ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à promouvoir</em> [les Mac] » ou encore à « <em>ne plus rembourser par les cotisations sociales les soins, médicaments ou traitements issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse</em> ». Rien de moins…</p>
<h2><strong>Une tribune très fraîchement accueillie</strong></h2>
<p>Les réactions ne se sont pas faites attendre. Dès le lendemain, Mathieu Vidard, animateur de l’émission « La Tête au carré » sur France inter se fend d&rsquo;une <a href="https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-20-mars-2018" target="_blank" rel="noopener">réponse incisive à l’intention du collectif de médecins</a> : « <em>Lorsqu’on pense aux dizaines de milliers de personnes qui sont devenues gravement malades ou qui ont passé l’arme à gauche en raison des effets secondaires de médicaments allopathiques type Médiator ou Distilbène, ou lorsque l’on sait que les somnifères ou les anti-dépresseurs sont prescrits de façon excessive, qu’ils représentent des bombes à retardement tout en faisant la fortune de laboratoires pharmaceutiques véreux ; on se dit que notre club des 124 pourrait légèrement baisser d’un ton </em>».</p>
<p>Dominique Dupagne, médecin généraliste à Paris, blogueur et accessoirement chroniqueur à « La Tête au carré », a lui aussi exprimé son désaccord sur les réseaux sociaux : « <em>on ne peut pas déclarer de façon péremptoire qu&rsquo;une maladie se soigne de telle façon et non de telle autre. Je suis certes de formation scientifique mais je sais aussi que certains malades ont besoin d&rsquo;une approche plus complexe et c&rsquo;est ce que l&rsquo;homéopathie leur offre</em> ».</p>
<p>Et le médecin – 12 400 followers au compteur sur Twitter – de gazouiller à l’intention de deux de ses confrères plus que sceptiques : « <em>Dans la réalité, les patients se sentent « en moyenne » mieux écoutés par les homéopathes car l&rsquo;écoute est leur fond de commerce</em> ».</p>
<h2><strong>Réaction courroucée de certains syndicats</strong></h2>
<p>La publication de cette tribune a généré des turbulences au-delà de la sphère des réseaux sociaux. Quand des médecins montent au créneau (près d’un millier a signé la tribune depuis sa publication) pour dézinguer l’activité de leurs confrères adeptes d’approches complémentaires, pas besoin d’être Hippocrate pour deviner que ça risque de ruer dans les brancards. Ça n’a évidemment pas manqué.</p>
<p>Première instance à dégainer : l’Union nationale des médecins à exercice particulier (Unamep), un syndicat qui représente les praticiens proposant une prise en charge alternative. Dans un communiqué publié le 27 mars, l’Unamep s’est dit «<em> scandalisée par la tribune anti-confraternelle, sectaire et réactionnaire de quelques médecins revendiquant la disparition du champ médical de l’homéopathie mais aussi de l’acupuncture et de la mésothérapie</em> ».</p>
<p>Plusieurs autres syndicats ont même déposé une plainte commune auprès de l’Ordre des médecins contre certains signataires de la tribune. Ils reprochent des propos « <em>offensants, diffamatoires et même insultants</em> » et « <em>contraires aux principes déontologiques de confraternité, de considération de la profession</em> ». Des excuses publiques sont demandées ! Ambiance… Au moment d’écrire ces lignes, la plainte était toujours en cours d’instruction. Mais la poussière n’est pas prête à retomber.</p>
<h2><strong>Les patients trop à l’écart des débats</strong></h2>
<p>« <em>Si cette tribune n’était pas franchement insultante pour les praticiens comme pour les 40% de Français qui ont recours aux médecines alternatives,</em> s’agace Mathieu Vidard, <em>on s’amuserait des arguments de ces pères la morale </em>». Les patients… Et si on en parlait un peu justement ? Le chiffre évoqué par le journaliste scientifique d’Inter provient <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/cn_webzine/2015-07/www/index.php#/page-2">d’une étude du Conseil de l’Ordre des médecins publiée en 2015.</a> Ce taux de recours augmente de façon significative chez les personnes atteintes d’une maladie grave ou chronique.</p>
<p>Exemple avec celles souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l&rsquo;intestin ou de la maladie de Crohn. Une étude menée par l&rsquo;Association de patients François Aupetit (Afa) montre qu’une grande majorité de personnes atteintes de ces maladies ont recours à une ou plusieurs Mac.</p>
<p>« <em>Lorsque nous présentons ces résultats à des gastro-entérologues, </em>explique Anne Buisson, directrice adjointe de l’Afa,<em> ils sont très étonnés parce qu’ils ne s’imaginent pas que la majorité de leurs patients utilisent ces médecines. Les patients n’en parlent pas à leur médecin, ils craignent leur réaction </em>».</p>
<h2><strong>66 Millions donne la parole à ses lecteurs</strong></h2>
<p>On résume : les Français, notamment ceux qui souffrent d’une maladie chronique, sont enclins voire très enclins à recourir aux pratiques médicales non conventionnelles. N’en déplaise à certains médecins, peut-être faudrait-il veiller à ne pas l’ignorer et à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. A la rédaction de 66 Millions d’IMpatients, on aimerait que la parole s’ouvre sur le sujet des médecines complémentaires. Celle en particulier des personnes qui ont plus ou moins régulièrement recours aux médecines complémentaires.</p>
<p>Sur notre site, vous trouverez la possibilité d&rsquo;apporter votre témoignage et/ou expérience en laissant un commentaire sous cet article.</p>
<p>Nous réalisons également via <a href="https://fr.surveymonkey.com/r/9VTXK9J" target="_blank" rel="noopener">la plateforme SurveyMonkey un sondage</a> sur le recours des Français aux médecines alternatives ainsi que leurs attentes en matière de prise en charge. Ces données alimenteront un dossier complet sur le sujet que nous publierons dans les prochaines semaines.</p>
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		<title>Témoignage &#8211; Maï-Linh, dyspraxique et lycéenne !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/03/07/temoignage-mai-linh-dyspraxique-et-lyceenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2018 12:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
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					<description><![CDATA[Découvrez le témoignage de Maï-Linh sur son expérience de la dyspraxie et le regard qu'elle porte sur les troubles DYS, et celui de sa maman.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Témoignage de Marianne Deletang dont la fille Maï-Linh est multi-DYS avec notamment une dyspraxie</h2>
<p>Ma fille Maï-Linh est née grande prématurée. On ne lui donnait que 15 jours à vivre, aujourd’hui elle a 15 ans. Cependant, cette naissance prématurée a entrainé de multiples troubles DYS puisqu’elle est dyspraxique, dyslexique, dysorthographique, dyscalculique et avec des troubles de l’attention.</p>
<p>Sa dyspraxie a été diagnostiquée à 4 ans et à l’époque on m’a dit qu’elle ne pourrait même pas aller à l’école. Je me suis battue et ai été jusqu’au tribunal pour qu’elle soit acceptée dans une école. Aujourd’hui elle est dans un lycée international bilingue.</p>
<p>Maï-Linh travaille beaucoup. Elle est confrontée à de nombreuses frustrations et à un certain nombre d’échecs mais globalement, elle s’en sort bien. Il y a des domaines où elle a réussi à compenser ses troubles, et d’autres domaines où sa marge de progression a été plus faible. Elle a par exemple beaucoup amélioré ses troubles de l’attention avec la rééducation.</p>
<p>J’ai forcé sur la rééducation lorsqu’elle était petite car j’anticipais qu’à l’adolescence, elle risquait de faire un rejet. Jusqu’à 12/13 ans, elle avait 4 à 5 heures de rééducations diverses chaque semaine, aujourd’hui elle n’a plus que 2 heures hebdomadaires.</p>
<p>Personnellement, j’ai réduit mon activité professionnelle car il a fallu courir à droite et à gauche entre l’école, les professionnels de santé et mes autres enfants également !</p>
<p>Socialement, ma fille a des amis mais c’est vrai qu’elle a des préoccupations un peu différentes des jeunes de son âge et qu’elle a peu de temps pour ses loisirs, car elle est obligée de beaucoup travailler et de se consacrer également à sa rééducation.</p>
<p>Il y a 10 ans, j’étais peut-être plus positive que maintenant sur la prise en charge de la dyspraxie. Bien sûr, il faut accuser le coup, mais on ne réalise pas forcément au début le chemin qu’il y a à parcourir. Ce qui me chagrine aujourd’hui, c’est que je vois tout ce que nous avons traversé et que je me rends compte que les familles qui en sont au stade où nous en étions il y a dix ans rencontrent encore les mêmes difficultés. Les mentalités n’évoluent donc pas tellement.</p>
<p>Cela dit, bizarrement par rapport à mes autres enfants, je me dis parfois que Maï-Linh s’en sortira mieux, car elle sait rebondir face aux difficultés.</p>
<h2>Témoignage de Maï-Linh, 15 ans, lycéenne</h2>
<p>J’aimerais faire plein de choses quand je serai grande ! J’ai envie de réussir dans la vie, déjà parce que beaucoup de gens ne croient pas en moi et j’ai très envie de leur prouver, à eux et aussi à moi-même d’ailleurs, que je peux y arriver malgré mon handicap. Je risque peut-être de m’épuiser mais pour l’instant je garde la foi et je suis assez résistante !</p>
<p>En fait, assez tôt j’ai compris que cela serait plus difficile pour moi que cela ne l’est pour les autres. Dès la grande section de maternelle, je m’étais aperçue que mes camarades arrivaient à faire des découpages ou à dessiner sans déborder alors que je n’y arrivais pas. Cela m’énervait beaucoup. Quand on est dyspraxique, il faut réussir à surmonter cela.</p>
<p>Plus tard, le passage en 6<sup>ème</sup> et l’année du brevet ont été assez difficiles car j’ai du mal à mémoriser les choses et à m’organiser. Aujourd’hui je suis en seconde et j’ai envie de suivre une filière littéraire. Je compense bien mes difficultés car je suis à l’aise à l’oral et je suis douée en langues étrangères, c’est pourquoi je suis dans une école internationale d’ailleurs.</p>
<p>Le soutien de mes parents qui ont été beaucoup derrière moi m’a aidée à avoir confiance en moi. J’ai pu m’exprimer quand quelque chose n’allait pas, soit en leur parlant à eux, soit en parlant à mon orthophoniste, et tous m’ont remotivée à chaque difficulté.</p>
<p>J’ai eu la chance également de pouvoir parler de mes troubles à mes amis qui sont tous au courant et sont très ouverts, car c’est vrai que les dyspraxiques sont un peu « différents ». Surtout, il ne faut pas avoir peur d’aller vers les autres, même si on est maladroit !</p>
<p>Du haut de ma jeune expérience, si je pouvais changer des choses, je serais plus tenace pour demander aux enseignants de m’aider. Certains n’ont pas adapté leur mode d’enseignement à mes difficultés et je n’ai rien osé dire la plupart du temps. J’étais obligée de tout refaire à la maison et c’était vraiment difficile. Ceci dit, je me rends compte que ce n’est pas toujours évident pour les enseignants. Par exemple, j’ai un vrai souci avec les mathématiques. Un professeur aura beau m’expliquer plusieurs fois la même chose, parfois je bloque et le professeur s’énerve. Cela peut créer des malentendus, voire des conflits et je préfère prendre plus de temps chez moi pour comprendre seule ou avec mes parents plutôt que de risquer de vivre ce genre d’épisodes à l’école. Il faut bien reconnaître que le système scolaire français n’est pas du tout adapté aux dyspraxiques. Il favorise le collectif et c’est compliqué de prendre sa place quand on a un mode de pensée et un rythme différents des autres.</p>
<p>Ce problème autour de la communication est vraiment central pour moi. Il me préoccupe plus que mes difficultés à m’habiller par exemple, car on vit en société et on a besoin de communiquer. Pour les problèmes du quotidien, ma maman m’aide mais pour la communication, je suis souvent toute seule désormais.</p>
<p>J’aimerais que la dyspraxie soit mieux connue et que les dyspraxiques, et tous les DYS en général soient mieux intégrés à l’école et ne soient pas dévalorisés par le système scolaire. Nous sommes tous égaux et nous avons tous le droit d’apprendre avec les mêmes chances à l’école.</p>
<h5>A lire également :</h5>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-dyspraxie-un-trouble-meconnu-un-handicap-invisible-de-la-vie-quotidienne/">Notre article sur la dyspraxie</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/temoignage-patricia-une-maman-face-a-la-dyspraxie-de-ses-enfants/" target="_blank" rel="noopener">Le témoignage de Patricia, maman de 3 jeunes enfants « dys »</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/troubles-dys-les-associations-les-familles-et-un-orthophoniste-nous-en-parlent/">Notre article introductif sur les troubles « dys »</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>La Dyslexie : une star parmi les DYS</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/03/01/la-dyslexie-une-star-parmi-les-dys/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 09:53:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
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					<description><![CDATA[La dyslexie est un trouble spécifique et durable de l’apprentissage du langage écrit. Explications, entretien avec l'association APEDA Dys France, et témoignage d'une personne dyslexique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La dyslexie est sans doute le plus connu des troubles DYS et sa prise en charge est également plutôt bien organisée par rapport à l’ensemble des TSLA (troubles spécifiques du langage et des apprentissages). Pourtant, alors qu’on estime que la dyslexie touche environ 8% de la population et qu’elle a d’importantes répercussions sur la scolarité des enfants, les enseignants sont encore très peu formés dans l’accompagnement des élèves dyslexiques.</strong></p>
<p><strong>La dyslexie est un trouble spécifique et durable de l’apprentissage du langage écrit, qui affecte la lecture, l’orthographe et l’écriture. On précise durable car il ne s’agit pas d’un simple retard d’acquisition mais de difficultés qui perdurent malgré une rééducation. On peut distinguer la dyslexie (troubles de la lecture) de la dysorthographie (troubles de l’orthographe). Selon les personnes, ces troubles peuvent être accompagnés d’autres troubles du langage et de l’apprentissage comme la dyscalculie, la dysgraphie ou encore des troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité.</strong></p>
<p><strong>Les capacités intellectuelles des enfants dyslexiques sont normales et la dyslexie n’est pas induite par des troubles sensoriels ou psychologiques : en bref, cela peut affecter un enfant en pleine santé et parfaitement intelligent, voire très intelligent !</strong></p>
<h5><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/troubles-dys-les-associations-les-familles-et-un-orthophoniste-nous-en-parlent/" target="_blank" rel="noopener">Lire notre article introductif sur les troubles « dys »</a></h5>
<p>Il est important de dépister le plus tôt possible ces troubles de l’apprentissage chez les enfants afin de leur proposer de la rééducation orthophonique et un accompagnement adapté à l’école le cas échéant, afin de prévenir ou diminuer l’impact des troubles sur leur parcours scolaire.</p>
<p>A l’école, les enfants dyslexiques auront des difficultés dans les matières littéraires mais également scientifiques où ils seront confrontés à des problèmes de compréhension des énoncés. Faire des études supérieures est possible bien entendu mais la lecture et l’écriture resteront des obstacles permanents pour les dyslexiques pendant leurs études, et plus tard également, dans leur vie professionnelle. En outre, les personnes dyslexiques peuvent souffrir d’un manque d’estime d’eux-mêmes qui peut fragiliser leur état psychologique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>INTERVIEW DE LA PORTE-PAROLE DE L’ASSOCIATION <a href="http://www.apeda-france.com/" target="_blank" rel="noopener">APEDA DYS FRANCE</a> (ADULTES, PROFESSIONNELS ET PARENTS D&rsquo;ENFANTS DYSLEXIQUES ASSOCIÉS)</h2>
<h2>66 Millions d’IMpatients : Présentez-nous votre association…</h2>
<p><strong>APEDA-DYS-FRANCE</strong> : Notre association existe depuis plus de 30 ans et elle a été la première en France à porter la cause des personnes ayant des troubles du langage écrit, qu’il s’agisse de la lecture ou de l’écriture.</p>
<p>En 30 ans, beaucoup de choses ont évolué, mais cela reste un parcours du combattant pour les enfants, leurs parents et les adultes dyslexiques. L’associatif a un rôle de soutien des familles, au niveau moral, au niveau de la connaissance des troubles, et au niveau administratif.</p>
<p>Elle a aussi un rôle de représentation auprès de la Fédération française des Dys – FFDYS- et auprès de l’European Dyslexia Association –EDA. Elle est membre fondateur de ces deux associations.</p>
<h2>Comment se passe la scolarité d’un enfant dyslexique et comment l’aider dans son orientation professionnelle ?</h2>
<p>La scolarité des enfants ayant une dyslexie reste malheureusement souvent un parcours du combattant malgré les avancées législatives indéniables (instauration du Plan d’Accompagnement Personnalisé, possibilité d’accéder à la compensation en sollicitant la <a href="http://www.mdph.fr/">MDPH</a> &#8211; Maison départementale des personnes handicapées). Dans la réalité ces dispositifs sont compliqués à mettre en œuvre, notamment du fait du manque de médecins scolaires pour valider la mise en place des PAP à l’école (Plan d’accompagnement personnalisé). Le manque de formation, voire l’absence de formation sur ces troubles du côté des enseignants, rend l’accompagnement scolaire des enfants dépendant de l’investissement personnel de leurs interlocuteurs. La nécessité de constituer un dossier administratif compliqué auprès de la MDPH pour accéder à certaines compensations (Auxiliaire de vie scolaire, prise en charge de certaines rééducations ou consultations diagnostiques, prise en charge de matériel informatique) entrave l’accès au droit des familles et l’accompagnement à la hauteur de leurs besoins des enfants. Le mot handicap reste tabou pour certaines familles.</p>
<p>Il faut aussi mentionner le manque de professionnels de santé, même en région Ile-de-France, comme le montre <a href="http://www.gipef.com/PDF/Rapport_final_URPS_Orthophonistes_IDF_CNRS_2017.pdf">l’enquête sur le renoncement aux soins orthophoniques en Ile-de-France</a>. Les listes d’attente des orthophonistes atteignent jusqu’à 1 et même 2 ans ! Heureusement ces rééducations sont prises en charge à 60% par la Sécurité sociale, ce qui n’est pas le cas de la rééducation en ergothérapie nécessaire lorsque les enfants ont besoin d’utiliser en toute autonomie un ordinateur et des logiciels adaptés pour leur scolarité. Toutes ces difficultés ne sont pas sans conséquence sur le devenir scolaire et leur insertion professionnelle. Nous avons régulièrement des témoignages de jeunes adultes qui ont quitté l’école sans diplôme et ont développé une très faible estime de soi.</p>
<p>Les enfants dyslexiques sont en décalage de résultats par rapport à leur investissement durant toute leur scolarité. Certains le vivent mal mais cela n’empêche pas toujours de faire des études supérieures. Il faut alors reconnaitre que le fort investissement familial et l’accompagnement des associations sont déterminants aux côtés de l’investissement personnel du jeune. Il faut aussi noter la difficulté des familles pour accéder au droit d’aménagement aux examens, <a href="https://juridique.defenseurdesdroits.fr/doc_num.php?explnum_id=16525">le Défenseur des droits est régulièrement saisi</a>.</p>
<p>En ce qui concerne l’orientation professionnelle, pour les parents, je dirais qu’il faut faire ce que l’on pense être le mieux pour son enfant ! Il faut bien sûr mettre au maximum en place ce qui peut l’être pour permettre à son enfant de lire et d’écrire, sachant qu’il n’y a pas d’orientation professionnelle a priori idéale car cela dépend beaucoup des goûts de l’enfant. Il faut toujours l’écouter.<br />
En outre, on rencontre des adultes dyslexiques qui sont allés très loin dans leurs études supérieures, qui ont une carrière professionnelle brillante mais qui se rendent compte qu’ils s’épuisent car leur métier ne leur convient pas et ils passent leur temps à compenser leurs difficultés. Je vais vous donner un exemple précis auquel nous avons été confrontés à l’association : nous avons en effet rencontré plusieurs ingénieurs qui au début de leur carrière, il y a quelques années, n’avaient pas particulièrement besoin de rédiger beaucoup de choses ou de parler anglais. Ils s’en sortaient donc très bien car ils avaient un bon niveau en mathématiques et leur dyslexie ne les avaient pas empêchés de faire des études et de trouver un bon emploi. Mais la société a évolué et eux-aussi ont pu évoluer dans leur carrière. Peu à peu l’anglais est devenu indispensable dans leur métier, on leur a demandé davantage de rapports écrits et les échanges par mails se sont multipliés. Autant de tâches difficiles à mener à bien du fait de leur dyslexie. C’est alors très compliqué d’expliquer à ses collaborateurs ou à sa hiérarchie que sur ces points, on a besoin d’aide alors qu’on a pourtant une brillante carrière. L’un des ingénieurs que nous avons rencontrés s’est même battu pour avoir une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et un aménagement de poste.</p>
<h2>Quand vaut-il mieux commencer la rééducation lorsque l’on est dyslexique ?</h2>
<p>Plus la rééducation est précoce et intensive, et meilleurs seront les résultats. Des signes peuvent être repérés dès la maternelle (difficultés de langage oral, difficultés à faire ou comprendre les rimes, mauvaise conscience phonologique …), et ils seront d’autant plus à surveiller s’il y a déjà des dyslexies dans la famille, car il existe une composante génétique. Il vaut mieux en outre une rééducation intensive et courte (courte ne veut pas dire quelques semaines, cela dure nécessairement plusieurs mois et souvent plusieurs années, avec des pauses selon les besoins) qu’une rééducation étalée durant des années à raison d’une fois par semaine. Cependant, du fait du manque de places disponibles chez les orthophonistes et parce qu’il faut aussi pouvoir concilier rééducation, école et vie de famille, on privilégie une prise en charge sur plusieurs années. L’absence de formation des médecins sur ces troubles fait que les parcours de soin ne sont pas coordonnés, ce sont souvent les familles et les contraintes d’organisations qui décident de l’intensité des soins plutôt que les besoins réels et les preuves d’efficacité des prises en charge.</p>
<p>La rééducation peut cesser ou être mise en s’il y a un rejet ou si la rééducation a permis d’obtenir des résultats suffisants par rapport aux objectifs. Au besoin, selon ses futurs projets d’étude ou professionnels, un jeune pourra toujours reprendre des séances de rééducation chez l’orthophoniste. Cela dit, certains jeunes ressentent le besoin de continuer pendant et après leur adolescence, un peu par habitude ou pour se rassurer. En réalité, la rééducation relève vraiment du cas par cas et devrait pouvoir être impulsée et coordonnée par un professionnel formé. C’est ce que préconise le <a href="https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2824177/fr/troubles-dys-comment-mieux-organiser-le-parcours-de-sante">rapport de la HAS sorti tout récemment</a>.</p>
<h2>La prise en charge des troubles dyslexiques est-elle bonne en France ?</h2>
<p>Au niveau des prises en charge, la dyslexie n’est pas la plus mal lotie dans la galaxie des DYS puisque l’orthophonie est prise en charge à 60% par la sécurité sociale, et les 40% restants par les complémentaires santé, si la famille a la chance d’en avoir une. Si ce n’est pas le cas, le médecin peut demander une prise en charge en affection longue durée (ALD) qui est parfois accordée. Certains enfants dyslexiques ont également besoin d’un suivi orthoptique qui est pris en charge au même niveau que l’orthophonie.</p>
<p>Le point faible reste l’ergothérapie, lorsque les difficultés justifient l’utilisation d’un ordinateur dès l’enfance à l’école pour bénéficier de la correction orthographique ou de la dictée vocale par exemple, et dans de tels cas, il y a besoin de l’intervention d’un ergothérapeute pour apprendre à se servir de tous ces outils et logiciels. La prise en charge de ces séances est très mauvaise et il faut alors déposer un dossier à la Maison départementale des personnes handicapées (<a href="http://www.mdph.fr/">MDPH</a>), qui pourra prendre également en charge le matériel et des logiciels adaptés. Certains enfants ont aussi besoin d’un soutien psychologique qui n’est pas pris en charge sauf en CMP ou en CMPP (Centre médico-psychologique ou médico-psycho-pédagogique), or ces organismes n’ont que rarement des personnels formés aux troubles DYS.</p>
<h2>Comment les familles vivent-elles de devoir faire reconnaître la dyslexie de leur enfant comme un handicap ?</h2>
<p>Je ne connais aucune famille qui n’ait pas vécu comme une souffrance le passage par la reconnaissance de la situation de handicap de leur enfant par la <a href="http://www.mdph.fr/" target="_blank" rel="noopener">MDPH</a> (Maison départementale des personnes handicapées). Certains ont conscience que c’est une nécessité pour bénéficier par exemple d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) ou de certaines prises en charge comme l’ergothérapie, néanmoins, cela reste très difficile, tant sur le plan psychologique que sur le plan pratique car il faut remplir le dossier, aller voir le médecin, faire des évaluations qui ne sont d’ailleurs pas toutes prises en charge par la sécurité sociale, etc…</p>
<h2>Quelles attentes et revendications avez-vous au sein de l’association pour tendre vers une meilleure prise en charge des personnes dyslexiques ?</h2>
<p>Nous sommes très engagés sur une formation à destination des enseignants. Les troubles DYS sont peu, voire pas du tout abordés durant leur formation initiale. Certains s’y intéressent d’eux-mêmes et assez rarement il y a des programmes de formation continue mis en place dans certaines académies. Quand on sait qu’il y a environ 1 enfant avec des troubles DYS en moyenne par classe c’est vraiment dommageable. Tout le monde est finalement en situation de handicap, autant l’enfant que l’enseignant.</p>
<p>En plus de la formation des enseignants, nous militons pour une formation des médecins et des pédiatres. Aucun médecin (ou pédiatre) n’est formé sur ces troubles alors que c’est le médecin qui, après avoir vérifié qu’il n’y a pas de problème de vue ou d’audition notamment, prescrit des séances chez l’orthophoniste, chez le psychomotricien ou chez l’ergothérapeute. Il reçoit de leur part les bilans alors qu’il n’est pas formé en réalité à les interpréter.</p>
<h2>Aujourd’hui on parle de plus en plus de dyslexies. Des adultes, jusqu’ici non diagnostiqués s’aperçoivent qu’ils sont sûrement dyslexiques. Comment ça se passe pour ces personnes ?</h2>
<p>Pour les adultes non diagnostiqués dans l’enfance, c’est plus compliqué car il n’existe pas de centre de diagnostic pour adultes, que les temps d’attente pour obtenir des rendez-vous avec les orthophonistes sont très longs et qu’il y a très peu d’outils pour établir un bilan diagnostique chez l’adulte dyslexique. Actuellement les orthophonistes utilisent des outils diagnostiques développés pour de grands adolescents.</p>
<p>Il y a souvent deux types d’adultes dyslexiques non diagnostiqués dans l’enfance :</p>
<ul>
<li>Des personnes étant parvenues, par elles-mêmes et/ou grâce à leur entourage, à mettre en place « naturellement » des stratégies de compensation dans leur scolarité qui leur ont permis de se débrouiller au moins jusqu’au bac. Cependant, les choses peuvent se compliquer lors des études supérieures parce qu’il y aura plus de travaux écrits, ou dans la vie professionnelle quand on doit par exemple rédiger une lettre de motivation, faire des recherches en ligne pour trouver des offres d&#8217;emploi, puis rédiger de nombreux mails et que le jugement des recruteurs, des collaborateurs ou de ses supérieurs devient plus problématique pour évoluer dans sa carrière. Les personnes dyslexiques peuvent alors se sentir rejetées.</li>
<li>Il y a aussi les adultes pour qui un certain nombre de problèmes se sont additionnés jusqu’à l’âge adulte : ils peuvent avoir été déscolarisés tôt, n’ont bénéficié d’aucune prise en charge car l’environnement social par exemple n’y était pas propice, peut-être ne parlait-on pas français à la maison, etc… Bref il s’agit de jeunes qui ont totalement manqué d’accompagnement. Il n’est pas rare que ces personnes vers l’âge de 30 ans, nous appellent. Elles ont souvent cumulé les « petits boulots », entendent parler un jour de dyslexie et se disent qu’elles ont peut-être ce trouble. Ces personnes découvrent alors qu’elles peuvent, le cas échéant, demander la reconnaissance de travailleur handicapé et le parcours du combattant commence. Il faut trouver un orthophoniste, monter le dossier pour la MDPH… Un dossier qui doit être écrit alors que justement ces personnes sont en difficultés avec l’écrit. Sans aide associative ou de leur entourage, il y a peu de chance que la prise en charge aboutisse et ces personnes auront souvent un parcours professionnel compliqué et cahotique. Attention, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ne donne pas pour autant un métier. Cela peut faciliter l’accès à l’emploi mais on sait bien qu’il y a deux fois plus de personnes handicapées au chômage que de personnes non-handicapées. C’est donc loin d’être une garantie d’accès à l’emploi.</li>
</ul>
<h1>Découvrez le témoignage de Stéphane, 40 ans, chef d’entreprise et dyslexique :</h1>
<p>Les premiers problèmes liés à ma dyslexie dans ma scolarité remontent dans mes souvenirs au CE1 avec des difficultés d’écriture, car j’avais l’impression de ne pas réussir à reproduire ce que je voyais… Enfin ce que je pensais voir, car de toute évidence je ne voyais pas la même chose que les autres. Puis en CE2 j’ai remarqué que j’avais un vrai décalage par rapport à mes camarades au niveau de la lecture, car mon enseignante en CE2 nous faisait souvent lire à voix haute. C’est alors que je suis devenu champion du monde d’excuses, je faisais tout pour ne pas avoir à lire devant toute la classe.</p>
<p>Le regard des autres est alors devenu très dur pour moi. Ils me prenaient pour un idiot. L’enseignante me semblait désemparée même si elle était plutôt gentille. Des incompréhensions réciproques avec l’entourage se sont alors mises en place.</p>
<p>L’année scolaire la plus difficile, je crois, a été la 6<sup>ème</sup> car il y avait beaucoup plus de travail écrit et de lecture. Il me manquait clairement des acquis et je ne comprenais plus rien. En outre, j’étais très sportif et j’étais dans une classe avec des horaires aménagés pour faire du basket. Or dans cette classe spéciale, il y avait des cours de latin obligatoires. A cette difficulté s’est ajouté que mon professeur de français nous faisait étudier la phonétique qui me semblait être un nouvel alphabet, et que comme tout collégien en 6<sup>ème</sup>, j’ai commencé une première langue vivante avec l’anglais. C’était trop pour moi. Je me suis concentré sur ce que je savais faire, c’est à dire le basket !</p>
<p>Je crois que si on m’avait ouvert la porte vers un métier sportif, j’aurais foncé. Bizarrement, mon père évoquait souvent le fait qu’il était préférable que je me dirige vers un métier manuel, qui lui semblait plus adapté à mes difficultés scolaires mais sans me soutenir vraiment dans une carrière sportive. De fait, puisque ce ne serait pas le sport, dans mon esprit, je n’ai jamais douté que je parviendrai à passer mon baccalauréat et à faire des études supérieures.</p>
<p>Puis j’ai redoublé ma classe de 5<sup>ème</sup>. Cela a été très bénéfique car il était indispensable que je rattrape les acquis manquants. J’y suis parvenu car comme je connaissais déjà le programme, j’ai pu me concentrer sur ce rattrapage de mes lacunes. Les profs étaient d’ailleurs plus patients avec moi, peut-être parce que j’avais le temps de cibler mes difficultés et de pouvoir leur expliquer en quoi j’avais besoin d’aide.</p>
<p>Arrivé en seconde cependant, j’ai eu à nouveau de grosses difficultés, de l’ordre de celles que j’avais rencontrées en 6<sup>ème</sup>, puis en première et en terminale, j’ai commencé enfin à avoir de bons résultats scolaires. C’est comme si mon cerveau avait enfin assimilé tout le travail passé. En terminale, la plupart de mes notes étaient au-dessus de la moyenne. Je n’étais pas plus stressé qu’un autre au moment de passer mon bac et j’ai même obtenu des notes plutôt honorables en français pour un dyslexique puisque je crois me souvenir avoir eu 8 à l’écrit et 9 à l’oral.</p>
<p>Après le bac, je me suis dirigé vers la fac de droit. Je me sentais tout à fait capable d’y arriver mais j’avais également très envie d’entrer rapidement dans la vie active et j’ai donc privilégié des études courtes.</p>
<p>Aujourd’hui, je suis chef d’entreprise et je travaille dans l’immobilier. Ma dyslexie ne m’a pas empêché de faire le métier que je visais mais elle me pose encore des problèmes au quotidien pour tout ce qui touche la communication aussi bien verbale qu’écrite. Je relis 10 fois chaque mail avant d’en envoyer. Il m’arrive de lire des contrats compliqués, mais je ne lis jamais de livre. A vrai dire, je crois que je n’ai jamais lu un seul livre en entier de toute ma vie.</p>
<p>Côté prise en charge et rééducation, j’ai vu un premier orthoptiste en CE1. Le mot dyslexie a alors été lâché mais je ne comprenais pas ce que c’était. On m’a dit alors que j’étais également dysorthographique et légèrement dysphonique. Je n’ai pas été suivi très longtemps en orthophonie. Je crois avoir fait 2 fois 6 mois, d’abord en CE1 puis en 3<sup>ème</sup> ou en seconde car il y avait des choses à recadrer. Je me souviens en fait que cela m’ennuyait profondément. Je n’avais pas l’impression que cela m’aidait et la seule aide qui m’a vraiment fait du bien, était celle de ma mère qui pour avoir traversé les mêmes difficultés que moi, comprenait ce qui me posait problèmes.</p>
<p>Ce que je regrette le plus dans tout ce parcours, c&rsquo;est, je crois, qu’on ne m’a jamais expliqué ce que c’était que la dyslexie ou la dysorthographie lorsque j’étais en échec. On m’a beaucoup laissé face à mes doutes, et j’ai souvent compris que, pour certains, j’étais seulement un bon à rien… Moi, même si j’ai traversé des moments difficiles, je ne me souviens pas l’avoir pensé heureusement !</p>
<h5><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-dysphasie-ce-dys-qui-trouble-le-langage-oral/">Lire notre article sur la dysphasie</a></h5>
<h5><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-dyspraxie-un-trouble-meconnu-un-handicap-invisible-de-la-vie-quotidienne/" target="_blank" rel="noopener">Lire notre article sur la dyspraxie</a></h5>
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			</item>
		<item>
		<title>Certificats médicaux : ce qu’il faut savoir pour la pratique d’un sport et la vie scolaire</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/09/07/certificats-medicaux-ce-quil-faut-savoir-pour-la-pratique-dun-sport-et-la-vie-scolaire/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2017/09/07/certificats-medicaux-ce-quil-faut-savoir-pour-la-pratique-dun-sport-et-la-vie-scolaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Sep 2017 10:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[En cette rentrée scolaire, rappel des règles encadrant la production d’un certificat médical pour obtenir l’autorisation d’exercer une activité sportive. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un arrêté publié cet été encadre plus strictement la liste des examens à réaliser afin de pouvoir obtenir un certificat médical d’aptitude à un certain nombre de sports jugés dangereux.</strong></p>
<p><strong>Alors qu’en cette période de rentrée, les demandes de certificat vont se multiplier, le point sur les textes qui les régissent. </strong></p>
<p>Chaque année en France, environ 16 millions de licences sportives sont établies ou renouvelées. « <em>Jusqu’à présent</em>, écrivait <a href="http://www.sports.gouv.fr/presse/article/Pratique-sportive-Simplification-du-certificat-medical">en août 2016 le ministre des sports d’alors Patrick Kanner</a>, <em>un certificat médical de non contre-indication devait être renouvelé chaque année pour renouveler une licence sportive</em> ».</p>
<p>Pour l’ancien locataire du ministère des Sports, cette obligation constituait une contrainte forte pour les sportifs ou leurs parents, notamment à l’occasion de la rentrée scolaire. Sans compter la charge de gestion liée à l’obligation, qui échoit aux clubs sportifs, de s’assurer qu’un certificat médical soit bien fourni pour chaque licencié.</p>
<h2>Pas d’examen médical si la réglementation ne l’impose pas</h2>
<p>Depuis l’année dernière donc, les pouvoirs publics ont décidé de simplifier les règles encadrant la production d’un certificat médical afin d’obtenir l’autorisation d’exercer une activité sportive.</p>
<p>Les sports proposés de façon facultative dans les collèges et lycées sont désormais dispensés de certificat médical. Tout comme les activités d’EPS obligatoires «<em> pour lesquelles l’aptitude des jeunes à la pratique du sport est présumée</em> ».</p>
<p>Depuis cette réforme, le certificat n’est par ailleurs exigé qu’une fois tous les trois ans pour le renouvellement d’une licence sportive. Pendant les années d’exemption, l’aspirant licencié est invité à remplir en début de saison un questionnaire de santé, afin d’identifier d’éventuelles contre-indications majeures à la pratique sportive.</p>
<h2>Fond d&rsquo;’œil obligatoire avant d’entrer sur le ring !</h2>
<p>Précisons que ce certificat médical peut aujourd’hui être utilisé pour une ou plusieurs activités alors qu’il ne pouvait auparavant être dédié qu’à un seul sport. « <em>Pour certaines disciplines qui présentent des risques particuliers</em>, indiquait l’année dernière le ministère des Sports, <em>l’examen médical sera renforcé en considération des caractéristiques de la discipline</em> ».</p>
<p><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=473CAB577052AB0FD94EA1F90E2B1D87.tpdila16v_2?cidTexte=JORFTEXT000035418863&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000035418496" target="_blank" rel="noopener">L’arrêté du 24 juillet 2017, paraphé par le ministère des Solidarités et de la Santé</a>, précise les sports qui sont concernés ainsi que les modalités d’examen qui s’appliquent désormais. Alpinisme, plongée sous-marine, sports de combat ou encore rugby (à XV ou VII)… les pouvoirs publics ont identifié une dizaine d’activités pour lesquelles est requise une attention plus particulière de la part du médecin avant qu’il ne décide de délivrer le sésame.</p>
<p>Légalement, pour obtenir un certificat médical et s’inscrire en club, le rugbyman doit par exemple désormais réaliser un électrocardiogramme à la première délivrance de licence à partir de 12 ans, puis tous les 3 ans jusqu&rsquo;à 20 ans. Au-delà de cet âge, le même examen sera demandé tous les 5 ans jusqu&rsquo;à 35 ans. Autre exemple, ces nouvelles dispositions imposent aux boxeurs une mesure de l’acuité visuelle, du tonus oculaire ainsi qu’un fond d’œil.</p>
<h2>Dans de nombreux cas, le certificat médical n’est pas nécessaire</h2>
<p>De façon générale, « <em>le certificat médical n’est obligatoire que si un texte législatif ou réglementaire l’exige</em>, précise <a href="http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/331_annexe_certifs_medicaux.pdf" target="_blank" rel="noopener">le ministère des Solidarités et de la Santé dans une note publiée sur son site</a>. <em>Dans de nombreux autres cas, il n’est pas nécessaire. Réduire le nombre de certificats médicaux, c’est laisser du temps au médecin pour soigner ses patients</em> ».</p>
<p>En pratique, donc, le certificat médical n’est pas obligatoire en cas de sortie scolaire, pas plus qu’il ne l’est pour justifier l’entrée en école maternelle ou élémentaire. « <em>L’établissement scolaire réclame un certificat conditionnant la participation à une sortie ou à un voyage ? Dégainez </em><em><a href="http://www.education.gouv.fr/bo/1999/hs7/sorties.htm" target="_blank" rel="noopener">la Circulaire n° 99-136 du 23 septembre 1999</a></em> », écrivions-nous déjà dans <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/certificats-medicaux-des-abus-bien-trop-frequents/" target="_blank" rel="noopener">nos colonnes en octobre 2015</a>.</p>
<p>« <em>Mon enfant a manqué l’école pendant une semaine pour cause d’angine… Suis-je contraint de fournir une attestation du médecin lors de son retour à l’école ?</em> » Non, depuis 2009, celle-ci n’est plus obligatoire.</p>
<h2>Dans quelles situations l’attestation du médecin s’impose ?</h2>
<p>Autre précision apportée par les pouvoirs publics : l’administration d’un médicament aux jeunes enfants par une assistante maternelle ne nécessite pas de certificat.</p>
<p>« <em>Dans le cas d’un médicament prescrit, lorsque son mode de prise ne présente pas de difficultés particulières ni de nécessité d’apprentissage et lorsque le médecin n’a pas prescrit l’intervention d’un auxiliaire médical, l’aide à la prise du médicament est considérée comme un acte de la vie courante</em> ».</p>
<p>Hors activités sportives en club, la production d’un certificat délivré par le médecin est obligatoire :</p>
<ul>
<li>pour justifier d’une dispense de sport à l’école (durable ou temporaire) ;</li>
<li>en cas d’une absence de l’enfant en crèche de plus de 4 jours (la production du certificat permet alors à la famille d’être exonérée du paiement) ;</li>
<li>ou encore pour les enfants allergiques qui doivent suivre un régime alimentaire spécifique.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Précautions d’hygiène pour une « pédicure »</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/07/13/precautions-dhygiene-pour-une-pedicure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jul 2017 16:13:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant de vous faire faire une beauté des pieds, vous êtes-vous demandé si vous êtes reçus dans de bonnes conditions d’hygiène ? Et cet ongle qui a beaucoup blanchi durant les mois d’hiver, ne vaut-il pas mieux le montrer à un pédicure-podologue avant d’aller mettre une couche de vernis dessus ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’été est là, les doigts de pieds sont de sortie et c’est le moment idéal pour leur faire faire une beauté ! Rendez-vous est pris chez l’esthéticienne pour couper ses ongles, les limer, repousser les cuticules, couper les petites peaux autour de l’ongle, faire un gommage ou poncer la plante des pieds pour les adoucir… Tout ceci semble parfait, mais vous êtes-vous demandé si vous êtes reçus dans de bonnes conditions d’hygiène ? Et cet ongle qui a beaucoup blanchi durant les mois d’hiver, ne vaut-il pas mieux le montrer à un pédicure-podologue avant d’aller mettre une couche de vernis par-dessus ?</strong></p>
<h2>Pour une pédicure, je prends rendez-vous chez un pédicure-podologue ou chez l’esthéticienne ?</h2>
<p>Annie Chaussier-Delboy, vice-présidente de l’Ordre National des pédicures-podologues, interviewée par 66 Millions d’IMpatients, nous explique que la profession de « pédicure-podologue » est protégée, et que le terme de « pédicure » ne devrait pas être utilisé en institut de beauté qui doit plutôt parler de « beauté des pieds ». Annie Chaussier-Delboy précise : «  <em>Depuis la création de l’Ordre des pédicures-podologues en 2006, les esthéticiennes ont bien intégré la différence sur la terminologie du mot pédicure. Il faut savoir que le métier de pédicure-podologue est une profession paramédicale qui appartient au groupe des métiers de la rééducation. Pour exercer cette profession, il faut passer un diplôme d’Etat qui se prépare en 3 ans et est délivré par le ministère de la Santé. C’est donc une formation très différente de celle d’esthéticienne. Cela dit, parmi les centres esthétiques qui pratiquent la beauté des mains et des pieds, il faut également distinguer les esthéticiennes qui ont passé un CAP ou un BEP et qui ont appris à maîtriser les bonnes pratiques d’hygiène, et les spécialistes de prothèses ongulaires qui peuvent s’installer sans réelle formation, ou avec des formations très courtes (parfois 3 jours suffisent…). L’idéal, quand on décide de se faire faire une beauté des pieds, est d’aller dans un institut sérieux et de vérifier que le matériel utilisé est bien stérilisé entre deux clientes ».</em></p>
<h4><strong>LE MÉTIER DE PÉDICURE-PODOLOGUE</strong><br />
<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&amp;idArticle=LEGIARTI000006689356&amp;dateTexte=29990101&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener">Article L4322-1 du Code de la santé publique, modifié par Loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 &#8211; art. 124 </a><br />
Les pédicures-podologues, à partir d&rsquo;un diagnostic de pédicurie-podologie qu&rsquo;ils ont préalablement établi, ont seuls qualité pour traiter directement les affections épidermiques, limitées aux couches cornées et les affections unguéales du pied, à l&rsquo;exclusion de toute intervention provoquant l&rsquo;effusion de sang.<br />
Ils ont également seuls qualité pour pratiquer les soins d&rsquo;hygiène, confectionner et appliquer les semelles destinées à prévenir ou à soulager les affections épidermiques.<br />
Sur ordonnance et sous contrôle médical, les pédicures-podologues peuvent traiter les cas pathologiques de leur domaine de compétence.<br />
Les pédicures-podologues analysent et évaluent les troubles morphostatiques et dynamiques du pied et élaborent un diagnostic de pédicurie-podologie en tenant compte de la statique et de la dynamique du pied ainsi que de leurs interactions avec l&rsquo;appareil locomoteur.<br />
Les pédicures-podologues peuvent adapter, dans le cadre d&rsquo;un renouvellement, les prescriptions médicales initiales d&rsquo;orthèses plantaires datant de moins de trois ans, dans des conditions fixées par décret et sauf opposition du médecin.</h4>
<h2>Attention aux mycoses !</h2>
<p>Si Annie Chaussier-Delboy n’est pas trop inquiète concernant la propagation des verrues qui touchent principalement les enfants et les adolescents et s’attrapent surtout dans les pédiluves collectifs comme ceux que l’on trouve dans les piscines, elle est plus vigilante au sujet des mycoses qui sont extrêmement contagieuses. La mycose au niveau du pied est une infection due à un champignon, qui s’attaque à l’ongle ou se loge entre les doigts de pied. Il peut suffire d’échanger ses chaussures pour se contaminer d’une personne à l’autre. Ainsi, dans le contexte d’un institut pour une beauté des pieds, l’asepsie du matériel, voire l’utilisation de produits jetables (comme les limes notamment) sont essentiels pour éviter d’infecter plusieurs clientes avec un instrument contaminé. « <em>A priori, une esthéticienne professionnelle refusera de faire une beauté des pieds à une cliente qui arrive avec un ongle blanchâtre ou jaunâtre. Elle s’expose à contaminer son institut et donc de nombreuses clientes. Il faut savoir que se débarrasser d’une mycose peut prendre entre 6 mois et deux ans ! </em>», rapporte Annie Chaussier-Delboy. En effet, si l’on s’aperçoit qu’un ongle change de couleur, est ramolli, strié ou se fissure, il vaut mieux consulter rapidement un pédicure-podologue ou un dermatologue qui pourra confirmer ou non qu’il s’agit d’une mycose et proposer un traitement adapté. « <em>A l’inverse, beaucoup de gens ont tendance à traiter un ongle abîmé comme une mycose alors qu’il s’agit parfois simplement de micro-traumatismes répétés, par exemple à cause de chaussures trop serrées portées durant plusieurs mois de suite. Un pédicure-podologue saura reconnaître exactement de quoi il s’agit et donner des conseils appropriés pour bien se chausser le cas échéant.</em> ».</p>
<p>Annie Chaussier-Delboy met également en garde contre les beautés des pieds effectuées dans certains pays étrangers pas toujours assez pointilleux sur l’hygiène : « <em>Nous recevons de nombreuses patientes qui sont tentées de se faire faire une beauté des mains et des pieds à des tarifs très attractifs dans des pays comme l’Indonésie ou la Thaïlande et reviennent avec une mycose. ».</em></p>
<h2>Sous le vernis semi-permanent, parfois un ongle détruit</h2>
<p>Les vernis semi-permanents sont à la mode ! Pratiques, ils tiennent effectivement longtemps mais peuvent alors masquer une mycose qui apparaît et évolue. Ceci est d’autant plus vrai si l’on enchaîne les poses de vernis toute l’année sans jamais laisser l’ongle « respirer » (l’enchaînement de poses de vernis est aussi valable pour les vernis classiques que pour les semi-permanents). Pour Annie Chaussier-Delboy, les vernis semi-permanents sont acceptables occasionnellement, par exemple avant de partir en vacances au soleil mais pas davantage. Pour le vernis classique, il faut le renouveler souvent et bien prendre le temps d’examiner ses ongles avant d’en remettre.</p>
<p>Enfin, pour les femmes qui veulent cacher un ongle infecté par une mycose sous du vernis, c’est possible et pas incompatible avec des traitements locaux qu’il faut faire pénétrer vers la matrice, au ras de l’ongle. Cependant dans de tels cas, il faut vraiment renouveler son vernis très souvent pour suivre l’évolution de l’infection. En revanche, il n’est pas question de cacher un ongle malade sous un faux-ongle ou une prothèse, sous lesquels l’ongle risque de se détériorer plus encore et qui empêcheront les éventuels traitements locaux de pénétrer pour guérir l’ongle.</p>
<h2>La chasse aux cors…</h2>
<p>En institut, une esthéticienne doit s’en tenir uniquement à repousser les peaux, limer les ongles, proposer un bain de pieds (en vidant l’eau bien sûr et en nettoyant le bac avec un produit désinfectant entre deux clients), poser des faux-ongles, des prothèses angulaires, du vernis, et éventuellement limer la plante des pieds pour les adoucir… ET C’EST TOUT !</p>
<p>Tout autre épaississement de la peau (appelé hyperkératose), qu’il s’agisse d’un cor (sur la face dorsale des orteils), d’un œil de perdrix (entre les orteils), d’un durillon (au niveau des points d’appui avant du pied), d’une callosité (au niveau des talons), etc… doit être traité par un pédicure-podologue. « <em>Certaines esthéticiennes sortent parfois une lame de rasoir pour retirer un cor ou désépaissir les callosités. C’est un geste risqué qui peut entraîner une blessure pouvant s’infecter. Pour de tels gestes, l’asepsie du matériel doit donc être drastique, comme c’est le cas en cabinet chez un pédicure-podologue, puisque sur ce point nous sommes soumis à des règles très strictes. Cela dit, dans certains cas, ce ne sont pas les esthéticiennes qui proposent de couper les hyperkératoses, mais les clientes qui insistent pour que cela soit fait. L’intérêt supplémentaire de consulter une pédicure-podologue pour les hyperkératoses est que le praticien va en chercher l’origine. Il peut s’agir d’une malposition du pied, d’un problème de chaussures, de soins abusifs (car souvent, plus on râpe ces peaux épaisses, et plus on aggrave la situation…) voire d’une pathologie.</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Vernis et perturbateurs endocriniens…</strong></h5>
<p>L&rsquo;association de consommateurs « UFC Que Choisir », membre de France Assos Santé (éditeur du site 66 Millions d&rsquo;IMpatients), a mené il y a un an une étude comparative sur 16 références de vernis à ongles portant notamment sur leur composition. Dans la totalité des produits testés, l&rsquo;étude a décelé la présence plus ou moins importante de perturbateurs endocriniens (phtalates, styrène, triphenyl phosphate ou benzophenone-1), de métaux lourds, de substance cancérogène (<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/saga-maison-poison-a-lattaque-contre-le-formaldehyde/" target="_blank" rel="noopener">formaldéhyde</a>) ou cancérogène probable (nitrosamines) et/ou d’hydrocarbures aromatiques, des substances toxiques volatiles que l’on risque d’inhaler lors de la pose de la couleur.</p>
<p>Une autre étude publiée dans la revue scientifique <em>Environment International</em> en 2015 et menée par des chercheurs américains de la Duke University confirme la présence de perturbateurs endocriniens (en particulier du triphenyl phosphate) dans les vernis à ongles. L&rsquo;étude portait sur 26 volontaires, des femmes uniquement. Les scientifiques ont découvert que, deux à six heures après s’être vernis les ongles, 24 des 26 participantes présentaient des taux anormalement élevés de phosphate de diphényle (DPHP) dans leur urine, ce qui trahissait la présence de triphenyl phosphate (TPHP) dans l’organisme. Au terme de leur recherche les scientifiques expliquaient également que « <em>le TPHP ne pénètre pas dans l’organisme via les ongles (qui sont relativement imperméables), mais plutôt via les cuticules et la peau</em>« .</p>
<p><strong>En savoir plus sur les vernis et leur composition :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.quechoisir.org/comparatif-vernis-a-ongles-n21693/">https://www.quechoisir.org/comparatif-vernis-a-ongles-n21693/</a></li>
<li><a href="https://www.quechoisir.org/actualite-vernis-a-ongles-du-naturel-en-trompe-l-oeil-n21767/">https://www.quechoisir.org/actualite-vernis-a-ongles-du-naturel-en-trompe-l-oeil-n21767/</a></li>
<li><a href="http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412015300714">http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412015300714</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Marquage des prothèses dentaires amovibles en EHPAD</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2017/04/28/marquage-des-protheses-dentaires-amovibles-en-ehpad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 13:38:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Coût de la santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Les prothèses dentaires amovibles, communément appelées dentiers, sont régulièrement perdus ou échangés en maison de retraite ou à l’hôpital. Il existe pourtant une solution simple telle que le marquage ou gravage des prothèses dentaires. Explications avec le Dr Fournier, président du réseau Ehpadent.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La part de remboursement des prothèses dentaires par l’Assurance maladie et les complémentaires santé étant souvent faible par rapport à leur coût très important, il n’est pas vraiment question de les faire refaire à discrétion… Pourtant, dans le cas des prothèses dentaires amovibles, communément appelées dentiers, les pertes et les échanges en maison de retraite ou à l’hôpital sont relativement courants. </strong></p>
<p><strong>A l’hôpital, on retire notamment les prothèses dentaires amovibles lorsque l’on doit intuber un patient et, en maison de retraite le personnel les emporte régulièrement, le temps de les nettoyer. </strong></p>
<p>Ainsi à Brest, le Centre Hospitalier Universitaire a été récemment condamné à rembourser non seulement les frais dentaires d’un patient dont la prothèse a été égarée lors de son intubation, mais également 500 euros au titre de préjudice moral et 300 euros pour le « déficit fonctionnel temporaire » (<a href="http://www.letelegramme.fr/bretagne/brest-l-hopital-condamne-pour-un-dentier-perdu-20-01-2017-11370517.php#closePopUp" target="_blank" rel="noopener">plus de détails dans cet article du <em>Télégramme</em></a>). De la même façon, en 2010, le tribunal administratif de Melun avait relevé une faute dans l’organisation d’un hôpital de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, après la perte de la prothèse d’une patiente (<a href="http://affairesjuridiques.aphp.fr/textes/tribunal-administratif-de-melun-17-septembre-2010-responsabilite-faute-dans-lorganisation-du-service-perte-de-prothese/" target="_blank" rel="noopener">voir l’article</a>). Autant de préjudices et de frais qui pourraient être facilement évités si toutes ces prothèses amovibles bénéficiaient d’un marquage au moment de leur conception.</p>
<p><strong>En Nouvelle Aquitaine, le docteur Fournier, chirurgien-dentiste et Président du réseau </strong><a href="http://www.sante-limousin.fr/professionnels/reseaux-de-sante/ehpadent/presentation" target="_blank" rel="noopener"><strong>EHPADENT</strong></a><strong> a mis en place une initiative de gravage des prothèses dentaires des résidents en EHPAD qui sont suivis par le réseau. Selon lui, les bénéfices du marquage des prothèses dentaires sont évidents, d’autant que le coût de cet acte est vraiment faible par rapport au prix d’une prothèse. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><u>INTERVIEW DU DOCTEUR FOURNIER<br />
CHIRURGIEN-DENTISTE</u></strong><br />
<strong><u>PRÉSIDENT DU RÉSEAU EHPADENT</u></strong></p>
<h2>Qu’est-ce que le réseau EHPADENT ?</h2>
<p>Au niveau de notre région, anciennement Limousin, désormais Nouvelle Aquitaine, nous avons créé le réseau EHPADENT, pour aider à prendre soin de la santé bucco-dentaire des résidents en établissements d&rsquo;hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). On demande aux EHPAD de signer une convention de partenariat de façon à ce que le libre choix soit respecté, ainsi que le secret médical. Tous les EHPAD de notre région ne nous reçoivent pas et c’est beaucoup à nous d’aller vers eux, de les relancer.</p>
<p>Des praticiens, actifs et retraités, sont donc missionnés par le réseau pour se rendre dans des EHPAD, faire un bilan de l’état bucco-dentaire des résidents et proposer ensuite une orientation sur la prise en charge des soins, selon leurs besoins, soit en milieu hospitalier, soit en cabinet de ville. Nous travaillons également sur la formation du personnel soignant car ce dernier n’applique pas toujours assez les consignes d’hygiène au niveau des prothèses dentaires, alors que c’est un acte relativement simple à effectuer et qui contribue à une bonne santé bucco-dentaire des résidents.</p>
<h2>Comment avez-vous imaginé en venir au marquage de prothèses dentaires ?</h2>
<p>C’est en travaillant sur cette formation à l’hygiène avec le personnel soignant que nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des problèmes de pertes ou d’échanges de prothèses parmi les résidents. Cela fait donc un certain temps que nous voulions organiser une action sur ce sujet.</p>
<p>Par chance, l’un de nos confrères bénévoles a rencontré un prothésiste à la retraite qui a accepté de nous aider. Il accompagne le chirurgien-dentiste lors de ses visites pour le bilan bucco-dentaire et en profite pour faire sur place le marquage des prothèses dentaires.</p>
<h2>Le marquage se déroule donc directement sur place, en EHPAD ?</h2>
<p>Tout à fait. C’est un énorme avantage de pouvoir le faire sur place car on n’a même pas besoin de retirer leurs prothèses aux résidents pour les envoyer chez un prothésiste, ce qui prendrait sinon quelques jours, au moins quelques heures, et les priverait de pouvoir manger normalement durant cette période.</p>
<p>Le réseau prend en charge les frais du prothésiste qui vient avec le matériel nécessaire. Il lui suffit de creuser légèrement la résine d’une prothèse pour y insérer une bandelette contenant un numéro ou des initiales, puis de recouvrir la bandelette de résine et de la cuire. On peut alors lire la bandelette par transparence sous la résine. Cela ne gêne en rien le patient et cela ne retient pas de bactéries ou de tartre. Le coût est très faible, car il faut certes un peu de matériel mais finalement très peu de matériaux.</p>
<h2>Pourquoi ne pas indiquer directement le nom du résident sur le marquage ?</h2>
<p>On ne peut pas écrire le nom du patient directement car il faut respecter le secret médical. C’est tout simplement interdit même si cela serait plus pratique car le marquage avec des initiales peut porter à confusion et que dans le cas des numéros, il faut bien entendu établir une liste à disposition du personnel médical de la maison de retraite.</p>
<p>Il faut également savoir qu’un prothésiste ne peut pas effectuer de gravage sans une prescription médicale.</p>
<h2>Doit-on parler de marquage ou de gravage ?</h2>
<p>On utilise le terme générique de « marquage » car il y a plusieurs techniques. Parmi elles, il y a celle du gravage que je viens d’exposer, mais aussi le marquage à l’aide d’une encre que l’on appelle alors tatouage ou encore l’insertion d’une puce électronique dans la prothèse dentaire. Une expérimentation avec les puces a été faite dans une autre région en France. C’est assez pratique et la puce en elle-même ne coûte pas forcément cher, mais il faut un lecteur à disposition du personnel médical des maisons de retraite qui choisissent ce système et l’ensemble du dispositif est finalement assez onéreux par rapport au simple gravage.</p>
<h2>Est-ce cher pour quelqu’un qui voudrait le demander à son dentiste au moment de faire fabriquer une prothèse dentaire amovible ?</h2>
<p>Si on le fait au moment de la conception, le coût est vraiment faible par rapport au coût d’une prothèse dentaire, environ 20 à 30€. Ce sera un petit peu plus cher si on le fait plus tard, ne serait-ce que parce qu’il faudra alors prévoir le coût d’une consultation. En outre, ce n’est pas très pratique pour le patient puisqu’il devra se passer de sa prothèse le temps qu’elle transite chez le prothésiste.</p>
<h2>Le marquage est-il remboursé par l’Assurance maladie ?</h2>
<p>Il n’y a aucun remboursement de la part de l’Assurance maladie. C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles on n’a pas pris l’habitude de le faire régulièrement. J’avoue que moi-même en tant que praticien, je n’y pensais pas auparavant. Il faudrait sans doute sensibiliser notre profession sur ce sujet. Je constate d’ailleurs que depuis que nous avons commencé le marquage des prothèses en EHPAD, nous avons rencontré très très peu de résidents dont la prothèse était déjà gravée.</p>
<h2>Au bout de combien de temps est-ce préjudiciable pour un résident de ne plus avoir sa prothèse ?</h2>
<p>Ça l’est immédiatement. En dehors du fait que cela engendre une perte d’estime de soi, dès le premier repas, la personne ne pourra pas manger normalement. Il y aura un dysfonctionnement au niveau de la mastication. Le malaxage et le mixage du bol alimentaire, qui marquent le premier temps de la digestion, seront perturbés. Il y aura donc des problèmes digestifs ainsi que des troubles de la nutrition car les patients souffrent alors souvent d’une perte d’appétit.</p>
<p>Ces troubles peuvent entraîner des complications d’autant plus rapides du fait qu’il s’agit de personnes âgées, souvent fragiles sur le plan de leur santé. Sans compter qu’il y a en EHPAD des résidents très dépendants, qui n’ont pas forcément les moyens de s’exprimer sur la perte de leur prothèse.</p>
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			</item>
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		<title>Huiles essentielles : avec prudence, sinon parcimonie…</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/09/07/huiles-essentielles-avec-prudence-sinon-parcimonie/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2016/09/07/huiles-essentielles-avec-prudence-sinon-parcimonie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2016 13:08:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[On pourrait intuitivement penser que ces huiles ne présentent aucun risque. Ça n’est pas le cas. Bourrées de produits chimiques, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On pourrait intuitivement penser que ces huiles ne présentent aucun risque. Ça n’est pas le cas. Bourrées de produits chimiques, elles peuvent provoquer des effets indésirables parfois graves. Quelle attitude adopter pour minimiser les risques associés à l’utilisation d’huiles essentielles ?</strong></p>
<p>Puisqu’elles sont naturelles, elles ne peuvent être que bonnes pour la santé. Pas si vite, prévient la Direction générale de la consommation de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un <a href="http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publication/Vie-pratique/Fiches-pratiques/Huiles-essentielles" target="_blank" rel="noopener">document sur les huiles essentielles</a> publié récemment et portant sur les précautions à adopter lors de leur utilisation.</p>
<p>Les huiles essentielles sont des substances odorantes produites par certaines plantes qui sont extraites sous forme de liquide, obtenu après distillation de tout ou partie du végétal (feuilles, fleurs, écorces, graines, tiges, etc.). Ces huiles (qui contrairement à ce que leur nom indique, ne contiennent pas de corps gras) sont en vente libre en pharmacie, dans les grandes surfaces, les magasins spécialisés ou encore sur internet.</p>
<h2><strong>Un cocktail chimique potentiellement dangereux</strong></h2>
<p>Elles contiennent de nombreux composés organiques volatiles : des alcools, des aldéhydes, des cétones, des phénols, des esters, des éthers et des terpènes, en proportions variables. Pour la Commission européenne, «<em> ce sont donc des substances chimiques dont l’innocuité pour la santé et l’environnement ne saurait être garantie sans une évaluation au préalable de sa sécurité chimique</em> ».</p>
<p>Les symptômes et la gravité d’une intoxication par les huiles essentielles dépendent du type d’exposition (ingestion, contact oculaire, inhalation), de l’huile en cause, de sa concentration dans le produit utilisé, de la quantité ingérée et de la sensibilité du sujet. L’intoxication par les huiles essentielles pures (non diluées) est le cas de figure susceptible d’engendrer les plus fortes réactions.</p>
<h2><strong>Les symptômes en cas d’intoxication</strong></h2>
<p>Irritation des muqueuses de la bouche, nausées, vomissements, diarrhée… Tels sont les symptômes observés <strong>en cas d’ingestion</strong>. Certaines huiles essentielles peuvent également provoquer des convulsions, des problèmes respiratoires voire une atteinte au foie ou aux reins.</p>
<p><strong>En cas de contact de la peau</strong> avec une huile pure ou diluée, gare aux irritations : rougeurs, sensations de brûlures. L’intensité des effets dépend, là encore, de la quantité du produit entrée en contact avec la peau. A noter que ces huiles sont aussi susceptibles de déclencher des réactions allergiques chez des personnes sensibilisées. Les professionnels utilisant des produits de massage contenant des huiles essentielles sont ainsi plus particulièrement exposés à ce risque.</p>
<p>Le <strong>contact avec les yeux</strong> peut quant à lui engendrer des troubles de la vision et des atteintes à la cornée. Premier réflexe dans le cas d’une telle mésaventure : rincez abondamment à l’eau claire. Consultez rapidement un spécialiste si la blessure vous semble grave. Dans tous les cas, si vous ressentez un malaise que vous attribuez à une huile essentielle, n’hésitez pas à prendre rendez-vous chez le médecin. Vous estimez que la situation relève de l’urgence (chacun jaugera) ? Composez le 112 pour être mis en contact avec un professionnel de santé. A l’écoute des symptômes que vous lui décrirez, il vous indiquera s’il est préférable de recourir rapidement à des soins.</p>
<h2><strong>Conseils pour éviter les déconvenues</strong></h2>
<p>Avant de guérir, tâchons de prévenir. Pour la DGCCRF, l’usage de ces produits, tout naturels soient-ils, est à considérer avec des précautions toutes particulières  chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante, les personnes âgées et celles souffrant de pathologies chroniques. Avis aux grands-mères qui truffent la chambre de leurs petits-enfants de fiole d’huiles essentielles afin d’éloigner les infections ! Autre conseil du gendarme de la concurrence : n’appliquez jamais ce type de produit sur les muqueuses, le nez, les yeux ou encore le conduit auditif.</p>
<p>« <em>Pour les personnes à tendances allergiques, toujours effectuer un test d’allergie avant d’utiliser une huile essentielle</em> ». Après un massage ou une application cutanée, on conseille aussi de se laver les mains au savon (frottez bien !). Il convient enfin de ne jamais chauffer une huile essentielle pour faciliter sa diffusion. Cette action peut faire perdre aux huiles leurs propriétés bénéfiques et surtout provoquer l’émanation de produits de dégradation, susceptibles de présenter une toxicité importante.</p>
<p>Malgré tout, bien utilisées, en tenant compte de ces conseils, et en étant accompagné de personnes qui s’y connaissent/d’informations pertinentes et précises, les huiles essentielles peuvent présenter un intérêt… mais comme tout « produit actif », c’est une utilisation raisonnée qui doit être recherchée…</p>
<h5>A lire également :</h5>
<ul>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/je-fais-moi-meme-mes-produits-menagers-ecologiques" target="_blank" rel="noopener">Je fais moi-même mes produits ménagers écologiques !</a></li>
<li><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/la-famille-junot-change-de-vie-avec-la-naturopathie/" target="_blank" rel="noopener">La famille Junot change de vie avec la naturopathie !</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>La cigarette électronique : un outil de sevrage avant tout</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/05/31/la-cigarette-electronique-un-outil-de-sevrage-avant-tout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2016 13:13:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[Une étude publiée récemment montre que l’usage de la cigarette électronique ne semble pas constituer une porte d’entrée vers le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une étude publiée récemment montre que l’usage de la cigarette électronique ne semble pas constituer une porte d’entrée vers le tabagisme. Si ses résultats demandent à être confirmés dans le futur, cette étude bat en brèche les arguments exprimés par les détracteurs du dispositif que les fumeurs sont de plus en plus nombreux à adopter. </strong></p>
<p>A l’occasion de la journée mondiale sans tabac qui se tient aujourd’hui, l’Institut de veille sanitaire consacre la dernière mouture de son <a href="http://www.invs.sante.fr/beh/2016/15/pdf/2016_15_2.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Bulletin épidémiologique hebdomadaire</em> à la cigarette électronique et à ses usages</a>. A l’appui de cette étude, menée par Marcel Goldberg, chercheur à l’Institut national de santé et de recherche médicale (Inserm), la cohorte Constances formée en 2010 qui regroupe quelque 100 000 personnes affiliées au régime général de la Sécurité sociale.</p>
<p>« <em>Les participants volontaires, peut-on lire dans l’étude, âgés de 18 à 69 ans, sont tirés au sort parmi la population éligible résidant dans 16 départements de France métropolitaine. Ils font l’objet d’un recueil de données très diversifié provenant de plusieurs sources au moment de l’inclusion</em> [dans la cohorte] <em>(examen de santé, questionnaires, informations sur la consommation de soins), ainsi que d’un suivi annuel par auto-questionnaire</em> ».</p>
<h2><strong>La « vape » n’amène pas au tabagisme</strong></h2>
<p>Les questions sur la <a href="http://www.66millionsdimpatients.org/cigarette-electronique-les-fabricants-de-tabac-sont-dans-la-place/" target="_blank" rel="noopener">cigarette électronique</a> ont été introduites dans ce suivi pour la première fois en 2013. L’étude menée par Marcel Goldberg porte sur l’année 2014. Près de 25 000 personnes y ont participé, soit le quart de la cohorte. Principal enseignement de ce travail de recueil : la cigarette électronique ne semble pas constituer une porte d’entrée vers le tabagisme, puisqu’aucun vapoteur exclusif non-fumeur en 2013 ne l’est devenu en 2014.</p>
<p>Les données recueillies dans le cadre de cette étude montrent que parmi les fumeurs exclusifs de tabac en 2013, plus de 13 % avaient cessé de fumer en 2014 (3,1% sont passés à la cigarette électronique et près de 10 % à un usage mixte). Parmi les ex-fumeurs n’utilisant pas la cigarette électronique en 2013 :</p>
<ul>
<li>3,1% ont rechuté vers le tabagisme,</li>
<li> 0,6% se sont mis à vapoter de façon exclusive,</li>
<li>et 0,4% sont passés à un usage mixte.</li>
</ul>
<p>L’échantillon total d’ex-fumeurs (près de 9 000 personnes dans l’étude) comprend près de 3 % d’utilisateurs de la cigarette électronique. Ils sont plus de 15 % au sein des fumeurs de l’étude.</p>
<h2><strong>Des résultats qui restent à confirmer</strong></h2>
<p>« <em>Chez les non-fumeurs de 2013, on n’observe pas de changement en 2014</em> », y compris donc parmi ceux qui vapotent (très peu nombreux dans l’étude, précisons-le).</p>
<p>Ces résultats demandent à être confirmés, indique <a href="http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/05/25/la-cigarette-electronique-comme-outil-de-sevrage_4926373_1651302.html" target="_blank" rel="noopener">Marcel Goldberg, cité par <em>Le Monde</em> </a>: « <em>Nous n’avons qu’un an de recul, c’est très peu</em> ». Dans les années qui viennent, le suivi de l’usage de la cigarette électronique sera poursuivi, ce qui permettra de mieux juger de l’efficacité du dispositif pour aider à arrêter de fumer ou pour réduire la consommation de tabac. En France, on estime le nombre de vapoteurs entre 1,2 et 1,5 million.</p>
<p>Rappelons qu’un fumeur sur deux sera victime de son tabagisme. Chaque année en France, 78 000 personnes meurent à cause de la cigarette. Dans ce contexte, nombreux sont les acteurs qui considèrent qu’il est urgent de promouvoir la « vape ». <a href="https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/457102/Ecigarettes_an_evidence_update_A_report_commissioned_by_Public_Health_England_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noopener">Une étude de l’organisme britannique <em>Public Health England</em></a> publiée en août 2015 conclut que vapoter diminue les risques pour la santé de 95 % par rapport au fait de fumer. Selon cette étude, l’utilisation de la cigarette électronique dans le cadre d’une démarche de sevrage aide la plupart des fumeurs à se débarrasser de leur addiction. Un pragmatisme tout anglo-saxon auquel les pouvoirs publics français n’ont pas (encore ?) adhéré.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quel soutien pour les aidants ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2016/04/15/quel-soutien-pour-les-aidants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 10:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de bien-être : quelles précautions]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Une enqu&#234;te publi&#233;e r&#233;cemment montre que les aidants de personnes malades, handicap&#233;es ou &#226;g&#233;es surinvestissent leur fonction au d&#233;triment de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	<strong>Une enqu&ecirc;te publi&eacute;e r&eacute;cemment montre que les aidants de personnes malades, handicap&eacute;es ou &acirc;g&eacute;es surinvestissent leur fonction au d&eacute;triment de leur sant&eacute;. Des outils existent qui leur permettent d&rsquo;envisager leur r&ocirc;le sous un nouveau jour sans culpabilit&eacute; et surtout en limitant les risques d&rsquo;&eacute;puisement. </strong>
</p>
<p>
	Courses, t&acirc;ches m&eacute;nag&egrave;res, d&eacute;marches administratives, visites m&eacute;dicales ou encore actes de la vie (se laver, s&#39;habiller, se nourrir, etc.)&hellip; Plus de 8 millions de personnes en France accompagnent quotidiennement un proche malade, en situation de handicap ou simplement &acirc;g&eacute; selon l&rsquo;Association fran&ccedil;aise des Aidants. Dans une enqu&ecirc;te publi&eacute;e r&eacute;cemment &laquo;&nbsp;<a href="http://www.espace-ethique.org/sites/default/files/La_sante%CC%81_des_aidants_-_Rapport_final_2016_-_Ass._Fr._Aidants.web_.pdf" target="_blank">Les proches aidants&nbsp;: une question soci&eacute;tale</a>&nbsp;&raquo;, l&rsquo;association pointe les lourdes difficult&eacute;s auxquelles cette population fait face.
</p>
<p>
	L&#39;enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; conduite de juin &agrave; septembre 2015 aupr&egrave;s de 200 aidants (74 hommes et 126 femmes) de 68 ans en moyenne, le plus jeune ayant 14 ans, le plus vieux 92 ans. Pr&egrave;s de la moiti&eacute; des aidants interrog&eacute;s rapportent une d&eacute;gradation de leur &eacute;tat de sant&eacute; depuis qu&rsquo;ils assument cette fonction. Parmi les troubles &eacute;voqu&eacute;s&nbsp;: l&rsquo;&eacute;puisement, les souffrances physiques, la d&eacute;tresse morale ou encore un d&eacute;r&egrave;glement du sommeil.
</p>
<h2>
	<strong>Les aidants&nbsp;rencontrent des difficult&eacute;s de sant&eacute;</strong><br />
</h2>
<p>
	Environ 6 personnes interrog&eacute;es sur 10 se sentent seules depuis qu&#39;elles sont aidants. &laquo;&nbsp;<em>La quasi-totalit&eacute; (90%) des r&eacute;pondants avouent &eacute;galement ne pas s&#39;accorder de temps de loisirs et pr&egrave;s de 25% disent avoir augment&eacute; leur consommation de m&eacute;dicaments</em>&nbsp;&raquo;, peut-on lire dans une d&eacute;p&ecirc;che AFP parue dans la foul&eacute;e de la publication de cette &eacute;tude.
</p>
<p>
	Autre enseignement de cette &eacute;tude : si 70% des aidants interrog&eacute;s sont suivis par un professionnel de sant&eacute;, la moiti&eacute; d&rsquo;entre eux ne s&rsquo;ouvrent pas aupr&egrave;s de lui des difficult&eacute;s li&eacute;es &agrave; l&rsquo;accompagnement d&rsquo;un proche.
</p>
<p>
	Les r&eacute;sultats de cette enqu&ecirc;te, estime l&rsquo;association, permettent de &laquo;&nbsp;<em>prendre la mesure du chemin qui reste &agrave; parcourir pour une meilleure prise en compte des aidants et de leur sant&eacute;</em> (&hellip;) &raquo;. Pour Florence Leduc, sa pr&eacute;sidente, &laquo;&nbsp;<em>Les personnes en charge d&rsquo;un proche ont trop souvent tendance &agrave; s&rsquo;oublier. Notre r&ocirc;le consiste &agrave; accompagner les aidants dans une d&eacute;marche de r&eacute;flexion leur permettant d&rsquo;envisager leur fonction sans mettre en p&eacute;ril leur sant&eacute;</em>&nbsp;&raquo;.
</p>
<h2>
	<strong>Plusieurs outils pour les proches de malades</strong><br />
</h2>
<p>
	Pour ce faire, l&rsquo;association organise par exemple des &laquo;&nbsp;Caf&eacute;s des Aidants&nbsp;&raquo; pendant lesquels les participants sont invit&eacute;s &agrave; &eacute;changer et &agrave; partager sur des sujets int&eacute;ressants leur quotidien. &laquo;&nbsp;<em>Ils sont co-anim&eacute;s par un travailleur social et un psychologue ayant une expertise sur la question des aidants. Ils sont ouverts &agrave; tous les aidants, quels que soient l&#39;&acirc;ge et la pathologie de la personne accompagn&eacute;e</em>&nbsp;&raquo;.
</p>
<p>
	Le <a href="http://www.aidants.fr/cafes-des-aidants/participer-a-un-cafe-des-aidants" target="_blank">programme de chacun des Caf&eacute;s des Aidants</a> pr&eacute;vus dans les prochains mois est disponible, r&eacute;gion par r&eacute;gion, sur le site de l&rsquo;association. Celle-ci a &eacute;galement mis en place un programme de formation &agrave; destination des proches aidants avec le soutien financier de la Caisse nationale de Solidarit&eacute; pour l&rsquo;Autonomie (CNSA).
</p>
<p>
	&laquo;&nbsp;<em>Au total</em>, indique <a href="http://www.cnsa.fr/compensation-de-la-perte-dautonomie/soutien-aux-aidants" target="_blank">la CNSA</a>, <em>12 accords-cadres ont &eacute;t&eacute; sign&eacute;s entre 2009 et 2015 avec 9 associations</em>* [dont l&rsquo;Association fran&ccedil;aise des Aidants mais aussi France Alzheimer ou encore France Parkinson, ndlr], <em>qui pr&eacute;voient un objectif de formation de 61 000 aidants pour un montant engag&eacute; de 10,5 millions d&rsquo;euros</em>&nbsp;&raquo;.
</p>
<h2>
	<strong>Des programmes de formation gratuite </strong><br />
</h2>
<p>
	A l&rsquo;Association fran&ccedil;aise des Aidants, le parcours de formation est compos&eacute; de 6 modules abordant chacun une th&eacute;matique diff&eacute;rente. L&rsquo;approche est &laquo;&nbsp;<em>&eacute;mancipatrice et vise &agrave; d&eacute;velopper la capacit&eacute; &agrave; agir et &agrave; vivre sa vie. La formation est un temps pour soi, un chemin dans lequel on s&#39;aventure pour y puiser ses propres r&eacute;ponses</em>&nbsp;&raquo;.
</p>
<p>
	Pour identifier les formations &agrave; proximit&eacute; de votre domicile, prenez contact avec l&rsquo;une des associations proposant ce type de formation dont la liste est disponible en fin d&rsquo;article. La CNSA finance par ailleurs les conseils d&eacute;partementaux qui &laquo;&nbsp;<em>engagent une politique de modernisation de l&rsquo;aide &agrave; domicile comportant des actions sp&eacute;cifiquement d&eacute;di&eacute;es aux aidants familiaux</em>&nbsp;&raquo;. Entre 2008 et 2015, la CNSA a vers&eacute; 5,8 millions d&rsquo;euros dans le cadre de cette action.
</p>
<h4>
	<strong>QUI SONT LES AIDANTS ?</strong><br />
	<strong>&#8211; 57% sont des femmes et 43% des hommes<br />
	&#8211; 44% sont des conjoints, 13% des parents et 21% des amis, des proches ou des voisins</strong><br />
	​Source&nbsp;: <em>Rapport 2016 d&rsquo;observation et d&rsquo;analyse de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise des Aidants</em><br />
</h4>
<p>
	A noter enfin, les outils mis en place par <a href="https://lacompagniedesaidants.org/" target="_blank">la Compagnie des aidants</a>, un r&eacute;seau d&rsquo;entraide et d&rsquo;&eacute;change qui propose des solutions pratiques afin de faciliter le quotidien des aidants et am&eacute;liorer le bien-&ecirc;tre de leur proche (annuaire des aidants, bourse d&rsquo;&eacute;change pour mat&eacute;riel d&rsquo;occasion, acc&egrave;s &agrave; des b&eacute;n&eacute;voles, appli mobile de suivi des informations m&eacute;dicales du proche, etc.).
</p>
<h2>
	<strong>Les professionnels de sant&eacute; plut&ocirc;t d&eacute;munis</strong><br />
</h2>
<p>
	Les professionnels de sant&eacute; interrog&eacute;s &agrave; l&rsquo;occasion de cette enqu&ecirc;te &laquo;&nbsp;<em>ont pour la plupart manifest&eacute; une sensibilit&eacute; envers la prise en compte des aidants</em>&nbsp;&raquo;. La mise en pratique se r&eacute;v&egrave;le toutefois compliqu&eacute;e du fait de l&rsquo;absence de directives, d&rsquo;outils ou encore de formation des professionnels dans l&rsquo;accompagnement des aidants.
</p>
<p>
	Les auteurs de l&rsquo;&eacute;tude retiennent malgr&eacute; tout que les professionnels de sant&eacute; ne sont pas avares de solutions pour am&eacute;liorer le sort des aidants. Les pistes &eacute;voqu&eacute;es portent sur&nbsp;:
</p>
<ul>
<li>
		une meilleure organisation des actions existantes (plus souples, ouvertes &agrave; tout public, accessibles par un service de transport)&nbsp;;
	</li>
<li>
		un renforcement des connaissances des professionnels (par la formation)&nbsp;;
	</li>
<li>
		la cr&eacute;ation d&rsquo;un v&eacute;ritable accompagnement des aidants d&egrave;s le diagnostic du proche (par les m&eacute;decins, mais aussi les professionnels de sant&eacute;, du domicile et d&rsquo;&eacute;tablissement)&nbsp;;
	</li>
<li>
		l&rsquo;am&eacute;lioration d&rsquo;un travail de partenariat et de r&eacute;seaux regroupant au niveau local l&rsquo;ensemble des acteurs.
	</li>
</ul>
<p>
	&laquo;&nbsp;<em>Les id&eacute;es ne manquent pas</em>, conclut l&rsquo;Association fran&ccedil;aise des Aidants, <em>la volont&eacute; non plus&nbsp;: alors en marche&nbsp;!</em>&nbsp;&raquo;
</p>
<p>
	&nbsp;
</p>
<p>
	* Association fran&ccedil;aise des Aidants, Association nationale des centres ressources autisme, F&eacute;d&eacute;ration nationale des aphasiques de France (en partenariat avec le Coll&egrave;ge fran&ccedil;ais d&rsquo;orthophonie), France Alzheimer, France Parkinson, G&eacute;n&eacute;rations mouvement, Soci&eacute;t&eacute; de neuropsychologie de langue fran&ccedil;aise, Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise de psychologie, Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicap&eacute;es psychiques.</p>
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