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	<title>Santé et comportements Archives - France Assos Santé</title>
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	<title>Santé et comportements Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Journée mondiale de prévention du suicide : c’est nous, c’est vous, c’est ensemble et partout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 09:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Si le nombre de suicides baisse depuis une trentaine d’années, la part de la mortalité attribuable au suicide chez les moins de 35 ans est en augmentation. Pour encourager les jeunes et les moins jeunes en souffrance à demander de l’aide, osons parler du suicide. La Journée mondiale de prévention du suicide, ce 10 septembre, est l’occasion de s’engager, chacun à sa mesure, pour prendre part à la prévention partagée de ce fléau. </strong></p>
<p>Le suicide représente encore près de 9 000 décès et 200 000 tentatives de suicide par an, soit près de 25 décès par jour. Le taux de suicide reste en France l’un des plus élevés d’Europe avec 13,4 suicides pour 100 000 habitants, pour une moyenne européenne de 10,2.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Les adolescentes et les jeunes adultes de plus en plus vulnérables</span></h3>
<p>Les hommes se suicident davantage que les femmes (6 748 hommes pour 2 154 femmes en 2021) et le taux de suicide par habitant augmente avec l’âge. Ils sont particulièrement hauts chez les hommes de plus de 65 ans, qui représentent la catégorie de la population se suicidant le plus.</p>
<p>Mais chaque année le suicide est responsable de la mort de plus de 400 adolescents en France, ce qui en fait <a href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/2024-02-02_plaquette_strategie_nationale_de_prevention_du_suicide.pdf">la deuxième cause de mortalité pour cette tranche d’âge</a><em>. « On constate une augmentation de la part de la mortalité attribuable au suicide pour les moins de 25 ans entre 2017 et 2021, davantage marquée chez les jeunes femmes et filles que chez les hommes. Cela pourrait être lié à </em><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2023-07/Note%20DREES-SEEE%202023-145_d%C3%A9c%C3%A8s%20par%20suicide_Rupture%20de%20s%C3%A9rie.pdf"><em>une amélioration des remontées statistiques à partir de 2018</em></a><em> mais également à un véritable phénomène sociologique qu’il faudra surveiller ces prochaines années »,</em> rapporte Jean-Baptiste Hazo, chargé d’études en Santé mentale à la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).</p>
<p>Le nombre d’hospitalisations pour des gestes auto-infligées (tentatives de suicide et automutilations non suicidaires, comme les scarifications ou les brûlures de cigarette) est un autre indicateur de la <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/240516_ERHospiGestesAutoInfliges">dégradation de la santé mentale constatée chez les jeunes femmes et les adolescentes en particulier</a>. Le nombre de patientes de moins de 25 ans hospitalisées chaque année pour ce type de geste est passé d’environ 14 000 entre 2012 et 2019 à plus de 20 000 sur la période 2021-2023, où il continue de progresser.</p>
<p><em>« Les gestes auto-infligés sont extrêmement à la hausse chez les adolescentes et jeunes femmes. </em><a href="https://www.afterbabel.com/p/international-crisis-europe"><em>Ce phénomène</em></a><em> a commencé à affecter la jeunesse de différents pays d’Occident au début des années 2010. Certains observateurs font le lien avec la généralisation de l’accès aux réseaux sociaux via un smartphone. Il est vrai qu’il existe une corrélation entre une forte exposition aux réseaux sociaux et aux écrans et une santé mentale dégradée. C’est une corrélation qui ne permet pas à ce stade d’affirmer que les réseaux sociaux nuisent à la santé mentale. Une mauvaise santé mentale peut également conduire à consommer davantage d’écrans. Cependant, de plus en plus de travaux scientifique viennent étayer cette hypothèse pour expliquer, au moins en partie, la dégradation de la santé mentale d’une forte minorité de jeunes femmes à partir des années 2010 », </em>souligne Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>En lien avec la généralisation des smartphones, l’accès complètement libre des jeunes à la pornographie pourrait également avoir un effet délétère sur la santé mentale des adolescentes. « <em>On sait que le fait d&rsquo;être objectifié sexuellement, d’avoir des rapports sexuels subis plutôt que consentis, créent du mal-être. Quand on regarde les chiffres sur les gestes auto-infligés, le pic chez les jeunes filles se situe à 15 ans, qui est également l&rsquo;âge moyen d&rsquo;entrée dans la sexualité. Une minorité de jeunes filles ne serait-elle affectée par de nouveaux comportements sexuels ? C&rsquo;est également une hypothèse »,</em> poursuit Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>Par ailleurs, dans le <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/rapports/suicide-mesurer-limpact-de-la-crise-sanitaire-liee-au-0">rapport de l’Observatoire Nationale du suicide de septembre 2022</a>, Claire Scodellaro indique que « <em>le lien entre violence sexuelle subie et problème de santé mentale est bien établi par les enquêtes quantitatives en population générale. En particulier, le fait d’avoir été victime de violence sexuelle et celui d’avoir effectué une tentative de suicide sont corrélés. […] Ainsi, quasiment un tiers des femmes adultes exposées à un viol ou à une tentative de viol ont également tenté de se suicider ».</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un sentiment de solitude croissant chez les jeunes</span></h3>
<p>L’isolement social croissant est aussi un facteur de risque pour la santé mentale. La proportion de gens vivant en France avec un faible soutien social augmente en population générale<em>. « Les jeunes sont les plus protégés sur cette thématique mais la part de ceux avec un faible soutien social a doublé entre 2019 et 2021, passant de 8 à 16 % », </em>confirme Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>Les causes du sentiment de solitude et de l’isolement sont multiples et varient selon les territoires. Dans son <a href="https://www.fondationdefrance.org/fr/les-solitudes-en-france/etude-solitudes-2024">rapport Solitudes</a> paru en janvier 2024, la Fondation de France pointe, entre autres, l’impact délétère chez les jeunes de l’érosion du tissu relationnel dans les campagnes et, dans les quartiers populaires, le taux de pauvreté, de chômage, la surpopulation dans les logements et la délinquance qui freinent l’entretien de relations sociales denses et diversifiées et minent les perspectives d’avenir des jeunes. Il souligne également la surexposition aux risques de la rue des jeunes ayant un parcours en protection de l’enfance.</p>
<p><em>« L’exercice du lien social, à ses différents niveaux, de l’intime à l’institutionnel, est trop souvent ignoré, négligé, à notre époque où la focalisation est largement et très excessivement axée sur l’individu, lui imposant une charge mentale excessive, de réussite, d’excellence dont on connaît trop l’effet délétère et potentiellement suicidogène, notamment chez les élèves, voire chez les étudiants »,</em> déclarait Marc Fillatre, psychiatre, praticien hospitalier au CHRU de Tours et président de l’Union Nationale de Prévention du Suicide <a href="https://www.unps.fr/unps_images/documentation/brochure-culpabilite-bd-web.pdf">(UNPS)</a> lors du <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZA0VplGdXPE&amp;list=UULFd1pCyEMa8Y-5eIQM_WcMAw">colloque « Lien social et prévention partagée : comprendre, entretenir, recréer »</a> qui s’est tenu le 9 février dernier à Paris.</p>
<p>Marc Fillatre rappelait également que <em>« les personnes qui passent à l’acte sont toujours au croisement de deux situations : il y a à la fois la conviction d’être en dehors du groupe social, un sentiment d’isolement inscrit profondément, et par ailleurs la certitude de faire face à quelque chose de non modifiable, qui ne peut plus se résoudre autrement que dans le passage à l’acte ».</em></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Nous ne sommes jamais seuls</span></h3>
<p>En cause aussi, un certain nombre de clichés autour du suicide. Pour Jean-Baptiste Hazo, « <em>on parle encore beaucoup du suicide comme un acte de courage, une prise de décision mais ce type de suicide dit « rationnel » correspond à très peu de passages à l’acte. Cette vision du suicide ne correspond pas du tout à ce que les professionnels de santé et les personnes qui sont passées par là décrivent. La plupart des suicides sont des actes de désespoir. La souffrance psychique est telle que la personne ne trouve pas d’autre issue que celle-là ».</em></p>
<p>C’est la raison pour laquelle les psychiatres estiment que le suicide correspond à une rupture dans le développement, quel que soit l’âge, et doit faire l’objet d’une proposition d’accompagnement. Nous ne sommes pas ici dans le champ de l’aide active à mourir. Les différents intervenants professionnels et bénévoles sont ainsi très engagés pour montrer que des solutions existent<em>. « Quand on est aidé, on peut s’en sortir. Les personnes qui ont tenté de se suicider, une fois rétablies, peuvent être de très bons acteurs de prévention en suicide, parce qu’ils ont vécu dans leur chair ce moment de détresse intense »</em>, déclare Jean-Baptiste Hazo.</p>
<p>Une autre idée fausse sur le suicide conduit à penser que « parler du suicide incite à le faire ». <a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/suicilong.pdf">La conférence de consensus qui s’est tenue les 19 et 20 octobre 2000 à Paris</a>, a défini la crise suicidaire comme <em>« une trajectoire qui va du sentiment péjoratif d’être en situation d’échec à l’impossibilité d’échapper à cette impasse, avec élaboration d’idées suicidaires de plus en plus prégnantes et envahissantes jusqu’à l’éventuel passage à l’acte ».</em> Cette période peut être brève mais elle dure souvent plusieurs semaines.</p>
<p><em>« Quand quelqu&rsquo;un verbalise des pensées suicidaires, ce n’est jamais pour rien. Il faut être en capacité de rebondir et de lui dire qu&rsquo;on est là et qu’on peut l’aider à contacter des professionnels de santé.</em> <em>Entendre quelqu&rsquo;un dire « demain je vais me tuer » est extrêmement difficile, d’où l&rsquo;importance de </em><a href="https://www.pssmfrance.fr/etre-secouriste/"><em>savoir repérer ces signaux et en discuter en étant ouvert à la souffrance de la personne, pour la conduire à se faire aider</em></a><em> »,</em> rebondit Marie‑Jeanne Richard, Présidente de l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques <a href="https://www.unafam.org/">(UNAFAM)</a>.</p>
<p>Parfois le signe d’alerte est non verbal, notamment chez les jeunes. Ne plus voir personne, se scarifier, boire de l’alcool jusqu’au coma éthylique : ces conduites à risque sont aussi des appels à l&rsquo;aide. <a href="https://www.ditesjesuisla.fr/">Le site internet « Dites je suis là »</a> permet de s’informer sur les signes d’alerte du suicide. Et quand on a des idées suicidaires, ou que l’on est inquiet pour un proche, le bon réflexe, c’est le 3114, le numéro national de prévention du suicide pour tous.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Soutenir et prévenir la répétition</span></h3>
<p>Le 3114 est une ligne téléphonique fonctionnant 24h/24 et 7j/7. Elle est confidentielle, gratuite et accessible en tout point du territoire. Ses répondants sont infirmiers ou psychologues, et sont supervisés par un psychiatre coordonnateur.</p>
<p>Sa mission est d&rsquo;apporter une réponse à toute personne confrontée à des pensées suicidaires ou au suicide : les personnes en souffrance, mais aussi les personnes qui sont impactées ou endeuillées par un suicide, les professionnels engagés dans la prévention et les personnes inquiètes pour un proche. <em>« Quand on s&rsquo;inquiète pour quelqu’un, on se sent souvent démuni. En appelant le 3114, on discute et différentes solutions nous sont proposées : soit des solutions pour aborder le sujet de façon plus tranquille et savoir quoi faire, soit pour passer le relais auprès de la personne en souffrance », </em>explique Thomas Delbarre, coordinateur du pôle communication du dispositif. Dans tous les cas, le risque suicidaire est évalué. L’objectif est de rompre l’isolement de la personne en détresse, de l’éloigner des moyens létaux et de l’accompagner dans des démarches de demande d’aide.</p>
<p>Lancé en 2021, le 3114 a reçu 200 000 appels la première année. <em>« Depuis l’ouverture, on s&rsquo;approche des 700 000 appels. Actuellement, nous recevons environ 750 appels par jour, dont pas mal d’appels de jeunes</em>. <em>Il y a un mal-être chez les jeunes</em><em>, et nous les touchons plus facilement que d’autres populations parce qu&rsquo;ils sont beaucoup sur les réseaux sociaux et que le 3114 y est très présent », </em>précise Thomas Delbarre. Pour assurer la qualité des réponses et couvrir la grande diversité des appels, l’organisation du 3114 est régionalisée : les répondants s’appuient sur un répertoire large de ressources aux niveaux local et national.</p>
<p>La stratégie nationale de prévention du suicide intègre également le risque de répétition car la survenue d’une tentative de suicide multiplie par 20 le risque de nouvelle tentative dans l’année suivante, et par 4 le risque de suicide ultérieur – 75 % des réitérations ont lieu dans les six mois suivant une tentative de suicide. Lancé en 2015, le dispositif <a href="https://www.f2rsmpsy.fr/099-dispositif-vigilans.html">VigilanS</a> a justement pour objectif de contribuer à faire baisser le nombre de suicides et le nombre de répétitions de tentative de suicide. Il consiste en un système de re-contact et de veille post-hospitalière. Il organise autour de la personne ayant fait une tentative de suicide un réseau de professionnels de santé qui garderont le contact avec elle sur une période allant de quelques jours à six mois après leur tentative de suicide. VigilanS est déployé dans 17 régions dont 4 de l’Outre-mer et dans 99 départements sur 101.</p>
<p>L’évaluation du dispositif VigilanS menée par Santé Publique France entre 2015 et 2017 a montré une diminution de 38 % du risque de réitération suicidaire dans les douze mois suivant leur tentative de suicide chez les patients VigilanS.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-outline vc_cta3-shape-round vc_cta3-align-left vc_cta3-color-turquoise"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ></div><div class="clear"></div></div></header><p>Quand quelqu’un se suicide dans une famille, un groupe de jeunes, une entreprise ou une institution cela provoque un véritable choc individuel et collectif qui peut entraîner d’autres suicides, par effet de mimétisme. Au niveau individuel,<strong> être exposé à un suicide multiplierait par 2 à 4 le risque de passage à l’acte.</strong> « <em>La contagion suicidaire est un phénomène dont on parle peu, mais la manière dont on évoque le suicide a un impact </em>», rapporte Marie-Jeanne Richard, Présidente de l’UNAFAM. <em>« Pendant longtemps, le premier réflexe était de ne pas en parler. […] Or tous les spécialistes sont formels, le silence entrave toute possibilité de prévention en général, mais surtout de prévention de la contagion suicidaire. Pour toutes ces raisons, il est important de porter une attention particulière aux actions à mener après un tel événement », </em>précise Monica Messina, chargée du programme postvention <a href="https://papageno-suicide.com/vous-etes/membre-dune-institution/">sur le site Internet du programme Papageno</a>. Enfin, le programme Papageno livre des clés aux journalistes, contributeurs du web, auteurs de fiction ou membres d’entreprises ou d’institutions pour en parler avec justesse, afin de prévenir le suicide et promouvoir l’entraide et l’accès aux soins.</p>
</div></div></div></section></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Ressources</span></h3>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><a href="https://www.unps.fr/2024-_r_129.html" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&#039;UNPS organise le 17 septembre prochain de 11h à 17h un village associatif au Plateau Urbain Campus Universitaire Censier à Paris (13 rue Santeuil, Metro Censier Daubenton).</a><a href="https://www.pssmfrance.fr/" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Se former aux premiers secours en santé mentale - PSSM France</a><a href="https://www.unps.fr/unps_images/documentation/brochure-culpabilite-bd-web.pdf" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La culpabilité après le suicide d’un proche. Qu’en faire ? -  Brochure UNPS</a><a href="https://www.dailymotion.com/UNPS-Prevention-Suicide" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Florilèges d’idées reçues sur le suicide, UNPS</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Politique de prévention du suicide</span></h3>
<p>
</div><a href="https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=554" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rapport d’évaluation du programme national d’actions contre le suicide 2011-2015 : centrer les actions de prévention du suicide sur les populations à risque</a><a href="https://sante.gouv.fr/archives/archives-presse/archives-dossiers-de-presse/article/feuille-de-route-sante-mentale-et-psychiatrie-jeudi-28-juin-2018" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Feuille de route santé mentale et psychiatrie de 2018</a><a href="https://3114.fr/strategie-globale-de-prevention-du-suicide-en-france/" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La stratégie nationale de prévention du suicide en 2023</a><a href="https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale/la-prevention-du-suicide/article/la-formation-a-l-evaluation-et-a-l-intervention-de-crise-suicidaire" class="btn btn-style3" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La formation à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Addiction et fatigues : quels liens ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/11/17/une-fatigue-chronique-peut-etre-le-symptome-dune-ou-plusieurs-addictions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 13:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigues : un ressenti singulier aux causes et conséquences plurielles]]></category>
		<category><![CDATA[Fatigue et douleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2>« Une fatigue chronique peut être le symptôme d’une ou plusieurs addictions »</h2>
<p>
</div><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Fumer un joint ou boire un verre pour s’endormir, ou au contraire, consommer des amphétamines ou fumer cigarette sur cigarette pour rester éveillé… Beaucoup d’idées reçues circulent autour des drogues, licites ou illicites. Cette première Journée Nationale des Fatigues est l’occasion d’évoquer un lien peu connu, celui entre les substances dites « psychoactives » et la fatigue. Or il existe, et est même fréquent. On en parle avec Laurent Muraro, coordinateur général de la Fédération Entraid’Addict. </strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Associer la fatigue aux drogues, n’est-ce pas contre-intuitif ?</h3>
<p>Si nous parlons de substances psychoactives stimulantes, cela suggère effectivement qu’elles sont censées nous booster, nous dynamiser. Mais ce n’est pas le cas de tous les produits psychoactifs. Et par ailleurs, nous savons qu’une fatigue chronique peut être le symptôme d’une ou plusieurs addictions. De fait, la dépendance s’accompagne, en général, d’une dégradation de l’hygiène de vie et de la santé, et de l’apparition d’autres pathologies qui contribuent à épuiser l’organisme. Mais de toute façon, la consommation de ces produits, qu’elle soit quotidienne ou ponctuelle, peut générer des conséquences somatiques et/ou psychiques.</p>
<h3>Il y a donc un leurre à penser qu’ils peuvent être des béquilles…</h3>
<p>Si vous prenez les produits qualifiés de psychostimulants, comme la cocaïne, les amphétamines ou l’ecstasy, ils vont provoquer un sursaut d’énergie sur le moment, mais si vous êtes fatigué, vous le serez à nouveau quand l’effet retombera. La fatigue sera même accentuée, car ces produits sollicitent énormément le corps : accélération du rythme cardiaque, augmentation de la tension, de la température corporelle, etc., tous ces phénomènes physiologiques consomment de l’énergie. Donc, lors de la descente, la personne se sent vidée, et ressent un manque d’entrain, parfois très désagréable, ce qui peut amener à en reprendre.</p>
<h3>Qu’en est-il des autres substances ?</h3>
<p>En ce qui concerne les psychotropes qui sont plutôt des dépresseurs du système nerveux, ils vont entraîner un ralentissement de l’activité cérébrale (baisse de la vigilance, augmentation du temps de réaction et de la somnolence, etc.). C’est typiquement le cas avec l’alcool et les opiacés qui ont un effet sédatif, quel que soit le niveau de consommation. La fatigue est d’ailleurs un signe fréquent de la dépendance aux opioïdes.</p>
<h3>L’alcool ferait donc dormir ?</h3>
<p>Oui, et non. S’il peut favoriser l’endormissement, et calmer l’anxiété chez les personnes qui en souffrent, le risque, à terme, c’est de développer un syndrome dépressif. Ce n’est donc pas une solution, d’autant qu’il peut y avoir accoutumance. Quelles que soient les doses, et plus encore si elles sont excessives, l’alcool perturbe le rythme, la continuité du sommeil : la seconde partie de la nuit est entrecoupée de phases d’éveil répétées, avec forcément des répercussions sur la journée à venir, en termes de fatigue et de problèmes de concentration, mais également sur la consolidation des apprentissages et le travail de tri de nos émotions (mémorisation/oubli), qui se font durant le sommeil paradoxal, le temps des rêves, lui-même impacté par la consommation d’alcool. Cette agitation peut même, en cas de réveils précoces, induire des difficultés à se rendormir, et donc des insomnies. Enfin, l’alcool est particulièrement calorique : 10 g d’alcool pur apportent 70 Kcal. Si vous ajoutez le sucre et les autres composants, vous pouvez atteindre jusqu’à 120 kcal avec un seul verre, et tout ça sans manger. Or il va bien falloir éliminer ces calories, ce qui fatigue le corps. Et, au début, les usagers à risque ne vont pas les éliminer, mais les stocker sous forme de graisse, ce qui peut contribuer à faire le lit d’un syndrome métabolique (surpoids, hypertension, etc.).</p>
<h3>La prise de tous ces produits ne se solde-t-elle pas, au final, par un affaiblissement de l’élan vital ?</h3>
<p>De fait, et c’est typiquement le cas avec deux substances aux effets a priori divergents, le cannabis et le tabac. Le premier est un perturbateur du système nerveux central. Au début, il peut procurer un sentiment d’apaisement mais, par la suite, il peut aussi, et surtout, provoquer un syndrome amotivationnel : la personne entre dans une sorte de léthargie. Et quelles que soient les doses, le sommeil finira également par être moins réparateur. C’est le même constat avec le tabac qui est un psychostimulant. Avec le temps, les fumeurs ont moins d’entrain. Et des études ont montré qu’ils auraient un risque accru de développer une dépression, comparé aux non-fumeurs. On pense que ces produits vont nous faire du bien, en fait ils prennent notre énergie.</p>
<h3>Et bien sûr, plus on cumule les produits, plus les risques sont élevés…</h3>
<p>Les polyaddictions n’additionnent pas les risques, elles les démultiplient. Et si en plus, vous prenez des médicaments, leurs effets secondaires, notamment en cas de risque de baisse de la vigilance ou de somnolence, sont susceptibles d’être majorés. C’est le cas en particulier avec l’alcool et le tabac, deux des drogues les plus consommées.</p>
<h3>Consommer ces produits fatigue, les arrêter aussi. Comment cela s’explique-t-il ?</h3>
<p>Tout dépend du contexte. Hors dépendance, la personne qui arrête de boire ou de fumer, par exemple, retrouve rapidement un regain d’entrain. La difficulté intervient quand il y a addiction, et notamment lors du sevrage. La plupart du temps, et selon les produits, cela se traduit par de la nervosité, de l’agressivité, des troubles du sommeil et des symptômes dépressifs. C’est pourquoi, dans ces situations de dépendance, il faut absolument se faire accompagner, pour prendre en charge les comorbidités (dépression, etc.) et prévenir ainsi le risque de rechute.</p>
<h3>Les consommateurs ont-ils conscience du lien entre fatigue et produits psychotropes ?</h3>
<p>Ils sentent qu’ils sont fatigués, mais ils ne font pas forcément le lien avec leur consommation. On parle volontiers de la baisse de la vigilance avec l’alcool, mais très peu de la fatigue durable que ces drogues peuvent entraîner. Or c’est loin d’être anodin. En cela, des manifestations de sensibilisation, comme le Dry January ou le Janvier sobre, ou le Mois sans tabac, sont importants. Cela permet à des personnes qui ont une consommation modérée, mais régulière, d’essayer de ne pas boire, ou de ne pas fumer, pour ressentir ce qui se passe dans leur organisme. Il n’y a que des avantages à réduire, voire arrêter ces substances.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><a href="http://www.entraidaddict.fr" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">En savoir plus sur www.entraidaddict.fr</a><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1637229707712 row-container" style="background-color: #eaeaea ;" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Les consommations en chiffres</h3>
<p><strong>Tabac : </strong>13 millions de fumeurs quotidiens. Mais de moins en moins d’expérimentateurs chez les jeunes. Le nombre annuel de décès dus au tabagisme est de 75 000. Coût social, 120 milliards d’euros.</p>
<p><strong>Alcool : </strong>9 millions de buveurs réguliers, dont 5 millions d’usagers quotidiens. La consommation régulière concerne 8 % des jeunes de 17 ans. L’alcool est responsable de 41 000 décès par an. Coût social : 118 milliards d’euros.</p>
<p><strong>Cannabis : </strong>C’est la première substance illicite consommée, avec 1,5 million d’usagers réguliers. Environ 600 000 jeunes de 17 ans présenteraient un risque d’usage problématique, soit 1 personne sur 4 de cette classe d’âge.</p>
<p><strong>Cocaïne : </strong>600 000 usagers annuels. Plus de 2 millions de personnes parmi les 11-75 ans l’auraient essayée. La cocaïne est le produit illicite le plus consommé après le cannabis.</p>
<p><strong>Opioïdes : </strong>10 millions de Français reçoivent, chaque année, une prescription d’antalgique opioïde. Le nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes a augmenté de 146 %, entre 2000 et 2015, avec au moins 4 décès par semaine.</p>
<p><strong>Source</strong> : Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 2021, et Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), 2019.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>3 catégories de femmes particulièrement exposées aux cancers du col de l’utérus</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/01/25/3-categories-de-femmes-particulierement-exposees-aux-cancers-du-col-de-luterus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 09:45:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Saviez-vous que la presque totalité des cancers du col de l’utérus peut être évitée grâce à des dépistages réguliers par frottis ? Et saviez-vous en outre, que 3 catégories de femmes ont un sur-risque face à ces cancers et sont donc invitées à se faire dépister plus souvent que ne le préconisent les recommandations pour les femmes dans la population générale ?</strong></p>
<p><strong>Ces trois catégories de femmes sont :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Les femmes qui ont reçu une greffe d’organe</strong></li>
<li><strong>Les femmes ayant été exposées au distilbène avant leur naissance</strong></li>
<li><strong>Les femmes qui vivent avec le VIH</strong></li>
</ul>
<p><strong>Pour mieux informer ces femmes, 6 associations de Nouvelle-Aquitaine* viennent de lancer une campagne de sensibilisation et espèrent que la brochure et la vidéo créées pour l’occasion seront très largement diffusées. À vos clics, prêts, partagez !</strong></p>
<p>Retrouvez la <a href="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2021/01/NOUVELLE_AQUITAINE-Depliant-frottis-WEB.pdf" target="_blank" rel="noopener">brochure ici &gt;&gt;</a><br />
Découvrez les <a href="https://www.youtube.com/channel/UCB-5bYCWKPsucLZKX2zAW4A" target="_blank" rel="noopener">vidéos de la campagne &gt;&gt;</a></p>
<h3>Pourquoi le dépistage des cancers du col de l’utérus par frottis sauve des vies ?</h3>
<p>Le dépistage du col de l’utérus permet de révéler la présence éventuelle d’anomalies au niveau des cellules du col de l’utérus et de les traiter avant qu’elles n‘évoluent en cancer. Il s’agit d’un examen gynécologique, qui prend quelques minutes. Il peut être effectué par un gynécologue, un médecin généraliste, une sage-femme, dans un laboratoire d’analyses médicales, un centre de santé ou de planning familial. Il s’agit de prélever superficiellement quelques cellules du col de l’utérus pour ensuite les analyser.<br />
Les papillomavirus humains (HPV) sont la principale cause des cancers du col de l’utérus. Ils touchent près de 80% des hommes et des femmes au cours de leur vie, se transmettent, le plus souvent lors de rapports sexuels, par contact avec la peau et les muqueuses, avec ou sans pénétration. La plupart du temps, l’infection à papillomavirus humain disparaît spontanément dans les deux ans, mais dans 10% des cas, cette infection persiste et peut évoluer en cellules précancéreuses. Celles-ci doivent être traitées à temps pour éviter, à leur tour, d’évoluer en cancer. C’est pourquoi il est important de faire des dépistages réguliers. Les recommandations pour la population générale sont :</p>
<ul>
<li>Un dépistage tous les 3 ans entre 25 et 30 ans</li>
<li>Un dépistage tous les 5 ans entre 30 ans et 65 ans</li>
</ul>
<h3>3 catégories de femmes méritent une attention soutenue face aux cancers du col de l’utérus</h3>
<p>Ces trois catégories de femmes présentent un sur-risque face aux cancers du col de l’utérus pour diverses raisons :</p>
<ul>
<li>Les femmes ayant reçu une greffe prennent des médicaments anti-rejet, appelés immunosuppresseurs, et qui comme leur nom l’indique, baisse leurs défenses immunitaires. Ces femmes présentent donc plus de risques d’anomalies liées aux papillomavirus humains. Il est préconisé pour elles, de débuter une surveillance annuelle dès l’âge de 21 ans, à poursuivre au-delà de 65 ans et en cas d’ablation de l’utérus.</li>
<li>Les femmes vivant avec le VIH ont également un risque accru d’anomalies liées aux papillomavirus humain. Une analyse des cellules (frottis) sera effectuée lors du diagnostic du VIH, et pour les femmes contaminées au moment de la naissance, il est conseillé de se faire dépister dans l’année qui suit le début de l’activité sexuelle. Une surveillance doit ensuite être mise en place annuellement durant 3 ans au moins. Selon l’état de santé de la personne, on pourra ensuite passer à un dépistage tous les 3 ans.</li>
<li>Les femmes ayant été exposées au distilbène avant leur naissance présentent un risque supplémentaire :
<ul>
<li>De lésions précancéreuses du col ou du vagin</li>
<li>D’être touchées par un cancer particulier appelé « Adénocarcinome à Cellules Claires » (ACC) au niveau du col ou du vagin, non lié aux virus HPV.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Il leur donc est également recommandé un suivi gynécologique avec frottis annuel et de poursuivre une surveillance au-delà de 65 ans et en cas d’ablation de l’utérus.</p>
<h3>Quelques mots d’Anne Levadou, présidente du <a href="http://www.des-france.org/accueil/index.php" target="_blank" rel="noopener">Réseau D.E.S. France</a>, l’une des 6 associations à l’initiative de cette campagne de sensibilisation</h3>
<p>« Notre association représente plus particulièrement dans cette campagne sur le dépistage des cancers du col de l’utérus, les femmes exposées au distilbène avant leur naissance. Le distilbène est un médicament prescrit à leurs mères (en France entre 1950 et 1977) pour prévenir les risques de fausses-couches. Malheureusement ses effets secondaires peuvent être terribles pour les 160 000 enfants exposés avant leur naissance, dont 80 000 filles. Elles ont pu souffrir de grandes difficultés pour avoir des enfants, ont un risque accru de développer le type de cancer dit « Adénocarcinome à Cellules Claires » au niveau du col ou du vagin et sont exposées plus précocement au risque de cancer du sein.<br />
Ces constats ont notamment été mis en lumière aux Etats-Unis, où des millions de femmes enceintes ont pris du distilbène. Là-bas, depuis près de 50 ans, des enfants nés après avoir été exposés au distilbène sont suivis au sein de cohortes, ce qui nous permettent de mieux comprendre les effets de ce médicament.<br />
En France, les femmes exposées au distilbène sont nombreuses à ne pas être bien informées du sur-risque liés aux cancers du col de l’utérus et du risque de précocité du cancer du sein. Souvent, passée la période difficile où elles ont peiné à avoir un enfant à cause du distilbène (problèmes de fertilité, de grossesses extra-utérines, de fausses-couches, de prématurité), elles pensent que les problèmes sont derrière elles. Il faut cependant qu’elles restent vigilantes et qu’elles pensent régulièrement à se faire dépister.<br />
L’information circule auprès de notre millier d’adhérents : 79000 femmes restent à informer. L’ambition de ce projet, en nous alliant aux autres associations, est de sensibiliser toutes ces personnes à risque et nous espérons un retentissement national.»</p>
<p>Retrouvez dans quelques jours, les témoignages de femmes concernées par ce risque accru de cancers du col de l’utérus.</p>
<p>
</div><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
<div class="uncode_text_column" ><p><strong>NOS ARTICLES SUR LE MÊME THÈME :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2020/02/20/gens-du-voyage-diabete-depistage/">Aller aux devants des gens du voyage pour parler diabète et dépistage</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2019/08/30/quest-ce-que-le-spina-bifida/">Qu’est-ce que le spina bifida ?</a></li>
</ul>
<p>* Les 6 associations sont :</p>
<ul>
<li><a href="https://www.agcpso.fr/" target="_blank" rel="noopener">Association Greffés Cœur Poumon Sud-Ouest</a></li>
<li><a href="http://www.allianceducoeur-so.fr/" target="_blank" rel="noopener">Alliance du Cœur Sud-Ouest</a></li>
<li><a href="https://www.amathso.org/" target="_blank" rel="noopener">AMATHSO – TRANSHEPATE</a></li>
<li><a href="http://www.francerein-aquitaine.fr/" target="_blank" rel="noopener">France Rein Aquitaine</a></li>
<li><a href="http://www.des-france.org/accueil/index.php" target="_blank" rel="noopener">Réseau D.E.S. France</a></li>
<li><a href="https://www.aides.org/" target="_blank" rel="noopener">AIDES Gironde</a></li>
</ul>
<p>
</div><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2021/01/25/3-categories-de-femmes-particulierement-exposees-aux-cancers-du-col-de-luterus/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Marketing et publicité alimentaire : les enfants en ligne de mire</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/12/21/marketing-et-publicite-alimentaire-les-enfants-en-ligne-de-mire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 16:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Le 24 juin 2020, une </strong><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2020/exposition-des-enfants-et-des-adolescents-aux-publicites-des-produits-gras-sales-et-sucres-quelles-preconisations-d-encadrement" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>étude de Santé Publique France</strong></a><strong> a mis en avant le fait que plus de la moitié des publicités vues par les enfants et les adolescents concernent des produits gras, salés, sucrés. Pourtant, début mars 2020, le </strong><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b2488_etude-impact" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et à la souveraineté</strong></a><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b2488_etude-impact" target="_blank" rel="noopener"><strong> culturelle à l’ère numérique</strong></a><strong>, passé en Commission des affaires culturelles et de l&rsquo;éducation à l’Assemblée nationale, ne va pas dans le sens d’un meilleur encadrement du marketing et de la publicité alimentaire pour les enfants.<br />
</strong><strong>Parmi les articles de ce projet de loi, le n°54 vise précisément la charte alimentaire du Conseil supérieur de l’audiovisuel (</strong><a href="https://www.csa.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>CSA</strong></a><strong>). Malgré les recommandations du Conseil National de l’Alimentation (<a href="https://cna-alimentation.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CNA</a>), de la Cour des comptes, de l’INSERM, de l’INPES ou de l’OMS et face à l’augmentation de l’obésité, notamment infantile, et des maladies chroniques, le texte manque pourtant d’ambition. Il ne retient pas vraiment les recommandations actuelles de grandes institutions et des associations qui proposent d’encadrer très sérieusement la diffusion des publicités auxquelles seraient exposés les enfants, concernant les produits alimentaires nuisibles à la santé.</strong></p>
<h3><strong>Marketing et publicité alimentaire font grossir…</strong></h3>
<p>Ce constat n’est pas nouveau et avait déjà fait réagir les pouvoirs publics avec la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&amp;idArticle=LEGIARTI000021666254&amp;dateTexte=20120611" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Loi de santé publique du 9 août 2004</a>, qui impose de préciser à la fin des spots publicitaires des messages que nous connaissons désormais plutôt bien, à savoir qu’il faut manger au moins cinq fruits et légumes par jour, pratiquer une activité physique régulière, éviter de manger trop gras, trop sucré, trop salé et de grignoter entre les repas. Mais cela suffit-il pour contrecarrer les effets de la publicité de ces produits ultra-marketés ? C’est d’autant moins certain que dans sa <a href="https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/agir-sur-comportements-nutritionnels" target="_blank" rel="noopener noreferrer">synthèse sur les comportements nutritionnels</a> de 2017, où la question a été soulevée, l’INSERM recommande « <em>d’interdire les publicités télévisées pour certains produits alimentaires durant les plages horaires visionnées par un nombre important d’enfants</em> ».</p>
<h3><strong>Marketing et publicité alimentaire : des enfants sous influence</strong></h3>
<p>Les études sont formelles sur le sujet, ainsi que le rappelle le rapport de l’INPES de 2014 sur les « <a href="http://cupy.fr/wp-content/uploads/INPES-Publicites-alimentaires-destination-des-enfants-adolescents.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Publicités alimentaires à destination des enfants et des adolescents </a>» où était mentionnée l’enquête <em>Tracking</em> réalisée par l’INPES en 2013 et qui révélait, d’après les parents interrogés, que 69% des enfants ou adolescents leur réclamaient, au moins de temps en temps, des produits alimentaires vus à la télévision. Le rapport expose également plusieurs études, menées dans divers pays, qui ont montré une corrélation entre l’exposition des enfants à publicité alimentaire télévisée et l’obésité.<br />
Le fait est qu’en France, <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1122.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">d’après la Direction de la recherche, des études, de </a><a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1122.pdf" target="_blank" rel="noopener">l’évaluation et des statistiques</a> (DREES), en 2017, 18% des élèves de troisième en France étaient en surpoids et 5% étaient obèses. Ces chiffres étaient en hausse depuis 2009, surtout chez les filles. Mais au-delà des publicités télévisées, il devient également important d’encadrer celles diffusées sur les supports numériques, largement utilisés par les enfants.<br />
Evoquons enfin <a href="https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-obesite-infantile-dites-stop-a-la-publicite-pour-la-malbouffe-n82691/">l&rsquo;étude publiée en septembre 2020 par l&rsquo;UFC Que-Choisir</a>, <span class="">qui se base sur l’analyse de 7150 spots publicitaires et montre notamment que </span>88 % des spots pour des produits alimentaires destinés aux enfants concernent des aliments de Nutri-Score ‘D’ et ‘E’, c&rsquo;est à dire les plus mauvais scores nutritionnels (contre 43 % pour les aliments ‘tous publics’). Il n’y AUCUN spot pour enfants qui concernent des produits au Nutri-Score A ou B.</p>
<h3><strong>Des mesures pour l’instant insuffisantes</strong></h3>
<p>Un pas a <span style="float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none;">déjà é</span>té franchi, avec l’application de la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033658678&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Loi « Gattolin »</a> en 2018, qui supprime la publicité commerciale dans les programmes jeunesse de la télévision publique.<br />
De son côté, le Conseil national de l’audiovisuel (CSA) a effectivement revu avec plus d’ambition sa charte alimentaire, signée le 30 janvier 2020, encourageant notamment la présence de repères comme le Nutri-score dans les messages publicitaires et élargissant le périmètre de la charte à la radio et aux acteurs du numérique. Malheureusement, les engagements collectifs et les messages de tempérance semblent avoir montré leurs limites.</p>
<h3><strong>Marketing et publicité alimentaire : des recommandations pourtant claires sur l’exposition des enfants</strong></h3>
<p>De nombreuses institutions nationales et internationales, comme l’<a href="http://www.euro.who.int/fr/health-topics/disease-prevention/nutrition/news/news/2018/10/policies-to-limit-marketing-of-unhealthy-foods-to-children-fall-short-of-protecting-their-health-and-rights" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Organisation mondiale de la Santé</a> (OMS), s’accordent sur les effets inquiétants de la publicité sur les enfants concernant la promotion des boissons et aliments néfastes à leur santé.<br />
Deux récents avis du <a href="https://cna-alimentation.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Conseil national de l’alimentation</a> (CNA), l’avis 81 concernant l’<a href="https://cna-alimentation.fr/download/avis-n81-alimentation-favorable-a-la-sante/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">alimentation favorable à la santé</a> et l’avis 84 sur l’<a href="https://cna-alimentation.fr/download/avis-n84-education-a-lalimentation/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">éducation à l’alimentation</a>, intègrent des recommandations visant à mieux encadrer la publicité et le marketing alimentaire, notamment lorsqu’ils touchent les moins de 16 ans.<br />
De son côté, la cour des comptes dans son rapport de 2019 sur <a href="https://www.ccomptes.fr/system/files/2019-12/20191211-rapport-prevention-prise-en-charge-obesite.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La prévention et la prise en charge de l’obésité</a> suggère, entre autres choses, « <em>d’élargir, par la voie législative, le champ d’application de la loi Gattolin au secteur audiovisuel privé par exemple, en définissant une liste d’aliments qui seraient exclus de la publicité, en s’appuyant sur le Nutri-score ou sur tout autre moyen d’affichage </em>». Le rapport fait également un tour d’horizon des mesures prises dans divers pays sur le sujet. Ainsi, par exemple, la Suède, la Norvège et le Québec interdisent déjà la publicité en direction des enfants depuis plus de 25 ans. En Grande-Bretagne, la publicité pour les produits alimentaires peu sains est interdite lors des programmes pour enfants ou vus par un grand nombre d’entre eux.</p>
<h3><strong>Les associations de patients montent au créneau</strong></h3>
<p>François Rullier, qui a participé aux groupes de concertation pour les avis 81 et 84 du CNA au nom de <a href="https://france-assos-sante.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Assos Santé</a> (qui regroupe 85 associations nationales de patients) précise : « <em>J’ai participé aux débats du CNA avec l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire. Il apparaît que l’unanimité ne se fait pas sur les moyens à mettre en œuvre pour limiter la publicité alimentaire visant les enfants : certains acteurs souhaitent rester au stade de régulation avec des codes de bonne conduite, que nous jugeons insuffisants ; d’autres &#8211; et notamment les associations de consommateurs membres de France Assos Santé &#8211; demandent une règlementation plus stricte. Les enjeux économiques sont en effet considérables, du fait des budgets actuellement dépensés par les annonceurs auprès des divers supports de publicité. </em><em>Chez France Assos Santé, notre position est de limiter la diffusion de messages publicitaires aux heures de grande écoute des enfants, sur l’ensemble des chaînes, des radios et sur les supports numériques, pour les aliments nuisibles à leur santé induisant surpoids, obésité, maladies chroniques ou addiction. Nous nous sommes appuyés sur le Nutri-score et visons ainsi les aliments ayant une note inférieure ou égale à C. </em>».<br />
Cette position est soutenue par plusieurs associations de consommateurs et de patients dont la <a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/?gclid=Cj0KCQiAwP3yBRCkARIsAABGiPpfA8N2qd7ieEIjwrKuO1JBg8jLLAYUPZymidJyT7oUhApDYhLCjdoaAiytEALw_wcB" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération française des diabétiques</a> qui, sur la base des travaux de leurs <a href="https://egdiabete.federationdesdiabetiques.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">États généraux du diabète et des diabétiques</a>, avait d’ailleurs préparé deux amendements au <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b2488_etude-impact" target="_blank" rel="noopener noreferrer">projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et à la</a> <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b2488_etude-impact" target="_blank" rel="noopener">souveraineté culturelle à l’ère numérique</a>. Manon Soggiu, responsable des affaires publiques de la Fédération française des diabétiques nous explique que : « <em>Les amendements que nous avions préparés dans le cadre de l’article 54 du projet de loi et qui ont été déposés par les parlementaires que nous avons sollicités, soulignent le manque d’encadrement par rapport à la publicité des produits alimentaires néfastes pour la santé et proposent, soit de supprimer la diffusion de publicité pour ces produits dans les programmes destinés à la jeunesse, soit d’obliger les annonceurs à l’affichage du Nutri-score. Malheureusement, toutes nos demandes ont été rejetées à l’Assemblée nationale mais nous restons mobilisés sur le sujet ! </em>».</p>
<p>Le combat continue mais il risque donc d’être encore difficile face aux lobbies de l’alimentation…</p>
<p><strong>France Assos Santé a réalisé deux vidéos sur le marketing alimentaire à destination des enfants, portées par plusieurs associations et un parrain, Pierre Richard </strong><strong>&gt;&gt; <a href="https://france-assos-sante.org/actualite/pierre-richard-parrain-de-france-assos-sante-dans-la-lutte-contre-lobesite-infantile/">Consultez-les</a> !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>NOS ARTICLES SUR LE MÊME THÈME</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2020/06/30/interview-le-conseil-national-de-l-alimentation-face-au-marketing-et-a-la-publicite-alimentaire-pour-les-enfants/">Interview : Le Conseil national de l’alimentation face au marketing et à la publicité alimentaire pour les enfants</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2019/03/12/les-enfants-prennent-ils-de-bonnes-habitudes-alimentaires-a-lecole/">Les enfants prennent-ils de bonnes habitudes alimentaires à l’école ?</a></li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Connaissez-vous le Slow diabète ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/11/05/le-slow-diabete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2020 11:12:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Le Slow Diabète est né de la formalisation des idées et des outils mis en place durant le premier confinement par la </strong><a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Fédération Française des diabétiques</strong></a><strong>, pour permettre aux patients diabétiques de vivre, le plus sereinement possible, cette période troublée et souvent angoissante pour les malades chroniques.<br />
</strong><strong>Forts de leur succès, ces rendez-vous en ligne sont devenus une série de programmes thématiques, organisée sous le nom de Slow diabète et qui propose aux patients diabétiques de changer leur regard sur le diabète.</strong></p>
<h3><strong>Le Slow diabète, un nouveau concept ?</strong></h3>
<p>Selon Carole Avril, directrice générale de la Fédération Française des diabétiques, l’idée centrale est de rendre au diabète sa juste place, pour faire en sorte que ce ne soit pas le diabète qui définisse la vie des malades mais qu’au contraire, les personnes diabétiques puissent avant tout définir leurs projets, leurs envies puis y intégrer les contraintes liées au diabète. Face à une telle maladie, aux traitements lourds et à vie, aux problèmes de santé éventuels que le diabète génère, certains patients lâchent la rampe et ne se soignent même pas. D’autres au contraire sont dans le contrôle absolu de leur glycémie et de leur hygiène de vie au point de s’oublier eux-mêmes.<br />
Les programmes du Slow diabète sont comme une parenthèse pour prendre le temps de définir quelle est la place du diabète dans la vie de chaque malade, que ce soit au niveau professionnel, social, affectif, etc.<br />
A travers des ateliers et conférences en ligne, l’objectif est avant tout de prendre soin de soi, de développer de la bienveillance par rapport à soi-même et à la maladie.<br />
Pour Carole Avril, ce n’est pas un nouveau concept. Elle précise : « <em>Nous avons demandé quelle était leur vision du Slow diabète à tous les intervenants et patients qui ont participé aux divers visio-rendez du Slow diabète, depuis le début du premier confinement. En réalité, chacun a sa définition du Slow diabète. Il n’y a pas une « bonne » façon, idéale et unique, de bien vivre avec le diabète et certains patients avaient l’impression d’avoir d’ailleurs trouvé depuis longtemps ce rythme de vie doux et apaisé avec le diabète. </em>»</p>
<h3><strong>Que trouve-t-ton dans les programmes du Slow diabète ?</strong></h3>
<p>La FFD a lancé une enquête auprès des participants « pionniers » du programme mis en place lors du premier confinement. Les patients ont donc été associés à la co-construction du Slow diabète.<br />
Ainsi, dès juillet, un premier programme de 3 semaines était proposé, rassemblant déjà 2750 inscrit. Au programme, il y avait l’intervention :</p>
<ul>
<li>D’une sophrologue qui proposait d’apprendre à « ralentir »</li>
<li>D’une psychologue qui expliquait comment prendre soin de soi, en travaillant sur les jugements souvent négatifs que l’on porte sur nous-mêmes</li>
<li>D’un diabétologue qui proposait d’apprendre à savourer les plaisirs simples</li>
</ul>
<h3><strong>Le Slow diabète spécial « Fêtes de fin d’année » a commencé !</strong></h3>
<p>Parmi les demandes formulées par les « pionniers » du Slow diabète du 1<sup>er</sup> confinement, les enjeux diététiques sont souvent apparus. C’est pourquoi le nouveau programme lancé le 2 novembre 2020, autour du thème des fêtes de fin d’années a pleinement intégré cette question. En effet, les fêtes sont, pour beaucoup de personnes diabétiques, un moment difficile à passer. Entre les proches qui scrutent les assiettes et calculent chaque morceau de sucre avalé, la crainte de voir ses glycémies s’envoler et de devoir gérer des hypo et hyperglycémies parfois éprouvantes, la frustration de ne pas pouvoir manger ce que l’on souhaite, comme les autres le font, de nombreux patients diabétiques vivent mal ces repas de fête. L’idée de ce nouveau programme est donc toujours de porter un regard bienveillant sur soi et son rapport à la maladie.</p>
<p>Au menu pour la première semaine du Slow diabète Fêtes, il est donc prévu :</p>
<ul>
<li>Lundi 2 novembre, un point sur la gestion de ses émotions avec une psychologue</li>
<li>Mardi 3 novembre, l’intervention d’une diététicienne</li>
<li>Mercredi 4 novembre, des témoignages de patients</li>
<li>Jeudi 5 novembre, un atelier de 45 minutes de danse en ligne</li>
<li>Vendredi 6 novembre, des réponses aux questions des patients en direct</li>
<li>Samedi 7 novembre, un atelier pour cuisiner ensemble en ligne, un plat de fêtes</li>
<li>Dimanche 8 novembre, une « bulle de lenteur ».</li>
</ul>
<h3><strong>Un rapport au corps à valoriser</strong></h3>
<p>Carole Avril explique que lorsque l’on est diabétique, on est souvent beaucoup dans le contrôle. La tête fonctionne bien, surtout pour calculer les glucides que l’on ingère, mais certains malades se sentent parfois un peu détachés de ce corps qui n’est pas aussi performant qu’ils l’espéraient. Ils ont tendance à le délaisser, voire à le détester parfois.<br />
Le Slow diabète est pour la FFD une belle occasion de se réconcilier avec son corps, de cesser de le dénigrer et de porter sur lui un regard enfin bienveillant. C’est pourquoi, dès les premiers rendez-vous en ligne lors du confinement de mars, des séances de yoga, animée par une professeure, elle-même diabétique, avait été proposées. Pour le programme spécial Fêtes, c’est la danse qui est mise à l’honneur !</p>
<h3><strong>Le Covid en filigrane du Slow diabète</strong></h3>
<p>Le Slow diabète est né des conséquences de la crise du Covid-19 et puisque l’ensemble du programme est à suivre en ligne, il peut devenir une douce récréation pour les malades diabétiques, à l’heure de ce nouveau confinement.<br />
Les fêtes ne sont malheureusement déjà pas toujours simples pour les malades diabétiques mais cette année il y a des précautions supplémentaires à prendre avec le Covid, que la FFD ne manquera pas d’aborder, au cours de interventions de ce nouveau Slow diabète.</p>
<h3><strong>Modalités et infos pratiques</strong></h3>
<p>Les programmes Slow diabète se déroulent en ligne. Les inscrits reçoivent des emails pour leur proposer des rendez-vous en ligne sur Facebook et Youtube, à vivre en direct ou en replay.<br />
Un groupe privé sur Facebook a également été mis en place pour faciliter les échanges.<br />
Pas d’inquiétude pour ceux qui ne se sont pas encore inscrits au Slow diabète Fêtes qui démarrait le 2 novembre 2020 et se poursuit jusqu’au 22 novembre. Ils peuvent encore s’inscrire et retrouveront sans problème les rendez-vous des jours précédents.</p>
<p>Voici le lien pour s’inscrire au Slow diabète Fêtes qui se déroule du 2 au 22 novembre 2020 : <a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/diabete/abonnement-programme-slow-diabete" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.federationdesdiabetiques.org/diabete/abonnement-programme-slow-diabete</a></p>
<p>NOS ARTICLES SUR LE MÊME THÈME :</p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2018/04/13/alimentation-activite-physique-et-diabete/">Alimentation, activités physiques et diabète</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2016/10/11/diabete-et-sante-dentaire/">Diabète et santé dentaire</a></li>
</ul>
<p>
</div><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2020/11/05/le-slow-diabete/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div>
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		<title>Sortir de l’obésité sans faire de régime</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/10/23/sortir-de-lobesite-sans-regime/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 13:35:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[Cela peut sembler contradictoire, mais pour sortir du surpoids ou de l’obésité, les régimes ne sont pas la bonne solution. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cela peut sembler contradictoire, mais pour sortir du surpoids ou de l’obésité, les régimes ne sont pas la bonne solution. Pour Nicolas Veyrie, chirurgien digestif et bariatrique à Paris, c’est une évidence, tout comme il semble essentiel de faire enfin reconnaître l’obésité en France comme une maladie chronique à l’instar de nombreux autres pays. En effet, l’obésité nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, comme c’est le cas pour le diabète par exemple, mais sûrement pas de régimes à répétition qui, s’ils peuvent s’avérer efficaces sur un certain laps de temps, dérèglent en réalité l’organisme ? Ce dernier se met en situation de « survie » et, à la première occasion, il récupère le poids perdu, avec systématiquement une reprise pondérale plus importante.<br />
</strong><strong>Est-ce possible cependant de stabiliser, voire de perdre du poids sans se priver, sans frustration, et finalement de sortir de l’obésité sans faire un régime ? C’est en tout cas l’un des buts recherchés et la raison pour laquelle il est important de consulter des thérapeutes spécifiquement formés à la prise en charge du surpoids et de l’obésité, sans attendre d’en être à un stade avancé.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>INTERVIEW DE NICOLAS VEYRIE, CHIRURGIEN DIGESTIF ET BARIATRIQUE </u></strong></p>
<h3><strong>66 Millions d’Impatients : Pourquoi et qui consulter pour sortir du surpoids ou de l’obésité ?</strong></h3>
<p><strong>Nicolas Veyrie :</strong> En France, on peine à reconnaître que l’obésité est une maladie et qu’elle mérite une prise en charge médicale au même titre que les maladies cardiovasculaires ou le diabète, par exemple. On est dans une vision auto-culpabilisante qui empêche finalement les malades d’aller tout simplement se faire soigner par des professionnels. Ils privilégient la plupart du temps des régimes alimentaires « maison » restrictifs, inadaptés, qui dérèglent leur métabolisme et sont finalement contre-productifs, voire délétères.<br />
Quand on a un cancer ou un diabète, on ne rentre pas chez soi et se disant qu’on va s’en sortir tout seul ! Pourquoi n’est-ce pas une évidence qu’il faille faire de même quand on souffre d’obésité ? Le résultat est qu’au lieu de prendre en charge des patients précocement, ces derniers attendent souvent d’être « en bout de course », désespérés, voire à des stades très avancés dans l’obésité.<br />
On peut, en premier lieu, parler de ses problèmes de poids à son médecin traitant, mais ces derniers n’étant souvent pas spécifiquement formés à la prise en charge du surpoids et de l’obésité, il vaut mieux lui demander d’être orienté vers des structures spécialisées qui travailleront en lien avec ce médecin. Les équipes spécialisées dans le surpoids et l’obésité sont, la plupart du temps, pluridisciplinaires, et permettent de consulter, selon ses besoins, un chirurgien bariatrique, un médecin nutritionniste et endocrinologue, un.e diététicien.ne, un.e psychologue, etc.<br />
Malheureusement en France, hormis dans les structures hospitalières, les diététiciens et psychologues, pourtant indispensables dans le parcours de soin de l’obésité et obligatoires dans le cadre d’une prise en charge chirurgicale de la maladie, ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie. Il est temps de donner de vrais moyens aux équipes soignantes.</p>
<h3><strong>Comment expliquez-vous que l’on peut sortir de l’obésité sans faire de régime ?</strong></h3>
<p>Cela semble contre-intuitif, mais il faut tout d’abord comprendre que le corps est programmé pour survivre en cas de restriction alimentaire ou modification trop brutale de sa balance énergétique. Cela fait une petite décennie que l’on commence à comprendre la physiopathologie de l’obésité. D’un individu à un autre, cette capacité à stocker est plus ou moins marquée, expliquant en partie, que nous ne soyons pas égaux face à la prise de poids.<br />
Le corps va tout d’abord émettre des signaux d’alerte pour nous prévenir du danger du manque d’apports énergétiques, tels que la faim et la frustration. Il va également sur-réagir via des mécanismes de défense, si on le met au « régime », c’est à dire qu’on le prive des apports énergétiques habituels, souvent en augmentant ses dépenses énergétiques, en pratiquant notamment plus d’activité physique. En réaction, l’organisme, va alors abaisser son métabolisme de base. Expliquons cela avec l’exemple d’une femme adulte dont la consommation énergétique moyenne de base, de nos jours, est d’environ 1600 à 1800 kilocalories par jour pour être à l’équilibre par rapport à ses dépenses énergétiques. Si d’un seul coup cette balance énergétique est perturbée, le corps va abaisser son métabolisme de base, disons à 900 kilocalories. Au début, on perd donc rapidement du poids, principalement du muscle et de l’eau et peu de masse grasse. Cependant, lorsque l’on reprend au mieux une alimentation normale et au pire que l’on rattrape les jours ou semaines de frustration en mangeant plus qu’avant son régime, du fait que le métabolisme de base reste alors bloqué à 900 kilocalories, on reprend forcément plus de poids qu’avant le fameux régime. Pire, si vous baissez vos apports énergétiques, le cerveau lui, enregistre les calories non consommées qu’il considère comme dues. Il peut éventuellement faire « crédit » pendant quelques semaines ou quelques mois, mais peu à peu, il finira par récupérer son dû. Des études montrent, que même inconsciemment, des personnes qui ont fait un régime, ont tendance à manger plus, tant en quantité qu’en qualité, lorsqu’ils arrêtent leur régime.<br />
Finalement, le corps s’est senti agressé et, en vue d’une prochaine agression, il va progressivement développer des niveaux d’alerte plus affinés et plus précoces. Tous les mécanismes de défense pour bloquer la perte de poids, puis reprendre ce poids perdu vont se durcir au fur et à mesure que l’on fait des régimes à répétition, ne faisant qu’accélérer le mouvement vers l’obésité. C’est un concept très difficile à expliquer aux personnes qui ont des problèmes de poids, mais les régimes non médicalisés sont à condamner.</p>
<h3><strong>Comment soigne-t-on alors l’obésité sans faire de régime ?</strong></h3>
<p>Les gens confondent le fait de prendre en charge cette maladie qu’est l’obésité et ses complications, et le fait de stabiliser son poids ou d’en perdre. L’idée n’est pas de se fixer sur une perte de poids immédiate mais sur l’amélioration de la qualité de vie des patients.<br />
D’ailleurs, dans les centres antidouleur ou de soins palliatifs, on ne guérit pas forcément la maladie des patients, on cherche principalement à améliorer leur qualité de vie. C’est finalement le principal objectif auquel on doit tendre lors de la prise en charge d’un patient obèse. Soigner l’obésité n’est pas soigner un chiffre sur une balance ! Il n’y a d’ailleurs pas de poids idéal. Celui-ci est déterminé génétiquement, au même titre que notre taille et en fonction de son sexe, son âge, sa masse musculaire, mais aussi des codes esthétiques des sociétés dans lesquelles évolue le patient et encore une fois de la notion propre et individuelle de qualité de vie.<br />
Ajoutons que pour une personne obèse, des gestes aussi simples que marcher, monter des escaliers, ou se laver sont parfois presque impossibles. En outre, les répercussions sur la vie sociale, amoureuse et intime peuvent être dramatiques pour certains.<br />
La prise en charge de l’obésité consiste donc, dans un premier temps, à stabiliser le poids des patients, plus que d’en perdre, de sortir du cercle vicieux de la perte/reprise de poids systématique. Bien évidemment il s’agira également de prendre en charge les éventuelles et malheureusement courantes maladies associées à l’obésité, comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’apnée du sommeil, les problèmes hépatiques ou articulaires etc.<br />
Par ailleurs, il est fondamental de souligner que plusieurs types et stades d’obésité existent, se différenciant essentiellement sur la présence ou non de comorbidités associées, et de leur capacité à plus ou moins « résister » aux diverses prises en charge.<br />
Par exemple, dans l’obésité morbide, il est primordial de comprendre que l’obésité « résiste, s’enkyste, et s’autonomise », expliquant les échecs en masse de tous types de régimes. Pour ce type de patient, la chirurgie, elle seule actuellement, est assez puissante pour permettre de changer de catégorie de poids et surtout se mettre à l’abri de l’évolution de ces obésités difficiles à prendre en charge. La chirurgie n’est pas le seul traitement de l’obésité, mais un des traitements utilisés dans la prise en charge de l’obésité morbide.</p>
<h3><strong>Même sans régime, une perte de poids peut avoir lieu ?</strong></h3>
<p>En dehors des patients souffrant d’obésité morbide dont la perte de poids est extrêmement difficile sans « aide », essentiellement chirurgicale, et avec une prise en charge adaptée et bienveillante, on peut heureusement, bien sûr, perdre du poids sans AUCUN régime. Cela prend du temps et s’avère souvent compliqué car la prise en charge de cette maladie fait appel à de nombreux paramètres (psychologiques, endocriniens, hormonaux, comportementaux, etc.), différents d’un patient à l’autre, et fluctuants dans le temps.<br />
Le premier objectif est de stabiliser le poids, de stopper la prise de poids régulière. Pour y parvenir, il faut savoir prendre en compte les périodes de vie où l’on traverse des phases difficiles dans sa vie personnelle et/ou professionnelle car la part psychologique dans le rapport à la nourriture n’est pas à négliger. Elle doit être conscientisée et nécessite d’être soignée via cette approche médicale globale de la maladie.<br />
Le deuxième objectif est de lutter contre la frustration qui n’est pas gérable sur toute une vie. C’est toxique de penser que tout est basé sur la volonté, de s’imposer des challenges inadaptés, pour perdre du poids, puisque des réactions métaboliques sont aussi en jeu. C’est presque comme si on voulait s’imposer d’arrêter de respirer : c’est impossible. Peu à peu on culpabilise, on perd confiance en soi. De la même façon, s’il est important d’avoir une activité physique quotidienne et non forcément sportive, il n’est pas question de courir un marathon. Il peut suffire de marcher, monter les escaliers tous les jours, en fractionnant les efforts si besoin, en se fixant surtout des objectifs réalisables sur le long terme.<br />
Peu à peu, il est plus question de changer son alimentation sans frustration, en retrouvant du plaisir au goût, aux textures et surtout de remplacer la quantité par la qualité. On peut finalement manger de tout. Le principe est essentiellement d’avoir conscience de ce que l’on mange, du goût des aliments, de ce qu’ils nous apportent sur le plan nutritionnel et de la réelle sensation de faim. Enfin pour certains patients, il est souvent important de réintroduire la notion de convivialité autour des repas.<br />
Tout cela prend du temps à faire son chemin, mais peu à peu, la stabilisation, voire la perte de poids s’enclenchent durablement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>NOS ARTICLES SUR LE MÊME THÈME :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2018/03/23/obeses-tous-malades/">Obèses, tous malades ?</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2019/01/15/activite-physique-et-obesite/">Activité physique et obésité</a></li>
</ul>
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		<title>Covid-19 et troubles psychiatriques : la situation au GHU Paris après la fin du confinement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2020 07:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-12"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Avec une file active de 60 000 patients, le </strong><a href="https://www.ghu-paris.fr/fr"><strong>Groupe Hospitalier Universitaire Paris psychiatrie &amp; neurosciences (GHU Paris)</strong></a><strong>, né du rapprochement des hôpitaux Maison Blanche, Perray-Vaucluse et Sainte-Anne s’occupe d’un Parisien sur 40. C’est donc auprès du Docteur Catherine Boiteux, psychiatre, Chef de Pôle du secteur Ménilmontant et vice-présidente adjointe de la commission médicale d’établissement du GHU Paris, que nous sommes allés nous enquérir de la santé mentale des Parisiens suite à la crise sanitaire liée à la Covid-19.  </strong></p>
<p><strong>Selon le docteur Boiteux, trois phases se sont succédées depuis le début du confinement. Si la situation était calme au début, le GHU a retrouvé une activité très dense depuis la levée du confinement.</strong></p>
<p><strong>Pour la plupart, et en dehors des cas suivis avant l’épidémie, les patients souffrent de troubles anxieux, de troubles du sommeil, d’addictions. Il s’agit souvent de nouveaux patients, sans antécédents psychiatriques, avec étonnamment une assez grande proportion de jeunes adultes. Pour beaucoup ce seront probablement des troubles passagers peu sévères, mais certains patients ont particulièrement mal vécu cette crise sanitaire sans précédent et ont fait de graves décompensations psychiatriques, au point de devoir être hospitalisés.</strong></p>
<p><strong>Pour certains collègues du docteur Boiteux, ces nouveaux patients représentent la « deuxième vague » des malades indirectement atteints par la Covid-19. Pour elle, il s’agit plus vraisemblablement d’une lame de fond qui pourrait perdurer jusqu’en 2021.</strong></p>
<p>« <em>Cette situation incroyable, nous montre à quel point il est important de ne pas stigmatiser les personnes qui souffrent de troubles psychiatriques. Cette crise sanitaire prouve que cela n’arrive pas qu’aux autres, que l’on peut tous traverser un moment de fragilité, voire de détresse psychique douloureuse. </em>», souligne le docteur Boiteux.</p>
<h3><strong>Une première partie du confinement paradoxalement assez calme pour les psychiatres</strong></h3>
<p>Selon le docteur Boiteux, durant la première partie du confinement, les prises en charge en psychiatrie ont été assez calmes. D’abord parce que, comme le reste de la population, les usagers de la psychiatrie ont suivi les recommandations nationales qui priorisaient les situations d’urgence. Cette baisse de fréquentation s’est observée de la même manière pour les maladies « somatiques », c’est-à-dire relevant de la médecine générale. Cela pourrait aussi s’expliquer en partie par le fait que les personnes souffrant de troubles psychiatriques, ou les enfants avec des troubles ou phobies sociales ou scolaires, ont finalement apprécié de se retrouver dans leur cocon et ont bien vécu le confinement. C’est d’ailleurs un aspect que nous avions abordé dans notre article sur <a href="https://france-assos-sante.org/2020/05/08/malades-psychiques-proches-covid-19/">Les malades psychiques et leurs proches face au COVID</a> et dans celui sur <a href="https://france-assos-sante.org/2020/05/12/tdah-ecole-a-la-maison-et-retour-a-lecole/">TDAH – Ecole à la maison et retour à l’école</a>. C<span style="background-color: #ffffff; color: #333333; display: inline; float: none; font-family: Georgia,&amp;quot; times new roman&amp;quot;,&amp;quot;bitstream charter&amp;quot;,times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;">ependant, l</span>e problème est que certains malades ont suspendu leur traitement du fait qu’ils se sentaient mieux et ils ont fait par la suite des rechutes.<br />
Cette période de calme dans la première partie du confinement pourrait également avoir une explication sur le plan neurobiologique. En effet, le stress, que nous avons tous plus ou moins ressenti du fait du confinement soudain et de la peur d’être contaminé, entraine la libération de certains neuromédiateurs comme l’adrénaline. Ce type de neuromédiateurs permet d’assurer notre survie, notamment en nous stimulant face à un danger devant lequel nous agissons ou nous fuyons rapidement. Ainsi, ces neuromédiateurs nous empêchent-ils, par exemple, de sombrer dans la dépression. En cela le stress, dans sa phase aiguë, « fige » en quelque sorte l’apparition de certains troubles psychiatriques.</p>
<h3><strong>Les troubles psychiatriques des patients déjà suivis ont ressurgi durant la seconde moitié du confinement</strong></h3>
<p>Au cours de la seconde moitié du confinement, les équipes du GHU Paris ont commencé à revoir des patients déjà sujets en psychiatrie, qui avaient interrompu leur traitement par manque de vigilance ou parce qu’ils se sentaient mieux. Certains également souffraient de la promiscuité, puisqu’à Paris, les appartements ne sont pas très grands et il est <span style="display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;">parfois </span>difficile de faire abstraction de ses voisins. Le GHU Paris a aussi vu revenir quelques patients déjà suivis qui vivent en maisons d’accueil spécialisées, en foyers d’accueil médicalisés, ou en EHPAD. Ces derniers supportaient très mal le confinement et les mesures sanitaires strictes.</p>
<h3><strong>Une recrudescence des troubles psychiatriques au moment du déconfinement chez des personnes sans antécédents</strong></h3>
<p>Au moment du déconfinement, en plus des prises en charge des patients déjà suivis au GHU Paris, les équipes soignantes ont vu arriver des patients qui n’avaient aucun antécédent psychiatrique et qui ont pourtant fait des décompensations en traversant cette situation de crise sanitaire exceptionnelle. Ces patients, souvent par peur d’être contaminés, n’avaient pas osé se rendre plus tôt chez un médecin ou à l’hôpital.<br />
Si ces nouveaux patients qui consultent ou qui ont été hospitalisés depuis la fin du confinement, n’ont pas d’antécédents sur le plan psychiatrique, ils pouvaient, en réalité, avoir un terrain fragile. L’angoisse générée par la crise sanitaire a entrainé chez eux un premier épisode de troubles psychiques. Cela peut préfigurer l’apparition d’une pathologie chronique, comme une schizophrénie ou un trouble bipolaire mais seul le temps pourra permettre d’évaluer s’il s’agit d’un épisode isolé ou d’une maladie chronique qui débute.<br />
Le docteur Boiteux explique que d’autres patients, sans antécédent ni forcément de prédisposition à des troubles psychiques, se présentent aujourd’hui au GHU Paris, tout simplement parce qu’ils ont très mal vécu cette période et ont notamment associé l’épidémie à une profonde angoisse face à la mort. Ces patients ont peur et des difficultés à ressortir de chez eux et reprendre le cours de leur vie.<br />
Enfin, un troisième type de patients se présente depuis la fin du confinement. Ils ont développé ou augmenté des addictions à l’alcool ou aux drogues et ont besoin de soutien pour se soigner.</p>
<h3><strong>De jeunes patients, a priori sans facteur de risques de troubles psychiatriques, se présentent au GHU Paris depuis la fin du confinement</strong></h3>
<p>Le docteur Boiteux souligne que le GHU Paris ne s’attendait pas à recevoir autant de cas de jeunes adultes. Ils sont relativement nombreux, entre 20 et 30 ans, à présenter des symptômes de grande confusion, de bouffées délirantes parfois sévères, de dépression et d’anxiété. Le docteur Boiteux précise qu’il s’agit, pour la plupart, de jeunes gens a priori sans facteur de risque, bien insérés dans l’emploi et avec un cadre social et familial stable. D’après les premières observations, il apparaît que ces jeunes patients ont été très perturbés par le fait d’être brutalement coupés du monde, de leur monde, de leur vie sociale et professionnelle. Ce déséquilibre a été un facteur de stress sévère, au point que certains ont dû être hospitalisés.</p>
<h3><strong>Consulter rapidement si l’on sent une anxiété qui persiste</strong></h3>
<p>Plus tôt on consulte quand les troubles psychiques apparaissent et moins l’on n’aura besoin d&rsquo;un traitement médicamenteux parfois mal tolérés. Consulter pour un trouble anxieux post-confinement ne veut pas dire que l’on entre dans un circuit psychiatrique lourd pendant des mois ou des années. Quelques séances de psychothérapie peuvent suffire à apaiser les patients et surtout à éviter que les symptômes ne s’aggravent ou ne se chronicisent. Pour réagir rapidement, il ne faut pas hésiter à appeler les plateformes de soutien téléphonique pour être éventuellement réorienté vers les professionnels de santé adaptés selon son cas ou à contacter directement les centres médico-psychologiques (CMP) près de chez soi.</p>
<p>Plateforme Psy Ile-de-France<br />
13h-21h numéro vert gratuit, confidentiel : 01 4800 4800</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-33568 size-full" src="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/download.png" alt="" width="435" height="116" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/download.png 435w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/download-300x80.png 300w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/download-350x93.png 350w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/download-200x53.png 200w" sizes="(max-width: 435px) 100vw, 435px" /></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-12" data-row="script-row-unique-12" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-12"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-13"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2020/07/28/covid-19-troubles-psychiatriques-situation-ghu-paris-fin-confinement/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-13" data-row="script-row-unique-13" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-13"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-14"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-14" data-row="script-row-unique-14" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-14"));</script></div></div></div>
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		<title>Confinement et troubles alimentaires</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/04/16/confinement-troubles-alimentaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 16:20:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-15"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><strong>Qu’il s’agisse d’anorexie, de boulimie, d’orthorexie, d’hyperphagie ou bien d’autres, pour les 8 millions de personnes en France atteintes de troubles des comportements alimentaires (TCA), le confinement peut s’avérer être un moment très difficile à vivre s’il perturbe leurs habitudes alimentaires quotidiennes. </strong></h2>
<p><strong><br />
</strong>Cependant, les réactions des malades sont multiples, parfois tendues effectivement, mais aussi parfois apaisées voire bénéfiques. Morgane Soulier, la créatrice de <a href="https://www.feeleat.fr/lapplication/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">feeleat</a>, une application dont nous avions déjà parlé <a href="https://france-assos-sante.org/2019/02/22/une-appli-pour-accompagner-les-personnes-souffrant-de-troubles-alimentaires/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a> et qui accompagne les personnes souffrant de TCA, nous aide à y voir plus clair et encourage les malades à profiter de cette pause forcée exceptionnelle pour prendre le temps de s’écouter, de se confronter en conscience à ses troubles et peut-être aussi de parler à ses proches de ce sujet très tabou.</p>
<h2>Une écoute, un diagnostic et une réponse médicale au cas par cas<strong><br />
</strong></h2>
<p>Chaque trouble alimentaire se vit de façon singulière. Pour un thérapeute, il convient de dialoguer et comprendre le ressenti de chaque patient pour dégager ses besoins propres. Même si des protocoles de soin existent en fonction du type de troubles dont souffrent les patients, ces prises en charge doivent forcément être adaptées au cas par cas. Morgane Soulier a d’ailleurs voulu créer l’application FeelEat pour que les malades puissent noter leurs émotions et leur ressenti en fonction du contexte, du jour de la semaine, de l’heure de la journée ou des personnes qui les entourent afin de mieux identifier les moments où ils se sentent bien ou au contraire où ils vont être mis en difficulté. Ils peuvent également partager ces données avec le médecin qui les suit s’ils le souhaitent. Une fonctionnalité bien utile en ce moment où les consultations sont souvent suspendues et où le suivi des patients n’est pas toujours évident.</p>
<h2>Une routine chamboulée</h2>
<p>En effet, en cette période de confinement tout est complètement perturbé et les difficultés liées à d’éventuels troubles alimentaires sont exacerbées. Morgane nous confie d’ailleurs recevoir énormément de témoignages de personnes dont les repères sont totalement bouleversés. En temps normal, ces personnes ont créé une routine qui n’est évidemment pas bonne pour leur santé mais cette routine est importante pour maintenir un certain équilibre. Actuellement, entre les rendez-vous thérapeutiques parfois annulés et des situations de « frigos pleins ou vides », les malades ne savent plus comment réagir. L’ennui ou le stress peuvent avoir tendance à être comblés par la nourriture ce qui encourage alors le grignotage, voire des fringales ou des crises d’hyperphagie difficilement contrôlables. À l’inverse, pour d’autres, le confinement provoque une perte d’appétit et certains oublient même de manger. Nombreux se retrouvent également en permanence avec des proches. Ils ne peuvent donc pas manger ce qu’ils veulent, sont obligés de passer à table avec leur famille à des heures précises. Il se sentent alors constamment soumis au regard de leur entourage. Ceux qui paniquent à l’idée de grossir prennent inévitablement quelques kilos, et ceux qui se cachaient pour manger ne peuvent plus le faire. Il peut en résulter un sentiment de honte ou d’angoisse. Cette situation peut s’avérer extrêmement compliquée à gérer.</p>
<h2>La tentation des forums d’entraide souvent contre-productifs</h2>
<p>Lorsque les personnes souffrent de troubles alimentaires et sont particulièrement fragilisées, elles ont tendance à avoir l’impression que seules les personnes souffrant des mêmes troubles sont capables de comprendre ce qu’elles vivent. La facilité est alors d’aller sur des forums en ligne pour se plaindre et se faire plaindre. Selon Morgane, cela peut avoir des effets dévastateurs. Elle déconseille fortement ces forums où chacun est tenté de donner des conseils parfois parfaitement inadaptés, voire dangereux. Bon nombre de forums ne sont pas modérés et sont animés en partie par des personnes qui, soit ne sont pas sorties de la maladie, soit sont encore dans le déni ou n’ont tout simplement pas les connaissances pour donner des conseils en la matière. Au lieu d’aller sur ces forums, il est indispensable en cette période d’essayer d’effectuer un suivi à distance avec un professionnel de santé. Il est aussi important de tenir un journal pour noter ce que l’on ressent, sur papier, ou sur une application numérique.</p>
<h2>Le confinement : l’occasion d’une meilleure prise de conscience par rapport à son trouble alimentaire ?</h2>
<p>La situation actuelle rend inévitablement plus compliqué pour certains de fuir la réalité de leur situation et éventuellement de cacher leurs difficultés à leurs proches. Le confinement peut être, par la force de choses, l’occasion de prendre conscience pleinement de l’omniprésence de son trouble au quotidien et sortir du déni. Une fois cette prise de conscience, il est indispensable de vouloir aller mieux, d’arrêter de souffrir de ces difficultés en acceptant de se confronter à sa maladie et d’envisager un suivi avec un professionnel de santé. Le confinement présent offre l’opportunité d’entamer un dialogue avec son entourage qu’on aurait pas eu forcément le courage d’entamer en temps normal. Cela peut engendrer des moments extrêmement douloureux, à la fois pour les malades et les proches, qui peuvent culpabiliser et vivre cela comme un échec car ils n’avaient jusque là pas réalisé les souffrances du malade. Communiquer avec ses proches, leur exprimer ses difficultés quitte à aller à la confrontation, à la dispute et aux pleurs demeure une étape indispensable dans le protocole de soin. Malgré l’appréhension très compréhensible à traverser cette étape, le confinement est pourtant peut-être, pour certains malades, le moment opportun pour s’y confronter.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-15" data-row="script-row-unique-15" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-15"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-16"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2020/04/16/confinement-troubles-alimentaires/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-16" data-row="script-row-unique-16" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-16"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-17"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-17" data-row="script-row-unique-17" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-17"));</script></div></div></div>
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		<title>Mois sans tabac : à l’hôpital</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/11/27/mois-sans-tabac-hopital/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 14:59:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-18"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Bien que depuis 2007, la loi interdise de fumer dans l’enceinte des établissements de santé et malgré les panneaux d’interdiction bien en vue à l’intérieur, comme à l’extérieur, le Centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc à Dijon, comme beaucoup d’hôpitaux, a bien du mal à faire respecter cette interdiction de fumer.</strong></p>
<p><strong>« <em>Les patients fumeurs ont bien entendu le droit de continuer à fumer lorsqu’ils sont hospitalisés mais notre devoir en tant que soignants est de les aider à sortir de cette addiction</em>», explique le docteur Sylvie Zanetta, oncologue médicale et présidente du comité de tabacologie au Centre G.F. Leclerc.</strong></p>
<p><strong>Afin de se donner encore plus les moyens d’y parvenir, le Centre a donc mis en place l’intervention d’un agent de sécurité, chargé de rappeler, avec bienveillance, aux fumeurs, les consignes concernant la cigarette dans l’enceinte de l’établissement.</strong></p>
<h3>Même dehors, fumer est interdit…</h3>
<p>Cela fait longtemps que le Centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc à Dijon est inscrit dans une démarche « sans tabac », qui reflète la montée en puissance de la lutte contre le tabagisme, instaurée par les pouvoirs publics. Le docteur Sylvie Zanetta explique : « <em>Nous essayons d’améliorer au sein de notre Centre l’accompagnement des usagers fumeurs à arrêter de fumer, et tout simplement à faire respecter la loi de 2007 qui proscrit la consommation de tabac dans le périmètre des établissements de santé, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur du bâtiment. Cette année encore nous sommes d’ailleurs partenaires de « lieux de santé sans tabac ». Cependant, malgré toutes les mesures que nous avons prises, année après année, un point noir persiste autour de la gestion des abords immédiats de l’hôpital. Les gens ont bien compris qu’il n’était pas question de fumer à l’intérieur, mais ils se sentent libres de continuer à fumer à l’extérieur, même devant le panneau d’interdiction. </em>».</p>
<h3>La mise en place de « zones de tolérance » à l’extérieur des bâtiments</h3>
<p>Cette difficulté à faire respecter l’interdiction de fumer même à l’extérieur des murs des établissements de santé est bien entendu valable partout en France. Il est évident que les patients ont la liberté de continuer à fumer mais pour la direction des établissements, il faut malgré tout trouver des solutions pour faire respecter la loi et pour ne pas importuner les non-fumeurs avec un tabagisme passif devant les établissements ou aux abords des fenêtres de l’autre côté desquelles se trouvent du personnel ou des patients. En outre, laisser les patients ou les visiteurs fumer devant un établissement de santé, a fortiori devant un centre de lutte contre le cancer comme c’est le cas de celui de Dijon, envoie un message contre-productif par rapport à la politique de lutte contre le tabagisme. Le Dr Zanetta précise : « <em>Certains patients ou visiteurs, les patients fumeurs en sevrage notamment, se plaignent de voir des personnes fumer devant l’établissement. Pour un malade hospitalisé qui doit arrêter de fumer pour raison médicale, ou un ancien fumeur, c’est très dur de voir du monde fumer juste devant les portes du bâtiment.</em> ».</p>
<p>Le centre de Dijon a donc entrepris de mettre en place deux espaces extérieurs où il est toléré de fumer, un pour les patients et l’autre pour le personnel du centre, un peu à l’écart afin d’importuner le moins possible les autres usagers et le personnel, mais pas trop loin non plus car il reste humainement délicat de dire aux patients qui auraient des difficultés à se déplacer, ceux en fauteuil roulant ou qui aurait des perfusions particulièrement, de sortir fumer sur la voie publique.</p>
<h3>Un agent dédié à la lutte contre le tabagisme</h3>
<p>Pour faire en sorte que l’interdiction de fumer aux portes de l’établissement soit mieux respectée, le centre de Dijon a également missionné leur agent responsable du parking afin qu’il intervienne auprès des fumeurs pour leur demander d’aller jusqu’à l’espace extérieur où la cigarette était tolérée. Le docteur Zanetta constate « <em>Que le rapport humain vis à vis des fumeurs, pour leur expliquer, avec le sourire, de façon bienveillante pourquoi fumer devant l’établissement est interdit et qu’une zone est cependant aménagée pour eux, augmente nettement l’adhésion des fumeurs à respecter les consignes autour de la cigarette. Enfin les attroupements des fumeurs devant les portes d’entrée et les mégots partout par terre ont commencé à disparaître ! L’intervention de l’agent a été très positive. </em>».</p>
<p>Les arguments repris par l’agent sont évidemment en premier lieu que la loi tout simplement ne permet pas de fumer dans l’enceinte des hôpitaux, même à l’extérieur, et que cela cause une gêne pour les autres usagers et le personnel.</p>
<p>Malheureusement, l’agent en question a donné sa démission il y a quelques semaines, mais au vu du succès de ses interventions, le Centre compte bel et bien demander à son remplaçant de poursuivre cette mission.</p>
<h3>Un accompagnement personnalisé pour les fumeurs qui désirent arrêter</h3>
<p>En parallèle de ces mesures, le Centre Georges-François Leclerc a disposé des affiches un peu partout dans l’établissement avec le numéro de téléphone de la tabacologue. Il y a également des prospectus d’informations à disposition des usagers. Le Dr Zanetta précise : « <em>Au Centre, nous profitons de toutes les occasions, comme l’opération « Mois sans tabac » en novembre par exemple, pour faire un coup de projecteur sur la lutte contre le tabagisme. Nous avons conscience que les malades sont souvent bombardés d’injonctions, que l’on ne voit plus forcément les prospectus quand il y en a trop et qu’encore une fois, c’est la relation humaine qui pourra, plus que tout, améliorer la lutte contre le tabagisme. </em>»</p>
<p>L’ensemble des soignants du Centre est donc formé pour proposer une aide au sevrage tabagique. Des infirmières référentes dans tous les services peuvent prescrire les patchs nicotiniques et une tabacologue, le Dr Anne Humbert, intervient dans l’établissement pour les patients ainsi que pour le personnel. Le Dr Zanetta ajoute : « <em>Beaucoup de fumeurs ont du mal à croire que les substituts sont vraiment efficaces et quand ils essayent, ils sont parfois les premiers surpris de s’apercevoir qu’ils n’ont pas spécialement envie de descendre fumer leur cigarette à l’heure où ils en avaient l’habitude. </em>»</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-18" data-row="script-row-unique-18" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-18"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-19"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2019/11/27/mois-sans-tabac-hopital/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-19" data-row="script-row-unique-19" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-19"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-20"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-20" data-row="script-row-unique-20" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-20"));</script></div></div></div>
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		<title>Mois sans tabac : pourquoi consulter un tabacologue ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2019 14:31:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et comportements]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-21"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>La dépendance au tabac est considérée comme une maladie chronique, qui dure toute la vie, même chez les fumeurs qui ont réussi à arrêter de fumer. C’est une dépendance qui s’installe très vite, en quelques semaines et de façon tenace, même si l’on commence avec peu de cigarettes et sans que cela ne soit quotidien. Chez les adolescents dont le cerveau n’est pas encore mature, même avec quelques cigarettes de temps en temps, la dépendance s’installe encore plus rapidement que chez les adultes. Comparé à l’alcool ou à d’autres drogues comme la cocaïne ou l’héroïne, les études prouvent que le tabac est la substance addictive la plus difficile à arrêter. C’est pourquoi il existe des consultations dédiées pour aider les fumeurs à ne plus fumer grâce à un traitement médical et une prise en charge adaptée. Être accompagné par des professionnels de santé spécifiquement formés multiplie de 3 à 4 fois les chances d’un fumeur d’arrêter le tabac de façon définitive. Discussion avec le docteur Nathalie Wirth, médecin spécialiste en addictologie au centre hospitalier universitaire régional de Nancy. </strong></p>
<h3><strong>Quel professionnel de santé faut-il consulter ? Qui sont les tabacologues ?</strong></h3>
<p>« Tabacologue » est un terme français qui correspond au diplôme universitaire de tabacologie, une formation validante pour la prise en charge des patients fumeurs, ouverte aux médecins mais aussi aux psychologues, sages-femmes, infirmières ou infirmiers. Les médecins spécialisés en addictologie traitent évidemment l’addiction au tabac, mais également celle à l’alcool et aux drogues illicites.</p>
<p>Le docteur Nathalie Wirth, médecin spécialisée en addictologie au CHRU de Nancy précise : « <em>Il y a des consultations de tabacologie à l’hôpital, mais s’il est sensibilisé et formé à la question, un médecin généraliste en ville peut tout à fait accompagner un patient à arrêter le tabac. Il y a en réalité différents niveaux de prise en charge. Une personne peu dépendante pourra arrêter spontanément suite aux conseils avisés d’un professionnel de santé quand d’autres auront besoin d’une prise en charge plus longue avec un professionnel de santé spécialisé, voire d’un suivi en consultation hospitalière avec une équipe pluridisciplinaire. Dans tous les cas, les choses se règlent rarement en une consultation. Il s’agit de mettre en place un suivi sur le moyen ou le long cours. </em>».</p>
<p>
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</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-21" data-row="script-row-unique-21" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-21"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-22"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extrait du témoignage de Marie, 43 ans, Paris, à retrouver en intégralité <a href="https://france-assos-sante.org/2019/11/08/temoignages-anciens-fumeurs/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a></strong></p>
<p style="text-align: center;">« <em>Il y a deux ans, j’ai été voir un médecin addictologue que j’ai consulté 3 fois. J’avais le sentiment que mon corps était fatigué et que c’était le tabac qui était en cause. Chaque hiver notamment, j’avais des bronchites. À vrai dire, je n’avais pas la volonté d’arrêter et j’y allais pour des conseils. Cela n’a donc pas suffit à ce moment-là pour arrêter. Ce qui m’a sérieusement motivé c’est que j’ai eu un problème cardiaque quelques mois plus tard. </em>»</p>
<p>
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</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-22" data-row="script-row-unique-22" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-22"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-23"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Le « manque »</strong></h3>
<p>La nicotine contenue dans le tabac est une substance addictive, comme l’alcool ou les drogues illicites, qui agit sur des zones bien particulières du cerveau, entraînant des actions neurobiologiques. D’un individu à l’autre, le cerveau de chacun réagira différemment et la dépendance se manifestera plus ou moins durement. Le docteur Nathalie Wirth met en garde : « <em>Ce n’est pas la quantité de cigarettes qui détermine le niveau de dépendance et conséquemment l’intensité des signes de manque à l’arrêt du tabac. En général, les personnes qui parviennent à arrêter seules de fumer sont celles qui sont le moins dépendantes à la nicotine. Elles souffrent physiquement moins du manque à l’arrêt du tabac. </em>». En effet, certains fumeurs ressentent de véritables situations de souffrances physiques du fait du manque de nicotine. Celles-ci se manifestent par des envies de fumer impérieuses, de l’irritabilité, de la nervosité, voire de l’anxiété plus ou moins exacerbée. La sensation de manque peut avoir des répercussions sur le moral et entraîner des troubles de l’humeur. Elle peut également conduire à des troubles du sommeil ou de la concentration, à des fringales, qui peuvent alors entraîner une prise de poids (<a href="https://france-assos-sante.org/2019/11/15/prend-on-poids-arret-fumer/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire notre article sur le sujet</a>). Le sevrage de la nicotine dure environ 3 à 4 mois, et c’est la période où il y a le plus de rechutes chez les plus dépendants qui ont donc souvent besoin d’être accompagnés par un tabacologue.</p>
<h3><strong>Quand nicotine rime avec routine…</strong></h3>
<p>Parallèlement à la dépendance à la nicotine, une dépendance psychologique et comportementale s’établit. Des automatismes se mettent en place. Tout le quotidien du fumeur tourne autour de la cigarette qui saute presque systématiquement sur la moindre occasion de fumer. Des rituels s’installent, comme de fumer avec son café, en voiture, sans forcément avoir besoin de nicotine. Les situations de stress ou les moments de fêtes sont également des moments propices à fumer. Le fumeur gère finalement ses émotions avec la cigarette. Pour soigner cette dépendance  psycho-comportementale, le traitement pharmacologique prescrit par un tabacologue ou médecin addictologue est souvent associé à des thérapies cognitivo-comportementales. Ce sont des thérapies bien structurées et évaluées qui augmentent les chances d’arrêter la cigarette.</p>
<h3><strong>Les traitements pharmacologiques de sevrage tabagique</strong></h3>
<p>Parmi les traitements, en première intention, il y a bien sûr les substituts nicotiniques sous forme de patch, de pastilles, de gommes à mâcher, d’inhaleurs (à différencier des cigarettes électroniques), ou de sprays buccaux. Ce sont des médicaments en vente libre en pharmacie et remboursés par l’assurance maladie sur ordonnance, qui peut être établie par un médecin, un(e) infirmièr(e), une sage-femme, un masseur-kinésithérapeute, ou un chirurgien-dentiste.</p>
<p>En seconde intention, il existe des comprimés à base de « varénicline ». Ils ne peuvent être obtenus que sur prescription médicale et le traitement dure 12 semaines environ, qui correspondent à la durée nécessaire pour être sevré de la nicotine.</p>
<p>Le docteur Nathalie Wirth explique : « <em>Dans tous les cas, les médicaments traitent la dépendance à la nicotine et diminuent donc l’envie de fumer mais ne l’éliminent pas complètement. Les patients sont moins nerveux, n’ont en général pas de troubles du sommeil ou de prise de poids, mais les habitudes psycho-comportementales liées à la cigarette peuvent subsister. Certains patients qui ont arrêté de fumer continuent d’ailleurs à rêver de cigarette même après 15 ou 20 ans. Et pour ceux qui sont fortement dépendants à la nicotine, même après plusieurs années d’arrêt, il peut suffire de quelques bouffées de cigarette pour réenclencher la dépendance nicotinique et la reprise régulière du tabac.</em> »</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-23" data-row="script-row-unique-23" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-23"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-24"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
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<p style="text-align: center;"><strong>Extrait du témoignage de Marie, 43 ans, Paris, à retrouver en intégralité <a href="https://france-assos-sante.org/2019/11/08/temoignages-anciens-fumeurs/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a></strong></p>
<p style="text-align: center;">« <em>Pour leur faire mieux comprendre ce que je vis, je dis parfois que je suis une « ancienne alcoolique du tabac », car je suis persuadée qu’il suffirait que je prenne une bouffée de cigarette pour replonger. Cela fait rire les gens, mais ils cernent ainsi combien c’est difficile pour moi. </em>»</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-25" data-row="script-row-unique-25" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-25"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-26"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
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<h3><strong>Le tabac… la plus dure des drogues ?</strong></h3>
<p>Des études ont comparé les taux d’arrêt à 6 mois, pour des groupes placebo (qui n’ont donc pas de traitements mais l’ignorent) concernant le tabac, l’héroïne, la cocaïne, l’alcool. 44% des personnes dépendantes à l’héroïne ont réussi à arrêter. Elles sont 47% pour les dépendantes à la cocaïne et on tombe à 18% pour celles dépendantes l’alcool. Enfin, on descend très nettement chez les fumeurs puisque seuls 8% parviennent à arrêter de fumer dans les 6 mois. En réalité, sur une période d’un an, un fumeur dépendant qui déciderait d’arrêter la cigarette sans aide n’a que 3 à 5% de chance de parvenir à être abstinent. Les patients sous traitements, quant à eux, multiplient par 3 ou 4 les chances d’y arriver au bout d’un an. Le tabac est la substance addictive la plus difficile à arrêter. Il est donc urgent de faire en sorte que les fumeurs déculpabilisent et osent demander de l’aide. La plupart des fumeurs qui veulent arrêter de fumer sont réellement motivés mais arrêter la cigarette n’est pas une simple question de volonté. La dépendance au tabac est une maladie chronique, à vie, qui nécessite une prise en charge adaptée selon le niveau d’addiction du fumeur. Il ne faut pas hésiter à se faire aider, d’autant que les rechutes font partie du parcours du fumeur. Ce n’est pas parce que l’on rechute que l’on ne va pas y arriver.</p>
<p>En outre, malheureusement, il est prouvé que réduire sa consommation de tabac n’apporte aucun bénéfice pour la santé. Le docteur Nathalie Wirth explique : « <em>S’ils réduisent leur nombre de cigarettes, les fumeurs ont tendance, de façon inconsciente, à tirer plus fort sur chacune d’elle pour consommer finalement la même dose de nicotine qu’avant. C’est ce que l’on appelle le phénomène de compensation. La toxicité sera la même, alors que sur le plan comportemental, cela demande beaucoup d’efforts aux fumeurs de réduire leur nombre de cigarettes. En mesurant le taux de monoxyde de carbone expiré par des fumeurs qui ont réduit leur consommation, grâce à un CO Testeur, on constate qu’il n’y a pas d’amélioration par rapport à leur consommation d’auparavant. </em>»</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-27" data-row="script-row-unique-27" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-27"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-28"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2019/11/19/mois-sans-tabac-pourquoi-consulter-tabacologue/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-28" data-row="script-row-unique-28" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-28"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-29"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-29" data-row="script-row-unique-29" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-29"));</script></div></div></div>
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