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	<title>Santé et environnement Archives - France Assos Santé</title>
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	<title>Santé et environnement Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Pesticides SDHI : un futur scandale sanitaire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 14:01:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Que penseriez-vous d’un pesticide, qui, utilisé à la base comme fongicide et également comme vermicide, s’en prend en réalité à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que penseriez-vous d’un pesticide, qui, utilisé à la base comme fongicide et également comme vermicide, s’en prend en réalité à la fonction respiratoire présente dans n’importe quel organisme vivant ? Autoriseriez-vous leur utilisation sur 70 % des surfaces traitées de blé tendre, 80% en orge d’hiver (chiffres de 2014), ainsi que sur les fruits tels que les tomates, le raisin, les agrumes, les fraises ? Le répandriez-vous à grande échelle sur les pelouses, notamment des terrains de golf ou de football, sur lesquels jouent nos enfants, pour tuer les vers responsables du jaunissement des pelouses ? C’est pourtant ce que l’on fait avec les SDHI, une famille de pesticides qui, comme son nom complet l’indique (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) inhibe l’activité de l’enzyme SDH, appelée succinate déshydrogénase.</strong></p>
<p><strong>Cette enzyme, le directeur de recherches au CNRS Pierre Rustin, la connaît bien. En effet, il étudie les mitochondries (dont la fonction est de fournir de l’énergie aux cellules) depuis une quarantaine d’années, or la SDH est une enzyme présente dans les mitochondries et elle assure un rôle crucial dans leur fonction respiratoire. L’enzyme SDH est donc essentielle à tout organisme vivant sur terre, du plus petit au plus grand, qu’il soit animal ou végétal. C’est une donnée scientifique de base, unanimement reconnue. C’est pourquoi Pierre Rustin et sa collègue Paule Bénit de l’Inserm n’auraient pas même pu imaginer que l’on puisse autoriser la mise sur le marché d’un produit altérant cette enzyme SDH, jusqu’à ce qu’ils réalisent en 2017, que non seulement un tel produit avait obtenu une autorisation de mise sur le marché, mais que nous en usions tant, qu’il y en a désormais partout dans la terre, l’eau, l’air, les aliments que nous mangeons, etc. et que l’on en retrouve assez facilement dans nos cheveux désormais.</strong></p>
<p><strong>Effaré, il appelle, pour prévenir, l’Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (Anses), qui ne semble pas plus affolée que cela. Rejoint par de nombreux chercheurs, cancérologues, médecins, et toxicologues, du CNRS, de l’Inserm, de l’Université, et de l’Inra, le lanceur d’alerte cosigne alors, en avril 2018, une </strong><a href="https://www.liberation.fr/debats/2018/04/15/une-revolution-urgente-semble-necessaire-dans-l-usage-des-antifongiques_1643539" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>tribune publiée dans Libération</strong></a><strong> afin de faire bouger les institutions et d’avertir l’opinion publique. En janvier 2019, l’ANSES rend un </strong><a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/PHYTO2018SA0113Ra.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>avis sur les SDHI</strong></a><strong> et considère finalement que l’alerte est injustifiée. Pour Pierre Rustin, qui a accepté de répondre à nos questions, cet avis est incohérent. Probablement, des intérêts économiques l’ont-ils, une fois de plus, emporté dans cette affaire sanitaire qui met la biodiversité et la santé de tous en danger.</strong></p>
<p><strong>Face au lobby de l’agroalimentaire, que nous reste-t-il ? Avaler bien gentiment notre petit cocktail de pesticides journalier jusqu’à ce qu’un, puis deux, puis dix puis cent agriculteurs, jardiniers ou golfeurs, développent cancers, maladies neurologiques et meurent, pour que l’on puisse enfin prouver que les SDHI s’attaquaient bel et bien, comme on le leur avait demandé, aux fonctions respiratoires de nos cellules ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>INTERVIEW DE PIERRE RUSTIN, DIRECTEUR DE RECHERCHE AU CNRS ET LANCEUR D’ALERTE SUR LES SDHI</u></strong></p>
<h3><strong> </strong><strong>66 MILLIONS D’IMPATIENTS : Que savons-nous exactement de la toxicité des SDHI et de leur impact sur l’homme ou sur son environnement ?</strong></h3>
<p>PIERRE RUSTIN : Les SDHI, c’est certain, agissent sur une cible qui est présente dans tous les organismes vivants. Leur toxicité va ensuite dépendre des doses et de la fréquence d’exposition, de la façon dont ils sont ingérés, et éventuellement des interactions avec d’autres produits phytosanitaires ou chimiques de manière générale. Or tout ceci est très difficile à déterminer. Actuellement, la dose de toxicité chez l’homme est calculée sur la base de la dose fatale pour la souris, qui est tout simplement multipliée par un facteur arbitraire 100 ou 1000. On ne prend pas en compte, ni la fréquence, ni la durée de l’exposition, ni le fait qu’il puisse s’agir de bébés, de personnes âgées ou malades, de leur environnement chimique et des interactions possibles.<br />
Dans tous les cas, la fonction respiratoire des enzymes atteintes par les SDHI est une fonction que l’on trouve depuis les bactéries jusqu’à l’homme. Tous les êtres vivants sont concernés. Si l’on répand des SDHI dans un champ, on déséquilibre complètement la microflore du terrain, en créant des mutants de champignons notamment, mais peut-être également de bactéries ou d’autres micro-organismes. On sait également que la rémanence de ce produit est très longue, à l’instar de nombreux pesticides, puisque l’on retrouve encore des traces de pesticides interdits pourtant depuis plusieurs années.<br />
Cependant, à ce jour, nous n’avons pas la démonstration que les SDHI provoquent des maladies humaines ou aient tué des gens, d’autant que les maladies que l’on soupçonne causées par les SDHI sont des maladies dues à un dysfonctionnement des mitochondries, qui génèrent souvent des pathologies neurologiques, dont l’évolution est très lente. Le lien de cause à effet est d’autant plus compliqué à établir pour un SDHI donné, qu’à ce jour, 12 SDHI sont autorisés en France.<br />
Ce qui est certain en revanche, c’est qu’en laboratoire, de nombreux animaux et les cellules humaines meurent bel et bien sous l’effet des SDHI. Nous demandons donc, par précaution, de changer les modalités d’utilisation des produits contenants des SDHI, voire de retirer les autorisations de mise sur le marché.<br />
En outre, si pour l’homme on n’a pas de démonstration établie de maladies ou de décès directement imputables aux SDHI, on sait parfaitement que les SDHI tuent les vers de terre, puisque c’est précisément l’une des indications de ces pesticides. Les SDHI ont donc un lourd impact délétère sur la biodiversité. L’ANSES elle-même ne remet pas en cause ce constat. On se focalise beaucoup sur la toxicité directe des produits phytosanitaires sur l’homme, mais détruire la biodiversité c’est mettre également l’homme en grand danger pour sa survie.</p>
<h3><strong>Votre alerte fait suite à une découverte fortuite ?</strong></h3>
<p>Effectivement, nous écrivions une revue sur les mécanismes des cancers entrainés par le mauvais fonctionnement de la SDH. Nous cherchions des facteurs dans l’environnement qui pourraient interférer avec cet enzyme SDH et expliquer l’évolution de ces maladies humaines que l’on comprend peu. C’est alors que nous sommes tombés, totalement par hasard, sur les SDHI et que nous nous sommes rendu compte combien ils étaient massivement utilisés. Notre domaine de recherche, sur les mitochondries, ne nous amène pas forcément à nous intéresser aux pesticides. Nous n’avions pas connaissance de la mise sur le marché des SDHI, ni de la banalisation des leurs usages. Nous n’imaginions même pas que l’utilisation de tels produits soit possible, encore moins qu’ils puissent être répandus dans de telles quantités ! Pourtant dans l’histoire des pesticides, il y a eu d’autres produits dits phytosanitaires qui bloquaient également la fonction des mitochondries, c’est à dire leur respiration, et qui ont été retirés du marché. Pourquoi ceux-là ont-ils été et sont-ils toujours autorisés ?<br />
Des collègues californiens, dans les années 1970, avaient déjà alerté sur les effets extrêmement toxiques de ce qui étaient à l’époque l’« ancêtre » des SDHI et avaient bien recommandé de ne pas les utiliser dans la nature car il s’avéraient être très efficaces contre l’enzyme SDH des mammifères, donc sur l’enzyme humain.</p>
<h3><strong>Pourquoi l’ANSES n’est-elle pas aussi soucieuse que vous du danger que représentent ces pesticides ?</strong></h3>
<p>Lorsque, dans les heures qui ont suivies notre découverte, j’ai appelé l’ANSES pour leur en faire part, je m’attendais à ce qu’elle soit aussi effarée que nous, mais elle a finalement faiblement réagi et a émis, quelques mois plus tard, un avis bien peu alarmiste.<br />
C’est très difficile de donner une interprétation concernant l’avis de l’ANSES qui ne soutient finalement pas l’alerte que nous avons lancée. Honnêtement je ne comprends pas, car les arguments et études que nous avançons sont simples et imparables. J’hésite entre deux hypothèses. En premier lieu, le fait qu’étant impliqués dans la mise sur le marché des pesticides de façon générale, et des SDHI en particulier, il est très délicat pour l’Agence de revenir en arrière. Il est difficile de reconnaître que l’on a autorisé un produit que l’on aurait dû interdire. L’autre hypothèse est qu’ils subissent peut-être des pressions terribles de la part des milieux économiques et des laboratoires qui fabriquent ces pesticides.</p>
<h3><strong>L’ANSES s’est engagée à poursuivre ses recherches sur les SDHI. Sont-elles effectivement en cours ?</strong></h3>
<p>Absolument, mais ces recherches n’ont aucun intérêt. Il s’agit d’études rétrospectives d’épidémiologie qui ont peu de chances d’aboutir car on ne sait pas comment les gens ont pu être exposés aux SDHI et qu’encore une fois il s’agit de maladies neurologiques à évolution très lente. Si l’on veut espérer des résultats sérieux, cela prendra des années. L’Anses peut décider de continuer ces études, mais en attendant, il faut alors, par précaution, retirer les autorisations de mise sur le marché de ces produits.<br />
Les études que nous avons présentées à l’ANSES sont largement suffisantes pour faire prévaloir le principe de précaution mais cela ne va sans doute pas ni dans le sens de l’intérêt économique de certains, ni dans celui d’une pratique agricole basée exclusivement sur ce type d’usage des pesticides je pense.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>NOS ARTICLES SUR LE MÊME THÈME :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2020/07/01/fonds-indemnisation-victimes-pesticides/">Où en est le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides ?</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2019/08/09/jardinage-et-exposition-chimique-les-dangers-pour-les-femmes-enceintes-et-les-enfants/">Jardinage et exposition chimique : les dangers pour les femmes enceintes et les enfants</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2019/07/10/ne-plus-desinfecter-sa-maison-pour-lutter-contre-lantibioresistance/">Ne plus désinfecter sa maison pour lutter contre l’antibiorésistance ?</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Cet été je passe à l’éco-orgasme</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/08/17/eco-orgasme-sante-environnementale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 13:09:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[Qui a dit que les jeunes ne sont pas concernés par leur santé ? Les nouvelles générations, attaquées de toute [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qui a dit que les jeunes ne sont pas concernés par leur santé ? Les nouvelles générations, attaquées de toute part par les produits chimiques et empoisonnées par les perturbateurs endocriniens, semblent avoir compris ou vouloir comprendre comment leur environnement, notamment alimentaire et cosmétique, pouvait nuire sérieusement à leur santé, en plus de nuire à la planète.<br />
</strong><strong>Le mouvement </strong><a href="http://www.generationscobayes.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Générations Cobayes</strong></a><strong> se fait l’écho de cette jeunesse engagée, inquiète sans doute pour leur avenir, mais résolument pleine d’optimisme, de bonnes intentions, d’humour et à le recherche de solutions concrètes.<br />
</strong><strong>Les 1500 bénévoles de Générations Cobayes prêchent ainsi la bonne parole autour de ce qu’ils appellent des « conférences participatives » pour présenter leur concept d’« éco-orgasme ». Cela vous intrigue ? Nous aussi. De fait, nous y sommes allées (juste avant le confinement), et on vous raconte…</strong></p>
<h3><strong>Générations Cobayes, par qui, pour qui, pourquoi ?</strong></h3>
<p>Tout est parti d’un mouvement d’étudiants en 2009. Plusieurs amis venaient de perdre un de leurs camarades de classe atteint d’un cancer, à l’âge de 23 ans. Choqués, ils cherchent à comprendre comment de telles maladies peuvent se développer si précocement et s’il y a un moyen de les combattre. Abasourdis tout particulièrement par la recrudescence des maladies chroniques comme le diabète ou l’asthme, ils veulent en savoir plus. Ils rassemblent alors un conseil scientifique, sur lequel ils s’appuient pour mieux organiser leur réflexion, composé d’endocrinologues, de pédiatres, de biologistes de chercheurs en toxicologie, etc. Le but est d’agir auprès des jeunes afin de les prévenir des dangers que représentent les milliers de substances, pour la plupart chimiques, qui nous intoxiquent au quotidien, et de leur apprendre à les éviter.<br />
En 2013, le mouvement décide de changer de mode de communication afin de rallier un maximum de jeunes de 16 à 35 ans autour de la cause de la santé environnementale. Générations Cobayes naît officiellement, avec comme mot d’ordre, le refus de devenir les générations cobayes sacrifiées par les industriels, qui empoisonnent la planète et nous rendent malades.</p>
<h3><strong>La nouvelle communication de Générations Cobayes autour de l’éco-orgasme</strong></h3>
<p>Il était nécessaire, pour parler aux jeunes de ces sujets plutôt moroses, de les aborder avec un angle mordant, amusant, utile, et c’est ainsi qu’est né le concept d’éco-orgasme. L’idée était de créer des événements conviviaux, comme des soirées, des apéros, où l’on parlerait de santé environnementale mais sous l’angle prétexte de la sexualité puisque c’est un sujet qui rassemble toujours ! Générations Cobayes espère ainsi toucher des jeunes, pas forcément très intéressés par la santé ou l’écologie, mais qui pourraient être interpellés par certaines informations et modifier peut-être quelques unes de leurs habitudes quotidiennes pour préserver leur santé. Le pari est gagné puisqu’aujourd’hui Générations Cobayes compte 90 000 sympathisants, dont 1500 bénévoles qui animent régulièrement des événements dans une dizaine de villes en France.</p>
<h3><strong>L’organisation des conférences participatives</strong></h3>
<p>Tous les événements sont donc organisés par les bénévoles de l’association, formés sur le tas ou lors de week-ends spécifiques de formation. Parmi ces événements, 66 Millions d’Impatients a donc assisté, juste avant le confinement, à Paris, à l’une des conférences participatives intitulées « Les 7 commandements de l’éco-orgasme ». Pourquoi parle-t-on de conférences participatives ? Parce qu’il s’agit presque d’un spectacle, ponctué de sketchs, de quizz, de petits happenings grâce aux cobayes volontaires du public invités à participer activement à la conférence. Pourquoi éco-orgasme ? Parce que l’idée est d’aborder les rencontres amoureuses et la sexualité, en évitant les pièges d’un environnement toxique à la santé.<br />
La conférence a lieu dans un bar également participatif. Parmi le public, certains sont venus exprès pour la conférence, mais les convives sont nombreux à être là par hasard et à profiter du spectacle !<br />
L’ambiance est détendue et deux bénévoles de Générations Cobayes entrent en piste. La forme est pleine d’humour mais le fond reste sérieux et pour commencer, les animateurs lancent quelques chiffres clés, qui font froid dans le dos et interpellent d’emblée l’auditoire : l’augmentation de 76% des AVC entre 2003 et 2014, de 240% des diabètes entre 1990 et 2015 et l’utilisation de plus de 140 000 substances chimiques dans notre environnement, dont 2% seulement sont évalués.</p>
<h3><strong>Les 7 commandements de l’éco-orgasme</strong></h3>
<p>Puis les deux bénévoles sortent l’atout phare de cette conférence, le poster de Jean-Claude, ce jeune tombeur, bien décidé à séduire avec des astuces 100% saines ! Et ce n’est pas gagné, à moins de vivre au beau milieu d’une île déserte préservée. Il faut en effet penser aux nombreuses situations dans les relations amoureuses et dans notre vie au quotidien plus généralement, où nous sommes très facilement confrontés, parfois sans nous en rendre compte, à un environnement délétère pour notre santé. Voici donc les 7 commandements de l’éco-orgasme, à retrouver en détails sur le <a href="http://www.generationscobayes.org/les-7-commandements-de-l-%C3%A9co-orgasme" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site de Générations Cobaye </a>:</p>
<ol>
<li>POUR TON CÉLIBAT, UN CANARD SANS PHTALATE TU CHOISIRAS</li>
<li>POUR HYDRATER TA PEAU SI DOUCE, UNE CRÈME SANS NANOPARTICULES TU UTILISERAS</li>
<li>DE TES NEURONES, TON SMARTPHONE TU ÉLOIGNERAS</li>
<li>POUR TON PREMIER DATE, NI OGM NI PESTICIDES, DANS TON ASSIETTE, TU NE METTRAS</li>
<li>TON PARTENAIRE, DANS UNE CHAMBRE SAINE, TU ALLONGERAS</li>
<li>DES JEUX CULINAIRES SANS ADDITIFS ALIMENTAIRES TU FERAS</li>
<li>UNE PÉNÉTRATION SANS PERTURBATEURS ENDOCRINIENS TU TESTERAS</li>
</ol>
<p>En un peu plus d’une heure de conférence, on apprend ainsi, par exemple, que de nombreux sextoys contiennent des phtalates, que les lubrifiants eux, contiennent des molécules de paraben et de nonylphénol, et que ce joli mélange de perturbateurs endocriniens n’a évidemment rien à faire près de nos organes génitaux !<br />
Heureusement, à chaque problème, les joyeux bénévoles Générations Cobayes proposent toujours des solutions ! Alors, prêts à tester les préservatifs en latex naturel cet été ?</p>
<figure id="attachment_33592" aria-describedby="caption-attachment-33592" style="width: 640px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-33592 size-large" src="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-640x1024.png" alt="Les 7 commandements de l'éco-orgasme" width="640" height="1024" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-640x1024.png 640w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-188x300.png 188w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-768x1228.png 768w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-961x1536.png 961w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-1281x2048.png 1281w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-350x560.png 350w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme-125x200.png 125w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2020/07/7-commandements-de-leco-orgasme.png 1322w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-33592" class="wp-caption-text">Poster de l&rsquo;éco-orgasme par Générations Cobayes</figcaption></figure>
<p><em>Depuis le début du confinement, les événements de Générations Cobayes sont suspendus jusqu’à la fin de l’été mais vous pourrez les retrouver sur </em><a href="https://www.facebook.com/pg/generationscobayes/events/?ref=page_internal" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>leur page Facebook</em></a><em> dès qu’ils reprendront.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>NOS ARTICLES SUR LE MÊME THÈME :</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2020/07/01/fonds-indemnisation-victimes-pesticides/">Où en est le fonds d&rsquo;indemnisation des victimes de pesticides</a></li>
<li><a href="https://france-assos-sante.org/2019/08/20/bricolage-et-exposition-chimique-dangers-pour-les-femmes-enceintes-et-les-enfants/">Bricolage et exposition chimique : dangers pour les femmes enceintes et les enfants</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Où en est le fonds d&#8217;indemnisation des victimes de pesticides ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/07/01/fonds-indemnisation-victimes-pesticides/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 07:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>En octobre 2019, l’Assemblée nationale a voté la création d’un fonds d’indemnisation des victimes de pesticides. Le texte, entré en vigueur au 1<sup>er</sup> janvier 2020, est en attente de son décret d’application. Ce fonds, revendiqué par l’association </strong><a href="https://www.phyto-victimes.fr/page/466997-accueil" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Phyto-Victimes</strong></a><strong> depuis de nombreuses années et soutenu depuis 2016 par des parlementaires socialistes, a finalement été inscrit par Agnès Buzyn, ministre de la Santé, dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Phyto-Victimes salue la prise en charge de victimes, ne pouvant être reconnues comme telles avant, mais déplore le manque d’ambition général de ce dispositif gouvernemental.</strong></p>
<h3><strong>L’INDEMNISATION DES VICTIMES DE PESTICIDES AVANT LA CRÉATION DU FONDS</strong></h3>
<p>Les malades victimes de pesticides ont déjà du mal à être reconnus au titre d’une maladie professionnelle et quand c’est le cas, leurs indemnités sont souvent dérisoires.<br />
Dominique Marchal, exploitant agricole, est le premier en 2006 à être reconnu en maladie professionnelle liée aux pesticides et est aujourd’hui très peu indemnisé. Ne pouvant prouver qu’il a été intoxiqué par un produit en particulier pour se retourner contre son fabricant, comme l’a fait Paul FRANÇOIS contre Monsanto, les procédures juridiques qu’il engage échouent toutes, après 10 ans de bataille. Ce cas emblématique est à l’origine de l’idée de la création d’un fonds d’indemnisation des victimes de pesticides.</p>
<p><u>Témoignage de Pascal Fourneau, 55 ans, Bourgogne, allergique aux produits chimiques :</u> « <em>Après 30 ans comme ouvrier viticole, j’ai souffert de douleurs dans les jambes qui m’empêchaient de marcher. Les médecins ont mis plus de 7 ans à comprendre que c’était lié à une allergie aux produits chimiques. J’ai eu de nombreux arrêts maladie puis licencié pour inaptitude au poste de travail. Je me bats devant les tribunaux depuis 8 ans, en vain, pour être reconnu en maladie professionnelle, d’autant qu’il a fallu que je me reconvertisse, puisque je ne pouvais plus exercer mon métier et que je ne suis pas pris en charge pour mes médicaments qui me coûtent 4000€/an. Je travaille à nouveau mais de manière occasionnelle et je souffre régulièrement de douleurs aux jambes et aux bras, de problèmes respiratoires et de troubles cognitifs.</em> <em>Je continue de me battre et espère aussi que ce fonds pourra enfin aider les victimes.</em> »</p>
<h3><strong>LA GENÈSE DE LA CRÉATION DU FONDS D’INDEMNISATION DES VICTIMES DE PESTICIDES</strong></h3>
<p>Pour permettre aux professionnels ou à leur entourage, de toucher une indemnisation décente pour une maladie causée par des produits phytosanitaires, Phyto-Victimes s’appuie sur des schémas de fonds d’indemnisation comme pour l’amiante. L’association participe à l’élaboration d’une proposition de loi portée par Nicole Bonnefoya, sénatrice de la Charente, et adoptée par les sénateurs mais qui ne parvient pas à franchir le vote à l’assemblée nationale. Contre tout attente, à l’automne 2019, Agnès Buzyn, s’engage à ce qu’un fonds d’indemnisation des victimes de pesticides soit créé dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020. La loi est votée mais le texte change et manque d’ambition selon Phyto-Victimes, reçue fin janvier 2020 au ministère de l’agriculture en présence de nombreux acteurs de la santé, pour discuter des modalités du futur décret d’application.<br />
Antoine Lambert, vice-président de Phyto-Victimes, fait le point sur la situation : « <em>Il y a évidemment des avancées, mais</em> <em>il n’y aura pas d’indemnisation intégrale des préjudices pour les victimes de pesticides. Pourquoi les victimes impactées par l’amiante ont droit à une indemnisation intégrale alors qu’un malade à cause des pesticides n’y aurait pas droit ?</em> <em>Ainsi, un salarié indemnisé par l’ancien système n’aura rien de plus via le fonds d’indemnisation. En revanche, les personnes non-salariées agricoles, en grande majorité les exploitants dont l’indemnisation actuelle est nettement en-dessous de celle des salariés, auront droit à une indemnisation équivalente. En outre, le dispositif indemnisera également certaines personnes non salariées, comme les aides familiales ou les conjoints collaborateurs qui ont un statut légal mais ne sont pas salariés, ne cotisent pas et n’avaient droit à aucune indemnisation. Rentreront également dans le spectre du fonds, les enfants de professionnels exposés qui souffriraient de malformations ou de maladies causées par les pesticides. Enfin certains retraités qui n’avaient pas cotisé au régime AT-MP (Accidents du Travail – Maladies professionnelles), puisque ce n’était pas obligatoire avant 2002, pourront également être pris en charge par le fonds.</em> <em>Les fonctionnaires en seront exclus car il est estimé que leur régime actuel est plus avantageux. Phyto-Victimes se bat également pour que de nouveaux tableaux de maladies professionnelles en lien avec les pesticides soient créés, en se basant sur les connaissances scientifiques actuelles *, afin que les droits des victimes puissent évoluer et que ces dernières puissent être indemnisées via le fonds d’indemnisation. </em>»</p>
<h3><strong>QUI VA FINANCER LE FONDS D’INDEMNISATION DES VICTIMES DE PESTICIDES ?</strong></h3>
<p>La ressource de ce fonds sera celle de l’ancien dispositif, donc celui des cotisations AT-MP consolidée par un financement via une revalorisation de la <a href="https://www.anses.fr/fr/content/la-phytopharmacovigilance" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de « pharmacovigilance »</a> , déjà existante et payée par les fabricants de produits phytopharmaceutiques.<br />
Phyto-Victimes aurait préféré que l’État prenne également ses responsabilités et participe au financement de ce fonds, puisqu’il s’agit de la mise en cause de produits officiellement homologués et utilisés dans un contexte de développement de l’agriculture dont l’État a soutenu, et soutient toujours, les procédés.<br />
Pour Marie-Annick Lambert de chez France Assos Santé, qui travaille sur la création d’un fonds médicament, les questions de son financement et de sa gestion ne font pas l’unanimité parmi les associations de patients. Est-ce la bonne solution de faire supporter le financement d’un fonds d’indemnisation par la collectivité, plutôt que par les laboratoires ou les fabricants ? En effet, si le financement est assuré par l’État, il paraît difficile de mettre en cause sa responsabilité, souvent recherchée en matière de scandale sanitaire, qu’il s’agisse de produits de santé ou d’environnement. Dans le cas du fonds « pesticides » il est vraisemblable que s’il avait été financé exclusivement par des fonds publics, le blocage n’aurait pas été levé, et sa création serait toujours attendue ! Par ailleurs, dès lors que ce fonds est abondé par les fabricants, on peut espérer qu’ils hésiteront à mettre sur le marché un nouveau produit dangereux qui risquerait de majorer leur contribution au fonds d’indemnisation. Enfin, au-delà du financement du fonds, Marie-Annick Lambert soulève la question de sa gestion. Si elle est confiée à un organisme public, le contrôle de Bercy sera fort et ce dernier trouvera toujours son coût de fonctionnement trop élevé.</p>
<p><em>* L’association participe aux travaux de la COSMAP depuis 2018</em></p>
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</ul>
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		<title>L’inquiétante pollution au plomb dans Paris à la suite de l’incendie de Notre-Dame</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 07:56:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><b>Le 15 avril 2019, l’incendie de Notre-Dame de Paris provoque l’effondrement de la flèche et de la toiture de la cathédrale, qui contiennent 350 tonnes de plomb. </b><b>Il fond et est transformé en résidus solides et en particules fines et volatiles d’oxyde de plomb, reconnaissable aux panaches de fumée jaune. Les particules de plomb s’envolent au gré des vents et retombent surtout aux alentours du site sinistré et là où les nuages de fumée sont passés, sur les chaussées, les trottoirs, les parcs, les balcons, les bancs publics, les toits et les espaces intérieurs quand les fenêtres sont restées ouvertes. </b></p>
<p>Certains contrôles effectués dans des crèches et des écoles parisiennes indiquent, heureusement dans de rares cas, des taux de contamination au plomb extrêmement élevés, or le plomb est un métal toxique, dangereux pour la santé, surtout pour les enfants (même dans le ventre de leur mère), dont l’organisme en pleine croissance est particulièrement sensible à un tel empoisonnement. Une intoxication au plomb, également appelé saturnisme, peut entraîner chez eux des conséquences graves et définitives en particulier sur leur développement psychomoteur.</p>
<p>Il faut savoir cependant qu’il y a du plomb partout et que, bien qu’il n’existe pas à l’état naturel dans notre corps, nous en avons tous dans notre organisme, ne serait-ce qu’à cause de l’utilisation d’essence au plomb jusqu’au début de l’année 2000. Pourtant les effets de la présence de plomb dans notre corps sont particulièrement délétères pour notre santé. En effet, l’intoxication au plomb, même à faible dose peut entraîner des troubles sur le système neurologique, hématologique, rénal et cardiovasculaire. Le plomb est en outre reprotoxique et cancérogène (lire sur ce sujet l’article de la revue <a style="font-weight: bold;" href="https://www.prescrire.org/fr/3/31/57372/0/NewsDetails.aspx" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prescrire en juillet 2019</a>).</p>
<p>De nos jours, les principales sources d’exposition sont les vieilles peintures au plomb (minium, céruse…), lorsqu’elles s’écaillent ou au moment de faire des travaux, des canalisations en plomb qui contaminent l’eau, l’usage de vaisselle en faïence mal cuite, comme certains plats à tagine notamment, l’utilisation de khôl pour se maquiller, d’argile pour se soigner, l’usage du médicament SMECTA (<a href="https://www.prescrire.org/fr/3/31/57470/0/NewsDetails.aspx">voir l’article de la revue Prescrire d’août 2019</a>), ou encore les plombs de pêche ou de chasse, le gibier, les vitraux….</p>
<p>Il est possible de mesurer le taux de plomb dans notre sang en réalisant une analyse sanguine que l’on appelle une plombémie. Cependant le plomb est en partie éliminé du sang en 8 semaines environ alors qu’une une autre partie du plomb reste ensuite stocké dans les os durant très longtemps, jusqu’à trente années, et peut être libéré à des périodes où le corps subit de gros changements comme à la puberté, durant une grossesse (contaminant alors le bébé à naître), à la ménopause ou lors d’une immobilisation prolongée.</p>
<p>Dès lors qu’un mineur présente une plombémie supérieure à 50 µg (micro-grammes), on dit qu’il est atteint de « saturnisme » et une enquête environnementale est automatiquement diligentée pour trouver la source de la contamination et faire en sorte de l’éliminer au plus vite.</p>
<p>Dans le cas de l’incendie de Notre-Dame de Paris, la source est malheureusement très difficile à éliminer puisque les très fines particules de plomb se sont déposées au gré des vents et que nous les déplaçons sans cesse, sans pouvoir finalement vraiment les éliminer. La solution la plus optimale, même si elle n’est pas idéale, est de procéder à des nettoyages humides, de jeter bien évidemment les serpillières ou lingettes qui ont servi au nettoyage, de proscrire le balai, de se déchausser en arrivant chez soi pour ne pas ramener les particules présentes sur la chaussée, de se laver les mains régulièrement, de se couper les ongles courts, etc.</p>
<p>La mairie de Paris s’est emparée du sujet et a publié début septembre sur son site, <a href="https://www.paris.fr/pages/incendie-de-notre-dame-l-essentiel-concernant-la-pollution-au-plomb-7028" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un point sur la situation sur le plomb suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris</a> qui fait état des contrôles, notamment dans les écoles et les crèches, et des opérations de décontamination qui ont eu lieu, cet été, à Paris. Certains lieux, peu heureusement, présentaient des taux de contamination extrêmement élevés. A la demande du rectorat, cinq écoles privées parisiennes n’ont pourtant pas ouvert le jour de la rentrée au début de ce mois de septembre, en attendant d’être nettoyées.</p>
<p>Les associations et syndicats qui suivent l’affaire de près pointent surtout du doigt le fait que de nombreux contrôles, notamment ceux réalisés par l’Agence régionale de santé (ARS), font finalement l’objet d’une grande opacité. Plusieurs médias, dont Mediapart, <a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/070919/plomb-notre-dame-de-paris-l-agence-de-sante-rappelee-l-ordre" target="_blank" rel="noopener noreferrer">dans cet article paru début septembre 2019</a>, se sont faits l’écho de ce manque de transparence flagrant.</p>
<p>La pollution au plomb suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris pourrait cependant faire bouger les consciences sur le saturnisme puisque « <em>Anne Hidalgo envisage de rassembler un comité d’experts pour travailler sur le sujet de la pollution au plomb dans la capitale. C’est un sujet que la Maire de Paris et son adjointe à la santé, Anne Souyris connaissent plutôt bien. Si cela se fait, Paris sera la première ville française à travailler en vue de l’élimination complète du plomb et d’une prise en charge structurée du saturnisme </em>», <strong>explique Mathé Toullier, présidente de l’<a href="https://www.afvs.net/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Association des familles victimes du saturnisme</a> (AFVS) que 66 Millions d’Impatients a interviewée.</strong></p>
<h3><strong>Interview de Mathé Toullier, </strong><strong>présidente de l&rsquo;association des familles victimes du saturnisme (AFVS)</strong></h3>
<p><strong>66 Millions d’Impatients : Comment se passe d’ordinaire, et plus spécifiquement suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris, un contrôle pour déterminer s’il y a une pollution due à la présence de plomb ?</strong></p>
<p><strong>Mathé Toullier :</strong> À l’AFVS, nous avons des petits sticks fabriqués par le laboratoire 3M, qui ne sont pas en vente en France et que nous faisons venir des Etats-Unis via notre réseau quand des connaissances se rendent outre-Atlantique. Cela nous permet de tester les peintures écaillées quand on soupçonne qu’il y a du plomb dans des logements, notamment les logements insalubres, ce qui constitue l’une de nos principales missions à l’association. Ces sticks changent de couleur en présence de plomb. C’est un petit test informatif mais fiable puisque les équipes chargées de faire des tests par la suite de façon plus formelle trouvent également du plomb. En effet, la procédure que nous suivons, quand nous trouvons du plomb dans un logement, est de le signaler au Bureau de lutte contre le saturnisme pour Paris, sinon à l’ARS (Agence Régionale de Santé). Une enquête environnementale peut alors être déclenchée.</p>
<p>Les équipes professionnelles ont des lingettes spécifiques qu’ils étalent sur les surfaces suspectées contaminées et les font analyser. Il existe aussi la méthode utilisée lors des CREP (<a href="https://www.afvs.net/crep-constat-risques-dexposition-plomb/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Constat de Risque d’Exposition au Plomb</a>, qui fait partie des diagnostics à effectuer au moment de la vente ou la location d’un bien) effectués par des entreprises spécialisées, qui se servent d’appareils infra-rouges homologués et régulièrement contrôlés et qui permettent de repérer s’il y a de la peinture au plomb sur les murs, fenêtres, portes, etc. Ce qui est très dommage, c’est que lors d’un CREP, les plafonds et l’eau à la sortie des robinets (potentiellement contaminés par le passage dans de vieux tuyaux en plomb) ne sont pas inspectés. De plus, le CREP n’est obligatoire que pour les logements construits avant 1948, alors que les peintures au plomb ont été utilisées jusque dans les années 90. Ces aspects font d’ailleurs partie de nos revendications au sein de notre association. On peut cependant faire appel à des entreprises spécialisées pour vérifier que l’eau du robinet n’est pas contaminée.</p>
<p>Malheureusement, pour les riverains ou les personnes qui travaillent près de Notre-Dame-de-Paris, les sticks que nous utilisons pour vérifier la présence éventuelle de plomb ne sont pas importés en France. Cela leur permettrait d’avoir un premier type d’information sur une éventuelle contamination. Leur seul recours est donc de faire venir une entreprise privée, ce qui coûte 150 à 300€ pour un F3 par exemple. En revanche, les enquêtes environnementales sont automatiquement et urgemment diligentées si l’on trouve plus de 50 µg (micro-grammes) de plomb par litre de sang dans les analyses sanguines (ce que l’on appelle une plombémie) d’un enfant ou d’une femme enceinte. L’objectif est alors de trouver la source (vieilles peintures écaillées, certains plats à cuisiner en faïence mal cuite, maquillage au khôl, argile, SMECTA, article de pêche ou de chasse, etc.). Une fois que la source est identifiée, il est urgent de l’éliminer pour stopper la contamination. Pour ce qui est de Notre-Dame, nous avions également communiqué pour avertir la population qu’il ne fallait pas conserver à l’air libre et éviter de manipuler des débris de l’incendie contenant potentiellement du plomb, surtout en présence de jeunes enfants ou de femmes enceintes.</p>
<p>Dans le cas spécifique de la contamination suite à l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, il nous paraît également important que les entreprises venant réaliser les contrôles, utilisent, en plus de leurs appareils à fluorescence X, des tests avec les lingettes sur les meubles, les rebords des fenêtres et les balcons. Ce sont des opérations qui ne font pas partie du protocole de contrôle classique, puisque la pollution au plomb suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris ne provient pas des sources que l’on vérifie d’ordinaire, comme les peintures. A priori, cela a été mis en place.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
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<p>Le plomb contenu dans les peintures dégradées ou suite à une inondation par exemple peut être libéré et contaminer les occupants des logements, bureaux, lieux publics, etc. qui en contiennent.  Il faut savoir que les peintures au plomb ont été utilisées jusque dans les années 1990. Bien sûr, les professionnels amenés à faire des travaux en contact avec des peintures au plomb sont formés pour savoir s’en protéger. Ils doivent porter un masque double filtre qui ne laisse pas passer les très fines particules de plomb, ils doivent aussi laisser leurs vêtements de travail sur leur lieu de travail et les nettoyer séparément du reste de leurs vêtements civils, enfin ils doivent prendre une douche en quittant leur lieu de travail, tout ceci afin de ne pas contaminer leurs propres voiture, logement ainsi que les membres de leur famille. Malheureusement, dans la grande majorité des cas, ces mesures ne sont pas correctement respectées et bien entendu, les particuliers qui font eux-mêmes des travaux chez eux sont très peu informés des risques de contamination au plomb s’ils se trouvaient en contact avec des écailles ou des poussières de vieilles peintures éventuellement contaminées. Rappelons surtout qu’il faut <strong>ABSOLUMENT</strong> éloigner les femmes enceintes et les jeunes enfants si l’on entreprend des travaux chez soi (voir <a href="https://france-assos-sante.org/2019/08/20/bricolage-et-exposition-chimique-dangers-pour-les-femmes-enceintes-et-les-enfants/">notre article</a> sur le bricolage et la contamination chimique des femmes enceintes et des enfants).</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
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<p><strong>Mathé Toullier : </strong>L’air contrôlé par l’<a href="https://www.airparif.asso.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">association Airparif</a> dans les heures qui ont suivi l’incendie ne présentait pas de contamination particulière au plomb mais les capteurs sont installés dans le 18<sup>ème</sup> arrondissement, or le vent n’a pas poussé le nuage dans cette direction. En revanche, il a été signalé un pic à Frémainville et à Limay près de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines dans les heures qui ont suivi l’incendie. On peut supposer que des particules ont donc contaminer une zone qui va de la cathédrale jusqu’à Mantes-la-Jolie au moins.</p>
<p>La ville de Paris a testé plusieurs écoles et crèches et même des logements d’assistantes maternelles à domicile. Le seuil de concentration de plomb de référence fixés par le ministère de la santé est de 70 µg/m² pour les poussières intérieures.  Celui de 1000 µg/m², qui est le seuil limite après travaux de dépollution, a été dans un 1<sup>er</sup> temps préconisé pour les espaces intérieurs, puis rejeté par les services de la mairie de Paris. D’autres seuils ont été retenus qui sont sujets à polémique : 1000µg/m² pour les cours et espaces extérieurs des écoles et 5000 µg/m² dans les espaces publics.</p>
<p>Malheureusement dans de nombreuses écoles, les seuils étaient dépassés, pas toujours de beaucoup, mais parfois de façon très nette, comme dans le sous-sol du réfectoire de l’école élémentaire de la rue Saint-Jacques, dans le 5<sup>ème</sup> arrondissement<a href="https://cdn.paris.fr/paris/2019/08/13/e34f46bbd7a3d4bf8660b4f259ab4e43.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> où il a été relevé 4773 µg/m² le 15 mai 2019</a>, dans la cour de récréation de l’école élémentaire Saint-Benoit dans le 6<sup>ème</sup> arrondissement où il a <a href="https://cdn.paris.fr/paris/2019/08/13/74d4b82b1f8578c34aeacd005184629b.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">été relevé 7115 µg/</a>m² le 23 juillet 2019, <a href="https://cdn.paris.fr/paris/2019/08/13/331316099f2e9d42c14676e1455bea0a.pdf">jusqu’à 24 088 µg/m² de plomb</a> relevé le 30 juillet 2019 dans la courette de l’école maternelle de la rue Saint-André-des-Arts dans le 6<sup>ème</sup> arrondissement.</p>
<p>Des opérations de nettoyage ont été entreprises durant tout l’été pour assainir les écoles contaminées. Les résultats sont encourageants mais mitigés, sans doute notamment du fait que le site de Notre-Dame de Paris n’étant pas confiné, des particules continuent de circuler. Ainsi les 7115 µg/m² de la cour de Saint-Benoit ont été réduits à <a href="https://cdn.paris.fr/paris/2019/08/30/ec3279512a669807fd687dfa2277bd33.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">moins de 50 µg/m² au dernier contrôle du 28 août 2019</a>, le sous-sol du réfectoire de la rue Saint-Jacques est passé à <a href="https://cdn.paris.fr/paris/2019/08/30/f2e6f6e4ddb22a30032ef90e77edd750.pdf">78 µg/m² relevé le 29 août 2019</a>, cependant, dans cette même école élémentaire de la rue Saint-Jacques, alors qu’au contrôle du 15 mai 2019, la concentration surfacique en plomb du bitume de la cour était de 230 µg/m², elle était montée à 335 µg/m² lors du contrôle du 29 août dernier. Le problème avec les particules de plomb est qu’elles sont volatiles !</p>
<p><strong>Vous vous inquiétez pourtant du fait que vous n’avez pas eu accès aux résultats de nombreux contrôles ?</strong></p>
<p>Effectivement, le manque de transparence concernant les mesures réalisées depuis l’incendie pose question. On ne sait pas combien de tests ont été faits par l’ARS (<a href="https://www.iledefrance.ars.sante.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agence Régionale de Santé</a>) et on connaît très peu de résultats de ces tests alors que tout cela est censé être public. On peut bien entendu s’organiser soi-même, à l’échelle d’une entreprise ou d’un particulier, pour faire faire des contrôles, mais ils ne seront pas rendus publics. Lors d’une réunion à la mairie de Paris fin août, les responsables reconnaissaient qu’il y avait d’une part les services qui avaient connaissance des résultats des contrôles des plombémies effectuées, et d’autre part, les services communaux dédiés et/ou l’ARS qui avaient connaissance des résultats des enquêtes environnementales mais que finalement, tout ceci n’était pas mis en commun. C’est totalement aberrant, et d’ailleurs, à l’AFVS, nous le dénonçons depuis plusieurs années, puisque nous réclamons évidemment un suivi des personnes qui présentent une plombémie supérieure aux seuils de vigilance ou, a fortiori d’intervention rapide, ce qui n’est pas fait à ce jour.</p>
<p><strong>Des enfants ont pourtant bel et bien été contaminés ?</strong></p>
<p>Fin août, on nous confirmait que 3 enfants étaient atteints de saturnisme, c’est à dire que leur plombémie était au dessus de 50 µg/litre de sang (ce qui entraîne des mesures d’urgence sur leur environnement) et qu’un certain nombre d’enfants avait des plombémies entre 25 et 50 µg/litre de sang, intervalle dans lequel une enquête environnementale n’est pas demandée mais qui a pour conséquence un suivi de ces enfants.</p>
<p>Une recommandation, ancienne mais étonnement pas toujours respectée, insiste sur le fait de faire porter des sur-chaussures dans les crèches et les écoles parisiennes, puisque les importantes concentrations de plomb relevées dans les cours de récréation des écoles n’épargnent évidemment pas les trottoirs et chaussées de la ville. Ainsi, en marchant dans la rue et en gardant chez soi ou au bureau nos chaussures, nous contaminons les lieux où nous vivons. Bien entendu, des particules de plomb recouvraient déjà les trottoirs de la capitale et les murs des immeubles parisiens puisque l’essence au plomb notamment, aujourd’hui interdite, avait déjà contaminé la ville. Nettoyer les intérieurs sans se préoccuper de l’extérieur consiste à entretenir un cercle vicieux et un cadeau empoisonné pour les générations à venir.</p>
<p><strong>Pour qui cela vaut-il la peine aujourd’hui de faire une analyse de sang pour mesurer sa plombémie ?</strong></p>
<p>Il y a deux cas de figure :</p>
<ul>
<li>Pour les gens qui sont allés assister à l’incendie, les professionnels qui ont combattu le feu et protégé les alentours les premiers jours et ne sont pas revenus spécialement depuis, il est trop tard pour faire une plombémie a priori puisque s’il y a eu contamination, le stockage est désormais osseux et on ne verra sans doute qu’un résidu lors d’une prise de sang. En effet, le stockage du plomb a lieu dans un premier temps dans le sang, durant environ 8 semaines. Plus la plombémie sera effectuée rapidement après l’exposition et plus les résultats seront donc pertinents. Une partie du plomb est éliminée durant ces premières semaines dans les urines et les selles et le reste est stocké dans les os, durant 10, 20, 30 ans… c’est difficile à savoir car l’examen pour déceler le plomb dans les os nécessite l’utilisation de rayons X, or, les radiations rajouteraient finalement un risque supplémentaire pour le patient. Ce plomb stocké dans les os peut être relargué, c’est-à-dire repartir dans la circulation générale, lors de la puberté, d’une grossesse, de la ménopause, d’ostéoporose, d’une immobilisation prolongée. Les effets les plus dangereux ne concernent donc pas seulement les premières semaines après l’exposition et c’est pourquoi nous militons pour un suivi des patients. Cela dit, ils ont pu éventuellement ramener de fines particules de plomb chez eux, contaminer leur habitat et y être peut-être encore exposés. De plus, ces particules ont pu se cumuler avec celles provenant d’autres sources d’exposition au plomb dans leur habitat, leur lieu de travail ou leurs loisirs.</li>
<li>Pour les riverains, les personnes qui travaillent aux alentours de Notre-Dame de Paris, les enfants scolarisés ou en crèche, l’exposition a été plus longue, dure peut-être encore, et continuera certainement, tant que le chantier ne sera pas confiné. Le jour de l’incendie on a demandé aux riverains très proches de la cathédrale de quitter leur logement, mais davantage par peur d’effondrement qu’à cause du plomb. Depuis, tous ont regagné leur logement. Seul un parking reste inaccessible près de Notre-Dame de Paris car ils ont trouvé beaucoup de plomb. L’enceinte de Notre-Dame a été, quant à elle, soumise à tout vent. Les personnes qui ont travaillé sur le site dans les jours, les semaines voire les mois qui ont suivi n’étaient pas du tout correctement protégées. Aujourd’hui, des panneaux ont été installés tout autour du site. On ne peut plus voir grand chose, mais quand on parvient à passer un œil, on se rend compte que les travailleurs ne suivent pas toujours les consignes qui leur ont été données (port du masque double filtre, de gants, de combinaisons de protection notamment). Il s’est avéré qu’il n’y avait pas assez de douches, ni de sas pour ne pas mélanger ses vêtements civils et ses vêtements de chantiers et éviter de contaminer voitures, transports et lieux publics ainsi que les logements des travailleurs bien entendu. Le résultat a été que le chantier a fermé fin juillet, faute de précautions suffisantes mais l’inspection du travail a eu du mal à faire fermer l’accès. Depuis le chantier a repris, au moins pour la consolidation et la dépollution de la cathédrale. Il y a donc moins de personnes qui travaillent sur place qu’avant la fermeture du chantier puisqu’il n’y a pas encore assez de douches pour reprendre des travaux plus ambitieux.</li>
</ul>
<p><strong>Vous demandez donc un suivi des personnes dont on sait qu’elles sont contaminées ou qui présentent un risque ?</strong></p>
<p>Le suivi d’une personne dont les résultats démontrent une intoxication au plomb est absolument essentiel car les effets d’une telle intoxication peuvent se manifester au fur et à mesure des années qui passent, et chacun réagissant à sa façon.</p>
<p>Dans le cas de Notre-Dame de Paris, nous demandons effectivement qu’un centre de suivi au long cours dédié soit mis en place. À ce jour, les personnes considérées à risque suite à l’incendie peuvent aller faire faire une plombémie, notamment à l’hôpital parisien de l’<a href="https://www.aphp.fr/contenu/hopital-hotel-dieu" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Hôtel Dieu</a>, où les analyses sont gratuites pour les femmes enceintes et les enfants. Il y avait beaucoup d’attente apparemment cet été mais les équipes ont été renforcées et l’accueil élargi puisque les personnes travaillant à la Préfecture, qui se trouve juste à côté de Notre-Dame de Paris, par exemple, ont pu s’y rendre également. En dehors des centres de dépistage réservés au femmes enceintes et aux enfants, une plombémie ne peut se faire que sur prescription médicale et sera prise en charge à 100% pour les femmes enceintes, les femmes désireuses de faire un enfant dans les 6 mois, et les mineurs. Or nous avons reçu à l’association des appels de gens dont le médecin traitant ou le médecin du travail les a dissuadés de faire une plombémie et a refusé de leur faire une ordonnance. C’est vrai que le saturnisme n’est plus enseigné depuis de nombreuses années en médecine et que ce sont majoritairement les médecins des services de PMI (Protection Maternelle et Infantile) qui sont formés aux risques de saturnisme.</p>
<p>La prévention est d’autant plus essentielle qu’il n’y a aucun traitement contre l’intoxication au plomb, hormis un traitement lourd qui s’appelle la chélation qui n’est envisagé que pour les cas les plus graves. On peut donner en revanche des apports en fer car le saturnisme provoque de l’anémie. Un tel centre permettrait de garder le contact avec les personnes contaminées, de les accompagner pendant les périodes critiques de leur vie, de faire des études épidémiologiques et d’améliorer la prévention et les connaissances sur le saturnisme.</p>
<p><strong>Le confinement du chantier de Notre-Dame de Paris est donc important pour éviter que les particules de plomb ne continuent de se répandre durant des mois, voire des années ?</strong></p>
<p>Effectivement, nous continuons de demander un confinement du site avec un traitement de l’air approprié au sein du chantier pour protéger ceux qui y travaillent, en évitant que les particules de plomb ne continuent à se disperser aux quatre vents.</p>
<p>Une dame habitant le quartier nous a envoyé une photo où l’on voit un passant jeter un œil sur le chantier à travers les grilles, accompagné d’un bébé dans une poussette. Cela prouve que les gens ne sont ni informés, ni conscients du danger d’une telle contamination au plomb, et que la protection fait défaut.</p>
<p>Les commerçants et riverains qui vivent à proximité immédiate de la cathédrale ont été également très peu informés. Nous sommes passés les voir mais c’est un travail de fourmi. Quant aux quartiers de l’autre côté de la Seine, les gens là-bas ne sont pas informés du tout des risques et des consignes de nettoyage. Il est vraiment important d’identifier les quartiers fortement contaminés (puisque les contrôles dans les écoles montrent bien que la pollution au plomb n’est pas cantonnée autour de la cathédrale) et d’aider les populations à bien nettoyer les espaces intérieurs et extérieurs dans ces zones. Il y a des consignes faciles à appliquer, comme de procéder à des nettoyages humides des sols et des meubles, de proscrire le balai, d’utiliser des aspirateurs à filtre absolu si possible, de se laver souvent les mains, de se couper les ongles courts, de se déchausser ou mettre des sur-chaussures quand on entre dans les espaces intérieurs afin de ne pas les contaminer en ramenant les particules disséminées sur le bitume. On peut imaginer cependant, que toutes les surfaces et meubles recouverts de moquettes et de tissus sont toujours contaminés.</p>
<p>Le nettoyage humide n’est évidemment pas idéal car les lingettes et serpillières humides qui servent à nettoyer sont jetées avec les ordures ménagères et la pollution au plomb est finalement entraînée un peu plus loin. Il faut aussi penser à protéger les employés des services de la voirie qui y seront davantage exposés. Nous avons également réclamé plusieurs fois une collecte réglementée de ces déchets pollués.</p>
<p><strong>Et comment peut-on nettoyer des très grandes surfaces comme le bitume ?</strong></p>
<p>Pour le nettoyage des grandes surfaces on peut appliquer un gel qui capte les particules puis on le retire avant de le jeter. Dans certaines écoles, ils ont tout simplement retiré le bitume contaminé. Les services publics ont assuré que les déchets, notamment les gels et bitumes retirés sont correctement traités mais nous n’avons pas vraiment d’informations sur ce point. Il semble logique que les particules de plomb contaminent les lieux ont ces déchets sont traités. À l’association, nous espérons que ces lieux sont surveillés, isolés des habitations, des jardins, des cultures, des sources d’eau et qu’il y aura un suivi de ces zones de stockage des déchets.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_btn3-container vc_btn3-inline vc_do_btn" ><a class="vc_general vc_btn3 vc_btn3-size-md vc_btn3-shape-rounded vc_btn3-style-modern vc_btn3-color-grey" href="http://www.afvs.net/download/afvs-info-n20/%20_blank" title="Lire le bulletin d’informations de l’AFVS spécial Notre-Dame-de-Paris paru fin juin" target="_blank">Lire le bulletin d’informations de l’AFVS spécial Notre-Dame-de-Paris paru fin juin</a></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
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</div>
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<h3><strong>Remarques sur la situation de Frédéric Guillo, secrétaire général de la CGT de la préfecture de police et de l&rsquo;union locale CGT du 4ème arrondissement </strong></h3>
<p><em>Suite à l’incendie, la préfecture de police nous a rapidement envoyé des résultats de mesures de polluants puisque nous avons des bâtiments situés à proximité immédiate de la cathédrale, et notamment deux crèches réservées aux enfants des agents de la préfecture de police. L’une est située rue du Cloître-Notre-Dame et l’autre dans la cour de la caserne de la cité. Cependant les tests étaient de tests de polluants aériens. La crèche du Cloître-Notre-Dame a été fermée par crainte d’éboulement mais ces premiers résultats n’étaient finalement pas alarmants. Cependant, fin avril, début mai, nous avons commencé à avoir des suspicions de pollution au plomb sur les surfaces et non pas au niveau aérien. Nous avons alors effectué des tests surfaciques du côté de la caserne de la cité et nous nous sommes rendu compte que les taux de plomb dépassaient les seuils limites autorisées, notamment les normes retenues pour les lieux en présence d’enfants. La deuxième crèche a alors été également fermée et des opérations de dépollution ont été mises en œuvre. </em></p>
<p><em>Du point de vue des salariés, nous avons tenu un comité d’hygiène et de sécurité « conditions de travail » extraordinaire au mois de mai. Ce sont des comités qui existent encore au sein de la fonction publique mais qui ont disparu du secteur privé. Un professeur du centre antipoison est venu et nous a expliqué les risques par rapport aux taux relevés. Certains locaux ont été rendus inaccessibles, le temps de les nettoyer. Jusque là, nous nous sentions plutôt bien encadrés sur la question mais peu à peu nous avons réalisé que cette pollution au plomb n’était évidemment pas circonscrite à l’enceinte de la caserne et qu’elle concernait une large zone, dans la rue notamment. Ainsi, en circulant sur l’île, nous éparpillons la pollution partout. C’est alors que nous avons pris conscience qu’il ne fallait pas que nous restions passifs sur le sujet.</em></p>
<p><em>Nous avons donc alerté nos camarades à l’hôpital voisin de Hôtel-Dieu, pour qui il y a un enjeu d’autant plus important qu’il est question d’un établissement de soins et qu’il ne s’agirait pas que les patients en ressortent plus malades qu’à leur arrivée. C’est également à ce moment là que nous avons pris conscience que la communication de la part de l’Agence Régionale de Santé n’était pas claire. Nous avions du mal à obtenir les résultats des tests de surface qu’elle faisait effectuer, alors que ce sont des résultats qui devraient être publics. Fin juin, nous avons donc décidé de rencontrer les associations sensibilisées sur le sujet comme l’AFVS notamment.</em></p>
<p><em>Début septembre, la situation est mitigée. Les crèches et les locaux contaminés ont été nettoyés mais nous avons du mal, par exemple, à connaître les résultats dans la cour de la caserne. Il y a eu des opérations de dépollution autour du site de Notre-Dame de Paris, mais comme nous n’avons pas les résultats aujourd’hui, nous ne savons pas si les techniques de nettoyage utilisées sont efficaces.</em></p>
<p><em>En tant que syndicat, notre pouvoir en termes d’exigence sur la mise en place de nouvelles analyses se cantonnent au niveau des entreprises. Nous ne pouvons pas contraindre les pouvoirs publics à faire des analyses en dehors des sociétés où nous sommes présents. Le pire c’est qu’au sein de la préfecture de police, nous avons le laboratoire central de la préfecture qui est compétent pour faire ce type d’analyses. La situation est telle chez nous, que je sais que des analyses sont faites, pourtant j’ai parfois du mal à obtenir les résultats.</em></p>
<p><em>Il nous paraît dans tous les cas important que les pouvoirs publics alertent les entreprises et les riverains autour de Notre-Dame de Paris des risques de pollution au plomb, d’étendre le nombre de contrôles surfaciques et pourquoi pas d’inviter les personnes exposées à faire des prise de sang pour vérifier leur plombémie. Nous sommes plusieurs, au sein de la préfecture, à avoir fait faire une plombémie en passant par le service dédié à l’Hôtel-Dieu, mais nous n’avons toujours pas les résultats. Là encore, on peut s’inquiéter du manque de transparence. Il y a quand même un complet décalage entre les messages des pouvoirs publics qui dans l’ensemble sont rassurants et le fait que 5 écoles privées parisiennes soient restées fermées le jour de la rentrée. Pourquoi d’ailleurs il ne s’agit que d’écoles privées ? Si c’est un hasard, c’est étonnant. Il apparaît qu’ils traitent le problème uniquement d’un point de vue curatif, dans l’urgence, mais qu’ils ne prennent pas les devants en termes de prévention.</em></p>
<p><em>De notre côté, à la préfecture, un message a été envoyé à l’ensemble des personnels concernés par une pollution éventuelle au plomb pour les inviter à aller voir le médecin de prévention et faire tester leur plombémie à l’hôpital voisin de l’Hôtel Dieu. Chez nous, les personnels sont assez soucieux par rapport au risque de pollution au plomb et ils sont nombreux à avoir été faire une prise de sang pour connaître leur plombémie. De mon côté, je n’ai aucun retour sur leurs résultats. Le plus inquiétant concerne évidemment les personnels qui sont intervenus sur Notre-Dame de Paris au moment de l’incendie sans protection adaptée. En outre, l’inspection du travail qui a commencé à étudier la situation du chantier dès le début de mois de mai a émis une dizaine d’alertes avant d’être entendue et que le chantier soit finalement fermé fin juillet pour être mis aux normes. Les travailleurs sur le chantier ont donc été clairement exposés durant au moins 2 mois à un risque de pollution.</em></p>
<h3>Témoignage d&rsquo;Anne, pour elle et ses enfants, exposés au plomb suite à l&rsquo;incendie de Notre-Dame de Paris</h3>
<p><em>J’habite le 5<sup>ème</sup> arrondissement et je travaille sur l’île de la cité et j’ai trois enfants. Ma fille était gardée chez une assistante maternelle dans le cadre de la crèche familiale du 5<sup>ème</sup> arrondissement. L’une des assistantes maternelles de ma fille est située juste à côté de Notre-Dame de Paris, dans la rue des bernardins. Mon fils cadet est, quant à lui, scolarisé à l’école privée Saint-Victor, située au 35 rue Jussieu, qui est l’une des 5 écoles privées qui a été maintenue fermée pour cause de pollution au plomb au moment de la rentrée scolaire au début du mois de septembre 2019. </em></p>
<p><em>Depuis le mois de de mai, j’ai poussé l’école Saint-Victor à faire des tests, pour savoir s’il y avait une contamination au plomb, alors que l’école n’était pas dans le périmètre des tests effectués dans les écoles parisiennes par l’Agence Régionale de Santé. Malheureusement à Saint-Victor, ils n’ont procédé à des contrôles qu’à la toute fin du mois d’août, et ont trouvé des taux de plomb trop élevés pour certaines parties de l’école. L’ARS a considéré que les tests effectués par le laboratoire privé n’étaient pas suffisants et que de nouveaux tests devaient être réalisés. C’est ce qui a été fait mais qui a nécessité de reporter la rentrée des classes de quelques jours. Ce qui est inquiétant, c’est qu’une école publique qui est située à proximité de Saint-Victor n’a quant à elle pas fait l’objet de tests.</em></p>
<p><em>Pour ma fille, j’ai interrogé l’assistante maternelle pour savoir si elle avait reçu des consignes pour nettoyer son appartement et si elle continuait à se rendre au square non loin de Notre-Dame de Paris. À la fin du mois de mai, elle n’avait reçu aucune information. J’ai alors écrit à la crèche où se rendait également ma fille, qui ne m’a pas officiellement répondu. Cependant la directrice de la crèche m’a signifié oralement qu’elle n’avait, elle non plus, reçu aucune consigne. J’ai donc saisi la Direction de la Petite Enfance à Paris, en leur écrivant et j’ai également interpellé la mairie du 5<sup>ème</sup> arrondissement en demandant à ce que les crèches, les écoles et les squares soient testées dans un périmètre plus élargi que celui défini par l’ARS. Devant le Conseil de Paris, la Maire du 5<sup>ème</sup> a formulé deux demandes mi-juin :</em></p>
<ul>
<li><em>La première concernait la publication par la Mairie de Paris d’une cartographie de la pollution au plomb sur l’ensemble du territoire parisien</em></li>
<li><em>La seconde portait sur l’organisation d’un dépistage de l’intoxication au plomb, dans les centres de Protection Maternelle et Infantile, les établissements scolaires et les établissements d’accueil de la petite enfance les plus exposés</em></li>
</ul>
<p><em>La première requête a été adoptée à l’unanimité et la seconde a été jugé trop intrusive et a été écartée par l’exécutif parisien.</em></p>
<p><em>De mon côté, j’ai également demandé à ce que les autres parents dont les enfants avaient fréquenté des assistantes maternelles à proximité de Notre Dame soient tous prévenus de l’intérêt d’envisager de faire faire une plombémie rapidement à leur enfant afin que la lecture des résultats soient pertinents puisque le plomb ne reste dans le sang que quelques semaines après l’exposition mais qu’il reste ensuite dans les os où il est difficilement analysable. Je me suis également rendue à un café des parents mais peu de parents malheureusement étaient présents.</em></p>
<p><em>Finalement, ce n’est que mi-juin que des tests ont été effectués chez les assistantes maternelles concernées et qu’un courrier a été adressé aux parents en leur indiquant la possibilité pour eux de faire faire des plombémies à leurs enfants.</em></p>
<p><em>Peu à peu, les crèches du 5<sup>ème</sup> arrondissement ont commencé à être testées et quand <a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/180719/notre-dame-la-mairie-de-paris-passe-sous-silence-des-contaminations-au-plomb-dans-les-ecoles?onglet=full" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Médiapart a sorti son enquête</a> durant l’été, tout le monde s’est un peu affolé. Les tests dans les écoles se sont accélérés, avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui et qui ne sont pas brillants. Dans le réfectoire de l’école de mon fils, les taux sont juste à la limite en dessous des 70 µg/m² autorisés pour des tests effectués le 31 août. Je trouve cela très inquiétant, car ces taux sont élevés plus de 4 mois et demi après l’incendie.  Il s’agit en outre d’un endroit où les enfants mangent et où la cuisine est réalisée. J’espère que les tests feront l’objet de suivi.</em></p>
<p><em>Pour ma fille, comme il se trouve que l’assistante maternelle chez qui elle allait au moment de l’incendie était une assistante de remplacement, elle n’est finalement pas restée chez elle. Malheureusement, elle y est allée plusieurs fois dans les jours qui ont suivi l’incendie, or de chez elle, on voit très bien la cathédrale et l’assistante maternelle m’a confirmé que le jour du sinistre, les fenêtres étaient restées grandes ouvertes. J’ai quand même fait faire une plombémie à ma fille, assez tardivement, et les résultats étaient encore assez élevés mais ne dépassaient pas les 25 µg/litre de sang, le seuil qui déclenche un suivi pour les enfants. Le petit garçon qui était gardé avec ma fille au moment de l’incendie a également fait une prise de sang et a, à peu près, les mêmes résultats que ma fille pour sa plombémie. J’ai aussi fait faire une plombémie pour moi qui s’est révélée peu inquiétante alors qu’a priori j’ai été plus exposée que ma fille par exemple. J’ai d’ailleurs eu bien du mal à faire faire ces plombémies. Je me suis tout d’abord rendue début juin à l’Hôtel Dieu mais ils ont refusé de nous tester car il fallait être résident sur l’île de la cité pour avoir le droit de bénéficier d’une prise en charge par le service et ces tests étaient de plus limités aux enfants de moins de 7 ans et aux femmes enceintes uniquement. Cela a donc ensuite été compliqué d’obtenir une prescription pour faire faire une plombémie par un médecin. Le pédiatre a établi une ordonnance pour ma fille mais il ne connaissait pas la procédure dont il n’a pas l’habitude. En effet, comme il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire, il y a un document de suivi à remettre au laboratoire que je n’avais pas. Faire les examens a pris beaucoup plus de temps que prévu.</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, j’espère que les pouvoirs publics, les écoles et les crèches vont continuer à procéder à des tests réguliers, sans classer ce sujet comme un sujet clos. J’ai demandé également à ce que les enfants retirent leurs chaussures en classe de maternelle dans l’école de mon fils et que des informations soit envoyées aux parents sur tous ces rebondissements et les précautions à prendre.</em></p>
</div><div class="uncode_text_column" ></p>
<pre><strong> </strong><em>CRÉDIT PHOTO :</em> ©NIVENN LANOS</pre>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2019/09/24/linquietante-pollution-au-plomb-paris-incendie-notre-dame/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-via="@66Mimpatients">Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div>
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		<title>Bricolage et exposition chimique : dangers pour les femmes enceintes et les enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 09:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-12"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Comme il est tentant, durant les mois qui précèdent l’arrivée d’un bébé, de faire des travaux, ne serait-ce qu’un peu de décoration, pour l’accueillir dans une belle chambre ! Mesdames, posez pinceaux et marteaux et éloignez-vous des pots de peinture, car rares sont les travaux qui ne vous exposent pas à des substances chimiques dangereuses pour l’enfant à naître.</strong></p>
<p><strong>Peintures fraiches, vernis, parquets, moquettes, colles pour les poser, poussières diverses, produits nettoyants, décapants, et même mobilier neuf… Tout est potentiellement dangereux pour le bébé à naître et pour les tout-petits qui s’installent dans des chambres nouvellement refaites, à cause du contact direct avec des polluants chimiques ou leurs émanations.</strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Rappelons en effet que :</strong></p>
<ul>
<li><strong>La barrière du placenta ne suffit pas à préserver les bébés à naître dans le ventre de leur maman de la pollution chimique ;</strong></li>
<li><strong>Si une maman elle-même exposée à des contaminants chimiques allaite son enfant, ces contaminants peuvent passer à travers le lait maternel ;</strong></li>
<li><strong>La vie intra-utérine et les premières années de vie du nourrisson et du petit enfant sont des périodes de développement déterminantes et des expositions à des produits nocifs ou à des perturbateurs endocriniens peuvent nuire à leur santé (accouchements prématurés, malformations, troubles du développement, des apprentissages, etc.) </strong></li>
</ul>
<h2><strong>Attention aux poussières et émanations dans le reste de la maison</strong></h2>
<p>Si vous faites des travaux dans une maison où vivent une femme enceinte ou des enfants petits, il est important qu’ils ne soient pas exposés aux poussières dues par exemple à des ponçages, car certaines peintures peuvent contenir du plomb. Il faut également les tenir loin des émanations des produits chimiques comme des peintures, colles, solvants, vernis, vitrifiants, cires, décapants, diluants, laques, etc.</p>
<p>Pour l’éviter :</p>
<ul>
<li>Reboucher bien toutes les bouteilles et pots de produits de bricolage et tenez-les hors de portée de enfants.</li>
<li>Si seules quelques pièces de l’habitation sont en travaux, faites en sorte qu’elles soient fermées le plus hermétiquement possible.</li>
<li>Aérez votre habitation le plus possible pendant les travaux et même durant plusieurs semaines après les travaux.</li>
<li>Si vous êtes enceinte et décidez malgré tout de faire un peu de bricolage, portez un masque, des gants, des lunettes de protection.</li>
<li>Gare à l’aspirateur qui rejette quand même de très fines poussières potentiellement toxiques. Préférez des serpillières mouillées pour ramasser les peintures grattées.</li>
</ul>
<h2><strong>Choisissez les produits et matériaux les moins toxiques du marché</strong></h2>
<p>Les femmes enceintes et les jeunes enfants doivent également être tenus éloignés de produits et matériaux de bricolage qui peuvent dégager des substances invisibles, inodores mais hautement toxiques comme les fameux composés organiques volatils (COV).</p>
<p>Vérifiez tout d’abord l’éventuelle toxicité des produits que vous utilisez grâce aux symboles indiqués sur les produits :</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-30763 aligncenter" src="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/Capture-décran-2019-04-11-18.16.56-300x298.png" alt="Pictogrammes étiquettes des produits dangereux" width="300" height="298" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/Capture-décran-2019-04-11-18.16.56-300x298.png 300w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/Capture-décran-2019-04-11-18.16.56-150x150.png 150w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/Capture-décran-2019-04-11-18.16.56-350x348.png 350w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/Capture-décran-2019-04-11-18.16.56-200x200.png 200w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/Capture-décran-2019-04-11-18.16.56-120x120.png 120w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/Capture-décran-2019-04-11-18.16.56.png 652w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>En outre, depuis le mois de septembre 2013, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2011/3/23/DEVL1101903D/jo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le décret n°2011-321</a> relatif à l&rsquo;étiquetage sur les émissions de polluants volatils des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis, a rendu obligatoire pour tous les produits de construction à destination, exclusive ou non, de l’usage intérieur, vendus en France, l’apposition d’une étiquette qui permet d’évaluer les performances des produits en termes d’émissions de COV dans l’air intérieur mesurées 28 jours après leur pose, application ou incorporation dans une pièce.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-30764 aligncenter" src="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/site_meddtl_etiquetage_produits_construction_cle536621-300x160.jpg" alt="Etiquette émissions dans l'air intérieur" width="300" height="160" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/site_meddtl_etiquetage_produits_construction_cle536621-300x160.jpg 300w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/site_meddtl_etiquetage_produits_construction_cle536621-1024x547.jpg 1024w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/site_meddtl_etiquetage_produits_construction_cle536621-768x411.jpg 768w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/site_meddtl_etiquetage_produits_construction_cle536621-350x187.jpg 350w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/site_meddtl_etiquetage_produits_construction_cle536621-200x107.jpg 200w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/08/site_meddtl_etiquetage_produits_construction_cle536621.jpg 1500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Les COV ou composés organiques volatils, ainsi que leur nom l’indique, sont des substances volatiles qui se répandent très facilement dans l’environnement et peuvent ainsi directement nuire à notre santé. Les plus connus sont le butane, le toluène, l&rsquo;éthanol, l&rsquo;acétone, le benzène ou encore le formaldéhyde (<a href="https://france-assos-sante.org/2014/04/03/saga-maison-poison-a-lattaque-contre-le-formaldehyde/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire notre article sur le formaldéhyde</a>). Ils sont tout particulièrement présents dans les solvants, dégraissants, agents de nettoyage, peintures, encres, etc., et les plus nocifs, comme le benzène, sont classés CMR (cancérogène, mutagène et reprotoxique).</p>
<h2><strong>Quels peintures, vernis ou papiers-peints choisir ?</strong></h2>
<ul>
<li>Choisir des peintures ou lasures à l’eau (surtout pas celles diluables avec des solvants de type White spirit)</li>
<li>Choisir des peintures et des colles pour papier-peint à faible teneur en composés organiques volatils (vérifier l’étiquetage sur les COV)</li>
<li>Préférer un papier-peint ingrain, éventuellement intissé sans vinyle plutôt qu’un papier-peint vinyle ou expansé. Certains papier-peints contiennent en effet du formaldéhyde et ceux qui sont lavables sont évidemment pratiques mais ils contiennent souvent des phtalates (perturbateur endocrinien) qui peuvent se retrouver dans les poussières de la maison.</li>
<li>Privilégier des tapisseries imprimées avec des encres à l’eau</li>
<li>Privilégier les produits labellisés comme <a href="https://www.ecolabels.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’écolabel européen ou le NF environnement</a></li>
</ul>
<h2><strong>Et pour les sols ?</strong></h2>
<p>Les composés organiques volatils que peuvent dégager les matériaux et colles utilisés pour les sols sont dangereux pour le bébé à naître en cas de grossesse, et les tout petits enfants y sont d’autant plus exposés qu’ils passent beaucoup de temps par terre.</p>
<ul>
<li>Choisir des revêtements en carrelage, linoleum naturel ou en caoutchouc plutôt qu’en PVC car ces derniers peuvent contenir des phtalates (perturbateur endocrinien).</li>
<li>Préférer des parquets massifs non traités et sans vernis plutôt que du parquet contrecollé ou stratifié qui contient des colles et peut dégager notamment du formaldéhyde.</li>
<li>Opter pour une moquette végétale non traitée en jonc de mer, en sisal ou en coco ou en fibre naturelle (toujours non traitée) comme le coton ou la laine, évitez les moquettes synthétiques. Les moquettes contiennent souvent des phtalates (perturbateur endocrinien) et sont souvent traitées avec des retardateurs de flamme ou des produits anti-tâches, anti-bactérien, anti-acariens, etc. qui comportent des polluants chimiques.</li>
<li>Sélectionner avec attention les colles que vous choisissez pour poser vos sols en surveillant leur teneur en COV et, si possible, préférer une pose tendue.</li>
</ul>
<h2><strong>Meubles et décorations diverses…</strong></h2>
<ul>
<li>Privilégier les meubles en matière brute, comme le bois naturel non traité, le métal, le verre, l’osier, etc., ou opter pour des meubles de récupération (brocante, antiquaire) qui auront déjà largué les éventuels composés organiques volatils (COV) qu’ils peuvent contenir. En effet, les meubles en contreplaqué, peints, vernis ou traités de façons diverses peuvent contenir beaucoup de composés organiques volatils et notamment du formaldéhyde, classé comme « cancérogène certain » par le Centre international de Recherche contre le Cancer. Si vous devez en acheter, sortez-le de son emballage et stockez-le dans une pièce bien aérée plusieurs semaines avant de la placer dans la chambre d’un enfant ou d’une femme enceinte.</li>
<li>Pour vos rideaux, coussins, draps, etc., choisir des tissus naturels non traités car les traitements anti-tâches, anti-acariens, anti-UV, etc. contiennent des polluants chimiques.</li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-12" data-row="script-row-unique-12" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-12"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-13"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-13" data-row="script-row-unique-13" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-13"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-14"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
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<p><strong>Retrouvez notre série d’articles dans notre article introductif au DOSSIER :<br />
</strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-cke-saved-href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/">Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien</a></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-14" data-row="script-row-unique-14" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-14"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://france-assos-sante.org/2019/08/20/bricolage-et-exposition-chimique-dangers-pour-les-femmes-enceintes-et-les-enfants/feed/</wfw:commentRss>
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			</item>
		<item>
		<title>Jardinage et exposition chimique : les dangers pour les femmes enceintes et les enfants</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/08/09/jardinage-et-exposition-chimique-les-dangers-pour-les-femmes-enceintes-et-les-enfants/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2019/08/09/jardinage-et-exposition-chimique-les-dangers-pour-les-femmes-enceintes-et-les-enfants/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sarah HECK]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Aug 2019 07:50:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-15"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Quand on pense jardin, on pense grand air et nature et on est tenté de croire que c’est un environnement idéal et sain pour une femme enceinte ou de jeunes enfants. C’est le cas, à condition de respecter quelques précautions…</strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Pesticides, insecticides, petits bricolages paysagers peuvent être sources d’exposition à des polluants chimiques très dangereux pour le développement de l’enfant à naître et des petits enfants qui joueraient à proximité.</strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Rappelons en effet que :</strong></p>
<ul>
<li><strong>La barrière du placenta ne suffit pas à préserver les bébés à naître de la pollution chimique ;</strong></li>
<li><strong>Si une maman, elle-même exposée à des contaminants chimiques, allaite son enfant, ces contaminants peuvent passer à travers le lait maternel ;</strong></li>
<li><strong>La vie intra-utérine et les premières années de vie du nourrisson et du petit enfant sont des périodes de développement déterminantes et des expositions à des produits nocifs ou à des perturbateurs endocriniens peuvent nuire à leur santé (accouchements prématurés, malformations, troubles du développement, des apprentissages, etc.) </strong></li>
</ul>
<h2><strong>Femmes enceintes et jeunes enfants : restez loin des pesticides !</strong></h2>
<p>Il faut déjà se méfier des pesticides dans notre alimentation (<a href="https://france-assos-sante.org/2019/04/29/femmes-enceintes-et-jeunes-enfants-attention-aux-produits-chimiques-dans-lalimentation/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><u>voir notre article sur le sujet</u></a>) et préférer les produits biologiques qui en contiennent moins. A fortiori, en pleine nature, au jardin ou à proximité de zones agricoles où les pesticides peuvent être très répandus, il est d’autant plus important de protéger les femmes enceintes et les enfants.</p>
<p>Pratiques, puisqu’ils nous débarrassent en un instant des nuisibles, les pesticides sont aussi toxiques pour les insectes, les mauvaises herbes et les champignons que pour les humains. Leur objectif est bel et bien d’éliminer ce qui nous dérange. Or en 2010, l’étude Jardivert montrait que seulement 32% des jardiniers amateurs considéraient que ces produits étaient dangereux.</p>
<p>Il est donc évidemment essentiel de tenir les pesticides dans des contenants bien rebouchés, hors de la portée des enfants, sur des étagères en hauteur ou des placards fermés à clé. En outre, il ne faut pas laisser jouer au jardin des enfants petits à même le sol sur des zones où des pesticides auraient été répandus, car ces produits sont des polluants chimiques qui peuvent nuire à leur développement.</p>
<p>Pour les mêmes raisons, une femme enceinte ne doit pas manipuler de pesticides qui peuvent s’avérer dangereux pour le bébé qu’elle porte. Si cela est indispensable, il est nécessaire de porter des gants, un masque et de faire attention aux produits en diffuseur car ils génèrent des gouttelettes qui peuvent être inhalées très facilement.</p>
<p>Les gants sont d’autant plus nécessaires chez la femme enceinte qui n’aurait pas eu la toxoplasmose car le jardin peut être une source de contamination de cette infection parasitaire à travers les excréments des animaux susceptibles d’y passer et qui se mêlent à la terre.</p>
<h5 style="text-align: left;"><strong>NOUVELLE RÉGLEMENTATION<br />
POUR LES JARDINIERS AMATEURS</strong></h5>
<h5 style="text-align: left;">La prise de conscience des dangers des pesticides fait son chemin.</h5>
<h5 style="text-align: left;">Depuis 2008, le plan Ecophyto qui a fait suite au Grenelle de l’environnement, vise à réduire l’utilisation de produis phytosanitaires en France. L’agriculture est évidemment le domaine le plus concerné par ce plan mais les jardiniers amateurs et les responsables de collectivités sont aussi encouragés à participer à cet effort. C’est d’ailleurs dans cette optique que depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2019, les jardiniers amateurs ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires de synthèse. Les produits désormais utilisables sont :<br />
&#8211; les produits autorisés en agriculture biologique,<br />
&#8211; les produits à faibles risques,<br />
&#8211; les produits de biocontrôle,<br />
&#8211; les substances de base,<br />
&#8211; les macro-organismes.</h5>
<h5 style="text-align: left;">Attention, certains de ces produits ne sont pourtant pas exempts de produits nocifs pour la femme enceinte et les enfants petits. En outre, l’utilisation d’huiles essentielles pour soigner son jardin nécessite de prendre les précautions nécessaires puisque certaines huiles essentielles sont contre-indiquées en cas de grossesse et chez les enfants car elles présentent des risques abortifs et neurotoxiques.</h5>
<p>Dans tous les cas, si vous avez un potager qui nourrit une femme enceinte et des enfants petits, évitez d’utiliser des pesticides qui se retrouveront immanquablement dans leurs assiettes.</p>
<p>Préférez l’usage des méthodes physiques et manuelles que vous pouvez apprendre à maîtriser par exemple sur le site <a href="https://www.jardiner-autrement.fr/categorie/proteger/gerer/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Jardiner Autrement</a>.</p>
<p>Évidemment, bien que 17 millions de Français jardinent, le plus inquiétant concerne les zones agricoles qui en France représentent 95% de l’utilisation des pesticides. Une étude réalisée en Californie, dans une zone qui consomme 30% des pesticides utilisés aux Etats-Unis et qui a porté sur 692 589 naissances entre 1997 et 2011, montre que l’exposition des femmes enceintes aux pesticides augmente le risque de naissance prématurée entre 5 à 9% (<a href="https://www.letemps.ch/sciences/exposition-aux-pesticides-pendant-grossesse-attention-danger" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire l’article du magazine suisse Le Temps sur cette étude</a>).</p>
<h2><strong>Méfiez-vous des produits « anti »</strong></h2>
<p>Anti-puces, anti-fourmis, anti-moustiques… Les « anti » doivent mettre la puce à l’oreille car ce sont forcément des produits toxiques dont il faut tenir éloignés les femmes enceintes et les enfants.</p>
<p>Nous avons déjà abordé le sujet des anti-moustiques <a href="https://france-assos-sante.org/2019/07/05/bebes-jeunes-enfants-et-femmes-enceintes-gare-aux-produits-solaires-et-anti-moustiques/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><u>dans cet article</u></a>, mais il est également important d’être très précautionneux avec les produits vétérinaires, par exemple quand on doit appliquer un anti-puces sur son animal domestique. En effet, certains contiennent des produits chimiques neurotoxiques dangereux à tenir éloignés d’une femme enceinte et d’enfants qui vont sûrement continuer à le caresser et dans une maison où l’animal en question contaminera alors avec ces polluants chimiques les sols, canapé et lits de la maison, exposant ensuite ses habitants. Il est alors important de bien se renseigner sur les alternatives les plus naturelles possibles.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-15" data-row="script-row-unique-15" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-15"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-16"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-16" data-row="script-row-unique-16" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-16"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-17"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
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<p><strong>Retrouvez notre série d’articles dans notre article introductif au DOSSIER :<br />
</strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-cke-saved-href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/">Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien</a></p>
</div>
</div>
</div>
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</div>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-17" data-row="script-row-unique-17" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-17"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Bébés, jeunes enfants et femmes enceintes : gare aux produits solaires et anti-moustiques</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/07/05/bebes-jeunes-enfants-et-femmes-enceintes-gare-aux-produits-solaires-et-anti-moustiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jul 2019 15:43:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-18"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>S’il est indispensable de protéger les enfants et les futures mamans des moustiques, surtout dans les zones où ils peuvent transmettre de graves maladies comme le paludisme, le chikungunya, la dengue ou zika, il faut pourtant privilégier pour eux les solutions qui utilisent le moins de répulsifs possibles dans la mesure où ils contiennent des produits toxiques.</strong></p>
<p><strong>De la même façon, certains produits pour se protéger du soleil sont assez controversés, notamment ceux contenant des filtres chimiques ou des nanoparticules. </strong></p>
<p><strong>Comment choisir les produits les plus adaptés quand on n’a pourtant pas le choix et que l’on doit en utiliser :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Parce que l’on est enceinte ou que l’on a des enfants petits et que l’on part ou que l’on vit dans une zone infestée par les moustiques ? </strong></li>
<li><strong>Parce qu’une future maman ou des enfants ne peuvent pas se protéger du soleil en restant totalement à l’ombre et doivent appliquer une protection solaire cutanée ?</strong></li>
</ul>
<p><strong>Dans la mesure où l’organisme des enfants est en plein développement il faut absolument penser à prendre davantage de précautions avec :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Les plus petits qui ont une peau fine et fragile et sont particulièrement exposés aux contaminants chimiques contenus dans des protections cutanées ;</strong></li>
<li><strong>Les bébés à naître dans le ventre de leur maman si elle est elle-même exposée à des contaminants chimiques, car la barrière du placenta ne suffit pas à les préserver de la pollution chimique ;</strong></li>
<li><strong><strong>Les enfants allaités si la maman est exposée à des contaminants chimiques qui peuvent passer à travers le lait maternel ou si les produits cutanés sont appliqués sur le sein.</strong></strong></li>
</ul>
<h2 style="text-align: center;"><strong>ANTI-MOUSTIQUES</strong></h2>
<h3>Tous les anti-moustiques ne conviennent pas aux enfants</h3>
<p>Bien que chez les enfants, les piqûres de moustiques, en nombre et en taille, soient impressionnantes, elles sont rarement dangereuses dans les zones qui ne présentent pas de risque de transmission de maladies par les moustiques. Il faut alors surtout veiller à ce qu’une piqûre grattée cicatrise correctement et ne s’infecte pas.</p>
<p>De fait, il est préférable, dans ces régions, pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, de privilégier des solutions de protection sans répulsifs chimiques (sprays, diffuseurs, tortillons), car ces derniers contiennent des produits chimiques toxiques comme le DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide) ou le IR3535 (N-acétyl-N-butyl-βalaninate d’éthyle).</p>
<p>Ces produits chimiques peuvent en effet altérer le développement de l’enfant à naître puisque le placenta ne suffit pas à protéger le bébé dans le ventre de sa mère qui peut être contaminée par des produits appliqués sur la peau ou inhalés par le biais de sprays ou de diffuseurs.</p>
<p>Ces produits peuvent évidemment être également dangereux pour la croissance du petit enfant directement exposé à ces contaminants chimiques.</p>
<p>Voici donc 3 préconisations issues des <a href="http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2019/BEH-hors-serie-Recommandations-sanitaires-pour-les-voyageurs-2019" target="_blank" rel="noopener noreferrer">recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2019 </a>:</p>
<ul>
<li>Chez l’enfant et la femme enceinte, l’utilisation des répulsifs cutanés doit respecter un mode d’emploi précis, résumé dans ce tableau :<br />
<a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/tableau_repulsif_recos_mars_2016.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/tableau_repulsif_recos_mars_2016.pdf</a></li>
<li>Chez l’enfant, l’application des répulsifs cutanés ne doit pas être faite sur les mains.</li>
<li>Chez la femme allaitante, l’utilisation des répulsifs cutanés est possible en respectant les mêmes précautions que chez les autres adultes et en veillant à la non-application au niveau du sein ainsi qu’au lavage des mains avant la mise au sein.</li>
</ul>
<p>Le tableau en lien ci-dessus précise notamment que des répulsifs vendus en grandes surfaces ou en pharmacies, dont certains portent sur leur étiquette la mention « enfants », sont tout simplement contre-indiqués chez les enfants de moins de 24 mois et que le nombre d’applications quotidiennes de ces produits est également limité jusqu’à 12 ans.</p>
<p>Ces produits sont aussi contre-indiqués aux femmes enceintes si elles ne sont pas exposées à un risque de maladies transmises par les moustiques.</p>
<p>Rappelons également que l’utilisation des huiles essentielles peut être dangereuse chez la femme enceinte et les jeunes enfants. Consultez votre pharmacien avant toute utilisation.</p>
<p>Petite note en passant concernant les appareils à ultrasons et applis pour smartphones basées sur les ultrasons contre les moustiques : d&rsquo;après les <a href="https://www.quechoisir.org/decryptage-antimoustiques-l-efficacite-des-produits-antimoustiques-en-question-n8125/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">tests réalisés par <em>Que Choisir</em></a>, ces dispositifs sont à bannir et n’ont aucun effet répulsif sur les moustiques.</p>
<h3>Les alternatives aux répulsifs chimiques</h3>
<ul>
<li>Assécher ou recouvrir tous les endroits où il pourrait y avoir de l’eau stagnante (coupelles, vases, gouttières, seaux, matériels de jardins, bidon de récupération d’eau, etc.) car les moustiques s’y reproduisent</li>
<li>Porter des vêtements couvrants</li>
<li>Installer des moustiquaires au-dessus des lits et aux fenêtres</li>
<li>Eteignez les lumières quand la nuit tombe</li>
<li>Mettez la climatisation si possible (bien que ce ne soit pas très écolo !) car les moustiques n’aiment pas les endroits frais</li>
</ul>
<h3>Précautions dans les zones à risque de transmission</h3>
<p>Dans de nombreuses régions du monde, et désormais également en France métropolitaine, certains genres de moustiques transmettent des maladies à travers leurs piqûres et les répulsifs doivent alors être envisagés afin de diminuer le risque de contamination.</p>
<p>Les moustiques dangereux sont :</p>
<ul>
<li>Les genres Anopheles et Culex qui :
<ul>
<li>Peuvent transmettre le paludisme et d’autres maladies comme le virus du Nil occidental ou l’encéphalite japonaise</li>
<li>Piquent plutôt la nuit</li>
<li>Se concentrent dans les zones tropicales d’Afrique, d’Amérique et d’Asie et aussi dans des zones plus tempérées, notamment aux États-Unis, en Asie et parfois en Europe</li>
</ul>
</li>
<li>Le genre Aedes, dont fait partie le moustique tigre (également appelé Aedes albopictus) qui est désormais implanté en France métropolitaine, surtout dans le sud de l’hexagone et qui :
<ul>
<li>Peut transmettre le chikungunya, la dengue ou zika</li>
<li>Pique plutôt le jour</li>
<li>Est originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est. Le moustique tigre est aujourd’hui présent dans plus de 80 pays d’Asie, de l’océan Indien, du Pacifique, d’Afrique, du bassin méditerranéen et des Amériques.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3>Les risques de zika durant la grossesse</h3>
<p>Les femmes enceintes doivent être très attentives à ne pas se faire piquer par des moustiques si elles se rendent dans des zones où vivent les espèces qui transmettent des maladies et particulièrement zika. En effet, si une femme enceinte est infectée par zika, notamment au premier trimestre de la grossesse, cela présente un risque d’anomalies du développement du cerveau du bébé à naître.</p>
<p>Il est donc conseillé aux femmes enceintes de reporter un voyage prévu dans les régions à risques où il leur est recommandé de porter des vêtements qui couvrent au maximum la peau, de se protéger à l’intérieur avec des moustiquaires sur les lits et les fenêtres et d’utiliser des répulsifs sur les parties découvertes du corps, en prenant soin de choisir des produits adaptés aux femmes enceintes et de respecter le nombre d’applications quotidiennes maximum recommandé.</p>
<h3>Zones infestées par le moustique tigre en France</h3>
<p>Le moustique tigre a fini par arriver dans l’hexagone et vous pouvez suivre et participer à l’information sur sa progression, année par année, sur la carte du portail de signalement du moustique tigre : <a href="http://www.signalement-moustique.fr/signalement_albopictus/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.signalement-moustique.fr/signalement_albopictus/</a></p>
<p>En France métropolitaine, il y a donc quelques cas recensés de maladies transmises par le moustique tigre. Voici les chiffres de cas déclarés du 1<sup>er</sup> mai au 30 novembre <a href="http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Zika/Donnees-epidemiologiques/France-metropolitaine/Chikungunya-dengue-et-zika-Donnees-de-la-surveillance-renforcee-en-France-metropo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">publiés sur le site de Santé Publique France</a>, où vous trouverez des précisions sur les zones géographiques concernées :</p>
<ul>
<li>189 cas importés de dengue</li>
<li>6 cas importés de chikungunya</li>
<li>8 cas autochtones de dengue</li>
</ul>
<p>Dans les zones où les moustiques tigre sont apparus en France métropolitaine, et a fortiori dans celles où il y a des cas de dengue ou de chikungunya, il est important d’éviter la prolifération des moustiques tigre en asséchant ou en couvrant tous les foyers d’eau stagnante et de se protéger de leurs piqûres en utilisant des moustiquaires, des vêtements couvrants et des répulsifs en suivant les précautions d’emploi adaptés aux femmes enceintes et aux nourrissons <a href="%E2%80%A2%09https:/solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/tableau_repulsif_recos_mars_2016.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">résumés dans ce tableau</a>.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-18" data-row="script-row-unique-18" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-18"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-19"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-19" data-row="script-row-unique-19" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-19"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-20"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>PROTECTIONS SOLAIRES</strong></h2>
<p>Quand il s’agit de protéger du soleil la peau de ses enfants ou la sienne, on préfère ne pas lésiner sur l’efficacité ! Le problème est que certaines crèmes qui protègent bien des rayons UV contiennent également des filtres ou des composés chimiques dont certains sont accusés d’être des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils altèrent le système hormonal et peuvent provoquer, des troubles de la croissance, du développement, de la reproduction, qui peuvent se révéler d’autant plus graves s’ils touchent des enfants, soit directement, soit dans le ventre de leur maman durant la grossesse.</p>
<p>En effet, le placenta ne protège pas l’enfant des contaminations chimiques subies par la maman et la peau des enfants, très fragile, est plus sensible encore à ce type de contamination cutanée.</p>
<p>En matière de crème solaire, il y a deux types de filtres :</p>
<ul>
<li>Les filtres chimiques qui absorbent les UV mais qui sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens</li>
<li>Les filtres minéraux à pigments blancs comme le dioxyde de titane ou l’oxyde de zinc, qui réfléchissent les rayons. Les filtres minéraux sont, a priori, inoffensifs mais il y a un doute sur leur innocuité quand ils sont utilisés sous la forme de nanoparticules. En effet, l’inconvénient de ces filtres minéraux est qu’ils sont difficiles à étaler et ont tendance à laisser un film blanc sur la peau assez peu esthétique. Pour résoudre ce problème, certains fabricants réduisent la taille des particules jusqu’à utiliser parfois des nanoparticules qui sont très controversées car elles pourraient ainsi pénétrer dans l’organisme sans que l’on connaisse leur impact sur la santé (<a href="http://www.66millionsdimpatients.org/lecture-faut-il-avoir-peur-des-nanos/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire l’article de 66 Millions d’Impatients sur les nanoparticules</a>).</li>
</ul>
<p>Notez que si dans les cosmétiques bio, il est interdit d’utiliser des filtres chimiques, en revanche, certains labels bio autorisent l’utilisation de nanoparticules.</p>
<p>Dans tous les cas, la peau des bébés et des jeunes enfants est beaucoup trop fragile pour supporter une exposition au soleil. Même avec de la crème, il faut éviter absolument qu’un bébé soit exposé aux rayons du soleil, surtout entre 12h et 16h, qui est le moment où les rayons sont les plus forts car cette tranche horaire correspond en gros aux deux heures avant et après que le soleil soit à son zénith en France en été.</p>
<p>En outre, n’oubliez pas que même sous un parasol, sur la plage, la peau d’un bébé n’échappe pas aux UV à cause de la réverbération des rayons sur le sable et sur la mer.</p>
<p>Voici une piste pour vous aider à choisir : <a href="https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/liste/produits-solaires-ci5/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un comparatif établi par UFC-Que Choisir concernant les substances toxiques dans les produits solaires</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-20" data-row="script-row-unique-20" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-20"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-21"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-21" data-row="script-row-unique-21" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-21"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-22"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Retrouvez notre série d’articles dans notre article introductif au DOSSIER :<br />
</strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-cke-saved-href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/">Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-22" data-row="script-row-unique-22" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-22"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://france-assos-sante.org/2019/07/05/bebes-jeunes-enfants-et-femmes-enceintes-gare-aux-produits-solaires-et-anti-moustiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gare aux produits chimiques cachés dans les couches et textiles de nos enfants</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/06/17/gare-aux-produits-chimiques-caches-dans-les-couches-et-textiles-de-nos-enfants/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2019/06/17/gare-aux-produits-chimiques-caches-dans-les-couches-et-textiles-de-nos-enfants/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 09:41:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[Avez-vous déjà imaginé qu’un vêtement, un linge de maison ou une peluche puisse directement nuire à la santé de votre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avez-vous déjà imaginé qu’un vêtement, un linge de maison ou une peluche puisse directement nuire à la santé de votre enfant ? C’est pourtant bel et bien le cas quand on tombe sur certains tissus synthétiques, des matières hi-tech ou des textiles colorés avec des produits nocifs.</strong></p>
<p><strong>L’industrie textile a fait preuve d’inventivité ces dernières décennies pour nous faciliter la vie en créant des tissus infroissables, imperméables, anti-froid, anti-tâches, anti-odeurs, anti-acariens, anti-UV, etc… Malheureusement cela se révèle aujourd’hui avoir un prix sur notre santé.</strong></p>
<p><strong>En outre, par souci d’économie, les marques, même les plus connues, n’utilisent pas toujours les procédés de fabrication, ni les produits les plus écologiques et naturels. </strong></p>
<p><strong>Le résultat est que s’immiscent dans nos vêtements des produits chimiques indésirables. Ils sont la plupart du temps présents en faible quantité mais participent à l’effet cocktail de ces incalculables polluants chimiques qui s’invitent désormais au quotidien dans notre alimentation, nos cosmétiques, nos meubles, produits ménagers, les jouets, etc. </strong></p>
<p><strong>Les vêtements et linge de maison pour bébés et enfants n’échappent pas à ces polluants chimiques, or leur organisme, encore en pleine croissance, peut se trouver tout particulièrement fragilisé par ce type d’exposition chimique.  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>DES PRODUITS CHIMIQUES DANS NOS VÊTEMENTS</strong></h2>
<p>Greenpeace a enquêté sur la présence de produits chimiques dans nos vêtements…</p>
<p>En 2011 et 2012, l’organisation <a href="https://www.greenpeace.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Greenpeace</a> avait épinglé plusieurs grandes marques de la mode en publiant plusieurs rapports (dans <a href="https://www.greenpeace.org/archive-international/Global/international/publications/toxics/Water%202012/ToxicThreads01.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Toxic Threads: The Big Fashion Stitch-Up</a>, <a href="https://www.greenpeace.org/international/publication/7168/dirty-laundry/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dirty Laundry</a> et <a href="https://www.greenpeace.org/international/publication/7435/dirty-laundry-2-hung-out-to-dry/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dirty Laundry 2</a>) sur la présence de produits toxiques dans leurs vêtements.</p>
<p>Ainsi pour <a href="https://www.greenpeace.org/archive-international/Global/international/publications/toxics/Water%202012/ToxicThreads01.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Toxic Threads</a>, l’organisation a analysé 141 articles, provenant de 20 grandes marques et achetés dans 29 pays différents. Il y avait dans cette sélection des tee-shirts, des jeans, des pantalons, des robes, des sous-vêtements pour femmes, hommes et enfants.</p>
<p>63% de ces vêtements contenaient ce que l’on appelle des nonylphénols éthoxylates, parfois dans des proportions inacceptables.</p>
<p>Le danger actuellement connu par rapport à la présence de nonylphénols éthoxylates n’est pas leur contact direct, mais le fait qu’au lavage ces produits chimiques, qui agissent comme des perturbateurs endocriniens, se retrouvent indéniablement dans la nature et polluent insidieusement tout ce que l’on mange, ce que l’on boit.</p>
<p>Lors de cette même étude, Greenpeace a également recherché la présence d’un autre type de perturbateurs endocriniens tristement célèbre : les phtalates (<a href="https://france-assos-sante.org/2014/05/12/sommes-nous-en-danger-face-aux-phtalates/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire notre article consacré aux phtalates</a>). Les chercheurs se sont concentrés sur les impressions en plastisol, les logos et les textes imprimés sur 31 vêtements et tous contenaient effectivement des phtalates.</p>
<p>En France, l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Agence nationale de sécurité sanitaire de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;environnement et du travail</a> (Anses) fait ses propres analyses…</p>
<p>En 2018, dans une <a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/CONSO2014SA0237Ra.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">évaluation des effets sensibilisants ou irritants cutanés des substances chimiques présentes dans les articles chaussants et textiles d’habillement</a>, l’Anses s’est intéressée aux nombreux cas d’allergies et/ou d’irritations cutanées, a priori en lien avec les textiles d’habillement ou des articles chaussants, rapportés ces dernières années par la <a href="https://www.economie.gouv.fr/dgccrf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">DGCCRF</a> (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes). D’après l’analyse de vêtements achetés en France uniquement, l’Agence conclue, à l’instar de Greenpeace, à la présence de nonylphénols éthoxylates, mais pour 20% des vêtements testés seulement (contre 63% pour l’enquête de Greenpeace). Le constat est plus alarmant encore en ce qui concerne les articles chaussants où sont retrouvés de la colophane (sensibilisant cutané) dans 34% de la sélection, du benzoate de benzyle (toxicité aigüe) dans 21%, du formaldéhyde (cancérigène et sensibilisant cutané), et plusieurs autres substances inquiétantes.</p>
<h3>Quelques gestes à adopter pour réduire l’exposition des enfants aux polluants chimiques contenus dans les textiles :</h3>
<ul>
<li>Privilégier des fibres naturelles, et si possible les labels écologiques.</li>
<li>Sachez que la culture du coton est très gourmande en eau et souvent en pesticides. Privilégiez le coton biologique.</li>
<li>Lavez systématiquement tous les vêtements et linge de maison avant de les porter ou de les utiliser.</li>
<li>Evitez les tissus techniques ou traités (ultra-absorbants, imperméables, anti-tâches, anti-UV, anti-acariens, etc.). Certains cachent même des nanoparticules !</li>
</ul>
<h2><strong>DES COUCHES TOXIQUES</strong></h2>
<p><a href="https://www.60millions-mag.com/2017/01/24/des-residus-toxiques-dans-les-couches-pour-bebes-10917" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dans son édition de février 2017</a>, le magazine <em>60 millions de consommateurs</em> a publié une étude sur l’analyse de plusieurs couches jetables pour bébé, qui a révélé que la plupart contenaient des produits chimiques, même dans des produits se vantant d’être écologiques. Pesticides, composés organiques volatils, dioxines, se retrouvent en contact direct avec la peau fragile des bébés, d’autant plus fragile qu’elle est souvent lésée au niveau des fesses, donc plus sensibles à une éventuelle contamination par des produits chimiques. Rappelons qu’une exposition chimique est particulièrement inquiétante chez les tout-petits puisque leur organisme est encore en pleine croissance. Du glyphosate a même été retrouvé dans les couches d’une marque dite « écologique » de la grande distribution. Les couches exposent donc largement les bébés à un cocktail de substances au mieux allergisantes, au pire cancérigènes ou qui agissent comme des perturbateurs endocriniens.</p>
<p>Alerté par ce sujet et par le manque d’informations disponibles sur la composition et les procédés de fabrication des couches jetables, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a également mené ses propres analyses entre 2016 et 2018 sur plusieurs modèles de couches jetables en vente sur le marché français (<a href="https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-recommande-d%E2%80%99am%C3%A9liorer-la-s%C3%A9curit%C3%A9-sanitaire-des-couches-pour-b%C3%A9b%C3%A9" target="_blank" rel="noopener noreferrer">lire l’article sur le site de l’Anses</a>). Il en résulte que plusieurs substances chimiques présentant un risque pour la santé des bébés ont été identifiées et que, dans certains cas, elles dépassaient les seuils sanitaires. L’Anses conclue qu’ « <em>Au regard des risques que peuvent présenter ces substances et de la population particulièrement sensible concernée, l’Anses recommande d’éliminer ou de réduire au maximum les substances chimiques présentes dans les couches pour bébé à usage unique. </em>». L’Agence a donc émis des recommandations à l’intention des industriels, en leur précisant notamment de supprimer les substances parfumantes. Tout récemment, suite au rapport de l’Anses sur les couches jetables de janvier 2019, des parents et une association ont saisi le Conseil d’Etat, demandant l’obligation aux pouvoirs publics et aux fabricants de donner le nom des marques de couches potentiellement toxiques pour les bébés (lire l’<a href="http://www.leparisien.fr/societe/sante/substances-toxiques-dans-les-couches-des-parents-attaquent-l-etat-10-06-2019-8090370.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article du <em>Parisien</em> du 10 juin 2019 à ce sujet</a>).</p>
<p>Sans réglementation stricte, ni informations sur la composition des couches de la part des fabricants, les parents se retrouvent face à un vrai casse-tête, puisqu’ils ne peuvent même pas avoir confiance dans toutes les couches dites écologiques. Restent les couches lavables en tissus biologiques qui sont plus sûres et moins polluantes pour ceux qui sont prêts à changer leur organisation côté langes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Retrouvez notre série d’articles dans notre article introductif au DOSSIER :<br />
</strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-cke-saved-href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/">Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Exposition aux produits chimiques des femmes enceintes au travail</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/05/23/exposition-aux-produits-chimiques-des-femmes-enceintes-au-travail/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2019 11:05:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-23"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Certains métiers, comme dans l’industrie, l’artisanat, la santé humaine et animale, la coiffure et l’esthétique, le nettoyage et les pressings, etc. présentent un risque plus ou moins important d’exposer la femme enceinte ou allaitante à des polluants chimiques qui peuvent compromettre la survie ou la santé de l’enfant à naître ou du nourrisson s’il est allaité.</strong></p>
<p><strong>Rappelons que :</strong></p>
<ul>
<li><strong>La barrière du placenta ne suffit pas à préserver le futur bébé d’éventuelles contaminations chimiques</strong></li>
<li><strong>Les contaminants chimiques peuvent passer à travers le lait maternel</strong></li>
</ul>
<p><strong>Le premier trimestre est la période qui présente le plus de risques pour l’embryon, notamment parce que c’est le moment où les organes et les membres se forment. Une exposition à des produits toxiques peut alors entraîner des malformations, des retards de croissance, des altérations du système nerveux chez le bébé.</strong></p>
<p><strong>La loi prévoit des aménagements ou changements de poste pour les femmes enceintes et allaitantes exposées à des risques pour l’enfant qu’elle porte ou qu’elle allaite. Cependant, pour en bénéficier et ne prendre aucun risque, mieux vaut prévenir le plus rapidement possible son médecin du travail. L’employée peut alors être réaffectée à un autre poste, ne présentant pas de danger par rapport à sa grossesse, sans diminution de salaire. Si l’employeur n’a pas de poste à lui proposer, la salariée sera suspendue et bénéficiera d’une garantie de salaire.</strong></p>
<h3>S’INTERROGER SUR SON NIVEAU D’EXPOSITION AVANT LA CONCEPTION</h3>
<p>En réalité, une éventuelle exposition à des contaminants chimiques doit être prise en compte en amont de la conception chez un couple qui désire un enfant, car certains produits chimiques peuvent diminuer la fertilité, autant chez la femme que chez l’homme et empêcher de concevoir un bébé ou de mener une grossesse à terme sans risque pour l’enfant.</p>
<p><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=4F206A203D4971110CBEC527D3E58E48.tplgfr25s_3?idSectionTA=LEGISCTA000018530739&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le code du travail</a> précise d’ailleurs que l’employeur « <em>organise, en liaison avec le comité d&rsquo;hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, les délégués du personnel et le médecin du travail, l&rsquo;information et la formation à la sécurité des travailleurs susceptibles d&rsquo;être exposés à l&rsquo;action d&rsquo;agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction.</em> ». Il est également inscrit que : « <em>L&rsquo;information des travailleurs porte sur les effets potentiellement néfastes de l&rsquo;exposition aux substances chimiques sur la fertilité, sur l&#8217;embryon en particulier lors du début de la grossesse, sur le fœtus et pour l&rsquo;enfant en cas d&rsquo;allaitement. Elle sensibilise les femmes quant à la nécessité de déclarer le plus précocement possible leur état de grossesse et les informe sur les possibilités de changement temporaire d&rsquo;affectation et les travaux interdits prévus respectivement aux articles L. 1225-7 et D. 4152-10.</em> ».</p>
<h3>QUAND ET À QUI PARLER DE SA GROSSESSE SI L’ON OCCUPE UN POSTE REPRÉSENTANT UN RISQUE D’EXPOSITION À DES CONTAMINANTS CHIMIQUES ?</h3>
<p>Bien que la femme enceinte bénéficie de son droit au silence et n’est pas obligée de révéler à son employeur ou futur employeur qu’elle est enceinte (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000006900881&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article L.1225-2 du code du travail</a>), il est dans son intérêt, et surtout celui de l’enfant qu’elle porte, de le faire si ce travail l’expose à des risques de contamination par des produits chimiques.</p>
<p>Il est dans tous les cas important de prévenir le médecin du travail, qui est quoi qu’il en soit tenu au respect du secret médical. Il connaît l’environnement de la salariée, saura évaluer les risques encourus durant la grossesse et pourra proposer les mesures de prévention nécessaires, comme un aménagement ou un changement de poste le temps de la grossesse ou de l’allaitement, sans que cela n’entraîne de diminution de salaire. L’employeur devra tenir compte des propositions du médecin du travail ou justifier les motifs de son éventuel refus.</p>
<p>En outre, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000018488375&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’article R4152-1</a> du code du travail précise que : « <em>Les femmes enceintes ainsi que les mères dans les six mois qui suivent leur accouchement et pendant la durée de leur allaitement bénéficient, conformément à l&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000018493166&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article R. 4624-19</a>, d&rsquo;une surveillance médicale renforcée.</em> »</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-23" data-row="script-row-unique-23" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-23"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-24"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column vc_custom_1558609769880"  style="background-color: #ea8560 ;"></p>
<h3>PICTOGRAMMES À REPÉRER</h3>
<p>La réglementation européenne oblige les fabricants à apposer différents pictogrammes précisant le type et le niveau de danger potentiel de leurs produits.</p>
<p><img decoding="async" class=" wp-image-30210 alignleft" src="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/05/picto-danger-sante-300x287.jpg" alt="" width="255" height="222" />Celui ci-contre mérite une attention particulière puisqu’il indique que le produit en question est <strong>TRÈS DANGEREUX POUR LA SANTÉ</strong> et que :</p>
<ul>
<li>Le produit peut provoquer le cancer</li>
<li>Il peut modifier l’ADN</li>
<li><strong>IL PEUT NUIRE À LA FERTILITÉ OU AU FŒTUS</strong></li>
<li>Il peut altérer le fonctionnement de certains organes</li>
<li>Il peut être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires</li>
<li>Il peut provoquer des difficultés respiratoires ou des allergies respiratoires (ex. : asthme)</li>
</ul>
<p>Retrouvez dans <a href="https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/13108-2_Prod-chimiques_nouveaux-pictos-danger_DEF_Web.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ce document du Ministère de l’environnement</a> la liste des pictogrammes et leurs significations.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-24" data-row="script-row-unique-24" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-24"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-25"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>LA LOI PROTÈGE LES FEMMES ENCEINTES EXPOSÉES PROFESSIONNELLEMENT À CERTAINS CONTAMINANTS CHIMIQUES</h3>
<p>Une fois la grossesse déclarée, l’employeur a plusieurs obligations relatives à la protection de son employée lorsqu’elle est enceinte ou si elle allaite après l’accouchement et qu’elle est exposée à ces produits :</p>
<ul>
<li>Agents classés toxiques pour la reproduction de catégorie 1 A ou 1 B ou catégorie supplémentaire sur ou via l&rsquo;allaitement selon la classification du règlement CLP (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000030680301&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1957920953&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article D. 4152-10 du Code du travail</a>)</li>
<li>Benzène (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000030680301&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1957920953&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article D. 4152-10 du Code du travail</a>)</li>
<li>Esters thiophosphoriques (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=9A0A91DBEDCA484C5C3D5155A3C4CB3A.tpdila22v_1?idArticle=LEGIARTI000018532791&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article D. 4152-9 du Code du travail</a>)</li>
<li>Certains dérivés des hydrocarbures aromatiques : dérivés nitrés et chloronitrés des hydrocarbures benzéniques, dinitrophénol, aniline et homologues, naphtylamines et homologues (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000030680301&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1957920953&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article D. 4152-10 du Code du travail</a>)</li>
<li>Mercure et composés du mercure aux travaux de secrétage dans l’industrie de la couperie de poils (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=9A0A91DBEDCA484C5C3D5155A3C4CB3A.tpdila22v_1?idArticle=LEGIARTI000018532791&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article D. 4152-9 du Code du travail</a>)</li>
<li>Produits antiparasitaires dont l’étiquetage indique qu’ils peuvent provoquer des altérations génétiques héréditaires ou des malformations congénitales, ou classés cancérogènes et mutagènes (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000023417352&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article R. 1225-4 du Code du travail</a>)</li>
<li>Plomb métallique et ses composés (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000023417352&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170704" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article R. 1225-4 du Code du travail</a>)</li>
</ul>
<h3>LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR PRÉVUES PAR LA LOI</h3>
<p><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=4E8310D36FB3BD793E84C55A3089D4EC.tplgfr37s_3?idArticle=LEGIARTI000006900891&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170418" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Article L1225-12</a></p>
<p>« <em>L&#8217;employeur propose à la salariée qui occupe un poste de travail l&rsquo;exposant à des risques déterminés par voie réglementaire un autre emploi compatible avec son état :<br />
</em><em>1° Lorsqu&rsquo;elle est en état de grossesse médicalement constaté ;<br />
</em><em>2° Lorsqu&rsquo;elle a accouché, compte tenu des répercussions sur sa santé ou sur l&rsquo;allaitement, durant une période n&rsquo;excédant pas un mois après son retour de congé postnatal</em>. »</p>
<p><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=4E8310D36FB3BD793E84C55A3089D4EC.tplgfr37s_3?idArticle=LEGIARTI000006900892&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170418" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Article L1225-13</a></p>
<p>« <em>La proposition d&#8217;emploi est réalisée au besoin par la mise en œuvre de mesures temporaires telles que l&rsquo;aménagement de son poste de travail ou son affectation dans un autre poste de travail. Elle prend en compte les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu&rsquo;il formule sur l&rsquo;aptitude de la salariée à exercer l&rsquo;une des tâches existantes dans l&rsquo;entreprise. Ces mesures temporaires n&rsquo;entraînent aucune diminution de la rémunération</em>. »</p>
<p><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=4E8310D36FB3BD793E84C55A3089D4EC.tplgfr37s_3?idArticle=LEGIARTI000006900893&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20170418" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Article L1225-14</a></p>
<p>« <em>Lorsque l&#8217;employeur est dans l&rsquo;impossibilité de proposer un autre emploi à la salariée, il lui fait connaître par écrit, ainsi qu&rsquo;au médecin du travail, les motifs qui s&rsquo;opposent à cette affectation temporaire. </em></p>
<p><em>Le contrat de travail de la salariée est alors suspendu jusqu&rsquo;à la date du début du congé de maternité et, lorsqu&rsquo;elle a accouché, durant la période n&rsquo;excédant pas un mois prévue au 2° de l&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000006900891&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article L. 1225-12</a>. </em></p>
<p><em>La salariée bénéficie d&rsquo;une garantie de rémunération pendant la suspension du contrat de travail, composée de l&rsquo;allocation journalière prévue à l&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006073189&amp;idArticle=LEGIARTI000006742575&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article L. 333-1 du code de la sécurité</a> sociale et d&rsquo;une indemnité complémentaire à la charge de l&#8217;employeur, selon les mêmes modalités que celles prévues par les dispositions mentionnées à l&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000006900965&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article L. 1226-1</a>, à l&rsquo;exception des dispositions relatives à l&rsquo;ancienneté. </em>»</p>
<h3>DES ÉTUDES ÉLOQUENTES</h3>
<p>Une <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10188661" target="_blank" rel="noopener noreferrer">étude menée à Toronto</a> entre 1987 et 1996, observant 125 femmes enceintes et exposées professionnellement à des solvants organiques divers, comparées à un groupe de contrôle de 125 femmes enceintes non exposées professionnellement, a montré que parmi les femmes exposées 13 fœtus souffraient d’anomalies majeures alors que parmi le groupe de contrôle, 1 seul enfant avait été atteint de malformation.</p>
<p>Plus récemment, une <a href="http://www.efficience-santeautravail.org/downloads/INSERM_Environnement_professionnel_de_la_femme_enceinte.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">étude menée par l’INSERM</a>, révélée en 2009 et portant sur plus de 3000 femmes enceintes, a montré que le risque de malformations congénitales est multiplié par 2,5 si la future mère est professionnellement régulièrement exposée à des solvants.</p>
<p>L’étude a mis en lumière que les métiers les plus exposés étaient ceux du secteur de la santé (infirmières, aides-soignantes), de l’entretien (femmes de ménage), les travailleuses en laboratoire ou les métiers de la coiffure ou de l’esthétique et que les malformations concernées étaient principalement les fentes orales (becs de lièvre), les malformations du rein et des voies urinaires et les malformations génitales du garçon.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-25" data-row="script-row-unique-25" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-25"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-26"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-26" data-row="script-row-unique-26" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-26"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-27"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>EN SAVOIR PLUS :<br />
</strong></h3>
<ul>
<li><a href="http://www.inrs.fr/actualites/grossesse-produits-chimiques.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Grossesse au travail : attention au produits chimiques – INRS</a> (Institut National de Recherche et de Sécurité)</li>
<li><a href="http://www.inrs.fr/risques/reproduction/reglementation.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Réglementation en cas de grossesse – INRS</a></li>
<li><a href="http://www.iris-st.org/upload/document/Situations-particulieres/ed889-2-.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dépliant : Produits chimiques, protégez votre grossesse &#8211; INRS</a></li>
<li><a href="https://www.presanse-pacacorse.org/arkotheque/client/presanse/_depot_arko/basesdoc/3/5651/risque-chimique-et-grossesse.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Risque chimique et grossesse – Santé au travail Provence</a></li>
<li><a href="http://www.prc.cnrs.fr/spip.php?rubrique124" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Grossesse et exposition aux produits chimiques – CNRS</a> (Centre national de la recherche scientifique)</li>
<li><strong>Retrouvez notre série d’articles dans notre article introductif au DOSSIER :<br />
</strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-cke-saved-href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/">Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien</a></li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-27" data-row="script-row-unique-27" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-27"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://france-assos-sante.org/2019/05/23/exposition-aux-produits-chimiques-des-femmes-enceintes-au-travail/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Femmes enceintes et jeunes enfants : attention aux produits chimiques dans l’alimentation</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/04/29/femmes-enceintes-et-jeunes-enfants-attention-aux-produits-chimiques-dans-lalimentation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2019 09:59:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://france-assos-sante.org/?p=29827</guid>

					<description><![CDATA[De nombreuses substances chimiques sont présentes dans notre alimentation, que cela soit dans les produits animaux ou végétaux. C’est le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De nombreuses substances chimiques sont présentes dans notre alimentation, que cela soit dans les produits animaux ou végétaux. C’est le résultat des nombreuses étapes, depuis la production, en passant par la transformation, l’emballage et la distribution jusqu’à nos assiettes. Ainsi on va retrouver des traces ou ajouts plus ou moins importants de :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Produits phytosanitaires comme les pesticides</strong></li>
<li><strong>Médicaments vétérinaires</strong></li>
<li><strong>Additifs et conservateurs</strong></li>
<li><strong>Matériaux divers mis en contact avec les aliments </strong></li>
</ul>
<p><strong>La réglementation a fixé des seuils d’acceptabilité concernant la présence des substances chimiques dans nos aliments, mais il faut être particulièrement vigilant s’agissant des aliments consommés par les femmes enceintes et les enfants puisque l’organisme d’un fœtus et d’un enfant est par essence en plein développement et que ce dernier peut être altéré par cette contamination chimique. En outre, il est désormais scientifiquement prouvé que les contaminants chimiques traversent la barrière placentaire et passent également à travers le lait maternel dans le cas des femmes qui allaitent leur bébé.</strong></p>
<p><strong>Conscient que l’exposition chimique représente un danger particulier pour les femmes enceintes et les enfants en bas-âge, l’ANSES (Agence nationale de la sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a réalisé en 2010 une <a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/PRES2016DPA09.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Etude de l’Alimentation Totale (EAT)</a> afin d’évaluer les expositions aux substances chimiques des enfants de moins de 3 ans. Il s’agissait d’analyser 670 substances dans l’alimentation consommée par la population au quotidien. Un risque a été identifié pour 400 substances testées avec un risque jugé tolérable dans 90% des cas mais 16 substances* sont dans le collimateur de l’ANSES, dont 9 considérées comme « préoccupantes ». De plus, il faut tenir compte de l’effet cocktail de ces substances qui, prises séparément, ne dépassent pas forcément les seuils d’acceptabilité, mais qui accumulées les unes aux autres pourraient se révéler réellement toxiques. Des études sur ce point restent à mener.</strong></p>
<p><strong>Si vous êtes enceinte ou que vous avez des enfants en bas-âge, voici quelques informations qui pourraient vous être utiles pour faire vos courses et préparer vos repas.</strong></p>
<h2>MOINS DE PESTICIDES DANS LE BIO ?</h2>
<p>L’agriculture biologique autorise l’utilisation de pesticides mais uniquement d’origine naturelle, c’est-à-dire sans molécule de synthèse. Cela ne veut pas dire qu’ils sont inoffensifs puisque le but est bel et bien d’éliminer les nuisibles mais ils se dégraderaient plus rapidement et sont souvent moins puissants que les pesticides de synthèse autorisés en agriculture conventionnelle.</p>
<p>En outre le dernier <a href="http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/180725" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rapport de surveillance de l’EFSA</a> (European Food Safety Authority) montre qu’il y a quand même une différence notable entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. En effet, les échantillons analysés en agriculture conventionnelle montrent que 51% des aliments sont exempts de tout résidu de pesticides quantifiable tandis qu’en agriculture biologique 83,1% en était exempts.</p>
<h2>ÉVITER LES PRODUITS TRANSFORMÉS, PARTICULIÈREMENT LES PRODUITS INDUSTRIELS</h2>
<p>Les procédés de transformation et de conservation augmentent le risque de présence de contaminants chimiques et les industriels sont rarement transparents à propos des méthodes qu’ils utilisent. Cela peut cependant aussi arriver à la maison, lors d’une cuisson au barbecue par exemple, si l’aliment est en contact avec des produits de combustion comme la fumée. De fait, plus les produits que vous mangez sont transformés de façon industrielle et stockés ou transportés de façon parfois inadéquate (pouvant entraîner la formation de mycotoxines) et plus le risque de contamination augmente.</p>
<p>En outre, les industriels ont des enjeux marketing et de stockage qui les incitent bien souvent à abuser des colorants, des exhausteurs de goûts, des arômes ou des conservateurs qui sont rarement naturels.</p>
<p>Devenir acteur de votre santé par l’alimentation et maîtriser ce que contient votre assiette passe donc principalement par le fait de cuisiner vous-même des produits bruts aussi souvent que possible.</p>
<h2><strong>L</strong>IRE LES ÉTIQUETTES POUR ÉVITER ADDITIFS ET CONSERVATEURS</h2>
<p>Cuisiner tout de A à Z à partir de produits bruts est idéal pour éviter au maximum les contaminants chimiques dans son assiette, mais la réalité est que l’on est parfois contraint d’acheter des aliments transformés.</p>
<p>Le mieux est donc d’apprendre à décrypter les étiquettes et à reconnaître ce que cachent certains noms et codes barbares. Ainsi, les fameux additifs dont le code commence par un E ne sont pas forcément des produits de synthèse, bien qu’ils le soient souvent. Par exemple, l’agar-agar qui est une algue servant de gélifiant, donc tout à fait naturelle, peut aussi être indiqué sous le code E406. En revanche, l’acide citrique, que l’on imagine tout simplement être du citron, est en réalité la plupart du temps un dérivé de micro-organismes comme le champignon Aspergillus niger, qui est de surcroît parfois transgénique, ainsi que l’explique Corinne Gouget dans son livre <a href="http://www.editions-chariot-dor.fr/livre-15809-Additifs-alimentaires-danger-.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Additifs Alimentaires Danger</a>.</p>
<p>Avoir à porter de main des outils comme ce livre ou des applications mobiles est souvent bien pratique. Ainsi pour faire ses courses, il peut être utile de télécharger des applis, comme <a href="https://yuka.io/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Yuka</a>, <a href="http://buyornot.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Buy or Not</a> ou <a href="https://www.frc.ch/apps-mobile/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">FRC Additifs</a>, qui vous proposent de scanner les code-barres des produits qui vous intéressent et vous indiquent s’ils contiennent ou pas des additifs ou des conservateurs et si ces derniers sont dangereux pour notre santé, en l’état actuel des connaissances en tout cas. En outre, encore une fois, certains additifs sont peut-être sans grand risque pris séparément les uns des autres mais ne sont pas forcément inoffensifs pour nos organismes, et particulièrement ceux de nos enfants, une fois accumulés à travers l’ingestion de divers produits industriels consommés plusieurs fois par jour, tout au long de l’année.</p>
<p>L’alimentation biologique ne permet pas forcément d’échapper aux additifs puisque 48 additifs dont 4 de synthèse sont autorisés dans le bio. Cependant, dans les produits alimentaires du circuit conventionnels, ce sont plus de 300 additifs qui sont autorisés dans l’Union européenne.</p>
<h2>ATTENTION À LA VAISSELLE ET AUX CONTENANTS QUE VOUS UTILISEZ</h2>
<p>On n’y pense pas toujours, mais il peut y avoir une contamination chimique des aliments par contact des matériaux sur et avec lesquels les aliments sont préparés, cuits ou conservés. Il peut s’agir des citernes, ou silos, des tapis roulants, machines diverses, des appareils de cuissons, des emballages, etc. Cela concerne autant le chemin parcouru jusqu’à la maison que la façon dont nous les cuisons et les conservons ensuite dans nos cuisines.</p>
<p>L’exemple du bisphénol A a particulièrement fait parler du sujet ces dernières années. Cette substance chimique de synthèse est désormais <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022414734&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noopener noreferrer">interdite dans la fabrication et la commercialisation des biberons depuis 2010</a> et cette interdiction a été <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026830015&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noopener noreferrer">élargie pour tous les contenants alimentaires en 2012</a>. Malheureusement, nous ne sommes pas encore certains que les matériaux qui servent à remplacer le bisphénol A soient inoffensifs.</p>
<p><img decoding="async" class=" wp-image-29830 alignleft" src="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2019/04/Anneau-mobius-7.jpg" alt="" width="156" height="206" />Ainsi, si vous en avez encore dans vos placards, et bien que cela ne soit pas un geste très écologique, il vaut mieux vous débarrasser de vos vieux contenants en plastique contenant du bisphénol A possiblement reconnaissables s’ils sont marqués par l’anneau de Möbius comportant le nombre 7.</p>
<p>Dans le doute, le mieux est d’utiliser des biberons et contenants en verre quand c’est possible et d’éviter surtout de réchauffer les aliments, particulièrement ceux pour les bébés, dans des contenants en plastique. À la place, vous pouvez utiliser des plats en verre ou en grès. Sur la question du réchauffage des aliments, l’ANSES a d’ailleurs émis ces recommandations : <a href="https://www.anses.fr/fr/content/emballages-alimentaires-un-r%C3%A9chauffage-%C3%A0-puissance-trop-%C3%A9lev%C3%A9e-augmente-le-risque-de" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Emballages alimentaires : un réchauffage à puissance trop élevée augmente le risque de migration de substances</a>.</p>
<p>Concernant la cuisson, les ustensiles à revêtements antiadhésifs sont également sujets à polémique, surtout lorsqu’ils sont chauffés à très haute température ou lorsque qu’ils sont usés et que le revêtement risque de migrer dans les aliments. Pour éviter tout risque, vous pouvez cuisiner dans des poêles et casseroles en fonte ou en inox.</p>
<h2>TROP D’ALUMINIUM DANS NOS ASSIETTES !</h2>
<p>Bien que l’on en trouve à l’état naturel dans certains aliments comme le thé, le cacao ou les épinards, notre corps n’a pas besoin de cet élément pour fonctionner et l’élimine en très grande partie.</p>
<p>Cependant, de nos jours, nous y sommes beaucoup exposés. Or on soupçonne qu’une consommation excessive d’aluminium puisse être un facteur de risques pour certaines maladies comme la myofasciite à macrophages, certains problèmes neurologiques, l’autisme, l’ostéoporose, le cancer du sein, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), le syndrome de l’intestin irritable, etc.</p>
<p>Il est en fait très possible que vous consommiez trop d’aluminium sans vous en rendre compte, puisque l’aluminium rentre dans la composition des certains additifs alimentaires, que vous pouvez y être exposé si vous utilisez du papier ou des contenants en aluminium, que des traces peuvent couler à travers les capsules d’aluminium de votre café, etc.</p>
<p>À tout ceci s’ajoute aussi l’aluminium contenu dans de nombreux cosmétiques, notamment dans les déodorants. Il est donc sans doute temps d’être vigilant…</p>
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<p>*<em>Les 16 substances à surveiller d’après l’étude de l’ANSES : arsenic inorganique, plomb, nickel, PCDD/F, PCB, mycotoxines T-2 &amp; HT-2, acrylamide, déoxynivalénol et ses dérivés et furane, aluminium, cobalt, strontium, méthylmercure, le sélénium, le cadmium et génistéine chez les consommateurs de soja.</em></p>
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<p><strong>Retrouvez notre série d’articles dans notre article introductif au DOSSIER </strong><a href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-cke-saved-href="http://www.66millionsdimpatients.org/femmes-enceintes-et-enfants-en-danger-face-aux-produits-chimiques-du-quotidien/">Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien</a></p>
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