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	<title>Santé physique et mentale des proches aidants Archives - France Assos Santé</title>
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	<title>Santé physique et mentale des proches aidants Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>Sport sur ordonnance : mordre encore plus à l’APA !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 13:53:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Toutes et tous en petites foulées ! Afin de combattre une sédentarité galopante, la première édition de Septembre Bouge prône tout ce mois l’activité physique comme outil de prévention santé pour tous et d’accompagnement des personnes malades. Pilier de la loi dite du « Sport sur ordonnance », l’activité physique adaptée (APA), reconnue pour ses nombreux bienfaits, est proposée par la plupart des associations de patients, mais reste inégalement prescrite faute de financement national.</strong></p>
<p>La Journée Mondiale Alzheimer, ce 21 septembre, est l’occasion pour <a href="https://www.francealzheimer.org/">France Alzheimer</a> de rappeler, comme l’affirme le slogan de sa dernière campagne de communication, en partie incarnée par l’ex- championne d’athlétisme Marie-José Pérec, que l’association est sur tous les terrains, aux côtés notamment des malades et des aidants, dont celui de l’activité physique.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row unequal col-double-gutter row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-2 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell  vc_custom_1763739610691 border-accent-color no-block-padding" style="border-style: solid;border-right-width: 2px ;" ><div class="uncont" ><div class="icon-box icon-box-top  icon-inline" ><div class="icon-box-icon fa-container" style="margin-bottom: 0px;" ><span class="text-accent-color btn-disable-hover"><i class="fa fa-quote fa-3x fa-fw"></i></span></div></div></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-10 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><p class="fontsize-211132 fontheight-524109 font-weight-800 text-color-118919-color" ><span><em>La présence de cette grande athlète à nos côtés est un message adressé aux pouvoirs publics qui ne prennent pas encore suffisamment la mesure de la prévention. Selon une </em><a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(24)01296-0/abstract"><em>étude du Lancet publiée en 2024</em></a><em>, 45 % des troubles cognitifs pourraient être évités en agissant sur 14 facteurs de risque modifiables. Parmi eux, le manque d’activité physique. L’image de la triple championne olympique nous permet aussi de zoomer sur l’activité physique adaptée (APA) comme outil thérapeutique.</em></span></p></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ><p>Benoît Durand, directeur délégué de France Alzheimer et maladies apparentées.</p>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>De multiples bénéfices</h3>
<p>En partenariat avec des fédérations sportives nationales, elle développe partout en France depuis quelques années via son réseau local un panel d&rsquo;activités physiques adaptées : la marche en nature, pratiquée régulièrement en duo (aidant-aidé), pour favoriser une reconnexion à l&rsquo;environnement et le maintien de la mobilité, et les sports de raquette comme le tennis de table qui sollicite la coordination œil-main et l’attention. « <em>J&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion d’y jouer avec une personne malade, et j&rsquo;ai été bluffé de voir à quel point les réflexes restent intacts », </em>témoigne Benoît Durand<em>. </em>Souvent pratiquée en groupe, l’APA sert aussi à briser l’isolement dont peuvent également être victimes les patients – et même leurs proches. « <em>Santé physique et mentale, et intégration sociale constitue le trépied de l&rsquo;action », </em>résume le Dr Alexandre Feltz, médecin généraliste à Strasbourg, pionnier de l’activité physique adaptée, membre du collectif <a href="https://pourunefranceenforme.fr/">Pour une France en Forme</a> partenaire de <a href="https://www.sports.gouv.fr/septembre-bouge-2026">Septembre Bouge</a>.</p>
<p>En oncologie, l’APA est l’un des premiers soins de support reconnus et éprouvés notamment par la <a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2022-08/guide_connaissance_ap_sedentarite_vf.pdf">Haute Autorité de Santé</a> (HAS). Elle réduit par exemple de 20 à 30 % les récidives (notamment en ce qui concerne le cancer du sein). « <em>Elle permet aussi une diminution de la consommation d’antalgiques et d&rsquo;antidépresseurs, une baisse de la fatigue, ou encore une meilleure tolérance à la chimiothérapie et à la radiothérapie », </em>précise Catherine Simonin, membre du bureau de France Assos Santé, présidente de la commission Société et politiques de santé à la <a href="https://www.ligue-cancer.net/">Ligue contre le Cancer</a> qui propose des séances d&rsquo;activité physique adaptée dans tous ses comités départementaux.</p>
<p>De son côté, l’<a href="https://www.unafam.org/">Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques</a> (UNAFAM) organise depuis une douzaine d’années une randonnée à vélo, « Psycyclette », qui a pour but de faire reculer les préjugés sur les maladies mentales. Patients, soignants et bénévoles pédalent ensemble pendant 7 jours sur des routes de France. « <em>Pour les malades, la longue préparation en amont, l&rsquo;événement en lui-même, et l’après sont autant de moments importants. L’enjeu central est pour beaucoup la gestion des émotions. Dans des parcours de vie parfois émaillés d&rsquo;échecs ou d&rsquo;une perte de confiance en ses capacités, ils éprouvent la fierté de mener à bien ce projet », </em>raconte Jean-Yves Meunier, bénévole à la délégation UNAFAM Gironde, responsable d’un groupe de cyclistes depuis deux ans sur Psycyclette.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Des prescriptions inégales</h3>
<p>La prescription d’activité physique adaptée, soit le sport sur ordonnance, repose sur un cadre légal depuis décembre 2016, élargi en 2023. Elle permet à un médecin de recommander à certains patients (ALD, maladies chroniques…) une pratique sportive comme soin non médicamenteux, encadrée par des professionnels qualifiés. Elle s’appuie notamment sur un vaste réseau de Maisons Sport-Santé où il est possible de faire évaluer sa condition physique et suivre un programme personnalisé (lire ci-dessous). Mais l’APA souffre toujours d’une absence de prise en charge directe par la Sécurité sociale. « <em>Faute d’un financement national, il y a de fortes inégalités territoriales qui sont inacceptables. Certaines agences régionales de santé (ARS), comme dans le Grand-Est, investissent plusieurs millions d&rsquo;euros dans le dispositif quand d&rsquo;autres allouent zéro budget », </em>déplore le Dr Alexandre Feltz à l’origine de l’expérimentation initiale du sport sur ordonnance à Strasbourg en 2012.</p>
<p>Les associations regrettent globalement un déficit de prescriptions, conséquence notamment, selon elles, d’un manque de formation des médecins aux interventions non médicamenteuses. « <em>Ils sont sensibilisés et prêts à prescrire, mais ne le font que là où les filières et éducateurs existent et sont financés. La question n’est pas la prescription mais plutôt comment on y répond et quel est le reste à charge pour le patient ? », </em>tempère le Dr Feltz. Par ailleurs, encourage Catherine Simonin, « <em>le patient doit être davantage acteur de sa santé. Il faut l’inciter, comme les associations l’y encouragent, à solliciter lui-même cette ordonnance ». </em></p>
<h3>Un enjeu national de santé publique</h3>
<p>En revanche, tous sont unanimes sur la nécessité de remettre l’activité physique, en prévention ciblée (APA) ou universelle (Sport-Santé), au cœur du quotidien. Selon une <a href="https://www.anses.fr/fr/content/manque-dactivite-physique-et-exces-de-sedentarite-une-priorite-de-sante-publique">étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail</a> (ANSES) publiée en 2022, 95 % des adultes sont exposés à une fragilité sanitaire liée à un manque d’activité physique ou à un temps de sédentarité excessif. Plus d’un tiers passent plus de 8 h par jour sans vraiment bouger, avec une proportion plus élevée chez les 18-44 ans que chez les 45-64 ans. <em>« En partie à cause des écrans, un tsunami de sédentarité et d&rsquo;inactivité physique est en train de se créer »</em>, alerte le Dr Feltz. Les principales recommandations portées par la première édition de Septembre Bouge, campagne inscrite dans la <a href="https://www.sports.gouv.fr/strategie-nationale-sport-sante-2025-2030-9927">Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030</a>, prônent un minimum de 30 minutes d’activité physique et sportive par jour pour les adultes et d’une heure pour les enfants et adolescents. « <em>Au regard également des dépenses de santé qui explosent, un changement de paradigme vers la prévention est impératif, en inscrivant l&rsquo;activité physique comme un pilier fondamental de la santé globale, du bien-vieillir et de la préservation du lien social »,</em> avance Catherine Simonin, membre du comité de pilotage de l&rsquo;événement au nom de France Assos Santé.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ></p>
<h3>Maisons Sport-Santé, mode d’emploi</h3>
<p>
</div><div class="clear"></div></div><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-6 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-xsdn-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ></p>
<h3>C&rsquo;est quoi ?</h3>
<p>
</div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="fontsize-211132 fontheight-357766 font-weight-500" ><span>Une structure (collectivité territoriale, centre hospitalier, association sportive…) où des professionnels qualifiés (médecins, éducateurs sportifs, kinésithérapeutes…) accompagnent toute personne souhaitant pratiquer ou reprendre une activité physique et sportive à des fins de santé et de bien-être, quel que soit l’âge ou l’état de santé. On en compte aujourd’hui 581.</span></h2></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-6 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-xsdn-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ></p>
<h3>Pour qui ?</h3>
<p>
</div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="fontsize-211132 fontheight-357766 font-weight-500" ><span>En prévention primaire (activité physique sportive) :</p></span><span><ul></span><span><li>personnes en bonne santé, éloignées d’une pratique sportive, qui veulent commencer ou s’y remettre en étant accompagnées.</li></span><span></ul></span><span><p>En prévention secondaire et tertiaire (APA) :</p></span><span><ul></span><span><li>personnes atteintes de maladies chroniques et/ou d&rsquo;une affection de longue durée (ALD) ;</li></span><span><li>porteuses de facteurs de risques (sédentarité, tabagisme, alimentation déséquilibrée…) ;</li></span><span><li>en perte d’autonomie, liée à l&rsquo;avancement en âge et/ou en situation de handicap.</li></span><span></ul></span><span><p></span></h2></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="vc_row row-internal row-container"><div class="row row-child"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-6 half-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-xsdn-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ></p>
<h3>Quels sont les tarifs ?</h3>
<p>
</div><div class="clear"></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="fontsize-211132 fontheight-357766 font-weight-500" ><span>L&rsquo;accès (accueil, conseils, orientation) est gratuit. En revanche, les activités proposées sont le plus souvent payantes, avec des coûts qui diffèrent entre les structures. Dans le cadre d’une APA, il est toutefois possible de bénéficier de financements (ARS, collectivités locales…) et/ou d’une prise en charge par certaines mutuelles.</span></h2></div><div class="clear"></div></div></div></div></div></div></div><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_child col-lg-6 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light" ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-xsdn-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ></p>
<h3>Où ?</h3>
<p>
</div><div class="clear"></div></div><div class="uncode-wrapper uncode-list" >
<ul class="icons">
<li><i class="fa fa-external-link"></i>Liste et carte : <a href="https://www.sports.gouv.fr/maisons-sport-sante">https://www.sports.gouv.fr/maisons-sport-sante</a></li>
</ul>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div><!-- Row Backgrounds --><div class="upb_color" data-bg-override="ex-full" data-bg-color="#E0FDFD" data-fadeout="" data-fadeout-percentage="30" data-parallax-content="" data-parallax-content-sense="30" data-row-effect-mobile-disable="true" data-img-parallax-mobile-disable="true" data-rtl="false"  data-custom-vc-row=""  data-vc="8.7.4.2"  data-is_old_vc=""  data-theme-support=""   data-overlay="false" data-overlay-color="" data-overlay-pattern="" data-overlay-pattern-opacity="" data-overlay-pattern-size=""    ></div>
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		<title>Charge mentale des proches aidants : Que vivent-ils véritablement ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/10/06/charge-mentale-des-proches-aidants-que-vivent-ils-veritablement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 06:01:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé physique et mentale des proches aidants]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Un quart des aidants déclarent ressentir une fatigue physique et morale et 29 % se sentir anxieux et stressés. Ces chiffres, issus du rapport d’observation et d’analyse de la Fédération Française des Aidants de 2016, intitulé « Les proches aidants : une question sociétale / Accompagner pour préserver sa santé », en disent long sur la charge mentale qui pèse sur une part non négligeable des aidants. D’autant que 59 % d’entre eux confessent se sentir seuls depuis qu’ils sont aidants. Que vivent-ils véritablement ? Témoignages et décryptage.  </strong></p>
<p>La vie d’Alexandra a basculé du jour au lendemain, quand en septembre 2013, on diagnostique chez sa mère un cancer à un stade avancé. La jeune femme a 19 ans. Le père, autoentrepreneur, est sur les routes, les frère et sœur, plus âgés, ont quitté le domicile. Militaire, elle prend un congé sans solde d’aide à la famille. <em>« J’étais la plus disponible, je me disais qu’il fallait que je sois là pour elle »</em>, raconte-t-elle. L’état de sa mère se dégrade vite, elle ne peut plus manger, se laver, parler. <em>« C’est dur de voir sa mère de 55 ans, alitée, épuisée, elle qui avait toujours été pleine de vie. »</em> Repas à préparer, médicaments à récupérer à la pharmacie, Alexandra s’occupe de tout, jusqu’aux pansements et à la toilette. <em>« Ce n’est pas évident à vivre, ça marque quand on est si jeune. »</em> Oncologue, médecin traitant : personne ne l’oriente vers une aide-soignante ou une infirmière. <em>« Et ça</em> <em>ne m’est pas venu à l’esprit. Je n’étais pas en capacité émotionnelle de gérer tout ça, j’étais épuisée, déprimée. Quand vous êtes dedans, c’est difficile de prendre du recul. »</em> Sa mère décède le 26 novembre. <em>« Huit ans ont passé, mais cela reste un traumatisme. Et si je n’avais pas entamé une psychothérapie, il y a trois ans, je ne sais pas où je serais »</em>, dit-elle. Grâce à ce travail, elle a notamment compris que «<em> le cancer l’aurait de toute façon emportée, quoi qu’on fasse ».</em></p>
<h3>« Une accumulation de chocs »</h3>
<p>Bien sûr, les enjeux diffèrent considérablement selon que l’aidant est jeune ou plus avancé en âge. Mais une certitude demeure, quelle que soit la maladie : <em>« Les proches aidants vivent une accumulation de chocs d’une grande violence, </em>note Emilie Gabillet, psychologue à l’Association Delta 7 et formatrice à l’Association Française des Aidants (AFA). <em>C’est d’abord l’annonce du diagnostic, puis l’évolution de la maladie, le comportement de la personne qui peut changer, les traitements quand il y en a, une douleur non apaisable, etc. ». </em>Depuis dix ans, Chantal, 67 ans, s’occupe de sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer. L’ancienne costumière pour le cinéma et le théâtre l’a installée chez elle, un deux-pièces du centre de Paris. <em>« Cela s’est fait naturellement, mais, comme beaucoup, je ne savais pas vraiment ce qu’était cette maladie. J’imaginais que maman serait un peu fatiguée, mais qu’on pourrait continuer à faire des choses ensemble, comme aller au cinéma. »</em> En fait, sa mère se montre très violente, et notamment avec les infirmières et les aides à domicile. Très vite, Chantal doit renoncer à travailler pour assumer le quotidien. Plus de tournée, plus de projet, plus de sortie, sinon l’après-midi, pour un café, des courses, une balade, et plus de vie de femme. Depuis quelques temps, la mère de Chantal, âgée aujourd’hui de 90 ans, ne veut plus marcher, préférant son fauteuil. <em>« Que ce soit le malade ou l’accompagnant, personne n’est préparé à cette vie dans l’incertitude, au jour le jour, </em>souligne Céline<sup>1</sup>, psychologue écoutante à la Ligue contre le cancer.<em> C’est difficile de ne pas avoir de perspective. »</em></p>
<h3>« Une autre temporalité »</h3>
<p>De fait, avancer à tâtons génère un surplus d’angoisse. <em>« Il y a deux choses qui sont dures : ne pas savoir comment évoluera la maladie et être capable de s’adapter sans cesse, au fur et à mesure que l’état de la personne se dégrade. Cela crée une grande instabilité et exige de l’aidant une remise en question permanente »</em>, constate Jacqueline, 72 ans, dont le mari, de huit ans son aîné, a été diagnostiqué au printemps 2019, malade d’Alzheimer, <em>« mais dont les bizarreries remontent à plus de dix ans »</em>. Assez rapidement, celui-ci perd toute autonomie. Quant à Jacqueline, elle souffre de problèmes de sommeil. <em>« Tout ça tournait dans ma tête, mais je ne réalisais pas, je faisais les choses parce que c’était comme ça »</em>. Parmi les autres signes qui peuvent se manifester chez certains aidants, ajoute Céline, <em>« il y a les troubles de l’alimentation, l’irritabilité, les conduites addictives ou encore un état dépressif »</em>. Et le manque de soutien (environnement familial, amical, médical…) peut les fragiliser davantage encore : <em>« Ils peuvent se sentir dans une autre temporalité ». </em>Il faut également prendre en compte <em>« l’image que cette expérience renvoie de l’aidant »</em>, indique, pour sa part, Emilie Gabillet. <em>« L’estime de soi peut être très fragilisée, par le sentiment d’échec ou de pas être à la hauteur. »</em></p>
<h3>Des pairs à l’écoute</h3>
<p>Doute, culpabilité, impuissance : il n’y a pas une bonne manière de faire. <em>« Personne n’a de baguette magique »</em>, rassure Céline. En revanche, encouragent les deux psychologues, il peut être salutaire, en cas de mal-être ou d’effondrement mental, de (s’autoriser à) demander de l’aide. <em>« Il y a encore trop de personnes qui nous disent, quand elles viennent à l’association pour la première fois, qu’elles auraient aimé nous rencontrer plus tôt »</em>, signale Emilie Gabillet. C’est sur les conseils de l’orthophoniste qui a pris en charge son mari que Jacqueline entre en relation avec l’association France Alzheimer. <em>« J’ai pu me former, comprendre ce qu’il ne fallait pas faire, comme insister, par exemple, et j’ai pu échanger lors des groupes de paroles, poser des questions car je n’avais personne avec qui parler : la famille de mon mari étant loin, elle ne pouvait pas comprendre</em>. <em>Ce sont ces moments d’échange qui nous sauvent »</em>, illustre Jacqueline qui dit se sentir mieux aujourd’hui. Six mois après la venue de sa mère à paris, Chantal a pris contact avec l’AFA, dont elle a trouvé les coordonnées sur Internet. <em>« J’ai participé à plusieurs cafés des aidants. Les personnes que vous rencontrez vous comprennent, savent de quoi vous parlez, du coup on s’entraide,</em> rapporte-t-elle. <em>Moi, par exemple, au début, je n’avais pas compris qu’il faut toujours ruser avec un proche atteint de la maladie d’Alzheimer pour le détourner de ses obsessions, un peu comme avec un enfant. »</em> Suite à l’un de ces cafés des aidants, et sur les conseils d’une psychologue-modératrice, Chantal a aussi entamé une psychothérapie, qui a duré environ trois ans. Et au fil du temps, de nouvelles amitiés se sont tissées lors de ces réunions d’aidants. <em>« La nature a horreur du vide »</em>, dit-elle, pudiquement.</p>
<h3>« Apporter sa pierre à l’édifice »</h3>
<p>Soutien individuel ou collectif, activité physique et/ou culturelle, etc., dans tous les cas, plusieurs dispositifs d’aide et de soutien existent pour permettre aux aidants de souffler. <em>« Cette soupape est parfois essentielle pour pouvoir continuer à être aidant »</em>, souligne Emilie Gabillet. Chantal, par exemple, se félicite de l’existence du relayage, un service qui assure le relais auprès du poche aidé, permettant à l’aidant de « s’échapper ». <em>« Je suis partie pendant quatre jours, à Marseille, voir la mer. Je devais appeler tous les jours, mais être ailleurs m’a fait du bien »</em>. Elle aimerait partir à nouveau, mais il y a le Covid-19. En attendant, elle tient un journal de bord, et apporte volontiers son témoignage, à l’instar de Jacqueline et Alexandra, chacune de leur côté, qui pour l’Association Française des Aidants, qui pour France Alzheimer, qui pour la Ligue contre le Cancer. <em>« C’est une façon d’apporter ma pierre à l’édifice, pour que mon expérience n’ait pas été vécue en vain », </em>explique Alexandra. Son combat, lutter contre l’invisibilité des jeunes aidants, dont le vécu est mal connu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><sup>1</sup> Le prénom a été changé pour garantir l’anonymat des écoutants de la Ligue contre le cancer.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>En savoir plus</h3>
<p>
</div><a href="http://www.aidants.fr" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.aidants.fr</a><a href="http://www.francealzheimer.org" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.francealzheimer.org</a><a href="http://www.ligue-cancer.net" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.ligue-cancer.net</a><a href="http://www.delta7.org" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">www.delta7.org</a><a href="http://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/actualites/quest-ce-que-le-droit-au-repit" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le droit au répit</a><a href="http://www.agevillage.com/outils-et-fiches-pratiques/7441-1-le-droit-au-repit-pour-les-aidants-montant-demarches" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Age Village, le site des seniors et des aidants </a><a href="https://france-assos-sante.org/sante-info-droits/" class="btn btn-style5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La ligne Santé Info Droits de France Assos Santé : 01 53 62 40 30</a></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1633449596695 row-container" style="background-color: #f7f7f7 ;" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
<div class="uncode_text_column" ><p><strong>Plus de 700 000 jeunes aidants </strong></p>
<p>Mère, le plus souvent, père, frère ou sœur : les jeunes aidants seraient plus de 700 000 à donner de leur temps pour s’occuper d’un proche. Ils ont entre 7 et 25 ans, sont scolarisés ou font tout juste leur entrée dans la vie active, à l’instar d’Alexandra qui venait de rejoindre l’armée quand elle a dû s’occuper de sa mère atteinte d’un cancer de stade 4. Sont-ils conscients d’être des aidants ? <em>« Ce n’était pas clair pour moi »</em>, avoue la jeune femme. Résultat, dans bien des cas, personne ne les repère. Chez certains, cette situation leur donnera de la maturité, chez d’autres, elle génèrera des difficultés d’apprentissage et émotionnelles. Mais globalement, cette lourde responsabilité est dommageable pour leur santé (problème de sommeil, veille permanente, isolement…). Contrairement à des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark, le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, la France accuse un retard en matière de sensibilisation des jeunes aidants, via l’école, des campagnes d’affichage, la mise en place d’associations dédiées, de lieux de répit spécifiques, etc. En attendant, il ne faut pas hésiter à se confier à des personnes de confiance. À l’école, cela peut être l’infirmière, par exemple.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h4>Ce qu’il faut savoir</h4>
<p>Chaque situation est unique. Trop de facteurs entrent en ligne de compte pour esquisser un mode d’emploi universel (histoire du couple, de la famille, etc.). Tout au long du parcours de l’aidant, des précautions peuvent cependant être prises pour éviter, le cas échéant, qu’un mal-être s’installe durablement. Céline et Emilie Gabillet en retiennent trois :</p>
<ul>
<li>Définir ensemble ses besoins et ses limites : qu’avez-vous envie de faire pour votre proche, qu’est-ce qui serait opportun pour lui et pour vous, qu’est-ce qui vous fait du bien. Objectif, mettre en place, si nécessaire, les relais qui permettront au couple aidant/aidé de vivre au mieux cette nouvelle situation.</li>
<li>Se demander s’il y a du plaisir dans la relation avec le proche : si l’équilibre psychique de l’aidant semble vacillant, il peut être important d’initier des activités, voire un soutien, qui feront du bien, et de faire appel à un tiers (accueil de jour, aide à domicile, plateforme de répit, etc.).</li>
<li>Questionner la possibilité de se séparer : rarement évidente, la séparation est souvent essentielle pour être un bon aidant pour son proche.</li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="testimonials-wrapper"><blockquote class="testimonial-quote"><div class="quote-content"><p>« Il ne faut pas attendre de reconnaissance, ou de remerciements, quoi qu’il y en ait parfois. Il faut le faire pour soi, en se disant que l’on fait ce que l’on peut pour aider son proche. Avec la maladie d’Alzheimer, il faut s’adapter tous les jours aux réactions de la personne. Quand vous êtes en forme, c’est facile, vous trouvez une astuce pour désamorcer son agressivité ou sa focalisation. Mais il m’est arrivé de me mettre moi aussi en colère, de crier, de casser des assiettes, de rage. Du coup, maman prend peur et se calme immédiatement, mais ce n’est pas la bonne réponse. D’autant qu’au final, ça me stresse davantage encore : il faut réussir à ne pas se faire trop de mal. Mais il y a aussi des moments de grâce, de poésie. Et puis, les cafés des aidants et les jeunes enfants de ma nièce sont d’un grand réconfort. L’un dans l’autre, la vie se rééquilibre. » </p>
</div><footer class="quote-footer"><cite class="author-name">Chantal, 67 ans</cite></footer></blockquote></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Urgence pour la santé physique des aidants familiaux</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2021/10/05/urgence-pour-la-sante-physique-des-aidants-familiaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 15:41:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé physique et mentale des proches aidants]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Selon le dernier </strong><a href="https://www.fondation-april.org/comprendre/barometre-et-etudes-aidants"><strong>baromètre des aidants</strong></a><strong> réalisé par BVA/Fondation April en 2020, on estime à plus de 11 millions le nombre d’aidants familiaux en France. Or l’âge moyen des aidants familiaux, selon cette autre </strong><a href="https://www.aidants.fr/sites/default/files/public/Pages/aidantsfamiliaux_etudebva_novartis.pdf"><strong>étude BVA/Novartis</strong></a><strong> est de 64 ans, soit un âge où eux-mêmes souffrent ou commencent à souffrir de problème de santé. </strong></p>
<p><strong>Absence de répit, charge mentale, manque de sommeil, report de leur propre suivi médical, risques physiques pour les aidants qui ont des manipulations à effectuer lorsqu’ils sont auprès d’une personne en situation de handicap ou âgées, sont autant d’éléments qui contribuent à la dégradation de l’état de santé physique des aidants. Est-ce pour autant une réalité entendue et prise en compte ? Pas si sûr…</strong></p>
<h3>Des aidants qui s’oublient…</h3>
<p>Si l’on reprend les derniers chiffres sur l‘état de santé des aidants, qui datent déjà de 2008, issu de l’<a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sources-outils-et-enquetes/02-les-enquetes-handicap-sante">Enquête Handicap-Santé aidants de la DREES</a>, 48% d’entre eux déclarent avoir une maladie chronique, 29% se sentent anxieux et stressés et 25% déclarent ressentir une fatigue physique et morale. Cela rejoint le <a href="https://www.fondation-april.org/comprendre/barometre-et-etudes-aidants">baromètre BVA/Fondation April</a> qui indique également que 25% des aidants citent la fatigue physique sur le podium des principales difficultés qu’ils rencontrent, après le manque de temps et les démarches administratives.</p>
<p>Par ailleurs, sur les 11 millions d’aidants familiaux, 6 sur 10 ne se considèrent pas comme tels. Autant de personnes qui s’oublient et oublient de prendre soin d’eux. Bénédicte Kail, Conseillère nationale éducation familles chez APF France handicap croise régulièrement des aidants qui, s’ils ne manquent jamais un rendez-vous médical pour leur proche aidé, reportent presque systématiquement les rendez-vous médicaux pour eux-mêmes. Parmi les données du baromètre BVA/April 2020, celle indiquant que 27% des aidants culpabilisent à l’idée de prendre du temps pour eux, pourrait expliquer ce phénomène. Ajoutons à cela que seulement 7% des aidants utilisent le répit pour se soigner. Chez APF France Handicap, Bénédicte Kail explique que l’oubli de sa propre santé est un tel enjeu pour les aidants, que parmi les <a href="https://www.apf-francehandicap.org/sites/default/files/brochure_2020_21_23decdigital.pdf">formations RePairs Aidants</a>, proposées par l’association, celle consacrée à « Se maintenir en bonne santé » est la seule programmée sur deux jours, alors que toutes les autres durent une journée.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row vc_custom_1633446323878 row-container" style="background-color: #f7f7f7 ;" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h4>MISE EN PERSPECTIVE PAR RAPPORT AU COVID</h4>
<p>Le rapport final du <a href="https://www.ciaaf.fr/">CIAAF</a> (Collectif inter-associatif des aidants familiaux) qui vient de sortir révèle que « <em>Pendant la période de confinement, les aidants ont été contraints de s’adapter à une intensification de l’ensemble des types d’aide (surveillance, soutien moral, réalisation d’actes intimes, stimulation par des activités&#8230;). Ceci a conduit à une nette augmentation de leur épuisement physique (72,5 %) et moral (75,5 %). </em>»</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-12"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Des aidants oubliés</h3>
<p>« <em>Je suis transparente. On ne nous voit plus qu’en tant qu’aidant, plus du tout en tant que personne. Les gens ne me demandent que des nouvelles de mon frère, jamais de moi. </em>», remarque Hélène, 72 ans, aidante et tutrice de son frère de 10 ans son cadet, victime d’un accident il y a 13 ans. Partie en retraite plus tôt que prévu à cause d’une polyarthrite rhumatoïde dégénérative, Marina n’a pourtant pas eu d’autres choix par la suite que de s’occuper de son frère, à qui elle a trouvé un appartement dans son immeuble. Elle est à ses côtés au minimum 20 heures par semaine pour les courses, les rendez-vous divers, les repas, l’entretien de l’appartement, etc. « <em>Si je n’avais pas eu à m’occuper de mon frère, peut-être me serai-je appesantie sur mon propre sort et que ma santé se serait dégradée plus vite, mais cela me met également dans un tel état de fatigue de l’aider sans presque aucun répit, car je ne me sens pas soutenue. Heureusement je reste en lien social, le chant est ma soupape, sinon je serai en en burn out. </em>». Elle arrive en ce moment à un stade de sa propre maladie où elle sent qu’il faudrait qu’elle puisse désormais placer son frère dans une structure d’accueil permanent, mais les places en foyer sont rares, et il est encore trop jeune pour un EHPAD. En outre, elle n’est absolument pas soutenue par le médecin traitant de son frère, qui estime qu’il est suffisamment en forme pour être encore en partie autonome et maintenu à domicile.</p>
<p>Bénédicte Kail déplore elle aussi le manque d’assistance apportée aux familles. « <em>Au cours des évaluations des besoins d’une personne en situation de handicap, on a tendance à minimiser le temps accordé pour des aidants professionnels, dès lors que la personne aidée ne vit pas seule. Ainsi, si les tâches effectuées par des professionnels extérieures comme la toilette, l’habillement, etc. ne sont pas terminées dans les temps, il est plus ou moins implicite que l’aidant familial s’acquittera de ce qu’il reste à faire. En outre, dans un couple, on ne tient pas compte du fait que l’aidant se retrouve finalement seul, à faire l’ensemble des tâches de la maison, alors que d’ordinaire, ces tâches seraient partagées. Les évaluations prennent rarement soin de préserver les aidants familiaux.</em> », commente-t-elle.</p>
<h3>Plaidons en faveur d’une formation pour les aidants familiaux !</h3>
<p>Rappelons-nous du témoignage de Gabriel, dans <a href="https://france-assos-sante.org/2018/06/15/des-vacances-en-tant-que-benevole/">cet article de 66 Millions d’Impatients</a>, qui nous parlait de ses vacances en tant que bénévole pour APF-Evasion et qui reconnaissait que c’était une expérience extraordinaire, mais également fatigante physiquement. Et Gabriel n’avait que 28 ans ! En effet, lorsque l’on est aidant familial d’une personne en situation de handicap physique, il y a beaucoup de manutentions quotidiennes qui peuvent causer des blessures aux aidants. L’<a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/er799.pdf">étude de la DREES sur la charge ressentie lorsque l’on aide un proche à domicile</a> montrent ainsi que 29% d’entre eux souffrent de problèmes de dos. Un autre <a href="https://www.aidants.fr/fonds-documentaire/dossiers-thematiques/sante-aidants">travail d’observation et d’analyse de l’Association Française des Aidants</a>, mené en 2015, indique que 63.5 % des répondants déclarent avoir des douleurs physiques depuis qu’ils sont aidants. Pour Marc Ventura, kinésithérapeute et auteur du livre « Aider les aidants », et dont vous pouvez retrouver l’<a href="https://france-assos-sante.org/2021/10/05/un-manuel-pour-prevenir-les-risques-physiques-chez-les-aidants/">interview</a>, la santé des aidants n’est pas suffisamment prise en compte en France. Selon lui, la visite d’un ergothérapeute à domicile devrait être systématique afin d’évaluer les besoins de la personne aidée mais également de l’aidant, qui bien souvent tarde, par exemple, à demander du matériel médical pour faciliter les manutentions. Bénédicte Kail reconnaît que si les médecins de rééducation fonctionnelle ou les kinésithérapeutes prennent le temps de montrer les bons gestes à l’entourage pour bien se positionner lors des manutentions, pour éviter de se faire mal, il n’existe pas vraiment de formation sur le sujet. Elle en profite pour rappeler qu’une série de vidéos éditées par APF France Handicap donne des conseils pour plusieurs situations du quotidien et sont à visionner en suivant <a href="https://www.apf-francehandicap.org/sensibilisation-gestes-handicap-22527">ici Les Tutos de Ludo </a>!</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-12" data-row="script-row-unique-12" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-12"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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		<title>Un manuel pour prévenir les risques physiques chez les aidants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 14:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé physique et mentale des proches aidants]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement et soutien]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-13"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Les chiffres font état de plus de 11 millions d’aidants en France. Cela veut donc dire que cela concerne ou concernera beaucoup d’entre nous à un moment donné de nos vies, au mieux pour une période transitoire. Pour certains cependant, il s’agit d’une mission qui peut durer une grande partie de leur vie, à des âges parfois où leur propre santé décline.</strong></p>
<p><strong>Dans l’ensemble, les aidants s’accordent trop peu de répit et ne prennent pas toujours assez soin d’eux-mêmes. Le </strong><a href="https://www.fondation-april.org/comprendre/barometre-et-etudes-aidants"><strong>baromètre des aidants 2020 par BVA/Fondation April</strong></a><strong> indique que 27% des aidants culpabilisent à l’idée de prendre du temps pour eux, et que dans le même temps, 25% des aidants souffrent de fatigue physique. </strong></p>
<p><strong>Ce constat alimente la réflexion de Marc Ventura, kinésithérapeute, sur le peu de ressources mises à disposition des aidants en matière de prévention des risques physiques. C’est pourquoi il a profité du confinement et de l’arrêt des formations qu’ils dispensent d’ordinaire sur ce sujet pour écrire un ouvrage à destination du grand public.</strong></p>
<h3>66 Millions d’Impatients : Comment vous est venue l’idée de ce livre ?</h3>
<p>Marc Ventura : Je suis kinésithérapeute de formation et ces dernières années j’ai été formateur notamment auprès de soignants, afin de prévenir les risques liés aux manutentions de personnes. Cela a ouvert cette réflexion autour des problématiques similaires que pouvaient rencontrer les aidants familiaux et également les aidants professionnels à domicile, qui sont dans l’ensemble, moins bien formés et informés sur le sujet que les soignants.</p>
<p>Ce manque de formation pour les aidants à domicile est d’autant plus dommageable qu’ils ne sont pas forcément équipés avec du matériel adéquat et n’ont pas toujours des logements adaptés à la situation qu’ils traversent. En outre, il y a des facteurs psychologiques qui entrent en ligne de compte, puisque l’on est proche, voire très proche, des gens que l’on aide et que l’on ne parvient pas toujours à mettre des limites pour s’accorder du repos. Enfin, plus de la moitié des aidants ont plus de 50 ans et vieillissent bien sûr aux côtés de la personne aidée, en oubliant trop souvent de prendre soin de leur propre santé.</p>
<h3>Le livre est très imagé et explique chaque étape des gestes que les aidants sont amenés à réaliser…</h3>
<p>Effectivement, nous avons travaillé avec beaucoup de dessins et un langage simple pour être accessible au plus grand nombre. Il n’est pas ici question d’une transposition d’une formation à destination de professionnels soignants, mais bel et bien d’un ouvrage destiné au grand public. 12 situations, qui reviennent régulièrement dans les gestes des aidants à domicile comme le retournement, le rehaussement, le transfert, y sont déclinées en « fiches de manutention », toutes en image.</p>
<p>En outre, j’ai tenu, non pas à imposer des manières de faire strictes, mais d’expliquer plutôt pourquoi il est préférable de faire certains gestes d’une certaine façon. Pour ce faire, j’ai mis en avant quelques rappels anatomiques. Chacun peut ainsi s’approprier les conseils en fonction de sa propre anatomie, de ses propres possibilités, d’autant qu’il n’y a évidemment pas une seule et unique solution en fonction des problématiques abordées. Par exemple, j’explique qu’il est préférable de fléchir les genoux avant de se pencher pour porter une charge, afin de garder la colonne vertébrale droite pour mieux la protéger. Cependant certaines personnes avec des problèmes de genoux auront du mal à le faire. Elles pourront alors trouver une manière de compenser en gardant bien en tête que le principal est de maintenir sa colonne bien droite, voire de creuser le dos au niveau des lombaires pour que les disques restent en place et prévenir ainsi un risque de hernie.</p>
<h3>Vous abordez également des situations qui nécessitent du matériel médical</h3>
<p>En effet, dans le livre, il y a des astuces finalement assez simples à appliquer au quotidien pour « s’économiser » mais aussi des conseils pour des manipulations plus complexes, avec du matériel médical. Les matériels que j’évoque dans le livre, comme les lits médicalisés ou les outils de transfert, sont cependant désormais assez répandus à domicile. Il était d’ailleurs grand temps que la mise à disposition de ce type de matériel médical soit facilitée car sans cela, les conditions de vie des aidants et des aidés sont très difficiles. Encore faut-il effectivement savoir s’en servir. On peut noter au passage que trop souvent, les aidants tardent à commander ces matériels en se disant qu’ils n’en ont pas encore besoin, au risque de s’épuiser ou de se blesser. Il ne faut vraiment pas hésiter à demander rapidement du matériel médical pour le domicile si nécessaire, même si c’est pour une courte période finalement. L’idéal serait que chaque aidant puisse bénéficier de la visite d’un ergothérapeute à domicile pour évaluer les besoins des aidés et des aidants. Une personne extérieure, qui n’est pas forcément là pour remplacer l’aidant mais au moins pour dispenser des conseils, est souvent indispensable. Il est vrai que ce n’est pas évident pour les aidants d’accepter de déléguer certains postes. La toilette par exemple est une opération très physique et les aidants mettent parfois du temps à demander l’aide d’un professionnel pour s’en occuper.</p>
<h3>Comment s’approprier ce livre qui donne finalement beaucoup d’informations d’un seul coup ?</h3>
<p>Le premier chapitre qui explique pourquoi et comment protéger certaines parties de son corps, le dos et les épaules notamment, permet de poser les bases. Pour la suite, on s’intéressera plus particulièrement, parmi les 12 situations que je développe, à celles qui sont les plus pertinentes pour chacun. Au début, il s’agit d’y aller doucement et d’appliquer les conseils, petit à petit. On se concentre les premières fois sur la position du dos, puis sur la position des mains, etc. C’est effectivement difficile de penser d’emblée à tout, surtout lorsque l’on a pris des mauvaises habitudes, parfois depuis plusieurs années.</p>
<p>À l’occasion de la sortie de son premier « <a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLgd5vY4DpJnLlmgi2yAlioHzzqYiof6kp">Mag des Aidants : le magazine vidéo des aidants familiaux de l’Aude et d’ailleurs</a> », l’UDAF de l’Aude a justement choisi de parler des gestes de transfert et de manutention.</p>
<p>Pour ce faire, l’équipe du Mag des Aidants a profité de la sortie du livre de Marc Ventura, pour aller le présenter à Nathalie, en situation de handicap et à sa famille. Dans un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qTXVy24sgUY&amp;list=PLgd5vY4DpJnLlmgi2yAlioHzzqYiof6kp&amp;index=1">premier épisode du Mag</a>, ils ont tenté d’appliquer les conseils du livre avec le soutien d’une ergothérapeute de l’APF France Handicap de l’Aude. Dans un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wnBweh6bnfg&amp;list=PLgd5vY4DpJnLlmgi2yAlioHzzqYiof6kp&amp;index=2">deuxième épisode</a>, Marc Ventura a ensuite commenté les images du premier volet pour ajuster les conseils prodigués dans son livre.</p>
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