<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>SECPA Archives - France Assos Santé</title>
	<atom:link href="https://france-assos-sante.org/category/66-millions-dimpatients/sante-dans-votre-quotidien/secpa-sante-dans-votre-quotidien/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://france-assos-sante.org/category/66-millions-dimpatients/sante-dans-votre-quotidien/secpa-sante-dans-votre-quotidien/</link>
	<description>La voix des usagers</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Dec 2025 11:15:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2022/06/cropped-volet-porte-voix_Plan-de-travail-1-120x120.png</url>
	<title>SECPA Archives - France Assos Santé</title>
	<link>https://france-assos-sante.org/category/66-millions-dimpatients/sante-dans-votre-quotidien/secpa-sante-dans-votre-quotidien/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Faire « pour et avec » les patients-usagers-citoyens : visite de la MSP participative de Rennes Nord/Ouest</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/faire-pour-et-avec-les-patients-usagers-citoyens-visite-de-la-msp-participative-de-rennes-nord-ouest/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/faire-pour-et-avec-les-patients-usagers-citoyens-visite-de-la-msp-participative-de-rennes-nord-ouest/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 12:03:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[SECPA]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://france-assos-sante.org/?p=81860</guid>

					<description><![CDATA[A la Maison de Santé pluriprofessionnelle (MSP) Rennes Nord/Ouest, dont la spécificité est d’être multisites, travailler en partenariat avec tous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A la Maison de Santé pluriprofessionnelle (MSP) Rennes Nord/Ouest, dont la spécificité est d’être multisites, travailler en partenariat avec tous les acteurs médico-sociaux du quartier et s’intégrer au plus près des besoins des usagers en les incluant en amont de tous les projets est une évidence et un engagement depuis le début de son aventure. </strong></p>
<p><strong>Candidater pour participer à l’expérimentation SECPA, structure d’exercice coordonnée participative, allait donc de soi. Le point avec l’équipe de la MSP rennoise sur ce qui a changé depuis mars 2022, date de son intégration dans le programme SECPA.</strong></p>
<p>A la MSP Rennes Nord/Ouest, la notion de participation des usagers est un principe ancré dans le fonctionnement de l’association qui la gère depuis sa création, en 1979. En effet, plusieurs usagers sont membres du bureau de l’association et/ou du conseil d’administration. Par ailleurs, les « patients-usagers-citoyens » sont largement encouragés à mettre en place des actions et projets sur des thématiques de santé et de bien-être. Isabelle Jusselin, infirmière en charge des actions de santé participative à la MSP ajoute qu’il a été question de mettre en place une commission des usagers mais que pour l’instant, trop peu de candidats se sont manifestés pour la formaliser. « <em>Cela ne veut pas dire que nous n’y parviendrons pas car il faut pouvoir prendre en compte ceux qui sont au cœur du soin et du quartier. Les habitants sont plus à même de savoir ce qui leur est utile et leur convient. Dans l’ensemble, nous faisons toujours en sorte que nos actions soient orientées sur leurs besoins et attentes</em> », précise-t-elle.</p>
<p>Elle remarque cependant que les usagers les plus impliqués au sein de l’association et de la MSP ne sont pas forcément représentatifs de la population alentour. Il y a dans les quartiers de Beauregard et Villejean, au cœur desquels la MSP est implantée, une richesse multiculturelle que l’association souhaiterait retrouver dans ses instances.  En attendant, les équipes de la MSP prennent le temps d’aller sur le terrain pour rencontrer l’ensemble de la population desdits quartiers, afin de bien comprendre leurs besoins.</p>
<p>Ainsi, l’un des premiers axes d’amélioration de la démarche participative, que le financement SECPA a permis pour la MSP, a été d’envoyer sur le terrain, durant trois mois, un binôme ayant pour mission de questionner les habitants ainsi que les principaux acteurs de la santé et du champ social du quartier, pour mieux cerner leurs problématiques. Un tel travail était d’autant plus important que la MSP Rennes Nord/Ouest est multisites et rassemble pas moins de 115 professionnels de santé pour 22 000 habitants sur son territoire.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">L’apport de l’expérimentation SECPA </span></h3>
<p>En premier lieu, les 115 professionnels de santé et 22 000 habitants ont pu être épaulés par une équipe élargie de coordinateurs, médiateurs et accueillants en santé qui compte désormais 10 salariés. « <em>Comme nous faisions depuis longtemps en sorte de faciliter l’accès, pour nos patients, à des thérapies normalement non remboursés par l’Assurance maladie, comme l’ergothérapie ou la psychomotricité, nous mobilisions du temps de coordination pour chercher des financements externes, au détriment d’actions ou d’accompagnement au plus proche des usagers</em> », souligne Johanna Abolgassemi, directrice de la MSP.</p>
<p>Par ailleurs, les informations obtenues par le binôme envoyé sur le terrain ont permis de faire remonter les principales thématiques sur lesquelles les personnes interrogées avaient des attentes, comme l’alimentation, l’activité physique, la santé mentale, la santé respiratoire ou encore l’isolement des personnes âgées, pour lesquelles les équipes de la MSP et ses partenaires ont prioritairement porté leurs efforts. Cette meilleure appréhension de la population, qui compte de nombreuses personnes allophones, s’est également trouvée enrichie grâce à la dotation de SECPA spécifiquement dédiée à l’interprétariat professionnel en santé (lire <a href="https://france-assos-sante.org/2023/09/15/linterpretariat-en-medecine-de-ville/">notre article sur l’interprétariat de ville</a>).</p>
<p>Ces bases de travail se sont soldées par des actions où la participation des usagers a été encouragée, en même temps que celle des professionnels de santé de la MSP qui ont été sollicités à venir à leur rencontre lors de divers ateliers collectifs, dont beaucoup ont pu voir le jour ou se pérenniser grâce à l’expérimentation. Ainsi Béatrice, usagère volontiers participante à de nombreuses actions de la MSP raconte qu’elle a été particulièrement touchée par l’intervention d’un médecin venu lors de l’atelier sur la santé respiratoire : « <em>On l’a senti concerné. Il était discret et a pris la parole comme tout le monde. Il nous a dit avoir appris des choses et a manifesté l’envie de revenir. Cela m’a vraiment surprise</em> ». Parmi les rendez-vous auxquels Béatrice se rend régulièrement, il y a les cafés-santé hebdomadaires. Nées à la suite d’une permanence tenue au centre social par Isabelle Jusselin, lié au dispositif de soutien psychologique « boussole » mis en place grâce à SECPA, les rencontres ont peu à peu pris la forme d’un rendez-vous convivial, entièrement coconstruit avec la participation des usagers, animé par Isabelle et parfois préparé en amont avec l’aide des professionnels de santé lorsqu’un thème particulier demande à être abordé par les usagers. Béatrice précise : « <em>Le concept de santé participative m’effrayait un peu au début. Je me demandais ce que je pouvais apporter. En réalité, cela se fait tout seul. J’ai repris confiance grâce aux cafés-santé car cet été j’avais abandonné tous les traitements que je prends contre le diabète. Je ne comprenais pas pourquoi on me prescrivait telle ou telle chose, cela m’agaçait et je me suis retrouvée à l’hôpital. J’ai besoin d’être accompagnée, car seule je m’épuise et les cafés-santé m’aident beaucoup</em> ».</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Objectif, prévention et promotion de la santé</span></h3>
<p>Ainsi que le prévoit le cahier des charges de l’expérimentation, les dotations reçues par la MSP de Rennes Nord/Ouest ont permis de mettre en œuvre ou de stabiliser plusieurs dispositifs d’accompagnement individuels ou collectifs et actions de prévention ou de promotion de la santé. En même temps que la montée en puissance de l’interprétariat en santé, ce sont, entre juin 2022 et fin 2023, plus de 200 demandes d’usagers pour de la médiation en santé qui ont été enregistrées. Ces demandes concernent tout particulièrement les droits de santé, les accompagnements vers les soins ainsi que les problématiques sociales ou administratives. En parallèle, le dispositif « Boussole », grâce à une coordination médico-psycho-sociale au niveau local, en plus des rendez-vous collectifs des cafés-santé et des marche-santé, a donné lieu à 884 consultations de soutien psychologique, selon des chiffres de fin 2023. Enfin, grâce à SECPA, les animations en faveur de la prévention et de la promotion de la santé se sont multipliées, souvent mises en place dans une démarche « d’aller vers » et en co-construction avec les usagers et les partenaires du quartier. Le succès de ces animations variées et qui s’adressent à tous les publics montrent à quel point les formats collectifs sont plébiscités d’autant que les équipes se rendent compte qu’ils sont un tremplin vers le lien social puisque les usagers qui s’y rencontrent se revoient souvent en dehors de ces rendez-vous. Citant encore, parmi la dizaine d’ateliers proposés, les plus originaux, en espérant qu’ils seront une source d’inspiration, comme les ateliers « papotes et bricoles » (animé par une ergothérapeute et une orthophoniste), l’accompagnement du passage en 6<sup>e</sup> (4 ateliers et une réunion bilan pour une dizaine d&rsquo;enfants et parents visant à prévenir les phobies scolaires) ou encore les ateliers « cirque adapté », qui sont des séances pour enfants souffrant de troubles psychocorporels, animées par une ergothérapeute, une orthophoniste et un artiste circassien.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/faire-pour-et-avec-les-patients-usagers-citoyens-visite-de-la-msp-participative-de-rennes-nord-ouest/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rendez-vous à Belleville-Pyrénées : visite dans une Maison parisienne de santé participative</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/rendez-vous-a-belleville-pyrenees-visite-dans-une-maison-parisienne-de-sante-participative/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/rendez-vous-a-belleville-pyrenees-visite-dans-une-maison-parisienne-de-sante-participative/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 11:56:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[SECPA]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://france-assos-sante.org/?p=81853</guid>

					<description><![CDATA[A Paris, deux Maisons de santé pluriprofessionnelles, Mathagon dans le 18e arrondissement et Pyrénées-Belleville dans le 20e, ont intégré en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A Paris, deux Maisons de santé pluriprofessionnelles, Mathagon dans le 18<sup>e </sup>arrondissement et Pyrénées-Belleville dans le 20<sup>e</sup>, ont intégré en 2022, comme 24 autres structures partout en France, l’expérimentation dite « SECPA », pour Structures d’Exercice Collectif PArticipatives. Ce projet ambitieux finance du temps humain afin de promouvoir la santé communautaire. Alors qu’une généralisation de SECPA est théoriquement prévue à partir de 2025, nous avons échangé avec les professionnels et usagers de la MSP de Pyrénées-Belleville, pour comprendre comment ils se sont emparés du dispositif.</strong></p>
<p>« <em>Nous ne mesurions pas en répondant à l’appel à candidature de SECPA à quel point cette expérimentation allait bouleverser la Maison de santé, notre travail, notre organisation</em> », affirme Marie Karsenty, qui occupe tour à tour des fonctions d’accueil, de secrétariat médical et de coordination au sein de la Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) parisienne de Pyrénées-Belleville. Le constat est le même du côté des soignants : « <em>Je n’ai pas réalisé la portée de cette expérimentation sur le moment, mais notre vie a changé.</em> », confirme Mady Denantes, médecin généraliste associée à la MSP. En moins de deux années, l’effectif est passé de 1,5 à 8 salariés, qui ont rejoint les 7 médecins, 4 infirmiers, ainsi que l’interne, l’externe, les stagiaires et l’agente d’entretien de la structure. En septembre 2023, la structure a dû déménager.</p>
<p>Conformément au cahier des charges de l’expérimentation, les recrutements ont concerné 1 personne supplémentaire pour soutenir l’accueil et le secrétariat médical, 1 psychologue, 3 médiateurs en santé et 1 coordinateur de la santé participative, tous à temps partiel. La MSP a accueilli l’an dernier une file active de 5 000 patients, aujourd’hui croissante et avec la possibilité d’accepter de nouveaux patients.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Une approche de santé plus globale</span></h3>
<p>« <em>Nous avons toujours réfléchi aux façons de lutter contre les inégalités sociales de santé et pensons qu’il est nécessaire de donner plus à ceux qui ont besoin de plus</em> », rappelle le Dr Denantes. A l’accueil, Marie Karsenty, désormais secondée par une autre salariée, souligne la vulnérabilité des patients de la MSP, dont certains ont besoin d’un accompagnement plus individualisé &#8211; d’être par exemple rappelé avant leurs rendez-vous. Elle se réjouit de pouvoir améliorer l’accueil des usagers, accueil qu’elle considère comme faisant déjà partie du soin.</p>
<p>Les nouvelles ressources humaines ont, en réalité, permis d’asseoir des actions qui peinaient à se pérenniser faute de temps et de moyens, puisqu’elles reposaient souvent sur le bénévolat des salariés de la MSP. Ainsi l’activité physique adaptée a-t-elle été améliorée grâce à l’expérimentation. L’animateur qui intervenait une fois par semaine est passé à deux séances hebdomadaires, et une médiatrice en santé suit de manière plus personnalisée les bénéficiaires. « <em>Les médiateurs sont nos sauveurs, grâce à eux on agit mieux, plus vite. Nous sommes plus efficaces</em> », constate le Dr Denantes. Ces mêmes médiateurs organisent aussi, une fois par mois, un café-santé pour les usagers qui auraient besoin d’échanger dans un contexte convivial. Autant de projets de santé communautaire, tournés vers les usagers, mais également coconstruits avec eux.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Valoriser l’intégration des usagers</span></h3>
<p>Faire pour, avec, ensemble, c’est évidemment tout l’enjeu de la démarche participative soutenue par l’expérimentation SECPA. Il est donc déjà prévu que les invités aux futurs cafés-santé de la MSP proposent bientôt eux-mêmes les thématiques qui y seront abordés. Par ailleurs, l’une des raisons pour laquelle la MSP Pyrénées-Belleville aurait été intégrée dans l’expérimentation pourrait être qu’elle avait déjà mis en place, depuis plusieurs années, un conseil des usagers. « <em>Nous avons eu très tôt l’intuition qu’associer des usagers à nos activités était capital, même si les soignants ne sont pas habitués à un tel fonctionnement.</em> <em>Nous mettons en place ensemble, petit à petit, de nouvelles activités, de nouveaux modèles</em> », observe le Dr Denantes. Les usagers partagent ce constat puisque Pascale, membre du Conseil des Usagers déclare : « <em>Les médecins de la MSP ne sont pas que des techniciens de la médecine, ils sont des techniciens de l’humain</em> ». Résolument tourné vers les besoins des habitants, François, également membre du Conseil des Usagers apprécie que cette fonction lui permette de mieux connaître les problèmes de son quartier et d’agir avec la MSP pour aider ceux qui en ont besoin, comme cela a été le cas pour s’opposer à l’exclusion de l’une de leurs résidentes âgées. Statutairement, les usagers sont un collège de l’association qui porte la MSP mais ils n’ont pas, pour le moment, de droit de vote. Ils sont déjà présents aux Assemblées Générales et il est question que certains puissent bientôt assister au Conseil d’administration (CA). « <em>Si nous étions invités au CA, cela pourrait me plaire mais dans un simple rôle de conseil car l’équipe soignante est formidable. Ils savent ce qu’ils font et il n’est pas question pour moi de me substituer à l’un d’eux</em> », déclare Claire, membre du conseil des usagers.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">D’inévitables conséquences</span></h3>
<p>L’augmentation des effectifs a contraint la MSP à trouver de nouveaux locaux. Or l’expérimentation SECPA ne finançant que du temps humain – aucunement du foncier ou du matériel –, dans un contexte parisien de forte tension immobilière, cet aspect aurait pu freiner l’équipe. Une chance : des locaux assez grands et idéalement situés dans le quartier se sont libérés alors même que la Ville de Paris, la région et l’agence régionale de santé avaient subventionné ce changement d’adresse. En outre, cette augmentation du nombre de salariés a exigé de la part des professionnels de santé libéraux associés de la MSP de gérer des problématiques de ressources humaines, face auxquelles ils ne sont pas spécialement formés, ni forcément à l’aise. Autant d’ajustements que la Délégation interministérielle de la prévention et de la lutte contre la pauvreté (DIPLP), qui pilote l’expérimentation avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), a déjà identifiés et qui seront peut-être pris en compte au moment de la généralisation de l’expérimentation en 2025.</p>
<p>Dans l’immédiat, à la MSP de Pyrénées-Belleville, on reste positif, espérant que le niveau de budget restera ambitieux au moment de l’entrée de SECPA dans le droit commun et que tous les recrutements seront maintenus.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/rendez-vous-a-belleville-pyrenees-visite-dans-une-maison-parisienne-de-sante-participative/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’art de la santé participative à la MSP du Kruysbellaert à Dunkerque</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/lart-de-la-sante-participative-a-la-msp-du-kruysbellaert-a-dunkerque/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/lart-de-la-sante-participative-a-la-msp-du-kruysbellaert-a-dunkerque/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 11:46:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[SECPA]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://france-assos-sante.org/?p=81848</guid>

					<description><![CDATA[Répondre à l’appel à candidature de l’expérimentation SECPA, structure d’exercice coordonnée participative, a été une évidence pour la Maison de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Répondre à l’appel à candidature de l’expérimentation SECPA, structure d’exercice coordonnée participative, a été une évidence pour la Maison de santé pluriprofessionnelle Dunkerquoise du Kruysbellaert, dont les équipes ont toujours envisagé la santé à travers une approche « médico-psycho-sociale ». L’équipe de la MSP se présente comme étant « <em>engagée dans des soins intégrés et centrés sur le patient</em> ».  Un programme qui s’inscrit pleinement dans la démarche de santé communautaire justement visée par SECPA.</strong></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">« <em>La maison familiale de santé</em> » …</span></h3>
<p>… C’est ainsi, nous explique Florane Lemee, coordinatrice à la MSP du Kruysbellaert, que les patients ont renommé la Maison de santé dunkerquoise… Un surnom auquel adhère totalement Jean-Pierre. Après un AVC il y a deux ans et demi, cet usager a découvert la MSP grâce à son orthophoniste. Sa prise en charge au Kruysbellaert a été concomitante avec la mise en place des activités rendues possibles grâce au budget de l’expérimentation SECPA. Jean-Pierre a donc pu bénéficier d’une prise en charge pour des séances avec une psychomotricienne et d’aide pour toutes ses démarches administratives grâce au temps qu’a pu lui consacrer Elise, à la fois coordinatrice et assistante sociale à la MSP. Séduit par la dynamique bienveillante de la structure, Jean-Pierre y a finalement pris ses habitudes et participe désormais régulièrement à de nombreux rendez-vous proposés au sein de la MSP, comme à l’activité physique adaptée, aux « bla-bla santé » ou encore aux « cafés-santé », autant d’ateliers mis en place grâce à SECPA. « <em>Ce sont des moments de partage, d’écoute. Pour moi ce n’est pas une simple maison de santé, c’est une maison familiale où chacun a sa place et peut participer. Voir un médecin est parfois indispensable mais la santé va au-delà et à la MSP tout le monde l’a bien compris</em> », explique-t-il.</p>
<p>Florane Lemee ajoute que les professionnels de santé à l’origine de la création de la MSP étaient tous, depuis longtemps, sensibilisés à la santé globale et participative. Formés à l’éducation thérapeutique du patient (ETP), ils ont à cœur de coconstruire les projets de santé et de ne pas faire <em>« à la place »</em> des usagers, mais avec eux. C’est pourquoi les thématiques abordées lors des « bla-bla santé », animés par une médiatrice en santé, partent systématiquement des besoins et des envies des usagers. En ce moment on y parle souvent de plantes médicinales, dont quelques-unes poussent au milieu des fruits et légumes du potager de la MSP, en partie entretenu par les usagers. Les experts qui interviennent lors des « cafés-santé » orientent, pour leur part, les discussions en fonction des sujets qui intéressent le quotidien des usagers, comme le sommeil, la nutrition, le sport, le diabète, etc.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un projet de santé artistique bâti avec les usagers</span></h3>
<p>Si les usagers ne sont pas organisés en conseil ou comité à la MSP du Kruysbellaert, du moins « pas encore », précisent Florane et Jean-Pierre, certains sont pourtant très impliqués au sein de la structure, voire résolument pro-actifs pour faire bouger les lignes. Cela s’est traduit, par exemple, par leur participation à <a href="https://open.spotify.com/episode/4oVS3sYc5xtZtyCprNPhc3?si=CGQF0L7dQ4WFQFkjPpyk6g">un podcast présentant la MSP</a>, axé sur ce qu’est la santé participative et le projet « Vivre en mouvement », né d&rsquo;une rencontre entre la photographe Marie Manecy et les équipes et surtout les usagers de la MSP, et réalisé en partenariat avec l’association <a href="https://www.lesnuanciers.fr/">Les Nuanciers</a>. Cela a donné lieu à une exposition de photos pour laquelle les usagers étaient à la fois photographes et modèles. Ils ont également eux-mêmes accroché les œuvres dans les locaux de la MSP. Le projet a été parachevé par la création d’un slam et d’un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Icr17bT3wCw">clip vidéo</a> où la phrase « La vie qui bouge » revient comme un refrain, chanté par chacun des « usagers-artistes ». Ils y exposent, tour à tour, leurs difficultés, entre peurs et douleurs parfois, mais tous portés par l’espoir de trouver ensemble des solutions pour honorer la vie qui bouge et rester en bonne santé.</p>
<p>« <em>La demande autour d’initiatives mêlant art et santé est forte et un nouveau projet, une fois encore entièrement coconstruit avec les usagers, est en préparation</em> », témoigne Elise Debruyne, coordinatrice à la MSP du Kruysbellaert. Elle se félicite que lors de ce premier projet, les patients, se sentant de plus en plus à l’aise au fil des mois qui ont nécessité sa réalisation, ont pu s’exprimer sur leur vision de la MSP et sur leurs propres difficultés. Cela a permis d’enclencher des accompagnements individuels ou collectifs et d’identifier les besoins d’usagers ayant des parcours de vie complexes. Pour Elise, c’est bel et bien grâce à SECPA que les équipes de la MSP, au travers de projets qui peuvent aller bien au-delà du soin ou de la prévention, prennent enfin du temps d’écoute, d’observation et de mise en place de solutions adaptées et efficaces pour la santé et le bien-être des usagers.</p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Ce qui a changé grâce à SECPA</span></h3>
<p>Ainsi que le prévoit le cahier des charges de l’expérimentation, les dotations reçues par la MSP du Kruysbellaert ont permis de mettre en place un certain nombre de consultations, entièrement prises en charge, notamment avec une diététicienne, une psychomotricienne ou encore un psychologue. Tous ces professionnels participent également à des ateliers collectifs, à l’instar des autres professionnels libéraux de santé de la MSP, qui jusque-là le faisaient le plus souvent bénévolement, et peuvent grâce à SECPA, voir ce temps de travail justement valorisé. Les professionnels de santé nouvellement arrivés apprécient également de pouvoir mixer leur activité libérale avec des actions de prévention collectives. Par ailleurs, le temps financé pour de la coordination, de la médiation et de l’accueil en santé a permis de soulager, sur bien des aspects, la vie des usagers et le travail des divers praticiens. Elise Debruyne, coordinatrice, et Naïma El Amrani, médiatrice en santé, ont notamment pu aider les patients qui avaient de grandes difficultés par rapport à leurs parcours de soins ou leurs démarches administratives, allant parfois jusqu’à les accompagner en personne lors de consultations extérieures à la MSP, ou pour des rendez-vous à la CAF, à la CPAM ou à la rencontre de diverses associations.</p>
<p>Reste que, comme toutes les MSP intégrées à SECPA, celle du Kruysbellaert espère que ces nouvelles actions continueront d’être financées dans le temps. Pour l’instant, le calcul des dotations dépend, en partie, du nombre de médecins traitants dans la structure. Or l’un d’eux vient de partir. « <em>Nous essayons de démontrer que ce n’est pas parce qu’un médecin part que sa patientèle ne fréquentera plus la MSP. En l’occurrence, ce médecin avait de nombreux patients particulièrement fragiles. Ils ont plus que jamais besoin de maintenir le lien avec la MSP puisqu’ils ont pris l’habitude, pour certains, de consulter d’autres professionnels de santé de la structure ou de participer à nos ateliers collectifs</em> », plaide Florane Lemee.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/lart-de-la-sante-participative-a-la-msp-du-kruysbellaert-a-dunkerque/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SECPA : la santé participative en phase d’expérimentation</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/secpa-la-sante-participative-en-phase-dexperimentation/</link>
					<comments>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/secpa-la-sante-participative-en-phase-dexperimentation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 11:28:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé dans votre quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[SECPA]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://france-assos-sante.org/?p=81839</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Elles sont 26 structures d’exercice coordonné participatives (SECPA), partout en France, à tester depuis deux à trois ans un dispositif qui sort du paiement à l’acte pour valoriser des actions de santé communautaire, dite « participative ». Quelle est l’origine de ce projet, en quoi consiste la santé participative, que finance-t-on exactement ? Un répertoire de la démarche participative en santé vient justement de sortir et recense les activités mises en œuvre par les SECPA, activités que 66 Millions d’Impatients propose de découvrir via 4 structures incluses dans ce dispositif participatif. </strong></p>
<p>L’expérimentation a commencé en août 2021 avec 6 <a href="https://sante.gouv.fr/professionnels/se-former-s-installer-exercer/l-exercice-coordonne-entre-professionnels-de-sante/article/l-exercice-coordonne">structures d’exercice coordonné (SEC)</a>, dont 5 centres de santé (CDS) et 1 maison de santé pluriprofessionnelle (MSP). Ensemble, elles ont formalisé un cahier des charges, sur la base duquel est lancé un appel à candidatures. En mars 2022, 20 autres SEC intègrent l’expérimentation. Principalement porté par la Délégation interministérielle de la prévention et de la lutte contre la pauvreté (DIPLP), en co-pilotage avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le projet prévoit d’intégrer, à terme, 60 structures au minimum, dans une démarche dite « participative », terme retenu pour parler en réalité de « santé communautaire ».</p>
<p>En effet, l’ADN du projet consiste avant tout à mettre en pratique de façon ambitieuse l’approche de la santé communautaire, telle que la définit l’Organisation mondiale de la santé : « <em>Le processus par lequel les membres d’une collectivité, géographique ou sociale, conscients de leur appartenance à un même groupe, réfléchissent en commun sur les problèmes de leur santé, expriment leurs besoins prioritaires et participent activement à la mise en place, au déroulement et à l’évaluation des activités les plus aptes à répondre à ces priorités</em> ». Le Dr Didier Ménard, fondateur d’une des six premières SECPA et défenseur de la santé communautaire s’en réjouit : « <em>C’est la première fois en France que nous avons un vrai écho sur la santé communautaire. Probablement, la crise COVID a-t-elle participé à cette prise de conscience et a-t-elle permis de faire émerger un tel dispositif, sans aucun doute le meilleur outil pour lutter contre les inégalités territoriales de santé. </em>».</p>
</div><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-flat vc_cta3-shape-rounded vc_cta3-align-left vc_cta3-color-turquoise"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"><h2>Un compromis sémantique</h2></header><p>Le terme « participative », qui recouvre en réalité le concept de « santé communautaire », a été retenu pour l’expérimentation comme une forme de compromis, afin d’éviter toute confusion avec la notion de communautarisme. L’enjeu sur le risque d’amalgame est d’autant plus fort que les 26 SECPA expérimentales sont situées dans ou à proximité de quartiers prioritaires. Or, il n’est pas question pour les militants en santé communautaire de la voir réservée aux seuls publics précaires ou à des communautés comme les gens du voyage ou les LGBTQI+. « <em>La santé communautaire porte une dimension démocratique qui s’adresse à tous. Même dans les quartiers bourgeois, il y a des femmes battues ou des problèmes de conduites addictives</em> », précise le Dr Ménard.</p>
</div></div></div></section></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">Un mode de financement innovant</span></h3>
<p>L’expérimentation se formalise dans le cadre juridique de l’article 51 de la loi de financement 2018 de la sécurité sociale, qui permet de déroger au droit commun, en l’occurrence au financement à l’acte. Juliette Parnot, conseillère en charge des politiques de santé, des inégalités dès l’enfance et de la condition des femmes à la DIPLP, explique que les 26 SEC retenues faisaient déjà toutes, à différentes échelles, de la santé communautaire, certaines sans le savoir et sans l’avoir formalisé dans leur projet de santé. « <em>Beaucoup d’actions et de temps consacrés à la démarche participative dans les SEC, et surtout dans les MSP, relève du bénévolat et sont portés par quelques professionnels de santé sensibilisés au sujet, parfois accompagnés par des usagers impliqués. </em>», complète-t-elle, avant d’ajouter que la santé participative dans ces structures n’est pas suffisamment financée, avec des enveloppes très diversifiées. Il était donc question à la fois de pérenniser ces financements et d’encourager également tous les professionnels de santé de ces structures à s’engager collectivement dans une démarche participative.</p>
<p>Avec l’expérimentation, c’est un budget de 30 millions d’euros qui est accordé aux 26 SECPA, répartis pour chaque structure en 4 dotations. Ces dernières ont vocation à financer uniquement du temps humain, pas de matériel, ni de foncier, même si les recrutements rendus possibles grâce à l’expérimentation ont parfois posé problème en termes de place disponible dans les locaux.</p>
<p><strong>Les 4 dotations concernent le financement :</strong></p>
<ul>
<li>Des activités « participatives » réalisées par des professionnels autres que de santé, tels que des travailleurs sociaux, des médiateurs en santé, des agents d’accueil spécialisé, des coordonnateurs, des éducateurs sportifs, etc. ;</li>
<li>De la démarche participative opérée par des professionnels de santé dédiés et du temps qu’ils consacrent à la prise en charge d’une patientèle précaire, en parallèle de leur activité strictement de soin ;</li>
<li>De l’interprétariat professionnel, indispensable pour être dans un lien participatif qualitatif avec les habitants et les patients dans des quartiers où beaucoup sont issus de l’immigration ;</li>
<li>Des psychologues pour répondre à l’enjeu important en santé mentale qui existe dans ces quartiers prioritaires.</li>
</ul>
<h3><span style="color: #ff6600;">Qu’entend-on par démarche participative ?</span></h3>
<p>Le concept, reconnaît Didier Ménard reconnaît, a des définitions assez diverses, selon le point de vue où l’on se place. Juliette Parnot précise d’ailleurs que le champ d’action de l’expérimentation était volontairement souple afin que chacun mette en œuvre des projets répondant spécifiquement aux besoins de leurs patients et aux attentes propres à leur territoire. Une formation sur la démarche participative, portée par des membres des 6 SECPA initiales, dont Didier Ménard, a cependant été dispensée aux coordinateurs des 20 autres SECPA, à l’École des hautes études en santé publique (EHESP). Résultat ? Pour le Dr Ménard, il s’agit d’aller au-delà de la représentation et de la participation, plus ou moins bien organisées, des habitants et usagers. Le premier acte des soignants en santé participative est d’accorder les normes de l’exercice professionnel aux normes spécifiques des usagers. Cela oblige notamment à vérifier la faisabilité thérapeutique d’une prise en charge proposée à un patient – ce qui peut faire apparaître des problématiques qui ne sont pas toujours du domaine de compétence du soignant, tels que des problèmes sociaux, professionnels, culturels, linguistiques, etc. Il peut être difficile d’y répondre dans le cadre d’un exercice solitaire de la médecine, mais des solutions peuvent plus facilement émerger grâce à la pluriprofessionnalité propre aux structures d’exercice coordonné, qui pourra également être enrichie des ressources de la communauté, apportées par les habitants eux-mêmes. La participation est un changement de culture, où l’on pense différemment et où les patients sont une ressource pour améliorer la pratique des soignants. Dès lors, les professionnels de santé doivent s’ouvrir, participer à des actions citoyennes, pour apprendre de leur territoire, de son histoire, de ses ressources, de ses réseaux associatifs, politiques, de son fonctionnement, etc. <em>« L’expérimentation est un succès à une échelle où l’on n’a pas forcément l’habitude de travailler : le lieu de vie, au plus proche des besoins des habitants. Ces structures d’exercice coordonné participatives, sont finalement très modernes dans leur vision puisqu’elles utilisent des outils, comme la prévention et la participation citoyenne, et des modes d’organisation en équipes qui intègrent la notion du bien-être, selon la définition de l’Organisation Mondiale de la santé. En cela ce sont des projets ambitieux qui créent du lien avec la population d’un territoire donné</em> », se félicite Alexis Vervialle, chargé de mission offre de soins à France Assos Santé.</p>
<p>Concrètement, quelle forme peut prendre la santé communautaire ? Citons le cas du centre de santé de l’<a href="https://acsbe.asso.fr/">association santé bien-être</a> à Saint-Denis, intégré à l’expérimentation, où tous les lundis matins ont lieu des petits-déjeuners avec les habitants. On y discute de tout et de rien et souvent des problématiques du quartier afin de trouver comment faire alliance pour les résoudre. La santé communautaire peut alors consister, pour les structures de santé, à s’associer avec les habitants, notamment pour obliger les bailleurs à améliorer des habitats insalubres. Il ne s’agit plus pour les médecins d’être des techniciens du soin mais de la santé dans sa globalité. La boucle est d’ailleurs bouclée avec l’initiative de Poitiers, où un <a href="https://centredesantedes3cites.fr/">centre de santé a été directement créé et porté par les habitant du quartier des 3 Cités</a>.</p>
</div><section class="vc_cta3-container"><div class="vc_general vc_do_cta3 vc_cta3 vc_cta3-style-flat vc_cta3-shape-rounded vc_cta3-align-left vc_cta3-color-pink"><div class="vc_cta3_content-container"><div class="vc_cta3-content"><header class="vc_cta3-content-header"></header><p><strong>Le récent rapport d’évaluation finale montre que les SECPA</strong> accordent par nature une place plus importante au patient-usager au sein de la structure. Environ 1/3 des SECPA en ont fait une orientation prioritaire. La participation des usagers peut se réaliser de manière formelle avec la mise en place de cafés-santé, la co-construction d&rsquo;ateliers collectifs, voire la possibilité parfois de s&rsquo;investir dans la gouvernance de la structure. Par ailleurs, les SECPA ont activé deux leviers indirects qui contribuent à la démocratie en santé : d&rsquo;une part elles s&rsquo;intègrent fortement dans le tissu social et jouent souvent un rôle d&rsquo;interface entre les institutions et la population; d&rsquo;autre part elles font le choix de modalités de prises en charge faisant du médecin l&rsquo;expert de la pathologie et le patient l&rsquo;expert de sa maladie, le rendant acteur de sa santé et lui donnant ainsi les clés et les outils vers une plus grande autonomie.</p>
</div></div></div></section><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span style="color: #ff6600;">L’avenir des SECPA tourné vers la généralisation</span></h3>
<p>Initialement prévue jusqu’en décembre 2023, l’expérimentation a été prolongée jusqu’en avril 2025, car les SECPA, notamment les MSP qui reposent sur une organisation d’exercice libéral, ont mis plus de temps à s’emparer du dispositif, à réfléchir à leurs priorités, à ce que représentait la santé communautaire, aux besoins de leur territoire, à recruter du personnel et à réorganiser leur fonctionnement. Le terme « expérimentation » n’est d’ailleurs pas tout à fait adapté. Il s’agit plutôt d’une première phase du projet, puisque dès le départ, il était entendu que le dispositif SECPA entrerait dans le droit commun et serait généralisé.  Certaines structures interrogées craignent néanmoins qu’après la phase d’expérimentation, les budgets soient réduits, que les récents recrutements ne puissent pas être maintenus. Juliette Parnot à la DIPLP se veut rassurante sur ce point étant donné que la première évaluation est plutôt positive même si le dispositif nécessite des ajustements. Le mot de la fin au Dr Ménard : « <em>Il s’agit de rester vigilant : rien n’est jamais acquis. Il faut s’attendre à devoir défendre le dispositif face aux professionnels de santé libéraux qui soutiennent le paiement à l’acte. A ce jour, démonstration est faite, mais reste à approfondir, que la santé communautaire soigne mieux les publics précaires, qui souffrent plus souvent de maladies chroniques, et que son financement est donc rentable à terme pour l’Assurance maladie.</em> ».</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://france-assos-sante.org/2024/03/22/secpa-la-sante-participative-en-phase-dexperimentation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
