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	<title>Archives des Prévention et promotion de la santé - France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>Archives des Prévention et promotion de la santé - France Assos Santé</title>
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		<title>Réduire sa consommation de sucres ajoutés : bilan d&#8217;une expérimentation collective</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 15:15:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Introduction / Contexte Le sucre ingéré en trop grandes quantités est l’une des principales sources de graisse dans le foie, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Introduction / Contexte</h4>
<p>Le sucre ingéré en trop grandes quantités est l’une des principales sources de graisse dans le foie, dont l’excès est susceptible de provoquer une hépatite métabolique (MASH), une cirrhose ou un cancer du foie. Pour l’association SOS hépatites &amp; maladies du foie, engagé depuis plus d’un quart de siècle contre les maladies chroniques du foie, il est donc essentiel de sensibiliser le public le plus large possible à cette question.<br />
En 2023, inspiré par le succès d’opérations comme le Mois sans tabac et le Défi de janvier, un petit groupe de bénévoles a décidé de tester un mois « sans sucres ajoutés », pour prendre conscience de sa consommation de sucres ajoutés et mieux la maîtriser. L’idée est alors venue de réunir un nombre suffisant de participants afin d’alimenter une étude collective sur la pertinence d’une telle démarche.<br />
À la fois défi personnel pour chaque participant et étude collaborative, le défi « Juin sans sucres ajoutés » était né. La première édition test a ainsi réuni 400 participants.<br />
L’analyse des résultats de 2023 ayant confirmé l’intérêt de l’initiative, avec un très fort taux de satisfaction de participants, la décision a été prise de renouveler l’expérience à plus grande échelle.<br />
Grâce au soutien de différents partenaires, parmi lesquels l’Association nationale des hépato-gastroentérologues des hôpitaux généraux (ANGH) et l’Association européenne des malades du foie (ELPA), et au relais de la presse, le nombre de participants a quasiment décuplé, passant à 3 600.<br />
Les résultats présentés ici sont ceux de cette deuxième édition, rendus publics au printemps 2025. L’édition 2025 de Juin sans sucres ajoutés, soutenue notamment par France Assos Santé et plusieurs de ses associations membres (AFPric, France Lyme, Transhépate), fera l’objet d’une présentation ultérieure.</p>
<h4>Objectifs et Méthodologie</h4>
<p>Chaque édition du challenge « Juin sans sucres ajoutés » donne lieu à la réalisation d’une enquête en ligne. L’enquête a été menée auprès des participants au défi qui avaient au préalable accepté de répondre aux questionnaires de SOS hépatites &amp; maladies du foie.<br />
L&rsquo;enquête a permis de recueillir les réponses de quelque 2000 personnes pour le questionnaire initial, proposé au tout début du mois de juin. Il était demandé aux répondants de décrire leurs habitudes de consommation en matière de sucres ajoutés, ainsi que leurs motivations à rejoindre le défi collectif.<br />
Fin juin, le questionnaire dit “final” adressé aux mêmes participants les a interrogés sur interrogés sur les difficultés rencontrées durant le mois de juin et sur les résultats obtenus, positifs ou négatifs. Il a permis de recueillir 850 réponses.<br />
Les données ont été récoltées et anonymisées sur la plateforme sécurisée Skezia, qui hébergeait les questionnaires.</p>
<h4>Résultats et grands enseignements</h4>
<p>Les résultats de l&rsquo;édition 2024 confirment ceux de l&rsquo;édition précédente, sur un panel beaucoup plus large.<br />
• 92 % des répondants au questionnaire final ont réduit leur consommation de sucres ajoutés, dont 53 % « beaucoup » ou « totalement ».<br />
• 62 % des participants ont ressenti, à un moment ou à un autre du défi, une sensation de manque de sucre.<br />
• 89 % se déclarent satisfaits de l’expérience à l’issue du challenge.<br />
• 99 % déclarent vouloir modifier leur consommation de sucre au-delà du mois de juin : 81 % prévoient de poursuivre le défi plus ou moins strictement, 18 % se contenteront de faire plus attention à ce qu’ils mangent.<br />
L’enquête 2024 confirme ainsi l’intérêt de l’initiative, qui permet aux participants de prendre conscience de leur consommation de sucres ajoutés, mais aussi de la modifier durablement pour en conserver les divers bénéfices (diminution des fringales, humeur apaisée, sommeil amélioré, ligne affinée).<br />
Elle montre aussi l’intérêt social d’une opération non stigmatisante, regroupant autour d’un même objectif de santé publique des personnes atteintes de maladies chroniques (hépatite métabolique, obésité, diabète…) et des non-malades.<br />
Pour SOS hépatites &amp; maladies du foie, elle alimente utilement le plaidoyer (omniprésence du sucre dans les rayons des supermarchés, nécessité de prendre en compte du caractère addictif du sucre, etc.).<br />
Fiers de son succès, nous sommes néanmoins conscients de ses limites : le public touché est un public déjà sensibilisé à la question du sucre, et très majoritairement féminin (92% des répondants). Il reste à imaginer comment sensibiliser un nombre plus important d’usagers, à la fois gros consommateurs de sucres ajoutés et peu conscients de l’effet de cette consommation sur leur santé.</p>
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		<item>
		<title>Analyse des promotions alimentaires faites en supermarchés en février et mars 2025</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/etude/analyse-des-promotions-alimentaires-faites-en-supermarches-en-fevrier-et-mars-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[scalmettes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 15:25:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Introduction / Contexte Comme affirmé par le PNNS 4 et l’IDDRI, l’amélioration de l’offre et des environnements alimentaires est indispensable [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Introduction / Contexte</h4>
<p>Comme affirmé par le PNNS 4 et l’IDDRI, l’amélioration de l’offre et des environnements alimentaires est indispensable pour permettre aux ménages d’avoir une alimentation de meilleure qualité nutritionnelle avec de moindres impacts environnementaux. L’alimentation est en effet l’un des premiers facteurs de risque évitable de mauvaise santé. Cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, surpoids ou obésité : ces pathologies liées à l’alimentation sont aujourd’hui responsables de 80 % des décès prématurés par maladies non transmissibles et, faute d’action politique, elles pèsent sur les systèmes de santé publique.<br />
Beaucoup d’associations portent déjà des propositions en ce sens, à l’image de l’interdiction de la publicité et du marketing pour les produits trop gras, trop salés et trop sucrés, de la régulation de la composition des produits proposés par les industriels ou encore de l’amélioration de la qualité de l’offre en restauration collective.<br />
Les Français sont également demandeurs de mesures réglementaires à même de créer un cadre protecteur pour leur environnement de vie : dans un sondage sur les Français et les enjeux de santé liés à leur environnement de vie mené par l’institut Toluna Harris Interactive pour France Assos Santé, daté de décembre 2023, il est apparu que les Français étaient en premier lieu préoccupés par l’impact de leur alimentation sur leur santé. Interrogés sur leurs principaux critères de choix en matière de produits alimentaires, c’est pourtant le prix qui demeure le premier critère de choix, suivi ensuite de la composition des produits (présence d’additifs, de colorants…), de leur provenance et de leurs qualités nutritionnelles. Le message est clair : les Français souhaitent des produits sains et durables certes mais aussi que ces produits soient financièrement accessibles.<br />
Le secteur de la grande distribution joue un rôle majeur dans la détermination de l’offre et des environnements alimentaires, en ce qui concerne la qualité des produits disponibles et mis en avant, mais aussi de l’accès économique des produits sains et durables, à travers leurs politiques d’offres promotionnelles et de marge selon les types de produits. Avec leurs pratiques promotionnelles, les distributeurs vont à l’encontre des recommandations de santé publique, des attentes des consommatrices et consommateurs et des enjeux de consommation plus durable.</p>
<p>Dans ce cadre, un collectif de 7 associations (France Assos Santé, le Réseau Action Climat, Foodwatch, la Fédération française des diabétiques, l&rsquo;UNAF, la CSF et le CNAO) ont jugé indispensable d’agir sur l’offre et l’environnement alimentaires imposés par les distributeurs, à commencer par augmenter les promotions pour les produits sains et durables, pour contribuer à les rendre plus accessibles au plus grand nombre.</p>
<h4>Objectifs et Méthodologie</h4>
<p>L’étude analyse les promotions alimentaires faites par les 5 principaux supermarchés français, sur une période donnée, et les compare aux recommandations nutritionnelles faites par le Programme National Nutrition Santé (PNNS).<br />
Les promotions annoncées dans les catalogues promotionnels des hypermarchés des cinq principales enseignes de la grande distribution du 28 janvier au 31 mars 2025 ont été relevées puis leur adéquation aux recommandations nutritionnelles du PNNS ont été examinées, selon les étapes suivantes :<br />
1. Recensement des catalogues en ligne<br />
L&rsquo;étude porte sur les catalogues en ligne des hypermarchés des cinq principales enseignes en France, réparties dans différentes régions entre le 28/01/25 et le 31/02/2025, soit huit catalogues pour chaque enseigne. L’étude porte sur les catalogues hebdomadaires des enseignes. Cela exclut les catalogues thématiques (opérations spéciales, les bons plans du week-end, etc.).<br />
2. Collecte des données : relevé des promotions dans les catalogues<br />
L’étude collecte les promotions des produits alimentaires dont les informations nutritionnelles sont disponibles. Cela exclut les produits transformés vendus en rayons dits « tradition » : charcuterie, traiteur, fromagerie, boulangerie, pâtisserie. Cependant, elle inclut « la marée » et le rayon « boucherie » lorsque ce sont des produits non transformés qui y sont commercialisés.<br />
L’alcool a été exclu du champ de l’étude.<br />
L’étude collecte les promotions selon 2 grands types :<br />
&#8211; Réduction de prix sur une quantité choisie : produit avec un prix bas ou produit avec % de réduction à l’unité. Cette catégorie inclut les promotions associées à la carte fidélité de l’enseigne (‘cagnotte’, ‘en avantage carte’).<br />
&#8211; Réduction de prix liée à une quantité minimum achetée : ‘Produit offert : 2 + 1 gratuit, 1 acheté 1 réduction sur le 2ème, vente en lots (4 paquets achetés, 5ème gratuit), X% de quantité offerte sur un produit, prix préférentiel pour l’achat d’une quantité minimum importante (caissettes), et autres incitations au volume incluant : Des formules du type format familial, XXL, spécial, gourmand, maxi, etc.<br />
&#8211; Ainsi que les quantités suivantes pour ces catégories de produit :<br />
• Les œufs &gt; boîte de 12<br />
• Les yaourts &gt; boîte de 12<br />
• Les fruits et légumes &gt; 1 kg<br />
• La viande et le poisson &gt; 1 kg<br />
3. Catégorisation des produits selon les recommandations nutritionnelles du PNNS<br />
4. Analyse des résultats</p>
<h4>Résultats et grands enseignements</h4>
<p>Aldi, Auchan, Carrefour, Casino, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché, Lidl et Monoprix<br />
décident de l’offre qu’elles mettent en rayon et à quel prix. Or leurs promotions poussent à la surconsommation de produits mauvais pour la santé et l’environnement.</p>
<p>La majorité des 4 726 promotions proposées par Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché et Lidl ne passe pas le crash test « santé » des recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) et de Santé publique France. En effet :<br />
• D’après l’enquête, seule 1 promotion sur 10 (12%) porte sur des aliments sains et durables que l’on devrait pouvoir consommer au quotidien, comme les fruits et les légumes.<br />
• Selon les résultats de l’enquête, les 2/3 des promotions (66%) portent sur des produits à réduire, selon les recommandations de santé publique.<br />
• L’écrasante majorité des promotions portant sur des produits dont la consommation est ‘à réduire’ correspond à des aliments ultra-transformés (47%) et de Nutri-Score D ou E (39%). En cumulé, environ 30% des promotions ciblent la charcuterie et la viande rouge et des plats préparés à base de viande rouge ou de charcuterie.<br />
• 3 promotions sur 5 des promotions sont une incitation au volume (type “2+1 offert” ou “lot” ou “% de réduction sur le 2ème produit acheté), contre 2 sur 5 sont une réduction du prix. C’est particulièrement le cas pour les biscuits apéritifs et pour les boissons sucrées.<br />
• 5% des promotions portent sur des produits biologiques. Pourtant, seul le label bio interdit l&rsquo;utilisation des pesticides chimiques et la majorité des additifs à risque pour la santé humaine.<br />
• Les promotions pour les protéines animales (47%) sont quasiment 6 fois plus nombreuses que les promotions pour les protéines végétales (8 %), alors que la consommation de protéines animales est à réduire.</p>
<p>NB : le total ne fait pas 100% car certains produits sont classés dans une catégorie « autres » car les repères alimentaires officiels ne les considèrent ni comme des produits « à augmenter », ni comme des produits « à réduire ». Par exemple, les autorités de santé publique recommandent une consommation « suffisante mais limitée » du poisson et des produits laitiers, respectivement 2 par semaine et 2 par jour.</p>
<p>Le secteur de la grande distribution a pourtant une responsabilité immense : il décide ce qu’il met en rayon et à quel prix, et cela vaut aussi pour les promotions.<br />
• Actuellement, les promotions sur les aliments bons pour la santé et la planète sont rares dans les rayons comparées à celles sur les produits moins sains et moins durables. Autrement dit, la majorité des promotions disponibles ne permet pas d’améliorer notre accès à une alimentation saine, choisie, durable et abordable.<br />
• Les grandes enseignes ne peuvent plus se contenter de beaux discours sur le “bien manger” tout en promouvant massivement des produits à l’opposé de ces engagements. Avoir accès à une bonne alimentation réduit les risques pour la santé de maladies cardiovasculaires, de diabète ou encore d’obésité.<br />
• L’alimentation représente 24% de l’empreinte carbone de la France et est un facteur majeur de la destruction de la biodiversité. Il est irresponsable que les distributeurs continuent à dédier la majorité des promotions aux protéines animales et aux produits ultra-transformés, avec seulement 5% de produits biologiques.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Français et les enjeux de santé liés à leur environnement de vie</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/etude/les-francais-et-les-enjeux-de-sante-lies-a-leur-environnement-de-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[scalmettes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 14:27:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Introduction / Contexte La prévention est un enjeu majeur pour les prochaines années: en effet, la hausse constante du nombre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Introduction / Contexte</h4>
<p>La prévention est un enjeu majeur pour les prochaines années: en effet, la hausse constante du nombre de personnes atteintes de maladie chronique – 35 % de la population a recours à des soins liés à une pathologie chronique –, et donc du coût de leur prise en charge, exige un changement de paradigme, qui passe notamment par la mise en place d’outils qui leur permettent de faire des choix éclairés et de mesures réglementaires à même de créer un cadre protecteur pour notre environnement de vie.</p>
<h4>Objectifs et Méthodologie</h4>
<p>L&rsquo;étude avait pour objectif d&rsquo;examiner les préoccupations des Français concernant la santé liée à leur environnement de vie (pollutions, alimentation, alcool, tabac&#8230;), leur sentiment d&rsquo;exposition à ces différents facteurs de risques ainsi que l&rsquo;accès qu&rsquo;ils estiment avoir ou non à une information fiable et utile en matière de prévention en lien avec les sujets qui les inquiètent le plus. L&rsquo;étude a également cherché à tester l&rsquo;acceptabilité de certaines mesures réglementaires auprès du grand public afin de pouvoir ensuite porter un plaidoyer en la matière auprès des pouvoirs publics.</p>
<p>Etude réalisée par l&rsquo;institut Toluna Harris Interactive pour France Assos Santé :<br />
Enquête réalisé en ligne du 8 au 13 décembre 2023.<br />
Échantillon de 2 086 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus. ​<br />
Méthode des quotas appliquée et redressement appliqué aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l&rsquo;interviewé(e).</p>
<h4>Résultats et grands enseignements</h4>
<p>▪ La santé constitue un sujet de préoccupation important pour les Français, une majorité d’entre eux se montrant attentifs aux impacts de divers facteurs sur celle-ci : leur alimentation (88%), leur consommation (83%) ou encore leur environnement de vie (81%). ​ Une attention particulièrement prononcée chez les catégories aisées. ​ Soucieux de leur santé, les Français se sentent par ailleurs exposés à divers facteurs de risques mais identifient particulièrement les ondes électromagnétiques (60%), les substances toxiques présentes dans les produits alimentaires (51%) et la pollution de l’air à l’extérieur de leur domicile (50%) comme les éléments auxquels ils s’estiment être le plus confrontés. ​ Pour autant, à l’exception des substances toxiques présentes dans certains produits alimentaires du quotidien (51%), les facteurs de risques auxquels les Français se sentent le plus exposés ne sont pas nécessairement considérés comme les plus inquiétants, les Français étant davantage préoccupés par les pesticides et leurs résidus (37%) ou la pollution de l’eau (34%). ​</p>
<p>▪ Si les Français font surtout confiance aux professionnels du secteur de la santé et aux scientifiques pour trouver des informations sur les mesures à adopter en cas de pollution avérée de leur environnement de vie (40% déclarent qu’ils se tourneraient vers l’ARS de leur région, 39% vers leur médecin traitant et 37% vers les scientifiques), accéder à l’information en matière de santé s’avère être une tâche difficile pour nombre d’entre eux. ​ En effet, moins de la moitié d’entre eux indiquent qu’il leur est facile de trouver des renseignements sur les différentes formes de pollution qu’il s’agisse d’informations généralistes (les reconnaitre, en estimer la quantité dans les produits, etc.) ou d’informations sur les meilleures façons de s’en protéger. ​ Présentant un écart important entre le sentiment d’exposition (élevé) et le sentiment d’information (faible), les risques liés aux substances toxiques présentes dans les produits alimentaires apparaissent comme un sujet particulièrement sensible – d’autant plus qu’ils sont également présents parmi les plus inquiétants pour les Français. ​ C’est également le cas, dans une moindre mesure, des pesticides ou des substances toxiques dans les produits non alimentaires. ​</p>
<p>▪ Dans ce contexte, les Français se prononcent pour une plus grande transparence dans l’accès aux informations sur les risques qui pourraient impacter leur santé et leur environnement. ​ Afin de faciliter l’accès à ces données, les Français se montrent en grande partie favorables à la mise en place de plusieurs types d’étiquetages santé obligatoires, en premier lieu sur les produits ménagers (92%) ou les produits d’hygiène (91%). ​ Ils soutiendraient également la mise en place d’un étiquetage environnemental permettant de mieux identifier la pollution générée par un produit tout au long de sa durée de vie (conception, usage, recyclage), afin de mieux comprendre comment leur consommation peut affecter leur environnement de vie. ​</p>
<p>▪ On l’a vu, l’alimentation concentre les premières inquiétudes des Français à l’égard de leur santé. ​ Ainsi, lorsqu’ils consomment des produits alimentaires, les Français se montrent évidemment attentifs au prix (54%) mais y adjoignent de plusieurs autres critères déterminants : la composition du produit (43%) ainsi que sa provenance (37%) et ses qualités nutritionnelles (32%). ​ Le Nutri-Score apparaît de fait comme un critère de choix important, influençant le comportement d’achat de près de 8 Français sur 10 qui privilégient régulièrement le produit affichant le meilleur score pour leurs achats. ​ Néanmoins, comme pour les facteurs de risques sur la santé, les Français éprouvent parfois des difficultés pour identifier certaines informations sur leurs produits alimentaires. ​ Si ces difficultés ne concernent pas la valeur nutritionnelle des produits (72% estiment facile de l’identifier pour un produit, notamment grâce au Nutri-Score) ou leur teneur en sucre (71%), elles concernent surtout les additifs présents dans les produits (49%), leur degré de transformation (35%) ou la présence de pesticides (22%), majoritairement reconnus comme difficiles à identifier. ​ Et, même lorsqu’ils s’estiment capables de déterminer les spécificités d’un produit, il peut s’avérer complexe pour eux de choisir entre les différents critères (bon Nutri-Score, provenance locale, production biologique, etc.) : près de la moitié indiquent des difficultés à identifier quel critère aura le plus d’impact positif sur leur santé, et même les plus confiants restent modestes quant à leurs capacités. ​</p>
<p>▪ Afin de faciliter une plus grande transparence, les Français se déclarent majoritairement en faveur de plusieurs mesures concernant la mise en valeur des informations sur les produits alimentaires comme l’obligation d’un logo d’information nutritionnelle sur les emballages (88%), le Nutri-Score étant aujourd’hui laissé à la discrétion des producteurs. ​ Dans l’optique d’allier santé et alimentation, ils se montrent également favorables à plus de réglementation sur les publicités pour les produits défavorables à la santé (trop gras, trop salés, trop sucrés, etc. ; 85%) ou encore à l’interdiction des publicités pour les produits défavorables à la santé visant les enfants (79%). ​</p>
<p>▪ Concernant les substances présentant des risques d’addiction comme l’alcool et le tabac, les Français se montrent assez critiques à propos de l’action des pouvoirs publics. ​ Malgré les nombreuses mesures et campagnes déjà engagées, plus de la moitié d’entre eux considèrent que les pouvoirs publics n’en font aujourd’hui pas suffisamment en matière de lutte contre le tabac et l’alcool, l’alcool apparaissant même plus en déficit que le tabac. ​ Et même si 71% des Français considèrent que le message sanitaire obligatoire utilisé sur les publicités pour de l’alcool est relativement visible, ils se déclarent majoritairement favorables à plusieurs mesures visant à encadrer davantage la consommation de ce produit. ​ Très enclins à interdire la promotion de ces produits (par les influenceurs, près des établissements scolaires, voire partout dans l’espace public), ils se montreraient également prêts à envisager des mesures financières impactant notamment l’alcool vendu en grande quantité (65%). ​</p>
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