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	<title>Actualités - France Assos Santé</title>
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		<title>Don d’organes : en parler à ses proches</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 07:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>À l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d&rsquo;organes et la greffe, le 22 juin, tous les Français sont invités à dire à leur entourage s&rsquo;ils sont donneurs. Faute de quoi, le taux d’opposition, déjà élevé, risque de continuer à grimper. Une hausse due surtout à un défaut de communication, mais aussi à des idées reçues tenaces et à une désinformation notamment relayées sur les réseaux sociaux.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Selon <a href="https://back.agence-biomedecine.fr/uploads/ABM_bilan_greffes_2025_barometre_2026_DP_74f5106bb8.pdf">les dernières données de l’Agence de la biomédecine</a>, 6 148 greffes ont été pratiquées l’année dernière en France, soit le total le plus élevé jamais enregistré. « Certes, c’est un record mais ce chiffre n’est pas suffisant au regard du nombre de patients inscrits en liste d’attente de greffes (près de 31 800 en 2025) et des 2 à 3 décès par jour par manque de greffons », tempère David Heard, directeur de la communication et des relations avec les publics de l’établissement public en charge de l’encadrement des activités médicales en lien avec le don d’organes et la greffe.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Les proches obligatoirement consultés, pas toujours informés</strong></h3>
<p>Pour rappel, en France, le principe de consentement présumé, inscrit dans la loi dite Cavaillet, du 22 décembre 1976, prévaut. Chacun est considéré comme donneur après sa mort, sauf s’il s’est inscrit au préalable sur le registre national des refus ou a clairement exprimé un avis contraire à ses proches. Ces derniers, obligatoirement consultés sur la question au moment d’un décès, sont de plus en plus nombreux à s’opposer à un prélèvement d’organes. Ce taux d’opposition gagne 1 point chaque année depuis sept ans pour atteindre près de 37 % en 2025, selon l’Agence de la biomédecine inquiète de cette constante augmentation.</p>
<p>Les raisons en sont multiples, difficiles à hiérarchiser. « Cette hausse s’explique surtout par un manque de communication entre proches. Il ne s’agit pas d’un refus en tant que tel, tant il est difficile, au moment d’un décès, de se prononcer à la place du défunt sans avoir échangé sur le sujet avec lui en amont », avance néanmoins Joannic Allossery, administrateur national de <a href="https://www.france-adot.org/">France Adot</a>, Fédération d&rsquo;associations qui oeuvrent pour informer sur le don d&rsquo;organes. « Le manque de moyens alloués aux coordinations hospitalières de prélèvement d’organes joue aussi très certainement », complète André Le Tutour, vice-président de la fédération <a href="https://www.transhepate.org/">Transhépate</a> qui regroupe des associations de greffés hépatiques.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Idées reçues, désinformation…</strong></h3>
<p>Tous évoquent également des idées reçues tenaces, dont la circulation est favorisée par Internet, détaillées dans la dernière enquête annuelle de l’Agence de la biomédecine, réalisée en janvier dernier auprès d’un échantillon représentatif de la population. D’après <a href="https://back.agence-biomedecine.fr/uploads/ABM_bilan_greffes_2025_barometre_2026_DP_74f5106bb8.pdf">ce baromètre</a>, seuls 58 % des français imaginent que le don d’organes et de tissus profite de manière équitable à tous sans distinction de catégories et près de la moitié seulement savent qu’il n’est pas incompatible avec les principaux rites funéraires religieux.</p>
<p>Entre autres clichés véhiculés. Tout comme le taux d’opposition, le registre national des refus de dons d’organes connaît aussi un regain d&rsquo;intérêt. « Même si elles ne représentent que 1 % environ de la population, les inscriptions progressent depuis deux ans, ce qui nous inquiète également, avec des pics qui coïncident très souvent avec des rumeurs ou fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux, voire dans les médias traditionnels », constate David Heard de l’agence gouvernementale.</p>
<p>A chaque fake news repérée, l’agence monte au créneau pour démêler le vrai du faux, une communication de crise qui constitue l’un des 2 axes de sa stratégie en la matière. L’autre consiste à faire de la pédagogie tout au long de l’année, en accompagnant les journalistes qui travaillent sur des sujets en lien avec le don d’organes, en étant présent sur les réseaux sociaux à travers par exemple une web série intitulée <a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLaRNbfq57aPEgi_I0pdt6UKH3MtnWuFbj"><em>Les Zorganes</em></a> ou des collaborations avec des influenceurs.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Sensibilisation en ligne et sur le terrain</strong></h3>
<p>De leur côté, les associations engagées dans la promotion du don d’organes, très souvent en lien avec l’Agence de la biomédecine, ne sont pas en reste pour faire passer les bonnes informations et lutter contre les fausses. <em>« C’est essentiel d’être présent sur les réseaux sociaux, comme Facebook, Instagram ou LinkedIn en ce qui nous concerne, pour toucher un public plus large. Ce travail en ligne vient compléter nos actions de sensibilisation en milieu scolaire, au sein des collectivités ou encore dans les maisons de santé »</em>, souligne Joannic Allossery, en charge des réseaux sociaux à France Adot.  « L’une de mes priorités est la sensibilisation du personnel hospitalier et des futurs professionnels de santé : 30 % des employés à l&rsquo;hôpital pensent que les personnes ne sont pas décédées au moment du prélèvement d’organes », précise, de son côté, André Le Tutour, lui-même transplanté hépatique et qui, à ce titre témoigne volontiers auprès des patients sur le point d’être greffés.</p>
<p>Sur le terrain ou en ligne, il s’agit aussi de tenter de résorber un paradoxe. La perception du don dans la population générale reste très globalement favorable, une adhésion stable autour de 80 % depuis une dizaine d’années, si l’on en croit le dernier baromètre opinion de l’Agence de la Biomédecine. Les Français pensent aussi très largement qu’il est important que leurs proches connaissent leur position sur le sujet, mais seulement près de la moitié en ont fait part à leur entourage ! D’où cette forte incitation à en parler, principal message véhiculé par cette journée nationale de réflexion du 22 juin soutenue également par le collectif <a href="https://greffesplus.fr/">Greffes+</a>. « Savoir pour ses proches, ça change tout ! », résume Joannic Allossery de France Adot.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell double-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="icon-box icon-box-top" ><div class="icon-box-icon fa-container" style="margin-bottom: 0px;" ><span class="text-color-118919-color btn-disable-hover"><i class="fa fa-quote fa-2x fa-fw"></i></span></div></div><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="font-199698 fontsize-211132 text-color-118919-color" ><span><strong>« Accompagner les transplantés et futurs greffés »<br /></span><span></strong>André Le Tutour, vice-président de Transhépate, greffé du foie au CHU de Rennes en 1990</span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ><p>« Avant d’être transplanté à l’âge de 40 ans, à la suite d&rsquo;une maladie auto-immune, je m’inquiétais pour mon avenir qui semblait bien compromis. À l’époque, j’avais beaucoup d’interrogations et les réponses du corps médical ne suffisaient pas, et je ne connaissais autour de moi aucune personne greffée vers qui j’aurais pu me tourner. C’est pourquoi, quelques mois après l’opération, j’ai créé une association pour valoriser le partage d’expériences, afin d’accompagner les futurs greffés et transplantés. En 2007, j’ai été le premier à mettre en place des visites à l&rsquo;hôpital au pied du lit des patients, ce que l’on appelle maintenant la pair-aidance. Cela a pris du temps pour faire tomber les réticences des soignants à me laisser accéder aux chambres. Mais très vite, les retours des malades ont été excellents. Il ne s’agit pas forcément de leur parler de moi, mais surtout de répondre à leurs questions souvent simples : comment se sent-on à la sortie du bloc, est-ce que ça fait mal, faut-il faire un régime ensuite, etc. Souvent leur dire juste que je suis greffé depuis trente-six, cette année, suffit à les rassurer. J’interviens également régulièrement en milieu scolaire ou dans les établissements de santé, accompagné notamment par des familles de donneurs, pour sensibiliser au don d’organes. Je porte au quotidien un ruban vert, le signe universel de gratitude exprimée à tous les donneurs et d&rsquo;espoir pour les patients en attente de greffe. »</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div>
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		<title>Petite tournée d&#8217;actions itinérantes pour la santé de tous</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2026/06/17/petite-tournee-dactions-itinerantes-pour-la-sante-de-tous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 13:48:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives et innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="custom font-weight-500 fontsize-883885-custom font-size-custom" ><span>Crédit photo : Anouk Desury (Light Motiv)</span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Dans un contexte de forte désertification médicale qui éloigne les populations du soins, le principe de « l’aller vers » est une réponse adaptée pour lutter contre les inégalités territoriales et sociales de santé. En effet, les personnes en situation de vulnérabilité, de handicap, isolées, en perte d’autonomie, malades ou précaires n’ont parfois ni la possibilité, ni les moyens, ni les bonnes informations pour bien se soigner. Découvrons ici des exemples d’équipes motivées qui sont allées à la rencontre de ces publics les plus fragiles pour les aider à prendre soin de leur santé.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Un bus dédié à la santé des femmes</strong></h3>
<p>Lancé en 2021, le <a id="menur130h" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/" href="https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien Bus du Cœur des Femmes">Bus du Cœur des Femmes</a> a débuté sa 6<i>ème</i> tournée annuelle à Argenteuil, près de Paris, en mars dernier. Il se déplace partout en France pour aller à la rencontre des femmes en situation de vulnérabilité afin de les sensibiliser, de faire de la prévention et du dépistage autour des maladies cardio-vasculaires et gynécologiques. « <i>Il existe une inégalité de genre face à la santé, notamment face au risque d’infarctus qui engendre des symptômes atypiques chez les femme et à un surrisque lié à leur vie hormonale</i> », lance Vincent Morel, coordinateur national du Bus du cœur des Femmes. En effet, celles-ci présentent des risques hormonaux spécifiques dus aux contraceptions inappropriées, aux grossesses de plus en plus tardives, à l’endométriose, au syndrome des ovaires polykystiques, à la ménopause, etc. Alors que la mortalité cardio-vasculaire globale baisse chez les hommes, quel que soit leur âge, une augmentation se développe chez la femme de moins de 55 ans. Là où le bus s’installe, ce sont, en réalité, les soignants locaux qui se mobilisent. « <i>Nous ne cherchons pas à habiller Jacques en déshabillant Paul. Il est vrai que lors de la venue du bus, comme aujourd’hui à Argenteuil, le personnel de l’hôpital doit s’adapter pendant quelques jours pour pallier l’absence des soignants qui se mobilisent avec nous. L’occasion de rappeler que lorsqu’on investit 1€ dans la prévention, on économise 5 € dans le soin. En outre, aujourd&rsquo;hui-même, suite à sa visite au bus, une femme a été prise en charge par le SAMU, ce qui pourra lui éviter, espérons-le, un accident cardiaque</i> », raconte Vincent Morel. Le Mans, Anglet, Agen, Blois, Caen, Lens, Cannes, Auxerre…comptent parmi les 16 étapes de la <a id="menur130j" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/bus-du-coeur.php" href="https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/bus-du-coeur.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien tournée 2026">tournée 2026</a>, où 5 000 à 6 000 femmes pourront bénéficier gratuitement d’un parcours de dépistage de 2 heures comprenant une dizaine de bilans médicaux et pour qui un suivi médical sera organisé si nécessaire. « <i>Nous découvrons au moins deux facteurs de risque non connus ou non contrôlés chez 90 % des femmes qui parcourent nos dispositifs</i> », rapporte Vincent Morel.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Bus de prévention et de soins de premiers recours dans le Dunkerquois et le Loiret</strong></h3>
<p>Depuis 7 ans, par sessions de deux mois, deux fois par semaine, 4 communes du Dunkerquois, dans les Hauts-de-France, profitent gratuitement de la venue du <a id="menur130l" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.dkpulse.com/activit%c3%a9s" href="https://www.dkpulse.com/activit%C3%A9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien bus DK Pulse">bus DK Pulse</a>, spécifiquement adapté à la pratique l’activité physique adaptée (APA). Le public visé est celui des villages qui manquent d’infrastructures et les personnes malades, en perte d&rsquo;autonomie ou de mobilité, et qui ne peuvent pas aller vers des structures d’activités physiques ordinaires. « <i>L&rsquo;idée est d&rsquo;impulser une dynamique et de montrer aux personnes qu&rsquo;elles sont encore capables de pratiquer une activité physique, puis de les orienter vers des structures pérennes adaptées à leur situation après notre départ</i> », explique Charlotte Catoire, conductrice du bus et animatrice APA. Et cette dynamique fonctionne très bien, puisque les participants, souvent envoyés par les médecins, pharmaciens ou infirmiers locaux, sont quasiment tous très assidus durant les deux mois de présence du bus. Lorsqu’il n’est pas dans les villages, le bus sillonne des quartiers prioritaires à la rencontre de publics, pas forcément pathologiques ou âgés, mais éloignés du sport, pour leur redonner la confiance nécessaire pour s’y mettre ou s’y remettre.</p>
<p>Plus au sud, le département du Loiret, en étroite collaboration avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), ont lancé un <a id="menur130n" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://loiretsante.fr/dl/245b4e" href="https://loiretsante.fr/dl/245b4e" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien bus de soins de premiers recours">bus de soins de premiers recours</a> en 2025. Doté d’un équipement polyvalent, les équipes de santé du bus assurent tour à tour, dans divers secteurs du département, de la téléexpertise en ophtalmologie avec le concours d’orthoptistes, des téléconsultations de médecine générale en présence d’infirmiers, ainsi que des soins dentaires d’urgence. « <i>Avec ce bus, nous tentons de répondre à un fort enjeu de désert médical sur notre territoire. Dans ce contexte, il nous faut notamment aller aux devants d’une population vieillissante qui ne peut pas toujours se déplacer. Quand ils trouvent de la place, il n’est pas rare que des patients doivent cependant parcourir 80 km pour se rendre à leurs rendez-vous médicaux</i> », expose Laurence Bellais, vice-présidente en charge de la culture, de l’attractivité des territoires et de la démographie médicale au Conseil départemental du Loiret. Là encore le succès du bus se fait le miroir d’une population en peine d’accès aux soins, puisque, à chaque étape, le carnet de bal du bus affiche complet.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span data-teams="true"><strong>Les actions itinérantes des Petits Frères des Pauvres</strong><br />
</span></h3>
<p><span data-teams="true">Les Petits Cafés Mobiles des <a id="menur130p" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.petitsfreresdespauvres.fr/" href="https://www.petitsfreresdespauvres.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien Petits Frères des Pauvres">Petits Frères des Pauvres</a> sont nés il y a trois ans, d’une intention d&rsquo;aller vers des publics qui ne sont pas repérés par les associations ou les institutions et qui, malgré leur isolement et leur vulnérabilité, n’ont pas l’habitude de demander de l’aide. « <i>Chaque semaine, les bénévoles et jeunes en service civique installent le triporteur et le dispositif bien visible des Petits Cafés Mobiles sur 4 marchés parisiens, situés dans des quartiers où vivent plus de personnes âgées qu’ailleurs. L’idée est de créer un espace ouvert à tous et de générer du lien social. Et ça marche ! Nous avons des habitués et il n’est pas rare que certains restent une ou deux heures </i>», explique Béatrice Locatelli, directrice adjointe Fraternité de Paris des Petits Frères des Pauvres. Bien entendu, quand la confiance s’installe et que l’équipe repère des personnes particulièrement fragiles, elle leur propose d’entrer dans les programmes d’accompagnement de l’association. En été, quand la capitale se vide mais que les plus âgés et les plus précaires restent en ville, la Fraternité parisienne met en place ses Caravanes Estivales. Elles prennent la forme de petites guinguettes mobiles, comme des fêtes de village, qui restent durant une semaine, sur trois différentes places parisiennes… évidemment dans des quartiers où il y a peu d’animation. Dans les territoires également, particulièrement en milieu rural, face à la transition démographique et l&rsquo;explosion du nombre de personnes âgées en situation d&rsquo;isolement, voire de mort sociale, Les Petits Frères des Pauvres ont choisi de mener, dès 2017, des actions d’« Aller vers » collectives. « <i>Nous faisons historiquement des visites à domicile en zones rurales, mais pour toucher plus de monde dans des secteurs où nous avons moins de bénévoles, les actions collectives nous ont semblé pertinentes et c’est ainsi que sont nées les </i><a id="menur130r" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.petitsfreresdespauvres.fr/nos-actions/apporter-une-presence/les-baraques-a-frat/?gad_source=1&amp;gad_campaignid=22542819738&amp;gbraid=0aaaaad7tiwjqr5hmf9hq8ey2uln1tnu3i&amp;gclid=cjwkcajwzevpbhbaeiwaplaxvrmgvwc2qen2bc39vxhsyu-5bvzrramkenlzyksjaa6wyzogj7dklhoc43gqavd_bwe" href="https://www.petitsfreresdespauvres.fr/nos-actions/apporter-une-presence/les-baraques-a-frat/?gad_source=1&amp;gad_campaignid=22542819738&amp;gbraid=0AAAAAD7TiwjQR5hMF9hq8Ey2ULn1tnu3I&amp;gclid=CjwKCAjwzevPBhBaEiwAplAxvrMGVwC2qEN2BC39vxhsyU-5bvZRRAmKENlZyKsJaa6wyZogJ7dkLhoC43gQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien Baraques à Frat’"><i>Baraques à Frat’</i></a><i> </i>», souligne Nastasia Hollender, chargée de mission Déploiement des programmes chez Les Petits Frères des Pauvres. Après un diagnostic territorial, l’association instaure des rencontres 2 fois par mois, la plupart du temps dans des salles prêtées par des communes où aujourd&rsquo;hui il n’y a pas d’activités proposées aux personnes âgées. La régularité est importante pour créer de véritables rendez-vous et instaurer une relation de confiance. D’ailleurs, Nastasia précise que les participants reviennent à chaque fois. Elle dépeint : « <i>Nos équipes vont chercher les personnes âgées chez elles car nous rapprocher d’elles ne suffit pas, et comme l’idée est avant tout de créer du lien social, nous ouvrons bien sûr l’événement à tous et à tous les âges. L’une de nos Baraques à Frat’ se passe en lien avec du périscolaire, une autre se trouve dans un tiers-lieu près d’une crèche et génère des rencontres intergénérationnelles</i> ». En 2025, 16 Baraques à Frat’ étaient en activité sur 25 lieux différents, touchant 106 communes. Au total, 70 bénévoles étaient investis, 83 partenaires impliqués,19 conventions signées au profit de 580 personnes accueillies, dont 417 personnes âgées.</span></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><span data-teams="true"><strong>Le camion France Alzheimer et ses séances bien-être</strong><br />
</span></h3>
<p><span data-teams="true">A la Réunion, France Alzheimer possède 3 permanences, dans des secteurs côtiers qui sont aussi les plus peuplés, où les bénévoles rencontrent les familles touchées par la maladie, et où sont organisées diverses activités pour les aidants, et pour les aidés. Cependant la typologie de l’île rend difficile d’accès les régions montagneuses. C’est la raison pour laquelle France Alzheimer s’est dotée d’un camion pour aller à la rencontre de ces populations les plus isolées. « <i>Notre objectif est d’identifier les familles qui en ont besoin, de faire de la prévention, de délivrer de l’information. Nous travaillons main dans la main avec les communes et les Centres communaux d&rsquo;action sociale. Nous avons aussi une particularité qui est d’avoir aménagé notre « caravane » pour y proposer des séances de bien-être, afin de prendre soin des personnes touchées par la maladie et leur rappeler de ne pas s’oublier </i>», relate Gilbert Nallatamby, bénévole coordonnateur Halte Relais Itinérante Cœur Alzheimer. En effet, durant ses déplacements, Gilbert est accompagné par des prestataires qui proposent des massages, de la relaxation ou encore des séances de socio-esthétique individualisées. L’an dernier, Gilbert a fait 35 sorties avec le camion et a ainsi rencontré 500 personnes, dont une centaine directement concernées par la maladie. « <i>A La Réunion, l’enjeu de l’« Aller vers » est pris très au sérieux car il est demandé aux organismes de santé, mais aussi aux services d’accès aux droits, de mener des actions dans ce sens. Il y a ainsi beaucoup d’initiatives itinérantes et elles ont plutôt du succès, mais trop souvent elles ne se coordonnent pas entre elles. Nous cherchons à créer des partenariats avec la caravane d’autant que cette action représente un gros budget et qu’il y a des problématiques transversales sur la santé, comme le diabète qui est un véritable fléau sur l’île »</i>, complète Gilbert qui se félicite du travail mené conjointement par France Alzheimer et la délégation réunionnaise de France Assos Santé pour activer des projets et des collaborations. </span></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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		<title>Le 14 juin, une journée sang pour sang solidaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 07:45:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-11"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>La Journée Mondiale des donneurs de sang met à l’honneur toutes celles et ceux qui, de par un geste simple, contribuent à sauver des vies. L’occasion aussi pour l’Établissement français du sang de réaliser des stocks avant l&rsquo;été et pour la Fédération Française pour le Don de Sang Bénévole de réitérer sa volonté de faire du don de plasma la grande cause nationale 2027.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-11" data-row="script-row-unique-11" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-11"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-12"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>La France compte environ 1,5 million de donneurs. Ils fréquentent régulièrement l’une des très nombreuses Maisons du don de l’<a href="https://dondesang.efs.sante.fr/">É</a><a href="https://dondesang.efs.sante.fr/">tablissement français du sang</a> (EFS) ou l’une de ses 30 000 collectes mobiles organisées en moyenne chaque année. Ils sont fêtés le 14 juin lors de cette journée instaurée en 2004 par l&rsquo;Organisation Mondiale de la santé (OMS) avec le soutien notamment de la Fédération internationale des organisations des donneurs de sang (FIODS). <em>« Elle vise à remercier les donneurs pour leur altruisme, leur générosité et à célébrer toute la chaîne de solidarité autour d’eux (associations, collectivités, entreprises…) qui aide aux collectes. D’où notre slogan repris encore cette année,</em>  » tous unis par le don“ <em>»</em>, précise Sophie Le Cam, directrice générale adjointe de l’EFS. <em>« Cette journée permet également de souligner l’importance des associations locales de donneurs bénévoles (près de 2 600) sur le territoire comme vecteurs d’intégration sociale »</em>, complète Jacques Allegra, président de la <a href="https://ffdsb.org/">Fédération Française pour le Don de Sang Bénévole</a> (FFDSB).</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-12" data-row="script-row-unique-12" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-12"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-13"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Des collectes festives le 14 juin et au-delà</strong></h3>
<p>Ainsi ce dimanche 14 juin, dans bon nombre de communes, plusieurs dizaines de collectes festives et des animations sont prévues. Exemple à l’Hôtel de Ville de Paris et de Tours, au Hangar 14 à Bordeaux, au Carreau des Halles à Pau, aux Capucins à Brest ou encore au Musée des Abattoirs à Toulouse. Par ailleurs, pour sensibiliser davantage le grand public au don de sang, l’EFS et la FFDSB ont lancé depuis 2025 une initiative symbolique : inviter les villes à illuminer en rouge un monument ou un bâtiment public. Cette mobilisation est amplifiée cette année avec le soutien du Centre des Monuments Nationaux. Le Pont d’Avignon, les châteaux de Chambord et Chenonceau ou encore le Beffroi à Lille seront éclairés pour rappeler que le don de sang unit aussi les territoires.</p>
<p>Au-delà de cette date, c’est tout au long du mois de juin que les acteurs impliqués dans le don de sang battront le rappel, en organisant d’autres collectes événementielles, l’enjeu étant de faire des stocks avant l’été, période connue pour être compliquée, voire tendue pour les réserves de sang. <em>« On a coutume de dire que les maladies ne prennent pas de vacances contrairement à de très nombreux citoyens. De fait, les besoins restent très importants »</em>, précise Sophie Le Cam de l’EFS.</p>
<p>Le don de sang total est la forme de don la plus courante. Il consiste en un prélèvement d’environ 460 ml de tous ses composants : globules rouges, plasma et plaquettes, qui sont ensuite séparés et transfusés aux patients qui en ont la nécessité. Des transfusions, souvent vitales, lors d’hémorragies importantes à la suite d’un accident mais aussi d’interventions chirurgicales. Elles sont également précieuses dans le cas de maladies chroniques comme la drépanocytose (maladie héréditaire du sang) ou pour des affections longue durée comme les leucémies ou certains cancers, quand des malades doivent recevoir un soutien transfusionnel pour pallier les attaques du traitement contre leurs cellules sanguines. <em>« Le sang est l’un des premiers médicaments pour soigner une multitude de maladies »</em>, résume Jacques Allegra de la FFDSB.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-13" data-row="script-row-unique-13" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-13"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-14"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Des besoins en produits sanguins contrastés</strong></h3>
<p>Depuis quelque temps, les besoins en concentré de globules rouges connaissent une érosion. <em>« On observe une baisse de 2 % par an depuis cinq ans liée à des progrès médicaux : meilleure prise en charge des patients avec notamment de nouvelles techniques opératoires qui demandent moins de transfusion »</em>, détaille Sophie Le Cam. Les besoins en plaquettes, eux, sont stables. Grâce aux donneurs bénévoles, la France est autosuffisante pour ces deux produits sanguins, ainsi que pour le plasma thérapeutique. En revanche, pour le plasma pour fractionnement, nécessaire à la fabrication de médicaments dérivés du plasma comme les immunoglobulines polyvalentes, la demande est en constante progression. <em>« On note une croissance de 6 à 8 % par an »</em>, précise la directrice générale adjointe de l’EFS. Le pays doit importer les deux tiers de ses besoins en la matière, essentiellement depuis les Etats-Unis où les dons sont rémunérés.</p>
<p>Pour améliorer la situation, le ministère de la Santé, à la demande de la FFDSB et des associations de patients, a mis en place, en 2024, le programme <a href="https://www.efs.sante.fr/ambition-plasma-cap-sur-la-souverainete">Ambition Plasma</a> destiné à renforcer notre souveraineté sanitaire. L’objectif de l’EFS est de passer de 900 000 litres collectés aujourd’hui à 1,4 million en 2028. Cette Journée Mondiale des donneurs de sang 2026 est l’occasion de mettre en lumière cette perspective et d’asseoir en parallèle la volonté de faire du don de plasma la grande cause nationale 2027. <em>« </em><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/Don_plasma_grande_cause_nationale_2027"><em>Une proposition de résolution transpartisane</em></a><em>, qui a déjà le soutien de nombreux élus, a été déposée le 18 mars dernier à l’Assemblée nationale. C’est un premier pas pour une meilleure sensibilisation sur le sujet »</em>, se réjouit le président de la FFDSB.</p>
<p>Si le 14 juin est une date importante, en termes de visibilité, la mobilisation est nécessaire toute l’année. <em>« Nous avons besoin de 10 000 dons de sang par jour pour répondre aux besoins des patients. Donner est un geste simple, sans douleur, qui n’est pas long. La plupart des personnes qui le font la première fois se disent très fières et affirment qu’elles reviendront. Il faut passer le cap ! »</em>, encourage Sophie Le Cam de l’EFS.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-14" data-row="script-row-unique-14" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-14"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-15"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Conditions pour pouvoir donner son sang : </strong></p>
<ul>
<li>Être majeur (entre 18 et 70 ans révolus) et en bonne santé ;</li>
<li>Peser plus de 50 kg.</li>
</ul>
<p><strong>Contre-indications :</strong></p>
<ul>
<li>Une infection ou de la fièvre (plus de 38°) au cours des deux dernières semaines ;</li>
<li>Certains soins ou opérations dentaires ;</li>
<li>Des relations sexuelles avec des partenaires différents au cours des 4 derniers mois ;</li>
<li>Un tatouage ou un piercing datant de moins de 2 mois ;</li>
<li>Un voyage au cours de la dernière année, en fonction du pays/régions visité(es), le délai pour donner votre sang peut varier.</li>
</ul>
<p><span style="color: #333399;"><strong>Tous les détails <a style="color: #333399;" href="https://dondesang.efs.sante.fr/qui-peut-donner">ici</a>.</strong></span></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-15" data-row="script-row-unique-15" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-15"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>« Juin sans sucres ajoutés » : prêts pour la 4ème édition ?  </title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2026/06/03/juin-sans-sucres-ajoutes-prets-pour-la-4eme-edition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 08:15:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-16"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Initié en 2023 par l’association SOS Hépatites, le défi « Juin sans sucres ajoutés » vise à évaluer sa consommation, tenter de la réduire et observer les effets. Objectif : sensibiliser les Français aux méfaits d’une consommation excessive de sucre sur le foie, mais aussi d’autres organes. Prêt à relever le défi ?</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-16" data-row="script-row-unique-16" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-16"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-17"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><em>« Ce </em><em>défi</em><em> s’adresse à tout le monde, pas spécialement aux personnes malades. Contrairement au tabac et à l’alcool, le sucre est vital, nous ne pouvons pas le supprimer. Mais nous proposons d’être plus conscients de notre consommation de sucres ajoutés et d’observer les effets bénéfiques d’une réduction</em> », invite le Dr Pascal Mélin, hépatologue et président de <a href="https://soshepatites.org/">SOS Hépatites et maladies du foie.</a></p>
<p>Au-delà des effets sur le foie, l’association a décidé cette année d’élargir le prisme pour sensibiliser aussi aux autres impacts des excès de sucre sur l’organisme. Avec un nouvel éclairage chaque semaine de juin : sucre et diabète (du 1er au 7), sucre et maladies du foie (8 au 14), sucre et maladies cardiovasculaires (15 au 21) et enfin sucre et santé mentale (22 au 28). Cette dernière thématique est d’autant plus intéressante qu’elle est la plus méconnue. <em>« Les participants au défi de l’an dernier ont déclaré qu’ils dormaient mieux, avaient moins de sautes d’humeur et d’idées tristes : ce ne sont pas forcément des résultats auxquels on s’attendait ! Il est vrai que le sucre en grande quantité a un </em><a href="https://www.inrae.fr/actualites/comment-sucre-affecte-cerveau-nos-emotions"><em>effet dépressogène</em></a><em> sur le cerveau et des </em><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1957255724000750"><em>études</em></a><em> montrent que les personnes diabétiques sont plus à risque de souffrir de dépression »</em>, nous éclaire le Dr Mélin, sur la base des questionnaires avant/après des éditions précédentes.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-17" data-row="script-row-unique-17" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-17"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-18"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Le plus dur à diminuer ? Le chocolat !</strong></h3>
<p>Le défi attire chaque année davantage de participants : ils étaient 400 en 2023, 3 600 en 2024 et 4 000 en 2025. Et au-delà de l’effort ponctuel, c’est un franc succès puisqu’en 2025, 93 % de participants se disaient satisfaits ou très satisfaits. N’est-il pas trop difficile de réduire sa consommation ? 34 % des participants ont trouvé ça facile, 32 % plutôt difficile et 28 % ni l’un ni l’autre.</p>
<p>Le plus dur à arrêter ? Sans surprise (pour les gourmands qui lisent cet article…), le chocolat pour 84 % des participants et les biscuits et pâtisseries maison pour 74 % d’entre eux. Ils sont aussi 55 % à déclarer une sensation de manque lors des premiers jours (<a href="https://addictions-france.org/actualites/peut-on-parler-d-addiction-au-sucre-11825/">une addiction au sucre</a> est possible, avec l’activation des mêmes circuits de récompense que pour d’autres drogues). Mais les effets positifs l’emportent largement : baisse des fringales au cours de la journée, énergie et humeur plus stable, meilleur sommeil. La perte de poids n’est pas majoritaire (35 % des participants concernés) et ce n’est d’ailleurs pas le but de l’opération. Des bénéfices tels qu’après le mois de juin, ils sont 84 % à vouloir continuer à faire attention, mais de façon moins stricte.</p>
<p>Qui étaient les participants du cru 2025 ? Majoritairement des personnes sans pathologie (50 %), 29 % souffrant de stéatose hépatique, d’obésité et/ou de diabète et 22 % d’une autre pathologie chronique. L’âge moyen est de 49 ans et les femmes sont très majoritaires (93 %). Alors comment sensibiliser les hommes ? <em>« Ils se sentent très peu concernés, c’est vraiment problématique, car ils sont plus touchés que les femmes par la stéatose hépatique. On a l’idée de lancer le défi en entreprise et/ou dans des clubs sportifs pour les informer »</em>, souligne le Dr Pascal Mélin.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-18" data-row="script-row-unique-18" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-18"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-19"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Moins de sucres cachés = une meilleure santé</h3>
<p>« La <a href="https://soshepatites.org/avada_portfolio/planche-nash-evolution-de-la-steatohepatite-metabolique/" target="_blank" rel="noopener">stéatose hépatique</a> passe inaperçue au début, malheureusement. Quand on consomme trop de sucre, le foie va le stocker et le transformer en graisses. Aujourd’hui, 8 millions de Français sont en situation d’obésité et environ 10 % d’entre eux ne tolèrent pas cette graisse en excédent. Le foie va s’abîmer petit à petit, comme sous l’effet de l’alcool consommé en grande quantité », explique le Dr Mélin. A cela s’ajoute une augmentation de la résistance à l’insuline, qui favorise encore plus le stockage des graisses dans le foie et perturbe le métabolisme global. « Quand la consommation de sucre diminue, le foie peut récupérer de manière assez spectaculaire. Chez certaines personnes ayant une stéatose débutante, une amélioration significative de la graisse hépatique peut être observée après quelques mois de réduction des boissons sucrées et des produits ultra-transformés, et cela même en l’absence de perte du poids », précise le Dr Raluca Pais, médecin hépatologue à <a href="https://ihuican.org/" target="_blank" rel="noopener">l’Institut de cardiométabolisme et nutrition (IHU-ICAN)</a> et à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP, Paris). Les bénéfices dépassent largement le foie. Réduire les sucres ajoutés contribue aussi à diminuer le risque de diabète de type 2, réduire le risque cardiovasculaire, améliorer la qualité alimentaire globale, limiter les variations d’énergie et certaines fringales, améliorer le contrôle du poids et du tour de taille, protéger la santé bucco-dentaire. Un effort gagnant-gagnant !</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-19" data-row="script-row-unique-19" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-19"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-20"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Quels sont les sucres à fuir ?</h3>
<p>Les sucres ajoutés par les industriels de l’agro-alimentaire sont les plus problématiques. Et ils sont partout : 77 % des aliments présents dans nos supermarchés contiennent au moins un ingrédient sucrant, selon <a href="https://www.veillecep.fr/2024/04/deux-rapports-de-lanses-sur-le-sucre-dans-lalimentation/" target="_blank" rel="noopener">une étude de l’Anses de 2024.</a> « Très rapidement absorbés et peu rassasiants, ils entraînent des pics glycémiques. Ils sont souvent associés à une alimentation trop transformée, à des excès caloriques globaux et à d’autres troubles métaboliques », pointe le Dr Pais. Par ailleurs, toutes les sources de sucre ne se valent pas. Le fructose, qui a un pouvoir sucrant plus élevé que le glucose, est particulièrement impliqué car son métabolisme est majoritairement hépatique. « Il faut faire la différence entre le fructose qui provient des boissons sucrées et des produits ultra-transformés et le fructose qui provient des fruits. Ce dernier est accompagné de fibres, d’eau, de micronutriments et induisent une absorption plus lente. Le sucre des fruits s’intègre dans des modèles alimentaires protecteurs », rappelle le Dr Raluca Pais.</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-20" data-row="script-row-unique-20" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-20"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-21"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-146637-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3>Nouveaux partenaires et inscription</h3>
<p>En cohérence avec les nouveaux éclairages de cette 4ème édition, l’opération compte de nouveaux partenaires : <a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/">la Fédération française des diabétiques (FFD</a>), <a href="https://ihuican.org/">l’IHU-ICAN</a>, <a href="https://www.polyarthrite-andar.org/">l’Association nationale de défense contre la polyarthrite rhumatoïde (Andar</a>), le <a href="https://www.ete-indien-editions.fr/">programme de prévention de la santé des seniors Été indien</a>, la Fondation <a href="https://foundation.make.org/">Make.org</a>, <a href="https://www.centreleonberard.fr/institution/actualites/lancement-de-lihu-everest-pour-les-maladies-du-foie">l’IHU d’hépatologie Everest de Lyon</a>, <a href="https://yuka.io/">Yuka</a>.</p>
<ul>
<li>La liste complète des partenaires et soutiens est à retrouver <a href="https://juinsanssucresajoutes.org/merci-aux-partenaires-et-aux-soutiens-du-defi-2026/">ici</a>.</li>
<li>Et les inscriptions à l’édition 2026 <a href="https://juinsanssucresajoutes.org">ici.</a></li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-21" data-row="script-row-unique-21" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-21"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-22"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h5 class="h4 text-color-118919-color" ><span>Comment limiter sa consommation ?</span></h5></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ><p><strong>25 grammes</strong> : c’est la quantité maximale de sucre ajouté qu’un adulte devrait consommer par jour, soit 5 cuillères à café (recommandations OMS). C’est très vite dépassé ! Pour rester dans les clous, il faut décrypter les étiquettes et remplacer le sucre blanc par des alternatives à index glycémique plus bas, comme nous l’explique Marie Laure André, diététicienne-nutritionniste et autrice de «<a href="https://www.fnac.com/a13090774/Marie-Laure-Andre-Mon-cahier-Stop-au-sucre"> Mon cahier : Stop au sucre </a>». Voici ses conseils :</p>
<p><strong>1 &#8211; Lire le tableau nutritionnel</strong><br />
La teneur en glucides totaux et l’indication « dont sucres » font référence aux sucres simples, ceux qu’on essaie de diminuer. Par exemple, pour les gâteaux, on essaie d’éliminer ceux qui dépassent 30g/100g. On scrute aussi les pots de sauce tomate et les soupes toutes prêtes, qui peuvent aussi contenir du sucre !</p>
<p><strong>2 &#8211; Traquer les sucres dans la liste des ingrédients </strong><br />
Sirop de glucose-fructose, dextrose, mélasse, sirop de maïs, etc., le sucre se cache souvent sous d’autres appellations qu’il faut connaître. Si ces ingrédients se trouvent en début de liste, c’est que le produit en contient vraiment trop.</p>
<p><strong>3 &#8211; Décoder les mentions énigmatiques </strong><br />
On privilégie la mention « sans sucre ajouté », par exemple pour les compotes car, dans ce cas, seuls les sucres naturels sont présents. « Allégé en sucre » équivaut à -30% de sucres par rapport au produit de référence (le plus sucré), mais ces aliments sont souvent plus sucrés que ceux « sans sucre ajouté ».</p>
<p><strong>4 &#8211; Remplacer le sucre blanc  </strong><br />
Sirop d’agave, stévia, miel, sucre de coco, muscovado…il existe de nombreuses alternatives au sucre blanc. Leur index glycémique (IG) est plus bas et ils apportent des minéraux, dans leur forme brute. A consommer avec modération car cela reste quand même un apport en sucre.</p>
<p><a href="https://juinsanssucresajoutes.org/les-recettes/" target="_blank" rel="noopener"><strong>&gt; Retrouvez des recettes sans sucres ajoutés sur le site du défi</strong></a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-22" data-row="script-row-unique-22" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-22"));</script></div></div></div>
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		<title>Impulsion : le grand test du dépistage du cancer du poumon</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2026/05/29/impulsion-le-grand-test-du-depistage-du-cancer-du-poumon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 09:45:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-23"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Alors que le tabagisme recule nettement en France, le cancer du poumon continue de tuer plus de 30 000 personnes chaque année. Avec le lancement de l’étude Impulsion, médecins et pouvoirs publics espèrent poser les bases d&rsquo;un dépistage précoce capable de sauver des vies, y compris dans les populations les plus précaires.</strong></p>
<p>Trente-neuf ans après la première Journée mondiale sans tabac mise en place par l’Organisation Mondiale de la santé, la France n’a jamais compté aussi peu de fumeurs. Les chiffres publiés par Santé publique France à l’automne 2025 montrent en effet qu’environ 18 % des 18-75 ans fument quotidiennement, alors que c’était le cas d’un quart d’entre eux en 2014. <i>« Les mesures de santé publiques mises en place depuis des décennies portent leurs fruits,</i> se réjouit le Pr Daniel Thomas, cardiologue et porte-parole de la <a id="menurs71" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="http://societe-francophone-de-tabacologie.fr/" href="http://societe-francophone-de-tabacologie.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien Société Francophone de Tabacologie">Société Francophone de Tabacologie</a>. <i>Si la plus dissuasive est assurément l’augmentation du prix du tabac, d’autres comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics, le Mois sans tabac ou le paquet neutre ont, elles aussi, contribué à la dénormalisation de la cigarette. »</i> Cette tendance à la baisse s’observe tout particulièrement chez les plus jeunes. Alors que 30 % des lycéens fumaient quotidiennement en 2010, ils ne sont plus que 5,6 % à le faire actuellement.  <i>« Le plan national de lutte contre le tabac prévoit, à l’horizon 2032, moins de 5 % de fumeurs à 18 ans : nous y serons assurément »</i>, reprend le Pr Thomas.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-23" data-row="script-row-unique-23" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-23"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-24"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Le tabac recule mais reste un fléau</strong></h3>
<p>Avec un tabac désormais largement discrédité aux yeux des jeunes générations et une consommation générale en diminution, on pourrait presque croire le combat gagné. Ce serait une erreur pour plusieurs raisons. D’abord, parce que la part de la population qui fume reste largement supérieure à celle observée dans plusieurs grands pays occidentaux. Face aux 18 % comptabilisés en France, les 12 % du Royaume-Uni et les 8 % de la Nouvelle-Zélande <i>« rappellent que des progrès notables sont encore possible et que nous restons à un niveau de consommation important »</i>, souligne Laurent Muraro, porte-parole de la <a id="menurs73" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.entraidaddict.fr/" href="https://www.entraidaddict.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien Fédération Entraid’Addict">Fédération Entraid’Addict</a>. Ensuite, parce que le tabac continue de faire de nombreuses victimes : un fumeur sur deux meurt de sa consommation, et l’espérance de vie des fumeurs est réduite de dix ans en moyenne par rapport à celle des non-fumeurs. <i>« En France, 13 % des décès et 40 % des cancers sont attribuables au tabac »</i>, précise le Pr Thomas. 53 000 diagnostics de cancers du poumon sont posés tous les ans, soit l’équivalent des passagers d’un Airbus 320 par jour. Et plus de 30 000 personnes en décèdent chaque année, ce qui représente l&rsquo;effectif d&rsquo;un autocar tous les jours.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-24" data-row="script-row-unique-24" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-24"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-25"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Un diagnostic souvent trop tardif</strong></h3>
<p>Le cancer du poumon est d’autant plus insidieux qu’il sait rester discret et évolue pendant longtemps de façon silencieuse. Quand les symptômes apparaissent, la maladie est souvent déjà très avancée. Problème, <i>«</i> <em>près de 60</em><i> % de ces cancers sont diagnostiqués au stade métastatique »</i>, déplore la Pr Valérie Gounant, qui dirige l’hôpital de jour d’oncologie thoracique à l’hôpital Bichat (Paris). A l’inverse, identifié tôt, sous la forme d’un nodule isolé, il peut être traité par voie chirurgicale et guérit dans 90 % des cas. L’écart entre ces deux taux est l’argument le plus éloquent en faveur du dépistage. C’est aussi ce qui a conduit l’Institut national du cancer (<a id="menurs75" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.cancer.fr/" href="https://www.cancer.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien INCa">INCa</a>) à élaborer une grande étude organisée à l’échelle nationale pour en évaluer la faisabilité : le programme Impulsion (Implémentation du dépistage du cancer PULmonaire pas Scanner en populatION).</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-25" data-row="script-row-unique-25" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-25"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-26"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Tester la faisabilité du dépistage à grande échelle</strong></h3>
<p>Lancé le 11 mai, ce projet vise à recruter 20 000 participants, des personnes de 50 à 74 ans, fumeuses d’au moins « 20 paquets-année » (c’est-à-dire un paquet par jour pendant vingt ans) ou ayant arrêté depuis moins de 15 ans. Le parcours se déroule en quatre temps. En premier lieu, le repérage et l’invitation : les personnes éligibles sont identifiées lors de consultations médicales, ou bien se portent candidats en ayant pris contact sur le <a href="https://www.depistage-cancer-poumon.fr/">site internet de l&rsquo;étude</a> ou avec la ligne téléphonique (3433) dédiés ou encore sont identifiés dans le cadre d’actions de proximité. Vient ensuite le rendez-vous d’inclusion, où un médecin investigateur vérifie l’éligibilité, informe sur le programme et recueille le consentement. A cette étape, une consultation de tabacologie en vue d’un accompagnement au sevrage est proposée aux participants fumeurs qui peuvent en repartir munis d’une ordonnance pour des substituts nicotiniques et éventuellement des médicaments. Troisième stade : le scanner thoracique à faible dose réalisé dans un centre de radiologie participant à l’étude, dans un cabinet privé ou à l’hôpital public, 1 370 radiologues ayant été formés pour l’occasion. Enfin, dernière étape, le suivi. Si aucune anomalie n’est détectée, la personne est invitée à refaire un scanner à un an d’intervalle, puis tous les deux ans. Si un problème est repéré, une consultation médicale et d’autres examens sont programmés.</p>
<p><i>« Nous allons poser les bases du futur dépistage organisé,</i> résume la Pr Marie-Pierre Revel, chef du service de radiologie à l’hôpital Cochin (Paris) et coordinatrice du projet Impulsion avec le Pr Sébastien Couraud, des Hospices Civils de Lyon. <i>L’idée n’est pas de démontrer à nouveau le bénéfice médical, il est déjà largement établi dans de nombreuses études. »</i> Les plus importantes, <a id="menurs79" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.nejm.org/doi/10.1056/nejmoa1102873" href="https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa1102873" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien NLST">NLST</a> et <a id="menurs7b" class="fui-Link ___1q1shib f2hkw1w f3rmtva f1ewtqcl fyind8e f1k6fduh f1w7gpdv fk6fouc fjoy568 figsok6 f1s184ao f1mk8lai fnbmjn9 f1o700av f13mvf36 f1cmlufx f9n3di6 f1ids18y f1tx3yz7 f1deo86v f1eh06m1 f1iescvh fhgqx19 f1olyrje f1p93eir f1nev41a f1h8hb77 f1lqvz6u f10aw75t fsle3fq f17ae5zn" title="https://www.nejm.org/doi/10.1056/nejmoa1911793" href="https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa1911793" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Lien NELSON">NELSON</a> montrent ainsi une réduction de la mortalité par cancer du poumon de 20 à 25 % grâce au dépistage. <i>« L&rsquo;objectif, </i>reprend la Pr Revel, <em>est de démontrer</em> <i>qu’on peut déployer un dépistage à grande échelle avec qualité, efficacité et sécurité. »</i></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-26" data-row="script-row-unique-26" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-26"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-27"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Aller vers les publics les plus précaires</strong></h3>
<p>Reste à convaincre les individus concernés d’adhérer au programme. Certains, séduits par les échos médiatiques qu’a eus l’étude, commencent à se porter volontaires, mais les catégories sociales les plus précaires sont plus difficilement atteignables. Ce sont pourtant celles qui pourraient le plus bénéficier d’un dépistage, car largement plus fumeuses que la moyenne de la population. <i>« L’addiction au tabac révèle des inégalités sociales</i>, rappelle Laurent Muraro. <i>Parmi les personnes se déclarant à l’aise financièrement, environ 10 % fument quotidiennement. Ce taux est trois fois plus élevé chez celles en difficulté. »</i> De même, les plus vulnérables profitent moins des dispositifs de dépistage – ceux pour les cancers du sein et du côlon incluent deux fois plus de catégories socioprofessionnelles supérieures que de personnes en situation de précarité – et ont en moyenne moins accès aux traitements et aux innovations thérapeutiques. Pour ne pas les laisser de côté et mettre en place un programme aussi juste que possible, les initiateurs d’Impulsion ont tenu à déployer des actions dites d’aller-vers. En filigrane, un impératif : ne pas reproduire dans le dépistage les inéquités sociales.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-27" data-row="script-row-unique-27" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-27"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-28"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Un dépistage de proximité</strong></h3>
<p><i>« Le nec plus ultra en la matière s’illustre par le Pneumobile, un poids-lourd équipé d’un scanner itinérant dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais cela coûte très cher – 1,7 M€ à l’achat &#8211; et nécessite un second camion qui fournit l’énergie ainsi qu’une dizaine de personnes</i>, décrit le Pr Charles Marquette, pneumologue-cancérologue, qui dirige la recherche clinique à l’IHU RespirERA de Nice. <i>Il était donc nécessaire d’imaginer un aller-vers alternatif. C’est ce que nous faisons en PACA depuis deux ans, en prévision de l’étude Impulsion ».</i> Concrètement, une camionnette sillonne la région et va à la rencontre de la population dans les zones de précarité sociale ou de basse densité médicale. Marchés, parvis de mairies, salles mises à disposition par les municipalités, etc. : sur place, le personnel réalise une consultation de tabacologie, une spirométrie et fixe un rendez-vous pour réaliser le scanner. Pour cela, il dispose en temps réel de l’agenda des radiologues impliqués dans le dispositif et peuvent y programmer l’examen dans les jours à venir. <i>« Sortir de là avec la date du scanner déjà fixée est un point absolument critique dans la réussite du dispositif : nous atteignons un taux d’adhésion supérieur à 95 %. En laissant les participants prendre eux-mêmes rendez-vous au contraire, beaucoup d’entre eux renoncent »</i>, constate le Pr Marquette. Autre élément clé de réussite, désacraliser l’examen et évacuer les peurs. Le choix des mots utilisés est pour cela déterminant. L’objectif affiché n’est ainsi pas tant de rechercher un éventuel cancer du poumon <i>« que de prendre le dépistage dans son ensemble et de proposer un check-up de la santé respiratoire »</i>, reprend Charles Marquette.</p>
<p>Dans le nord de l’Ile-de-France, le projet Caminor, lancé le 27 mai dernier, s’appuie sur un fonctionnement identique et poursuit les mêmes objectifs. La Pr Valérie Gounant, à l’origine de cette initiative avec le Pr Gérard Zalcman, détaille : <i>« Nous allons nous baser sur la liste des quartiers classés QPV (Quartiers prioritaires de la politique de la ville) pour choisir les lieux de nos interventions, en partenariat avec les municipalités, les associations et les acteurs de santé locaux (cabinets infirmiers, pharmacies…) qui connaissent très bien leur population. Des recrutements dédiés ont été réalisés pour que nous puissions être en circulation avec notre camionnette au moins trois jours par semaine ».</i> A terme, cinq véhicules seraient nécessaires pour aller au-devant d’une partie des quelque 500 000 personnes éligibles au dépistage en Ile-de-France.</p>
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		<title>Replacer le patient au centre : le combat de La Dent Bleue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 12:52:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement et soutien]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-29"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>26 mars 2026 : </strong><a href="https://ladentbleue.org/"><strong>La Dent Bleue</strong></a><strong> rejoint le réseau France Assos Santé et devient la première association à y représenter la voix des usagers du secteur dentaire. Née d’un scandale sanitaire et portée par des victimes devenues militantes, La Dent Bleue poursuit une ambition claire : replacer le patient au centre d’un univers souvent dominé par les logiques économiques, techniques ou corporatistes.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-29" data-row="script-row-unique-29" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-29"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-30"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>L’histoire commence en 2016. Les centres dentaires low-cost Dentexia mettent la clé sous la porte, laissant derrière eux quelque 3 000 patients aux soins inachevés, parfois mutilés et confrontés à des situations financières dramatiques, les traitements ayant été payés en avance. Un collectif se forme alors, fédérant des patients meurtris et souvent démunis face aux dédales administratifs et judiciaires. En deux ans, cette « épopée des Sans-dents » parvient à faire reconnaitre ses membres comme victimes, à obtenir une aide ministérielle pour la reprise des soins, à déclencher l’ouverture d’une procédure judiciaire et à alerter les pouvoirs publics sur les risques de certains modèles économiques du dentaire. Quatre objectifs atteints qui confèrent au collectif une légitimité acquise de haute lutte.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-30" data-row="script-row-unique-30" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-30"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-31"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Un manque à combler</strong></h3>
<p><em>« A cette époque, c’est avec surprise que nous constatons qu’il n’existe pas d’association qui représente les usagers du secteur dentaire de façon globale »</em>, se souvient Abdel Aouacheria, fondateur du collectif contre Dentexia, devenu vice-président et porte-parole de La Dent Bleue. Au fil des mois, plusieurs membres du collectif réalisent qu’une fois l’urgence passée, une nouvelle structure est nécessaire pour accompagner durablement les patients du dentaire, les guider, les défendre et parler en leur nom. C’est sur ce constat que d’anciennes victimes de Dentexia passent à l’étape suivante et fondent, en avril 2019, l’association La Dent Bleue. Leur point commun : <em>« Nous avons vécu dans notre chair, notre porte-monnaie et notre psychologie les conséquences du dysfonctionnement d’un secteur comme le dentaire »</em>, reprend Abdel Aouacheria.</p>
<p>Dès le départ, l’association entend dépasser leur seul cadre du scandale Dentexia et considère qu’il n’est pas une anomalie isolée, mais plutôt le symptôme de défaillances plus profondes. <em>« Nous pouvons témoigner que certains acteurs déviants d’un système pas assez contrôlé peuvent causer beaucoup de troubles. Cela n’est pas propre aux centres dentaires : nous comptons autant de victimes dans le secteur libéral. Partout, le constat est le même : le patient n’est pas toujours considéré comme le centre de gravité du système, qui peut parfois servir d’autres intérêts »</em>, précise le vice-président de l’association. Une déviance d’autant plus dramatique que la santé bucco-dentaire revêt une dimension biopsychosociale particulière, dépassant largement le seul aspect sanitaire. <em>« Le dentaire est à la fois le reflet d’une condition sociale et le territoire de l’intime,</em> résume Abdel Aouacheria. <em>Cette dichotomie soulève des difficultés qui n’existent pas dans nombre d’autres pathologies. Les souffrances qu’endure une personne obligée de se cacher pour sourire, de peur de montrer une mâchoire édentée ou une dentition abimée, sont inimaginables. »</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-31" data-row="script-row-unique-31" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-31"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-32"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Lobbying, défense, bonnes pratiques</strong></h3>
<p>L’activité de La Dent Bleue repose sur trois axes. D’un côté, le plaidoyer en faveur de la centralité du patient. <em>« C’est notre préoccupation depuis le début,</em> insiste le porte-parole de l’association, <em>nous la rappelons dès que nous sommes sollicités. »</em> A travers la publication de ses prises de position, les nombreuses consultations institutionnelles auxquelles elle répond (Haute Autorité de santé, COMIDENT, Conférence nationale de Santé, commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale…), ou ses interventions dans les médias, La Dent Bleue multiplie ses contributions à l’évolution du secteur.</p>
<p>Autre axe, la défense et l’accompagnement des usagers confrontés à des litiges, des soins défaillants ou des difficultés administratives. <em>« Nous ne consultons aucun dossier médical ni ne fournissons d’assistance juridique directe,</em> précise Abdel Aouacheria. <em>Mais nous essayons d’orienter les personnes qui souffrent. Nous avons également développé </em><a href="https://ladentbleue.org/mastodont/"><em>Mastodont</em></a><em>, un outil pour indiquer aux patients en litige avec un dentiste s’ils doivent plutôt se diriger vers une conciliation amiable, une procédure civile, pénale… Mais attention, nous ne sommes ni juristes, ni avocats, et ne cherchons d’ailleurs pas à en avoir dans l’association : nous donnons des conseils généraux pour apaiser les personnes en détresse car perdues. »</em> C’est aussi dans cette optique de défense des usagers que la structure a créé <a href="https://ladentbleue.org/dental-leaks/">Dental Leaks</a>, un instrument conçu pour permettre aux usagers de signaler et documenter des pratiques et des cabinets présentant un caractère déviant. L’idée sous-jacente, inspirée de la tradition des lanceurs d’alerte, étant de constituer une base de données assez solide pour interpeller les pouvoirs publics et collaborer avec la presse.</p>
<p>Dernier volet des missions de La Dent Bleue, le travail sur les bonnes pratiques qui passe par la participation à des travaux universitaires et des colloques ainsi que par une réflexion sur la réglementation du secteur. L’ensemble de ces combats s’est traduit par une étape symbolique importante avec, en 2024, l’agrément du ministère de la Santé. Une reconnaissance officielle qui permet à l’association de représenter les usagers au sein des instances du système de santé. La même année, elle reçoit le soutien du sociologue et philosophe Edgar Morin, qui a lui-même traversé une difficile réhabilitation dentaire, devenu son parrain officiel. Forte de ses 100 à 150 adhérents selon les années, La Dent Bleue mène aujourd’hui frontalement plusieurs autres projets, parmi lesquels le Label Bleu : <em>« L’objectif serait de mettre en place un comité d’usagers chargé de visiter les cabinets dentaires afin de les certifier : les tarifs sont-ils bien affichés ? tous les éléments de sécurité et de qualité sont-ils présents ? des représentants des usagers ont-ils été désignés ? etc. »</em>, détaille Abdel Aouacheria. Dans la même veine, l’association planche sur Oralvox, qui ambitionne de collecter directement la voix des patients pour mieux la faire remonter aux institutions.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-32" data-row="script-row-unique-32" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-32"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-33"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>L’entrée dans le réseau France Assos Santé</strong></h3>
<p>L’actualité récente de La Dent Bleue est marquée par son intégration au réseau des associations de France Assos Santé. <em>« Cet événement conforte notre place en tant qu’acteur majeur dans le domaine du dentaire,</em> se réjouit le vice-président. <em>Nous pourrons ainsi influer davantage sur les positions nationales, participer aux commissions, apporter notre expertise terrain dans les groupes de travail, élaborer des messages communs plaçant l’usager au centre des préoccupations, tout en bénéficiant de la remarquable offre de formations destinées aux représentants des usagers. »</em> Pour La Dent Bleue, c’est également l’occasion de mettre en place des synergies avec les autres associations du réseau et d’étendre sa représentativité sur l’ensemble des territoires. Ce rapprochement a même donné lieu à la première embauche de l’association, un poste notamment destiné à assurer la connexion avec les autres membres de France Assos Santé. <em>« L’idée,</em> conclut Abdel Aouacheria, <em>est de se développer, se perfectionner et s’inspirer mutuellement pour être autant que possible au service des usagers. »</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-33" data-row="script-row-unique-33" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-33"));</script></div></div></div>
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		<title>Association Valentin Haüy : plus d’un siècle aux côtés des déficients visuels</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2026/05/14/association-valentin-hauy-plus-dun-siecle-aux-cotes-des-deficients-visuels/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 08:03:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-34"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Ce nouvel adhérent de France Assos santé agit, depuis sa création en 1889, pour l’autonomie des personnes aveugles et malvoyantes. Favoriser leur insertion, les former aux aides techniques de plus en plus performantes qui facilitent leur quotidien, les faire accéder à la culture, au sport, et défendre leurs droits sont les missions prioritaires de l’association, dont les bénéficiaires sont de plus en plus âgés.</strong></p>
<p>Créée et reconnue d’utilité publique à la toute fin du XIX<sup>e</sup> siècle, l’<a href="https://www.avh.asso.fr/">association Valentin Haüy (AVH) </a>est un acteur historique de l’aide aux personnes déficientes visuelles. Elle doit son nom à l’homme de lettres Valentin Haüy (1745-1822) qui fonda en 1786 la première école française pour enfants aveugles et malvoyants. Son idée ? Offrir à ces jeunes, dont la société ne se préoccupait guère à l’époque, la possibilité d’accéder, comme tout le monde, à l’orthographe et au calcul. Il jeta d’ailleurs les bases d’une méthode de lecture spécifique pour les aveugles, bientôt détrônée par celle de Louis Braille, qui s’imposa dès 1837 et reste aujourd’hui couramment utilisée.</p>
<p>Le philanthrope Maurice de La Sizeranne (1857-1924), devenu accidentellement aveugle durant son enfance, bénéficia des enseignements de cette école et y enseigna lui-même avant de constater que les jeunes ainsi formés se retrouvaient ensuite abandonnés à eux-mêmes, sans pouvoir réellement s’insérer dans le monde du travail. C’est pour les accompagner vers l’autonomie qu’il fonda l’association, en 1889.</p>
<p>Aujourd’hui encore, cette ambition reste la mission première de l’association : former et faciliter l’insertion et le quotidien. Au fil des décennies, le profil de ses bénéficiaires a néanmoins évolué.<em> « Les progrès de la médecine font qu’il y a de moins en moins d’enfants aveugles et c’est une très bonne nouvelle</em>, commente Martine Routon, elle-même déficiente visuelle et vice-présidente de l’association, en charge de l’action sociale et de la sensibilisation. <em>Les publics sont de plus en plus âgés, aujourd’hui 80 % d’entre eux ont plus de 60 ans ! »</em></p>
<p>Aveugles, malvoyants…les degrés d’atteintes sont multiples, explique Martine Routon : <em>« On compte approximativement 1,7 million de personnes handicapées visuelles en France</em>.<em> Parmi elles, 60 000 souffrent de cécité totale, les autres distinguent encore des petites perceptions &#8211; on parle de cécité pratique &#8211; ou souffrent de pertes de vision partielles de degrés variables. La perte est dite centrale s’il s’agit de la dégénérescence musculaire liée à l’âge (DMLA), elle est périphérique s’il s’agit de rétinite pigmentaire ou de glaucome ». </em>Chaque situation génère des situations de handicap différentes et nécessite des moyens de compensations personnalisés et adaptés.</p>
<p>L’association, qui compte aujourd’hui 450 salariés et 3 500 bénévoles, dispose de 130 comités, antennes ou correspondants répartis sur le territoire. Le principe ? <em>« La gratuité pour tous,</em> précise Martine Routon. <em>Nous</em> <em>n’avons pas de système d’adhésion. Quiconque frappe à la porte reçoit notre soutien. » </em>A savoir, un accompagnement social pour monter les dossiers auprès des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou rechercher des aides au logement par exemple, une médiathèque dotée de milliers de livres sonores, mais aussi des webinaires (sur les nouvelles technologies, les droits des déficients visuels…), une boutique de matériels adaptés, des formations et initiations aux outils disponibles, sans oublier plusieurs entreprises et centres de formation professionnels, à l’instar des Ateliers Valentin Haüy de Nantes, qui proposent des réparations de cycles ainsi que du paillage et cannage de chaises.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-34" data-row="script-row-unique-34" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-34"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-35"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Gagner en notoriété</strong></h3>
<p>Dans la vie quotidienne, <em>« les outils ont énormément progressé et permettent aux déficients visuels de faire beaucoup de choses », </em>souligne Martine Routon, qui cite, entre autres, les plaques à induction, les thermomètres, et même les applications numériques gratuites qui parlent, les lunettes connectées qui permettent de décrire verbalement l’environnement visuel qui nous entoure… <em>« Il y a aujourd’hui beaucoup de solutions qui facilitent la vie,</em> <em>encore faut-il les connaitre et y être formé… c’est tout le problème. On s’efforce de diffuser l’information et de dispenser des formations », </em>reprend la vice-présidente qui se bat sur plusieurs fronts. Pour les plus jeunes, l’insertion professionnelle reste un vrai sujet : <em>« On peut tout à fait travailler malgré le handicap aujourd’hui, mais les entreprises n’investissent pas assez dans le matériel adapté, les logiciels notamment, ce qui rend l’insertion professionnelle encore difficile ».</em> Pour les plus âgés, ce sont les aides qui manquent. <em>« Après 60 ans, vous n’avez plus droit au soutien de la MDPH, donc pas droit aux prestations de compensation, et la grille de l’allocation pour l’autonomie (APA) n’est pas adaptée aux personnes déficientes visuelles ».</em> Autres sujets : la réadaptation en locomotion (apprendre à se déplacer avec une canne, blanche ou électronique) qui manque de professionnels, ou encore <a href="https://france-assos-sante.org/actualite/la-loi-handicap-de-2005-souffle-ses-20-ans-des-attentes-decues/">l’accessibilité des espaces publics ou privés, qui laisse encore à désirer</a>.</p>
<p>Autant de sujets de plaidoyer pour l’association, qui participe naturellement à toutes les journées mettant en avant le droit des déficients visuels, comme la Journée mondiale du braille le 4 janvier, les « Duo days » pour l’emploi des handicapés (journée de découverte en entreprise), les Journées du glaucome, de la macula… Ses ressources sont néanmoins fragiles :<em> « Comme beaucoup d’associations, nous subissons une baisse des dons et des legs depuis quelques années »,</em> se désole Martine Routon, qui concède aussi que l’association cherche à gagner en notoriété.</p>
<p>Le sens de son adhésion toute récente à France Assos santé ? <em>« L’AVH compte parmi ses membres des représentants des usagers qui siègent au sein de structures hospitalières et qui ont été formés par France Assos santé. Ils continuent au fil des années d’avoir des besoins spécifiques de formation auprès de l’union, c’est donc tout naturellement que nous nous en sommes rapprochés. Une autre motivation est de nous faire connaitre davantage et d’avancer avec d’autres associations. Pour faire évoluer le regard sur le handicap, la notion de collectif fait sens. A plusieurs, on est d’autant plus forts pour défendre nos droits et casser les préjugés souvent si réducteurs ».</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-35" data-row="script-row-unique-35" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-35"));</script></div></div></div>
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		<title>Santé mentale : l&#8217;IA, votre meilleure amie, vraiment ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2026/05/13/sante-mentale-lia-votre-meilleure-amie-vraiment/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-36"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>De plus en plus de personnes confient leurs coups de blues ou difficultés psychiques plus profondes à l’intelligence artificielle. Un usage qui interfère avec le suivi effectué par les professionnels de la santé mentale et peut avoir de lourdes conséquences. </strong></p>
<p><em>« Je n’ai pas envie de retourner au lycée demain… A quoi ça sert les études ? C’est quoi le sens de la vie ?</em> <em>»</em>. Comme de nombreux lycéens de son âge, Quentin, 17 ans, n’a pas un moral d’acier en ce dimanche soir, veille de la reprise après 15 jours de vacances. Depuis quelques mois, il est angoissé et se pose plein de questions sur son orientation, son avenir et, plus largement, le sens de la vie. Comme il en a pris l’habitude, il cherche du soutien auprès de ChatGPT. La réponse est longue : <em>«</em> <em>Ça a l’air lourd comme moment à passer… ne pas avoir envie d’aller au lycée, ça arrive, mais quand ça se mélange avec « c’est quoi le sens de la vie ? », c’est souvent qu’il y a quelque chose de plus profond derrière</em> ». Puis le chabot part dans une longue digression philosophique, citant Nietzche et Camus… <em>«</em> <em>Ça ne sert à rien, </em>s’énerve Quentin. <em>C’est toujours moins bien que de parler avec ma meilleure amie. » </em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-36" data-row="script-row-unique-36" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-36"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-37"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Combien sont-ils à utiliser l’IA comme confident ?</strong></h3>
<p><strong> </strong>Si la tendance est née et a pris de l’ampleur aux Etats-Unis dans un premier temps, elle déferle désormais sur la France : 80 % des jeunes utiliseraient déjà l’IA dans leur quotidien, selon <a href="https://www.actuia.com/actualite/etudes-moijeune-les-jeunes-francais-face-a-lia-une-generation-entre-adoption-et-vigilance/">une étude menée par 20 Minutes et OpinionWay</a> en septembre 2025. Et parmi eux, 20 % auraient déjà testé des IA conversationnelles comme <a href="https://character.ai/">character.ai</a> ou le chatbot <a href="https://help.snapchat.com/hc/fr-fr/articles/13266788358932-Qu-est-ce-que-My-AI-sur-Snapchat-et-comment-puis-je-l-utiliser">My AI de Snapchat</a>, qu’ils utilisent comme « compagnon virtuel » (28 %) ou « coach psychologique » (16 %). Pas étonnant dans un contexte où le mal-être n’a cessé d’augmenter au cours de la dernière décennie, avec la pandémie de Covid-19 en point d’orgue. Plus d’un tiers des Français de tous les âges déclarent avoir ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques en 2022-2023, selon les <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/sante-mentale/depression-et-anxiete/article/parler-de-son-mal-etre-ou-de-ses-difficultes-psychologiques-resultats-de-lenquete-coviprev-mai-2022">derniers résultats de l’enquête CoviPrev,</a> menée par Santé Publique France.</p>
<p>Enseignement intéressant : une proportion élevée des personnes concernées déclare n’en parler à personne, ni à leur entourage, ni à des professionnels de santé. Et plus l’âge augmente, plus la parole est verrouillée, alors que les 18-24 ans déclarent en parler assez librement. Les jeunes hommes sont ainsi les plus nombreux à utiliser des canaux de communication alternatifs (ligne d’écoute téléphonique, réseaux sociaux, association…).</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-37" data-row="script-row-unique-37" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-37"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-38"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Pour quels usages ?</strong></h3>
<p><em>« Les usages de l’IA en santé mentale ne sont pas encore très bien documentés mais ils sont surtout marqués chez les jeunes qui sont déjà dans un parcours de soins. Ils </em><em>utilisent l’IA comme un second thérapeute, entre deux consultations, voire au quotidien. Cela leur permet de verbaliser leurs pensées, de dire s’ils ne se sentent pas bien, de se remettre les idées en place</em> », décrypte Arthur Dauphin, conseiller numérique chez France Assos Santé. Exit le journal intime caché sous l’oreiller… place à l’IA ! Du côté des personnes plus âgées, qui ont parfois un long parcours de soins en santé mentale derrière elles, les usages diffèrent. <em>« Les utilisateurs peuvent être des personnes mécontentes de leur diagnostic et/ou de leur suivi en psychiatrie. Elles vont essayer de trouver un autre diagnostic. On voit ainsi des personnes bipolaires décrire leurs symptômes à Snapchat puis obtenir une réponse tranchée : vous êtes TDAH, vous êtes borderline, etc… »</em>, témoigne Claude Finkelstein, présidente de la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (<a href="https://fnapsy.fr/?page=1">Fnapsy</a>).</p>
<p>Recevoir un diagnostic en santé mentale étant toujours un moment inconfortable, et les consultations un cap délicat à passer, utiliser l’IA permettrait ainsi de trouver facilement un nouveau psy virtuel avec qui il n’y aura ni désaccord ni déception. Par ailleurs, l’accès aux professionnels du secteur étant devenu un <a href="https://france-assos-sante.org/2025/01/30/sante-mentale-les-jeunes-premieres-victimes-des-difficultes-dacces-aux-soins/">véritable parcours du combattant</a>, comment blâmer cette recherche d’aide émanant de personnes en souffrance qui, bien souvent, ne trouvent pas de rendez-vous ?</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-38" data-row="script-row-unique-38" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-38"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-39"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Quand l’IA interfère avec la consultation médicale</strong></h3>
<p>Dans sa consultation, le Pr Pierre-Alexis Geoffroy, psychiatre et médecin du sommeil au <a href="https://www.ghu-paris.fr/fr">GHU Paris Neurosciences</a> et directeur du <a href="https://www.ghu-paris.fr/fr/annuaire-des-structures-medicales/centre-chronos-psychiatrie-chronobiologie-sommeil-secteur-75g22">centre ChronoS</a>, reçoit de plus en plus de jeunes adultes qui arrivent avec des croyances bien ancrées sur leurs troubles psychiques, coconstruites avec l’intelligence artificielle.<br />
« <em>A force de discussions répétées avec une IA, ils ont établi une théorie et ont un avis précis sur leurs troubles et même sur les médicaments qu’ils devraient prendre. Beaucoup de consultations démarrent comme ça aujourd’hui, c’est une nouvelle réalité </em>», expose le Pr Geoffroy.</p>
<p>Des croyances souvent difficiles à bousculer en face à face ensuite, alors même que l’IA peut faire bien des erreurs. « <em>J’ai reçu un patient souffrant d’insomnie qui utilisait une montre connectée pour enregistrer son sommeil. Il est arrivé très inquiet en consultation car sa montre indiquait qu’il n’avait que très peu de phases de sommeil paradoxal. Il avait passé des heures avec ChatGPT pour savoir à quelle maladie cela correspondait…  Heureusement, comme je connais le fonctionnement de ces montres, j’ai vérifié son matériel et constaté que celui-ci dysfonctionnait, d’où ce diagnostic très improbable !</em> », témoigne le psychiatre, auteur de <em>La Nuit vous appartient. Dormir mieux pour vivre plus </em>(éd. Robert Laffont). La question de la formation des médecins à ces outils de plus en plus utilisés par leurs patients est donc loin d’être secondaire. « <em>Il est urgent d’intégrer des cours de formation à l’IA lors des études de médecine, afin de développer une culture numérique médicale </em>», estime le Pr Geoffroy.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-39" data-row="script-row-unique-39" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-39"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-40"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Biais de l’IA et risques pour les utilisateurs</strong><strong> </strong></h3>
<p>Le principal risque de ces robots conversationnels est d’aller systématiquement dans le sens de l’utilisateur, sans jamais le contredire ni le mettre en garde, parfois au péril de sa vie. Plusieurs tentatives de suicide d’adolescents ont ainsi été reliées à des confidences faites à l’IA dans les mois précédents, aux Etats-Unis notamment. Tel ce geste tragique d’un <a href="https://www.franceinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/intelligence-artificielle-un-adolescent-pousse-au-suicide_7463146.html">adolescent de 16 ans</a> qui a été retrouvé pendu, après avoir confié son mal-être pendant des mois à ChatGPT, ce qui l’aurait conduit à s’isoler encore plus. Comment est-il possible d’en arriver là ? Les explications sont à chercher du côté des biais connus de l’IA générative. Premièrement, le biais d’auto-confirmation. <em>« L’IA apporte des réponses très resserrées et simplificatrices à des questions complexes. Par exemple, si on lui dit : « je me sens mal, est-ce que c’est dû aux effets secondaires de mon traitement et est-ce que je dois l’arrêter ? », l’IA va répondre dans le sens de cette demande : « c’est une excellente question, car oui des effets secondaires importants sont décrits », une réponse qui peut être un motif d’arrêt de traitement »</em>, illustre Arthur Dauphin. Deuxièmement, la tendance du chabot à imiter une conversation interpersonnelle, en donnant des réponses qui semblent logiques et ciblées alors que le robot n’a pas connaissance du contexte, de l’histoire de l’utilisateur, et de tout ce qui fait la complexité de la psyché humaine.</p>
<p>Autre biais à connaître : l’IA est incapable de dire qu’elle ne sait pas. « <em>Elle est formatée pour répondre à la question quoiqu’il arrive. Elle va forcément proposer une réponse, quitte à inventer. Elle peut donc faire beaucoup d’erreurs… tout ça sans être responsable juridiquement ! On ne doit donc jamais prendre de décision médicale avec une IA </em>», met en garde Arthur Dauphin. Après un conseil erroné, le risque pour le patient de stopper son traitement psychotrope sans avis médical est bien réel. « <em>Nous observons ce phénomène notamment chez des personnes bipolaires, que l’on retrouve ensuite hospitalisées, en très mauvais état, avec même parfois des passages à l’acte</em>, déplore la présidente de Fnapsy. <em>Il arrive qu’un traitement ne convienne pas mais seul le médecin qui vous suit et vous connait de façon globale peut le modifier si besoin. La maladie mentale est complexe. C’est un domaine où la relation humaine est indispensable. L’IA n</em><em>’a jamais raison ! Il ne faut</em> <em>pas oublier qu’elle n’est que le fruit de nos réflexions et travaux d’humains.</em> »</p>
<p>Enfin, l’IA n’a pas d’empathie et ne sait pas réagir en cas d’urgence. Très grosse différence avec l’humain, a fortiori le médecin. Une <a href="https://ojs.aaai.org/index.php/AIES/article/view/36632">étude de l’Université américaine Brown</a>, publiée en novembre 2025, a ainsi montré que les chatbots violent systématiquement les normes éthiques établies par <a href="https://www.apa.org/">l’American Psychological Association</a> et fournissent des réponses trompeuses qui renforcent les croyances négatives des utilisateurs sur eux-mêmes et à l’égard des autres. Pas franchement de quoi nous aider à aller mieux !</p>
</div><div class="empty-space empty-single" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-40" data-row="script-row-unique-40" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-40"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-41"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-106794-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="vc_custom_heading_wrap "><div class="heading-text el-text" ><h2 class="h5 text-color-118919-color" ><span>Et pour le diagnostic ?</span></h2></div><div class="clear"></div></div><div class="uncode_text_column" ><p>L’IA pourrait aider les médecins à prévenir les rechutes de leurs patients. C’est l’objectif d’un dispositif médical en cours de développement par la <a href="https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/01/14/sante-mentale-grace-a-l-ia-callyope-veut-aider-les-psychiatres-a-prevenir-les-rechutes-de-leurs-patients_6662194_1650684.html">société française Callyope</a>, basé sur l’analyse de la voix des patients souffrant de schizophrénie, de dépression ou de bipolarité. La voix et ses modifications sont en effet un marqueur pertinent en psychiatrie : la désorganisation du discours est par exemple l’un des symptômes de la schizophrénie. Un tel outil pourrait ainsi permettre aux professionnels de repérer les premiers signes de maladie psychique ou de rechute et faire des interventions précoces. <em>« On ne pourra jamais recevoir tous les patients souffrant de troubles psychiques à l’hôpital. Peut-être qu’un jour, l’IA sera utilisée par les médecins à l’entrée du parcours de soins pour diagnostiquer les troubles psychiques légers à modérés »,</em> indique le Pr Geoffroy.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-41" data-row="script-row-unique-41" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-41"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-42"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="empty-space empty-half" ><span class="empty-space-inner"></span></div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-42" data-row="script-row-unique-42" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-42"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-43"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell single-block-padding style-color-lxmt-bg has-bg  unradius-xl" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Les lignes d’écoute téléphonique reconnues </strong></h3>
<p>Au lieu de se tourner vers un robot n’ayant aucune formation ni compétences en santé mentale, pourquoi ne pas plutôt utiliser les lignes prévues à cet effet, avec un psychologue formé à l’autre bout du fil ?</p>
<p>Voici quelques dispositifs validés à connaître :</p>
<ul>
<li><a href="https://www.unafam.org/sortir-de-lisolement/une-ligne-decoute">UNAFAM</a></li>
<li><a href="https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/sante-mentale-de-l-adulte/sante-mentale-de-l-adulte-comment-etre-aide">Ameli</a></li>
<li><a href="https://www.psycom.org/sorienter/les-lignes-decoute/">Psycom</a></li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-43" data-row="script-row-unique-43" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-43"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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		<title>SurdiFrance : « Ensemble, nous sommes plus forts »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 08:59:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-44"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>SurdiFrance, Fédération d’associations de personnes déficientes auditives, vient de rejoindre France Assos Santé. Grâce à cette adhésion, elle entend mieux encore défendre les intérêts des personnes malentendantes et sourdes. Entretien avec son président, Yann Griset, 42 ans, atteint de surdité totale après avoir perdu progressivement l’audition de façon inexpliquée à partir de ses 21 ans.</strong></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-44" data-row="script-row-unique-44" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-44"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-45"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Quelle est l’histoire de SurdiFrance ? </strong></h3>
<p><strong>Yann Griset –</strong> Avant de prendre le nom de <a href="https://www.surdifrance.org/">SurdiFrance</a>, en 2022, la fédération se nommait le BUCODES (BUreau de COordination des Associations des DEvenus-Sourds et Malentendants), un collectif créé en 1972 et reconnu d’utilité publique en 1982. Aujourd’hui, nos 25 associations réparties sur une bonne partie de la France hexagonale comptent au total 3 500 membres, ce qui peut paraître peu, mais beaucoup n’exigent pas d’adhésion obligatoire. Autrement dit, notre accompagnement va bien au-delà de ce chiffre.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-45" data-row="script-row-unique-45" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-45"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-46"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Combien de personnes sourdes et malentendantes en France ?</strong></h3>
<p><strong>Yann Griset – </strong>Se considérer comme mal entendant ou parler de surdité, cela reste encore tabou. Il est donc difficile d’avoir des données précises. Selon <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2020-09/dt131.pdf">l’estimation la plus répandue</a>, 10 % de la population française a des problèmes d’audition, soit 6 à 7 millions de personnes. La surdité liée au vieillissement, qu’on appelle la presbyacousie, est la plus fréquente. Pour le reste, elle peut être la conséquence d’un accident, d’une maladie génétique ou parfois, à la marge, ne pas avoir de raison identifiée, ce qui est mon cas. Parmi les autres troubles de l’audition, il y a aussi les acouphènes, l’hyperacousie ou encore ceux liés à des problèmes d’équilibre. Pour la plupart, il n’existe pas vraiment de médecine réparatrice mais plutôt compensatrice, qui repose sur un appareillage auditif. Ces dispositifs ne permettent pas de récupérer une audition normale, juste de l’améliorer.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-46" data-row="script-row-unique-46" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-46"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-47"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Informer sur ces troubles et leurs conséquences (vie quotidienne, emploi…) est l’une de vos missions. Quelles sont les autres ?</strong></h3>
<p><strong>Yann Griset – </strong>Nous accompagnons les personnes touchées par le handicap auditif et leurs proches dans le parcours de la prise en charge. Morcelé, sans vraiment de suivi, il se résume généralement à un rendez-vous ORL pour un audiogramme (test auditif), puis à une prescription pour un appareillage. Pour l’apprentissage de la lecture labiale ou la rééducation, par exemple, les personnes concernées doivent chercher elles-mêmes les informations qu’elles trouvent le plus souvent auprès des associations. Ce parcours de soins doit être plus cohérent, surtout pour les surdités les plus importantes. Il passe par la mise en place de véritables professionnels de santé appelés audiologistes, comme en Belgique ou au Canada, et de centres spécialisés, appelés Centres d’Évaluation et de Réadaptation des Troubles de l’Audition (CERTA), pour une meilleure coordination entre les différents spécialistes nécessaires au traitement des problèmes d’audition. Leur nombre reste très insuffisant aujourd’hui en France. Ce parcours morcelé engendre un abandon d’appareillage. Une personne sur 2 concernée par un problème de surdité est équipée. C’est beaucoup plus qu’avant <a href="https://www.ameli.fr/professionnel-de-la-lpplatm/exercice-professionnel/facturation/aide-auditive-dans-le-cadre-du-100-sante">le 100% santé</a> pour lequel on s’est battu et qui est l’un de nos succès récents, mais cela reste trop peu.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-47" data-row="script-row-unique-47" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-47"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-48"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Vous êtes également très impliqué dans la promotion de l’accessibilité auditive ?</strong></h3>
<p><strong>Yann Griset – </strong>Oui, car c’est une question sous traitée du fait d’une image de la surdité biaisée, réduite en premier lieu à la langue des signes qui concerne en fait moins de 2 % des sourds et malentendants. Les limites des appareillages, dont le son n’est pas optimal ou parasité par l&rsquo;environnement extérieur, sont négligées. Bien souvent, ils ne compensent pas suffisamment. Résultat, 30 % des déficients auditifs auraient besoin de passer par l’écrit pour pouvoir comprendre ce qui leur est dit. Nous sommes mobilisés pour le développement de la transcription simultanée des échanges et du sous-titrage. Nous souhaitons également le déploiement de boucles à induction magnétique, un système qui permet aux personnes appareillées ainsi qu&rsquo;aux implantés cochléaires comme moi de profiter au mieux du son dans les salles de concert, les théâtres, les administrations, etc.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-48" data-row="script-row-unique-48" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-48"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-49"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Avez-vous des temps forts annuels et, si oui, quels sont-ils ?</strong></h3>
<p><strong>Yann Griset – </strong>La Journée nationale de l’audition, qui se tient début mars, est un moment clé pour notre réseau. Partout en France, nos associations organisent des actions de sensibilisation, des dépistages et des rencontres avec le public. Nous sommes également présents tout au long de l’année sur le terrain, notamment autour de l’accès aux soins, de l’emploi ou du vieillissement, en lien avec nos partenaires. Nous allons aussi lancer cette année la première édition de la Semaine nationale de l’accessibilité auditive. Cette nouvelle manifestation se tiendra du 5 au 11 octobre, afin de mieux faire connaître les solutions existantes et de sensibiliser les acteurs publics et privés à un enjeu encore trop souvent négligé. Enfin, nous promouvons le 114, un dispositif national essentiel pour garantir l’accès aux secours aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes et aphasiques.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-49" data-row="script-row-unique-49" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-49"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-50"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Quelles sont vos attentes par rapport à votre adhésion à France Assos Santé ?</strong></h3>
<p><strong>Yann Griset – </strong>Étant nous-mêmes une fédération d’associations, nous connaissons la force d’un collectif. La surdité reste aujourd’hui un handicap invisible, encore largement sous-estimé dans les politiques de santé publique. Ensemble, nous sommes plus forts ! Intégrer ce réseau est important. Rejoindre France Assos Santé, dont on connaît la capacité à porter les revendications de ses membres, était une intention de longue date. L’idée est de travailler ensemble sur l&rsquo;accessibilité aux soins, les politiques publiques de santé ou encore mettre en avant notre expertise en tant que patients et réseau associatif.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-50" data-row="script-row-unique-50" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-50"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-51"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Justement, quelles sont vos ambitions en matière de représentants des usagers ?</strong></h3>
<p><strong>Yann Griset – </strong>La représentation des usagers dans les établissements de santé est indispensable. J’encourage depuis longtemps nos associations membres à s’engager dans cette voie. Aujourd’hui, nous sommes présents dans une cinquantaine de structures de soins. Ce n’est pas assez, toutes nos associations membres doivent s’emparer de ce sujet pour être présentes partout où les usagers et les patients doivent être représentés.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-51" data-row="script-row-unique-51" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-51"));</script></div></div></div>
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		<title>Bien manger : quand les citoyens s’en mêlent</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2026/05/04/bien-manger-quand-les-citoyens-sen-melent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 08:38:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention et addictions]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-52"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Parce qu’une partie de la population ne peut pas se nourrir à sa faim ou mettre des produits frais et sains dans son assiette, les initiatives associatives se multiplient pour réclamer un droit pour tous à bien manger ainsi qu’une évolution globale du système alimentaire actuel, jugé dysfonctionnel.</strong></p>
<p>Très attendu, le PNNS, ou Programme National Nutrition Santé pour la période 2026/2030, a été publié début avril. Pour sa 5e édition, ce plan, qui pose tous les cinq ans les bases de l’ambition française en matière d’alimentation, réaffirme l’importance ce que nous mangeons pour rester en bonne santé et propose de rendre plus accessibles des choix alimentaires sains et durables, via notamment le déploiement du Nutri-Score, ce logo permettant depuis 2017 de juger de la valeur nutritionnelle des produits achetés en grande surface.</p>
<p>Sa rédaction résultant d’un subtil compromis, le texte ne va pas cependant aussi loin que le souhaiteraient les associations. <em>« S’il comporte des signaux positifs, on l’aurait souhaité plus proactif, avec des initiatives plus tranchées, mais les pouvoirs publics doivent composer avec des intérêts sectoriels, et dans les arbitrages, le ministère de la Santé échoue souvent à imposer ses choix aux ministères de l’Agriculture ou de l’Economie » </em>concède Stéphanie Pierre, conseillère nationale à France Assos santé. Résultat : le PNNS, malgré de louables intentions, ne va pas jusqu’à prôner un Nutri-Score obligatoire qui interdirait à certaines grandes marques de se défiler en refusant, comme c’est le cas aujourd’hui, d’apposer le logo sur leurs produits. Il ne condamne pas davantage les fausses allégations pointées sur les étiquettes de certains aliments, il ne bannit pas non plus, comme l’ont fait certains de nos voisins européens (Royaume Uni, Norvège), le marketing alimentaire ciblant les enfants, et n’appelle pas davantage à réduire la consommation de viande, mesure pourtant recommandée pour éviter, entre autres, le cancer colorectal. Quant aux produits ultra-transformés, qu’on sait pourtant néfastes pour la santé, le sujet est renvoyé à la réalisation d’expertises et travaux ultérieurs.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-52" data-row="script-row-unique-52" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-52"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-53"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Prendre les devants</strong></h3>
<p>« <em>Nous sommes à la fin d’un monde, </em>résume Jean-Claude Genet, référent alimentation au sein du <a href="https://www.reseau-environnement-sante.fr/">Réseau Environnement santé</a> (RES). <em>On </em><em>voit que le système alimentaire tel qu’il fonctionne aujourd’hui nous rend malade, que l’obésité et le nombre de cancers progressent, notamment chez les jeunes… mais le vieux système ne veut pas mourir et le nouveau peine à éclore. Comme les scandales alimentaires se multiplient, les citoyens ont pris conscience de la gravité de la situation et veulent qu’on agisse, mais les politiques craignent encore d’aller à l’encontre des grandes entreprises pour imposer de nouvelles normes, c’est donc à nous de prendre les devants. »</em></p>
<p>Dernière initiative en date ? Une <a href="https://www.foodwatch.org/fileadmin/-FR/Documents/Lettre_Ouverte_Premier_Ministre_100_produits_sains_01.04.26.pdf">lettre ouverte</a> adressée début avril par une trentaine d’organisations (dont France Assos santé) au Premier ministre Sébastien Lecornu, pour réclamer une loi d’urgence garantissant aux consommateurs français l’accès à 100 produits alimentaires prioritaires et sains (selon les recommandations de santé publique), vendus à prix coûtant dans toute la grande distribution. Cette demande, qui vise à répondre aux inégalités sociales de santé en permettant à tous de pouvoir s’offrir les aliments recommandés, est relayée par une <a href="https://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/alimentation-et-sante/malbouffe/exigeons-100-aliments-bons-pour-la-sante-a-prix-coutant-dans-les-supermarches">pétition</a><em>, </em>qui a déjà recueilli plus de 100 000 signatures.<em> « Les rapports de mille pages qui pointent les dangers et multiplient les préconisations ne suffisent pas,</em> ajoute Jean-Claude Genet. <em>Il faut réclamer des actions pragmatiques et concrètes maintenant, c’est le sens de cet appel lancé à Matignon. »</em> Fera-t-il bouger les lignes ? <em>« C’est le but, et on peut imaginer que certains distributeurs finiront par se saisir d’une telle demande pour se différencier de leurs concurrents. La démarche peut redorer leur image, à peu de frais car 100 produits, c’est très peu comparé aux milliers de références commercialisées en grande surface »</em>, pointe Jean-Claude Genet.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-53" data-row="script-row-unique-53" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-53"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-54"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Initiative citoyenne européenne sur le droit à l’alimentation</strong></h3>
<p>A plus large échelle, le Collectif Nourrir, qui rassemble en France une cinquantaine d’organisations (dont RES) œuvrant à la mise en place de politiques agricoles et alimentaires <em>« justes, démocratiques et écologiques »</em>, participe depuis le mois de janvier 2026 à une initiative citoyenne européenne (ICE) pour le droit à l’alimentation. Elle est portée par plus de 300 organisations en Europe. L’objectif ? <a href="https://eci.ec.europa.eu/053/public?lg=fr&amp;form=fr" target="_blank" rel="noopener">Réunir, d’ici janvier 2027, le million de signatures nécessaires</a> pour contraindre la Commission européenne à entendre les arguments qu’elle défend, les prendre en compte et proposer une réponse formelle, le but étant d’inscrire noir sur blanc le droit à l’alimentation dans les textes officiels. Cette reconnaissance juridique vise à garantir à tout citoyen la possibilité<em> « d’avoir un accès régulier, permanent et libre à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante », </em>précise Charlotte Labauge, chargée de dossiers politiques au sein du collectif : <em>« C’est un levier d’évolution, une première pierre pour transformer un système agricole et alimentaire devenu complètement dysfonctionnel »</em>, ajoute-t-elle.</p>
<p>L’initiative part de constats multiples et alarmants : <em>« 16 % des Français déclarent ne pas avoir assez à manger et 45 % de ne pas pouvoir manger les aliments qu’ils souhaiteraient,</em> résume Charlotte Labauge. <em>La conséquence de la consommation de produits alimentaires de mauvaise qualité, qui font l’objet d’un marketing très offensif, c’est que 47 % des adultes en France sont en obésité ou en surpoids, et que des maladies comme le diabète de type 2 explosent. » </em>Le bilan écologique et social est tout aussi inquiétant, pour la même Charlotte Labauge : <em>« 80 % de la déforestation mondiale est due à l’expansion des terres agricoles, 6 entreprises contrôlent 58 % du marché mondial des semences et 5 enseignes détiennent en France 82 % des parts de marché de la grande distribution. Enfin, la rémunération des agriculteurs ne leur permet pas de vivre de leur travail, et la pollution des sols et des milieux agricoles devient un énorme problème de santé publique ». </em>En conclusion, synthétise Charlotte Labauge, <em>« c’est tout le système qui est à revoir, de la semence jusqu’à l’assiette »</em>.</p>
<p>La force de ces démarches citoyennes – a fortiori quand elle unissent des représentants de plusieurs pays à la fois – est justement de réunir toutes les dimensions du sujet : <em>« Elles fédèrent des associations engagées aussi bien dans le bien-être animal, la santé, l’environnement, que dans la vie paysanne, et réunissent aussi des chercheurs, des experts…qui travaillent tous ensemble pour prôner un système vertueux, qui rémunère au juste prix les producteurs, n’empoisonne ni l’air, ni l’eau ni les sols, et ne rend pas malade les populations. Rien n’est contradictoire, tout va dans le même sens, et c’est cette convergence d’intérêts qui peut aider à faire bouger les lignes »,</em> insiste Stéphanie Pierre.</p>
<p>Cette convergence, c’est tout l’objet de l’approche dite « One Health » (« une seule santé »), qui reconnaît l&rsquo;interdépendance entre la santé humaine, la santé animale, la santé végétale et la santé des écosystèmes. Un concept célébré par les politiques, mais qui tarde à se concrétiser dans les faits, et reste pour l’instant un slogan, plutôt qu’une vraie boussole…</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-54" data-row="script-row-unique-54" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-54"));</script></div></div></div>
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