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	<title>Opinions Archives - France Assos Santé</title>
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	<description>La voix des usagers</description>
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	<title>Opinions Archives - France Assos Santé</title>
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		<title>« Votre mère n’est pas prioritaire ! »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin France Assos Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 08:04:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Le Mag Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement et soutien]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p><strong><em>Alors que la levée des restrictions concernant les visites des proches en EHPAD a été annoncée, la présidente de l’association <a href="https://www.francealzheimer.org/dordogne/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Alzheimer en Dordogne</a> témoigne : les limites imposées par la crise sanitaire et le confinement ont bouleversé les proches. Des moments d’impuissance et d’inconnu qui forcent à s’interroger sur la juste place des proches en EHPAD.</em></strong></p>
<p><em>« <strong>Votre mère n’est pas prioritaire !</strong>».</em> Ce sont les mots entendus par la fille de Mme D. lorsqu’après plusieurs mois de confinement, elle a demandé à rendre visite à sa maman, résidente dans une EHPAD. Effectivement Mme D. <em>« perd la tête »</em> comme on lui a expliqué, elle ne peut faire explicitement la demande d’une visite selon le protocole reçu par les directions des établissements.</p>
<p>Les conditions de visite, très strictes, se sont petit à petit assouplies dans certaines structures, peu ou pas du tout dans d’autres, mettant à mal les familles, les soignants et sans doute évidemment les personnes vivant avec une maladie neuro-évolutive elles-mêmes.</p>
<p>Ce désir bien légitime de revoir son parent, son conjoint, se double d’une incompréhension de protocoles d’autant plus stricts qu’ils diffèrent selon que l’EHPAD est hospitalière ou non, de petite taille ou plus importante, ayant eu à subir la présence de l’épidémie ou non. Des désirs légitimes des proches confrontés à la peur &#8211; non moins légitime &#8211; des directions, hantées par les risques du dépôt de plaintes, épuisées par des semaines de lutte pour protéger les résidents et le personnel, déstabilisées par ce qu’elles rapportent d’injonctions paradoxales.</p>
<p>Alors la colère est montée : les courriers envoyés aux directeurs, aux agences régionales de santé, au ministre, aux départements, aux associations ne se comptent plus. De même pour les sollicitations de la presse et les invectives parfois violentes dont font les frais les secrétaires chargé.es de planifier les rendez-vous avec les proches en établissements&#8230;Rendez-vous fixés parfois des semaines après le coup de fil.</p>
<p>Au fil des jours, en accompagnant les familles dans ces visites dites « réglementées » sur plusieurs établissements, nous avons pu mesurer au sein de notre association la reprise de ces relations fragiles, apaisées et rassurantes parfois, mais le plus souvent pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou apparentée, source d’incompréhension, de souffrance décuplée par la distance, l’absence de toucher et les désafférentations sensorielles.</p>
<h3 style="text-align: center;"><em>« Je ne comprends rien&#8230; pourquoi tu es loin&#8230;une bise mon petit&#8230; »</em></h3>
<p>Ce retour des familles aimantes, avides de reconnaissance, inquiètes pour leurs proches, malheureuses de cette distance et de longues semaines d’absence pose de manière plus forte encore la question du lien. La maladie et l’entrée en institution a mis à mal ce lien et les loyautés qui s’y réfèrent avec le sentiment d’abandon et de culpabilité de n’avoir pas pu tenir les promesses, de n’avoir pas su prendre soin et accompagner jusqu’à la fin du chemin celui ou celle que l’on aime tant, à qui l’on doit tant.</p>
<p>Une entrée en EHPAD n’est pas le fait de familles inconséquentes, incapables ou abandonniques ; elle est le fait d’une aggravation de la maladie, d’un besoin de soins continus pour permettre que la relation affective ne s’abîme pas ou puisse se reconstruire. Et si les personnes vivant avec une maladie neuro-évolutive ont toujours un besoin indéfectible de cette affection, les proches éprouvent eux aussi la même nécessité et l’absence de ce lien précieux leur est douloureux.</p>
<h3 style="text-align: center;">«<em> J’ai perdu ma mère quand elle est entrée ici, </em>me disait ce fils<em>, c’est comme si elle était déjà morte quelque part</em> »</h3>
<h3 style="text-align: center;">«<em> Ça me fait comme un divorce, alors qu’on s’aime toujours </em>» confiait cette épouse en larmes.</h3>
<p>Alors quand l’épidémie et le confinement sont venus fracasser ce lien déjà fragilisé, avec son cortège d’incertitudes et de peurs, les proches ont été bouleversés. Certes ils ont bien entendu la nécessité de protéger les plus vulnérables, certes ils ont pu mesurer, malgré les insuffisances dont ils étaient les témoins, l’exceptionnel engagement des professionnels, certes grâce à des trésors d’imagination et aux prouesses des nouvelles technologies, ils ont pu vérifier que leurs parents, leur conjoint allaient sinon bien, au moins le moins mal possible. Et ils s’en sont remis à la médecine et aux soignants.</p>
<p>Mais l’attente a duré et a creusé le manque avec l’angoisse de ne plus revoir l’être cher, et le doute s’est installé : allait-il me reconnaître ? Lui avais-je manqué comme elle me manquait jour après jour pendant l’arrêt de ces visites ? Me disait-on la vérité dans les brèves nouvelles obtenues par téléphone ? Si le virus ne l’emportait pas, allait-il mourir de chagrin et d’ennui par ma faute ?</p>
<p>La famille est, on le sait, un lieu d’échanges et d’écriture d’une histoire familiale unique, avec ses rites, ses secrets et ses loyautés ; comment ignorer, enfermer dans un protocole purement d’hygiène hospitalière ou banaliser alors le regard de l’enfant adulte sur la souffrance réelle ou supposée de son parent ? Comment entendre ces mots signés par les proches à chaque visite : <em>« tout manquement au respect des règles de sécurité sanitaire pourra entraîner une interdiction des visites »?</em></p>
<p>Dans cette quête de sens qui envahit la relation des proches désemparés depuis l’annonce de la maladie, encore plus depuis l’entrée en EHPAD et davantage depuis l’irruption de l’épidémie venue interrompre le fragile aménagement du quotidien, l’inconnu, l’incertitude et l’incompréhensible sont venus mettre à mal une relation déjà tellement douloureuse.</p>
<p>La colère alors, la recherche d’un coupable (personne ou institution) dans une urgence à retrouver le temps d’avant pour éloigner le temps d’après&#8230;D’après lui ou elle, d’après sa disparition&#8230;Il y a urgence, urgence à le revoir, urgence de la fête des mères, urgence à dire tant de mots dans les trente minutes autorisées alors que je restais auprès de lui ou d’elle quatre ou cinq heures.</p>
<p>Mais le temps des soignants n’est pas le même que celui des familles, et encore moins celui des personnes malades ! Et le risque est grand de penser pour l’autre, de décider ce qu’on pense bon pour l’autre, de projeter ses attentes et ses angoisses. Qui décide de ce qui est bon pour les personnes vivant avec une maladie neuro-évolutive ? Y va-t-il des lieux de pensée, de réflexion collégiale, de concertation avec ce que l’on sait de ces malades en général et de chacun en particulier ?</p>
<h3 style="text-align: center;">« <em>Votre mère n’est pas prioritaire</em> ». Pour qui, face à quoi, de quel droit ?</h3>
<p>Se pose alors la question de la juste place des familles en EHPAD en ces périodes d’épidémie et plus largement de risque sanitaire. En reconnaissant d’abord au résident son appartenance au corps familial, comme un corps mémoire qui s’exprime à travers les plaintes familiales, en partageant les informations avec le souci de médiatiser les entretiens si besoin, de respecter la confidentialité et l’intimité de l’échange, dans des lieux appropriés.</p>
<p>Les deux fils de Mme B. n’ont pas vu leur mère depuis plus de 4 mois. Lorsque la soignante amène avec bienveillance la maman sur son fauteuil roulant (elle qui marchait avant) les fils restent sans voix, au bord des larmes. Toute la rencontre se passera en tentatives désespérées de capter l’attention de Mme B. à travers la cloison en plexiglas et derrière leurs masques alors que Mme B. n’a de regard que pour l’aide-soignante qui lui tient la main</p>
<p>En plus de la vision déformée, des troubles de l’attention, et des difficultés à s’entendre voilà que s’impose le risque de ne plus être reconnu</p>
<p>&#8211; « Elle n’en n’a que pour vous » murmure un des fils</p>
<p>&#8211; « C’est normal on se voit tous les jours » réponds l’aide-soignante</p>
<p>Encore plus en ces moments de grande fragilité, quelle est alors la juste place des familles en EHPAD ? Quelle confiance réciproque fait le socle de la relation de soins ? Quelle compétence reconnaît-on aux familles ?</p>
<p>Compétence singulière, non pas pour pallier un supposé manque de personnel, pour refaire comme à la maison ou décider de ce qui est bon pour mon proche, non pas en m’appropriant les lieux jusqu’à les envahir ou être dans le ressenti et la suspicion, mais plutôt dans la rencontre et la recherche de ce qui est bon pour la personne, de ce qu’elle peut en dire ou le donner à voir, dans le respect et l’écoute mutuelle entre ceux qui soignent et ceux qui aiment ; pour autant que le malade, le résident, le proche reste au cœur de toute décision qui le concerne.</p>
<p>Les soignants nous confient, à demi-mot, qu’ils ont remarqué que beaucoup de ces personnes vivant avec une maladie d’Alzheimer ou apparentée ont retrouvé pendant ce confinement une autonomie de relation, une vie sociale dans les unités protégées&#8230;<br />
Qu’en est-il en réalité ? Et comment réconcilier ces différents regards posés sur ce qu’éprouve la personne vivant avec une maladie neuro-évolutive ?</p>
<p>Comment assumer et promouvoir des valeurs et des pratiques qui concilient l’intérêt direct de la personne et lui permet de rester acteur de sa vie jusqu’au bout en continuant d’être partie prenante d’une histoire familiale qui va lui survivre ? Prendre en compte le savoir expérientiel de la personne et de ses proches tout en reconnaissant l’expertise des professionnels ? Eviter que la sécurité de nos proches ne soit ramenée à la seule prise en compte du principe de précaution au nom d’une sollicitude dont elle ne serait que l’objet et non le sujet ? Comment enfin accepter la prise de risque qui engage, l’ouverture d’esprit à d’autres choix, à des organisations encore inconnues au prix d’ébranler nos certitudes ? Face à ces questionnements, comment garantir une gouvernance juste et une hospitalité qui engage ?</p>
<p>Peut-être alors si l’on essaie de se rencontrer, de s’écouter et d’imaginer une démarche éthique, serons-nous capables de traverser nos peurs, nos culpabilités, nos aigreurs, nos certitudes et ce, quel que soit notre place, personnes fragiles, familles, professionnels de santé ou décideurs, afin de construire ce que Paul Ricœur exprimait : « <strong><em>Une vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes</em></strong> ».</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Geneviève Demoures</strong></p>
<p>Présidente de France Alzheimer Dordogne, représentante des usagers</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="fb_like wpb_content_element fb_type_standard wpb_content_element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft" ><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/like.php?href=https://france-assos-sante.org/2020/06/16/votre-mere-nest-pas-prioritaire-ehpad/&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;action=like&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div  class="vc_tweetmeme-element wpb_animate_when_almost_visible wpb_slideInLeft slideInLeft wpb_content_element"><a href="https://twitter.com/share" class="twitter-share-button" >Tweet</a><script>!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+'://platform.twitter.com/widgets.js';fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document, 'script', 'twitter-wjs');</script></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Qui protège les citoyens participant à une recherche clinique ?</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/05/15/tribune-citoyens-recherche-clinique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2020 08:19:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h5><em>Les Comités de Protection des Personnes (CPP) sont chargés d’émettre un avis préalable sur les conditions de validité de toute recherche impliquant la personne humaine. Les CPP se prononcent sur les conditions dans lesquelles le promoteur de la recherche assure la protection des participants, sur le bien-fondé et la pertinence du projet de recherche et sur sa qualité méthodologique. Des représentants des usagers (RU) veillent à la prise en compte des dimensions éthiques et tout particulièrement à ce que l’information donnée aux participants soit claire, compréhensible et loyale afin qu’ils puissent consentir de façon éclairée. <a href="https://france-assos-sante.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Assos Santé</a> contribue à faire vivre ces instances majeures de  la démocratie en santé. </em></h5>
<p>Nous sommes des<strong> « Représentants des Usagers »</strong> (RU), membres bénévoles d&rsquo;associations, et à ce titre, nous avons accepté de participer à un Comité de Protection des Personnes (CPP), parmi 28 membres, tous bénévoles, dans chacun des 39 CPP en France. Dans un cadre législatif très strict, chaque CPP est composé à égalité de scientifiques : médecins hospitaliers et de ville, infirmiers, chercheurs, pharmaciens etc. et de personnes de la société civile : juristes, assistants sociaux, spécialistes d&rsquo;éthique dont les RU etc. dont les compétences et les conflits d&rsquo;intérêts ont été contrôlés et sont accessibles à tous.</p>
<p>La méthode d’évaluation des protocoles par les CPP, par leur grande diversité sociale et professionnelle, permet d’évaluer, en concertation, la balance bénéfice/risque sous le prisme de l’éthique et toujours dans l&rsquo;intérêt du participant. <strong>La vague pandémique touchant notre planète et les bouleversements que celle-ci entraîne dans toutes les sphères de notre société nous amène, nous, les représentants des usagers, à prendre la parole dans le domaine de la recherche, au moment où le monde entier court après le remède miracle contre ce virus.</strong></p>
<p>En France, depuis le début de la pandémie, certains « protocoles » sont lancés hors des règles éthiques et légales ou de résultats trop préliminaires repris par la plupart des médias. Pourtant il existe un seul objectif pour tous, vaincre ce virus qui a pris le monde entier de court a tué et tuera encore. Cet objectif doit être suivi avec tout le respect dévolu aux patients et participants aux recherches, sans agitation de communication à tout va.</p>
<p>L&rsquo;urgence n&rsquo;est pas dans des recettes « intuitives » ou des initiatives personnelles non validées. Toute bonne idée doit être entendue, mais elle doit se traduire par une démarche rationnelle, entrant dans le cadre d&rsquo;un protocole de recherche.</p>
<p>Cette urgence ne peut justifier une précipitation dont les conséquences peuvent être dramatiques. Les CPP sont organisés depuis le début de la crise pour analyser en urgence TOUS les projets de recherche soumis par leurs promoteurs, qu&rsquo;ils soient centres hospitaliers, laboratoires de l&rsquo;industrie pharmaceutique, ou médecins généralistes etc. <strong>L&rsquo;urgence n&rsquo;est aucunement une excuse pour s&rsquo;affranchir des règles éthiques.</strong></p>
<p>L&rsquo;obsession des membres des CPP repose sur la balance bénéfice/risque et sur l&rsquo;information apportée à la personne qui s&rsquo;implique dans la recherche afin qu&rsquo;elle puisse donner son consentement éclairé. <strong>Nous voulons donc, en tant que Représentants des Usagers, qu’un traitement apporte la preuve de son intérêt pour les patients par des essais rigoureux et validés en recherche clinique.</strong></p>
<p>Dans cette période où il est plus que normal de s&rsquo;angoisser pour notre devenir, où nous sommes depuis trop longtemps envahis par des informations incontrôlées, voire incontrôlables, nous attendons de nos institutions qu&rsquo;elles montrent clairvoyance et fermeté devant la déferlante des traitements plus ou moins saugrenus, ou même dangereux, faisant le bonheur des réseaux sociaux et des médias.</p>
<p>Les polémiques absurdes et toxiques sèment d&rsquo;ailleurs un trouble encore plus grand, tant au sein d&rsquo;une communauté scientifique dédiée à lutter, souvent avec des moyens insuffisants ou dérisoires, qu&rsquo;auprès de citoyens perdus au milieu de cette flambée d&rsquo;informations contradictoires&#8230;</p>
<p>Nous avons tenu, du fait de notre position privilégiée d&rsquo;observateurs de cette grande machine qu&rsquo;est la recherche médicale, à faire connaître notre inquiétude quant au respect d&rsquo;un principe fondamental qui doit être le rempart en ces temps difficiles : ne pas nuire aux patients, grâce aux garde-fous établis depuis le Code de Nuremberg (1947), la déclaration d&rsquo;Helsinki, ainsi qu&rsquo;en France et en Europe, les lois encadrant la recherche clinique.</p>
<p>L’État a peu à peu pris conscience de l’importance de la représentation citoyenne et des usagers dans les instances de décisions sanitaires, et depuis plusieurs années, reconnaît les « Représentants des Usagers » (RU), membres bénévoles d’associations agréées, comme interlocuteurs et acteurs de la démocratie sanitaire.</p>
<p>Avant de pouvoir débuter, un essai clinique est soumis à un double examen approfondi, celui de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), mais également celui du CPP. Depuis l’origine de la réglementation relative aux Essais Cliniques (Loi Huriet-Serusclat de 1988), le protocole doit obtenir l’autorisation de l’ANSM et, depuis 2012, un avis décisionnel du CPP. La loi a donc mis sur le même plan d’égalité la vision scientifique et la vision éthique grâce aux CPP et à leur composition pluridisciplinaire.</p>
<p>En tant que Représentants des Usagers, nous sommes bien entendu ouverts à tout ce qui peut améliorer la santé de nos concitoyens, mais nous ne pouvons cautionner, même en temps de crise, des méthodes qui s&rsquo;écarteraient de l’éthique</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2 style="text-align: center;">Cette tribune a reçu le soutien des représentants d&rsquo;usagers suivants :</h2>
<ul>
<li>Renée AUZIMOUR</li>
<li>Marianne BARRIERE</li>
<li>Micheline BERNARD HARLAUT</li>
<li>Georges BERNE</li>
<li>Pierre BESNARD</li>
<li>Odile BLANC</li>
<li>Patrick BLIEK</li>
<li>Lucio CAMPANILE</li>
<li>Pierre CARLIER</li>
<li>Micheline CLAES</li>
<li>Claude COTTET</li>
<li>Danièle CUEFF</li>
<li>Patrick D’ANGIO</li>
<li>Christophe DEMONFAUCON</li>
<li>Micheline DENANCE</li>
<li>Jeany GALLIOT</li>
<li>Edmond FLACKS</li>
<li>Jeannette GUEDMI</li>
<li>Laurence GUEST</li>
<li>Chantal GUITTET</li>
<li>Annie LABBE</li>
<li>Christiane LEGENDRE</li>
<li>Gérard LEGOFF</li>
<li>Francis LOUIS BOUCHÉ</li>
<li>Pierre MACIAG</li>
<li>Georges MARDUEL</li>
<li>Richard MARTINEZ</li>
<li>Paulette MORIN</li>
<li>André PILON</li>
<li>Monique SEHAN</li>
<li>Edith TROCME</li>
<li>Bernard SAINTE-AUBERT</li>
<li>Martine TROUGOUBOFF</li>
<li>Alain VIDAL</li>
<li>Daniel VIGIER</li>
<li>François WELLHOFF</li>
</ul>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>De nouveaux espoirs pour le traitement de la SLA</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2020/02/02/de-nouveaux-espoirs-pour-le-traitement-de-la-sla/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2020 10:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Pathologies]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p><strong>Alors que depuis 25 ans, un seul traitement, d’une efficacité limitée, a été autorisé contre cette maladie neurodégénérative incurable, de nouveaux médicaments, aux essais cliniques prometteurs, pourraient être disponibles pour les patients dans les prochains mois.</strong></p>
<p>Egalement connue sous le nom de maladie de Charcot, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie dont on ne guérit pas aujourd’hui. Se déclarant à l’âge adulte (après 40 ans), elle évolue vers une paralysie progressive, puis complète, jusqu’au décès par arrêt des muscles de la respiration (1). Une fois la maladie diagnostiquée, les patients survivent en moyenne trois à cinq ans.</p>
<h2>« Emprisonné par son propre corps »</h2>
<p>Cette maladie neurodégénérative affecte les motoneurones qui commandent les muscles et dont la dégénérescence entraîne une paralysie. Au fur et à mesure que la maladie progresse, les motoneurones contrôlant les muscles volontaires et involontaires se détériorent. Les personnes atteintes perdent progressivement la capacité d’effectuer des activités quotidiennes comme marcher, parler ou manger (2). Cette perte d’autonomie progressive limite non seulement le temps consacré au travail, aux relations sociales ou aux activités de loisir, mais affectent finalement les moindres gestes de la vie quotidienne, jusqu’à ceux, réflexes, de la vie biologique. Finalement, les nerfs qui contrôlent les muscles utilisés pour respirer sont affectés et les personnes atteintes de SLA ont besoin d’un ventilateur pour vivre, l’insuffisance respiratoire étant la principale cause de décès des malades.</p>
<p><em>« Trois lettres, SLA, entrent dans notre maison et nous font basculer dans la dégradation, le handicap lourd et l’atteinte de la dignité humaine »</em>, témoigne l’épouse d’un patient sur le site de l’association française ARSLA. <em>« Nous sommes tétanisés en sortant du cabinet du neurologue. Nous savons que quelque chose d’énorme vient de nous tomber sur la tête, nous sommes montés malgré nous à bord d’un train fou qui ne pourra pas s’arrêter. Aucun traitement curatif, sauf un médicament qui retarde de quelques mois l’évolution de la maladie»</em>. Privés d’autonomie, beaucoup de malades se sentent « emprisonnés par leur propre corps ».</p>
<p>Dans 90 % des cas, les causes de la maladie sont inconnues ; on parle de SLA <em>« sporadiques »</em>. Dans 5 à 10 % des cas, la maladie est due à des mutations génétiques, héritées d’un membre de la famille ; on parle alors de SLA <em>« familiale »</em>. De nombreuses mutations génétiques ont été identifiées chez les patients atteints de la forme familiale, mais également dans les formes sporadiques. Et plus la recherche avance, plus il devient probable que la génétique joue également un rôle important dans la SLA sporadique (3).</p>
<h2>Un besoin non satisfait de traitements efficaces</h2>
<p>Même si des progrès ont été accomplis pour améliorer le confort des patients, il n’existe pas actuellement de traitement capable de stopper la progression de la maladie. Seul le Riluzole, autorisé en 1995 aux USA et en 1996 en Europe, est capable de prolonger la vie des malades de quelques mois. En Europe, aucun nouveau traitement n’a été approuvé depuis 24 ans.</p>
<p>Les options thérapeutiques actuelles se concentrent sur les soins de soutien au moyen d’appareils et d’accessoires fonctionnels, jugés incommodes et contraignants. L’absence de remède crée un besoin majeur non satisfait, confirmé notamment par l’enquête menée par l’ALS Association aux Etats-Unis (4). Partout dans le monde, les patients attendent des traitements efficaces qui ralentissent la progression de la maladie et aident aux fonctions respiratoire et musculaire. Une attente très grande, soulignée par la mobilisation des people pour le « Ice Bucket challenge », initié aux États-Unis en 2014.</p>
<p>Depuis l’autorisation du riluzole en 1995, aucun nouveau traitement n’a réussi à démontrer son efficacité dans les essais cliniques humains. Mais la donne pourrait bientôt changer. Des recherches médicales universitaires et des développements récents, menés par des laboratoires ou des biotechs, font en effet apparaître de réelles pistes d’espoir.</p>
<h2>Biogen : de nouveaux traitements ciblant certaines formes génétiques de la SLA</h2>
<p>En février 2019, le laboratoire américain Biogen a ainsi publié une lettre à la communauté SLA (Muscular Dystrophy Association) sur sa thérapie expérimentale, tofersen, un oligonucléotide antisens à l’étude pour le traitement d’une forme particulière de la maladie, liée à une mutation du gène SOD1 (5). Un sous-type de SLA familiale représentant 2 % de tous les cas de la maladie. Les données de l’analyse intermédiaire de l’essai de phase 1/2 ont été présentées le 7 mai 2019 lors de la réunion annuelle de l’American Academy of Neurology à Philadelphie, aux Etats-Unis.</p>
<p><em>« Sur les 38 personnes ayant reçu le médicament à l’étude, les 10 participants à l’essai qui ont reçu la dose la plus élevée (100 mg) sur une période de trois mois ont enregistré une réduction significative de la quantité de protéine SOD1 dans leur liquide céphalorachidien, explique Biogen. Ils ont également montré une tendance au ralentissement du déclin des fonctions clinique et respiratoire et de la force musculaire ».</em> Des résultats initiaux encourageants qui doivent être confortés par des évaluations supplémentaires de l’efficacité et l’innocuité du tofersen dans une population plus importante et sur une plus longue durée. L’essai de phase 3 est en cours.</p>
<p>Biogen teste également un nouveau traitement (BIIB078) pour le traitement de la SLA liée au gène C9orf72, dont la mutation est la cause génétique la plus courante de la SLA – elle représente entre 25 % et 40 % de tous les cas de SLA familiale et environ 7 % des cas de la SLA sporadique, soit environ 10 % de l’ensemble des cas de SLA. Ce médicament potentiel entre dans un essai clinique de phase 1. Enfin, le laboratoire américain développe également une autre thérapie expérimentale (BIIB100) pour le traitement de la SLA due à des causes sporadiques, dont l’essai de phase 1 a débuté en juin 2019.</p>
<p>A l’inverse des deux premiers médicaments développés par Biogen, qui ciblent spécifiquement certaines mutations génétiques et donc seulement une petite partie des malades, le masitinib, un nouvel inhibiteur de tyrosine kinase développé par la biotech française AB Science, est, lui, testé chez tous les patients SLA, qu’ils soient atteints d’une forme familiale ou sporadique de la maladie. Il ouvre des perspectives de réels progrès en ralentissant effectivement la maladie.</p>
<h2>Masitinib : une nouvelle thérapie prometteuse bientôt autorisée ?</h2>
<p>En juillet 2019, les résultats positifs – complets et examinés par des pairs – de l’étude clinique de phase 2/3 du masitinib dans la SLA ont été publiés dans la revue Amyotrophic Lateral Sclerosis and Frontotemporal Degeneration (6). Cette étude a montré qu’administré oralement à la dose de 4,5 mg/kg/jour avec le riluzole, le masitinib apportait un bénéfice thérapeutique significatif pour les patients. Après 48 semaines de traitement, le masitinib a été capable de ralentir de 27 % la diminution du score fonctionnel des patients (ALSFRS-R) par rapport au riluzole seul. Il a aussi ralenti de 29 % la détérioration de la qualité de vie et de 22 % la dégradation de la fonction respiratoire, le tout avec une tolérance acceptable. La population étudiée était constituée de « <em>progresseurs normaux »</em>, représentant environ 85 % de l’ensemble des patients atteints de SLA, avec des critères d’inclusion très larges, allant jusqu’aux malades atteints depuis trois ans et ayant déjà perdu certaines fonctionnalités physiques.</p>
<p><em>« Ces résultats représentent l’avancée la plus importante dans la recherche dans la SLA depuis les études du riluzole dans les années 1990 »</em>, estime le professeur Mamede de Carvalho, directeur de l’unité neuromusculaire de l’hôpital Lisboa-Norte. Pour le professeur Philippe Corcia, du service Neurologie du CHU de Tours, <em>« ces résultats prometteurs suscitent l’espoir dans la communauté scientifique d’avoir un nouveau traitement pour cette maladie mortelle »</em>.</p>
<p>Des recherches menées par une équipe universitaire internationale – Institut Pasteur de Montevideo, Université d’Alabama à Birmingham, Université de l’Oregon et Institut Imagine de Paris – et dont les résultats ont été publiés en octobre 2018 dans le Journal of Clinical Investigation Insight, ont également révélé un nouveau mécanisme pathogène de la SLA, lié à une infiltration de mastocytes et de neutrophiles, qui peut être ralenti par le masitinib, contribuant à diminuer la progression de la maladie et la détérioration de la fonction motrice (7, 8).</p>
<p>En décembre 2019, de nouveaux résultats, publiés dans la revue Glia, sont venus apporter une preuve convaincante d’un nouveau mécanisme inflammatoire dans la SLA, déclenché par les cellules de Schwann et également ciblé par le masitinib (9). Un nouveau mécanisme d’action, complémentaire de ceux déjà identifiés sur la microglie, les mastocytes et les neutrophiles, qui laisse penser aux scientifiques que le masitinib exerce un effet neuroprotecteur sur le système nerveux périphérique, expliquant ses effets thérapeutiques observés chez les malades de SLA.</p>
<p>Après avoir satisfait aux critères de la phase 3 des essais cliniques, ce nouveau traitement attend son autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis. Les patients atteints de la maladie ne peuvent qu’espérer que cette nouvelle solution thérapeutique pourra bientôt les soulager.</p>
<p><strong>Philippe MOREAU</strong><br />
<em>Usager du système de santé, retraité de la fonction publique</em></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="divider-wrapper "  >
    <hr class="unseparator border-default-color separator-no-padding"  />
</div>
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<h6><em>(1) : <a href="https://icm-institute.org/fr/sla/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://icm-institute.org/fr/sla/</a></em><br />
<em>(2) : <a href="http://www.alsa.org/assets/pdfs/VOP-ALS_FINAL_For-Posting-10-23-19.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.alsa.org/assets/pdfs/VOP-ALS_FINAL_For-Posting-10-23-19.pdf</a></em><br />
<em>(3) : <a href="http://web.alsa.org/site/PageNavigator/ALSA_research_focus_areas_genetics" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://web.alsa.org/site/PageNavigator/ALSA_research_focus_areas_genetics</a></em><br />
<em>(4) : <a href="https://alsadotorg.wordpress.com/2019/11/18/groundbreaking-als-voice-of-the-patient-report-submitted-to-fda/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://alsadotorg.wordpress.com/2019/11/18/groundbreaking-als-voice-of-the-patient-report-submitted-to-fda/</a></em><br />
<em>(5) : <a href="https://strongly.mda.org/biogen-releases-letter-to-als-community/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://strongly.mda.org/biogen-releases-letter-to-als-community/</a></em><br />
<em>(6) : <a href="https://doi.org/10.1080/21678421.2019.1632346" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://doi.org/10.1080/21678421.2019.1632346</a></em><br />
<em>(7) : <a href="https://insight.jci.org/articles/view/123249" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://insight.jci.org/articles/view/123249</a></em><br />
<em>(8) : <a href="http://(1) : https://icm-institute.org/fr/sla/ (2) : http://www.alsa.org/assets/pdfs/VOP-ALS_FINAL_For-Posting-10-23-19.pdf (3) : http://web.alsa.org/site/PageNavigator/ALSA_research_focus_areas_genetics (4) : https://alsadotorg.wordpress.com/2019/11/18/groundbreaking-als-voice-of-the-patient-report-submitted-to-fda/ (5) : https://strongly.mda.org/biogen-releases-letter-to-als-community/ (6) : https://doi.org/10.1080/21678421.2019.1632346 (7) : https://insight.jci.org/articles/view/123249 (8) : http://pasteur.uy/en/last-news/ip-montevideo-research-discovers-immune-cells-that-attack-the-motor- system-in-the-als. (9) : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/glia.23768">http://pasteur.uy/en/last-news/ip-montevideo-research-discovers-immune-cells-that-attack-the-motor- system-in-the-als</a>.</em><br />
<em>(9) : <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/glia.23768">https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/glia.23768</a></em></h6>
<p>
</div></div></div></div></div></div><div class="uncode_text_column" ></div>
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		<title>Enquête nationale sur la vaccination</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2019/07/10/enquete-nationale-sur-la-vaccination/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 14:08:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Traitements et médicaments]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h3><strong>Le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques a souhaité se saisir de cette question : quel rapport les citoyens ont-ils à la vaccination ? </strong></h3>
<p><strong>Une enquête qui concerne tout le monde : vous, vos enfants, votre conjoint(e), vos parents… ! Pour participer, cliquez sur ce lien : <a href="https://scores.sanoia.com/vaccins/#fas" target="_blank" rel="noopener noreferrer">répondre au questionnaire</a></strong></p>
<p>Le questionnaire sera en ligne jusqu’en septembre 2019.</p>
<p><strong>Notre démarche </strong>: elle vise à faire un état des lieux du rapport que les citoyens ont à la vaccination. Elle s’inscrit également dans le cadre de la rédaction prochaine d’un référentiel sur les pratiques de la vaccination, porté par la Société Francophone du Diabète.</p>
<p><strong>Notre méthodologie</strong> : des citoyens nous ont aidé à rédiger ce questionnaire et l’ont testé avant sa diffusion. Notre méthodologie c’est aussi de vous garantir un total anonymat, et <a href="https://diabetelab.federationdesdiabetiques.org/nos-valeurs/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">d’un stockage sécurisé</a> de vos réponses à ce questionnaire chez un hébergeur agréé par le Ministère des Solidarités et de la Santé. Enfin, vous disposerez d’une synthèse des résultats avant fin 2019 !</p>
<p><strong>Votre participation : </strong>il vous suffit d’avoir 18 ans ou plus et de résider en France (métropole et DOM-TOM). Vous pouvez aussi répondre pour d’autres personnes : votre / vos enfants (s’ils sont mineurs), votre conjoint(e). Et si vous souhaitez répondre pour plusieurs personnes, répondez pour l’une, puis refaites le questionnaire pour une autre. Moins de 10 minutes suffisent pour répondre aux questions.</p>
<p>Merci d’avance de votre participation !</p>
<p><strong>Caroline Guillot</strong>, responsable du Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-10"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" >[thb_button style= »style3&Prime; link= »url:https%3A%2F%2Fscores.sanoia.com%2Fvaccins%2F%23fas|title:Je%20participe%20%C3%A0%20l&rsquo;enqu%C3%AAte|target:%20_blank| »]</div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-10" data-row="script-row-unique-10" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-10"));</script></div></div></div>
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		<item>
		<title>Développons une télémédecine de proximité et intégrant les infirmiers, au service des personnes fragiles</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/10/19/developpons-une-telemedecine-de-proximite-et-integrant-les-infirmiers-au-service-des-personnes-fragiles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2018 14:50:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télémédecine et développement des TIC santé : la médecine vient à vous !]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[Développer une télémédecine de proximité : un triple enjeu, sanitaire, économique, et sociétal. Billet d'opinion signé Vincent Lambert et Dr Pierre Espinoza. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis le 15 septembre 2018, l’Assurance Maladie rembourse les téléconsultations effectuées par les médecins, dans des conditions similaires aux consultations en présentiel si elles respectent le parcours de soins. De plus, les médecins se voient octroyer une enveloppe annuelle de 525 € pour leurs frais d&rsquo;équipement pour la télémédecine.</strong></p>
<p>Ceci est un vrai pas en avant pour la télémédecine et peut contribuer à améliorer l&rsquo;accès aux soins pour de nombreux patients en France. Parmi les bénéficiaires potentiels, il y a bien sûr les habitants des « déserts médicaux », mais aussi les 1,2 million de personnes âgées dépendantes ou encore les personnes handicapées, qui ont des difficultés croissantes à trouver un médecin pour les prendre en charge.</p>
<p>En effet, ces personnes ne sont souvent pas en mesure de se déplacer au cabinet d’un généraliste, même si celui-ci est installé à proximité. Or ce médecin, qui faisait autrefois la tournée de ses patients, est aujourd&rsquo;hui débordé et n&rsquo;a plus le temps de se déplacer. Les personnes âgées dépendantes ont donc de plus en plus de mal à trouver un médecin traitant qui accepte de les suivre à domicile, même en plein Paris, comme en <a href="https://twitter.com/Dr_Moji/status/954343670265843712" target="_blank" rel="noopener">témoignait par exemple cette dame sur Twitter</a> il y a quelques mois. Et les conséquences sont nombreuses : dégradation de la santé des patients, pression sur les aidants et les infirmiers, hospitalisations coûteuses pour le système de soin et dont les personnes âgées ressortent souvent plus affaiblies qu&rsquo;elles n&rsquo;y étaient rentrées.</p>
<p>C’est l’un des enjeux majeurs de la télémédecine que de contribuer à résoudre ces problèmes.</p>
<h2>Seule une télémédecine de proximité peut répondre aux défis du soin aux personnes âgées à domicile</h2>
<p>Chez ces patients, le professionnel de santé “du quotidien” est le plus souvent l’infirmier. Ce dernier est un interlocuteur essentiel pour le médecin, et peut constituer un relai idéal pour lui permettre d’assurer un suivi par télémédecine, grâce à son excellente connaissance du patient, sa maîtrise des outils numériques et sa capacité à réaliser des examens cliniques (par ex, une prise de tension, ou une bandelette urinaire).</p>
<p>On identifie ici l’un des enjeux fondamentaux du déploiement des projets de télémédecine : faut-il construire des plateformes de médecins, proposant un médecin disponible à tout moment, mais qui ne connaît rien du patient et n’a pas accès à son dossier ? Si cela fait probablement sens pour certains usages, ce n’est certainement pas l’organisation la plus efficiente pour le suivi dans la durée des personnes âgées. En effet il est démontré qu’<a href="https://www.bmj.com/content/356/bmj.j84" target="_blank" rel="noopener">une personne âgée suivie dans la durée par le même médecin est moins hospitalisée que si elle était suivie par des médecins différents</a>.</p>
<p>Il faut au contraire que ce soient les médecins de proximité qui s’emparent de ces nouvelles technologies, et les intègrent à leurs pratiques. Non pas pour remplacer toutes les visites, mais pour éviter les déplacements systématiques, sources de pertes de temps et stress, et concentrer les temps de visites sur les situations qui le justifient. Et si le médecin est plus souvent à distance, le patient, lui, conserve un contact humain direct avec un professionnel de santé qualifié et qu’il connaît personnellement.</p>
<p>Ce principe de fonctionnement en équipe, avec un infirmier auprès du patient et un médecin à distance, est expérimenté en établissements (hôpitaux, Ehpads) depuis plusieurs années. Les nouvelles technologies mobiles permettent aujourd’hui de le déployer à domicile.</p>
<p>Pour que cette stratégie facilitant l’accès aux soins soit efficiente, les outils doivent être simples d’usage, fiables et peu coûteux, et l’organisation de la chaine de soin de l’infirmier au généraliste en téléconsultation ou au spécialiste en téléexpertise doit répondre à un modèle économique réaliste, soutenu par les tutelles et notamment la CNAM.</p>
<h2>Idomed, un exemple pionnier</h2>
<p>C’est pour défendre cette vision que nous avons créé la plateforme de télémédecine idomed, portée par une entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire. Avec un objectif simple : améliorer la coordination entre infirmiers et médecins dans la prise en charge de personnes fragiles à domicile.</p>
<p>En pratique, nous fournissons aux infirmiers une tablette et un stéthoscope connecté, bientôt un ECG. Médecins et infirmiers peuvent accéder à l’application sécurisée via leur smartphone, la tablette ou leur ordinateur. Ils peuvent ainsi faire des téléconsultations, mais également échanger via une messagerie instantanée simple et ergonomique avec tous les membres de l&rsquo;équipe de soin (kinésithérapeute, cardiologue…), des messages, des photos ou des documents concernant le patient.</p>
<p>Cette messagerie, qui respecte l&rsquo;ensemble des règles sur les données de santé (authentification forte, hébergement données de santé, etc), est fondamentale pour :</p>
<ul>
<li>assurer un suivi continu, au sein d’une équipe composée de plusieurs membres répartis sur un territoire</li>
<li>permettre le développement des téléexpertises, dont le remboursement débutera début 2019.</li>
</ul>
<p>Elle est complémentaire des autres messageries sécurisées comme MSSanté, car elle permet d’organiser la circulation d’informations de manière différente (à l’exemple de WhatsApp, qui est un outil très ergonomique mais qui n’offre pas les conditions de sécurité nécessaires).</p>
<p>Tout ceci doit être fait dans un cadre clair entre médecins, infirmiers, patients et fournisseurs de solutions, assurant le respect de l’éthique médicale, de la déontologie professionnelle et des droits des patients. Pour idomed, ce cadre a fait l’objet d’un contrat de télémédecine signé avec l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France.</p>
<h2>Une solution en phase avec la vision de l&rsquo;Assurance Maladie</h2>
<p>Cette vision est tout à fait en phase avec celle <a href="https://www.lesechos.fr/14/02/2018/lesechos.fr/0301297143635_nicolas-revel-----nous-allons-ouvrir-des-dizaines-de-millions-de-dossiers-medicaux-partages--.htm" target="_blank" rel="noopener">exprimée par l&rsquo;Assurance Maladie</a>. Par exemple, pour être éligible au remboursement, les téléconsultations devront être effectuées par le médecin traitant déclaré du patient. De même, l&rsquo;Assurance Maladie envisage la présence d&rsquo;un infirmier auprès du patient.</p>
<p>Grâce à cela, nous avons bénéficié du soutien de l&rsquo;Agence Régionale de Santé Île-de-France, dans le cadre du programme Paerpa, pour financer l&rsquo;expérimentation en cours de notre solution auprès de vingt patients. Les premiers retours sont très positifs : les médecins, les infirmiers, les patients et les aidants sont très satisfaits de ce nouveau mode d’organisation.</p>
<h2>L&rsquo;enjeu du remboursement des infirmiers</h2>
<p>Pour que cette télémédecine humaine et de qualité puisse se généraliser, il faut rémunérer les infirmiers pour leur rôle auprès du patient pendant la téléconsultation. Infirmiers libéraux, Services de Soins Infirmiers à Domicile, structures d&rsquo;Hospitalisation à domicile (HAD)… tous ces acteurs doivent être intégrés dans la réflexion, et des moyens appropriés leur être alloués.</p>
<p>Le besoin est estimé au moins à vingt euros par téléconsultation pour rémunérer le temps de l’infirmier (en moyenne 35 minutes sur place), et une enveloppe annuelle pour le matériel et le logiciel, d’au moins 850€ par infirmier libéral ou 3.400€ par SSIAD.</p>
<p>Ce montant peut paraître élevé en comparaison du forfait de 525€ accessible pour que chaque médecin puisse s’équiper en solution de télémédecine, mais il faut garder en tête que :</p>
<ul>
<li>les chariots de télémédecine, souvent utilisés en Ehpad jusqu’à aujourd’hui, et qui reprennent la même logique de fonctionnement (infirmier auprès du patient, médecin à distance), <a href="https://marseille.latribune.fr/innovation/2018-07-10/comment-healphi-entend-lutter-contre-les-deserts-medicaux-784714.html" target="_blank" rel="noopener">coûtent entre deux et cinq fois plus chers</a> ;</li>
<li>le médecin n’aura la plupart du temps qu’à payer le logiciel, et éventuellement une webcam et un micro, alors que les infirmiers ont besoin de matériel ;</li>
<li>le matériel peut être partagé entre plusieurs acteurs du territoire, dans la lignée par exemple des CPTS.</li>
</ul>
<p>En investissant sur ce sujet, l’Assurance Maladie trouvera son intérêt financier notamment grâce à la baisse du nombre d&rsquo;hospitalisations. Et elle permettra que ces innovations bénéficient à ceux qui en le plus besoin en favorisant un accès équitable aux soins sur les territoires.</p>
<p>Travaillons ensemble pour être à la hauteur de ce triple enjeu : sanitaire, économique, et sociétal.</p>
<p align="right"><strong>Vincent Lambert</strong><br />
<em>Co-fondateur et président d’idomed</em><br />
<em><a href="http://www.idomed.fr" target="_blank" rel="noopener">www.idomed.fr</a></em></p>
<p align="right"><strong>Dr Pierre Espinoza</strong><br />
<em>Expert en télémédecine</em><br />
<em>Membre du bureau de la Société Française de Télémédecine</em></p>
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		<title>Santé : les habitats pollués par le bois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2018 13:56:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Le point sur les composés organiques volatiles ou COV qui sont des concentrés toxiques affectant la qualité de l’air des intérieurs concernés, et donc notre santé.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>L’utilisation croissante du bois d’œuvre et ses dérivés dans la construction ne va pas sans poser des problématiques liées à l’environnement et la santé. La pollution de l’air intérieur en est une, et illustre bien une tendance de l’écologie contemporaine à privilégier les apparences sur la réalité quotidienne. </em></strong></p>
<p>Remplacer les matériaux synthétiques jusque-là utilisés en construction, décoration, ameublement, par le bois est une chose. Garantir à ce matériau naturel un aspect, une pérennité, une stabilité et une résistance aux différents risques qu’il présente, en est une autre. Ainsi, le bois et ses dérivés n’entrent pas dans les habitations sans leur lot de traitements et d’applications chimiques.</p>
<h2><strong>Les traitements en cause</strong></h2>
<p>Avec le mouvement écologiste et la mode du naturel, le bois est à nouveau très prisé en construction, décoration, et ameublement. Seulement, il doit également se conformer à une quantité d’exigences et de nécessités qui obligent à le traiter souvent en profondeur, avec des produits qui ne sont pas anodins. Pour prévenir les champignons et les insectes xylophages, le bois est traité avec des produits antifongiques à base de pesticides. Les risques d’humidité et de combustion sont également neutralisés à coup de traitements chimiques adéquats. Les produits dérivés du bois, comme les agglomérés, les placages et contreplaqués, les lamellés-collés, ne sont pas en reste : en plus d’être traités, ils sont imprégnés de colle, résines et autres produits chimiques nécessaires à leur conditionnement et leur aspect esthétique. Si les bois bruts contiennent naturellement des composés organiques volatiles ou COV, c’est dans des quantités qui restent raisonnables. Une fois le bois traité, ces COV deviennent des concentrés toxiques qui affectent la qualité de l’air des intérieurs concernés.</p>
<h2><strong>Une pollution pernicieuse</strong></h2>
<p>Comme leur nom l’indique, les COV sont caractérisés par leur volatilité. Leurs émissions sont donc aussi aisées que diverses. Elles peuvent être provoquées par une action : combustion, sciage, ponçage, peinture, vernis, etc. Elles peuvent également, en ce qui concerne le bois traité, être émises de façon continue, donc en quantité moindre, mais durable.</p>
<p>L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (l’OQAI) (1) a mesuré les concentrations de 20 de ces COV dans l’air intérieur de près de 600 habitations représentatives du parc résidentiel français. Résultat : ces substances chimiques sont présentes dans l’intégralité des logements étudiés. Dans 10% d’entre eux, l’OQAI a trouvé la présence conjointe de 3 à 8 de ces composés dans des proportions importantes (2). Or, dans un pays à climat tempéré tel que la France, nous passons en moyenne 85% de notre temps dans un espace clos, en majorité dans l’habitat. Les conséquences sur la santé et le bien-être sont donc inévitables.</p>
<h2><strong>Les effets de la pollution intérieure sur la santé</strong></h2>
<p>Les effets des COV sur la santé peuvent être divisés en deux catégories : directs, et indirects, selon une dissociation faite par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Environnement) (3). Les effets directs sont dus à la toxicité pour l’homme de ces substances chimiques. Les plus nocifs, comme le benzène, sont ainsi cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques. Quant aux effets indirects, ils sont dus à la surproduction d’ozone provoquée par ces émissions, et varient selon la quantité d’air inhalé, le niveau et la durée d’exposition. Toujours selon l’Ademe, ils peuvent aller de la toux, l’inconfort thoracique, l’essoufflement, à la gêne respiratoire et à l’irritation des voies ORL.</p>
<p>L’Anses (Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail), particulièrement investie sur ce sujet depuis 2004, va cependant un plus loin sur les conséquences sur la santé, et alerte notamment sur leur relation avec des pathologies aigues : <em>« La qualité de l&rsquo;air que nous respirons peut avoir des effets sur la santé et le bien-être, depuis la simple gêne (olfactive, somnolence, irritation des yeux et de la peau) jusqu&rsquo;à l’apparition ou l&rsquo;aggravation de pathologies aigues ou chroniques : allergies respiratoires, asthme, cancer, intoxication mortelle ou invalidante, etc. » </em>(4)</p>
<h2><strong>Une information et une prévention faibles</strong></h2>
<p>Les COV les plus connus sont le butane, le toluène, l’éthanol, l’acétone, ou le benzène, que l’on trouve majoritairement dans les solvants, peintures, colles, encres. Ils ont fait l’objet d’une directive européenne en mars 1999 (5), qui vise à réduire les émissions de COV dues à ces solvants, uniquement dans certaines activités et installations. L’inventaire ainsi établi, et complété régulièrement, reste incomplet. Il fait encore l’impasse sur des substances chimiques dont la dangerosité est avérée, et qui ne font l’objet d’aucune réglementation en France, comme le formaldéhyde, dont les panneaux de bois sont l’un des principaux émetteurs.</p>
<p>Ce n’est que depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2012 que la France impose un étiquetage des matériaux de construction et de décoration en fonction de leur taux d’émission de COV : de A pour les très faibles émissions, à C pour les fortes émissions. Des labels ont également été mis en place en France et en Europe afin de favoriser l’utilisation de produits à faibles émissions. Ils varient cependant selon les pays et correspondent chacun à des critères particuliers. Ainsi du sigle français NF Environnement, qui certifie l’absence de métaux lourds, l’écolabel européen, ou les logos allemands Öko Test et Natureplus.</p>
<p>En attendant, le chantier de la pollution intérieure est en friches, qui plus est volatiles.</p>
<p><strong>Stéphane Collet</strong><br />
<em>ancien professeur des écoles, producteur de contenus en faveur d’une écologie raisonnée</em></p>
<p>(1)  <a href="http://www.oqai.fr/ModernHomePage.aspx" target="_blank" rel="noopener">http://www.oqai.fr/ModernHomePage.aspx</a></p>
<p>(2)  <a href="http://www.mediaterre.org/habitat/actu,20170322165405,3.html" target="_blank" rel="noopener">http://www.mediaterre.org/habitat/actu,20170322165405,3.html</a></p>
<p>(3)  <a href="https://www.ademe.fr/entreprises-monde-agricole/reduire-impacts/reduire-emissions-polluants/dossier/composes-organiques-volatils-cov/definition-sources-demission-impacts" target="_blank" rel="noopener">https://www.ademe.fr/entreprises-monde-agricole/reduire-impacts/reduire-emissions-polluants/dossier/composes-organiques-volatils-cov/definition-sources-demission-impacts</a></p>
<p>(4)  <a href="https://www.anses.fr/fr/content/qualit%C3%A9-de-l%E2%80%99air-int%C3%A9rieur" target="_blank" rel="noopener">https://www.anses.fr/fr/content/qualit%C3%A9-de-l%E2%80%99air-int%C3%A9rieur</a></p>
<p>(5)  <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000887792" target="_blank" rel="noopener">https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000887792</a></p>
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		<title>Pacemakers connectés : vos données sont-elles protégées ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 May 2018 13:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[Hacking, piratage, vols de données médicales personnelles… De nombreuses recherches, enquêtes ou affaires ont mis en lumière la vulnérabilité des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Hacking, piratage, vols de données médicales personnelles… De nombreuses recherches, enquêtes ou affaires ont mis en lumière la vulnérabilité des dispositifs médicaux connectés. Au-delà des scénarios catastrophes, la question de la protection des données de santé est clairement posée.</em></strong></p>
<p>En 2007, Dick Cheney, alors vice-président des Etats-Unis, a demandé à son cardiologue de désactiver la connexion sans fil de son pacemaker par crainte d’une intrusion malveillante. Pour le moment, aucun assassinat connu n’a été perpétré par piratage de pacemaker. Cela reste du domaine de la fiction, comme dans un épisode de la série « <em>Homeland</em> » en 2012, lors duquel le vice-président américain était assassiné par ce moyen. Mais aujourd’hui, il est tout à fait possible, techniquement, de pirater des dispositifs médicaux connectés, comme l’ont prouvé de nombreuses recherches.</p>
<p>Depuis le début de l’année 2017, marqué par deux cyberattaques mondiales ciblées notamment sur les systèmes d’informations d’établissements de santé, la question revient sur le devant de la scène. D’autant qu’au même moment, des failles de sécurité ont été constatées sur des dispositifs médicaux connectés, notamment une pompe à insuline de l’industriel Johnson &amp; Johnson, ainsi que des pacemakers et des défibrillateurs implantés fabriqués par St Jude, entraînant le rappel et la mise à jour de près d’un demi-million d’appareils.</p>
<h2>Vulnérabilités de cybersécurité</h2>
<p>En janvier 2017, dans un document présentant des recommandations pour la sécurité des dispositifs contre les cyberattaques, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a pointé l’évolution « <em>continuelle</em> » de ces risques, et reconnu la « <em>responsabilité partagée</em> » entre tous les acteurs, du fabricant au patient. Déjà en juillet 2015, elle avait alerté sur les risques d’utilisation d’un système d’infusion de médicaments d’Hospira. Une faille de sécurité qui pouvait « <em>permettre à un utilisateur non autorisé de contrôler le dispositif et de changer le dosage délivré par la pompe, pouvant conduire à un surdosage ou à un sous-dosage de traitements critiques pour les patients</em> ».</p>
<p>En mai 2017, l’entreprise de sécurité WhiteScope a annoncé de son côté avoir découvert « <em>plus de 8 600 vulnérabilités dans les systèmes de sept pacemakers de quatre fabricants différents !</em> », rapporte Jean-Paul Pinte, maître de conférences à l’Université catholique de Lille et expert en cybercriminalité, sur le site <em>Atlantico</em>. « <em>Des chercheurs belges de la KU Leuven ont également démontré qu’ils pouvaient modifier les données de dix appareils médicaux implantables, pacemakers et pompes à insuline, à l’aide d’une simple antenne</em> ».</p>
<p>En février 2018, le conseil d’électrophysiologie du Collège américain de cardiologie (ACC) a lui-même lancé un avertissement dans le <em>Journal of the American College of Cardiology</em> sur les risques de piratage des défibrillateurs implantables connectés, recommandant l’installation de logiciels de protection, ainsi que l’information des médecins et des patients.</p>
<h2>Pacemakers piratés</h2>
<p>En 2012, le célèbre hacker et expert en sécurité Barnaby Jack – mort en 2013 – avait déjà réussi à détourner un défibrillateur implanté et montré qu’il pouvait envoyer des chocs électriques à distance. Il était parvenu à se procurer les données confidentielles des porteurs de stimulateurs cardiaques distribués par une grande marque et, grâce à ces données, avait pu ensuite implanter un logiciel corrompu destiné à perturber le fonctionnement normal de l&rsquo;appareil.</p>
<p>« <em>En 2008, déjà, des chercheurs expliquaient avoir pu accéder aux données d’un dispositif de la société Medtronic en interceptant les signaux de radiofréquence émanant de l’appareil</em> », rappelle le journal économique <em>La Tribune</em>. Ce même fabricant avait aussi annoncé des changements sur ses dispositifs, sans en dévoiler les détails, en 2014, année où le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis enquêtait sur des cas de suspicion de problème de cybersécurité portant sur une douzaine de dispositifs médicaux.</p>
<p>En 2016, lors du 8<sup>e</sup> forum international de cybersécurité, le cabinet de conseil en stratégie numérique lillois Suricate Concept a même annoncé avoir introduit pour la première fois un virus dans un pacemaker. Un logiciel malveillant qui aurait la capacité de se propager à d’autres pacemakers via Bluetooth lors des déplacements de l’individu, et même d’infecter les serveurs des hôpitaux. Il pourrait même être activé quelques mois après l’infection, le temps que celle-ci se soit propagée à tous les appareils.</p>
<h2>Dispositifs peu sécurisés</h2>
<p>Techniquement, le meurtre, voire le meurtre de masse par pacemaker, est donc aujourd’hui possible. Mais les cybercriminels, d’abord motivés par l’appât du gain, devraient privilégier les <em>ransomwares</em>, dont la société de recherche Forrester prédit l’arrivée imminente : grâce à des logiciels malveillants, les hackers prendront le contrôle d’un dispositif médical connecté et demanderont une rançon à son propriétaire pour qu’il en retrouve l’usage.</p>
<p>Selon un rapport publié par Ponemon Institute, 80% des fabricants américains de pacemakers déclarent que ces dispositifs sont « <em>difficiles à sécuriser</em> », notamment parce que les ressources disponibles sur ces plateformes sont réduites et ne permettent pas d’implémenter efficacement des mesures de sécurité. A ce jour, selon l’institut, seuls 17% des fabricants ont engagé un processus de sécurisation de leurs dispositifs.</p>
<p>« <em>Aujourd’hui trop d’implants médicaux intègrent des dispositifs de communication sans fil, qui permettent d’obtenir des mises à jour du matériel ou des diagnostics de fonctionnement. Il apparaît malheureusement que ces liaisons sont non-cryptées, c’est-à-dire utilisables à distance, sans la moindre restriction d’accès</em> », souligne également Jean-Paul Pinte.</p>
<p>« <em>Aujourd’hui, de plus en plus de dispositifs médicaux sont connectés à un réseau d’information hospitalier via différents types de liaisons (4G, Wi-Fi, Bluetooth ou filaires). Parallèlement, un nombre croissant d’affaires liées aux problématiques de hacking, de piratage ou encore de vols de données médicales personnelles sont relayées par les médias. Il est alors légitime de s’interroger sur la situation réglementaire actuelle de la sécurité des dispositifs médicaux connectés</em> », constate lui-même le LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essais), seul organisme français notifié pour le marquage CE des dispositifs médicaux.</p>
<h2>Quelle protection pour les données de santé ?</h2>
<p>Car sans aller jusqu’à envisager ces scénarios criminels, la question de la confidentialité et de la protection des données personnelles de santé se pose aujourd’hui avec acuité. Dans son rapport sur les objets connectés en santé, le Conseil national de la consommation (CNC) estime légitime de s’interroger « <em>sur l’utilisation potentielle de ces informations par certains professionnels </em>». D’autant que la réglementation en matière de protection des données de santé est loin d’être respectée par tous les industriels, comme l’ont également fait remarquer notamment l’Institut national de la consommation (INC) après une enquête sur un panel d’objets de santé connectés ou l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques dans son rapport sur le numérique au service de la santé. En effet, en France, tous les industriels du secteur doivent en théorie montrer patte blanche via l’inscription sur la liste des Hébergeurs agréés de données de santé (HADS), liste établie par le tandem CNIL-ASIP Santé. Mais la réalité est plus complexe : invoquant des prétextes divers (« agrément européen », « agrément en cours », …), certains industriels ont réussi à faire distribuer leurs produits en France sans le précieux sésame. La société Biotronik n’a ainsi obtenu l’agrément qu’en 2016, cinq ans après les premières mises sur le marché de ses produits. Idem pour la société Boston Scientific, agréée en 2015, mais distribuée depuis 2011. Et que dire de l’entreprise Medtronic, présente sur le marché français depuis 2012, mais toujours sans agrément en 2018* ?</p>
<p>On peut donc légitimement s’interroger sur le traitement de ces données sensibles, la sécurité de leur transmission et de leur stockage, et leur anonymisation sur les serveurs. Qui garantit que ces données ne pourront pas être volées, puis publiées ou usurpées ? Si elles sont utilisées par des tiers, ne vont-elles pas servir à des fins commerciales ou publicitaires ? S’ils peuvent y avoir accès, des employeurs, des assureurs ou des banques ne seront-ils pas tentés de les utiliser pour ajuster leurs contrats au profil des individus ? Les données ne risquent-elles pas d’être revendues sans que l’individu n’ait la moindre prise sur ce qu’il a de plus intime ? Et si elles sont détruites ou rendues indisponibles, quid de la continuité des soins pour les malades ?</p>
<p>Les données de santé intéressent beaucoup d’acteurs économiques et notamment les géants du web, en pointe sur le <em>big data</em>. Il ne faudrait pas que leur utilisation serve des intérêts privés avant de bénéficier à la santé publique. Pour créer la confiance nécessaire au développement de la télémédecine, la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) doit se donner les moyens de faire respecter la réglementation en matière de protection des données de santé. Une direction dirigée par le magistrat Alexandre Linden est en charge de cette question, montrant ainsi l’implication de l’organisme. A un moment où le marché des Big Data se développe à une vitesse exponentielle, nul doute que nous pouvons nous attendre prochainement à une reprise en main du secteur des produits de santé connectés.</p>
<p><em>(*)</em> <a href="http://esante.gouv.fr/services/referentiels/securite/hebergeurs-agrees" target="_blank" rel="noopener">http://esante.gouv.fr/services/referentiels/securite/hebergeurs-agrees</a></p>
<p><strong>Suzanne LAMBERT</strong><br />
<em>Retraitée de la fonction publique après près de 35 années passées en fonction publique territoriale dans divers postes liés aux questions de santé, jusqu&rsquo;à être chargée de mission auprès de l&rsquo;ARS d&rsquo;Ile-de-France.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« CHU Leaks » : stop au bashing du CHU de Toulouse !</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/04/25/chu-leaks-stop-au-bashing-du-chu-de-toulouse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2018 10:20:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Quels sont les risques liés à un acte de soins ?]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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					<description><![CDATA[Catherine SIMONIN, Présidente de France Assos Santé Occitanie, réagit à ce qui a pu se dire dans les médias au sujet de la fuite d’informations confidentielles concernant les événements indésirables ayant été recensés au CHU de Toulouse.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La presse locale ainsi que l’émission </em>Envoyé Spécial <em>de France 2 ont apporté un écho alarmiste en mésinterprétant la fuite d’informations confidentielles concernant les événements indésirables ayant été recensés au CHU de Toulouse au cours des 4 dernières années. Une information qui a provoqué, en Occitanie et au-delà, un émoi à priori compréhensible mais qu’il s’agit d’apaiser en rappelant que la déclaration de ces effets indésirables s’inscrit d’abord et avant tout dans une démarche d’identification des risques et points sensibles dans la prise en charge pour en améliorer en continue la qualité des soins. C’est d’abord et avant tout avec ce prisme qu’il faut interpréter les 26 000 événements indésirables déclarés en 4 ans pour un établissement de 3 000 lits. Une déclaration trop faible des événements indésirables, qu’il s’agit de réduire en nombre mais surtout en gravité, serait en fait plus inquiétante puisqu’elle témoignerait d’une absence de mise en place d’une politique d’amélioration de la qualité des soins. C’est en ce sens que Catherine Simonin, Présidente de France Assos Santé Occitanie, souhaite réagir.</em></p>
<h2>Pourquoi je tiens à réagir en tant que présidente de France Assos Santé Occitanie ?</h2>
<p>France Assos Santé créé par la loi santé de 2016 regroupe sur tout le territoire national près de 80 associations de santé issues de tous les domaines (Pathologies, Handicap, Précarité, Retraités, Consommateurs, Familles, Qualité des Soins) qui comptent elles-mêmes plus de 3,5 millions d’adhérents. Nous sommes une organisation dont la seule préoccupation est l’intérêt des usagers du système de santé. A ce titre, nous disposons de 15 000 représentants au sein des hôpitaux et cliniques, mais aussi en CPAM, sans oublier les agences sanitaires.</p>
<h2>Que penser de la fuite des événements indésirables graves ?</h2>
<p>Les établissements demandent à leurs professionnels de santé de déclarer toutes les anomalies rencontrées dans les services. Les déclarations sont classées en fonction de leur gravité. Il ne s’agit pas de délation mais d’une pratique normale de gestion des risques. Ce recueil est indispensable à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.</p>
<p>En effet, comme dans l’aviation, secteur d’activité particulièrement à risque, toute anomalie doit faire l’objet d’une déclaration pour pouvoir être analysée afin d’éviter un éventuel crash. Les représentants des usagers affirment que tous les établissements de soins doivent initier ce travail de recueil et d’analyse afin de réduire les risques pour les patients.</p>
<h2>Le nombre d’événements indésirables associés aux soins de 26 000 paraît-il anormalement élevé ?</h2>
<p>Le CHU de Toulouse a été pionnier dans le recueil des incidents avant que cette mesure ne soit rendue obligatoire. Le CHU a enregistré entre septembre 2013 et mars 2017, 26 000 événements indésirables alors qu’il compte 3 000 lits. Une étude de la Haute Autorité de Santé montre qu’un événement indésirable grave se produit tous les cinq jours pour un service de 30 lits, ce qui ferait pour le CHU de Toulouse 7 300 déclarations par an (1).</p>
<p>Ce chiffre de 26 000 incidents sur une période de près de 4 ans (44 mois), correspond en moyenne à 7 100 événements déclarés par an pour le CHU de Toulouse.</p>
<p>Des chiffres qui prouvent donc surtout que l’établissement a bien mis en œuvre une politique d’amélioration de la sécurité des soins, et nous souhaitons que cette politique soit poursuivie pour encore baisser le nombre des incidents graves.</p>
<p>Un établissement qui ne déclarerait aucun incident avouerait ainsi une absence totale de politique de gestion des risques.</p>
<h2>Quel rôle jouent les représentants des usagers dans la gestion des risques ?</h2>
<p>Les représentants des usagers siègeant dans la Commission des usagers analysent, en toute indépendance, les plaintes et réclamations qu’écrivent les personnes hospitalisées à la direction de l’établissement. Cette disposition récente renforce la politique menée dans les établissements publics et privés sur l’amélioration de la qualité et de la sécurité. Un établissement qui ne transmet pas les plaintes et réclamations aux représentants des usagers qui siègent en son sein témoigne ainsi de son absence de transparence et de son manque de volonté de mettre en œuvre les mesures correctives que les malades et familles attendent après un accident médical grave. Les représentants des usagers sont force de propositions dans l’amélioration des parcours de soins et sont soumis à une obligation totale de confidentialité. Ils sont officiellement nommés par l’Agence Régionale de Santé sur proposition de leur association.</p>
<h2>Pour conclure, il est essentiel de toujours rappeler que toute hospitalisation peut comporter un risque associé aux soins.</h2>
<p>La personne malade doit être informée des risques qu’elle encourt afin d’accepter les soins qui lui sont proposés. Il s’agit d’une obligation légale. L’analyse bénéfices/risques doit être réalisée par les médecins en toute transparence avec le patient, pour une décision partagée et assumée.</p>
<p>En cas de difficulté ou d’incident grave rencontré dans sa prise en charge, la personne malade doit s’adresser à la direction de l’établissement où l’incident s’est produit afin qu’une enquête soit ouverte et conduite par le médiateur de l’établissement. Ses conclusions seront remises au plaignant ainsi qu’à la Commission des Usagers. Cette commission, dans laquelle siègent plusieurs représentants associatifs, doit s’assurer que les mesures correctives ont bien été mises en œuvre afin que les difficultés rencontrées ne puissent pas se reproduire.  Ces démarches contribuent efficacement à l’amélioration des parcours de soins.</p>
<p>On comprend donc qu’on a tout intérêt à ce que les évènements indésirables rencontrés par les personnes malades soient identifiés et analysés plutôt que de rester cachés dans les services : c’est ainsi que la sécurité des patients peut être améliorée. Il devrait plutôt être relayé comme une information réconfortante pour les usagers le fait que le CHU de Toulouse applique les recommandations de la Haute Autorité de Santé et se mobilise afin que les patients et professionnels de santé signalent les incidents qu’ils rencontrent.</p>
<p>Il me paraît inadmissible que cette démarche vertueuse soit aujourd’hui instrumentalisée pour participer au « bashing » en cours du CHU de Toulouse. On ne gagne jamais rien à tout confondre !</p>
<hr />
<p>(1) <a href="http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/les-dossiers-de-la-drees/dossiers-solidarite-et-sante/article/les-evenements-indesirables-graves-associes-aux-soins-observes-dans-les" target="_blank" rel="noopener">Enquête nationale sur les événements indésirables graves associés aux soins (ENEIS), 2009</a>, rééditée par la Drees</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enquête auprès des usagers sur les soins de kinésithérapie</title>
		<link>https://france-assos-sante.org/2018/04/16/enquete-aupres-des-usagers-sur-les-soins-de-kinesitherapie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2018 10:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[Participez à l'enquête d'une doctorante visant à comprendre les différents aspects des soins de kinésithérapie selon les acteurs intervenants dans les réalisations de ces soins.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2014, la Haute Autorité de Santé recommande de préférer les thérapeutiques non médicamenteuses afin de répondre à l’enjeu de santé publique que constitue la sortie de la prise en charge essentiellement centrée sur le médicament. Les soins de kinésithérapie font partie de ces thérapies depuis le début du XXe siècle pourtant elles sont très rarement étudiées.</p>
<p>Pour permettre de comprendre différents aspects des soins de kinésithérapie selon les acteurs intervenants dans les réalisations de ces soins, je réalise une thèse de doctorat en sciences sociales.</p>
<p>Dans ce cadre, je mène une enquête (anonyme) par questionnaire auprès de toute personne ayant reçu une ordonnance de kinésithérapie, mais elle vise également les médecins et les kinésithérapeutes. Elle prend une dizaine de minutes et est composée de plusieurs parties, dont des tâches d’associations de mots et un ensemble de questions avec un choix de réponses.</p>
<p>Le questionnaire étudie particulièrement les expériences (types de soins reçu, ou prescrit, lieu de réalisation des soins, etc.), les pratiques (pratique de médecine alternative, pratiques de prescriptions, spécialités médicales et paramédicales) de chacun et leurs éventuelles implications dans les relations entre les acteurs.</p>
<p>Les résultats de cette étude permettraient de :</p>
<ul>
<li>mieux comprendre les attentes, représentations et attitudes des usagers, des médecins et des kinésithérapeutes vis-à-vis des soins de kinésithérapie,</li>
<li>contribuer à une meilleure connaissance réciproque,</li>
<li>favoriser la communication et la coopération des acteurs.</li>
</ul>
<p>Je remercie chaleureusement par avance tou(te)s celles et ceux qui m’aideront à mener ce travail à terme.</p>
<p>L’enquête est disponible à partir du lien suivant :</p>
<p><strong><a href="https://rs-sk.limequery.com/179252?newtest=Y&amp;lang=fr" target="_blank" rel="noopener">PARTICIPEZ À L’ENQUÊTE SUR LES SOINS DE KINÉSITHÉRAPIE</a></strong></p>
<p>Pour toute question concernant les détails du protocole et/ou les résultats de l’étude, vous pouvez me contacter en envoyant un mail à l’adresse suivante :<a href="mailto:Cecile.ABBOUDI@univ-amu.fr"> Cecile.ABBOUDI@univ-amu.fr</a></p>
<p><strong><em>Cécile ABBOUDI</em></strong><em>, Chercheure-Doctorante en sciences humaines et sociales</em></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Participez aux Etats Généraux du Diabète et des Diabétiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Apr 2018 09:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fédération française des Diabétiques a lancé le 13 novembre 2017 les Etats Généraux du Diabète et des Diabétiques. Pourquoi se mobiliser et participer à ces Etats généraux du Diabète et des Diabétiques ? Gérard Raymond, le Président de la Fédération, nous en parle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quatrième cause de mortalité en Europe, le diabète touche plus de 4 millions de Français, soit 5,4 % de la population. Il augmente chaque année de près de 3 %</strong>. La maladie est par ses nombreuses incidences un véritable enjeu de société.</p>
<p>Face à ce défi sociétal, la <strong>Fédération Française des Diabétiques, </strong>association de patients agréée du Ministère de la Santé, <strong>se mobilise.</strong></p>
<p>Convaincue que les patients et tous les acteurs – professionnels de santé, institutions, politiques, société civile – détiennent collectivement, les clés pour faire évoluer notre système de santé, <strong>elle</strong> <strong>a lancé le 13 novembre dernier les Etats Généraux du Diabète et des Diabétiques, sous le Haut Patronage du Ministère des Solidarités et de la Santé.</strong></p>
<p>Ils ont été établis autour de 4 grands objectifs, eux même déclinés en dispositifs opérationnels :</p>
<ul>
<li>Faire émerger les spécificités territoriales, notamment les initiatives locales innovantes</li>
<li>Recueillir le vécu et l’expérience des patients</li>
<li>Obtenir la mobilisation de l’ensemble des citoyens contre une maladie qui explose actuellement du fait d’habitudes de vie néfastes</li>
<li>Co-construire les politiques de santé avec les représentants régionaux et nationaux</li>
</ul>
<h2 align="center"><strong>Participez et contribuez aux Etats Généraux du Diabète et des Diabétiques :</strong></h2>
<p style="text-align: center;"><a title="" href="https://egdiabete.federationdesdiabetiques.org/" target="" rel=""><img decoding="async" class="size-full wp-image-11669 aligncenter" title="" src="http://www.66millionsdimpatients.org/wp-content/uploads/2018/04/EGDiabete-participez.jpg" alt="" width="270" height="77" srcset="https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/04/EGDiabete-participez.jpg 300w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/04/EGDiabete-participez-160x46.jpg 160w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/04/EGDiabete-participez-20x6.jpg 20w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/04/EGDiabete-participez-190x54.jpg 190w, https://france-assos-sante.org/wp-content/uploads/2018/04/EGDiabete-participez-200x57.jpg 200w" sizes="(max-width: 270px) 100vw, 270px" /></a></p>
<p>La Fédération s’engage à tenir compte de l’ensemble des éléments ayant émergé durant cette année de concertation pour faire des propositions concrètes portées et défendues auprès des plus hautes instances et ainsi faire évoluer la prise en charge des personnes diabétiques et du diabète.</p>
<p><strong>Gérard RAYMOND</strong>,<br />
<em>Président de la Fédération Française des Diabétiques</em></p>
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