Comment Joël Le Scouarnec a-t-il pu être recruté par des établissements de santé après avoir été condamné en novembre 2005 à quatre mois de prison avec sursis, sans obligation de soins ni restriction professionnelle ? Comment est-il possible que l’Ordre des médecins l’ait admis en son sein alors qu’il y avait des antécédents de pédopornographie ? Combien d’erreurs, d’omissions volontaires, de dysfonctionnements administratifs… ont eu lieu pendant plusieurs années, permettant à cet homme de récidiver sans être inquiété ?
Le procès qui débute cette semaine devra répondre à ces questions et tant d’autres, tandis que les victimes et leurs familles font face à l’épreuve qui les a frappées. Sur le plan judiciaire, ce procès doit être exemplaire.
A l’heure où s’amplifie une petite musique qui dénonce la soi-disant incivilité des patients envers les médecins, France Assos Santé condamne le silence assourdissant des professionnels de santé et des institutionnels sur le scandale Le Scouarnec.
Cette affaire doit sonner la fin de l’impunité des professionnels de santé dans l’exercice de leurs fonctions et de l’entre-soi protecteur, de même que des méandres administratifs qui enterrent la parole des lanceurs d’alerte et des victimes.
France Assos Santé exige une vérification régulière du casier judiciaire de chaque professionnel de santé qui exerce auprès de patients, pour détecter tout fait d’atteinte aux personnes. Les modalités d’application de cette mesure de contrôle doivent être définies et mises en œuvre sans délai par les pouvoirs publics.
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