
Le consentement du mineur doit systématiquement être recherché lorsqu’il est en mesure de comprendre la situation. Cependant, la loi ne prévoit pas que son accord soit toujours indispensable pour réaliser un soin. Certains actes constituent toutefois une exception et nécessitent obligatoirement le consentement du mineur concerné.
Les titulaires de l’autorité parentale prennent en principe les décisions relatives aux soins. Selon les situations, la décision peut être prise par un seul parent ou nécessiter l’accord des deux. Toutefois, le consentement du mineur doit toujours être recherché lorsqu’il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision.
Le médecin ou la sage-femme doit d’abord tenter de convaincre le mineur d’informer ses parents. Si le refus est maintenu, les soins peuvent être réalisés. Le mineur doit alors être accompagné par une personne majeure de son choix en qui il a confiance. Dans certaines situations particulières, notamment lorsqu’il bénéficie du statut d’assuré social autonome, son seul consentement peut être requis
Oui, dans certaines situations prévues par la loi. Le droit d’opposition permet au mineur de s’opposer à l’information des titulaires de l’autorité parentale ainsi qu’à leur intervention dans la décision relative à certains soins. Cette possibilité ne concerne toutefois que des actes nécessaires à la sauvegarde de sa santé et appréciés comme tels par le professionnel de santé.
Les informations contenues dans le dossier médical sont en principe accessibles aux titulaires de l’autorité parentale. Toutefois, le mineur peut demander que cet accès s’effectue par l’intermédiaire d’un médecin. Cette possibilité permet d’accompagner la communication des informations médicales lorsque la situation le justifie.
Oui, mais sous une forme adaptée. Le professionnel de santé doit fournir au mineur les informations utiles concernant son état de santé et les soins proposés. Toutefois, la manière de présenter ces informations doit tenir compte de son âge, de sa maturité et de sa capacité de compréhension. Cette appréciation se fait au cas par cas.
En principe, les informations de santé sont délivrées à la fois aux titulaires de l’autorité parentale et au mineur concerné. Cette information porte notamment sur les examens, les traitements, les actions de prévention, leurs bénéfices, leurs risques et les alternatives possibles. Le mineur doit également recevoir une information adaptée à son niveau de compréhension.
Oui. Même si la loi considère les mineurs comme des personnes nécessitant une protection particulière, ils restent titulaires de droits dans le système de santé. Ils peuvent exercer ces droits en fonction de leur âge, de leur degré de compréhension et de leur maturité. Les parents conservent un rôle important, mais le mineur doit être associé aux décisions qui le concernent.
Si une personne estime ne pas avoir été correctement informée, il appartient au professionnel de santé ou à l’établissement de démontrer que l’information a été délivrée dans de bonnes conditions. Cette preuve peut être apportée par tous moyens. Le simple fait d’avoir remis un document écrit n’est pas nécessairement suffisant à lui seul.
Pour un mineur, l’information est d’abord communiquée aux titulaires de l’autorité parentale, sauf droit d’opposition du mineur, mais elle doit aussi être expliquée à l’enfant dans des termes compréhensibles pour son âge et son niveau de maturité. Pour un majeur sous mesure de protection, elle doit être présentée de manière claire et accessible, en tenant compte de ses capacités. Selon le type de mesure, elle peut également être transmise à la personne chargée de la représentation ou de l’assistance, avec l’accord du majeur lorsque la loi l’exige. L’objectif est de garantir une information intelligible et respectueuse des droits de chacun.
Oui. Lorsqu’une personne est victime ou s’estime victime d’un dommage lié à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, elle doit être informée des circonstances et des causes de ce dommage. Cette information est délivrée par le professionnel de santé, l’établissement ou l’organisme concerné. Elle contribue à la transparence de la prise en charge et permet à la personne concernée de mieux comprendre ce qui s’est produit. Elle constitue une obligation légale.
Le professionnel de santé doit avertir l’usager lorsque des risques nouveaux sont identifiés après la fin de la relation de soins et que ces risques étaient auparavant inconnus. Cette obligation vise à permettre à la personne concernée d’être informée des conséquences éventuelles pour sa santé. Elle prolonge ainsi le devoir d’information au-delà de la prise en charge initiale.