France Assos Santé se réjouit de l’annonce récente de la ministre de la Santé, faite devant le Conseil national professionnel des IPA, l’Union nationale des IPA (Unipa) et l’Association nationale française des IPA (Anfipa), visant à « accroître le déploiement » des infirmiers en pratique avancée (IPA), notamment en ville.
Concrètement, Stéphanie Rist entend travailler sur quatre axes :
- À l’instar de l’accès direct aux IPA exerçant en structure d’exercice coordonné, elle souhaite expérimenter, dans six départements (Mayotte, Martinique, Loiret, Hérault, Val-d’Oise et Yonne) l’extension de cet accès direct aux IPA adhérant à une CPTS.
- Elle s’est engagée à « fluidifier les démarches des usagers » en permettant aux IPA d’établir les certificats de santé nécessaires à la constitution d’un dossier auprès de la MDPH.
- Elle souhaite supprimer les obligations de formation relatives aux conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) lorsqu’elles sont redondantes avec le cursus initial des IPA.
- Enfin, elle propose une évolution des droits de prescription, notamment afin de faciliter le renouvellement des produits de santé.
Par ailleurs, Stéphanie Rist considère l’approche des champs d’intervention des IPA trop restrictive (cinq domaines d’intervention actuels des IPA : pathologies chroniques stabilisées (PSC), oncologie et hémato-oncologie (OHO), maladie rénale chronique, dialyse, transplantation rénale (NDT), psychiatrie et santé mentale (PSM) et urgences (U)). Nous partageons son souhait de faire évoluer cette approche vers une « logique plus populationnelle ».
Fervente partisane des IPA, France Assos Santé salue ces initiatives, qui constituent des avancées concrètes indispensables à l’amélioration d’un accès équitable aux soins et à la simplification des parcours des patients. En effet, les IPA jouent un rôle essentiel dans le suivi des patients, l’éducation thérapeutique, la prévention et la coordination avec les autres professionnels de santé, et constituent ainsi une réponse concrète aux difficultés d’accès aux soins, aux risques de rupture de parcours et aux inégalités territoriales.
S’en trouvent améliorées la qualité du suivi, la relation soignant-patient et la sécurisation des parcours de soins, a fortiori dans un contexte d’inégalités territoriales et de difficultés d’accès à un médecin traitant.
Selon France Assos Santé l’activation de l’ensemble des leviers permettant un exercice coordonné et une meilleure répartition des compétences entre les professionnels de santé présents sur le territoire contribuent à améliorer l’accès à un système de santé davantage centré sur les besoins des patients.
Parmi ces leviers figurent toutes les évolutions de compétences des professions paramédicales, notamment la Loi relative à la profession infirmier du 27 juin 2025 et son décret d’application du 24 décembre 2025, qui participent à une redéfinition équilibrée du partage des compétences entre professionnels de santé.
France Assos Santé salue à ce titre l‘arrêté du 20 février 2026 qui acte le renforcement de la formation infirmière et son adaptation aux réalités de terrain.
Cette évolution apparaît indispensable pour répondre efficacement aux besoins croissants de la population, notamment en matière de maladies chroniques, de vieillissement et de prévention. Last but not least, France Assos Santé appelle à la reconnaissance de l’équipe de soins traitante en alternative au seul dispositif du médecin traitant.
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