Une nouvelle étude menée par le Ministère de la Santé et de la Solidarité et parue en février 2020 souligne l’aggravation des déserts médicaux en France.

La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) pointe en particulier dans son rapport :

  • Un éloignement de plus en plus important entre les médecins généralistes et les français
  • Un nombre croissant de français rencontrant des difficultés d’accès aux soins pour ceux qui vivent dans un désert médical.

Ainsi près de 3,8 millions de français vivaient dans une zone sous dotée en médecins généralistes en 2018, contre 2,5 millions quatre ans plus tôt.*

Autre enseignement très inquiétant de l’étude : les zones sous-dotées le deviennent encore plus avec le temps !  Et par ailleurs, la tendance s’inverse difficilement. 150 « zones demeurant sous-dotées » en 2015 le sont toujours en 2018. Ces territoires sont principalement concentrés dans le centre de la France et dans certains départements d’outre-mer. Comment expliquer ces difficultés d’accès ? Moins de médecins sur ces territoires alors que la démographie y augmente.

Les résultats de cette étude vont dans le même sens de notre enquête BVA sur l’accès aux soins. En effet selon celle-ci, près de 2 français sur 3 ont déjà dû reporter ou renoncer à des soins, pour raisons financières ou faute de médecins disponibles.

France Assos Santé veille sur ces questions d’accès aux soins et compte sur des actions fortes de la part du nouveau ministre de la santé pour lutter contre les déserts médicaux, une des revendications ressorties lors du grand débat.

*Mesurée à l’échelle du territoire de vie-santé, la part de la population française vivant en zone sous-dotée en médecins généralistes est faible mais elle progresse passant en quatre ans de 3,8 % à 5,7 %, ce qui est inquiétant. L’échelle du territoire de vie-santé de la DREES met en regard l’offre et la demande de soins. 

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