France Assos Santé est signataire de cette tribune initiée par APF France Handicap et parue le 1er avril sur le site du Monde.

« Peut-on encore s’exprimer librement quand on reçoit des financements publics ?

En février dernier, l’Observatoire des libertés associatives publiait une étude fondée sur vingt cas d’entraves aux libertés associatives motivés par un impératif de neutralité, ayant eu lieu notamment en 2024 et 2025.

Il y a quelques semaines, APF France handicap, grande association engagée depuis près d’un siècle dans la défense des droits des personnes en situation de handicap était violemment mise en cause dans certains médias et sur les réseaux sociaux. Il était présumé que le fait de percevoir des financements publics ne lui accordait pas le droit d’exprimer ses idées et ses valeurs qui sont la non-discrimination et la défense des droits et libertés fondamentales.

Cette accusation n’est pas nouvelle. Qu’elle ressurgisse aujourd’hui n’a pourtant rien d’anodin : elle intervient dans un moment où la légitimité de nombreuses associations, de médias et plus largement de corps intermédiaires est contestée, et où leur liberté d’expression se trouve parfois ouvertement remise en cause. C’est le cas quand ces associations rappellent des valeurs constitutives de notre République et qui figurent en tant que telles dans leur projet associatif. Cela survient également, à plus bas bruit, sur le terrain, quand des associations portent une évaluation négative des politiques publiques menées dans certains territoires et qu’elles reçoivent des menaces à peine voilées de leur non reconduction lors d’appels à projet. Enfin, c’est aussi le cas par une utilisation dévoyée du contrat d’engagement républicain. »

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