Etat des lieux
Les établissements de santé en France sont globalement reconnus pour la qualité des soins qu’ils dispensent et la haute qualification de ses professionnels de santé. Des marges de progression subsistent néanmoins, notamment en matière de sécurité des patients, de coordination des parcours de soins et de prévention des événements indésirables.
Améliorer la qualité passe par plusieurs actions conjointes :
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- Renforcer la culture de la sécurité. C’est l’objet de la feuille de route du ministère de la Santé sur la sécurité des soins. France Assos Santé en copilote l’axe 5, relatif à la promotion de la place du patient et de ses proches, pour améliorer la sécurité.
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- Généraliser le financement à la qualité. La tarification à l’acte constitue le modèle dominant dans le secteur de la santé. Or, il est démontré que le financement à la qualité améliore la pertinence des actes et encourage le suivi du patient, notamment en termes de prévention.
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- Présents dans tous les établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés, les représentants des usagers du système de santé (RU) ont un rôle important à jouer dans l’amélioration de la qualité des soins et de la sécurité patient. Force est de constater l’efficacité de la démarche lorsque les RU sont bien intégrés au sein des équipes hospitalières.
- La qualité des soins ne peut être définie sans la prise en compte du vécu et de l’expérience du patient. Celle-ci implique l’ensemble des acteurs dont les représentants des usagers, en complémentarité des patients partenaires. Là où cette démarche est déployée, les établissements de santé, les professionnels de santé et les patients y gagnent en termes de qualité de leur prise en charge, du parcours de soins ou encore en termes de sens (re)donné au métier du professionnel de santé. La prise en compte de l’expérience patient nécessite encore une acculturation des professionnels de santé afin qu’elle soit systématiquement intégrée, à l’hôpital et en ville.
- Représentants des usagers et patients partenaires sont complémentaires. Trop souvent, les missions des uns et des autres sont méconnues au sein de l’établissement, ce qui conduit parfois à des incompréhensions. Or partout où leur périmètre d’actions et l’articulation entre eux sont clairement définis, le travail mené en commun porte ses fruits.













